Nos Actions

AULNAY ENVIRONNEMENT ET LES AGISSEMENTS DU CHARGÉ DE COMMUNICATION DE LA MAIRIE D’AULNAY-SOUS-BOIS

Aulnay, le 13 juillet 2018

 Le chargé de communication de la Mairie a encore frappé, sur son site 93600Infos.  Il est clair qu’il se sent investi d’une mission : saisir toutes les occasions de discréditer Aulnay Environnement en se lançant dans la production de fausses informations.

La recette pour fabriquer une fausse information est simple : il suffit de piocher dans notre site et d’extrapoler sans retenue

  1. commencer par une citation assez anodine de la contribution d’Aulnay Environnement à la réflexion sur le centre ville pour donner l’impression  que l’on cite ses sources avec objectivité
  2. En bas du compte-rendu d’une réunion avec le directeur des Services Techniques, utiliser un lien vers une carte qui présente les propositions d’un membre de l’association et faire de cette initiative personnelle la position officielle de l’association
  3. transformer la proposition d’un « va tout droit » pour les cyclistes en proposition de suppression de places de parking, et donner un chiffrage qui n’apparaît dans aucun document.

Et voilà comment l’on peut titrer :

L’association Aulnay Environnement propose de supprimer des places de stationnement avenue Dumont

Pour une personne de bonne foi, seul compte évidemment le texte concernant la réflexion sur la circulation dans le « centre gare », approuvé par le bureau. On y constatera que l’association ne porte que des avis généraux, sans critiquer sur le fond la démarche  municipale sur la circulation. Concernant le stationnement « Nous ne pensons pas qu’il faille multiplier les parkings et s’engager dans la course sans fin du plus de parking et toujours plus de voitures. »  Il n’est en aucun cas question de supprimer des places, mais de maintenir l’existant.

Aulnay Environnement souhaite que le Maire puisse reprendre avec l’association un échange fructueux entre les deux parties.

Actions, Autres associations, Nos Actions

Un appel au dialogue et à la médiation

 VME-LOGO

Un appel au dialogue

et à la médiation

 Logo-Ae

Aulnay-sous-Bois , 5 avril 2018

Nous sommes inquiets devant cette escalade dans la dégradation des rapports entre les administrés et la municipalité : blogs attaqués, élu-e-s d’opposition mis en examen, conseils municipaux perturbés et à huis-clos…et aujourd’hui la garde à vue d’un responsable associatif.
Ce climat est malsain et marque le délitement d’un débat démocratique nécessaire, indispensable même s’il pique, dérange, oblige à argumenter de part et d’autre.
Un ancien élu connaît le travail des élus et le dévouement de nombre d’entre eux, femmes et hommes au service de leur ville, département, Région, Pays… Ils méritent le respect de leur personne, de leur travail de longue haleine mais aussi nos critiques vigilantes et citoyennes. Il doit exister des contre-pouvoirs dotés de moyens de les exercer afin de permettre aux élus d’être mieux en phase avec le vécu des habitants.
Nous comprenons la difficulté de faire face à la multiplicité des attentes et revendications citoyennes. Nous comprenons la difficulté de composer avec des intérêts contradictoires, à faire des choix dans le sens de l’intérêt collectif…
Animateurs d’associations, nous ne pensons pas que la place d’un animateur d’une association soit en garde à vue. C’est la marque d’un échec collectif, auquel nous pouvons nous associer. Avons-nous assez travaillé pour approfondir les liens avec La Révolution est en marche, pour exprimer nos convergences et nos désaccords ? Pour aider, critiquer, faire ensemble, faire entendre…
La parole d’Hadama Traoré n’est pas en costume-cravate. Son vocabulaire dérange, il peut même basculer dans l’outrance, mais il faut entendre cette voix qui en porte bien d’autres. Il réclame des réponses avec insistance, il va vite, il se trompe parce qu’il fait fi des usages et des règles, mais il fait aussi preuve d’une grande volonté, d’une belle énergie au service des autres : des locataires pour la qualité des logements, des personnes exclues. Il a commencé un travail pour un rapprochement entre jeunes et policiers.
Un certain nombre de ses propos ont pu blesser, faire peur…Nous ne les approuvons pas mais nous y avons par contre entendu du découragement, du dépit face à une absence de réponse, considérée comme du mépris… Avec cette question lancinante : que faire pour être entendu ? Le refus du dialogue et de la conciliation n’est pas de bonne politique face à une personne qui porte la voix de bien des Aulnaysiens. Le marteau-pilon d’une intervention policière digne de l’arrestation d’un terroriste n’est pas une bonne réponse, c’est une humiliation de plus.
Nous pensons qu’un dialogue exigeant et respectueux aurait pu, aurait dû être instauré avec lui et son association, et plus largement avec une jeunesse qui veut prendre sa place dans la vie de notre ville.
Pouvons-nous croire que cela n’est pas trop tard ?
Il faut développer des lieux de dialogue et de médiation au plus vite, nous sommes prêts à y prendre notre place.

