ValFrancilia/Ballanger

ENQUETE PUBLIQUE CHIMIREC-FIFTY : L’AVIS d’AULNAY ENVIRONNEMENT

Aulnay Environnement remarque que  le nord du site PSA devient un vaste dépôt logistique, avec l’arrivée de ces deux sociétés s’ajoutant aux sociétés déjà présentes, SEGRO et Carrefour, cette dernière classée SEVESO seuil bas. Certes, CHIMIREC échappe au classement SEVESO, et annonce ne prévoir aucune installation de traitement, mais il reste que son activité est la collecte de déchets dangereux.

Cette évolution valorise les atouts du site, autour du nœud autoroutier A1-A3-A104, et correspond aux vœux de l’association, qui souhaite que le site PSA reste consacré aux activités économiques. Mais ce type d’activité apporte peu d’emplois, et générera des risques et des nuisances en contradiction avec le projet de VAL FRANCILIA, la vaste zone de logements (2000 à 3000) à forte densité prévue à proximité et annoncée par la municipalité d’Aulnay fin 2019. C’est un point déjà amplement souligné par l’avis de l’Autorité Environnementale.

Aulnay Environnement est particulièrement sensible à la remarque des sapeurs-pompiers indiquant qu’en cas de défaillance des systèmes d’extinction des entrepôts FIFTY, d’une taille inusitée, leur matériel restera sous-dimensionné.

L’étude de trafic ne prend absolument pas en compte les transformations du réseau routier prévu par VAL FRANCILIA. Elle porte uniquement sur le Boulevard André Citroën, que le projet actuel prévoit de rendre piétonnier, et qu’il remplace par une voie passant au milieu du site PSA. Cette voie serait amenée à supporter à la fois le trafic des entreprises logistiques et des véhicules des habitants, sans parler du réseau de bus. Elle ne prend pas non plus en compte le trafic lié à la création de la gare RER du Grand Paris. Comme c’est le cas pour la gare du RER B, on peut s’attendre à ce que de nombreux habitants des communes voisines éloignées de la ligne empruntent leur véhicule personnel pour se rendre à cette nouvelle gare.

L’étude de trafic semble supposer que tout le trafic de la zone logistique se fera vers l’est, vers l’accès à l’A104. Or l’accès le plus proche à l’A3-A1 se trouve à l’ouest, par le rond-point Louis Armand. Ce carrefour, principale voie d’accès des habitants de l’ensemble de la Rose des Vents  (3000 logements) est régulièrement saturé aux heures de pointe. On a du mal à croire qu’une partie du trafic logistique venant de Paris ne cherche pas à passer par ce carrefour, d’autant que la liaison nord A3-A1 vers l’A104 est déjà régulièrement embouteillée par les poids lourds.

Même sans l’apport de VAL FRANCILIA, le réseau routier doit être entièrement repensé en fonction du développement des plates-formes logistiques. Comparable en superficie à Garonor, cet ensemble doit bénéficier d’un accès autoroutier spécifique.

Nous pensons que l’aménagement de la friche PSA est un tout. Juxtaposer des études partielles et des projets qui ne tiennent pas compte les uns des autres est une erreur, et ne permet pas de se déterminer en toute connaissance de cause.

Nous demandons donc que la décision sur le projet FIFTY-CHIMIREC soit reportée jusqu’à ce que la municipalité ait redéfini, comme elle s’y est engagée, son projet d’aménagement de la partie sud-ouest de la friche PSA.

ValFrancilia/Ballanger

FIFTY : DES RÉPONSES AUX QUESTIONS D’AULNAY ENVIRONNEMENT

Dans son communiqué du 28 septembre, Aulnay Environnement demandait à être informé sur la mystérieuse société FIFTY, inconnue sur le net, qui projetait de construire sur la friche PSA un immense entrepôt logistique limitrophe de CHIMIREC. Un premier courrier nous avait renvoyés à l’enquête publique. Mais après que CHIMIREC, grâce à notre insistance, eut compris l’intérêt de communiquer directement avec les associations et à travers elles, avec les Aulnaysiens, en déclenchant une série de visites, les initiateurs du projet FIFTY ont décidé eux aussi de prendre contact avec nous. Dans les deux cas, nous avons été favorablement impressionnés par la courtoisie et la considération dont témoignaient nos interlocuteurs, choses auxquelles à Aulnay, une association citoyenne comme la nôtre n’est malheureusement pas habituée.

