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Largeur des trottoirs / Lettre au Maire

Aulnay, le 05 mai 2022

A l’attention de Monsieur le Maire d ‘Aulnay sous Bois

Copie :

Madame Valenton EPT Terre d’Envol 1ère Vice-Présidente de la Commission Développement, Renouvellement Urbain et Habitat

Monsieur le Préfet du département de la Seine saint Denis

Madame la Ministre de la Transition Écologique

Nous venons une fois de plus vous signaler que la largeur minimale des trottoirs n’est pas respectée dans le cadre du permis de construire concernant l’immeuble situé à l’angle de la rue de Bondy et de la rue Tournadour.

En effet, bien que cette largeur ne soit pas indiquée explicitement sur le permis, on en déduit comme on peut le voir sur la photo ci-contre et le plan ci-joint qu’il n’en subsistera que 75 cm.

Cette largeur, non conforme à l’article 45 de la loi du 11 février 2005, est parfaitement incompatible avec la circulation des PMR.

Nous déplorons que la municipalité de profite pas, comme toutes les communes environnantes, des nouveaux projets immobiliers pour rendre les trottoirs conformes à la législation, et notamment dans la rue de Tournadour particulièrement étroite comme on peut le voir sur cette photo.

Dans le même cadre, nous souhaitons connaître la position de la municipalité concernant le « Plan de mise en Accessibilité de la Voirie et des Espaces public : « PAVE » qui aurait dû être mis en œuvre avant le 23 décembre 2009.

Nous vous remerciant d’avance de votre retour sur le sujet général des projets d’urbanisme de la ville au regard de l’adaptation de celui-ci a l’espace urbain tourné vers la mobilité douce et plus particulièrement vers les personnes à mobilité réduite.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments respectueux

Pour le bureau ,

Compte-rendus

Compte-rendu de la réunion du Conseil d’Administration du 25 mars 2022

Le président ayant une représentation artistique mardi 5 Avril, la réunion a eu lieu, exceptionnellement, en avance à son domicile.

Présents : René-Augustin BOUGOURD, Christian BAUSSON, Daniel QUEMENER, Stéphane SCHURCK, Robert HALIFAX, Jean-Louis KARKIDES, Christian Schaal, Jean-Louis SOLBES

Excusés : néant

Ordre du jour :

  • Point sur les conseils de quartiers
  • Point sur le PLUI de Paris terre d’envol
  • Point sur le budget participatif du Département
  • Divers

 

Point sur les conseils de Quartier

Quartier Prévoyant :

  • Laiterie Garcelon : Un projet semble en cours, avec même un espace restauration, le conseil de quartier n’a pas été consulté.
  • Résidence personne âgée Croix blanche : il est en question dans les tribunes politiques du dernier Oxygène, sous la plume de la conseillère municipale déléguée au plan santé qui a eu la chance de consulter le dossier.  Ce qui n’est pas le cas, encore une fois du conseil de quartier, ni même pour une information aux riverains. Rappelons que le précédent projet, une résidence mixte de petit logements anciens / jeunes, a pourtant été refusé il fut un temps par une levée de boucliers du quartier.
  • A propos de résidence senior, nous nous posons la question du devenir de la résidence « les cèdres » idéalement située en bordure de canal, proie facile pour les promoteurs. Ainsi que de la navette Bus 635 conçue au départ pour desservir cette résidence et faciliter le déplacement des anciens.
  • Espace Avérino. Il semble qu’il soit prévu de transférer les associations vers les anciens locaux de la DDE en bordure du canal. Ce lieu est très excentré, assez vétuste, ne semble pas idéal pour permettre un accès facile et sécurisé.  Comme pour les autres points aucune information ne parvient au conseil de quartier.

Quartier Centre -Gare

  • Le problème de la disponibilité du service urbanisme a été abordé. Les permis sont désormais affichés dans le hall du centre administratif ce qui est un plus, mais le manque de moyens de contrôle des services de l’urbanisme a été rappelé
  • Autres sujets : La propreté et le mauvais état des trottoirs et voiries

Pour les membres de ces deux quartiers, l’impossibilité d’interaction et de communication entre les différents conseils de quartier n’est pas une bonne chose pour une vision générale des besoins et projets sur la ville.

