Actions, Nouvelles Constructions

Largeur des trottoirs / Lettre au Maire

M. Bruno Beschizza

maire d’Aulnay –sous-bois

Aulnay, le 16 octobre 2018

Monsieur le Maire

Nous souhaiterions attirer votre attention sur les sujets suivants concernant l’urbanisme à Aulnay .

Nous assistons à une urbanisation massive, notamment dans les quartiers sud de la ville et donc à une densification de l’espace urbain incompatible avec la structure historiquement pavillonnaire du secteur. Il nous semble évident que l’augmentation de la population d’une ville doit se faire en augmentant proportionnellement l’espace urbain dans tous les domaines ; de la circulation des piétons, des cyclistes et des voitures aux réseaux d’évacuation.

Or aujourd’hui nous constatons que le minimum prescrit par la loi concernant la largeur des trottoirs n’est jamais respecté : « 1.40 m libre de mobilier ou tout autre obstacle éventuel : loi du 11 février 2005 article 45 décret n° 2006-1658 du 21 décembre 2006″

Camille-Pelletan

Malheureusement cet exemple se répète à chaque nouvelle construction.

Route de Bondy un retrait significatif commencé au numéro 32 de la rue et jamais poursuivi aurait pu rendre cette rue attractive, commerçante, et accessible aux piétons, cyclistes et au stationnement. Au contraire aucune des constructions récentes ne respecte ce minimum de largeur de trottoirs.

Les jours de ramassage de poubelles les piétons notamment les « Personnes à Mobilité Réduite » doivent rester chez eux à moins que ce soit les jeunes arbres nouvellement plantés qui trinquent.

Route-De-Bondy

La rue Tournadour doit détenir le record absolu d’étroitesse de trottoir à Aulnay avec 36cm de largeur à certains endroits. Peut-on espérer qu’à l’occasion de la vente du terrain à l’angle de la rue de Bondy un élargissement conséquent de ce trottoir sera réalisé en bordure de cette parcelle ?

Rue Tournadour

Il est choquant également de constater, notamment dans cette rue, que le mobilier urbain tel que poteaux électriques et de téléphone encombre la voie publique déjà saturée alors qu’ils devraient complètement disparaître du paysage et surtout du passage des piétions.

Rue Julien Mira, un échafaudage apparemment posé au frais de la municipalité depuis 2016 encombre ce trottoir déjà étroit, sujet à de nombreux passages piétons vers la gare. Cet échafaudage créant également une zone très insalubre ne peut pas rester éternellement.

Pourrait-t-on obtenir des informations sur le devenir de cet immeuble sinistré ?

Gare-Immeuble

Avenue Eugène Schueller, un immeuble en construction est déjà bien avancé, sur un trottoir trop étroit (1.20m de largeur utile donc en infraction avec la loi). Le promoteur a réussi l’exploit de placer des balcons entre deux candélabres (au moins les habitants auront l’éclairage gratuit sur leur terrasse) un comble pour une rue déjà étroite et sans trottoir coté de l’usine L’Oréal.

Rue Eugène Shueller

 

Ceci pose le problème général des balcons qui débordent sur des trottoirs, d’aspect inesthétique et qui obstruent la perspective de rue déjà étroite. Le comble, c’est l’évacuation des eaux de pluies de ces balcons sur le trottoir comme sur la rue Jean Charcot et bien d’autres.

Rue Eugène Shueller-2

Les piétons apprécieront ces douches inopinées à leur juste valeur.

Tous ces éléments concourent à une asphyxie générale de la ville d’Aulnay dont la population augmente de façon considérable dans sa partie sud sans aucune augmentation proportionnelle de l’espace urbain. C’est à l’opposé de toute logique et contraire à ce qui ce fait par exemple à Paris où toute construction d’immeuble au droit des rues se fait pratiquement par un recul du trottoir de plusieurs mètres. Cela permet soit d’augmenter la largeur du trottoir, soit d’aménager des espaces de parking qui libèrent complètement la chaussée des véhicules en stationnement. S’il était fait, ce choix faciliterait la circulation automobile fortement perturbée à Aulnay.

Globalement cet état de fait ne contribue pas à l’attractivité d’une ville pourtant pleine de ressources et conduit les habitants à fuir vers les grands centres commerciaux où la circulation piétonne et automobile est fluide. Cela encourage les promoteurs à monter encore plus de projets de ce genre auquel nous savons que vous-même, Monsieur le Maire, vous vous opposez.