Nous avons été dès l’abord intrigués d’être contactés par les responsables d’une entité encore inconnue, JMG Partners qui, elle, possède un site facilement consultable.

JMG est le concepteur du projet FIFTY, une société de projet rassemblant divers investisseurs,  spécialement créée pour exploiter un dépôt logistique sur PSA. Nous n’avons donc pas eu en face de nous des dirigeants d’une entreprise familiale comme CHIMIREC, dotée d’une solide expérience d’un métier, celui de la collecte des déchets, mais des spécialistes de l’immobilier d’entreprise, qui développent des projets. Nous n’avons donc pas été en contact avec les futurs gestionnaires du site, qui eux seuls pourront prendre les engagements concrets que nous attendons sur la sécurité. Évidemment, JMG assure, et pourquoi ne pas les croire, que les installations répondront aux normes de sécurité les plus innovantes. Mais à la remarque des sapeurs-pompiers, qui soulignent l’inadéquation de leurs moyens à des installations d’une taille inusitée, aucune réponse vraiment convaincante ne nous a été donnée sinon que, comme nous l’avons reconnu nous-mêmes, le risque zéro n’existe pas.

La construction commencera au 2e trimestre 2022, et la livraison est prévue pour le 2e trimestre 2023. FIFTY louera ses locaux, si possible à une seule entreprise de logistique, sinon à un maximum de quatre, avec une société spécialisée pour le respect de la sécurité.

Nous avons insisté sur l’incidence de ce projet sur l’aggravation de la surcharge d’un réseau routier déjà saturé à l’intérieur d’Aulnay. Évidemment, l’adaptation de ce réseau  n’entre pas dans les responsabilités de JMG Partners.

L’aménagement de la friche PSA est un tout. Or tout le nord du site est en passe de devenir un GARONOR 2. Ce groupement de dépôts logistiques, avec leurs nuisances associées, et dont certains, comme CHIMIREC, vont convoyer des déchets dangereux, n’est pas compatible avec  le voisinage très proche d’un vaste ensemble de logements et de leurs équipements scolaires. Cela relève de l’initiative de la municipalité d’Aulnay, à laquelle la Région a confié le devenir du site.

CHIMIREC s’est expliqué, et pour FIFTY, JMG a fait de même.

Quand donc les élus d’Aulnay prendront-ils la peine de répondre aux questionnements des citoyens ?

ValFrancilia/Ballanger

CHIMIREC, L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

La politique vertueuse de communication de CHIMIREC ne doit pas nous aveugler. On ne peut qu’apprécier les efforts mis par cette entreprise pour mettre en place les mesures de sécurité les plus modernes et les plus efficaces. Bien des visiteurs n’y verront, si on ose dire, que du feu, et ne trouveront comme nous, rien à redire à sa présence.

Le problème est ailleurs. Il est dans l’accumulation sur les 2/3 de la superficie actuellement dédiée aux entreprises,  de sociétés de logistique convoyant plus ou moins de produits inflammables et dangereux. En particulier, limitrophe de CHIMIREC : FIFTY, sur laquelle on doit nous informer.

Voici la conclusion du commandement de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, dans son 2e avis sur le projet FIFTY,  devenu positif après un 1er avis négatif et de nouveaux engagements de la société :   

Le risque zéro n’existe pas, mais accumuler les zones à risque amène fatalement une augmentation du risque.

LE PROJET DE CONSTRUIRE À PROXIMITÉ 2000 A 3000 LOGEMENTS DOIT ÊTRE ABANDONNÉ.

Nous savons qu’il est difficile d’attirer à Aulnay des entreprises autres que logistiques, étant donnée l’opportunité apportée par la  densité des voies de communication dans cette partie de notre commune. Mais nous savons aussi que ces activités apportent peu d’emplois.

CETTE POLITIQUE D’AMÉNAGEMENT CONDUITE PAR LA MUNICIPALITÉ DOIT ÊTRE CLAIREMENT EXPLIQUÉE AUX AULNAYSIENS.

ValFrancilia/Ballanger

CHIMIREC, DE DUGNY À AULNAY : BILAN D’UNE VISITE

Vendredi 25 septembre, Le bureau d’Aulnay Environnement s’est rendu sur le site CHIMIREC de Dugny à l’invitation de l’entreprise. Cette invitation était bienvenue, étant donnée l’inquiétude suscitée par l’arrivée à Aulnay d’une entreprise spécialisée dans le retraitement des déchets dangereux, avec une information très tardive et minimaliste de la municipalité. 

