Nouvelles Constructions, plu

Oxygène ne vous dit pas tout :

Le parc Valfrancilia, c’est la mort du parc Ballanger !

Vous aimez le parc Ballanger, un « bout du monde » avec ses collines arborées qui  coupent la vue et absorbent le vacarme automobile.
Mais pour relier à la ville le nouveau quartier prévu sur PSA, il faudra raser cet ilôt de tranquillité.

Voici à quoi ressemblera le nouveau parc « Valfrancilia » :

Nous ne pouvons laisser détruire ainsi un joyau de notre patrimoine !

16/02/19 Signez la pétition en ligne : ICI

Camélinat

Parking Abrioux et autorité environnementale: Aulnay Environnement corrige la copie de la municipalité

Depuis trois ans, Aulnay Environnement est vent debout contre le projet de parking souterrain Abrioux. Depuis trois ans, par courrier, tract, manifestation, pétition (plus de mille signatures), l’association réclame en vain une concertation pour obtenir que le projet de piétonisation de l’ex-place Camélinat, qu’elle approuve, ne repose pas sur un aménagement qui ne tient aucun compte du patrimoine, de l’écologie et de la sécurité des personnes et des biens. A ses demandes, à sa proposition alternative de parking en silo sur le terrain de l’ancienne perception, la municipalité n’a répondu que par le silence ou la dérision.

Mais en soumettant son projet à l’autorité environnementale, la municipalité a indirectement reconnu le bien-fondé de nos objections. Sur tous les points en litige, elle a multiplié les omissions et les contre-vérités, parce qu’elle savait très bien que son projet était inacceptable sur le plan environnemental.

Conformément à la loi du 6 janvier 1978, Aulnay Environnement a décidé d’exercer son droit de rectification de la demande d’approbation du projet présenté par la municipalité à l’autorité environnementale. Le verdict de celle-ci devrait être sans appel : la copie est à revoir de fond en comble.

Actions, Nouvelles Constructions, plu

La devise à Aulnay-sous-bois : Circulez, y’a rien à voir !

Vous êtes effrayés par la prolifération des constructions sous une municipalité qui a promis tout le contraire ? Vous voulez consulter et étudier les permis de construire ?

Sachez que tout sera fait pour vous décourager !

Exemple : le secrétaire général d’Aulnay Environnement et le permis de construire du parking Abrioux.

17 décembre : le permis est signé. L’association dispose de deux mois pour déposer un recours,  à partir du moment où ce permis est affiché.

27 décembre : demande de copie du permis.

4 janvier : sans réponse, nouvelle demande, par mail et par téléphone.

9 janvier : nouvelle relance.

10 janvier :  lettre du service juridique donnant les conditions pour la copie. Elle est payante, on doit préciser combien de copies on veut, en noir ou en couleur. La ville établira alors un « décompte des sommes dont le règlement sera effectué par chèque. Une fois que ce paiement sera effectué, l’exemplaire sera communiqué. »

C’est ce qui s’appelle de la simplification administrative. On peut compter sur le zèle du bureau des permis pour faire durer les choses encore quelques semaines, le temps que le délai pour le recours soit dépassé.

On nous dira : pourquoi ne pas se contenter de consulter sur place ?

Sous les précéntes municipalités, le service des permis n’était fermé que 2 demi-journées par semaine. À présent, c’est l’inverse : il n’est plus accessible au public que 2 demi-journées. Autrefois, on était reçu dans le bureau même. À présent, on doit prendre un ticket à l’accueil et attendre le bon vouloir des responsables. L’attente peut être interminable pour l’associatif ou le riverain. Le promoteur, lui, prendra rendez-vous.

Voilà comment on peut vider de son contenu l’obligation de publicité.

Autre exemple : l’affichage du permis de démolir de l’ancienne piscine.

Le permis a été signé le 18 octobre. L’affichage sur les lieux n’a été effectif qu’en janvier, pour une démolition qui doit commencer le 21 janvier. Aucune autre annonce nulle part. Cette fois, l’obligation de publicité a été clairement ignorée.

Restreindre au  maximum l’accès à l’information au profit de la communication la plus biaisée possible est devenu une pratique si systématique qu’on parvient à créer des problèmes qui n’auraient pas lieu d’être.

