Nouvelles Constructions, Place Abrioux

AULNAY S’EMBELLIT ? VOIRE…

La place Abrioux dont la municipalité s’enorgueillit (Oxygène n°269, p8-9) :

(Certes, il manque encore un ultime embellissement : le deuxième gros immeuble promis au promoteur VERRECHIA sur le terrain légué à la municipalité sous condition de le consacrer à des équipements scolaires)

Ce qu’on aurait pu avoir, une place Camélinat piétonne avec ses tilleuls centenaires :

On pouvait  refaire le revêtement (en évitant qu’il soit éblouissant),ajouter quelques plate-bande,tout en faisant de grosses économies : pas d’oliviers en bac importés d’Espagne,pas de colonnes métalliques porte plantes-vertes,

et surtout, pas de parking à 6,5 millions d’euros et vide à 90% !

Place Abrioux

Réponse à la Lettre de Monsieur SOUMY 07/02/2020

M. SOUMY

Direction des Services Techniques

Mairie d’Aulnay-sous-Bois

Monsieur le Directeur,

Nous avons bien reçu votre lettre du 23 janvier, et nous sommes au regret de vous dire que sans doute délibérément, vous ignorez le sens des mots. Vous prétendez que nous apportons « une nouvelle fois » de la « désinformation auprès des Aulnaysiens ».

Relisez, je vous prie,  le texte publié sur les blogs aulnaysiens. Nous avons bien pris soin d’user de la plus grande prudence : « il n’est pas sûr », « des bruits courent » « on est très tenté de prêter foi à ces rumeurs ». Et dans le 6e paragraphe, nous attendons qu’on nous fournisse une explication.

Sans doute allez-vous nous répondre qu’avant de poser la question sur les blogs, nous aurions dû vous écrire  pour demander une explication. Mais pas du tout, M. Soumy ! C’était à vous de prendre les devants. Par vous, j’entends l’équipe municipale et son chef, car nous le savons, rien ne se fait à Aulnay qui ne découle directement de la volonté du Maire. C’était à vous d’aller au-devant des inquiétudes et des questionnements de la population. Car les responsables de l’action municipale et leurs exécutants ne sont pas de droit divin : ils sont au service de la population. Être au service, cela signifie être à son écoute, tout simplement la respecter.

Vous devez savoir que l’inondation est une hantise pour les Aulnaysiens, véritablement traumatisés par des décennies d’irruption des eaux dans leurs sous-sols. Vous me direz peut-être que vous savez ce qu’est une inondation, mais dans ce cas vous n’en seriez que plus coupable d’absence d’empathie. Vous devez pouvoir comprendre que pour nous, toucher à la nappe phréatique est hautement anxiogène. Aulnay Environnement étant l’héritière d’une « Association des inondés », nous sommes parfaitement dans notre rôle, nous aurions dû être dès le début des interlocuteurs privilégiés.

Le problème, c’est que tout le projet de l’ex-place Camélinat a été un acte de violence continue contre les habitants. Sans consulter personne, on a débaptisé la place,  on a lancé le projet de parking souterrain sans jamais prendre au sérieux une proposition alternative qui n’aurait pas risqué de perturber les équilibres du sous-sol, on a arraché des arbres centenaires en dépit d’une pétition qui a recueilli des centaines de signatures, et pour toute information (je ne parle pas de la propagande sur le bulletin municipal), on a organisé une réunion dans un restaurant, sur invitation ! Mais comment pouvez-vous protester contre ce que vous appelez de la « désinformation » quand le mépris des habitants a été si constant ?

Nous prenons acte des informations que donnent votre lettre, mais qui viennent bien tard. Nous sommes soulagés d’apprendre que la nappe ne pénétrera pas dans ce parking grâce au cuvelage,  mais cela n’apaise pas nos craintes sur les effets de la nappe ainsi contrainte dans les sous-sols des immeubles non cuvelés. Et nous formons le vœu, en cas de très grosses précipitations comme nous en avons déjà connu, que l’eau ait la sagesse de se diriger vers le petit bassin de 76m3 sans céder à la tentation de se déverser le long de la pente d’accès. 

Nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur, en l’expression de nos salutations distinguées.

