Nouvelles Constructions

PCAET Une adhérente nous écrit

Suite à, nos propositions sur la confidentielle consultation du plan climat air énergie de Paris Terre d’envol, une de nos adhérentes effectue des propositions complémentaires que nous publions volontiers ici suite à son accord.

A la lecture de votre rapport , auquel j’adhère totalement , je me demande si l’on ne pourrait pas proposer que tous les immeubles susceptibles de remplacer les jardins  ne puissent être construits que s’ils intègrent dans leurs plans au moins 20‌ °/° ( ou plus ) de leur surface , horizontale ou verticale , en végétalisation ? ( murs végétalisés , balcons végétalisés , toiture végétalisée ) . Ceci permettrait de regagner un peu de l’oxygène perdu .

D’autre part , est-il nécessaire , pour de stupides raisons esthétiques , de massacrer par des tontes aberrantes et anti-naturelles , comme c’est actuellement le cas ,  les  pauvres oliviers déjà rachitiques de la place Abrioux , qui , sans développement naturel de leur ramure  , vont nécessairement finir par crever d’asphyxie ? Et que penser de leurs contenants métalliques trop étriqués ,  brûlants en été ,  et glaciaux en hiver ? Est-ce là respecter le Vivant ?

Si l’on ne pouvait végétaliser le toit du parking pour des raisons de poids et d’infiltration , pourquoi ne pas avoir tout simplement replanté des arbres dignes de ce nom sur les anciens trottoirs préservés tout autour de la place ?

Cette place , ( d’ ailleurs déjà en réfection à peine terminée ) , est un non-sens : son dallage blanc la rend si brûlante que la plupart des piétons , aveuglés ,  l’évitent et la contournent en été …Ce manque de clairvoyance , avec le réchauffement qui s’annonce , est plus que navrant …

Un audit des riverains me semblerait bien nécessaire…

arbres

Lettre au Maire : Station de lavage de Chanteloup

M. le Maire d’Aulnay-sous bois

M.Bruno Beschizza

Place de l’Hôtel deVille

93600 Aulnay-sous-bois

Objet : Délibération Conseil Municipal Voirie BS46 et 41P du 8 Juillet 2020

Aulnay, le 16 juillet 2020

Monsieur le Maire

Nous sommes fort surpris qu’un terrain dans la zone de Chanteloup actuellement boisé puisse devenir une station de lavage. Développer des zones de fraîcheur, des endroits de détente pour les riverains et les travailleurs est plus compatible avec les problèmes de réchauffement climatique.

Une station de lavage dans la rue Isaac Newton risque de bloquer l’accès à la fourrière et augmentera le nombre de voitures et l’utilisation d’eau.

Il faudrait étudier une zone de stationnement et de passage de la Police Municipale dans la rue Isaac Newton et la rue Joliot Curie afin de faire respecter cet endroit.   

Nous restons à votre disposition pour une concertation avec les habitants sur cet aménagement. 

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments respectueux et notre entier  dévouement  à notre ville.

Pour le bureau,

Le Secrétaire Général, Robert Halifax

Etudes

L’avis d’Aulnay Environnement sur le plan Climat-Air-Energie Territorial de Paris Terres d’Envol

1/ L’information

Le Rapport de diagnostic et évaluation environnementale indique : «  Dans un souci de concertation le plus large possible, Paris Terres d’Envol a mis à disposition des habitants et acteurs du territoire un questionnaire d’enquête en ligne sur son site internet. (…). En tout, ce sont 111 personnes qui ont répondu à ce questionnaire (p228). » Chiffre donné sans honte, sur 357 568 habitants ! N’y a-t-il pas là un problème ? Quels relais ont été mobilisés pour donner du sens à cette concertation ? Aucun à Aulnay-sous-bois, en tous cas. On voit dès l’abord le travers de la technostructure administrative et de ses textes : loin, très loin des habitants.  

Donner un avis sur des documents rassemblant autour de 400 pages n’est pas chose facile. Sur les 4 axes d’action du PCAET de Terres d’Envol :

  • développer des transports sobres en énergie (dont le vélo)
  • améliorer l’efficacité énergétique du bâti existant
  • encourager une consommation alimentaire responsable et la réduction des déchets

nous avons choisi de nous exprimer sur le dernier qui nous préoccupe spécialement :

  • Préserver les fonctions de captation du carbone et s’adapter aux risques naturels. En d’autres termes, la préservation du couvert végétal, végétation d’alignement, parcs publics et jardins privés

2/ La préservation des fonctions de captation du carbone (action 19, p25 du Plan d’actions)

Ses Objectifs :

* la limitation de l’effet d’îlot de chaleur urbain critique en période estivale par végétalisation de zones actuellement artificialisées.