Souhaitant que ces remarques attirent l’attention de vos services d’urbanisme, nous vous adressons nos salutations les plus respectueuses. 

Actions, Camélinat

Lettre au préfet concernant le Parking Abrioux

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M. Le Préfet de Seine Saint Denis

1 esplanade Jean Moulin
93007 Bobigny cedex

Aulnay, le 2 octobre 2018

Objet : projet de parking souterrain

Place Abrioux / Aulnay-sous-bois

Monsieur le Préfet,

Nous sollicitons votre intervention à propos du projet de parking souterrain décidé par la municipalité d’Aulnay-sous-bois sous la place Abrioux, autrefois Camélinat.

Bien que placé dans une perspective que nous approuvons (la réhabilitation de la place par la suppression et le remplacement du parking aérien qui l’encombre), ce projet ne nous paraît pas conforme à l’intérêt général, porte atteinte au patrimoine et expose les biens et les usagers de la place à différents dangers. De plus il anticipe sur le résultat d’une procédure judiciaire et vise à nous mettre devant un fait accompli.

Tout le sud d’Aulnay, où est prévu ce parking souterrain, est exposé à la dissolution du gypse, avec une nappe phréatique à moins de 5 mètres. Aulnay est connu pour être exposé depuis des décennies à des inondations à répétition. Celle du 19 juin 2013 a laissé à beaucoup d’habitants du quartier un fort traumatisme. Dans le quartier, la construction récente de nombreux immeubles de grande taille, dont un en bordure de la place (parcelles 151 et 152, voir doc. joint), tous avec parking souterrain à deux niveaux, perturbe encore un équilibre précaire. Dans beaucoup de ces résidences, (ex. rue du 14 juillet, parcelle 104, bordure gauche du doc joint) le deuxième niveau est régulièrement inondé. Le cuvelage prévu pour ce parking public, équivalent à celui de 5 ou 6 immeubles, va encore augmenter le danger d’inondation. Sur la place, des caves sont souvent inondées, et malgré la création récente de dalots dans les rues avoisinantes, lors des orages du début de cet été, la rue du 14 juillet était inondée jusqu’en bordure des trottoirs. A moyen et long terme, on peut craindre que les fondations des immeubles anciens bordant la place côté nord et est ne soient affectées par les travaux et les infiltrations.

Dans un quartier fréquenté par des centaines de scolaires, le réseau viaire n’est pas adapté à la multiplication des parkings souterrains. La rue Paul Langevin, sur laquelle donneront entrée et sortie de parking, est étroite : en raison du stationnement à mi-trottoir, elle ne permet déjà pas le croisement aisé des véhicules. Surtout, ces trottoirs et la traversée vers l’avenue Louis Barrault sont parcourus journellement par des centaines d’élèves et de parents : dès aujourd’hui, par les 600 élèves du collège Le Parc, et bientôt, par plusieurs autres centaines d’élèves de primaire et de maternelle qui fréquenteront les locaux de l’annexe Barrault rétrocédés à la commune (et non Barreaux comme indiqué sur le document). Ces locaux étaient jusqu’à ce jour dévolus aux collégiens qui vont réoccuper ceux de l’ancien collège encore en rénovation. La circulation automobile, déjà très difficile aux heures de sortie des cours en raison de la propension des parents à utiliser leur véhicule pour accompagner les enfants, le deviendra encore plus, en raison de la forte augmentation de scolaires, surtout en bas âge. De plus, le passage sur le côté est de la place, qui sert en partie encore aujourd’hui d’exutoire, sera fermé. La circulation se fera uniquement de Langevin à Louis Barrault.

A noter que la sortie du parking du nouvel immeuble en construction se fera juste en face de l’école (parcelle 152). Que d’occasions de mise en danger des enfants dans ce périmètre !

Il nous semble hautement préférable que les accès de ce nouveau parking public soient éloignés le plus possible du passage des enfants.

Or une alternative s’est présentée avec la rétrocession à la commune, en 2016-2017, du terrain de la perception de la Rue des Écoles (parcelle 112), actuellement aménagé par la commune en parking aérien. Il paraît possible d’y construire un parking en silo capable de remplacer la quarantaine d’emplacements supprimés sur la place. Cette rue donnant à la fois sur la rue du 14 juillet et l’avenue de la République, l’accès en serait plus aisé et moins dangereux. De plus pour les personnes l’utilisant pour une visite à l’Hôpital de l’Est Parisien (parcelles 130 et 170), il serait beaucoup plus facile de s’y rendre par les deux voies citées plus haut, alors que la rue Paul Langevin nécessite un grand détour et une bonne connaissance des lieux. Il est donc peu probable que le parking souterrain ainsi prévu, avec une capacité excédant les cent places, soit utilisé par ces personnes, ce qui en limite l’intérêt.