Le règlement des conseils de quartier de 2014 n’est pas suivi, ceux-ci étant plus un faire-valoir de l’équipe municipale en place, plutôt qu’une force de proposition.

Point sur le PLUI paris terre d’envol

La forte participation d’Aulnaysiens (26%)  à cette réunion intercommunale  a permis de sensibiliser les responsables sur l’image d’Aulnay notamment en manière d’urbanisme.

Le registre des commentaires s’ouvrira en avril suivi d’ateliers thématiques participatifs.

Voici les premiers commentaires que nous allons apporter

  • Dans quelle mesure et de quelle façon, le projet de PLUI prendra en compte les conclusions du Plan Local de Mobilité, tel qu’il a été présenté lors de la réunion publique du 08 février. En effet ce plan prévoit entre autres des infrastructures dédiées aux itinéraires cyclables et globalement aux mobilités douces qui nécessiteront un élargissement de l’espace public.
  • Plus spécifiquement sur le territoire de la ville d’Aulnay sous-bois, ville ayant hérité d’une structure pavillonnaire à chaussées et trottoirs étroits : le PLUi imposera-t-il un élargissement des trottoirs à l’occasion de nouvelles constructions, afin de rendre ceux-ci conformes à la législation qui définit une largeur minimale de 1,40 m libre de tout mobilier urbain (décret n° 2006 1658 du 21 décembre 2006) ?
  • Il est par ailleurs à noter que la plupart des autres villes de l’EPT Terres d’Envol profite de la construction de nouveaux immeubles pour élargir les trottoirs au droit de ces constructions. De plus il parait logique d’agrandir l’espace public proportionnellement à l’augmentation de densité de population.
  • Pourrait-on prévoir au sein du PLUi un inventaire et la préservation des arbres remarquables du domaine privé des communes de l’EPT ? En particulier sur la commune d’Aulnay sous-bois un nombre non négligeable de chênes plus que centenaires issus de l’ancienne forêt de Bondy sont présents dans le domaine privé et par ailleurs classés comme « arbres remarquables » par le département.

Action Daniel.Q

Point sur le budget participatif du Département

Sur cette réunion, il est alloué un budget de 125000 € par canton, Aulnay-sous-bois représentant un canton, pour des projets dans les compétences du département.  (https://jeparticipe.seinesaintdenis.fr)

En synthèse : « Vous voulez voir plus d’art dans la rue ? Améliorer un espace d’accueil au public ? Préserver la biodiversité de votre Département ? Vous avez d’autres idées ? Si vous avez plus de 11 ans que vous habitez, travaillez ou étudiez en Seine-Saint-Denis, déposez votre projet sur cette plateforme. S’il est réalisable, il sera soumis au vote des personnes de plus de 11 ans qui vivent, travaillent ou habitent en Seine-Saint-Denis. Les projets élus seront financés par le Département. »

La dépose des projets à lieu du 7 mars au 15 mai.  Il y aura ensuite un vote pour choisir les projets. Du 15 septembre au 22 Octobre

Le bureau (1) ou son président en sa qualité de rapporteur de Conseil de Quartier (2), vont déposer deux projets :

  1. Pour le collège du Parc, la création d’une fresque sur le vilain mur aveugle en crépi gris du collège du Parc, rue du 14 juillet, avec proposition, du thème du 14 juillet. À minima de panneaux photos. Cela pourra permettre d’inclure les élèves du collège dans une action civique de vote, et pourquoi pas de choix pour la réalisation de la fresque sous un format moderne, street-art ou photos.
  2. D’un panneau 4X5 vantant la sauvegarde des arbres remarquables sur les terrains privés placé au CMP Vercingétorix ou sur la D115

