arbres, Nouvelles Constructions

Pétition pour les arbres du centre Le Camus

Le permis de démolir du centre le Camus a été délivré le 04 juin 2021.

On peut craindre que le chêne Camus, le plus emblématique et certainement un des plus vieux chênes d’Aulnay-Sous-Bois, et donc de la forêt de Bondy n’en ait plus pour très longtemps.

Et ce, même si il a vu passer les soldats de Bonaparte. 

Le panneau d’affichage du permis de démolir, affiche « Verrechia guidé par l’exigence »

Aura-t-il celle de sauvegarder ce témoin, véritable poumon vert du périmètre ?

Il existe une pétition pour sauver ces arbres, téléchargeable ici.   vous pouvez aussi signer la pétition en ligne ICI

Compte-rendus

Compte-rendu de la réunion du Conseil d’Administration du 11 mai 2021

Les directives municipales  liées au confinement nous ayant privés de salle, la réunion a eu lieu au domicile du Président.

Présents : René-Augustin BOUGOURD, Robert HALIFAX, Christian BAUSSON, Jean-Louis SOLBES, Daniel QUEMENER

Ordre du jour :

Pétition Le Camus

Stagiaires

Réponse tribune Sanogo

Incivilités / parkings

Action bétonnage

Pétition pour la défense des arbres de l’ancien Centre Le Camus

 Le bureau a examiné le projet de pétition présenté par R-A Bougourd, et la majorité pense que la pétition porte sur un sujet trop restreint. Il faudrait plutôt porter l’accent sur l’ensemble des arbres dans le cadre d’une Charte de l’arbre, tandis que R-A Bougourd pense à deux pétitions complémentaires. (action R-A Bougourd)

Les demandes de stagiaires

Nous avons plusieurs fois été contactés par des jeunes cherchant à effectuer 70 heures d’activité citoyenne auprès d’une association, dans le cadre d’une convention leur permettant d’obtenir une bourse de Terre d’Envol pour financer à hauteur de 1000€ le permis de conduire.

Nous avons décidé de proposer une action d’inventaire des beaux arbres du parc privé aulnaysien, dans l’optique d’un Charte de l’Arbre protégeant l’ensemble du patrimoine arboré de notre commune. Il s’agirait de parcourir les rues et de photographier les plus beaux arbres afin de constituer une fiche pour chacun de ces végétaux, avec sa localisation, son essence, etc. Chacune de ces fiches serait publiée sur notre site. Bien sûr cela reposerait autant  que possible sur un contact direct avec les propriétaires. Les adhérents qui le souhaitent pourront pour cela prendre contact avec le bureau, ou parrainer un stagiaire dans son quartier. Le contact doit être repris avec M. Feterman, de l’association A.R.B.R.E.S. (action R-A Bougourd)

La tribune de l’adjoint délégué à l’Environnement et aux espaces verts

 Cette tribune qui fait allusion à Aulnay Environnement (« certaines associations politisées ») mérite une réponse, qui sera publiée sur les blogs. Des informations sur la Charte de l’Arbre, prétendument « instaurée » dans cette tribune seront demandées à Mme LUCA. (action R-A Bougourd)

Action « bétonnage » Des voies s’élèvent pour une action contre le bétonnage. Une première étape sera une prochaine publication sur les blogs, en lien avec les problèmes de stationnement. (action R-A Bougourd

Actions

Quand on veut faire prendre des vessies pour des lanternes

Il faut lire Oxygène ! Cette publication de propagande en dit long sur les confusions entretenues par l’équipe municipale. Il est vrai que la tribune de l’adjoint délégué à l’Environnement et aux espaces verts a la prudence de ne jamais parler d’écologie, ce qui est déjà révélateur de l’archaïsme de la pensée animant l’action municipale, quand tous les partis tiennent peu ou prou à se verdir. Pour faire simple, l’écologie vise à un meilleur équilibre entre l’homme et son environnement naturel ainsi qu’à la protection de ce dernier. Ce n’est assurément pas la problématique de l’adjoint délégué à l’Environnement.

