arbres

REQUIEM POUR LES ARBRES ?

Aulnay Environnement, reçoit aujourd’hui le message suivant, relayant un premier message sur notre compte : 

«  Je me demandais comment on peut intervenir pour faire stopper l’abattage des chênes inscrits (3 aujourd’hui en plein confinement au 39 avenue des Pavillons-sous-Bois. (…) Et à défaut de stopper, s’il est déjà trop tard, poursuivre pour faire condamner, pour dissuader les suivants… »

Toute action en ce sens ne pouvant se faire autrement qu’avec le concours de la Municipalité, Aulnay Environnement, le 3 avril 2018, a écrit au Maire pour lui demander

« la création d’une commission mixte associant élus, services techniques, Maison de l’Environnement, associations et représentants des habitants pour suivre l’évolution de l’état de santé des arbres et sensibiliser les acquéreurs de parcelles arborées à la préservation du patrimoine précieux que représentent ces végétaux souvent derniers rescapés de l’historique forêt de Bondy. 

Cette commission devrait avoir pour première mission d’élaborer une Charte de l’arbre comme il en existe dans d’autres communes proches, intégrée au PLU. »

Cette lettre est restée sans réponse, de même que la relance du 26 juillet 2018.

Au printemps 2019, la municipalité lance un appel à candidature pour la rédaction d’un « Charte de l’Arbre ». À la première réunion, si l’on exclut les représentants de la municipalité, il n’y a qu’une demi-douzaine de simples citoyens, preuve de l’intérêt que portent les Aulnaysiens au problème. Il faut dire que cette réunion a été convoquée en pleine période de grève, à une heure où tous ceux qui n’étaient pas retraités étaient coincés dans les embouteillages et les transports en commun.

Dès l’introduction, il est clair que le but premier de la réunion est  de sensibiliser les Aulnaysiens à la nécessité d’abattre les arbres malades.

Nous posons au représentant de la municipalité, M. Cannarozzo, nos conditions pour une participation :

  • Un engagement  que ce groupe de travail préludera à la mise en place d’une commission bénéficiant d’une longévité et de compétences lui permettant de participer dans le long terme à la gestion du patrimoine arboré et que sa vocation ne se bornera pas à participer à la rédaction d’un texte sans portée réelle.
  • Le projet d’un examen approfondi de l’état des lieux 
  • La précision sur le périmètre pris en compte : il doit ainsi englober non seulement le domaine public, mais aussi le domaine privé.
  • La promesse d’une réelle protection du patrimoine : Il importe donc que soit admis dès le départ que cette charte de l’arbre impose des contraintes dans les permis de construire.

Sur tout cela, M. Cannarozzo refuse de s’engager, et nous laisse toute liberté de rédiger ce qui nous plait. Nous avons déjà vu ce procédé à l’œuvre dans le Conseil économique social et Environnemental, qui n’était qu’un simulacre, les participants étant invités à travailler sans lien concret avec l’action municipale. Compte tenu de ce refus de tout engagement, et de l’axe prioritaire proposé à la réflexion, nous avons quitté la réunion.

Deux éléments confirment le peu de sincérité de la municipalité dans cette entreprise : l’absence de la « Charte de l’Arbre » dans les documents électoraux présentant les grands projets de l’équipe Beschizza, l’absence de réponse à notre lettre du 5 février dernier demandant une protection pour les chênes du terrain de l’ex-centre Le Camus. 

La (trop) petite équipe d’Aulnay Environnement a fait tout son possible pour sensibiliser les Aulnaysiens à l’intensification du bétonnage prévisible durant cette nouvelle mandature. En vain.

Comment espérer qu’une équipe amie des promoteurs puisse à présent mettre en place des procédures qui les gêneraient pour éradiquer toute végétation, même centenaire, d’un terrain constructible ?

Nouvelles Constructions

Quelle défense du patrimoine aulnaysien ?

C’était la maison peinte par UTRILLO, le CAHRA nous l’avait appris. D’après carte postale, sans doute, mais quand même ! On nous répondra probablement : UTRILLO, connais pas !

Du temps où « l’esprit village » n’était pas un mythe, mais la réalité d’une commune où les Parisiens venaient prendre du bon air, c’était un restaurant.