 * l’amélioration de la qualité de l’air local par fixation des polluants atmosphériques.

 * l’amélioration du potentiel mellifère et de la variété pollinique des espaces végétaux en milieu urbain.

 * la limitation du réchauffement climatique par création de puits carbone.

 * l’amélioration de la qualité paysagère des centre -villes et des espaces publics urbains.

Descriptif :

* Le renforcement des outils règlementaires (PLU/ PLUI) pour :

– préserver, créer ou récréer la biodiversité : réintroduire la nature en ville (coefficient biotope à la parcelle ou espèces végétalisées en pleine terre, renaturation des espaces en friches ).

– intégrer les prescriptions du SDAGE qui limitent la perméabilisation des sols ou encouragent la désimperméabilisation .

Indicateurs de suivi :

(1) Ratio surfaces bâti / imperméabilisé / végétalisée

(2) Caractérisation de la richesse spécifique

(3) caractérisation de l’abondance des espèces

(4) nombre de personnes sensibilisées

On ne peut qu’approuver. La grande question est : qu’en sera-t-il sur le terrain, à l’échelle des habitants ? À l’échelon communal, les indicateurs globaux ont-ils un sens, lorsque le territoire d’une ville comme Aulnay-sous bois s’étend sur deux des grands parcs du territoire, avec nombre de petits parcs, de sorte que l’on peut afficher un ratio de 17m2 d’espace verts par habitant. Mais concrètement, lorsque les principaux parcs se trouvent au nord de la ville, à 6 km des quartiers sud, quel usage quotidien pour le  piéton de ces quartiers ? Quel rapport avec ses trajets journaliers jusqu’à la gare ?

La réflexion  doit donc se faire au niveau vécu par les habitants,  celui du quartier, voire de l’îlot. C’est à ce niveau que doivent être calculés les indicateurs, en particulier le ratio surfaces bâti / imperméabilisé / végétalisée. Ce ratio ne doit pas être seulement calculé en fonction des espaces végétalisés publics, mais aussi en prenant en compte le domaine privé, celui des jardins de la zone pavillonnaire, si importante à Aulnay (44%), un habitat pavillonnaire qui ne s’arrête pas aux limites du zonage réglementaire, mais qui est également encore très présent dans les zones de centralité.

Or ce que l’on constate, c’est la densification urbaine qui fait disparaître nombre de ces jardins et beaucoup d’arbres survivants de l’ancien couvert forestier. Le respect formel d’une superficie en « pleine terre », lorsqu’elle est constituée par la couverture superficielle d’une dalle recouvrant un parking souterrain sous l’ensemble d’une parcelle constitue un appauvrissement notable du couvert végétal et des grands arbres capteurs majeurs de Co2.

L’objectif de limiter l’effet d’îlot de chaleur urbain est en relation étroite avec ce problème d’échelle. Comment cet objectif est-il pris en compte dans les projets immobiliers et même certains projets d’aménagements municipaux ? Comment les engagements du PCAET vont-ils être traduits dans la réalité et le vécu des habitants ?  

A Aulnay, l’aménagement de la place Abrioux, passant par la disparition de grands tilleuls dispensateurs de larges zones d’ombre  au profit de petits oliviers en pot au maigre feuillage, et la création d’une vaste surface imperméabilisée hautement réfléchissante est un exemple flagrant de l’absence de prise en compte de ce risque, qui sera aggravé par la construction d’un grand immeuble sur le seul côté autrefois occupé par un pavillon avec jardin, créant ainsi un espace entièrement minéralisé, une sorte de cocotte-minute en période de canicule.

Un projet à venir d’un grand programme  immobilier occupant tout un îlot sur la partie ouest de la place de la gare d’Aulnay, sur des parcelles comprenant des jardins et des grands arbres, ou encore les programmes des quartiers nord, le long du boulevard Marc Chagall vont faire disparaître également de nombreux espaces en plaine terre, parfois en friche, sans parler des aménagements liés au réseau du Grand Paris. Un peu partout dans la ville les arbres et les jardins sont appelés à disparaître. 