Cette possibilité avancée par Aulnay Environnement n’a jamais été prise en considération par la municipalité et a régulièrement été tournée en dérision par les élus en conseil de quartier. Il est à noter que jamais les riverains n’ont été consultés, simplement avertis du calendrier des travaux. A ce jour, aucun plan, aucun permis de construire n’a été publié, alors que le début des travaux est annoncé pour cet hiver. Toutes nos lettres et demandes d’audience sont restées sans réponse. Le détail des accès a été rendu public par une communication des élus d’opposition, qui n’en ont eu connaissance qu’en consultant en mairie le dossier déposé par le futur gestionnaire du parking comprenant un plan précis du projet, jamais communiqué par ailleurs. A noter que dans ce document, ce futur mandataire faisait de son côté les mêmes objections que nous (risques hydrologiques, de dissolution du gypse, de mouvements de terrain, présence de bâtiments anciens semi-enterrés, comme le collège).

Le projet de parking souterrain suppose également l’abattage d’une quinzaine de tilleuls centenaires, qui jouent un rôle important dans le charme de la place. Notre association a lancé une pétition pour demander au maire leur préservation. Cette pétition a recueilli près d’un millier de signatures, manuscrites ou électroniques, et n’a pas davantage suscitée de réponse de la part de la municipalité. Cette place a été reconnue d’intérêt patrimonial dans l’inventaire du patrimoine aulnaysien réalisé par les services du Conseil Général en juin 2008. Sa modernisation méritait donc d’être étudiée avec soin. Or aucune étude d’urbanisme n’a à notre connaissance été lancée par la municipalité.

Mais il y a plus gênant encore. L’accès par la rue Paul Langevin est prévu sur la parcelle 116. Or cette parcelle fait partie d’un legs fait à la commune par M. Pecoroni, ancien instituteur, pour des usages scolaires ou périscolaires. Le legs a été accepté à ces conditions par l’ancienne équipe municipale en 2011. Mais fin 2015, cette parcelle est dévolue par délibération à un promoteur, décision invalidée par le Tribunal administratif en 2017. Une action devant le Tribunal de Grande Instance pour réviser les conditions du legs est nécessaire, mais rien n’a été rendu public à ce sujet. Nous ne savons rien de l’éventualité d’une procédure en cours, et encore moins de son résultat.

Nous vous prions donc de bien vouloir exiger de la municipalité qu’elle mette fin à la totale opacité qui entoure ce projet et qu’elle se conforme à la loi, à défaut de respecter les vœux du légateur. Il est à noter que conformément à un récent rapport de la Chambre Régionale des Comptes, qui pointe une augmentation prévisible de la population scolaire induite par les nombreuses nouvelles constructions dans toute la zone sud de la commune, la prudence inviterait à conserver cette réserve foncière pour de futurs équipements scolaires.

Veuillez croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de notre plus profond respect.

Pour le Bureau d’Aulnay Environnement, le Président, René-Augustin BOUGOURD

Courrier Page 3-Prefet

Lettre recommandée originale au format PDF à télécharger ici

Nos Actions

AULNAY ENVIRONNEMENT ET LES AGISSEMENTS DU CHARGÉ DE COMMUNICATION DE LA MAIRIE D’AULNAY-SOUS-BOIS

Aulnay, le 13 juillet 2018

 Le chargé de communication de la Mairie a encore frappé, sur son site 93600Infos.  Il est clair qu’il se sent investi d’une mission : saisir toutes les occasions de discréditer Aulnay Environnement en se lançant dans la production de fausses informations.

La recette pour fabriquer une fausse information est simple : il suffit de piocher dans notre site et d’extrapoler sans retenue

  1. commencer par une citation assez anodine de la contribution d’Aulnay Environnement à la réflexion sur le centre ville pour donner l’impression  que l’on cite ses sources avec objectivité
  2. En bas du compte-rendu d’une réunion avec le directeur des Services Techniques, utiliser un lien vers une carte qui présente les propositions d’un membre de l’association et faire de cette initiative personnelle la position officielle de l’association
  3. transformer la proposition d’un « va tout droit » pour les cyclistes en proposition de suppression de places de parking, et donner un chiffrage qui n’apparaît dans aucun document.