Nous avons été sensibles à la courtoisie de l’accueil et à la considération dont nous avons bénéficié, en tant qu’association représentative, ouverte à la discussion constructive dans le respect de chacun. Une attitude à laquelle malheureusement l’équipe municipale semble avoir renoncé.

De cette visite, nous attendions la réponse à quelques questions :

  • Quels sont les rapports de CHIMIREC, spécialisée dans le retraitement des déchets, et de FIFTY, créateur d’un site de logistique ?
  • Pourquoi CHIMIREC, un temps concerné par la directive SEVESO, ne l’est maintenant plus (ainsi que nous l’avions déjà indiqué) ? Comment est jugulée la dangerosité des produits collectés ?

Nous pouvions imaginer que la présence de deux entités distinctes pouvait être un moyen de rendre moins visibles les risques environnementaux en répartissant les activités de transport de produits dangereux entre les deux sociétés. On nous a assuré que les deux sociétés n’avaient aucun lien fonctionnel, et qu’aucun camion de déchets n’avait vocation à transiter par les entrepôts Fifty, ce qui nous a paru parfaitement crédible, vu les procédures liées à ce type de transport. Fifty ne serait qu’un aménageur ayant apporté le terrain répondant aux besoins de CHIMIREC. 

Nous avons eu quelques éclaircissements sur le classement SEVESO, effectif pour CHIMIREC (seuil bas) en 2010, principalement sur le chapitre des eaux souillées. Une amélioration des analyses et des procédés a permis à CHIMIREC de sortir en 2015 du classement SEVESO. L’intention de l’entreprise étant de faire de l’établissement d’Aulnay un modèle du genre, nous ne pensons pas qu’il puisse être de son intérêt de courir le risque de revenir en arrière. A noter que le site d’Aulnay serait exclusivement voué à la collecte et au tri, sans aucun traitement ni incinération. L’entreprise fonctionne ainsi sur un maillage d’une trentaine de sites répartis sur le territoire, dont quelques-uns seulement assurent un traitement des déchets, la majorité assurant la collecte. C’est le cas du site de Dugny, déjà ancien. Le risque principal étant une combustion spontanée, qui peut être contenue dans un premier temps à l’intérieur d’une alvéole résistante au feu, le transfert à Aulnay permettra une modernisation, en rassemblant toute l’activité de tri des différents produits dans un espace unique entièrement fermé, ce qui est un gage de sécurité supplémentaire.

Nous pouvons donc avoir le sentiment que tout est fait pour assurer la sécurité du site et de son environnement.

Mais il reste qu’il s’agit de transport et de manutention de produits dangereux, activité incompatible avec un projet urbain de 2000 à 3000 logements tel que Val Francilia, ainsi que s’en inquiète l’autorité environnementale.

(l’usine de Dugny ne partage pas son accès avec la zone pavillonnaire dont elle n’est limitrophe que sur un côté.)

En revanche, nous n’avons eu aucune réponse sur deux questions essentielles :

  • L’augmentation du trafic routier, déjà fortement congestionné
  • La compatibilité de cette activité avec la proximité des logements de Val Francilia, mise en cause par l’autorité environnementale

 L’entreprise n’a pas pu nous donner d’informations sur les impacts du trafic supplémentaire créé par le cumul de son activité et de celle de la plate-forme logistique Fifty, qui n’a pas été évalué globalement. Une voie d’accès est prévue, mais on ne sait rien de ses conditions de réalisation. On peut imaginer le chaos que créerait le trafic supplémentaire apporté par les habitants de Val Francilia, empruntant les mêmes voies que les camions de CHIMIREC et celui des entreprises de logistique, déjà présentes ou à venir.

Surtout, nous ne savons rien de l’avenir du projet urbain « Val Francilia », limitrophe de l’usine, et dont l’autorité environnementale a souligné l’incompatibilité avec ce type d’activité industrielle. Si CHIMIREC fait un gros effort de communication, le silence de la Municipalité d’Aulnay est assourdissant, autant que celui de la société FIFTY à laquelle nous avons écrit et qui nous a renvoyés aux documents de l’enquête publique.

IL EST TEMPS QUE LA MUNICIPALITÉ ORGANISE AVEC FIFTY UNE RÉUNION PUBLIQUE !