Alain AMÉDRO

Vivre Mieux Ensemble

R-A BOUGOURD

Aulnay Environnement

Actions, Motions, Nos Actions

Motions Votées le 22 Mars 2018

Motions soumises au vote de l’assemblée Générale d’Aulnay Environnement, le 22 mars 2018

1/Sur la démocratie locale Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents s’inquiètent de la mise en œuvre par la municipalité d’une conception très restrictive de la démocratie dans ses relations avec les citoyens et les associations.

  • Surdité : la demande répétée de concertation avec les habitants sur la transformation de l’ex-place Camélinat n’a jamais suscité la moindre réponse (concertation : s’accorder, se consulter pour mettre au point un projet commun (Larousse) et non : informer de ce que l’on a décidé, en tournant en ridicule les contre-propositions).

  • Brutalité : c’est le sort réservé aux associations dont l’activité repose sur la jouissance d’un terrain, dès lors que la municipalité compte lui donner une autre affectation : après que le club canin (500 adhérents) ait fait une contre-proposition réaliste sur la nouvelle localisation envisagée, les ponts ont étés coupés et le club a dû simplement disparaître. Qu’en sera-t-il du club de Tir à l’arc ? La même brutalité pour l’association gérant l’Office du Tourisme, jouissant, elle, d’une liberté d’initiative pour la promotion de la commune : aucune discussion préalable, mais un simple courrier à la présidente le jour même de sa dissolution décrétée par la municipalité. Aulnay Environnement a marqué sa solidarité avec ces associations qui œuvraient pour le bien de notre commune.

  • Judiciarisation  : de plus en plus, en rejetant toute possibilité de conciliation, les prises de position critiques et publiques sont poursuivies en justice. La crainte est grande de voir se développer ici la pratique de certains acteurs économiques qui cherchent à décourager toute critique par le harcèlement judiciaire et les coûts financiers. Aulnay Environnement tient à exprimer son attachement à la liberté d’expression, en particulier à celle des blogs qui sont l’un des rares moyens de faire connaitre des analyses, la modération des publications par les responsables des sites restant au demeurant une autre base de la vie démocratique.

2/ sur les constructions Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents renouvellent les critiques portées sur la politique de construction de la municipalité :

  • Non-respect de la promesse électorale de mettre fin au « bétonnage »

  • Non-respect de la réglementation sur l’intégration harmonieuse de nouvelles constructions (ex-place Camélinat)

  • Non-respect des vœux des habitants sur la construction en retrait

  • Non-respect des quotas de logements sociaux dans le sud

  • Non-respect des promesses électorales de ne pas prévoir de logements sur les terrains PSA

  • Non-respect du patrimoine : des constructions anciennes de qualité ont disparu (rue Gatouillat, rue Barrault), et d’autres sont menacées (« Brimborion » et son jumeau route de Bondy, ou encore des bâtiments de grande valeur patrimoniale, le café des « pailleux », au Soleil Levant, ou la maison de Jules Princet). Les « bâtisses » que la municipalité se vante d’avoir sauvegardé ont été acquises pendant la précédente mandature. Au-delà de la propagande, la politique de préservation du tissu pavillonnaire et de mise en valeur du patrimoine reste à démontrer.

  • Non-respect de la largeur minimale effective des trottoirs

Ils s’interrogent sur les suites concrètes qui pourront être données à la concertation sur l’avenir du Centre Gare, le gel (pour deux ans) des projets immobiliers prenant fin au moment des prochaines élections municipales. Ils ne voient pas comment, avec un règlement de PLU aussi favorable aux projets des promoteurs, on pourra réellement éviter que soit défiguré le centre de notre commune. Ils se demandent quel est le sens profond de cette concertation.

3/ Sur la circulation Motion adoptée à l’unanimité, moins une abstention

Les adhérents approuvent la mise en œuvre d’une réflexion sur la circulation. Ils insistent sur l’impératif de bonne circulation des transports en commun : le stationnement des véhicules doit être conditionné à cet objectif. Ils souhaitent que les nuisances de la circulation, à laquelle nous participons tous peu ou prou, soient limitées au maximum, mais aussi équitablement réparties entre les riverains, en particulier pour la circulation des poids lourds et des autobus. Ils demandent qu’un autre impératif soit la sécurité des piétons, et que tout soit mis en œuvre pour qu’ils ne soient pas contraints de descendre du trottoir (ex rue du Gros peuplier) par la présence de véhicules en stationnement sauvage. Trottoirs sur lesquels la vigilance est encore de mise en raison de la multiplication des déjections canines contre laquelle une action de sensibilisation (et de nettoyage) s’impose. De même, partout où c’est possible, ils demandent que la circulation des cyclistes soit facilitée. Ils souhaitent que les investissements en vidéosurveillance servent à la répression des incivilités du stationnement et de la circulation. Ils souhaitent le développement d’un réseau de navettes entre les quartiers.