Pour le Bureau,

Le Président d’Aulnay Environnement

ANNEXE : lettre de monsieur SOUMY

Place Abrioux

AU CAPRICE DU ROI

Samedi matin, on festoyait place Abrioux. C’était le triomphe d’un parti. Un parti qui fêtait la défaite du parti vaincu. C’était la défaite de tous ceux qui pensaient qu’on pouvait supprimer le parking sans arracher les tilleuls, ceux qui par centaines, avaient signé une pétition pour les défendre. La défaite de tous ceux qui prêtaient foi à la lecture du rapport de la commission patrimoniale du département, considérant la place comme de qualité patrimoniale, à préserver. C’était la victoire de l’urbanisme brutal, qui se moque de l’histoire et fait table rase du passé. La victoire d’un parti qui confond démocratie représentative et monarchie de droit divin, et considère tous ceux qui ne partagent pas ses vues comme des grincheux, des nyaqu’à, des fautqu’on, des déclinologues, bref, le parti du mépris de l’avis des autres, ou tout simplement du mépris des autres. Le parti du rouleau-compresseur et du tapis rouge déroulé pour le promoteur. Un parti qui porte au pinacle la trouvaille de son chef : poser des oliviers en pot sur une place, comme symbole de paix. C’est la paix des cimetières. Le cimetière des promesses électorales : « Après diverses études menées en concertation avec la population, je mettrai au suffrage des habitants différents projets qui respecteront le cadre de vie existant ». On nous dira qu’il s’agissait là du terrain de l’hôtel des Impôts, avenue de la Croix Blanche. C’est surtout qu’on était en mars 2014, et qu’il s’agissait de gagner les élections. Il est vrai que la place Abrioux, c’est autre chose. Bruno Beschizza, qui a tout décidé, du nom jusqu’aux plantations, sans rien vouloir entendre, a voulu en faire la vitrine de sa mandature. De ce point de vue, parachuter des arbres poussés à quelques milliers de kilomètres est sans doute une bonne idée.

Place Abrioux

Que se passe-t-il sous la place Abrioux ?

Ce qui se passe sur la place Abrioux, nous le savons : une « végétalisation » hors sol qui n’a rien à voir avec les espèces locales, ni avec les façades du début du siècle dernier qui ornent le côté nord de la place ; ce qu’on pourra un jour nommer le « style Beschizza ». Tout étant affaire de goût (nous sommes tentés de dire : de bon goût) et comme les avis sont partagés, inutile de nous étendre sur ce qui nous apparaît comme une belle illustration de l’urbanisme brutal qui à grande vitesse défigure notre ville.

Certains diront que c’est toujours mieux que le parking aérien précédent. Nous leur répéterons qu’une autre solution était possible, celle d’un parking en silo avec façade végétalisée rue des Écoles, à la place de l’ancienne perception. Sa contenance aurait été moins grande, mais il n’est pas du tout sûr que ce parking souterrain soit utilisable au-delà de la moitié de sa capacité, soit l’équivalent du parking d’autrefois. Pourquoi ?

Des bruits courent : le deuxième niveau du parking serait inondé, de même que celui du nouvel immeuble Trevi .

On est très tenté de prêter foi à ces rumeurs : elles sont nourries par les riverains, qui entendent jour et nuit le bruit du pompage.

Venez place Abrioux écouter le doux chant des pompes !

Nul n’ignore que d’autres parkings souterrains sont régulièrement inondés. Ce n’est pas faute d’avoir averti la municipalité que l’affleurement de la nappe phréatique justifiait que l’on y réfléchisse à deux fois.

Mais nous avons affaire à une équipe municipale qui ne peut concevoir qu’on soit d’un avis différent du sien, et que les habitants, qui sont sur place depuis bien plus longtemps que notre maire actuel, puissent avoir une expertise. Il n’a donc jamais été question de leur demander leur avis, puisque la loi permet d’aller contre le bon sens. Nous pouvons faire confiance à l’imagination de la première adjointe pour nous fournir une explication et nous divertir encore : la dernière fois, toute l’eau venait de foreuses ! Avec la fin des travaux, il faudra trouver autre chose.

Autre question : où va toute cette eau ? Dans le réseau des eaux pluviales ! Financés par la Région, des réservoirs ont été crées pour pallier les crues qui affectent depuis des décennies tout le sud d’Aulnay. La surcharge du réseau causée par ce pompage ne va-t-elle pas annuler l’amélioration que l’on pouvait attendre de ces équipements ?  Sans parler de la dissolution du gypse qui va s’intensifier. N’oublions pas que la situation ne fera que s’aggraver : d’autres immeubles vont encore surgir en remplacement du centre Le Camus, et sur le dernier côté de la place, le maire a déjà pré-vendu au promoteur de Trevi le terrain du legs Pecoroni, donné pour des usages scolaires. Et l’eau qui ne parviendra pas à s’infiltrer dans tous ces parkings souterrains se reportera évidemment vers les sous-sols des pavillons et des immeubles anciens. Sans parler de la consommation débridée d’énergie de toutes ces pompes.