Action René.Augustin.B

Divers

  • Le bureau va essayer d’obtenir des informations sur l’aménagement provisoire de la place du marché du quartier Mitry-Ambourget et sa suite de rénovation Urbaine
  • Ce nouveau PNRU piloté par Paris Terre-d’envol (publication en lien ici)  et initié depuis 2014 reste assez confidentiel sur le nombre de bâtiments supprimés.
  • Bien que dans ce document la première adjointe démente une certaine « gentrification » on peut se poser à priori la question du relogement sur Aulnay des locataires habitants ce quartier, certains depuis fort longtemps.
  • Rue Tournadour, Avec la nouvelle résidence en construction. Rendre la rue piétonne ? sauf riverains, ou élargir le trottoir ! Cette rue est très fréquentée le matin par les enfants qui vont à l’école République ou au Parc (report réunion 8/3/22)
  • Essayer de contacter la CNIL pour demander quelles sont les restrictions d’échanges d’informations personnelles entre membres élus d’un conseil représentatif (conseil de quartier) Action jean-louis.S
Archives, plu

Une certaine constance.

Certains ne sont pas Aulnaysiens depuis si longtemps, ou n’étaient pas nés.

Pour connaitre ce tract, disponible en annexe, pour une mobilisation des aulnaysiens pour le Plan d’occupation des sols. 

Déjà en 1990 . Depuis le plan d’occupation des sols est devenu plan local d’urbanisme, mais la mobilisation est toujours, voire plus qu’hier, nécessaire.



Tract déjà, aussi pour la sauvegarde de notre patrimoine, là, la villa Louvel

Mais ce texte, issu de la première mouture de notre association, montre indéniablement, une certaine constance dans notre action, ainsi qu’une persévérance pour prévenir les Aulnaysiens.

On peut dire que nous sommes des lanceurs d’alerte.

Là, c’est historique.

Récemment notre étude du premier projet Val Francilia, décidé encore une fois par un cabinet extérieur à la ville, et la prise de conscience locale qui s’en est suivie, a permis de sauver de la casse le Parc Ballanger,  et surtout d’envisager la mise en œuvre d’un projet plus logique, après des retours critiques des administrés.

Les années défilent, et le plan local d’urbanisme est toujours un sujet d’actualité.

Il semble, qu’encore une fois, un aiguillon ait piqué l’équipe municipale, puisqu’une révision du catastrophique PLU précédent, est annoncée par l’équipe municipale. Pour sauver ce qui peut encore l’être ?

Comme hier nous réitérons notre slogan :

« AULNAYSIENS, AULNAYSIENNES MOBILISEZ VOUS POUR LE PLU ! »

Nous espérons que cette révision sera vraiment démocratique et interactive avec la population et pas un saupoudrage sur quelques rues pour plaire à quelques amis d’Aulnay pour pouvoir dire :

« On a corrigé le PLU ! »

Aurons-nous comme il fut un temps, un bulletin municipal spécial PLU ?
Avec fiche de retour pour l’enquêteur associée, explication claire des zonages et un plan général de la ville associé ?

Ou mieux, pour une ville numérique, en plus un site internet dédié, pour dématérialiser les demandes et remarques ?

On peut espérer que cette fois les Aulnaysiens vont s’emparer de cette concertation, exiger des immeubles en retrait des trottoirs, des rues avec de vrais trottoirs, une charte de la sauvegarde des arbres remarquables, une harmonie architecturale incluse dans le PLU. Bref presque tout revoir !

Pour terminer sur notre constance, puisque le passé rejoint le présent, nous terminerons en vous demandant comme il y a 30 ans de vous impliquer dans cette concertation : plus nous serons nombreux, plus notre ville gardera son charme.

Nouvelles Constructions

Défense de la zone pavillonnaire : Les bonnes résolutions de la municipalité

Ces jours-ci, les Aulnaysiens ont pu découvrir dans leur boîte aux lettres un document très prometteur :

Les alertes lancées par des collectifs de riverains et par Aulnay Environnement semblent porter leurs fruits : la municipalité se souvient de ses promesses de protéger la zone pavillonaire !