Quelle action pourrait être prévue pour assurer un compromis entre augmentation nécessaire de l’offre de logements modernes et préservation du patrimoine végétal sur les terrains privés ?

3/ de sérieuses inquiétudes sur l’efficience de ce PCAET sur son axe 4

À lire les avis de la Région et de l’autorité environnementale sur le projet territorial, on ne peut qu’être inquiet.

La Région relève qu’il n’y a pas de descriptif du dispositif de suivi, ni de mention d’un dispositif d’évaluation (p4 de l’avis), ni de suivi de la surface artificialisée (p5), une présentation des moyens qui ne permet pas d’évaluer à ce stage leur adéquation avec les objectifs poursuivis (p6)

L’autorité environnementale va plus loin. Après avoir rappelé en quoi doit consister un PCAET, elle semble considérer que le travail n’est qu’à moitié fait :

La MRAe recommande :

  • de reprendre l’analyse des incidences pour qu’elle justifie que la mise en œuvre du projet de PCAET permettra d’atteindre les objectifs relatifs aux émissions de gaz à effet de serre (…)
  • pour les autres enjeux environnementaux, d’approfondir les analyses en vue d’identifier et caractériser les incidences de la mise en œuvre du projet de PCAET et d’inscrire des mesures ERC (= de compensation) justifiées et adaptées dans le document

Pour l’ensemble des axes, les recommandations sont claires : la copie est à revoir (p16 et 17).

Nouvelles Constructions

Pétition rue de la concorde

Mise à jour : 06/07/2020 14:00 La demande du permis grâce à l’action commune a été refusée. Cela a été confirmé par une élue de la municipalité sur un réseau social dès la parution de cet article. La confiance n’excluant pas le contrôle, nous restons vigilants quand à la suite de ce dossier.


Un riverain de rue de la Concorde nous a alerté via notre site sur un projet de 13 appartements en pleine Zone UG et demande notre soutien à son action. Nous relayons donc ici volontiers sa pétition :


Riverains de la Rue de la Concorde

Et des Frères Aspis                                                                 Monsieur le Maire

AULNAY SOUS BOIS

RECOURS GRACIEUX

PROJET de CONSTRUCTION d’un PETIT COLLECTIF de 13 APPARTEMENTS

Tout récemment, en consultant le panneau d’affichage des permis de construire au Centre Administratif ,nous avons découvert que M. Kaplan (parcelle AL88) a déposé un projet de construction d’un petit collectif de 13 appartements au 10,rue de la Concorde.

Alors nous nous opposons à un tel projet, car jusque-là nous étions dans un secteur calme.

De plus, il se trouve que lorsque nous avons acheté, dans l’acte notarié il était bien stipulé que nous nous trouvions dans un secteur historique protégé. Jusqu’à présent aucun projet de construction d’habitat collectif n’a vu le jour.

Si vous acceptiez, cela créerait un précédent. De plus, M le Maire , en début d’année, dans vos déclarations en direction de vos administrés vous avez annoncé la suppression de plus d’une centaine de permis de construire. D’autant que dans la période actuelle ce ne sont pas les projets et les réalisations d’immeubles qui manquent.

Alors, pour le bien-être de notre secteur, pour l’image de ce quartier de la ville, nous vous demandons de ne pas accorder ce permis de construire de façon à garder un caractère  pavillonnaire au Vieux Pays.

Car si ce projet se réalise, c’est une brèche ouverte à tous les abus, toutes les possibilités.

Car, même si nos pavillons ne sont pas inscrits sur la liste de bâtiments remarquables, c’est tout un ensemble que vous protégeriez en annulant ce projet.

N’y a-t- il pas encore des secteurs protégés dans certains arrondissements de Paris comme le square des Peupliers dans le 13°  ou la Cité florale et tant d’autres !

-Alors, si vous souhaitez préserver cette zone historique et agréable du Vieux Pays nous vous saurions gré de ne pas accepter ce projet.

Nous vous prions Monsieur le Maire d’accepter l’expression de nos sentiments respectueux.