Si la population du quartier avait été correctement informée, aurait-on laissé s’entasser les sacs de déchets d’amiante à proximité de l’école Paul Eluard ? N’aurait-il pas été préférable de veiller à ne pas nourrir l’angoisse légitime des parents, et à ne pas réveiller le traumatisme du l’usine CMMP, avec un écho jusque dans les colonnes du Parisien ? Comprendra-t-on enfin combien ces pratiques si peu démocratiques sont finalement contre-productives?

Cette pratique du pouvoir fondée sur le mépris des citoyens n’est plus supportable !

Aulnay bouge, mais pas pour vous !

piscine

Une piscine pour les riches ? Que c’est dur à entendre !

Mercredi 12 décembre, réunion à l’École Fontaine des Prés sur le Centre Nautique, avec une quarantaine d’Aulnaysiens du quartier.

Le sujet : le calendrier des travaux et leurs nuisances. Mais bien sûr, les questions de l’assistance ont permis d’aborder beaucoup d’autres sujets, qui auraient intéressé tous les Aulnaysiens.

D’abord parce que les responsables de la construction (SPIE Batignolles) et ceux de l’exploitation (une filiale de SPIE Batignolles) ont tenu à présenter leur travail et leur fonctionnement. De ces professionnels, on apprend toujours plus que des élus. Ce sont des gens qui ont compris que communiquer objectivement vaut toujours mieux que de laisser la voie libre à toutes les interrogations. Et qui respectent les intéressés.

Notre rôle n’est pas de répercuter tout ce que nous ont dit les professionnels.

C’est à la municipalité d’offrir une information qui ne soit pas verrouillée par la propagande, dans des réunions où la parole et donc le questionnement, sont libres.

   Sur les aspects qui nous interrogent, nous pouvons retenir :

·      Que le financement du projet incombe à SPIE Batignolles, et que toutes les subventions de l’Etat, de la Région et du Département serviront à alléger la charge de cette entreprise privée.

·      Que la filiale exploitante, selon la logique de la Délégation de Service Public, percevra les droits d’entrée, la commune participant aux frais d’exploitation, dont une location pour les scolaires.

·      Le montant de ces droits (les plus élevés de tous les environs) est fixé par la municipalité, selon la logique suivante : cela correspond aux services proposés, ceux d’un vaste centre « aqualudique ».  Peu importe que l’on ne soit intéressé que par le bassin de nage, on paie aussi l’accès aux installations de loisir (mais pas au fitness !).

·      Une partie de l’assistance insiste sur le fait que ces prix sont trop élevés pour beaucoup de familles avec plusieurs enfants. Il est répondu qu’il faut comparer ce coût à celui d’une place de cinéma ou d’un abonnement téléphonique. La qualité du produit, cela se paie. En d’autres termes, si l’on se veut bons parents, et que le budget est serré, il faudra choisir !  On n’est pas là pour faire du social, que diable !

·      Pour les élus, entendre dire (en substance) qu’il s’agit là d’une piscine pour les riches « cela fait mal » !

Eh oui ! Il paraît qu’il n’y a que la vérité qui blesse…

En résumé, ce sera un très bel équipement, très bien conçu, qui permettra le retour de clubs de haut niveau, attirera des compétitions et redorera le blason de notre ville,

mais dans une commune comme la nôtre, dans un département comme le nôtre, la dimension sociale d’un tel équipement ne peut être ainsi ignorée.

Camélinat, Nouvelles Constructions

COMMENT FAIRE PAYER LES AULNAYSIENS À LA PLACE DES PROMOTEURS

Une farce  en cinq actes

Acte I :  faire une promesse électorale. 

« Imposer la création de deux places de stationnement minimum pour chaque nouveau logement construit ». ( Notre projet pour faire Aulnay respectueuse Aulnay gagnante avec Bruno Beschizza, p17 ).

 Acte II : réviser le PLU.