Ils souhaitent que le stationnement de courte durée soit favorisé par les tarifs de la première heure (gratuité on très faible coût). Ils renouvellent leur opposition à la création de parkings souterrains à deux niveaux (place ex-Camélinat).

4/ Sur le patrimoine arboré Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents prennent acte de la nécessité de faire face aux maladies qui affectent beaucoup de nos arbres et qui conduit à leur abattage. Néanmoins ils espèrent que cela ne sera pas l’occasion de faire disparaître des arbres sains pour faire place nette aux projets immobiliers. En tout état de cause, ils demandent au plus vite le remplacement des arbres disparus. Ils demandent aussi que toutes les précautions soient prises pour que les arbres sains puissent le rester.

Ils renouvellent leur opposition à la disparition des tilleuls de la Place ex-Camélinat et s’inquiètent du sort des arbres retirés de la catégorie des arbres remarquables.

En tout état de cause, ils demandent que tous les arbres remarquables survivants de l’ancienne forêt soient l’objet d’une politique volontariste de préservation. Cela dépasse le cadre des services techniques qui font leur travail du mieux qu’ils peuvent. C’est aux élus qu’il incombe de prendre en compte que ces arbres témoignent de l’histoire, font partie de l’identité de notre commune, et que leur disparition progressive est un véritable crève-cœur pour les habitants. Nous refusons la minéralisation progressive de notre cadre de vie qui est en œuvre sous nos yeux.

Nous demandons la création d’une commission mixte associant élus, services techniques, associations et représentants des habitants pour suivre l’évolution de l’état de santé des arbres et sensibiliser les acquéreurs de parcelles arborées à la préservation du patrimoine précieux que représentent ces arbres. Nous souhaitons que la fête annuelle de l’arbre n’ait pas ce goût amer et que la municipalité fasse la démonstration qu’elle fait tout ce qui est possible, en collaboration avec les habitants, pour que notre commune ne devienne pas Aulnay-sans-bois.

5/ Sur les équipements Motion adoptée à l’unanimité.

La piscine : les adhérents s’étonnent de l’absence d’information sur l’évolution de ce dossier, le calendrier annoncé (ouverture du nouvel équipement en 2020) ne paraissant pas pouvoir être respecté. En attendant, nous demandons qu’une réponse argumentée soit donnée à la demande d’ouverture au public des bassins extérieurs.

De même, pour l’espace multimodal de Balagny, la communication générale manque de précision.

Les adhérents attendent que soient enfin dévoilés les projets annoncés depuis plusieurs années d’équipements sur le terrain de la Croix Blanche ou plus récemment la ferme Garcelon. Ils demandent qu’un effort conséquent soit fait pour mettre bien davantage de salles à la disposition des associations.

Ils regrettent qu’aucun projet culturel ambitieux ne soit mis en œuvre par la municipalité pour remédier à l’absence d’une médiathèque centrale.

Actions, arbres, Nos Actions

Il faut sauver ce chêne !

Aulnay, le 26 février 2018

Avec un tronc de trois mètres de circonférence, c’est peut-être le plus beau chêne d’Aulnay-sous-bois. Il est tricentenaire, en parfaite santé, et il est prévu de le faire disparaître. Situé sur le terrain de l’ancien Centre Le Camus, il va être victime du projet immobilier projeté sur ce site, qui condamne d’office deux autres chênes et un cèdre, tous magnifiques. Encore un énorme ensemble qui, de l’avenue Louis Barrault à la rue d’Alsace, va mettre un sérieux bémol au refrain que nous serinent les élus sur la défense de la zone pavillonnaire. La zone pavillonnaire, comme nos arbres, est rongée au cœur, là où se trouvent à la fois les pavillons patrimoniaux et les plus vieux arbres. Laisserons-nous les promoteurs détruire à loisir le charme de notre commune, avec la complicité des élus ?

Il faut sauver ce chêne !