Et voilà comment l’on peut titrer :

L’association Aulnay Environnement propose de supprimer des places de stationnement avenue Dumont

Pour une personne de bonne foi, seul compte évidemment le texte concernant la réflexion sur la circulation dans le « centre gare », approuvé par le bureau. On y constatera que l’association ne porte que des avis généraux, sans critiquer sur le fond la démarche  municipale sur la circulation. Concernant le stationnement « Nous ne pensons pas qu’il faille multiplier les parkings et s’engager dans la course sans fin du plus de parking et toujours plus de voitures. »  Il n’est en aucun cas question de supprimer des places, mais de maintenir l’existant.

Aulnay Environnement souhaite que le Maire puisse reprendre avec l’association un échange fructueux entre les deux parties.

Nouvelles Constructions

Et vive les parkings souterrains !

Ces derniers jours bien des passants ont dû se poser cette question : mais que se passe-t-il donc au 37 de la Route de Bondy ?

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Est-ce la démolition de ce pavillon depuis longtemps abandonné, un temps squatté, qui commence ?
Pour comprendre, imaginons ce quartier de notre ville fonctionnant comme un écosystème, avec des éléments vivant en harmonie : des pavillons avec jardins, de nombreux arbres sur la voie publique et sur les terrains privés, quelques immeubles de grande hauteur. Un paysage urbain stabilisé depuis des décennies. Mais le plus important, c’est ce qu’on ne voit pas : une nappe phréatique à faible profondeur, des couches sensibles à la dissolution du gypse. Un sous-sol qui ne demande qu’à se transformer en gruyère…
Or voilà que ce fragile équilibre est rompu par l’arrivée d’une espèce invasive et particulièrement dangereuse : l’immeuble de grande hauteur avec parking souterrain, souvent à deux niveaux de sous-sol. Bloquée par le cuvelage, l’eau souterraine va s’accumuler alentour, sous les pavillons. La dissolution du gypse va s’accélérer, la menace d’effondrement se profiler. C’est ce qui s’est passé au 37 route de Bondy.

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Le 37, depuis l’arrivée de l’immeuble de 6 étages avec son parking souterrain, menaçait de s’effondrer. Que faire ? Appliquer la méthode Shadock, bien sûr ! Pomper !

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Et injecter un ciment pour boucher la cavité qui s’est formée..

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Remarquons que tous les réalisateurs de parkings souterrains sont les dignes héritiers des Shadocks : dans tous les parkings, on pompe !

Conséquence : on remplace de l’eau saturée en gypse par de l’eau qui ne demande qu’à en faire autant.
Et la dissolution du gypse continue de plus belle !
Et que fait l’eau qui ne parvient pas à circuler dans le sous-sol à cause des cuvages des parkings ? Elle est bloqué en aval et elle dissous le gypse et fragilise les sous-sol alentour et les bâtiments qui sont dessus.
Et que va-t-il se passer pour les riverains de l’énorme cuvelage du parking souterrain de l’ex-place Camélinat auquel s’ajoute celui du gros immeuble « Villa Trevi » ?
Et vive les parkings souterrains et la dissolution du gypse !
Vision d’apocalypse ? Fantasme ? Que les sceptiques consultent l’article du Parisien : « Soudain un trou s’est formé dans le jardin »

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-saint-denis-93/soudain-un-trou-s-est-forme-dans-le-jardin-02-09-2014-4102879.php

On y apprendra que le comblage du trou est à la charge des propriétaires.
Ce n’était pas dans une contrée exotique, mais chez nos voisins, à Sevran.
Conclusion pour les propriétaires de pavillons en « zone de centralité » : vendez au plus vite, partez n’importe où ailleurs, avec pour devise celle des élus et des promoteurs : après nous, le déluge !

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Une fresque décorative en mémoire d’un patrimoine, la municipalité n’en veut pas !