« Norme de stationnement : un minimum de 1 place par logement »

(Règlement du PLU 2015 , p13)

Acte III : Utiliser les facilités de la loi

L’autorité chargée de délivrer le permis de construire peut déroger aux obligations en matière de création d’aires de stationnement en cas de construction de logements situés à moins de 500 mètres d’une station de transport public. (Ordonnance n° 2013-889 du 3 octobre 2013)

Acte IV : Mobiliser le budget communal

Construction d’un parking de 6M d’euros aux frais des Aulnaysiens pour permettre aux promoteurs de dire à leurs clients : « Certes, cet appartement est livré sans place de parking, mais du coup c’est moins cher (-8% en moyenne) et vous pouvez vous garer au parking Abrioux ! »

Acte V : Densifier à outrance

Multiplication autour de l’ex-place Camélinat de projets immobiliers sur de petites surfaces

ne permettant pas la création de parkings privés, en plus des grosses opérations

 (Avenue de la République ou du 14 Juillet pour commencer)

 

Moralité :

Les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient.

Remarque : La municipalité, qui ne manque pas d’humour, a changé de slogan. A la place de :

 Aulnay respectueuse,  Aulnay gagnante

Nous avons maintenant

Pour vous, Aulnay bouge !

(Mais sans vous demander votre avis !) Les habitants  du quartier apprécieront  de contribuer financièrement à l’augmentation des véhicules et de la circulation dans un quartier aux rues étroites, avec un stationnement déjà envahissant.

 Question : Qui sont les dindons de la farce ?

Camélinat

Parking Abrioux : l’opacité comme système ou le langage des apprentis-sorciers

Aulnay, le 23 octobre 201

Notre lettre au préfet pour dénoncer l’opacité et les dangers du projet de parking souterrain a fait mouche. Un contre-feu encore modeste a été allumé dans le blog « Aulnay Libre », proche de la municipalité. Ce texte est bourré de ce qu’il nous reproche : des inexactitudes et des erreurs quant à nos positions. Sans beaucoup de conviction, car le goût du libre débat n’est pas la qualité première de cette équipe, nous demandons en guise de droit de réponse la publication du texte suivant.

Ce que nous dénonçons principalement, c’est que tout se fasse sans aucune communication véritable. Quelques semaines avant le début annoncé des travaux, le plan du parking n’est toujours pas connu, et les images de la future place publiées précédemment sur Oxygène sont mensongères. Bien sûr, aucune réponse à cela. L’opacité est tellement ancrée dans les habitudes que l’auteur du texte d’ « Aulnay libre » tient à garder l’anonymat. Voici ce que nous répondons à quelques unes de ses affirmations.

« La matière urbanistique est particulièrement technique. »

Faut-il en conclure que les citoyens sont considérés comme stupides au point qu’il est exclu de pouvoir leur faire comprendre et discuter un projet d’urbanisme ? Si les choses sont si complexes, pourquoi n’avoir pas fait appel à un cabinet d’urbanistes ? Faut-il croire que les services municipaux sont si compétents, lorsque par exemple, ils ne sont pas capables de se rendre compte que le projet du pont de la Croix Blanche tel qu’il nous a été annoncé (la continuité des deux voies par l’entrée nord du pont) était irréalisable ? Chacun peut juger de l’efficacité de cette coûteuse réalisation, qui par surcroît accentue le danger pour les cyclistes.

« L’amalgame que tente de faire cette association entre les inondations de 2013 et le niveau de la nappe est dénué de tout fondement. Les inondations de 2013 sont dues au dimensionnement des collecteurs d’eau de pluie qui n’étaient pas calibrés pour faire face à des précipitations intenses et abondantes. »

Certes, le ruissellement est collecté par le réseau d’évacuation des eaux pluviales, et c’est bien lui qui a été défaillant en 2013. Mais toute l’eau ne ruisselle pas, une partie s’infiltre par les surfaces en pleine terre et va rejoindre la nappe phréatique, qui inévitablement remonte, même lentement. Elle montera d’autant plus que les cuvelages de tous les nouveaux immeubles en construction ou en projet vont rabattre cette nappe contre les sous-sols des immeubles anciens mal protégés, où la dissolution du gypse va s’accentuer. Voir l’exemple du 37 de la route de Bondy, où la circulation souterraine s’est retrouvée bloquée par le cuvelage d’un nouvel immeuble de 5 étages, de sorte qu’en face, la dissolution du gypse s’est accélérée, provoquant un risque d’effondrement du pavillon, ce qui a imposé en urgence le comblement de la cavité (par les services de la Région).

« La ville contrôle le niveau de la nappe phréatique ».