Qu’appelle-t-il une politique environnementale des plus ambitieuses depuis 2014 ? D’abord le bilan de la première mandature :

Création de parcs et d’un square végétalisé  « Création » est un leurre lorsqu’il s’agit d’espaces naturels existants : on ne peut parler alors que d’aménagement et d’ouverture au public. C’est bien le cas du parc Napoléon, mieux nommé Solitude, le plus grand des espaces : c’était depuis des décennies un espace abandonné à lui-même. Nul doute que la biodiversité y était bien plus forte qu’après aménagement. La municipalité actuelle bénéficie de l’opportunité de réaliser la « trame verte » qui est un projet qui court depuis plusieurs décennies. Quant à la « végétalisation » à grand renfort de colonnes métalliques, chacun peut juger de son intérêt écologique.
Instauration d’une Charte de l’ArbrePremière nouvelle ! Où est ce texte, qui devait être rédigé en concertation avec les habitants ?
Plantation de 900 arbres Ce chiffre n’a aucun sens, sans communication du ratio arbres coupés/plantés. Et le bénéfice écologique apporté par un jeune arbre est sans commune mesure avec celui des arbres disparus.

Le bilan est donc mince.  En revanche, avoir créé un puits de chaleur en remplaçant les arbres de haute tige de la place-vitrine Abrioux par des arbres en pot et avoir arraché à son milieu naturel un arbre de plus de 500 ans (importé d’Espagne avec un bilan carbone désastreux) est un parfait non-sens écologique. Et rien n’est dit de la disparition du vaste espace de loisir de Balagny confié autrefois en partie au club canin et remplacé par une zone d’activités, ni des menaces qui planent sur d’autres espaces de ce genre, comme celui de Savigny. Finalement, la meilleure décision prise lors de cette mandature est d’avoir provisoirement renoncé à urbaniser une bonne partie du parc Ballanger. Mais restons vigilants.

Soyons clair : ce dont se vante l’adjoint délégué à l’Environnement et aux espaces vert, c’est du cosmétique. Des aménagements certes agréables pour le public, le parc Floréal en étant le meilleur exemple, mais qui ne sont guère différents de la politique de fleurissement de la ville et ne compensent pas les atteintes à l’équilibre écologique faites ailleurs. C’est en tous cas un bel argument de vente pour les promoteurs des nouveaux immeubles proches de ces aménagements.

Que serait une politique réellement ambitieuse ? Une action énergique vers le parc privé pour arrêter dans toutes les zones le bétonnage intensif avec imperméabilisation systématique des sols et disparition des arbres et des jardins. Bien sûr, ce serait moins visible et moins exploitable en termes de propagande. Mais cela profiterait durablement à tous, et pas seulement aux néo-aulnaysiens.

Pourquoi parler d’environnement plutôt que d’écologie ? Parce que l’écologie a une dimension essentiellement démocratique, elle se met en œuvre avec la participation des habitants. Or écouter les habitants, organiser les échanges et chercher des solutions de compromis est une chose qui semble faire horreur à cette municipalité, qui ne répond plus à aucun courrier et couvre d’anathèmes ceux dont elle prétend qu’ « ils salissent notre ville » parce qu’ils souhaitent une urbanisation qui ne laisse pas toute liberté aux promoteurs, qui protège les piétons et le patrimoine bâti autant que naturel. Aulnay Environnement serait ainsi une « association politisée ». Nous nous vantons d’avoir en notre sein des membres qui font des choix électoraux différents, et nous aimerions que ce dialogue et ce respect qui s’établit entre nos membres soit partagé par nos élus, ces élus qui ne l’ont été que par une toute petite minorité d’inscrits.

Certains se demandent : que fait Aulnay Environnement ? Face à une municipalité qui refuse tout dialogue, que faire en effet ? Nous sommes ouverts à toutes les suggestions, mais rien ne peut être fait sans les habitants. Nous les invitons donc à nous rejoindre (aulnay.environnement@gmail.com) pour être plus que jamais une force d’information, d’analyse et de proposition.                                                            

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Quand paresse intellectuelle, ignorance et indifférence sont à la barre

On a pu lire récemment l’affirmation : «  On n’a pas (d’autre) choix (que) de sacrifier les quelques maisons et jardins de la zone de l’hypercentre qui n’ont rien à y faire ( un centre ville par définition c’est des immeubles), on peut pas avoir des maisons et jardins privés monopolisant le foncier partout. »

Cela mérite de mettre une bonne fois « les points sur les i ».