Signataires : M.LEFREBVRE Pierre  8, rue de la Concorde 

Actions

La consultation sur le plan Climat-Air-Energie Territorial de Paris Terres d’Envol bientôt close

Depuis le 15 juin, le plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET) du Territoire dont Aulnay est la ville la plus importante est entré dans sa phase finale, sa mise à disposition au public.

Le public est invité à le consulter à cette adresse :

https://www.paristerresdenvol.fr/plan-climat-air-energie-territorial-pcaet

et à déposer ses observations à : contact.pcaet@paristde.fr.

Certes, ces documents ne sont pas d’un abord facile. Mais en un moment où la prise de conscience des problèmes environnementaux progresse de manière spectaculaire, il serait regrettable que les citoyens, publiquement sollicités, ne s’emparent pas de l’occasion qui leur est donnée d’exprimer un avis.

Cette consultation mérite d’être soutenue par un effort d’information tout particulier. Or on en cherche vainement la trace dans le bulletin municipal d’une ville qui couvre environ 1/5e du territoire et rassemble près du quart de la population, et dont par surcroît le Maire est le président du Territoire.

Pourquoi n’existe-t-il aucune rubrique «Paris-Terres d’Envol » dans Oxygène, alors que le territoire, l’un des 12 qui composent la Région Île-de-France, a bénéficié du transfert de nombreuses compétences :

• assainissement et eau
• gestion des déchets ménagers et assimilés
• équipements culturels et sportifs d’intérêt territorial
• politique de la ville
• action sociale d’intérêt territorial
• plan local d’urbanisme intercommunal
• plan climat air énergie
• aménagement
• développement économique
• habitat
(Les trois dernières compétences partagées avec la Métropole du Grand Paris)  

Un exemple des plus simples de l’impact du transfert de ces compétences : le ramassage des déchets verts. Ce qui était jusqu’alors impossible, aux dires des responsables de notre commune, est devenu possible avec la mise en place de cette nouvelle structure.

Il est donc important que les citoyens s’intéressent à ce qui se passe à ce niveau de décision, et donnent leur avis lorsqu’on les sollicite. Encore faut-il qu’ils soient informés, avec un effort de pédagogie. Une pédagogie active, qui, comme dans toute formation initiale, s’appuie sur les acquis et cherche à développer l’autonomie. N’est-ce pas là l’idéal de tout bon père de famille ?

Il est temps qu’à Aulnay, la propagande cède le pas à la pédagogie.

ValFrancilia/Ballanger

Une usine de retraitement de déchets dangereux à 70 mètres des futurs logements de Val Francilia ?

L’avenir du site PSA se précise. Les permis de construire ont été déposés, en ce qui concerne la zone dévolue aux activités industrielles par le projet « Val Francilia ». Conformément à la réglementation, la Mission régionale d’autorité environnementale vient de rendre son avis sur l’étude d’impact d’un projet particulièrement sensible : l’implantation d’une usine CHIMIREC.(*)

« D’après l’étude d’impact, l’installation est destinée à traiter des « déchets conditionnés (acides, bases, emballages souillés, batteries, déchets inflammables, etc.) et des déchets en vrac (huiles usagées, solvants pétroliers, eaux souillées, filtres à huile usagés, déchets pâteux, etc.) », en provenance d’entreprises, d’artisans et de déchetteries. La capacité de stockage de  déchets dangereux envisagée est de 2 217,5 t et la capacité de traitement de 150 t/j. »

Bien que l’Autorité Environnementale précise que ces installations futures ne sont pas visées par la « directive SEVESO » (p11), (alors que c’est le cas pour l’usine actuelle de Dugny) ce projet ne peut qu’éveiller des inquiétudes et soulever un certain nombre d’objections, dans le contexte du récent incendie de l’usine LUBRIZOL.

L’usine est actuellement implantée à Dugny. La proximité des futurs équipements olympiques, et plus précisément, la création d’un « Cluster des médias » sur ce site, impose le déplacement de l’usine, justifiée par l’autorité environnementale le 19 janvier 2019 qui relève « La non compatibilité des activités de CHIMIREC  avec la proximité de logements. » (p.8). La municipalité d’Aulnay a présenté un projet qui prévoit la construction de 2000 à 3000 logements à proximité de l’usine, on est en droit de se demander pourquoi ce qui est impossible à Dugny le serait à Aulnay, « à 70 mètres de futurs logements et à 270m d’un futur groupe scolaire.» (p.7) 

L’autorité environnementale reconnait qu’en cas d’incendie les installations prévues « permettent l’absence d’effets à l’extérieur du site », mais indique que l’étude d’impact ne permet pas de conclure « quant aux conséquences de ces phénomènes et aux contraintes qui en découlent en matière d’urbanisation autour de l’installation ». (p.12) La prudence n’inviterait-elle pas à éviter toute urbanisation à proximité ?

