Camélinat, Nouvelles Constructions, ValFrancilia/Ballanger

DEUX Lettres !

Après tant de courriers sans réponse, voici d’un coup deux lettres de notre maire.

L’une, peu amène ,nous reprochant de ne pas prendre des renseignements auprès de ses services et de faire de l’intox (qu’on  relise notre  communication sur la place Abrioux, nous n’avons fait que poser des questions) , l’autre encore moins amène, nous renvoyant à  la Cada (*) si nous voulons en savoir plus sur Val Francilia.

Comment s’étonner que le climat de confiance soit assez médiocre ?

Pour une fois, nous avons donc une réponse : ce n’est pas encore la nappe qui déborde parking Abrioux.

Nous voilà rassurés. 

Pouvons-nous à ce propos hasarder une suggestion à nos édiles?

Suivre une formation : « comment communiquer avec humour ? »

  (*) CADA : La Commission d’accès aux documents administratifs est une autorité administrative indépendante chargée de veiller à la liberté d’accès aux documents administratifs et aux archives publiques ainsi qu’à la réutilisation des informations publiques.

Elle peut être saisie par les personnes (physiques ou morales) qui se sont vues opposer une décision défavorable en matière d’accès aux documents administratifs ou de réutilisation des informations publiques. La commission peut aussi être saisie, à titre de conseil, par les administrations sollicitées en ces matières.

Camélinat

MYSTÈRE PLACE ABRIOUX

  Images prises samedi 20/4/219 13.30

Mais d’où diable vient cette eau ?

D’un robinet laissé ouvert ?
D’une canalisation malencontreusement percée ?
De la pluviosité exceptionnelle de ces derniers jours ?

EN TOUS CAS, CERTAINEMENT PAS DE LA NAPPE PHRÉATIQUE !

On nous a répété, les uns, qu’elle était à 3 mètres de profondeur, les autres qu’elle était au-dessous du niveau du parking !

Et là, on n’en est encore qu’à 1,5 mètre environ !

Le mystère reste entier.
Et tous les jours, on pompe de bon cœur !


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Aulnay Environnement et les Arbres de l’ex-place Camélinat

Sur le site de la ville, on peut voir dans une vidéo avec quelle délicatesse certains arbres de la place ont été traités.  Pour une douzaine d’entre eux, on les voit soigneusement allégés des racines profondes et de leurs radicelles, leur pied ensaché avec un ou deux mètres cubes de racines, et chargés dans un camion. Destination : une pépinière où ils doivent « repartir ».

Nous pourrions crier victoire. Car c’est évidemment notre pétition qui a conduit la municipalité à entreprendre cette opération coûteuse. Il n’en a jamais été question avant la réunion privée de décembre organisée par la société Bouygues qui avait eu la bonne idée de nous inviter.  Là nous avons pu nous entretenir avec le responsable de la mise en pépinière, au passage très réservé sur les chances de reprise de la plupart de ces arbres. Les systèmes racinaires constituent en effet une masse végétale équivalente à celle des parties aériennes. Reconstruire tout le système racinaire n’est pas une tâche aisée pour un arbre d’une vingtaine de mètres. 

Tant mieux pour les survivants. Mais ce n’est pas ce que nous demandions. Nous voulions qu’ils restent là où ils avaient grandi, comme un ornement important de cette place.

Cet épisode est très révélateur des pratiques de communication de cette municipalité. Il n’est pas question pour elle de dialoguer, surtout pas d’associer les citoyens aux décisions. Une conception réellement démocratique, lors de la remise de notre pétition, aurait dû conduire à nous proposer une réunion pour nous dire : vous ne voulez pas de note projet, mais on va essayer de sauver une partie des arbres.  C’eût été une marque de respect pour les signataires de la pétition et ce « corps intermédiaire » que nous représentons.

Nous avons demandé la création d’une commission arboricole mixte, à vocation informative. Pas de réponse à notre lettre, mais verbalement, refus irrité et catégorique d’un maire-adjoint : il y a assez de réunions comme ça ! Où sont les arbres, pour combien de temps, combien de survivants : il nous faudra mendier ces informations.

arbres, Camélinat

Aujourd’hui, lundi 25 février 2019, fête de l’arbre place ex-Camélinat !