En conclusion, nous voyons comme un signe positif l’arrivée d’activités économiques, car nous considérons que le site de PSA doit rester entièrement voué à ces activités. Si l’arrivée de CHIMIREC et de FIFTY signifie l’abandon du projet d’urbanisation de ce site (et d’une partie du parc Ballanger), nous ne pouvons pas y être hostiles, d’autant que la chaîne de traitement des déchets assurée par cette entreprise nous apparait comme un élément important d’une politique de protection de l’environnement.

À CONDITION QUE LES HABITATIONS ET LES ÉCOLES RESTENT COMME AUJOURD’HUI À DISTANCE RESPECTABLE.

ValFrancilia/Ballanger

DE L’UTILITÉ DE MONAULNAY.COM ET EN GÉNÉRAL, DES BLOGS

Un article (fort intéressant) paru il y a quelques temps sur Aulnaycap s’interrogeait sur l’utilité des blogs. Pour nous, il n’y a jamais eu aucun doute, la Mairie vient d’en donner une éloquente démonstration.

Nous avons beau envoyer des courriers à notre Maire, toujours recommandés, ils ne reçoivent plus jamais de réponse. Le dernier en date portait sur le sort du chêne multiséculaire de l’ex-Centre Le Camus, devenu la propriété  du promoteur favori de notre premier édile. Ni l’importance patrimoniale de cet arbre, ni la représentativité d’une association qui par le nombre d’adhérents, est la première association environnementale du département n’ont paru justifier une réponse.  Dès lors qu’on se permet d’émettre des objections, on est à Aulnay persona non grata. C’est la conception de la démocratie qu’ont nos élus.

Mais à notre communiqué du 4 septembre sur l’enquête publique ouverte pour l’implantation de l’usine CHIMIREC, oh surprise ! nous avons eu le 12 septembre, dans des délais étonnamment courts, une réponse via MonAulnay, sous forme de demande de publication de droit de réponse, avec rappel amical de la loi.  De tout cœur, merci à Monaulnay d’exister.

Mais ne rêvons pas. Le nom de notre association est trop urticant pour figurer dans un tel texte. Et ne nous faisons pas davantage d’illusions sur la teneur de la réponse.

Que demandions-nous dans le texte auquel est demandé un droit de réponse? Une réponse, justement à deux questions :

Pourquoi une usine SEVESO à Dugny ne l’est-elle plus à Aulnay ?

Le projet VAL FRANCILIA, des milliers de logements

à proximité de cette usine (et sur le parc Ballanger ) est-il toujours envisagé ?

Sur ces deux points, aucun éclaircissement.

Mais comme nous avions pointé le caractère minimaliste de l’information sur ce sujet  dans Oxygène, et en particulier le manque de précision sur le lancement de l’enquête publique, le courrier municipal tient à nous informer que l’automne commence le 21 septembre. Nous sommes heureux de l’apprendre. Voilà de la pédagogie. Sauf que les avis divergent. Sur notre agenda, l’automne, c’est le 22.

Nous continuons à regretter qu’Oxygène n’ait pas eu l’idée d’inviter les lecteurs à consulter régulièrement le site de la mairie pour avoir toutes les précisions sur le lancement de l’enquête publique et sur la possibilité de donner son avis. Il est vrai que la consultation de ce site est souvent si décevante que l’on se décourage facilement d’y avoir recours. Par exemple, aucun plan de Val Francilia n’y a jamais figuré. Pour Chimirec, en ce lendemain d’ouverture de l’enquête publique, il faut bien chercher encore le chemin pour parvenir au lien promis par le courrier du Maire, quand MonAulnay l’a déjà fourni à deux reprises.

Et pourtant, l’implantation d’une usine traitant des produits dangereux, dans une ville qui a connu déjà les méfaits d’une usine d’amiante, mérite un vrai débat. Et surtout une vraie pédagogie. Une conception vraiment démocratique de la gestion d’une ville passe par le respect des inquiétudes légitimes des citoyens. 

Demander un droit de réponse, c’est bien. Observer le devoir de réponse, c’est mieux !

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Lettre à la société FIFTY [& Réponse le 10.09.2020]

SAS « FIFTY »
                        Monsieur Stéphen BRIENT

                                                                                               13 rue du Docteur Lancereaux

                                                                                               75008 Paris 8°

Aulnay,  le 08 Septembre 2020

Monsieur,

Afin de pouvoir nous positionner en toute connaissance de cause, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous faire parvenir les informations relatives à vos projets d’installation Boulevard André Citroën à Aulnay-sous-Bois :

  • bâtiments
  • surface
  • effectifs
  • nature des produits qui transiteront
  • capacité, poids et nombre de camions prévus par jour
  • etc.