R-A Bougourd,

Président d’Aulnay Environnement

Chenes Camus II

 

Actions, arbres, Nos Actions

Communiqué d’Aulnay Environnement sur l’abattage des arbres de la Croix Blanche

le 7 mars 2018

La note d’information (Services.mairie) du Directeur Général des Services d’Aulnay-sous-bois, M. Soumy, appelle plusieurs remarques :

1/ Nos communiqués sont rédigés dans un français compréhensible pour tous. Aucune phrase de celui du 26 février ne met en cause le professionnalisme et encore moins l’intégrité des agents des services techniques. Il y est dit : « Je ne doute pas qu’on pourra me fournir tous les documents justificatifs ». M. Soumy a donc mal lu, d’autant que le communiqué était accompagné d’une photo où l’on pouvait constater que les arbres étaient effectivement malades.

2/ Nous ne sommes pas responsables des commentaires postés ici ou là dont nous n’avons par ailleurs pas constaté l’existence dans les blogs.

3/ Nos « méthodes » ne sont ni irrespectueuses, ni insultantes, à la différence de certains élus qui n’ont que dérision pour les propositions d’une association qui compte plus de 160 adhérents, ce qui en fait la plus grosse association environnementale du 93. Or cette association représentative n’a jamais été informée de ces abattages, pas davantage que le Conseil de quartier.

4/ C’est précisément sur l’insuffisance de l’information que portait le communiqué, c’est assez clair. Déposer une lettre dans une boîte aux lettres des seuls riverains dans la semaine qui précède l’abattage ne suffit évidemment pas à nos yeux, surtout lorsqu’il s’agit d’une semaine de vacances scolaires, lorsque certains parents ou grands-parents sont susceptibles de vouloir soustraire quelques jours les enfants ou petits-enfants à l’air vicié de la banlieue parisienne.

5/ En effet, nous avons des rendez-vous assez réguliers avec les différents responsables des services techniques. C’est une raison de plus de s’étonner qu’aucun contact n’ait été pris à temps sur un sujet aussi sensible, au moment où nous mobilisons sur la question des arbres patrimoniaux de l’ex-place Camélinat, et où nos demandes de concertation ne rencontrent de la part des élus que silence, ou pire, commentaires ironiques. Est-ce là autre chose que du mépris ? Il faut comprendre que la coupe est pleine !

6/ J’ai pu rencontrer en effet l’équipe chargée de l’abattage ainsi que le responsable de l’entretien des arbres. Nous avons eu des conversations courtoises et très intéressantes. Mais cela n’a pas rendu caduc le communiqué, car il témoignait avant tout de l’émotion causée par cet abattage.

7/ C’est là le fond du problème. Les personnels des services techniques font leur métier du mieux qu’ils peuvent, et je les crois volontiers lorsqu’ils disent qu’ils n’abattent pas des arbres de gaîté de cœur. Comme eux, je sais qu’un arbre malade peut tuer. Encore une fois, ce n’est pas à eux que s’adressait ce communiqué, mais à nos élus. Ils doivent comprendre que les bouleversements engendrés par l’urbanisme brutal qu’ils mettent en œuvre représentent un véritable traumatisme pour la population du quartier, et qu’il est plus que temps de le prendre en compte. Les arbres peuvent tuer, mais ils sont aussi essentiels à notre qualité de vie. Or cela ne semble pas un instant effleurer l’esprit de nos élus.

8/ En veut-on la preuve par la démonstration a contrario ? Pourquoi ces arbres du terrain de la Croix Blanche ont-ils disparu du nouveau PLU en tant qu’arbres remarquables ? Pourquoi n’a-t-on pris aucune précaution lorsque ce terrain a été transformé en base technique pour les travaux de réfection des réseaux souterrains ? Pourquoi a-t-on laissé des monceaux de matériaux pesant plusieurs tonnes au pied de ces arbres, recouvrant et tassant la terre, asphyxiant peu à peu leur système racinaire et permettant le développement des maladies? Nous savons bien que la responsabilité de ces choix n’incombe pas aux services techniques. Il est temps qu’une politique volontariste de préservation de notre patrimoine arboré soit mise en place.

9/ Si l’on veut aller plus loin, le problème de fond, c’est celui de ce terrain de la Croix Blanche. Pourquoi démolit-on partout des pavillons patrimoniaux, alors que ce terrain est laissé en friche, avec tous les problèmes de salubrité publique que cela induit ? En conclusion des travaux d’un défunt Comité de pilotage, nous avons fait des propositions pour un aménagement équilibré, ménageant le patrimoine arboré et l’édification d’habitations en harmonie avec le quartier. Juste avant les précédentes élections, une vraie concertation avait été promise par le maire actuel. Depuis, pourquoi cette inertie ?