Venez nombreux !

On va faire leur fête aux tilleuls de la place !

C’est aujourd’hui que commence l’abattage !

Venez assister à la disparition d’un patrimoine centenaire 
au profit d’un parking souterrain de 6 millions d’Euros
financé par la ville pour les nouveaux immeubles sans parking !

Et bientôt, à la place, 7 superbes arbustes en pot !

Mais tout cela pour le bien des arbres, et le nôtre !

Camélinat

Parking Abrioux et autorité environnementale: Aulnay Environnement corrige la copie de la municipalité

Depuis trois ans, Aulnay Environnement est vent debout contre le projet de parking souterrain Abrioux. Depuis trois ans, par courrier, tract, manifestation, pétition (plus de mille signatures), l’association réclame en vain une concertation pour obtenir que le projet de piétonisation de l’ex-place Camélinat, qu’elle approuve, ne repose pas sur un aménagement qui ne tient aucun compte du patrimoine, de l’écologie et de la sécurité des personnes et des biens. A ses demandes, à sa proposition alternative de parking en silo sur le terrain de l’ancienne perception, la municipalité n’a répondu que par le silence ou la dérision.

Mais en soumettant son projet à l’autorité environnementale, la municipalité a indirectement reconnu le bien-fondé de nos objections. Sur tous les points en litige, elle a multiplié les omissions et les contre-vérités, parce qu’elle savait très bien que son projet était inacceptable sur le plan environnemental.

Conformément à la loi du 6 janvier 1978, Aulnay Environnement a décidé d’exercer son droit de rectification de la demande d’approbation du projet présenté par la municipalité à l’autorité environnementale. Le verdict de celle-ci devrait être sans appel : la copie est à revoir de fond en comble.

Actions, Camélinat

Courrier à l’autorité environnementale

Destinataire : DRIEE
Service du développement durable des territoires et des entreprises
Évaluation environnementale des projets
12 cours Louis Lumière
CS 70027
94307 Vincennes cedex

Objet : Réalisation d’un parking souterrain

Place ABRIOUX, Aulnay-sous-bois

N°d’enregistrement F1118P0204

Aulnay, le 22 janvier 2019

Madame, Monsieur

Nous avons pu prendre connaissance sur le site de l’autorité environnementale, d’une demande d’examen d’un projet déposé par la municipalité d’Aulnay-sous-bois. En tant qu’association envoironnementale agréée, dès que nous avons eu connaissance du projet en 2016, nous avons élevé un certain nombre d’objections qui n’ont jamais été prises en compte. En dépit d’une pétition que a recueilli plus d’un millier de signatures, aucune concertation avec les habitants du quartier n’a jamais été entreprise. Ces objections nous paraissent d’autant plus fondées que sur tous les points en litige, le dossier présenté par la municipalité présente des omissions ou des contre-vérités qui nous semblent révélatrices et que nous souhaitons porter à votre connaissance.

Chapitre 5 / Sensibilité  environnementale de la zone d’implantation envisagée.

Item 7 : Le projet se situe-t-il (…) dans un site patrimonial remarquable ?

A cet item, il n’est fait mention que de l’église Saint Sulpice, située à environ 1400m.

Dans la « Contribution au diagnostic du patrimoine de la Commune d’Aulnay-sous-bois », édité par le Conseil Général de Seine-Saint Denis en Juin 2008 , il est indiqué page 208, comme « élément d’intérêt patrimonial » : Place Camélinat. C’était, jusqu’à ce que la municipalité actuelle choisisse de la débaptiser, le nom de la place Abrioux. 

A l’exception d’une partie du collège du Parc, la place est en effet bordée d’immeubles qui tous remontent au début du XXe siècle, dont un immeuble particulièrement remarquable de style Art Nouveau, au 1, rue Paul-Langevin. Si la piétonnisation de la place peut contribuer à la mise en valeur de ce patrimoine, il est notable qu’à notre connaissance, aucune étude urbanistique pour organiser cette mise en valeur n’a été entreprise.