De cette équipe d’écologistes de la dernière heure avant les élections, il n’y a qu’une chose à dire : un stage de mise à niveau s’impose !

Place Abrioux

De la place Camélinat à Abrioux Amère et dérisoire victoire

Dans la mesure de ses faibles moyens (notre pétition a tout de même recueilli 850 signatures), Aulnay Environnement a lutté contre le projet jamais soumis à concertation, transformant la place Camélinat en place Abrioux au-dessus d’un parking souterrain. Nous avons fait la proposition d’un parking en silo (avec façade végétalisée) sur l’emplacement de l’ancienne perception, et critiqué le projet de remplacer une vingtaine d’arbres de haute tige par une dizaine d’arbres en pot, à nos yeux bien incapables d’apporter les mêmes avantages en matière d’ombre et de régulation thermique. Sans jamais avoir été écoutés, il semble que nous ayons été entendus sur un point : des végétaux de pleine terre ont été plantés ! Il nous faut vite crier victoire avant qu’on nous accuse, comme pour Val Francilia, d’avoir colporté des « fake news ».

Comme on le voit, la revégétalisation va bon train !

Le projet « ficelé » présenté aux riverains.
Nous avons écrit au maire pour nous inquiéter
de l’effet thermique de cette surface minérale claire en période de canicule,
mais on nous a répondu comme d’habitude,
en « langue de bois », à côté du sujet

Place Camélinat, mi-février 2019Place Abrioux, début décembre 2019

Novembre 2016 :

Des tilleuls centenaires qui respirent la santé

Novembre 2019 :
Un fier olivier bicentenaire
taillé en caniche et acheminé
à prix d’or depuis l’Espagne.
Qui ne voit pas ici le progrès ?

arbres, Place Abrioux

LA PLACE ABRIOUX ENFIN REVÉGÉTALISÉE !

Ce 22 octobre 2019 restera dans les mémoires de tous les vrais amoureux de la place Abrioux ! L’olivier promis par le Maire dans son discours inaugural est enfin arrivé ! Réjouissons-nous sans arrière-pensée de voir la nature réaffirmer sa présence dans ce décor devenu entièrement minéral.

Les centaines de personnes qui ont signé  la pétition contre l’abattage des tilleuls doivent reconnaître combien ils avaient tort de s’obstiner à défendre des arbres qui avaient perdu leur droit de cité dans notre ville. Comme notre Maire et ses adjoints avaient raison de traiter de telles initiatives par le mépris !

En effet, dans un contexte de réchauffement climatique et sur un site où l’on pompe frénétiquement l’eau de la nappe, il faut reconnaître combien le choix d’un arbre adapté à la sécheresse est sage et approprié. Et n’oublions pas que lorsqu’on aime, on ne compte pas ! Un olivier vaut bien vingt tilleuls terriblement affectés par les maladies. (Il faudra cependant veiller à ce qu’à chaque voyage en Italie, tous veillent à ne pas ramener  la responsable du « complexe du dessèchement rapide de l’olivier », cette bactérie qui fait rage dans la péninsule !).

Nous cherchons souvent des raisons d’être fiers d’être Aulnaysiens. Voilà qui doit nous contenter. Après nous avoir mis sous le patronage de L’Empereur avec le Cours Napoléon Bonaparte, notre Maire se pose en émule d’Athéna, (justement la déesse de la sagesse) qui offrit l’olivier à la ville qui porte son nom !

Aulnay-sous-bois, la nouvelle Athènes !

La place Abrioux, notre acropole ! Pour ceux qui trouveront ce parallèle trop savant, avouons tout de même notre ignorance : dans quelle mythologie y a t-il un dieu pour le ridicule ?

Place Abrioux

Quelques compléments à la lettre « Parole d’expert » du 2 octobre :

Alain ORLANDI                                                                                         le 7 octobre 2019

à : AULNAY ENVIRONNEMENT

Sur l’ensemble du territoire d’Aulnay, il n’y a pas besoin de descendre de 2 niveaux de parking pour rencontrer la nappe phréatique, ce constat est fait depuis plusieurs dizaines d’années par tous les services compétents sur la commune et sur le département.