Dans l’attente de vous lire, Veuillez agréer, Monsieur, nos salutations distinguées.     

Pour le bureau de l’association,

Le secrétaire général

Robert Halifax

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Lettre à la société CHIMIREC [& Réponse 11.09.2020]

Société CHIMIREC
                       Madame Valérie TAUZELLY

                                                                                               Directrice QSE

                                                                                               5 rue de l’Extension

                                                                                               93440 Dugny

 
Aulnay,  le 08 Septembre 2020

Madame,

Afin de pouvoir nous positionner en toute connaissance de cause, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous faire parvenir les informations relatives à vos projets d’installation Boulevard André Citroën à Aulnay-sous-Bois :

  • bâtiments
  • surface
  • effectifs
  • nature des produits qui transiteront
  • capacité, poids et nombre de camions prévus par jour
  • etc.

Dans l’attente de vous lire, Veuillez agréer, Madame, nos salutations distinguées.     

Pour le bureau de l’association,

Le secrétaire général

Robert Halifax

Lire la suite « Lettre à la société CHIMIREC [& Réponse 11.09.2020] »
ValFrancilia/Ballanger

UNE USINE DE PRODUITS HAUTEMENT INFLAMMABLES BIENTÔT À AULNAY

L’image que vous ne verrez jamais sur Oxygène :

l’usine Chimirec de Dugny classée SEVESO et qui, réimplantée à Aulnay ne sera plus classée SEVESO

« D’après l’étude d’impact, l’installation est destinée à traiter des « déchets conditionnés (acides, bases, emballages souillés, batteries, déchets inflammables, etc.) et des déchets en vrac (huiles usagées, solvants pétroliers, eaux souillées, filtres à huile usagés, déchets pâteux, etc.) », en provenance d’entreprises, d’artisans et de déchetteries.

LA CAPACITÉ DE STOCKAGE DE  DÉCHETS DANGEREUX ENVISAGÉE EST DE 2 217,5 T

LA CAPACITÉ DE TRAITEMENT DE 150 T/J. 

Et combien de camions de transport par jour ?

Les informations que vous n’avez pas lues sur Oxygène

 L’enquête publique sera ouverte

du lundi 14 septembre au mercredi 14 octobre 2020 inclus

Pour consulter l’enquête publiquehttp://fifty-chimirec-aulnaysousbois.enquetepublique.net
Pour formuler des observationshttp://fifty-chimirec-aulnaysousbois.enquetepublique.net
via l’adresse mailfifty-chimirec-aulnaysousbois@enquetepublique.net
par courrielpref-enquetes-publiques-environnement@seine-saint-denis.gouv.fr
Pour rencontrer un membre de la commission d’enquêteMairie d’Aulnay-sous-Bois Centre administratif Direction de l’urbanisme Mardi 15 septembre 2020 de 13h30 à 16h30 Mercredi 30 septembre 2020 de 9h00 à 12h00 Mercredi 14 octobre 2020 de 8h30 à 11h30

Donnez votre avis et demandez :

Pourquoi une usine SEVESO à Dugny ne l’est-elle plus à Aulnay ?

Le projet VAL FRANCILIA, des milliers de logements à proximité de cette usine (et sur le parc Ballanger ) est-il toujours envisagé ?

LA MUNICIPALITÉ DOIT RÉPONDRE !

ValFrancilia/Ballanger

Une usine de retraitement de déchets dangereux à 70 mètres des futurs logements de Val Francilia ?

L’avenir du site PSA se précise. Les permis de construire ont été déposés, en ce qui concerne la zone dévolue aux activités industrielles par le projet « Val Francilia ». Conformément à la réglementation, la Mission régionale d’autorité environnementale vient de rendre son avis sur l’étude d’impact d’un projet particulièrement sensible : l’implantation d’une usine CHIMIREC.(*)

« D’après l’étude d’impact, l’installation est destinée à traiter des « déchets conditionnés (acides, bases, emballages souillés, batteries, déchets inflammables, etc.) et des déchets en vrac (huiles usagées, solvants pétroliers, eaux souillées, filtres à huile usagés, déchets pâteux, etc.) », en provenance d’entreprises, d’artisans et de déchetteries. La capacité de stockage de  déchets dangereux envisagée est de 2 217,5 t et la capacité de traitement de 150 t/j. »

Bien que l’Autorité Environnementale précise que ces installations futures ne sont pas visées par la « directive SEVESO » (p11), (alors que c’est le cas pour l’usine actuelle de Dugny) ce projet ne peut qu’éveiller des inquiétudes et soulever un certain nombre d’objections, dans le contexte du récent incendie de l’usine LUBRIZOL.