Item 9 : Le projet se situe-t-il (…) dans une commune couverte  par un plan de prévention des risques naturels ?

Dans la réponse à cet item, il n’est pas clairement indiqué que le site se trouve en zone de dissolution du gypse.

Chapitre 6.1 / Caractéristiques de l’impact potentiel du projet sur l’environnement

Item 2 : le projet impliquera-t-il des modifications prévisibles des masses d’eau soutterraines

A cet item, il est répondu par la négative. C’est là l’omission la plus grave. M. le préfet , à notre demande, avait invité la municipalité à répondre à nos inquiétudes. Dans un courrier du 12 octobre 2018 adressé au seul  préfet, le Directeur des Services indique à propos  de  la nappe phréatique qu’  « au droit de la place, son niveau est compris entre

-1,60m et -2,90m de profondeur. » Il est impossible qu’un cuvelage sur près de 1600 m2 et 5 mètres de profondeur soit sans impact sur la circulation des masses d’eau souterraines. D’autant plus que ce cuvelage s’ajoute à celui d’un immeuble de 45 logements actuellement en construction en bordure de la place, et qu’un autre immeuble du même type est prévu sur le côté sud de cette place.

Item 5 : Le projet est-il susceptible d’entraîner des destructions de la biodiversité existante ?

On remarquera sur les photos 1, 2 et 3 jointes au dossier la présence de tilleuls déjà visibles sur des cartes postales du début du XXe siècle. Ils sont actuellement au nombre de 20, et jusqu’à la révision du PLU de 2015, ils figuraient dans le patrimoine arboré du  PLU 2014. Si l’état de 4 à 5 individus justifie un remplacement, il est aisé de constater que cet ensemble arboré est de qualité. Il contribue fortement à l’agrément de la place. Il offre un refuge aux oiseaux nombreux dans ce quartier (mésanges charbonnières entre autres). Ce refuge est d’autant plus précieux après la disparition d’une dizaine de marronniers sacrifiés lors de la rénovation et l’agrandissement du collège riverain de la place. Sans parler de tous les arbres proches menacés par des projets immobiliers. Or le plan indique que tous ces arbres, peut-être à l’exception  d’un seul, doivent disparaître au profit de 7 arbustes en pot.

Aucune mention n’est faite de la destruction de cet ensemble arboré remarquable.

Item 11 : le projet engendre-t-il des déplacements / des trafics ?

Il est répondu que la place était déjà un parking aérien. A l’item suivant, il est indiqué que la capacité du parc prévu est un peu supérieure au parking qu’il remplace. C’est là pour le moins un euphémisme. On passe de 42 places à 101, soit plus qu’un doublement du trafic. Par ailleurs, ce trafic actuellement moins important se déroule à l’air libre, avec les meilleures conditions de visibilité. Dans le projet, les véhicules surgiront d’une rampe à la visibilité étroite, et déboucheront à l’angle de deux voies intensément parcourues par des scolaires et leurs parents. En effet, aux 600 élèves du collège riverain de la place s’ajouteront dès la rentrée prochaine plusieurs centaines d’élèves de primaire et de maternelle, la municipalité ayant décidé de reconvertir l’annexe abandonnée par le collège rue Louis Barrault, et distante de quelques dizaines de mètres de la sortie du parking souterrain projeté. 

Item 20 : le projet est-il susceptible de porter atteinte au patrimoine architectural et paysager

Si la disparition du parking aérien est un progrès, la suppression d’arbres centenaires constitue une atteinte sévère au patrimoine paysager. Atteinte qui pourrait être évitée par la création d’un parking en silo d’une capacité équivalente à celle du parking actuel sur un terrain proche et récemment libéré au profit de la municipalité, rue des Écoles.

Mais l’atteinte la plus grave concerne le patrimoine architectural, dont les fondations et les sous-sols risquent d’être impactés par les perturbations de la circulation souterraine des eaux. 80 propriétaires ont répondu au référé préventif et manifesté leur inquiétude.

Chapitre 6.2/ Les incidences du projet sont-elles suxceptibles d’être cumulées avec d’autres projets existants ou approuvés ?