Grâce à ces alertes, elle prend conscience qu’un peu partout, les règles du règlement qu’elle a voté sont allégrement bafouées par des constructeurs qui semblent penser que tout leur est permis.

  • Il faut donc croire qu’elle va s’en donner les moyens, et augmenter les effectifs de sa « police de l’urbanisme ». À notre connaissance, ce service comprend deux personnes : un chef multicasquettes et un employé municipal.
  • Elle va donc se saisir des nouveaux pouvoirs de police conférés aux maires par le nouvel article L.481 du code de l’urbanisme qui a déjà deux ans ( 27 décembre 2019 !) :

Procès-verbal d’infraction (à transmettre sans délai au parquet)
• Procédure contradictoire avant mise en demeure
• Mise en demeure avec délai adapté à la situation
• En cas de non-exécution à l’issue de ce délai, nouveau contradictoire
Arrêté motivé prononçant l’astreinte, d’un montant adapté à la situation et ne dépassant pas 500 euros par jour et 25 000 euros au total

CEUX QUI PRÉTENDAIENT QUE LA MUNICIPALITÉ NE POUVAIT RIEN FAIRE EN SERONT POUR LEURS FRAIS :

POURVU QUE CETTE BELLE INTENTION NE SUBISSE PAS LE SORT DE TROP DE RÉSOLUTIONS DE DÉBUT D’ANNÉE !

(On remarquera que la participation des Aulnaysiens est sollicitée. Faut-il croire que logiquement, cela s’étendra aussi aux Conseils de quartier, où l’initiative et la force de proposition sera accordée aux habitants, comme le prévoit le règlement voté en Conseil Municipal ?)

Nouvelles Constructions

Le grand n’importe quoi des permis de construire

Jusqu’ici, Aulnay Environnement, à l’écoute des Aulnaysiens, s’est surtout inquiété de la multiplication des projets immobiliers, qui la plupart du temps :

  • Sont dotés de balcons débordants et dressés en bordure des trottoirs (dont les largeurs sont déjà souvent en deçà de la largeur réglementaire) sans que l’on saisisse l’occasion de les élargir, d’où encombrement par les poubelles et augmentation des difficultés de circulation pour les jeunes parents et leurs poussettes, les personnes âgées et leurs chariot de courses et toutes les personnes à mobilité réduite
  • Sont surdimensionnés pour rentabiliser au maximum la surface, ce qui augmente sans contrôle le nombre d’habitants, de véhicules et donc de difficulté de la circulation  automobile, et d’augmentation du danger pour les piétons et les cyclistes
  • Sont dotés de parkings souterrains qui s’étendent sur toute la surface de la parcelle, et donc ne respectent pas l’obligation de 40% de la surface en pleine terre, la mince couche destinée à une pelouse posée sur la dalle couvrant le parking n’assurant évidemment pas une fonction d’infiltration des eaux de pluie vers la nappe, tandis cette même nappe, contrainte par les cuvellements étanches des parking, va se répandre vers les constructions plus anciennes.

Nous dénonçons depuis longtemps cette dérive qui témoigne d’une absence totale de réflexion d’ensemble sur l’urbanisme et les conditions de vie des habitants.

Au moins le programme municipal se targuait-il de « protéger la zone pavillonnaire ». À leur grand dam, les habitants découvrent enfin que ce n’est qu’une promesse dépourvue de tout moyen de la faire respecter.

Chaque semaine, on découvre au milieu des pavillons des travaux engagés sans respect des règles d’urbanisme, qui privatisent sans vergogne l’espace public, mettent en danger les constructions environnantes ou des projets qui implantent des immeubles collectifs changeant radicalement la nature d’un quartier.