Du temps où les élus avaient des préoccupations sociales et hygiéniques, ce fut un dispensaire, le premier à Aulnay.

En ce temps où les élus déroulent le tapis rouge aux promoteurs, ce n’est qu’une merveilleuse opportunité, dans un cadre  des plus attractifs.

Et que deviendront les deux chênes magnifiques derrière la maison ? Quelles précautions ont été prises par ceux qui nous promettent cette fameuse Charte de l’Arbre?

Qui prétend défendre le patrimoine à Aulnay ?

arbres, Nouvelles Constructions

Lettre au maire : Arbre remarquable Le Camus

Monsieur le Maire,

Vous avez, dans la lettre adressée aux Aulnaysiens ayant porté leur candidature à la co-rédaction d’une « Charte de l’arbre », exprimé votre sensibilité à l’importance du rôle des arbres en milieu urbain. Nous attirons donc à nouveau votre attention sur un cas particulièrement remarquable.

Il s’agit du groupe d’arbres situé Rue Louis Barrault, sur le terrain de l’ancien Centre Le Camus, (parcelle cadastrale 207). On y trouve un magnifique cèdre et plusieurs grands chênes. L’un d’eux, en raison du diamètre de son tronc, est sans doute actuellement le plus ancien de tous les survivants de la forêt du Bondy, et à ce titre particulièrement remarquable et à préserver. Il entre, comme les autres,  dans l’ensemble classé à Aulnay comme remarquable par la Région Ile-de France,  « les chênes de l’ancienne forêt de Bondy ». Et pourtant il s’avère que cet arbre ni aucun autre de la parcelle ne  figure dans la liste des arbres à protéger de l’annexe C du PLU 2015.

Or ce terrain a été acquis par un promoteur, et nous nous inquiétons pour le sort de ces arbres qui sont un ornement de tout le quartier. Quelle est la position de la municipalité en ce qui concerne la préservation d’un maximum d’entre eux, en particulier le plus vénérable ?

Nous demandons donc que ces arbres soient dans l’urgence inscrits dans l’inventaire du PLU, et que tout soit fait pour la préservation de  ce patrimoine.

Nous serions particulièrement heureux de recevoir une réponse précise à une question qui entre évidemment dans la réflexion que vous avez lancée sur la  Charte de l’arbre, initiative que nous réclamons depuis près de deux ans.

Dans l’attente de votre réponse, Monsieur le Maire, veuillez recevoir nos meilleures salutations.

Pour le bureau, le Président

R-A Bougourd

arbres

Charte de l’arbre : « Green washing » et contrefeu

Lundi 16 décembre, ouverture de la première réunion « Charte de l’arbre » : sur 15 Aulnaysiens invités, 7 présents. En période de grève des transports, maintenir  une telle réunion à 18h30 en dit long sur le souci de s’assurer de la présence des citoyens. Et dès la première image du Powerpoint (dont nous n’avons eu aucune version papier, à la différence du Maire-Adjoint et des personnels administratifs), tout est dit : un montage d’arbres abattus dans les parcs municipaux et d’arbres d’alignement malades. Nous ne sommes pas là pour construire un dispositif de gestion de l’ensemble du patrimoine arboré, public et privé, mais pour nous associer à une politique d’abattage.

Soyons clairs : nous ne contestons pas la réalité des maladies (encore faudrait-il qu’on nous communique les diagnostics précis, sans nous demander de tout croire sur parole), mais si comme on nous le dit, on ne peut rien faire, à quoi sert notre participation ?

Car les maladies naturelles ne sont pas les seuls ennemis des arbres. Il y en a bien d’autres : les nouveaux propriétaires des terrains, en particulier les promoteurs, dont le but est évidemment de rentabiliser au maximum l’espace. Sans oublier l’équipe municipale, qui envisage sans état d’âme de transformer en logements le 1/5e du parc Ballanger et qui est restée sourde à l’appel des 850 pétitionnaires qui demandaient d’épargner les tilleuls de l’ex place Camélinat !