A cet item, il est encore répondu par la négative. C’est là une autre omission grave. Sur la place, un grand immeuble en construction, un autre en prévision, doivent ajouter un cuvelage globalement équivalent à celui du projet. Et un troisième projet important est annoncé sur la rue Barrault, en prolongement de l’immeuble en construction.

Dans l’espoir que ces informations vous permettront d’avoir une idée plus juste de l’impact de ce projet, veuillez recevoir, Madame, Monsieur,  nos meilleures salutations.

Pour le bureau d’Aulnay Environnement,

Le Président, René-Augustin BOUGOURD

Actions, Nouvelles Constructions, plu

La devise à Aulnay-sous-bois : Circulez, y’a rien à voir !

Vous êtes effrayés par la prolifération des constructions sous une municipalité qui a promis tout le contraire ? Vous voulez consulter et étudier les permis de construire ?

Sachez que tout sera fait pour vous décourager !

Exemple : le secrétaire général d’Aulnay Environnement et le permis de construire du parking Abrioux.

17 décembre : le permis est signé. L’association dispose de deux mois pour déposer un recours,  à partir du moment où ce permis est affiché.

27 décembre : demande de copie du permis.

4 janvier : sans réponse, nouvelle demande, par mail et par téléphone.

9 janvier : nouvelle relance.

10 janvier :  lettre du service juridique donnant les conditions pour la copie. Elle est payante, on doit préciser combien de copies on veut, en noir ou en couleur. La ville établira alors un « décompte des sommes dont le règlement sera effectué par chèque. Une fois que ce paiement sera effectué, l’exemplaire sera communiqué. »

C’est ce qui s’appelle de la simplification administrative. On peut compter sur le zèle du bureau des permis pour faire durer les choses encore quelques semaines, le temps que le délai pour le recours soit dépassé.

On nous dira : pourquoi ne pas se contenter de consulter sur place ?

Sous les précéntes municipalités, le service des permis n’était fermé que 2 demi-journées par semaine. À présent, c’est l’inverse : il n’est plus accessible au public que 2 demi-journées. Autrefois, on était reçu dans le bureau même. À présent, on doit prendre un ticket à l’accueil et attendre le bon vouloir des responsables. L’attente peut être interminable pour l’associatif ou le riverain. Le promoteur, lui, prendra rendez-vous.

Voilà comment on peut vider de son contenu l’obligation de publicité.

Autre exemple : l’affichage du permis de démolir de l’ancienne piscine.

Le permis a été signé le 18 octobre. L’affichage sur les lieux n’a été effectif qu’en janvier, pour une démolition qui doit commencer le 21 janvier. Aucune autre annonce nulle part. Cette fois, l’obligation de publicité a été clairement ignorée.

Restreindre au  maximum l’accès à l’information au profit de la communication la plus biaisée possible est devenu une pratique si systématique qu’on parvient à créer des problèmes qui n’auraient pas lieu d’être.

Si la population du quartier avait été correctement informée, aurait-on laissé s’entasser les sacs de déchets d’amiante à proximité de l’école Paul Eluard ? N’aurait-il pas été préférable de veiller à ne pas nourrir l’angoisse légitime des parents, et à ne pas réveiller le traumatisme du l’usine CMMP, avec un écho jusque dans les colonnes du Parisien ? Comprendra-t-on enfin combien ces pratiques si peu démocratiques sont finalement contre-productives?

Cette pratique du pouvoir fondée sur le mépris des citoyens n’est plus supportable !

Aulnay bouge, mais pas pour vous !

Camélinat

À la mairie d’Aulnay, opacité à tous les étages

Rendre publics des documents légalement accessibles à tous,
cela fait mal, très mal, du côté de la Mairie.

Nous venons d’apprendre par Aulnaycap que Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision de refus de communication opposé par la Mairie d’Aulnay-sous-Bois à Hervé Suaudeau concernant des pièces relatives au financement municipal de certaines associations confessionnelles.