10 / Le communiqué disait : « L’élimination des chênes du terrain de la Croix Blanche a commencé. » M. Soumy répond : sur les 8 chênes, 3 seulement ont été abattus ! C’est peu en effet : à peine la moitié ! Les deux qui restent de l’alignement initial font piètre figure, et l’on ne donne pas cher de l’avenir des trois autres, collés à une habitation, également étouffés par les dépôts de matériel. Encore un peu de patience, et l’on pourra faire tout ce que l’on veut de ce terrain : il n’y aura plus d’arbres à préserver.

Actions, Nos Actions, Nouvelles Constructions

Une fresque décorative en mémoire d’un patrimoine, la municipalité n’en veut pas !

Aulnay, le 19 octobre 2017
OBJET : PC9300514C0098
Lorsqu’a été lancé le projet immobilier « côté parc » 14 Juillet-Gatouillat, Aulnay Environnement a tenté une action devant le tribunal administratif pour sauver les pavillons de la Rue Gatouillat.
Ces pavillons de la fin du XIXe siècle avaient probablement été construits par la Compagnie du Nord pour ses employés et leur décor leur avait valu d’être reconnus d’intérêt patrimonial par le département.
En position de faiblesse, nous avons dû accepter un compromis avec le promoteur aux termes duquel une fresque devait être réalisée sur le pignon aveugle côté rue de Bondy « représentant l’immeuble en briques qui sera détruit et l’acacia qui sera abattu » (art. 4 de la convention signée en présence des avocats).
La municipalité « n’en veut pas » ! (sic) et exige du promoteur la réalisation d’un tout autre projet, la reproduction en très grand du plan d’architecte de la façade, au motif que le projet inclus dans la convention « ne serait pas beau. »
On jugera ici des goûts esthétiques de nos élus. Mais nous ne sommes pas dupes : ce dont on ne veut pas, c’est de l’évocation d’un patrimoine disparu.
Non seulement on détruit le patrimoine, mais on veut en effacer jusqu’au souvenir !
Aulnay Environnement n’en restera pas là, mais a besoin du soutien des habitants.
Exprimez votre rejet de cet autoritarisme en Conseil de quartier ainsi qu’aux élus, envoyez en Mairie ce tract en barrant le projet qu’on veut nous imposer.
Nous en avons assez que les habitants et leurs associations soient ainsi méprisés !
Où est la promesse électorale d’une « Aulnay respectueuse » ?

 

Lien Vers le PDF

arbres, Camélinat, Nos Actions

Sauvons nos tilleuls, non au parking souterrain !

Aulnay, le 16 octobre 2017

Monsieur le Maire,

Nous connaissons l’ancienne place Camélinat depuis des années, voire des décennies, pour encore beaucoup d’entre nous, depuis notre enfance, et nous aimons cette place que la commission départementale du patrimoine a déclaré d’intérêt patrimonial.

Nous vous demandons instamment, Monsieur le Maire, de ne pas en détruire tout le charme en creusant sous cette place un parking souterrain.

Ce projet va entraîner la disparition de tilleuls centenaires qui en font  un ornement important.

Mais peut-être n’êtes-vous pas sensible à ce charme : nous souhaiterions alors que vous perceviez quel non-sens cela représente d’installer un parking sous cette petite place où circulent chaque jour les centaines d’enfants du collège, et bientôt de l’école primaire et de la maternelle que vous prévoyez d’installer à la place de l’annexe du collège.

Nous souhaiterions que vous preniez sérieusement en compte, dans un quartier où la nappe  phréatique est à faible profondeur, à quels dangers vont être exposées les constructions avoisinantes par le cuvelage de ce parking public, ajouté à celui du parking privé du nouvel immeuble de 45 logements prévu sur un côté de la place.

Enfin les travaux de ce parking vont asphyxier un quartier dans lequel la circulation est déjà difficile, en particulier aux heures de sortie des classes, et fera à coup sûr disparaître quelques-uns des  derniers commerces, en particulier la boulangerie. Sa baisse de fréquentation est déjà sensible après la disparition du café voisin dont l’immeuble a été racheté pour être détruit par le promoteur de l’immeuble de 45 logements.

NOUS NE SOMMES PAS PASSÉISTES : nous pensons que faire disparaître le parking en surface qui encombre la place serait une bonne chose, de même que les aménagements promis : nouveau revêtement, fontaine, etc.

MAIS IL Y A BEAUCOUP MIEUX À FAIRE QU’UN PARKING SOUTERRAIN : la libération, rue des Écoles, à quelques dizaines de mètres de la place, du terrain de l’ancienne perception permettrait d’y édifier un parking à 3 niveaux (en silo) avec la même capacité que l’actuel parking sur la place.