L’usine est actuellement implantée à Dugny. La proximité des futurs équipements olympiques, et plus précisément, la création d’un « Cluster des médias » sur ce site, impose le déplacement de l’usine, justifiée par l’autorité environnementale le 19 janvier 2019 qui relève « La non compatibilité des activités de CHIMIREC  avec la proximité de logements. » (p.8). La municipalité d’Aulnay a présenté un projet qui prévoit la construction de 2000 à 3000 logements à proximité de l’usine, on est en droit de se demander pourquoi ce qui est impossible à Dugny le serait à Aulnay, « à 70 mètres de futurs logements et à 270m d’un futur groupe scolaire.» (p.7) 

L’autorité environnementale reconnait qu’en cas d’incendie les installations prévues « permettent l’absence d’effets à l’extérieur du site », mais indique que l’étude d’impact ne permet pas de conclure « quant aux conséquences de ces phénomènes et aux contraintes qui en découlent en matière d’urbanisation autour de l’installation ». (p.12) La prudence n’inviterait-elle pas à éviter toute urbanisation à proximité ?

L’autorité environnementale suggère en effet que le projet d’aménagement urbain soit profondément repensé. « La démonstration de la compatibilité du projet urbain avec les installations industrielles projetées nécessitera d’être réalisée dans le cadre de la conception du projet urbain porté par la Ville d’Aulnay-sous-Bois. » (p17)

Nous pensons quant à nous, que toute construction de logements, et à fortiori sur le parc Ballanger, doit être abandonnée.

Sans parler des risques d’accident industriel, le rapport met l’accent sur les problèmes de circulation,  dont nous avons indiqué lors de l’enquête publique qu’ils étaient traités avec une grande désinvolture dans le projet « Val Francilia ». Celui-ci prévoyait de piétonniser le Boulevard André Citroën, et de reporter la desserte de la zone industrielle  sur un axe traversant le site PSA et desservant à la fois les habitations et les industries. Certes, une voie d’accès par le nord est prévue, mais « ses conditions de réalisation ne sont pas précisées. » (p13) « En tenant compte de l’ensemble des projets considérés (donc sans le projet urbain global), le trafic routier journalier du secteur culminera à 2 144 mouvements de voitures et 1 082 mouvements de poids lourds à horizon 2023.  […]Les conditions de circulation du secteur sont dégradées en situation future.»(p14), alors que le périmètre pris en compte est limité et qu’il ne tient pas compte du trafic crée par la future zone d’habitation. Pour couronner le tout, dans l’étude de PROCIREP, « les impacts du trafic routier ne sont pas quantifiés. » (p15)

Bref, l’étude de CHIMIREC fait comme si le projet urbain Val Francilia n’existait pas, ou plus. En sait-elle davantage que l’Autorité Environnementale, qui  le prend en compte pour ce qu’elle peut en savoir, c’est-à-dire dans son état présenté l’automne dernier par la municipalité ? Le Maire a promis que le bureau d’étude reverrait sa copie. Si c’est pour abandonner la construction de logements sur PSA (et accessoirement sur le Parc Ballanger), nous ne pouvons que nous en féliciter, eu égard aux nuisances importantes imposées aux potentiels habitants, en termes de bruit et de pollution, sans parler du risque industriel.

Nous pensons donc que le site PSA doit rester une zone industrielle. Faut-il en exclure les usines du type de CHIMIREC, si elles sont suffisamment loin des habitations ? « Actuellement, le site d’implantation du projet en est assez éloigné (à 500 m d’un équipement sportif et 900 m des logements les plus proches). » (p15). La décision finale devrait tenir compte de l’avis des habitants, invités à s’exprimer par une enquête publique. À noter que l’argument de la création d’emplois n’est pas pertinent, l’usine projetée ne devant employer que 180 personnes, qui vraisemblablement seront celles qui travaillent déjà sur le site de Dugny.