Aller pomper dans les sous-sols dans l’espoir d’assécher des niveaux inférieurs construits en sous-estimation des réalités géologiques constitue une erreur, mais en négligeant ces réalités, cela constitue une double faute.

La première faute est bien connue, c’est l’inondation assurée en cas de fortes précipitations.

La deuxième faute, c’est qu’il faut prendre en compte que le fait de pomper l’eau de la nappe phréatique, entraîne aussi l’évacuation de gypse dissous dans la nappe saturée. La nappe se renouvelant sans cesse, d’autres poches de gypse se dissolvent dans une eau non saturée. Il apparaît alors des excavations de terrains, plus ou moins proches du point de pompage. Plusieurs cas ont été constatés sur Aulnay ou dans les communes avoisinantes au cours des dernières décennies.

Rappel : ce problème de pompage, avec les conséquences sur la dissolution des poches de gypse a été soulevé et condamné lors de la construction de la Grande Nef, place de la gare à Aulnay. Il y a également dans ces sous-sols un pompage permanent, donc d’évacuation de gypse dissous.

L’immeuble situé à l’angle des rues Aristide Briand et Jules Princet et récemment livré comporte également 2 niveaux de parking en sous-sols. La différence avec le parking Abrioux, c’est qu’il est construit dans un espace cuvelé, donc étanche à toute infiltration. Il n’est est pas moins dangereux, car en cas de fortes précipitations et de débordements sur la chaussée comme cela a été maintes fois constaté dans ce secteur, l’inondation arrivera tel un entonnoir par l’entrée du parking.

D’autres constructions en cours ou en projets doivent faire preuve d’une étude toute particulière dans le cas de constructions en sous-sol. En règle générale, il est prudent d’éviter d’enfoncer tout type de construction au sein de la nappe phréatique. Ces recommandations ne sont pas nouvelles, elles sont apparues sur le territoire aulnaysien dès les premiers constats d’inondations dans les années 1970 par l’association des aulnaysiens victimes des dégâts des eaux.

Nouvelles Constructions, Place Abrioux

Parole d’expert !

Il y a quelques semaines, Aulnay Environnement s’était ici même inquiété de la présence de grandes mares  au fond du chantier du futur parking Abrioux, et s’était demandé si par hasard, cela ne serait pas dû à la présence de la nappe phréatique. Du haut de sa superbe, la première adjointe nous avait renvoyé à nos chères études : laissez donc faire les experts !

La présence de cette eau s’expliquait tout simplement par l’activité des foreuses qui ne pouvaient fonctionner à sec !

Nous aurions pu alors parler du bruit des pompes fonctionnant jour et nuit, mais à quoi bon contrarier l’autorité de ceux qui ne ratent jamais l’occasion de s’affirmer professionnels ?  Et maintenant que le parking est presque entièrement recouvert par une dalle de béton, la place Abrioux est comme une métaphore de la politique de la municipalité : tout est caché.

Mais écoutons l’avis d’un professionnel, d’un vrai :

« Il y a en permanence 6 à 8 pompes qui fonctionnent à plein régime. On n’a jamais vu une telle pression de la nappe phréatique ! »

Dont acte. On nous rétorquera que le Tribunal Administratif a retoqué la plainte d’Aulnay Environnement contre ce parking. C’est que la loi est faite ainsi : s’il y a bien un délit d’offense à l’autorité, il n’y en a pas pour l’offense au bon sens.

Dans une partie de la ville depuis des siècles abandonnée à la forêt parce que le sol était trop humide pour le mettre en culture, dans un quartier marqué depuis des décennies par des inondations à répétition, creuser un parking souterrain à deux niveaux était de toute évidence une aberration. Pour quelqu’un qui connaissait bien la ville, pour n’importe quel habitant des quartiers sud, qui avait l’expertise de l’expérience ou du moins entendu parler de ces inondations, la prudence s’imposait. Nos ancêtres ne construisaient pas dans le lit majeur des fleuves, il a fallu attendre l’aveuglement du XXe siècle pour déclarer constructibles des zones inondables.

En ce début du XXIe siècle, nos édiles ont un siècle de retard !

On nous dira que, grâce au département, le réseau d’assainissement est en train d’être recalibré. Mais les professionnels, les vrais, savent bien que même ainsi amélioré, il ne sera jamais capable de faire face à des crues centennales. Alors pourquoi le surcharger d’emblée en y rejetant les eaux de la nappe, en privant les grands arbres proches d’une bonne partie de l’eau qui leur est nécessaire ? Sans oublier qu’il a fallu creuser un réservoir supplémentaire devant le collège, non prévu à l’origine. Aux frais de qui ?