Aulnay Environnement souhaite deux changements profonds concernant l’urbanisme : 

  • L’accès facilité aux permis de construire. Pour les consulter, on doit se rendre en Mairie, aux heures d’ouverture, ce qui est une contrainte, surtout en temps de pandémie. IL FAUT DONC D’URGENCE QUE L’OBLIGATION LÉGALE DE PUBLICITÉ DES PERMIS DE CONSTRUIRE SOIT ASSURÉE SYSTÉMATIQUEMENT PAR VOIE ÉLECTRONIQUE, ET QU’ILS SOIENT CONSULTABLES SUR INTERNET. C’est très facile : tous les documents sont obligatoirement envoyés en Mairie sous forme électronique.
  • une véritable police de l’urbanisme, dotée des moyens d’arrêter des travaux non conformes aux règles.

CE N’EST PAS AUX RIVERAINS D’ASSURER SEULS LA SURVEILLANCE !

LA VILLE DOIT SE DOTER DES MOYENS DE SURVEILLER LES TRAVAUX

ET DE LES ARRÊTER LORSQU’ILS NE RESPECTENT PAS LES RÈGLES D’URBANISME !

Rue Blanqui, la totale :
affichage lacunaire,
détournement du règlement et du permis de construire,
nombreux empiètements sans autorisation sur le domaine public.
(pour plus de détails, voir autres articles sur ce blog)
Nouvelles Constructions

Sous le masque du « Bon père de famille »

Cette fois, avec les annonces du dernier Conseil Municipal et la vente programmée de l’espace Averino, les yeux des Aulnaysiens vont-ils enfin s’ouvrir ?

Il y a 3 ans seulement, le Maire inaugurait cet « espace multiservice » joliment bariolé, destiné aux associations et à la démocratie de proximité, et vantait son action : « on m’avait dit que ce n’était pas possible, je l’ai fait ! » (il parlait aussi du « nouveau pont de la Croix Blanche », autre fierté municipale). Les associations (mais pas Aulnay Environnement)  bénéficiaient enfin d’un espace digne d’une ville de 86000 habitants, encore insuffisant pour les 600 associations, mais moderne et en bon état. Bravo au « bon père de famille » !

Hélas, dans son besoin effréné de construire, le Maire va allégrement sacrifier l’Espace Averino au profit d’un programme immobilier de 120 logements ! On promet de reloger les bénéficiaires, au prix d’un complexe jeu de chaises musicales, un service chassant l’autre, dans des locaux dispersés, chaque fois plus petits et plus incommodes. Fini les facilités de parking Espace Averino (Le Parisien, 3 juin 2018)!

Voici, allée Circulaire, le nouvel espace associatif de remplacement : un baraquement qui a déjà quelques décennies (qualifié alors de locaux « vétustes ») et que l’École d’Art Claude Monet avait certainement été bien heureuse de quitter.  

Exit « le bon père de famille ». On se croirait chez Jules Renard, dans la peau de « Poil de carotte », face à la redoutable madame Lepic. Ou chez Victor Hugo, avec les Thénardier. 

Quant à la « démocratie de proximité », cette coquille soigneusement vidée a-t-elle vraiment besoin de locaux ? Il suffit de rappeler que la semaine précédente a eu lieu le conseil du quartier concerné, et que ce projet immobilier qui allait le chambouler a été passé sous silence, au profit d’un long exposé de Veolia destiné à nous apprendre que l’eau du robinet était cent fois moins chère que l’eau en bouteille et « très peu calcaire » (sic !).

On ne peut imputer l’énorme opération immobilière à la pression des promoteurs ; c’est bien notre élu qui leur offre notre ville sur un plateau. C’est l’EPFIF (Établissement Foncier de l’Ile de France) qui rachète les pavillons du quartier autour de l’Espace Averino, EPFIF dont notre maire est vice-président !

La destruction de notre paysage urbain et de notre qualité de vie, voilà le prix à payer contre la promesse de ne pas augmenter les impôts locaux. La corrélation est évidente : on déroule un tapis rouge aux promoteurs, mais on les invite aussi à contribuer un peu plus au financement de la ville, en doublant la taxe d’aménagement. Ce qui n’empêche pas de contracter de nouveaux prêts.