Ne pas confondre « contrôler » et « maîtriser ». Les piézomètres n’ont jamais empêché la nappe de monter et de dissoudre le gypse. La seule chose à faire, c’est de ne pas lui donner toutes les facilités pour cela. « Nous maîtrisons la situation » : c’est là le langage de tous les apprentis-sorciers.

Ce qu’on ne nous dit pas, c’est que la réponse est toute trouvée : limiter au maximum les infiltrations en imperméabilisant au maximum les sols du quartier par une densification des constructions (pour un promoteur, la pleine terre ou un mètre ou deux de terre sur une dalle, c’est souvent pareil). Mais c’est accentuer le ruissellement, et dans ce cas, le réseau de collecte modernisé sera vite dépassé. Au passage, merci au Département et à la Région qui financent une bonne partie des travaux ! Mais on en reparlera lors de la prochaine pluie centennale ou même décennale, lorsque la nappe se sera bien répandue dans la zone pavillonnaire.

« Les rampes d’accès au futur parking souterrain ne seront pas dans l’emprise du legs Pecoroni.»

Dont acte. Nous avons benoîtement cru le site « Aulnay mérite mieux » et le plan qu’il a publié. « Nous sommes allés consulter le dossier EFFIA en mairie avant le Conseil Municipal. On voit clairement que les accès du parking sont déjà prévus sous le terrain légué à la ville par M. Pecoroni » (https://aulnaymeritemieux.com/2018/10/01) Qui croire? On serait tenté de dire : ceux qui nous proposent un plan. Pourquoi diable la municipalité tient-elle à garder ce plan secret ?  Ce serait si simple d’éviter aux gens de se tromper ! A moins que ce ne soit le cœur de la stratégie : pousser à la faute ceux qui ne sont pas d’accord.

« En ce qui concerne le collège, les échanges de flux piétons seront uniquement sur la rue de la République. »

Comme chacun sait, tous les élèves du collège habitent à l’ouest de la place et n’auront donc jamais à traverser au niveau des rampes du parking, situés à l’est ! La vérité, c’est qu’on ne prend ici en considération que les déplacements entre les bâtiments des deux côtés de la rue de la République à l’intérieur des horaires scolaires, qui relèvent de la responsabilité des pouvoirs publics. Après ou avant les cours, la municipalité s’en lave les mains, c’est sans doute uniquement de la responsabilité des parents d’apprendre à éviter les voitures lancées sur une rampe « en face de la rue Louis Barrault ».

Pour l’annexe Barrault, prévue pour devenir école maternelle et primaire, doit-on penser qu’aucun enfant n’aura à traverser les rues dans l’autre sens ? Ici le procédé est plus subtil : « des études sont en cours ». Les études, c’est comme les piézomètres. Il suffit de lancer les unes, de poser les autres, et le problème disparait!

« En conclusion, il s’agit là d’une opération de revitalisation de cette place qui redeviendra ainsi un pôle de centralité avec des commerces de proximité. »

Nous avons toujours été favorables à la piétonisation de la place, mais nous sommes impressionnés par l’optimisme de ce projet. La municipalité dispose-t-elle de la recette pour implanter des commerces de proximité sur commande ? Elle a déjà tant de mal à maintenir ceux du boulevard de Strasbourg ! En revanche, il est bien possible que des restaurants s’installent autour de la place. Pour quelle clientèle ? Comment sera géré l’afflux de circulation ? C’est vrai que les problèmes de circulation seront aisément réglés par « des plots rétractables avec feux». Alors, pourquoi s’inquiéter ?

« La proposition alternative visant à construire un parking silo ne permet pas de répondre aux besoins de stationnement ni aux exigences souhaitées en matière d’esthétique».

Quels besoins de stationnement ? Avec une quarantaine de places, ils sont en effet insuffisants si l’on encourage une densification à outrance du quartier et que l’on permet aux promoteurs de déroger à la règle « un logement, une place de parking ». Or nous désapprouvons cette politique, comme celle des parkings souterrains. Pas d’immeubles de 5 étages et des emplacements de parking en rez-de chaussée, voilà ce que nous souhaitons avec beaucoup d’Aulnaysiens. En matière d’esthétique, on ne construit plus de parkings aériens comme dans les années 70. Par exemple, la végétalisation des façades, cela existe aujourd’hui.