Ce qui est particulièrement révélateur d’une attitude systématique, c’est ce détail : « À l’audience, la défense du Maire jurait finalement qu’ils allaient envoyer au juge les documents manquants. Le juge a fait cette cinglante réponse : « ce n’est pas à moi qu’il faudrait envoyer ces documents, mais à M. Suaudeau ».  

À nous,on a joué à peu près la même comédie. Aulnay Environnement écrit au Préfet pour qu’il impose au Maire de dissiper toute l’obscurité entourant depuis deux ans le projet de parking Abrioux, et réponde à nos questions. Le Préfet appuie notre demande, et le Maire répond au Préfet, sans rien communiquer à Aulnay Environnement ! On nous dit alors : « mais c’est au Préfet de vous écrire !». Le Préfet n’ayant pas fait son travail de petit télégraphiste, la Mairie s’en lave les mains. Mais comme on est magnanime, on nous remet de la main à la main, le 10 décembre, lors d’une réunion organisée par la société Bouygues, une copie de la lettre au Préfet datée du 12 octobre !

  Un comportement digne de cour de récréation. 

Que retenir de la réponse au Préfet ? Loin d’être une réponse à nos demandes, c’est une mise en cause de notre démarche, reprenant le contenu polémique de l’article paru début octobre dans le blog AulnayLibre, (fondé par l’actuel adjoint au budget) avec son lot d’affirmations gratuites (parking en silo de 6 niveaux que nous n’avons jamais demandé) et fausses (nous n’avons jamais prétendu que la place était classée, mais reconnue d’intérêt patrimonial), etc

Seule nouveauté : nous avons enfin une information sur les sondages effectués sous la place. Le niveau de la nappe phréatique sous la place est compris entre 1,60 et 2,90 mètre de profondeur. Lors de la réunion organisée à Bouygues pour les commerçants, l’architecte a prétendu que la nappe était sous le niveau du parking. A moins qu’il s’agisse d’un parking pour Dinky Toys, il est bien clair que la nappe, contrainte par le cuvelage du parking, va devoir se répandre tout autour, vers les propriétés voisines. Notre première objection contre ce parking n’est donc en rien invalidée, les piézomètres étant bien incapables de retenir les inondations de sous-sols. 

Quant à la sécurité des scolaires :le parking souterrain serait une garantie de sécurité. On ne voit pas comment une voiture lancée pour monter une rampe de sortie d’un parking serait moins dangereuse qu’une voiture circulant sur un parking aérien, avec une bien plus grande visibilité. D’autant que la sortie du parking reste au même endroit, face à un croisement que traversent les centaines d’enfants se rendant non seulement au collège, mais aussi prochainement à l’école élémentaire. Amélioration de la sécurité, zéro !

A quand la mise en œuvre du slogan : Aulnay respectueuse ?

Camélinat

MIC-MAC ET PATAQUÈS Ou l’information à la mode de chez nous

Rappel des épisodes précédents : transformer profondément le quartier de l’ex-place Camélinat au profit d’un immobilier collectif de standing, autour d’un parking souterrain de cent places, tel est l’un des grands projets de la municipalité. Inquiétude des riverains en voyant partout travaux,  palissades et rues barrées. Contrairement aux promesses faites lors de la campagne électorale, aucune consultation des habitants n’a été organisée. Les visuels de la future place publiés dans le bulletin municipal ne correspondent pas à ceux des permis de construire validés en Mairie.  Depuis deux ans, Aulnay Environnement réclame en vain que les habitants soient consultés. Le Maire reste sourd à une pétition de plus de mille signatures demandant d’épargner les tilleuls de la place. Nous avons fini par écrire au Préfet pour dénoncer l’opacité et les divers dangers du projet de parking souterrain. Celui-ci a demandé au Maire de répondre enfin à nos demandes d’éclaircissement, et brusquement, les choses semblent se précipiter.

Episode 1. jeudi 6 décembre, 14h43 : le Président d’Aulnay Environnement reçoit un appel des services du développement économique pour le convier à une réunion lundi 10 décembre, salle Averino, où Bouygues doit présenter son projet de parking. On lui annonce l’envoi d’un mail d’invitation qui n’est jamais venu. Le lendemain, il appelle pour demander une confirmation, demande qui reste sans suite.

