arbres

Abattage des Chênes Croix blanche

Aulnay, le 26 février 2018

L’élimination des chênes du terrain de la Croix Blanche a commencé. Retour de congé, je découvre dans ma boîte l’annonce que le champignon lignivore a encore frappé, et que les services techniques lui emboîtent le pas. Tôt ce matin, le quartier résonne du chant des tronçonneuses.

Aucune analyse scientifique n’est invoquée, mais je ne doute pas qu’on pourra me fournir tous les documents justificatifs dûment estampillés. Je tiens cependant à dire toute amertume à constater qu’à propos d’arbres magnifiques et patrimoniaux plus que centenaires, aucune concertation (au sens municipal, c’est-à-dire, où l’on vous réunit pour vous dire ce qui a été décidé) n’a été proposée à une association connue pour défendre les arbres, en lui communiquant les documents qui justifient cette action. C’est une fois de plus, l’éloquente démonstration du mépris dans lequel on tient les Aulnaysiens et leurs associations.

La mandature Beschizza, qui ne fait guère de distinction entre arbres malades et en bonne santé (voir place ex-Camélinat) sera sans aucun doute mémorable, non seulement par le massacre de notre paysage urbain, mais aussi par la plus grande hécatombe d’arbres patrimoniaux.

R-A Bougourd,

Président d’Aulnay Environnement

 

arbres

Communiqué Abattage

Aulnay, le 19 décembre 2017

Aulnay Environnement a été ces derniers jours contacté à propos de l’abattage imminent ou déjà en cours de platanes sur le boulevard Lefèvre, route de Bondy et avenue Jean Jaurès.

Il faut bien distinguer le cas de ces platanes de celui des tilleuls de l’ex-place Camélinat. Si trois arbres y sont en effet mal en point, tous les autres sont en bonne santé. Lorsque nous protestons contre l’abattage de ces arbres, c’est qu’il est imposé par un projet de parking souterrain dont nous avons dénoncé tous les aspects négatifs en proposant une solution alternative, critique et proposition qui n’ont à ce jour reçu aucune réponse si ce n’est la dérision et une forme de mépris.

Beaucoup d’autres arbres seront abattus le long de l’ex-nationale 2. Mais il s’agit là d’un projet bénéfique à terme pour tous les Aulnaysiens, la réalisation de la ligne 16 du métro. Chaque fois que l’intérêt général est en jeu, nous sommes conscients qu’il faut se résigner à des décisions douloureuses.

Il en est ainsi des abattages en cours. Le responsable des services municipaux nous a indiqué que les arbres concernés sont atteints par un parasite contre lequel il n’y a pas de remède, qu’ils peuvent présenter un danger, et qu’ils seront remplacés dès le printemps prochain par des essences moins vulnérables, charmes ou prunus.

Une page d’Oxygène a certes été consacrée à ce problème dans le numéro de septembre, mais sans calendrier précis. Rien sur le site de la ville. Il faut aller sur Facebook. Des courriers ont étés distribués, mais l’impossibilité d’atteindre les boîtes à lettres de beaucoup de résidences rend ce mode de communication peu efficace dans certains quartiers.

Certes, trop d’Aulnaysiens sont peu curieux de l’actualité de la commune, et perçoivent le magazine municipal comme un outil de propagande. On ne peut toujours leur donner tort.

Il reste que la politique de communication sur ce genre de problème est à revoir. Il faut comprendre que ces abattages, ajoutés à tous les bouleversements du paysage liés aux opérations immobilières qui se multiplient, ont un effet désastreux sur les habitants, qui sont très attachés à leurs arbres. Un sentiment et une émotion qu’il faut traiter avec respect. Un courrier postal adressés aux riverains, un affichage conséquent pour tous les usagers de la rue, avec l’annonce d’un calendrier aussi précis que possible pour la reconstitution des alignements, voilà ce qu’il faudrait envisager. Certes, cela a un prix. Le prix d’un slogan électoral : « Aulnay respectueuse ».

Nos Actions, Nouvelles Constructions

lettre au maire Fresque « Coté Parc » 01/10/2017

Aulnay, le 1er octobre 2017

Monsieur le Maire,

Par l’intermédiaire de Maître Ramain, notre avocat dans le dossier du programme immobilier « Côté parc » du groupe Nafilyan, je viens de prendre connaissance du projet de fresque destiné au pignon aveugle de l’immeuble donnant route de Bondy.

Par un protocole transactionnel signé le 6/11/2015 par Aulnay Environnement et les sociétés engagées dans le programme, il était bien spécifié que la fresque devait représenter « l’immeuble en brique qui serait détruit et l’acacia qui serait abattu » (page 4 du protocole). Or le projet communiqué à notre avocat n’est en rien conforme avec ce protocole.