« Dans la configuration énoncée, cela conduit pour 100 places à un parking de 5 à 6 niveaux, un ascenseur duplex et deux cages d’escaliers. Cela conduirait à altérer les façades de la rue des Écoles et son environnement immédiat assombrissant les propriétés voisines. »

On nous demande de faire preuve d’honnêteté en prenant en compte l’idée d’un parking de 100 places. Sauf que justement, nous ne voulons pas d’un parking de 100 places ! Nous ne souhaitions qu’un remplacement à l’identique (40 places). Dans ce cas il n’y aurait pas besoin de 5 ou 6 étages ! Non, monsieur l’anonyme, nous ne sommes pas en contradiction avec notre protestation contre une révision du PLU qui a permis la construction d’immeubles dépassant en hauteur toutes les constructions actuelles. Et pour préserver l’environnement immédiat, il y avait une solution : conserver juste la façade de la perception qui n’était pas si laide ! Cela se fait souvent à Paris, auquel vous voulez faire ressembler notre ville. Mais pour cela il fallait faire preuve d’inventivité et d’un peu d’attachement au patrimoine, même modeste. Et surtout ne pas viser à densifier au maximum le quartier !

« Concernant l’essence des arbres présents, il ne s’agit pas d’une essence remarquable. »

Essence remarquable, certes non. Mais vénérable, assurément. Concevez-vous que l’on puisse être attaché à une place ainsi arborée ? Le millier de personnes qui a signé notre pétition méritait-il un silence méprisant ? N’était-il pas possible de préserver quelques-uns des plus beaux arbres ? C’est cela que l’on aurait attendu d’une municipalité élue sur le slogan : « Aulnay respectueuse ». Respecter les gens, cela consiste à bien vouloir les entendre, et à chercher avec eux un compromis.

« La place Abrioux, était en 2008, reconnue d’intérêt patrimonial par le Département. Cette affirmation est erronée : seul le Collège du Parc a été protégé au titre de l’article L151-19 du Code de l’Urbanisme. »

Monsieur l’anonyme, lorsqu’on titre : « Les inexactitudes et les erreurs de l’association Aulnay Environnement », il faut être soi-même irréprochable. Nous n’avons jamais parlé de protection au titre de cet article. Reprenez la Contribution au diagnostic du patrimoine de la commune édité en juin 2008 par le Conseil Général. Page108 vous lirez dans un paragraphe intitulé : éléments d’intérêt patrimonial / Ensembles urbains : Place Camélinat ! Mais c’est vrai que la place Camélinat n’existe plus !

Quant au dernier paragraphe, c’est une magnifique entourloupe. Après déchiffrement, on peut en retenir deux choses :

  • Si la solution retenue n’est pas viable et sécure « la pleine responsabilité est laissée au constructeur / concepteur ». En d’autres termes, s’il y a des problèmes, à lui de se débrouiller !

  • C’est normal que le seul document communiqué aux élus ne soit pas le projet définitif, car la « proposition graphique et fonctionnelle n’était pas connue », (quand ? au moment du Conseil municipal d’octobre ?) le lauréat n’étant pas désigné. Les travaux sont annoncés pour janvier, et en octobre, le lauréat de l’appel d’offre n’est toujours pas connu ? On ne peut rien communiquer aux élus ? Mais l’auteur de l’article a l’air lui, bien au courant : il sait que l’accès n’est pas sur le legs Pecoroni !

Alors, jusqu’à quand refusera-t-on d’informer honnêtement les Aulnaysiens ? Quand connaîtra-t-on enfin le plan d’un équipement qui va lourdement impacter les habitants du quartier ?

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Largeur des trottoirs / Lettre au Maire

M. Bruno Beschizza

maire d’Aulnay –sous-bois

Aulnay, le 16 octobre 2018

Monsieur le Maire

Nous souhaiterions attirer votre attention sur les sujets suivants concernant l’urbanisme à Aulnay .

Nous assistons à une urbanisation massive, notamment dans les quartiers sud de la ville et donc à une densification de l’espace urbain incompatible avec la structure historiquement pavillonnaire du secteur. Il nous semble évident que l’augmentation de la population d’une ville doit se faire en augmentant proportionnellement l’espace urbain dans tous les domaines ; de la circulation des piétons, des cyclistes et des voitures aux réseaux d’évacuation.