Episode 2 : vendredi 7 décembre, 11h33 : Appel d’une représentante de Bouygues pour inviter le président à ce qui paraît être la même réunion. Mais on ne sait encore rien du lieu, l’envoi de l’invitation incombant à la mairie d’Aulnay. En revanche, la réunion ne portera que sur les sujets relevant de la compétence de l’entreprise. A la demande du Président, il est répondu qu’il peut venir avec quelques membres du bureau de l’association.

Episode 3 : vendredi 7 décembre, dans l’après-midi. Considérant que cette réunion ne peut faire office de réponse de la municipalité à la lettre du Préfet, Aulnay Environnement adresse aux blogs un premier message contenant cette lettre et annonce la date de la réunion qu’il imagine être publique, et le lieu qu’il croit être Averino. Rappelons qu’aucune invitation écrite ne lui a été communiquée.

Episode 4, vendredi 7 décembre, 15h10. Appel du Directeur Général des Services techniques : la réunion se doit se faire en réalité au restaurant La Bottega, place Abrioux. L’appel des services techniques est probablement dû à une confusion avec une réunion à Averino destinée aux seuls commerçants. Le Directeur Général se fait l’intermédiaire de Bouygues pour me demander les noms des personnes de l’association qui comptent venir. Le Président donne quatre noms de membres du bureau, dont le sien.

Episode 5, même jour, 19h41. SMS du Directeur Général des Services techniques. Selon l’entreprise, «pour des raisons organisationnelles et du nombre de personnes invitées,  il est souhaitable qu’une seule personne représente votre association ».

Episode 6, 19h54. Réponse par SMS du Président d’Aulnay Environnement : « C’est bien pour ça qu’il est absurde de faire cette réunion dans un restaurant ! Une information digne de ce nom doit être autrement ouverte ! »

Episode 7, 19h55. SMS du Directeur Général des Services techniques. Il fait part de son « étonnement et de son incompréhension » Il ne comprend pas « pourquoi il est fait mention dans le blog de Monaulnay d’une réunion privée organisée par une entreprise dans un lieu privé. » Le Président d’Aulnay Environnement tombe des nues. Jamais il n’avait imaginé que cette réunion qui concerne des milliers d’Aulnaysiens devait se dérouler à huis clos ! D’où un nouvel envoi aux blogs, avec correctif.

Episode 8, 20h06. SMS du Président d’Aulnay Environnement : « Je ne veux pas être désagréable avec vous, mais vous avez vu ce qui se passe dans le pays, cette insistante attente de vraie démocratie ? »  

Camélinat

Le préfet de Seine-Saint-Denis répond à notre lettre concernant le parking Abrioux

Le préfet de Seine-Saint Denis semble avoir été sensible à notre lettre du 12 octobre exposant tous les dangers présentés par le projet de parking Abrioux (risque de dissolution du gypse, proximité de la nappe phréatique, intense circulation de scolaires, inadaptation du réseau viaire, abattage de tilleuls centenaires) et les manquements aux règles démocratiques qui entachent ce projet (absence de consultation des habitants, opacité complète du projet).

Il est demandé au Maire de répondre enfin à toutes nos demandes d’information, incessantes depuis deux ans.

Par courtoisie, nous avons laissé un délai à la municipalité pour répondre à cette demande.

Mais à ce jour rien n’est venu.
lettre
Coïncidence : nous venons de recevoir une invitation à assister à une réunion d’information organisée par le groupe Bouygues qui a remporté l’appel d’offre,

lundi 10 décembre 2018, à 19h30, à La Bottega (en somme, dans l’intimité !)

Il va de soi que cette réunion ne saurait faire office de réponse de la municipalité à la demande du Préfet. En effet, nos demandes d’explication qui portaient, au stade du projet, sur le respect du patrimoine et la prise en compte d’une solution alternative, puis une fois les travaux achevés, sur la mise en péril de la sécurité des personnes et des biens, ne relèvent pas de la compétence de l’entreprise, mais du seul Maire.

Nous attendons donc que la municipalité donne les réponses que nous attendons légitimement, dans un esprit conforme à une vie démocratique communale normale.