La démonstration que cette municipalité piétine ses promesses  de consulter les habitants pour tout nouveau projet n’est plus à faire : malgré notre insistance, aucune consultation n’a jamais été entreprise sur ce parking qui représente le quart des investissements annuels de la commune.

Mais que penser de tous les abus de langage, lorsqu’on nous présente comme le cœur d’un « écoquartier » un projet qui gaspille ainsi l’énergie et la ressource, qui ouvre une sortie de parking à quelques pas d’une école primaire, dans des rues ponctuellement saturées par l’automobile alors que rien n’est prévu pour encourager l’usage du vélo ?

Que penser d’un discours d’inauguration où l’on prétend « revégétaliser » la place alors qu’on remplace 20 tilleuls centenaires par 9 arbres en pot, et qui met la future dalle-puits de chaleur couvrant le parking sous le patronage de Marcel Pagnol,

PARCE QU’ON Y VERRA UN OLIVIER ! 

Actions, Place Abrioux

La place Abrioux : aujourd’hui une piscine, demain une centrale thermique ou une glacière

Aulnay Environnement manifeste contre le parking souterrain Abrioux et la dénomination du parc rue Jules Princet, futur « Cours Napoléon Bonaparte »

AUJOURD’HUI UNE PISCINE : Notre première adjointe nous avait invités à « écouter les experts » en indiquant que l’eau ne venait pas de la nappe phréatique, mais résultait de l’usage d’une foreuse. Jouez avec nous : cherchez la foreuse sur la photo !  Madame, sachez que l’expertise des habitants, familiers des inondations, cela existe !

DEMAIN UNE CENTRALE THERMIQUE : le récent épisode de canicule, en montrant combien le ravalement très clair de l’annexe du collège était éblouissant, nous a fait prendre conscience d’un autre vice fondamental de conception de la future place : avec la disparition de l’ombre des grands tilleuls, que ne compensera jamais la présence de quelques arbres en pot,  cette grande place bétonnisée réverbérera intensément la lumière, sans parler de la façade du nouvel immeuble entièrement « en pierre de taille massive » ! Et n’oublions pas que le projet du maire, pour sa prochaine mandature, est d’offrir au même promoteur le terrain disponible au sud : à ce moment, la place en été sera un des grands « points chauds » de la commune. Et en hiver une glacière, puisqu’en cette saison, le soleil ne passe pas au-dessus des immeubles de 5 étages ! Tout cela relève de la simple observation et du bon sens!

En attendant, pour nous consoler, le discours d’inauguration nous a offert quelques perles bien réjouissantes à ajouter à la décision de nous doter d’un « cours Napoléon Bonaparte ». Pour vanter cette victoire du béton sur le patrimoine arboricole, on a parlé de « végétalisation », avec  la présence d’un olivier, et on a invoqué Marcel Pagnol ! Et dans ces catacombes, on nous a promis de la musique et des parfums ! Le chant des cigales et des parfums au tilleul ?

Nouvelles Constructions, Place Abrioux, ValFrancilia/Ballanger

DEUX Lettres !

Après tant de courriers sans réponse, voici d’un coup deux lettres de notre maire.

L’une, peu amène ,nous reprochant de ne pas prendre des renseignements auprès de ses services et de faire de l’intox (qu’on  relise notre  communication sur la place Abrioux, nous n’avons fait que poser des questions) , l’autre encore moins amène, nous renvoyant à  la Cada (*) si nous voulons en savoir plus sur Val Francilia.

Comment s’étonner que le climat de confiance soit assez médiocre ?

Pour une fois, nous avons donc une réponse : ce n’est pas encore la nappe qui déborde parking Abrioux.

Nous voilà rassurés. 

Pouvons-nous à ce propos hasarder une suggestion à nos édiles?

Suivre une formation : « comment communiquer avec humour ? »

  (*) CADA : La Commission d’accès aux documents administratifs est une autorité administrative indépendante chargée de veiller à la liberté d’accès aux documents administratifs et aux archives publiques ainsi qu’à la réutilisation des informations publiques.

Elle peut être saisie par les personnes (physiques ou morales) qui se sont vues opposer une décision défavorable en matière d’accès aux documents administratifs ou de réutilisation des informations publiques. La commission peut aussi être saisie, à titre de conseil, par les administrations sollicitées en ces matières.