Aux dires de l’avocat de la partie adverse, il semblerait que vos services aient validé ce projet. J’entends bien que n’étant pas au courant du protocole, vous ne pouviez juger de sa non-conformité.

Je vous serais en revanche reconnaissant de bien vouloir faire savoir au promoteur que votre accord sur le projet présenté ne peut être invoqué comme validation effective, le contenu du protocole ne vous ayant pas été communiqué.

Vous trouverez ci-joint le projet que j’ai remis lors de la signature du protocole en mains propres à M. Nafilyan qui a clairement indiqué qu’il l’appréciait, d’où mon étonnement et ma vive contrariété, car le protocole précisait : «  Le projet définitif sera soumis 6 mois avant sa réalisation à l’Association Aulnay Environnement qui devra le valider ».

Vous conviendrez, je l’espère, que le projet présenté par Aulnay Environnement mérite d’être réalisé, en raison de sa dimension de mémoire d’un patrimoine architectural et de son ambition décorative et attractive.

Comptant sur votre compréhension et votre soutien dans cette affaire, je vous prie, Monsieur le Maire, de croire à ma haute considération.

René-Augustin BOUGOURD

Président d’Aulnay Environnement

P.J. 2 projets de fresque

FresqueII

 

Nos Actions, Place Abrioux

Le parking souterrain de la place Abrioux, les Aulnaysiens n’en veulent pas !

17 juin 2017
Décidé sans aucune concertation avec les habitants, ce projet est nuisible à de nombreux titres :
  • Il coûte très cher à la commune (5 millions d’Euros), alors que des économies drastiques sont réalisées sur les services à la population 

  • il est anti-économique : on peut douter que sa gestion dans le cadre de la délégation de service public soit rentable, les deux autres parkings souterrains de la ville étant toujours en partie vides. Le déficit d’exploitation sera à la charge de la ville. (revoir les reportages de la télévision !)

  • il est anti-environnemental : un énorme cuvelage va s’ajouter à ceux des parkings souterrains des nouveaux immeubles qui poussent un peu partout. Les risques d’inondation en seront augmentés. La plupart de ces sous-sol sont inondés et nécessitent un pompage continu.

  • il est anti-patrimoine arboré : ce projet commencera par l’abattage des tilleuls centenaires, qui font l’agrément de la place.

  • Il est contraire à la recherche de sécurité sur la place : les rampes d’accès et de sortie empièteront sur l’espace piétonnier et leur sortie se fera sur un espace parcouru par des centaines d’enfants lors des débuts et des fins des cours.

Et que dire de la discrétion offerte à tous les trafics ?

Certes, rendre la place aux piétons paraîtra une intention louable. Mais en quoi ce parking souterrain peut-il revivifier le commerce, alors que l’arrêt-minute sera devenu beaucoup plus difficile, à cause des voitures-ventouse qui ne manqueront pas de bloquer les rares places en surface ?

Une solution alternative est possible :

un parking-silo à plusieurs étages sur l’emplacement de la perception qui va être démolie.

On peut imaginer que les architectes d’aujourd’hui sauront concevoir un bâtiment esthétiquement satisfaisant.

Cette solution présente de nombreux avantages :

Moins coûteuse, sans conséquence sur la circulation des eaux souterraines et sur le patrimoine de la place, elle n’injurie pas l’avenir. Si d’aventure nos descendants parviennent à se détacher de la dépendance à l’automobile, il sera bien plus aisé de reconvertir ce type de bâtiment que de reboucher un énorme trou.

Et ne soyons pas dupes !

Ce parking n’est pas fait pour les Aulnaysiens d’aujourd’hui !

il s’intègre à un programme spéculatif destiné à satisfaire

un promoteur spécialisé dans l’immobilier de luxe !

Il permettra surtout aux nouveaux habitants de garer leur 2e voiture !

N’imaginons pas non plus que ce parking soit fait pour le personnel de l’hôpital : aucun contact n’a été pris avec les représentants du personnel, majoritairement féminin.

Et qui voudra y descendre à toute heure du jour ou de la nuit ?

 

Nos Actions, Nouvelles Constructions

Lettre au Maire , Accès autos Villa Eiffel

Monsieur Bruno BESCHIZZA

Maire d’Aulnay-sous-Bois

Hôtel de Ville

BP 56

Objet : Accès autos Villa Eiffel  

12-22 Avenue Anatole France

Aulnay le 17 Avril 2017,

Nous vous demandons, en tant que responsable de la sécurité sur la ville de voir ce vous pouvez prévoir concernant le trottoir de l’avenue Anatole France au niveau du 12 où seront installées l’entrée et la sortie du parking de la « VILLA EIFFEL » (permis signé en faveur du Constructeur promoteur VERRECCHIA).