Aulnay, le 19 octobre 2017
OBJET : PC9300514C0098
Lorsqu’a été lancé le projet immobilier « côté parc » 14 Juillet-Gatouillat, Aulnay Environnement a tenté une action devant le tribunal administratif pour sauver les pavillons de la Rue Gatouillat.
Ces pavillons de la fin du XIXe siècle avaient probablement été construits par la Compagnie du Nord pour ses employés et leur décor leur avait valu d’être reconnus d’intérêt patrimonial par le département.
En position de faiblesse, nous avons dû accepter un compromis avec le promoteur aux termes duquel une fresque devait être réalisée sur le pignon aveugle côté rue de Bondy « représentant l’immeuble en briques qui sera détruit et l’acacia qui sera abattu » (art. 4 de la convention signée en présence des avocats).
La municipalité « n’en veut pas » ! (sic) et exige du promoteur la réalisation d’un tout autre projet, la reproduction en très grand du plan d’architecte de la façade, au motif que le projet inclus dans la convention « ne serait pas beau. »
On jugera ici des goûts esthétiques de nos élus. Mais nous ne sommes pas dupes : ce dont on ne veut pas, c’est de l’évocation d’un patrimoine disparu.
Non seulement on détruit le patrimoine, mais on veut en effacer jusqu’au souvenir !
Aulnay Environnement n’en restera pas là, mais a besoin du soutien des habitants.
Exprimez votre rejet de cet autoritarisme en Conseil de quartier ainsi qu’aux élus, envoyez en Mairie ce tract en barrant le projet qu’on veut nous imposer.
Nous en avons assez que les habitants et leurs associations soient ainsi méprisés !
Où est la promesse électorale d’une « Aulnay respectueuse » ?

 

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Autres associations, Nos Actions

Des édiles, des chiens et le diable

09 juin 2017 Lorsque M. Durand, le président du Club Canin, au désespoir de voir tiré un trait sur quarante ans de dévouement, a enfin été reçu en Mairie, il s’est entendu dire : la reprise du terrain par la Municipalité, c’est dans le PLU ! (sous-entendu : vous n’aviez qu’à faire attention !)

Il eût été certes bienvenu que quelques-uns des 340 membres du club se déplacent pour assister aux réunions de communication sur le PLU organisées par la municipalité en mai-juin 2015. Ne serait-ce que pour voir à quoi ressemble une belle opération de communication et en quoi elle se distingue d’une vraie concertation. Mais il est encore temps pour eux de consulter le dossier du PLU sur le site de la Mairie (Habitat → Urbanisme →, Révision du PLU → 3/ Orientations d’aménagement et de programmation → Requalification et restructuration des zones d’activités et du quartier de Balagny, p. 4 à 7)

D’abord ils pourront y lire que le terrain bien visible de l’autoroute A3 dont ils avaient la jouissance n’était considéré par la Municipalité que comme « une vitrine imprenable sur la zone d’activités » industrielles et commerciales. Visibilité indiscutable : c’est ce qui a attiré l’attention de nombreux propriétaires de chiens et les a amenés à adhérer au club canin. Mais la visibilité de ce genre d’activité d’éducation et de loisir ne compte évidemment pas pour nos édiles. Pas un mot sur ce genre d’activité !

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Ensuite ils pourront examiner un beau schéma et constater que ce qui est indiscutablement un espace vert et sportif (en vert sur la légende), devenait pour les planificateurs du PLU un espace indéterminé, blanc et hachuré voué à « développer une nouvelle offre d’immobilier d’entreprise ».

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Un détail sur un schéma, et quarante ans d’investissement associatif rayés de la carte ! Le diable est bien dans les détails ! Comment désigner un document qui tourne ainsi le dos à la réalité ? Quelle possibilité de concertation quand l’information est ainsi biaisée ? Et lors des réunions, qui pouvait repérer ce détail et dénoncer une omission délibérée ?

La Municipalité rétorque : « en 2016, nous avons fait trois propositions ». Deux ne méritent pas qu’on s’y attarde, tant elles étaient ridicules. Une autre était plus sérieuse : un terrain aux abords du gymnase Jacques Anquetil. Mais contre les 9000m2 actuels, seulement 5000m2. M. Durand a répondu aussitôt par un courrier sérieusement documenté demandant s’il n’était pas possible d’obtenir un agrandissement, les abords paraissant disponibles. Aucune réponse, malgré les nombreuses relances ! Doit-on comprendre qu’avec cette municipalité, aucun dialogue n’est possible ? Qu’il fallait accepter tout de suite, et que devant tant de générosité, la réponse du président du club canin était une insupportable offense ? Or c’est là que réside la frontière entre concertation et autoritarisme : la possibilité de discuter pour dégager un compromis.

Nos édiles ont encore beaucoup de progrès à faire en matière de démocratie !