Nous souhaitons que l’information des habitants soit faite en toute transparence, et non comme cela a été fait pour Val Francilia, qui maquillait l’urbanisation du Parc Ballanger en faisant passer une amputation pour un agrandissement.

La transparence n’est déjà pas évidente aux yeux de l’autorité environnementale, qui pose avec insistance deux questions :

  • Pourquoi le projet CHIMIREC est-il associé dans un seul permis de construire, à un projet voisin de dépôt logistique, alors que les études d’impact sont distinctes ?
  • Surtout, pourquoi l’étude ne mentionne pas si d’autres sites ont été envisagés, et le cas échéant, les raisons qui ont conduit à écarter ces sites ?

(*) l’avis de l’autorité environnementale est disponible en téléchargement ici

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Ballanger : rien qu’une victoire d’étape

Les lecteurs du Parisien (mais pas ceux d’Oxygène) viennent de l’apprendre : le cabinet Richez va, sur la demande du maire, faire « une nouvelle proposition dans laquelle le parc sera préservé. »

Que faut-il entendre par cette déclaration, fort vague au demeurant ? S’agit-il de l’ensemble du parc Ballanger, ou juste du parc paysager ? Nous voulons comprendre l’abandon de ce qui était le plus choquant, un cinquième du parc paysager dévolu aux promoteurs. Si c’est bien le cas, pour tous ceux qui s’y sont opposés, c’est une victoire. Mais partielle.

Le projet de construction concernait la partie Ouest. Mais qu’en sera-t-il de la partie Est ? Car le problème de relier à la ville le quartier d’habitation Val Francilia reste entier.

A l’est du parc paysager, le PLU prévoit déjà une voie de passage le long de l’actuel plateau sportif, ce que nous avons toujours dénoncé. Le projet Richez donnait une interprétation très large de cette possibilité : une place triangulaire, d’où partent deux voies vers les rues Degas et Maryse Bastié, celle vers Degas intensément parcourue par de jolis petits véhicules qu’on imagine électriques. 

  • Nous ne pouvons pas faire confiance au cabinet Richez pour imaginer une solution qui respecte réellement le parc. La façon dont le porteur du projet le défendait dans le Parisien du 6 juin 2019, dit bien le peu de considération qu’il avait pour ce très bel espace vert : « créé de toutes pièces, il y a quarante ans. Les buttes, par exemple, sont les remblais du RER B. C’est dire si la banlieue a été maltraitée… et pourtant, on ne les arasera pas. » Une déclaration mensongère, car cet arasement était bien prévu à des endroits stratégiques : la place triangulaire, le débouché sur les rues Degas et Maryse Bastié, et tout le long, entre le parc paysager et le plateau sportif, pour créer un ensemble unifié et faire passer un plan d’eau. On ne sache pas que l’eau remonte les pentes.
  • Nous ne pouvons pas croire que les voies traversant le parc seront réellement « douces » et réservées aux vélos ou à d’hypothétiques navettes électriques. Étant donné la contradiction totale entre les promesses électorales de 2014 et la politique mise en œuvre après les élections, nous ne pouvons plus croire aux engagements de cette municipalité.

Il y aurait une condition : c’est que les habitants soient associés à la conception du projet en amont, qu’ils soient co-rédacteurs de cette « nouvelle copie ». Mais ce n’est vraiment pas dans l’ADN de cette équipe. On va encore gâcher de l’argent, en faisant travailler des « experts » qui vont devoir revoir un projet dont la municipalité elle-même avait posé les principes, et dont on doute qu’ils remettent en cause leur projet de traversée du parc.

Nous ne croyons pas un instant que M. Beschizza se soit soudainement converti à une juste compréhension de la « démocratie de proximité ». Le procédé choisi pour faire connaître son revirement est en lui-même révélateur de son mépris pour les associations qui ont dénoncé les aspects scandaleux du projet. Répond-il à la lettre conciliante d’Aulnay Environnement ? A la poubelle, la lettre ! S’adresse-t-il à VME et au CADA, au collectif ABC dont les adhérents viennent chaque week-end  informer les habitants de ce dont il n’a jamais voulu clairement parler? Pas davantage ! Il choisit d’envoyer une lettre à une association dont l’action en faveur du parc a été singulièrement discrète.

Après 4 ans d’urbanisme brutal imposé aux Aulnaysiens, M. Beschizza ne s’est pas brusquement mis à « entendre la population ». À un an des municipales, il a simplement « senti le vent du boulet ».