 Ce projet serait moins préjudiciable pour les finances communales, car il coûterait bien moins que les 5 millions d’Euros prévus pour le parking souterrain.

NOUS VOUS DEMANDONS DE SUSPENDRE LE PROJET DE PARKING SOUTERRAIN ET D’ÉTUDIER SÉRIEUSEMENT LA POSSIBILITÉ D’UN PARKING EN SILO RUE DES ÉCOLES.

 NOUS VOUS DEMANDONS D’ENTENDRE ENFIN LA VOIX DES HABITANTS ET D’ENTREPRENDRE UNE VÉRITABLE CONCERTATION.

L’URBANISME BRUTAL QUE VOUS METTEZ EN ŒUVRE N’EST PAS CONFORME À VOTRE PROMESSE ÉLECTORALE D’UN « AULNAY RESPECTUEUSE » !

Lien vers la pétition en ligne

Place Cameliant 10x15

 

 

 

Camélinat, Nos Actions

Sur l’ex-place Camélinat, le promoteur est roi !

8

Il bénéficie :

  • D’une révision du PLU qui lui permet de construire un étage de plus !

  • D’un vote du conseil municipal qui s’engage à lui vendre à moitié prix un legs fait à la commune pour des usages scolaires

  • D’un parking souterrain pour la 2e voiture et les invités de ses clients

Tout cela au détriment des Aulnaysiens !

  • qui voient une place pleine de charme défigurée par un bâtiment (en pierre de taille, s’il vous plaît !) hors de proportion avec les autres immeubles

  • qui vont assister à l’abattage de tilleuls centenaires

  • dont la sécurité des enfants (maternelles, primaires, collégiens) sera mis en péril car ils devront circuler devant une entrée et sortie de parking

  • qui vont devoir endurer de longs mois de travaux, de bruit et de désagréments de toutes sortes

  • qui vont voir la disparition des derniers commerces de moins en moins rentables en raison de toutes ces perturbations 

  • qui vont voir les voitures-ventouse de la place encombrer encore plus les rues adjacentes pour éviter un parking devenu payant

  • qui vont enfin voir disparaître des services à la population pour pouvoir dégager les 5 millions d’Euros que va coûter ce parking entièrement à la charge de la commune !

Cela suffit !

Que la Municipalité entende les vœux des Aulnaysiens !

Respectez votre promesse électorale de mettre fin au bétonnage !

Oui à la suppression du parking en surface !

Non au parking souterrain !

Oui à un parking à 3 niveaux à la place de l’ancienne perception,

beaucoup moins onéreux !

Écoutez enfin les Aulnaysiens, pas les promoteurs !

Aulnay, le 6 octobre 2017

Nos Actions, Nouvelles Constructions

lettre au maire Fresque « Coté Parc » 01/10/2017

Aulnay, le 1er octobre 2017

Monsieur le Maire,

Par l’intermédiaire de Maître Ramain, notre avocat dans le dossier du programme immobilier « Côté parc » du groupe Nafilyan, je viens de prendre connaissance du projet de fresque destiné au pignon aveugle de l’immeuble donnant route de Bondy.

Par un protocole transactionnel signé le 6/11/2015 par Aulnay Environnement et les sociétés engagées dans le programme, il était bien spécifié que la fresque devait représenter « l’immeuble en brique qui serait détruit et l’acacia qui serait abattu » (page 4 du protocole). Or le projet communiqué à notre avocat n’est en rien conforme avec ce protocole.

Aux dires de l’avocat de la partie adverse, il semblerait que vos services aient validé ce projet. J’entends bien que n’étant pas au courant du protocole, vous ne pouviez juger de sa non-conformité.

Je vous serais en revanche reconnaissant de bien vouloir faire savoir au promoteur que votre accord sur le projet présenté ne peut être invoqué comme validation effective, le contenu du protocole ne vous ayant pas été communiqué.

Vous trouverez ci-joint le projet que j’ai remis lors de la signature du protocole en mains propres à M. Nafilyan qui a clairement indiqué qu’il l’appréciait, d’où mon étonnement et ma vive contrariété, car le protocole précisait : «  Le projet définitif sera soumis 6 mois avant sa réalisation à l’Association Aulnay Environnement qui devra le valider ».

Vous conviendrez, je l’espère, que le projet présenté par Aulnay Environnement mérite d’être réalisé, en raison de sa dimension de mémoire d’un patrimoine architectural et de son ambition décorative et attractive.

Comptant sur votre compréhension et votre soutien dans cette affaire, je vous prie, Monsieur le Maire, de croire à ma haute considération.