L’autorité environnementale suggère en effet que le projet d’aménagement urbain soit profondément repensé. « La démonstration de la compatibilité du projet urbain avec les installations industrielles projetées nécessitera d’être réalisée dans le cadre de la conception du projet urbain porté par la Ville d’Aulnay-sous-Bois. » (p17)

Nous pensons quant à nous, que toute construction de logements, et à fortiori sur le parc Ballanger, doit être abandonnée.

Sans parler des risques d’accident industriel, le rapport met l’accent sur les problèmes de circulation,  dont nous avons indiqué lors de l’enquête publique qu’ils étaient traités avec une grande désinvolture dans le projet « Val Francilia ». Celui-ci prévoyait de piétonniser le Boulevard André Citroën, et de reporter la desserte de la zone industrielle  sur un axe traversant le site PSA et desservant à la fois les habitations et les industries. Certes, une voie d’accès par le nord est prévue, mais « ses conditions de réalisation ne sont pas précisées. » (p13) « En tenant compte de l’ensemble des projets considérés (donc sans le projet urbain global), le trafic routier journalier du secteur culminera à 2 144 mouvements de voitures et 1 082 mouvements de poids lourds à horizon 2023.  […]Les conditions de circulation du secteur sont dégradées en situation future.»(p14), alors que le périmètre pris en compte est limité et qu’il ne tient pas compte du trafic crée par la future zone d’habitation. Pour couronner le tout, dans l’étude de PROCIREP, « les impacts du trafic routier ne sont pas quantifiés. » (p15)

Bref, l’étude de CHIMIREC fait comme si le projet urbain Val Francilia n’existait pas, ou plus. En sait-elle davantage que l’Autorité Environnementale, qui  le prend en compte pour ce qu’elle peut en savoir, c’est-à-dire dans son état présenté l’automne dernier par la municipalité ? Le Maire a promis que le bureau d’étude reverrait sa copie. Si c’est pour abandonner la construction de logements sur PSA (et accessoirement sur le Parc Ballanger), nous ne pouvons que nous en féliciter, eu égard aux nuisances importantes imposées aux potentiels habitants, en termes de bruit et de pollution, sans parler du risque industriel.

Nous pensons donc que le site PSA doit rester une zone industrielle. Faut-il en exclure les usines du type de CHIMIREC, si elles sont suffisamment loin des habitations ? « Actuellement, le site d’implantation du projet en est assez éloigné (à 500 m d’un équipement sportif et 900 m des logements les plus proches). » (p15). La décision finale devrait tenir compte de l’avis des habitants, invités à s’exprimer par une enquête publique. À noter que l’argument de la création d’emplois n’est pas pertinent, l’usine projetée ne devant employer que 180 personnes, qui vraisemblablement seront celles qui travaillent déjà sur le site de Dugny.

Nous souhaitons que l’information des habitants soit faite en toute transparence, et non comme cela a été fait pour Val Francilia, qui maquillait l’urbanisation du Parc Ballanger en faisant passer une amputation pour un agrandissement.

La transparence n’est déjà pas évidente aux yeux de l’autorité environnementale, qui pose avec insistance deux questions :

  • Pourquoi le projet CHIMIREC est-il associé dans un seul permis de construire, à un projet voisin de dépôt logistique, alors que les études d’impact sont distinctes ?
  • Surtout, pourquoi l’étude ne mentionne pas si d’autres sites ont été envisagés, et le cas échéant, les raisons qui ont conduit à écarter ces sites ?

(*) l’avis de l’autorité environnementale est disponible en téléchargement ici

Compte-rendus

Compte-rendu de la réunion du Conseil d’Administration du 2 juin 2020

Présents : René-Augustin BOUGOURD, Robert HALIFAX, Christian BAUSSON, Jean-Louis SOLBES, Daniel QUEMENER, Stéphane SCHURCK, Jean-Louis KARKIDES

Excusée : Évelyne BLAZA

Démissionnaire : Chantal WOLLBERG

Ordre du jour : s’agissant d’une réunion de reprise, il n’y avait pas d’ordre du jour.