La configuration retenue conduira les voitures à stationner sur le trottoir en attendant l’ouverture de la porte du parking. Nous avons demandé à M. Verrechia lors de la réunion du de bien vouloir remédier à cette situation, il est resté sourd à toutes nos remarques, alors que d’autres promoteurs par le passé en ont tenu compte.

Merci d’avance pour ce que vous ferez pour sécuriser cette sortie, un certain nombre de personnes empruntant ce trottoir.  Nous restons à votre disposition pour échanger sur cette question.

Dans l’attente d’une solution, Monsieur le Maire, veuillez agréer nos salutations distingués.

Robert HALIFAX

Secrétaire Général d’Aulnay Environnement

Association régie par la loi de 1901

 Déclarée sous le N° W932001007 

aulnay.environnement93@orange.fr

arbres

Lettre au Maire , Peupliers du Stade

Aulnay, le 24 novembre 2016

Monsieur Le Maire,

Nous venons d’être alertés par une habitante du quartier : une rangée de peupliers bordant le stade du Moulin Neuf du côté du lycée serait vouée à l’abattage. La personne s’est adressée aux services techniques qui lui ont donné comme réponse la nécessité d’abattre ces arbres pour installer les éclairages du terrain de sport. Est-il nécessaire d’abattre tous les arbres ? Ces arbres contribuent à l’agrément du paysage et jouent un rôle écologique non négligeable.

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir inviter les services techniques à réexaminer cette décision.

Avec nos salutations respectueuses,

Le président d’Aulnay Environnement,

Nos Actions, Place Abrioux

Quel renouveau pour la place ?

Camelinat

L’évolution de l’ancienne place Camélinat (plus anciennement place des Écoles) inquiète depuis longtemps : devenue un parking, elle a perdu nombre de ses commerçants (derniers en date : le pressing, le traiteur et la librairie-papeterie). La municipalité a le projet de la « revitaliser » en lui imposant un véritable « remède de cheval » en la transformant en îlot tourné vers une nouvelle population d’immeubles de standing.

3 nouveaux immeubles doivent sortir de terre dans les prochains mois :

  • 1 à la place de la perception et de l’ancienne boucherie devenue fast-food

  • 1 à la place du café

  • 1 ensemble encore plus important sur les terrains légués par la famille Pecoroni en 2005 dans le but de les voir consacrés à des fonctions d’éducation, auquel s’ajoute un pavillon acquis fort cher dans le même but. Est-il acceptable que l’ensemble soit revendu à un promoteur pour y édifier des logements de standing ?

Doit-on accepter de voir ainsi bafouées les volontés d’un légateur ?

Doit-on accepter la disparition d’un café qui reste le seul lieu de convivialité de la place (avec le restaurant italien, mais avec une offre très différente) ?

Si l’on peut se réjouir de la disparition du parking, faut-il le remplacer par un parking souterrain nécessitant un énorme cuvelage qui s’ajoutera à celui des nouveaux immeubles ? Quelles conséquences sur la circulation souterraine des eaux de ruissellement et sur la fragilisation des propriétés limitrophes ?

Exigeons un débat public sur l’avenir de la place et du quartier !

Etudes, Nos Actions, piscine

Le sort de la piscine, un problème de démocratie

20 juin 2016 : Aulnay Environnement, dont la préoccupation majeure est l’organisation de l’espace communal au service de la population, a pointé dans sa réflexion sur le PLU l’absence à Aulnay d’équipements fondamentaux, comme une médiathèque, ou la rareté de lieux dévolus au développement des activités associatives (salles d’exposition, de spectacle, de réunion). Jamais dans les réunions publiques la municipalité n’a exprimé la volonté de remédier à ce manque d’équipements.

À cela s’est ajouté la fermeture de la piscine, d’abord temporaire pour raison de sécurité, puis, bien plus tard, définitive. Enfin on a découvert sur le zonage du PLU que le terrain de la piscine était disponible pour une opération immobilière. Un document « miroir aux alouettes » a été publié en juin 2015, promettant le remplacement du stade de Coursaille par un « complexe de loisirs », dans le cadre d’une « délégation de service public », c’est-à-dire géré par une société privée. A quel coût pour les usagers? Et surtout où et quand? Mystère.