Nous avons posé les conditions à notre  participation à l’élaboration d’un « Charte de l’arbre » :

  • La mise en place d’une commission permanente pour la gestion du patrimoine arboré, compétente dans l’attribution des permis de construire et les projets d’aménagement municipaux.
  • La mise à jour d’un état des lieux
  • Le réexamen du plan d’abattage systématique
  • L’inclusion du patrimoine privé dans la réflexion

Ces préconisations se retrouvent dans les documents mis en application dans un certains nombre de communes. On en trouvera un bon exemple sur le site de la ville de Bondy.

Ces textes relèvent d’une volonté politique affichée dès le départ. Il n’y a rien de tel à Aulnay.

Nous ne doutons pas de la bonne volonté des employés de la ville chargés de l’Espace public, mais leur domaine de compétence reste limité à la gestion du domaine public, à l’exclusion de projets comme celui de la place Abrioux ou du parc Ballanger. La politique globale relève des élus. Sans que cette volonté d’engagement global soit affichée clairement, les travaux du groupe de travail ne peuvent être que l’expression de vœux pieux. On nous accuse de procès d’intention, alors que nous nous contentons de tirer les leçons de l’expérience. Nous avons demandé il y a près de deux ans une telle « Charte de l’arbre ».  Aucune réponse, malgré une lettre de rappel, rien d’autre qu’une réponse verbale d’un maire-adjoint en séance de comité de pilotage de conseils de quartier : « il y a assez de réunions comme ça ! ». Comment faire confiance à une équipe municipale qui nous a traités avec un tel mépris ?

La vérité, c’est que le lancement de cette « Charte de l’arbre » n’est qu’un contrefeu. La municipalité sent combien est traumatisante pour les habitants l’abattage de nombreux arbres. Il s’agit de se donner un vernis écologique à 3 mois des élections municipales.

Aulnay Environnement ne se prêtera pas à cette opération de « Green washing ».

Notre participation ne pourra être effective qu’après les élections, à la condition qu’il s’agisse d’une véritable Charte contraignante pour tous les projets privés ou municipaux.

Place Abrioux

De la place Camélinat à Abrioux Amère et dérisoire victoire

Dans la mesure de ses faibles moyens (notre pétition a tout de même recueilli 850 signatures), Aulnay Environnement a lutté contre le projet jamais soumis à concertation, transformant la place Camélinat en place Abrioux au-dessus d’un parking souterrain. Nous avons fait la proposition d’un parking en silo (avec façade végétalisée) sur l’emplacement de l’ancienne perception, et critiqué le projet de remplacer une vingtaine d’arbres de haute tige par une dizaine d’arbres en pot, à nos yeux bien incapables d’apporter les mêmes avantages en matière d’ombre et de régulation thermique. Sans jamais avoir été écoutés, il semble que nous ayons été entendus sur un point : des végétaux de pleine terre ont été plantés ! Il nous faut vite crier victoire avant qu’on nous accuse, comme pour Val Francilia, d’avoir colporté des « fake news ».

Comme on le voit, la revégétalisation va bon train !

Le projet « ficelé » présenté aux riverains.
Nous avons écrit au maire pour nous inquiéter
de l’effet thermique de cette surface minérale claire en période de canicule,
mais on nous a répondu comme d’habitude,
en « langue de bois », à côté du sujet

Place Camélinat, mi-février 2019Place Abrioux, début décembre 2019

Novembre 2016 :

Des tilleuls centenaires qui respirent la santé

Novembre 2019 :
Un fier olivier bicentenaire
taillé en caniche et acheminé
à prix d’or depuis l’Espagne.
Qui ne voit pas ici le progrès ?

arbres, Place Abrioux

LA PLACE ABRIOUX ENFIN REVÉGÉTALISÉE !

Ce 22 octobre 2019 restera dans les mémoires de tous les vrais amoureux de la place Abrioux ! L’olivier promis par le Maire dans son discours inaugural est enfin arrivé ! Réjouissons-nous sans arrière-pensée de voir la nature réaffirmer sa présence dans ce décor devenu entièrement minéral.

Les centaines de personnes qui ont signé  la pétition contre l’abattage des tilleuls doivent reconnaître combien ils avaient tort de s’obstiner à défendre des arbres qui avaient perdu leur droit de cité dans notre ville. Comme notre Maire et ses adjoints avaient raison de traiter de telles initiatives par le mépris !