Or aujourd’hui nous constatons que le minimum prescrit par la loi concernant la largeur des trottoirs n’est jamais respecté : « 1.40 m libre de mobilier ou tout autre obstacle éventuel : loi du 11 février 2005 article 45 décret n° 2006-1658 du 21 décembre 2006″

Camille-Pelletan

Malheureusement cet exemple se répète à chaque nouvelle construction.

Route de Bondy un retrait significatif commencé au numéro 32 de la rue et jamais poursuivi aurait pu rendre cette rue attractive, commerçante, et accessible aux piétons, cyclistes et au stationnement. Au contraire aucune des constructions récentes ne respecte ce minimum de largeur de trottoirs.

Les jours de ramassage de poubelles les piétons notamment les « Personnes à Mobilité Réduite » doivent rester chez eux à moins que ce soit les jeunes arbres nouvellement plantés qui trinquent.

Route-De-Bondy

La rue Tournadour doit détenir le record absolu d’étroitesse de trottoir à Aulnay avec 36cm de largeur à certains endroits. Peut-on espérer qu’à l’occasion de la vente du terrain à l’angle de la rue de Bondy un élargissement conséquent de ce trottoir sera réalisé en bordure de cette parcelle ?

Rue Tournadour

Il est choquant également de constater, notamment dans cette rue, que le mobilier urbain tel que poteaux électriques et de téléphone encombre la voie publique déjà saturée alors qu’ils devraient complètement disparaître du paysage et surtout du passage des piétions.

Rue Julien Mira, un échafaudage apparemment posé au frais de la municipalité depuis 2016 encombre ce trottoir déjà étroit, sujet à de nombreux passages piétons vers la gare. Cet échafaudage créant également une zone très insalubre ne peut pas rester éternellement.

Pourrait-t-on obtenir des informations sur le devenir de cet immeuble sinistré ?

Gare-Immeuble

Avenue Eugène Schueller, un immeuble en construction est déjà bien avancé, sur un trottoir trop étroit (1.20m de largeur utile donc en infraction avec la loi). Le promoteur a réussi l’exploit de placer des balcons entre deux candélabres (au moins les habitants auront l’éclairage gratuit sur leur terrasse) un comble pour une rue déjà étroite et sans trottoir coté de l’usine L’Oréal.

Rue Eugène Shueller

 

Ceci pose le problème général des balcons qui débordent sur des trottoirs, d’aspect inesthétique et qui obstruent la perspective de rue déjà étroite. Le comble, c’est l’évacuation des eaux de pluies de ces balcons sur le trottoir comme sur la rue Jean Charcot et bien d’autres.

Rue Eugène Shueller-2

Les piétons apprécieront ces douches inopinées à leur juste valeur.

Tous ces éléments concourent à une asphyxie générale de la ville d’Aulnay dont la population augmente de façon considérable dans sa partie sud sans aucune augmentation proportionnelle de l’espace urbain. C’est à l’opposé de toute logique et contraire à ce qui ce fait par exemple à Paris où toute construction d’immeuble au droit des rues se fait pratiquement par un recul du trottoir de plusieurs mètres. Cela permet soit d’augmenter la largeur du trottoir, soit d’aménager des espaces de parking qui libèrent complètement la chaussée des véhicules en stationnement. S’il était fait, ce choix faciliterait la circulation automobile fortement perturbée à Aulnay.

Globalement cet état de fait ne contribue pas à l’attractivité d’une ville pourtant pleine de ressources et conduit les habitants à fuir vers les grands centres commerciaux où la circulation piétonne et automobile est fluide. Cela encourage les promoteurs à monter encore plus de projets de ce genre auquel nous savons que vous-même, Monsieur le Maire, vous vous opposez.

Souhaitant que ces remarques attirent l’attention de vos services d’urbanisme, nous vous adressons nos salutations les plus respectueuses. 

Nouvelles Constructions

Et vive les parkings souterrains !