Devant le refus de la municipalité de communiquer sérieusement sur ses choix, Aulnay Environnement a décidé de s’emparer du dossier et a demandé la communication des documents motivant la décision de fermeture. De toute évidence, le dossier qui nous a été communiqué n’est pas complet. A moins que cela ait été délibérément ignoré, aucune étude sur l’impact économique et social pour les différentes catégories de la population de la présence ou non d’un centre nautique ne nous a été communiquée. Nous savons seulement, par une étude de janvier 2015 quels dégâts sont apparus sur la structure en bois, motivant une fermeture avant travaux de réfection. Mais la note conclusive des services techniques proposait d’autres choix que la fermeture définitive.

Cette note est en contraction avec les affirmations du document diffusé en juin 2015 à la population:

Note des services techniques (avril 2015)

Lettre du maire ( juin 2015)

Reprise de l’ensemble des éléments défaillants et mise aux normes: 9 M€

« Les premières estimations montrent un coût de plus de 10M€ de travaux »

Durée de vie « prolongée sans travaux d’importance pendant une vingtaine d’années. »

Durée de vie après travaux: « une dizaine d’années au maximum ».

De plus, cette note propose une solution provisoire : « couvrir d’une structure modulaire le bassin extérieur avec chauffage et déshumidificateur » estimée « à près de 780 000€ » (sans compter l’ éclairage et les aménagements d’accessibilité). En revanche, la mise en œuvre de transports pour les scolaires et le club vers d’autres communes « est d’un coût minimum par an de 220 000€ ». Il en ressort que cette solution provisoire pouvait être amortie en environ 5 ans. Au total, le fonctionnement de cette structure avec le personnel est évalué à environ 2M€ par an.

Certes, c’est un coût. Le coût de la continuité du service public et du maintien de l’emploi. Et une prise en compte de cette réalité: faute d’équipements, la moitié des enfants du 93 entrant en 6e ne sait pas nager!

Pour justifier son choix, la lettre du Maire invoque la durée des travaux. La note des services techniques estime la durée d’une totale reconstruction à deux ans et demie. Donc, beaucoup moins pour la mise en place d’une structure provisoire. Si bien que si ce choix avait été fait dans l’été 2015 les aulnaysiens auraient pu bénéficier d’un bassin de 50 mètres au plus tard début 2017. Pour le fastueux « centre nautique à vocation sportive, ludique et de bien-être » (avec sauna, hammam, spa, salles de fitness, etc.) seules les études sont engagées « sur un espace vierge ». Lequel? Les terrains PSA, dont l’avenir est si obscur? Des espaces de loisir dont l’usage ne coûte pour l’instant rien aux utilisateurs, comme les terrains au sud du vélodrome?

En tout étant de cause, tout est reporté bien au-delà de 2017, pour ne pas dire aux calendes grecques!

En vendant le matériel de la piscine, la municipalité a tout fait pour rendre les choses irréversibles. Mais la solution provisoire est encore possible. Certes, elle a un coût auquel devraient consentir les Aulnaysiens. Ce doit être l’objet d’un débat public que la municipalité aurait dû proposer il y a un an déjà. Démocratiquement, c’était la moindre des choses. Nous allons demander au Maire qu’il organise enfin ce débat.

Archives, plu

PLU recours gracieux Le 3 février 2016

À M. Bruno BESCHIZZA

Maire d’Aulnay-sous-bois

Le 3 février 2016

Monsieur le Maire,

Par la présente, nous déposons auprès de vous un recours gracieux contre le nouveau PLU voté par le Conseil Municipal le mercredi 16 décembre 2015.

En effet, ce projet ne nous semble pas satisfaire correctement aux besoins de la commune, corriger ses déséquilibres, et respecter suffisamment l’environnement architectural et naturel.

  • Concernant les équipements culturels et de loisir, aucune mention n’est faite de carences graves, surtout dans une commune de 85000 habitants: absence de médiathèque, de salle des fêtes, de maison des associations, et rien sur la reconstruction de la piscine par exemple sur les terrains de PSA.

  • Rien n’est prévu pour atténuer le déséquilibre social nord-sud, pourtant pointé dans l’avis de l’État, et précédemment, dans le PLH (qui n’a d’ailleurs été communiqué qu’à certaines associations et au Conseil municipal, et seulement sous la forme d’un PowerPoint). Une offre de logements sociaux PLS (plafond de ressources 54 015€ pour un jeune ménage) doit être présente dans le sud pour les jeunes issus de ces classes moyennes qui quittent la commune (cf PLH) parce qu’ils n’ont pas les moyens d’un accès à la propriété.

  • Les mesures règlementaires permettant de limiter la hauteur des immeubles collectifs sont insuffisantes, et il en est de même pour la division des terrains.