La coupure de trois mois et le résultat des élections nous ont amenés à faire un rapide bilan de notre action.

Le bureau estime que l’association a rempli sa mission d’information sur l’état du cadre de vie et les projets urbains passés et à venir.

Concernant l’information des Aulnaysiens, l’annonce de la prochaine parution d’une gazette mensuelle par l’équipe « Aulnay plus fière, plus forte » nous est apparu comme une bonne chose, en permettant à la population qui ne consulte pas les blogs de disposer d’une source différente de celle du bulletin municipal. Aulnay Environnement pourrait y publier des articles, en complément de la parution sur notre site et sur les blogs. 

L’Assemblé Générale est reportée à la rentrée. La date dépendra de l’évolution de la situation sanitaire.

La place Abrioux :

En période de chaleur comme celle qui a marqué le mois de mai, la place mérite une appellation nouvelle : « place du cagnard d’enfer ». Aulnay Environnement a suffisamment alerté la municipalité sur l’effet « point chaud » que la disparition des grands arbres et la création d’une surface hyper réfléchissante allait créer. Pour mesurer cet effet, décision est prise de faire un suivi photographique des usagers de la place cherchant les rares zones un peu ombragées, de même qu’un relevé comparatif des températures au sol entre la place et le parc Dumont afin d’en faire un bilan mensuel.

Le projet immobilier Allée des Charmilles

Stéphane Schurck, riverain a pris contact avec la personne qui nous avait alertés via notre site. Un groupe de riverains a adressé une lettre au maire dont Stéphane nous communiquera le fichier afin que nous en relayions l’essentiel sur le site et les blogs.

Immeuble Eiffel

Il nous semble que l’immeuble contrevient à certaines règles du PLU, avec augmentation d’un étage (qui n’est pas en retrait) et sans doute de la hauteur totale. Dans l’ensemble il entraîne une nette dégradation du cadre de vie des riverains. Nous devons nous en servir comme exemple de ce que le même promoteur risque fort de commettre bientôt dans le vaste ilot situé sur la face ouest de la place de la gare.

La Charte de l’arbre

Nous avions refusé de participer aux travaux de préparation de cette Charte, qui s’inscrivait dans une période de propagande électorale. Nous allons à présent relancer Mme Luca, responsable des espaces verts pour savoir si le projet est toujours d’actualité. Notre position fondamentale est que ce document ne doit pas seulement concerner le patrimoine municipal, mais tout autant le patrimoine privé, encore mis à mal ces derniers par de nouveaux propriétaires, avenue Vercingétorix, des Pavillons, et rue de Dijon, entre autres.

Si le projet de Charte perdure, il s’agit d’une fenêtre d’opportunité qui justifie une relance auprès de M. Feterman, des l’association ARBRES, un contact auquel nous n’avions pas donné suite, conscients de l’indifférence de la municipalité à ces aspects environnementaux.

Le site PSA

À une réunion du SAGE, Robert Halifax a eu connaissance de l’éventualité de l’implantation d’un site SEVESO sur le site PSA, ce qui serait conforme à une annonce du Maire laissant penser que la municipalité aurait comme priorité d’attirer des industries sur le site. Affaire à suivre, après étude du dossier communiqué par Robert.

La circulation douce

JL Solbès, cycliste confirmé est chargé de ce dossier, en prenant contact avec les associations.

Fin de la réunion : 20 h 00 

Prochaine réunion du bureau   Mardi  30 juin 2020 chez Stéphane Schurck, horaire à définir.  

Actions

Lettre ouverte aux Maire d’Aulnay-sous-bois pour une ville propre

Monsieur le Maire

Vous avez renouvelé aux Aulnaysiens votre promesse de leur donner « Une ville où il fait bon vivre ». Nous ne doutons pas que cette promesse est faite pour s’adresser à tous, habitants du nord comme du sud.

C’est pourquoi nous nous permettons d’attirer votre attention sur le problème auquel sont confrontés les habitants du 25-27 rue Edgar Degas : les conteneurs enterrés pour éviter les odeurs des poubelles sont inaccessibles, les vider est devenu impossible ; à cela s’ajoute tout autour l’accumulation des sacs de déchets qui ne sont pas ramassés.