René-Augustin BOUGOURD

Président d’Aulnay Environnement

P.J. 2 projets de fresque

FresqueII

 

Camélinat, Nos Actions

Discours des Journées du Patrimoine : 16 septembre 2017

Chers Aulnaysiennes, chers Aulnaysiens, chers concitoyens

Il nous a semblé particulièrement pertinent d’organiser cette manifestation à l’occasion des Journées du Patrimoine. Car c’est bien pour le patrimoine que nous sommes mobilisés aujourd’hui, un patrimoine vivant, cette place que nous fréquentons les uns comme moi depuis 10 ou 20 ans, les autres depuis leur enfance. Certains d’entre vous ont fait leurs études dans ce collège, beaucoup sont venus ou viennent encore quotidiennement chez les commerçants de la place, autrefois à la charcuterie, au pressing, à la maison de la presse, ou encore au café. Vous reconnaissez là la liste des commerces disparus. Ne restent aujourd’hui qu’une boulangerie, un restaurant italien (un peu plus loin, un restaurant japonais) un kebab, une épicerie et un chauffagiste. Il est clair que cette place est en train de mourir à petit feu et qu’il est légitime de chercher à y remédier.

Cette place, ce n’est pas seulement des commerces, c’est aussi un décor. Un décor qui a son charme. Certes ce n’est ni la place des Vosges de Paris, ni la place Navone de Rome. Mais c’est chez nous. C’est notre paysage urbain, nous l’aimons, et nous avons de bonnes raison pour cela. S’il lui fallait un label de qualité, nous avons celui du bureau de l’inventaire et de la recherche urbaine du département de Seine-Saint Denis, qui en 2008 a classé la place comme « ensemble urbain d’intérêt patrimonial ». Certes, l’annexe du collège n’est pas vraiment une réussite, mais jusqu’à ce jour, le reste de la place « est resté dans son jus », avec ce collège qui fleure bon sa 3e république, et quelques beaux exemples de l’architecture vernaculaire du tournant du XIXe au XXe siècle, du côté nord de la place. Notons la belle réalisation de la municipalité précédente qui a réhabilité le plus petit de ces immeubles. Et puis, rue Paul Langevin, un bel immeuble « art nouveau » dont le pignon est l’un des plus beaux ornements de la place. Enfin, les tilleuls, diversement épanouis contribuent évidemment à l’agrément de la place, en nous faisant penser à Rimbaud

« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans.

Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade. »

Nul ne contestera qu’avoir laissé cette jolie place devenir un parking  fut regrettable et que vouloir la rendre intégralement aux piétons soit une bonne idée. Mais la bouleverser et abattre les tilleuls pour installer un parking souterrain à deux niveaux est une mauvaise idée.

Une mauvaise idée car tout le monde sait que les parkings souterrains coûtent très cher et sont ensuite sous-utilisés, en particulier à Aulnay, ou le parking de la Grande Nef est toujours à moitié vide, même les jours de marché.

Une mauvaise idée tout particulièrement dans des terrains où la nappe est très proche de la surface : il est clair que le 2e sous-sol de ce parking sera régulièrement inondé, comme tous ceux des immeubles qui en ont été dotés. Il est clair que cette nappe, en partie détournée par un énorme cuvelage, se déversera dans le sous-sol des constructions voisines et affectera les fondations, pour autant que ces immeubles en aient. A terme, c’est tout le quartier qui sera affecté : nous avons affaire à des apprentis-sorciers.

Une mauvaise idée encore car ce projet implique la disparition des tilleuls.

Une mauvaise idée enfin parce que le premier nom de cette place était « Place des écoles ». Des années durant, près de 1200 élèves ont parcouru la place. Ils sont moins aujourd’hui, mais d’ici 2 ou 3 ans, l’annexe Barrault accueillera une école primaire et peut-être une maternelle : ce sera près d’un millier d’enfants qui se répandront ici aux heures de sortie. Et au milieu de ce flux, on va créer une descente de parking ! Comment peut-on fermer les yeux sur cette aberration ?

On a l’habitude de dénoncer un gouvernement des technocrates qui prennent des décisions sans aucune connaissance des réalités du terrain. Mais quel aveuglement faut-il pour ignorer la réalité, quand on l’a sous les yeux ?

En vérité, c’est la façon de gouverner la commune qui ne va pas. On nous avait promis « une Aulnay respectueuse ». Où est le respect, quand on fait le choix d’un urbanisme brutal, où jamais les riverains et les usagers de la place n’ont étés consultés, où lorsqu’enfin le sujet est évoqué en réunion de quartier, les adjoints au Maire tournent en ridicule un projet alternatif, où l’on se permet de dire d’un contradicteur : « ce monsieur fait son cirque » ? Où est le respect du citoyen dans ces réunions qui ne sont que des sortes de conférences de presse, où l’on ne fait qu’informer de ce qui a été décidé ? Où est le respect du patrimoine arboré et du paysage urbain ?