Ces derniers jours bien des passants ont dû se poser cette question : mais que se passe-t-il donc au 37 de la Route de Bondy ?

vivelesParkings-1

Est-ce la démolition de ce pavillon depuis longtemps abandonné, un temps squatté, qui commence ?
Pour comprendre, imaginons ce quartier de notre ville fonctionnant comme un écosystème, avec des éléments vivant en harmonie : des pavillons avec jardins, de nombreux arbres sur la voie publique et sur les terrains privés, quelques immeubles de grande hauteur. Un paysage urbain stabilisé depuis des décennies. Mais le plus important, c’est ce qu’on ne voit pas : une nappe phréatique à faible profondeur, des couches sensibles à la dissolution du gypse. Un sous-sol qui ne demande qu’à se transformer en gruyère…
Or voilà que ce fragile équilibre est rompu par l’arrivée d’une espèce invasive et particulièrement dangereuse : l’immeuble de grande hauteur avec parking souterrain, souvent à deux niveaux de sous-sol. Bloquée par le cuvelage, l’eau souterraine va s’accumuler alentour, sous les pavillons. La dissolution du gypse va s’accélérer, la menace d’effondrement se profiler. C’est ce qui s’est passé au 37 route de Bondy.

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Le 37, depuis l’arrivée de l’immeuble de 6 étages avec son parking souterrain, menaçait de s’effondrer. Que faire ? Appliquer la méthode Shadock, bien sûr ! Pomper !

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Et injecter un ciment pour boucher la cavité qui s’est formée..

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Remarquons que tous les réalisateurs de parkings souterrains sont les dignes héritiers des Shadocks : dans tous les parkings, on pompe !

Conséquence : on remplace de l’eau saturée en gypse par de l’eau qui ne demande qu’à en faire autant.
Et la dissolution du gypse continue de plus belle !
Et que fait l’eau qui ne parvient pas à circuler dans le sous-sol à cause des cuvages des parkings ? Elle est bloqué en aval et elle dissous le gypse et fragilise les sous-sol alentour et les bâtiments qui sont dessus.
Et que va-t-il se passer pour les riverains de l’énorme cuvelage du parking souterrain de l’ex-place Camélinat auquel s’ajoute celui du gros immeuble « Villa Trevi » ?
Et vive les parkings souterrains et la dissolution du gypse !
Vision d’apocalypse ? Fantasme ? Que les sceptiques consultent l’article du Parisien : « Soudain un trou s’est formé dans le jardin »

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-saint-denis-93/soudain-un-trou-s-est-forme-dans-le-jardin-02-09-2014-4102879.php

On y apprendra que le comblage du trou est à la charge des propriétaires.
Ce n’était pas dans une contrée exotique, mais chez nos voisins, à Sevran.
Conclusion pour les propriétaires de pavillons en « zone de centralité » : vendez au plus vite, partez n’importe où ailleurs, avec pour devise celle des élus et des promoteurs : après nous, le déluge !

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Une fresque décorative en mémoire d’un patrimoine, la municipalité n’en veut pas !

Aulnay, le 19 octobre 2017
OBJET : PC9300514C0098
Lorsqu’a été lancé le projet immobilier « côté parc » 14 Juillet-Gatouillat, Aulnay Environnement a tenté une action devant le tribunal administratif pour sauver les pavillons de la Rue Gatouillat.
Ces pavillons de la fin du XIXe siècle avaient probablement été construits par la Compagnie du Nord pour ses employés et leur décor leur avait valu d’être reconnus d’intérêt patrimonial par le département.
En position de faiblesse, nous avons dû accepter un compromis avec le promoteur aux termes duquel une fresque devait être réalisée sur le pignon aveugle côté rue de Bondy « représentant l’immeuble en briques qui sera détruit et l’acacia qui sera abattu » (art. 4 de la convention signée en présence des avocats).
La municipalité « n’en veut pas » ! (sic) et exige du promoteur la réalisation d’un tout autre projet, la reproduction en très grand du plan d’architecte de la façade, au motif que le projet inclus dans la convention « ne serait pas beau. »
On jugera ici des goûts esthétiques de nos élus. Mais nous ne sommes pas dupes : ce dont on ne veut pas, c’est de l’évocation d’un patrimoine disparu.
Non seulement on détruit le patrimoine, mais on veut en effacer jusqu’au souvenir !
Aulnay Environnement n’en restera pas là, mais a besoin du soutien des habitants.
Exprimez votre rejet de cet autoritarisme en Conseil de quartier ainsi qu’aux élus, envoyez en Mairie ce tract en barrant le projet qu’on veut nous imposer.
Nous en avons assez que les habitants et leurs associations soient ainsi méprisés !
Où est la promesse électorale d’une « Aulnay respectueuse » ?

 

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