En effet, dans un contexte de réchauffement climatique et sur un site où l’on pompe frénétiquement l’eau de la nappe, il faut reconnaître combien le choix d’un arbre adapté à la sécheresse est sage et approprié. Et n’oublions pas que lorsqu’on aime, on ne compte pas ! Un olivier vaut bien vingt tilleuls terriblement affectés par les maladies. (Il faudra cependant veiller à ce qu’à chaque voyage en Italie, tous veillent à ne pas ramener  la responsable du « complexe du dessèchement rapide de l’olivier », cette bactérie qui fait rage dans la péninsule !).

Nous cherchons souvent des raisons d’être fiers d’être Aulnaysiens. Voilà qui doit nous contenter. Après nous avoir mis sous le patronage de L’Empereur avec le Cours Napoléon Bonaparte, notre Maire se pose en émule d’Athéna, (justement la déesse de la sagesse) qui offrit l’olivier à la ville qui porte son nom !

Aulnay-sous-bois, la nouvelle Athènes !

La place Abrioux, notre acropole ! Pour ceux qui trouveront ce parallèle trop savant, avouons tout de même notre ignorance : dans quelle mythologie y a t-il un dieu pour le ridicule ?

arbres

SI RIEN N’EST FAIT, TOUS NOS GRANDS ARBRES SONT CONDAMNÉS !

Jusqu’aux élections municipales, les constructions en centre gare sont suspendues par un « Périmètre d’Étude » donnant sursis à statuer.

Dès les élections passées, les promoteurs pourront s’en donner à cœur-joie : 

– Route de Bondy
– Avenue Coullemont
– Avenue du 14 Juillet
– Avenue Louis Barrault
(ancien centre Le Camus)
– Avenue de la République
– Avenue de la Croix Blanche, etc.

Chaque fois des pavillons anciens vont disparaître, avec leurs jardins et leurs grands arbres, cèdres, chênes ou marronniers, et les survivants seront condamnés, à plus ou moins long terme, puisqu’ils ne pourront plus se nourrir :

  • La multiplication des dalles de béton assèche le sol profond
  • La multiplication des parkings souterrains multiplie aussi les batteries de pompes qui luttent contre les infiltrations et rejettent l’eau de la nappe dans le réseau des eaux pluviales, le surchargeant inutilement.

(Comment fera-t-il face aux prochaines grosses pluies ?)

Nos grands arbres du domaine privé disparaissent, et nous regardons ailleurs !

NOUS AVONS BESOIN D’UNE POLITIQUE À LONG TERME DE PRÉSERVATION DE CES ARBRES 

Motions

Charte de l’arbre, réponse à Monsieur LAMBERT.

Bonjour,

Merci de cette invitation à laquelle nous ne pouvons que répondre positivement.

Concernant la Charte de l’arbre, elle correspond en effet à une demande conforme à une motion de notre assemblée générale du 22 mars 2018, et que nous avons formulée par une lettre au Maire du 3 avril 2018, suivie d’une relance le 26 juillet de la même année. Deux courriers restés sans réponse. Nous sommes heureux de constater que l’administration municipale sait prendre en compte les réalités du terrain associatif, et que son service du courrier est plus performant que celui des élus.

Conformément à notre demande initiale, nous souhaitons que le groupe de travail qui va être réuni ne voit pas sa mission bornée à la rédaction d’une charte. Nous pensons qu’il doit  bénéficier d’une pérennité lui permettant avant tout de vérifier le respect effectif de cette charte, ce qui passe par l’accès aux documents permettant de comprendre et d’apprécier la gestion de notre patrimoine arboré autant que par une nouvelle recension des arbres remarquables. Ceci dans une dynamique consultative, sans empiéter sur le nécessaire pouvoir décisionnel des responsables. Ces dispositions seraient analogues à celles retenues dans la Charte de l’Arbre de Bondy, page 29.

Quel que soit le nom qu’on donnera à cette structure, Commission Arboricole ou Comité de Suivi, nous pensons qu’elle doit aussi jouer un rôle auprès des propriétaires privés, sur les terrains desquels se trouvent nombre d’arbres à forte valeur patrimoniale. De pair avec la Maison de l’Environnement, son action devrait contribuer à sensibiliser et à mobiliser les Aulnaysiens au rôle que jouent les arbres dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Nous sommes convaincus que sans une association des citoyens dans la durée, cette charte risque de n’être qu’un gadget de campagne électorale. Nous souhaitons donc comme préliminaire la mise au point en commun d’un règlement intérieur qui assure à ce groupe de travail une autonomie suffisante à l’égard des élus autant qu’une durabilité qui aille bien au-delà du mois de mars prochain.