  • Un recul très net est constaté pour la protection du patrimoine arboré

  • Nous renouvelons également notre opposition à l’édification prévue par le PLU d’un quartier d’habitation sur les terrains de PSA, avec la possibilité de construire des immeubles de grande hauteur dans une zone d’exposition au bruit, excentrée et survolée par un intense trafic aérien.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre haute considération,

Pour le bureau d’Aulnay Environnement,

Le Président, R-A BOUGOURD

Copie à Monsieur le Préfet

Nos Actions, Nouvelles Constructions

Projet immobilier « Côté Parc » : Aulnay Environnement jette l’éponge. 27/11/2015

Les Aulnaysiens peuvent constater que les travaux de démolition de deux pavillons ont commencé rue du 14 Juillet pour faire place à un immeuble massif à l’alignement.

Nous avons fait tout notre possible pour bloquer ou amender ce projet que nous jugeons, en l’état néfaste pour le paysage urbain, et contraire aux vœux des Aulnaysiens.

  • Par rapport aux autres constructions de la rue, cet immeuble de grande hauteur (R+4 étages) et à l’alignement, remplaçant des pavillons en retrait, constitue une véritable agression visuelle, sans qualité architecturale ni recherche d’harmonie avec le reste de îlot. C’est une nouvelle étape de la transformation de cette partie de la rue agréable et lumineuse en un couloir étroit bordé de hauts immeubles au ras du trottoir, commencé par ailleurs sous la précédente mandature. C’est le reproche essentiel à faire au projet. Mais ce n’est pas tout.

Apres-GD

  • Les pavillons (des maisons doubles) qui vont être détruits ont été repérés dans le Diagnostic du patrimoine aulnaysien (réalisé en 2008 par les services du département et validé par la commune) comme « éléments d’intérêt patrimonial ». Construits en 1896, probablement par la Compagnie du Nord pour ses cheminots, ces pavillons présentent un exemple unique de décor de briques.

  • Le projet comprend un autre immeuble sur la rue Gatouillat. Il va entraîner, outre la destruction d’une « maison double » jumelle de celle du 14 Juillet, la disparition d’un bel acacia dont la vue agrémente le croisement avec la rue de Bondy. Au lieu de cela, les riverains pourront admirer un mur aveugle de 15 m de haut et 19 mètres de long.

  • La rue Gatouillat est la seule voie d’accès au parking Dumont pour les véhicules venant du sud. Or l’accès au parking de la résidence se fera par cette rue. On peut douter que cela facilite la circulation dans cette voie étroite.

Par distribution de tracts, par la présentation de vues permettant de juger de l’impact du projet, nous avons fait notre possible pour sensibiliser les habitants et les responsables municipaux.

Nous avons présenté un recours gracieux au maire, qui nous a débouté. Nous avons ensuite déposé deux référés au tribunal administratif. Puis, lorsqu’en juillet la commune a pris un nouvel arrêté pour remplacer le premier arrêté de permis de construire avec une modification subtile de la dénomination du promoteur, afin de rendre caduc nos précédents recours, nous avons engagé une nouvelle procédure « en urgence », car cette manœuvre nous paraissait annoncer un début imminent des travaux.

Sur cette procédure, nous avons perdu en octobre. Le Tribunal Administratif a condamné Aulnay Environnement à verser 1500€ à la commune.

Les premiers recours sur le fond n’ont pas pour autant été jugés, mais il est très rare que le jugement définitif infirme un premier jugement. Nous avons compris qu’il serait plus sage de renoncer. De son côté, après les retards provoqués par nos recours, le promoteur a vu l’opportunité de commencer les travaux au plus vite, sans avoir à attendre le jugement sur le fond, et nous a proposé, contre un retrait immédiat, de couvrir tous nos frais de justice.

La mort dans l’âme, nous avons accepté, à condition:

  • Que la porte d’accès du parking sur la rue Gatouillat soit en retrait, afin que le véhicule qui attend son ouverture n’empiète pas sur la voie publique ni sur le trottoir

  • Qu’une fresque soit réalisée sur le mur aveugle face à la rue de Bondy. Cette fresque représentera l’acacia et la maison double détruite.

Ces acquis ont été finalisés et signés en présence de nos avocats respectifs.

On pourra penser qu’il s’agit là d’acquis dérisoires. Cependant nous trouvons un certain réconfort en pensant que chaque fois qu’ils emprunteront cette rue, les Aulnaysiens se rappelleront les promesses de mettre fin au « bétonnage » et le peu de cas que la municipalité fait du patrimoine et du paysage urbain cher aux Aulnaysiens.

FresqueII