Enfin, où est le respect d’un légateur qui donne son terrain à la commune, pour un usage scolaire et sportif ? Où est le respect lorsqu’on promet ce terrain à un promoteur qui n’a cure de l’urbanisme, qui ne vise qu’à maximiser son profit en exploitant le terrain au maximum et en construisant le plus haut possible, au passage grâce à une municipalité qui vote un nouveau PLU permettant de construire ici des immeubles d’un étage de plus qu’auparavant.

Où est le respect du commerce, lorsqu’on ferme les yeux sur la disparition du café ? En vérité, c’est le dépérissement programmé du commerce qui est en route. Déjà la boulangerie connaît une perte de chiffre d’affaire, car les anciens clients du café vont ailleurs. Et qu’en sera-t-il lorsque les travaux auront commencé ? Qui aura envie de venir chercher son pain au milieu des machines et des camions, dans le bruit des pelleteuses et des marteau-piqueur ? Et l’on prétend vouloir faire revivre le commerce ? Mais ce petit commerce, il est bien plus facile de le tuer que de le faire revivre ! Cela ne se décrète pas par un arrêté municipal.

Et qu’en est-il du respect du confort de vie des riverains, lorsqu’on lance ce chantier en même temps que les travaux d’assainissement certes nécessaires rue Jean-Jacques Rousseau, à deux pas de la place, et qui vont durer un an ? Quel enfer va devenir la circulation dans le quartier ! Et lorsque l’on croira enfin pouvoir respirer, ce sera la construction de l’immeuble « Trevi » qui commencera ! Puis celui de son jumeau, sur le terrain qui aurait dû être consacré à l’amélioration des locaux du collège, en particulier de la cantine en sous-sol. Et qui en hiver privera la place de soleil.

Et croit-on que les propriétaires des véhicules qui encombrent la place, dont certains sont des « voitures-ventouses » utiliseront tous un parking payant, habitués qu’ils sont à la gratuité sur la place ? Croit-on que le personnel féminin de l’hôpital aura envie de s’aventurer dans un sous-sol aux heures tardives qu’impose parfois leur planning ? Ce sera encore plus de voitures sur les trottoirs, encore moins de place pour les piétons, et encore plus de dangerosité.

Ce quartier vit sur des équilibres précaires. Il fallait du doigté, de la prudence pour agir sur ce paysage urbain. Certes, il peut changer, car il faut bien de nouveaux logements. Selon le diagnostic délivré par un organisme indépendant, la ville perd des habitants des catégories à revenu moyen. C’est pour eux qu’il faut construire, et pas seulement le long de la rue Jules Princet, dont nul n’ignore qu’il s’agit d’un axe de circulation intense. Ces ménages ont aussi le droit de choisir le sud. Or ce qui va se faire ici, c’est du logement pour les hauts revenus. Et pour lesquels une seule place de parking est prévue ! Et où mettront-ils leur deuxième voiture, je vous le demande ? Où viendront se garer leurs amis et invités ? En vérité, c’est pour cette clientèle-là qu’est construit ce parking, pour offrir un argument de plus au promoteur !

C’est tout un projet de ségrégation sociale qui est en route : au nord les pauvres, au centre les revenus moyens, au sud les riches, bien plus riches que nous ne le sommes aujourd’hui!

On comprend ainsi pourquoi on refuse absolument d’étudier une autre possibilité de rendre la place aux piétons. Certes, on ne savait pas, lorsque le projet de parking souterrain a été lancé, peu après les élections, que le terrain de la perception serait libéré, que la possibilité d’un parking en silo, à 3 niveaux permettrait de remplacer avantageusement les 42 places du parking actuel. Mais saisir cette opportunité bien mois coûteuse, faire preuve de souplesse intellectuelle et changer de cap, cela ne peut pas être envisagé par nos dirigeants ! Sont-ils psychorigides ou aveuglés par l’ivresse du pouvoir ? Ou la raison est-elle ailleurs ?

En vérité, je pense qu’ils n’ont jamais aimé ce que nous aimons, ce paysage fait d’un subtil mélange entre maisons individuelles et immeubles collectifs, où les jardins des premiers apportent la lumière qu’occultent les seconds. C’est cela Aulnay, c’est cela que les promoteurs vendent à leurs clients.

Avant de tout transformer en couloirs étroits et sombres entre deux parois de béton.

Au fait, qui avait fait campagne contre le bétonnage ?

En attendant, admirons nos tilleuls. C’est leur dernier automne.