Tous ces présupposés nous semblent tout aussi bien concerner le Groupe de travail Modes Doux.

Dans ces deux groupes de travail, nous souhaitons donc qu’Aulnay Environnement soit représentée avec le même poids que chacun des quartiers (2 membres) , sans que cela soit impérativement nominatif.

Avec nos meilleures salutations,

R-A Bougourd, Président d’Aulnay Environnement.

arbres

Lettre au Maire, Alignements et Place Abrioux

M. Bruno BESCHIZZA

Maire d’Aulnay-sous-bois

Monsieur le Maire,

Le récent épisode de canicule a pu sensibiliser les Aulnaysiens à l’importance de la mise en place dans une ville de pratiques permettant de limiter la hausse des températures dans des espaces où la minéralisation est importante.

La présence d’arbres donnant beaucoup d’ombre est évidemment un facteur déterminant pour freiner l’accumulation de chaleur. Ainsi nous nous inquiétons de la politique systématique de remplacement des alignements d’arbres. Certes le souci de sécurité justifie l’abattage des arbres malades. Mais abattre sans discernement individus malades et bien portants ne nous  paraît pas la meilleure des solutions. Les épisodes de canicule vont inexorablement se multiplier et s’intensifier et les jeunes arbres ne donnant pas encore d’ombre, ne permettent aucune régulation thermique. Ils vont souffrir d’autant plus, ce qui nécessite un arrosage régulier.  Cela mérite débat.

Il en est de même avec le choix de mettre fin à la taille en rideau. Cette pratique contribue à caractériser un paysage urbain typique (que l’on retrouve dans nombre de jardins à la française) et offre un ombrage sans interruption, ce qui ne sera pas le cas avec des arbres en port libre avant de nombreuses années. Nous aimerions également que ce choix soit mis en discussion.

Le problème de la régulation des températures en ville est une des raisons qui rend si regrettable la disparition des tilleuls de la place Abrioux. Certains devaient être remplacés, mais la majorité pouvait rester si l’on avait fait un choix autre que celui d’un parking souterrain. La prétendue « végétalisation » de la place n’apportera pas d’ombre, à l’instar de celle précédant le tunnel de la gare, et celle des arbres en pot ne peut être qu’extrêmement réduite. Nous nous demandons quelles mesures ont été prises pour que la surface bétonnée de la place n’agisse, ni comme un réverbérateur de lumière, ni comme un accumulateur de chaleur. Si cela n’a pas été fait, nous vous prions de demander à l’entreprise d’étudier cet aspect tant qu’il est encore temps.

Nous nous réjouissons par ailleurs de la mise en place d’un comité de pilotage pour la rédaction d’une Charte de l’arbre. Cette satisfaction est cependant tempérée par le regret qu’un an ait été perdu, puisque nous avions fait cette demande par une lettre datée du 13 avril 2018 suivie d’une relance datée du 26 juillet 2018, lettres restées sans réponse. Il faut croire que ces courriers ont été perdus. Pour éviter pareille mésaventure, nous prenons sur nous de transmettre directement une copie de courrier à Mme Luca, directrice de l’Espace Public, qui porte ce projet. 

Veuillez croire, Monsieur le Maire,  à notre attachement sincère  à la qualité de vie des Aulnaysiens, et recevoir nos meilleures salutations.

Pour le bureau, le président, René-Augustin BOUGOURD

Actions, ValFrancilia/Ballanger

Quand un urbaniste ne voit pas plus loin que le bout de son contrat

Vincent Cottet, concepteur du projet Val Francilia dans Le Parisien du 7 juin : « L’enjeu principal  qui nous a été imposé par le Maire, c’est de ne pas reproduire le traumatisme des 3000, ce morceau de ville enclavé et qui n’a pas cicatrisé, comme une greffe qui n’a pas pris ».