Le béton s’étend, le trou budgétaire se creuse.

C’est donc cela : « une gestion de père de famille » ?

ValFrancilia/Ballanger

Le show des grands projets…

Mercredi et jeudi soir, à l’Espace Peugeot, (pour les Aulnaysiens, au Diable Vauvert) show à l’américaine pour la présentation des Grands Projets de la municipalité. Pour qui ? Par pour les habitants, pas pour les contribuables, pas davantage pour les représentants des assemblées de la « démocratie de proximité » (Conseil économique, Social et Environnemental, Conseil consultatif des Aulnaysiens Retraités, Conseil de quartier, Conseil Citoyen, Conseil municipal de Jeunes), et encore moins pour les élus municipaux qui ont le tort de ne pas faire partie de la majorité, et surtout pas pour les associations qui s’intéressent au devenir de la commune. C’était juste pour les « Agents économiques » ! On reste entre « professionnels ». Dormez, bonnes gens, on s’occupe de tout !

Que pouvait-on y apprendre, qui concerne directement les Aulnaysiens ? À vrai dire, peu de choses :

  • Le projet d’un commissariat avenue du Maréchal Juin, après avoir promptement enterré le projet de la précédente municipalité de gauche : 5 ans de perdus, au bas mot. Espérons qu’on veillera à préserver la « villa Chansonia »  abritant l’actuel commissariat.
  • Sur le terrain de l’Hôtel des Impôts, avenue de la Croix Blanche, une résidence senior, dont on parle depuis des années, mais qui se heurte à d’énormes problèmes de coût.

    Quant à Val Francilia, cheval de bataille de la précédente mandature, voilà ce qu’ont pu voir les « agents économiques (nous attendons que cette image soit publiée sur le site de la ville) :

Côté positif : le projet ressemble de façon troublante à la synthèse des contre-propositions faites en 2019 par les associations ABC et Aulnay Environnement. Au lieu d’urbaniser 1/5e du parc Ballanger, on réaménage ses abords et rénove les zones industrielles proches. Notre mobilisation aurait payé ? Notre maire reviendrait-il à la raison ?

Mais à y regarder de près, la zone du projet (en bleu) déborde toujours sur le parc, (zone apparaissant en vert) avec ce « quartier hybride » ! Le projet aberrant de construire des logements à proximité d’industries potentiellement dangereuses avec un fort trafic de poids lourds (Chimirec, logistique), en bordure d’autoroutes et dans l’axe des pistes des aéroports n’est pas encore abandonné. Restons vigilants !

Sur Aulnaycap, le Maire ne dit mot de tout cela, ni des promesses électorales (salle des fêtes, médiathèque) ni du bétonnage galopant (qui va redoubler sous cette mandature), ni du massacre des arbres par les promoteurs. Mais ce dont il est particulièrement fier, au même titre que de son centre aqualudique hors de prix, c’est de la place Abrioux « revégétalisée » ! Non, Monsieur le Maire, remplacer des tilleuls centenaires dispensateurs d’ombre et de fraîcheur en été, et coupant les vents glaciaux en hiver pour les  remplacer par des oliviers en pots, des colonnes métalliques et de chênes-lièges malingres, ce n’est pas de la «revégétalisation » ! 

Et de quel centre de santé est-il question, quand le CMES a été privé d’un nombre important de ses services ?

PROCÉDÉ CLASSIQUE DE LA « NOVLANGUE » : AFFIRMER LE CONTRAIRE DE CE QUE L’ON FAIT !

Nouvelles Constructions, plu

Comment notre ville s’en va…

« Défense de la zone pavillonnaire », nous avait-on promis. Mais les promesses ne valent que pour les naïfs qui veulent y croire.  Un nouveau projet immobilier est apparu au milieu d’une zone qu’on pourrait penser pavillonnaire, puisqu’en effet, on n’y voit que des pavillons, et surtout leurs précieux jardins. C’est sans compter sur les surprises du zonage, dont il faut rappeler qu’il n’a jamais été soumis  à concertation dans le nouveau PLU de 2015. Une concertation – rideau de fumée, car l’essentiel, le règlement de chaque zone est également resté à la seule discrétion du pouvoir municipal. C’est ainsi qu’une vaste zone UD autour des « axes structurants » est accessible à la construction d’immeubles de 3 étages. On ne peut donc rien opposer à la construction de gros pavés collectifs au milieu du tissu pavillonnaire, comme ici, un immeuble de 14 logements au 14 rue de Belfort.