Il semble que les diverses entités concernées par le problème se renvoient le soin de le régler. Nous pensons que la salubrité publique est mise en cause, un soin  qui relève du pouvoir du Maire. Nous vous serions reconnaissants d’user de votre pouvoir pour mettre rapidement un terme à cette situation, comme à celle d’autres points de notre ville affectés par des problèmes analogues.

Nous vous en remercions d’avance.

     Le bureau d’Aulnay Environnement

arbres

REQUIEM POUR LES ARBRES ?

Aulnay Environnement, reçoit aujourd’hui le message suivant, relayant un premier message sur notre compte : 

«  Je me demandais comment on peut intervenir pour faire stopper l’abattage des chênes inscrits (3 aujourd’hui en plein confinement au 39 avenue des Pavillons-sous-Bois. (…) Et à défaut de stopper, s’il est déjà trop tard, poursuivre pour faire condamner, pour dissuader les suivants… »

Toute action en ce sens ne pouvant se faire autrement qu’avec le concours de la Municipalité, Aulnay Environnement, le 3 avril 2018, a écrit au Maire pour lui demander

« la création d’une commission mixte associant élus, services techniques, Maison de l’Environnement, associations et représentants des habitants pour suivre l’évolution de l’état de santé des arbres et sensibiliser les acquéreurs de parcelles arborées à la préservation du patrimoine précieux que représentent ces végétaux souvent derniers rescapés de l’historique forêt de Bondy. 

Cette commission devrait avoir pour première mission d’élaborer une Charte de l’arbre comme il en existe dans d’autres communes proches, intégrée au PLU. »

Cette lettre est restée sans réponse, de même que la relance du 26 juillet 2018.

Au printemps 2019, la municipalité lance un appel à candidature pour la rédaction d’un « Charte de l’Arbre ». À la première réunion, si l’on exclut les représentants de la municipalité, il n’y a qu’une demi-douzaine de simples citoyens, preuve de l’intérêt que portent les Aulnaysiens au problème. Il faut dire que cette réunion a été convoquée en pleine période de grève, à une heure où tous ceux qui n’étaient pas retraités étaient coincés dans les embouteillages et les transports en commun.

Dès l’introduction, il est clair que le but premier de la réunion est  de sensibiliser les Aulnaysiens à la nécessité d’abattre les arbres malades.

Nous posons au représentant de la municipalité, M. Cannarozzo, nos conditions pour une participation :

  • Un engagement  que ce groupe de travail préludera à la mise en place d’une commission bénéficiant d’une longévité et de compétences lui permettant de participer dans le long terme à la gestion du patrimoine arboré et que sa vocation ne se bornera pas à participer à la rédaction d’un texte sans portée réelle.
  • Le projet d’un examen approfondi de l’état des lieux 
  • La précision sur le périmètre pris en compte : il doit ainsi englober non seulement le domaine public, mais aussi le domaine privé.
  • La promesse d’une réelle protection du patrimoine : Il importe donc que soit admis dès le départ que cette charte de l’arbre impose des contraintes dans les permis de construire.

Sur tout cela, M. Cannarozzo refuse de s’engager, et nous laisse toute liberté de rédiger ce qui nous plait. Nous avons déjà vu ce procédé à l’œuvre dans le Conseil économique social et Environnemental, qui n’était qu’un simulacre, les participants étant invités à travailler sans lien concret avec l’action municipale. Compte tenu de ce refus de tout engagement, et de l’axe prioritaire proposé à la réflexion, nous avons quitté la réunion.

Deux éléments confirment le peu de sincérité de la municipalité dans cette entreprise : l’absence de la « Charte de l’Arbre » dans les documents électoraux présentant les grands projets de l’équipe Beschizza, l’absence de réponse à notre lettre du 5 février dernier demandant une protection pour les chênes du terrain de l’ex-centre Le Camus. 

La (trop) petite équipe d’Aulnay Environnement a fait tout son possible pour sensibiliser les Aulnaysiens à l’intensification du bétonnage prévisible durant cette nouvelle mandature. En vain.

Comment espérer qu’une équipe amie des promoteurs puisse à présent mettre en place des procédures qui les gêneraient pour éradiquer toute végétation, même centenaire, d’un terrain constructible ?