Si l’on considère le plan de la ville (85 000 habitants, la 3e ville du 93) , on voit une sorte d’énorme ruban de 7 kilomètres de long, qui se rétrécit au sud jusqu’à 2km de large, et s’élargit lentement au nord jusqu’à environ 4 kilomètres, un ruban affecté par deux coupures fondamentales et difficiles à franchir : le RER B entre le sud et le centre, et l’ex nationale 2, prévue à l’origine pour être une bretelle autoroutière, qui sépare « le vieux pays » des « 3000 », à plus de 2 km du centre ville et de ses principaux équipements.  Dans les années 60, c’était dans le nord qu’il y avait les seules terres disponibles pour répondre à la crise du logement. Quelle erreur d’avoir construit là ! Mais construire des logements encore plus au nord, sur la friche PSA, voilà une idée géniale ! Et quel remède pour éviter « l’erreur des 3000 » ? Tout simplement prolonger le quartier à travers le parc Ballanger jusqu’à l’ex-nationale 2, qui par la vertu de la future gare du Grand Paris et de l’intense trafic qu’elle va accentuer, cessera   juste à cet endroit, d’être une coupure!

Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage : « ce parc (Ballanger) n’est pas vieux, il a été créé de toutes pièces, il y a quarante ans. » Quarante ans, c’est pourtant un bel âge pour les 17000 arbres qui y ont été plantés ! « Les buttes, par exemple, sont les remblais du RER B. C’est dire si la banlieue a été maltraitée ! »  On voudrait bien savoir d’où monsieur Cottet tient cette information. Quand bien même,  en sont-elles moins belles pour autant, ces buttes boisées qui créent un milieu protégé où l’on se croit en pleine nature ? M. Cottet est-il à ce point aveugle pour ne pas voir qu’il s’agit là d’un chef-d’œuvre paysager ?

 De sorte que cela ne le gêne pas de construire sur 1/5e du parc paysager, puisqu’il s’agit d’offrir aux futurs habitants «près de 3km de façade sur parc », selon l’argumentaire développé ailleurs par le cabinet Richez pour les promoteurs.  C’est en cela que « ce parc représente un sérieux atout ». Au passage, en prétendant qu’« on veut l’augmenter de 15 ha », il est contredit par le bulletin municipal qui ne parle que de 10 hectares, résultat de la soustraction des 15 nouveaux, moins les 5 construits.

M. Cottet en profite pour nous faire une leçon de morale: « ne soyez pas égoïstes ». Mais Monsieur Cottet, nous le sommes si peu que nous voulons que les habitants de Val Francilia puissent bénéficier du même « parc à vivre » que les Aulnaysiens d’aujourd’hui. Nous croyez-vous assez bornés pour refuser qu’un accès soit possible par le nord ? Mais par les mêmes types d’accès qu’au sud, des rampes et des escaliers, et non par les larges échancrures que vous préconisez, empruntées sur vos belles images non seulement par des piétons, mais aussi par toutes sortes de véhicules !

M. Cottet prétend qu’il n’y aura pas de tours de 10 étages. Il ignore donc que le PLU refait par l’équipe actuelle a défini à l’est de l’emprise PSA une zone UHa où l’on peut faire monter les constructions jusqu’à 46 mètres, et jusqu’à 20 mètres sur le reste de la zone ? C’est lui qui aura le pouvoir de refuser des permis conformes au PLU ?

M. Cottet omet un certain nombre de choses essentielles concernant l’emprise de sa « continuité urbaine ». Elle aura pour conséquence la disparition d’un Institut Médico-pédagogique de 2,5 ha accueillant une centaine de personnes et la fin de la quiétude pour le quartier pavillonnaire voisin de Blanc Village, habité par de nombreuses personnes âgées. Il ferme les yeux sur l’intensité des flux autour du site qui ne pourra que s’intensifier avec l’arrivée de la gare du Grand Paris et d’environ 10000 habitants de son nouveau quartier. Il ne voit pas qu’au sud de l’ex-nationale 2, il y a des zones d’activité vieillies et proches du centre qu’il serait pertinent de reporter sur PSA afin d’y installer son fameux quartier mixte et désenclaver un autre quartier qui en souffre, celui de Balagny. 

Et surtout, surtout,

il omet de dire que Val Francilia est à la limite du cône de bruit

Vivre les fenêtres fermées, voici le paradis qu’il promet aux futurs Valfranciliens !