Il s’agit là d’un mouvement irréversible, et d’une mutation profonde de notre commune : d’ici quelques années, un front continu d’immeubles collectifs (Vive « l’esprit village » !). Or le charme d’Aulnay tient à l’importance de cette zone pavillonnaire, aérée et lumineuse, avec ici et là, en particulier dans les quartiers centraux, des pavillons patrimoniaux avec de grands jardins, qui font l’agrément d’un paysage urbain que tous traversent pour se rendre au marché ou à la gare. Un tel immeuble est un puissant cheval de Troie. Chacun peut se douter que tôt ou tard, les Aulnaysiens qui voient disparaître ces aspects qualitatifs de leur quartier choisiront de s’en aller, et vendront aux promoteurs qui n’attendent que cela.

Certes, il faut bien que la ville évolue et réponde à la demande de logements. (Qui promettait de contenir sa croissance en dessous des 100 000 habitants ?)

Mais cette évolution devrait être contrôlée, en tenant compte des contraintes naturelles, qui invitent à lutter contre l’imperméabilisation des sols. Ici, les 700 m2 d’une parcelle couverte de végétation, arbres et arbustes, vont être presque totalement minéralisés : 1/5e seulement sera encore « en pleine terre », c’est-à-dire capable de laisser s’infiltrer l’eau des précipitations. Et le cuvelage du parking souterrain rabattra la nappe vers les constructions voisines, jusqu’à ce que tout le quartier soit largement imperméabilisé, et que les problèmes d’inondation deviennent dramatiques.

Mais qu’attendre d’une municipalité dont la devise pourrait être :

« après nous, le déluge » ?

arbres

Lettre au maire , recours le Camus

        Monsieur Beschizza

    Maire d’Aulnay-sous-bois

                                                                                          Aulnay, le 27 Juillet 2021

Monsieur le Maire,

Par la présente, nous déposons auprès de vous un recours gracieux pour surseoir à la démolition de  l’ancien Centre Le Camus, situé au 5 avenue Louis Barrault à Aulnay, autorisée par un permis délivré le 6 juin 2021.

Il nous apparaît que cette démolition :

  • Affecte un patrimoine architectural auquel sont attachés beaucoup de vieux Aulnaysiens et qui pourrait aisément être réhabilité, étant donné la qualité des matériaux (pierre meulière et brique) qui le constituent.
  • S’exercerait sur une parcelle qui abrite un nombre important de très beaux arbres, dont un très grand cèdre et un groupe de vieux chênes survivants de la forêt de Bondy. L’un d’entre eux, dont le tronc fait plusieurs mètres de circonférence, est certainement l’arbre le plus ancien de la commune. Près de 500 personnes, attachées à un patrimoine qui est à l’origine du nom  de la commune, ont signé une pétition demandant leur préservation. Cette pétition, qui vous a été adressée par pli recommandé, n’a pas encore reçu de réponse.
  • Dans la période de dérèglement climatique qui nous affecte, avec l’intensification des événements extrêmes, canicules et pluies très abondantes, la densification de ce quartier, déjà bien avancée, va aggraver l’imperméabilisation des sols et favoriser localement la montée des températures aujourd’hui tempérées par la végétation. 

C’est pourquoi, Monsieur le Maire, nous vous prions de surseoir à cette démolition, et de rechercher une solution de compromis qui permette la modernisation de notre ville sans sacrifier son patrimoine et son agrément.

Veuillez   agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre haute considération.

Pour le bureau, le secrétaire général,

                   Robert HALIFAX