Il n’y a aucune raison valable pour que l’hypercentre UA soit privé de grands arbres et d’espaces verts sur le domaine privé. L’exigence d’une part laissée en pleine terre sur chaque parcelle n’est qu’une question de sécurité : la prévention des inondations bien connues des Aulnaysiens ; et la présence d’arbres permet, en période de canicule,  d’atténuer la nuisance des « points chauds ».

 Notre ville n’est pas obligée de s’aligner sur le modèle d’hyperminéralisation parisienne. Aucune raison de faire à Aulnay de l’haussmanien frénétique. Qui donc a parlé pour Aulnay d' »esprit village ? » Nous devons préserver les particularités de notre paysage urbain, avec la mixité des constructions, alors que la doctrine affichée est « pas de dents creuses ! ». Or ce sont ces « dents creuses » qui donnent de la lumière à certaines rues bientôt devenues des canyons obscurs, car bien plus étroits que les avenues parisiennes. Nos rues étroites et la mixité des constructions sont des particularités de notre modèle urbain. A quand une véritable réflexion d’urbaniste à Aulnay ? S’agit-il de paresse intellectuelle, d’ignorance, ou simplement d’inféodation totale à l’appétit des promoteurs ?

Car cette préservation d’un paysage agréable à vivre doit être le rôle de la municipalité : faire pression sur les promoteurs pour freiner leur appétit d’hyperrentabilisation de l’espace. Construire en hauteur doit justement permettre de maintenir des espaces libres pour préserver les quelques grands arbres qui subsistent, ou d’en planter d’autres en remplacement, sur de la pleine terre. Or la doctrine est « privilégier les cœurs d’ilôts !», en créant des espèces de châteaux-forts dont les murailles sont dressées au ras des trottoirs, avec des balcons surplombants en guise de machicoulis, autour d’un jardin clos avec un bout de pelouse privée, et des parois intérieures si proches que d’une fenêtre à l’autre, on pourrait tendre une corde à linge. Au pied de ces murailles, pour ces manants que sont les piétons, ni verdure, ni lumière, mais une circulation automobile toujours plus intense et un  stationnement anarchique !

POUR QUI, « LA VILLE OÙ IL FAIT BON VIVRE » ?

A LA PARESSE INTELLECTUELLE, À L’IGNORANCE

À L’INFÉODATION AUX PROMOTEURS,

IL FAUT AJOUTER : « L’INDIFFÉRENCE AU BIEN-ÊTRE DES AULNAYSIENS »

Nouvelles Constructions

Quid de la concertation sur l’avenir du Centre Gare ?

Dans son numéro d’octobre 2017, la revue municipale Oxygène portait à la connaissance des Aulnaysiens le lancement d’une concertation sur l’avenir du Centre-Gare, dans le cadre d’une Opération d’aménagement Programmée qui, selon le  Code de l’urbanisme (article L.151-7)devait « comporter un échéancier prévisionnel de l’ouverture à l’urbanisation des zones à urbaniser et de la réalisation des équipements correspondants »

 « Pour associer tous les Aulnaysiens qui le souhaitent à cette rénovation, des réunions de concertation seront très prochainement mises en place. Un registre est également à votre disposition au Centre administratif pour recueillir toutes vos observations, mais aussi vos idées et vos suggestions ».

En janvier 2019 Aulnay Environnement a fait connaître ses réserves sur les termes de la concertation et les problématiques proposées, puis a déposé sa contribution à la réflexion (consultable sur notre site).

En mai 2021, Aulnay Environnement attend toujours

  • Les réunions de concertation promises (la Covid a bon dos)
  • La publication des observations, idées et suggestions des Aulnaysiens accompagnée d’une synthèse objective
  • La publication de l’échéancier prévisionnel des constructions et de la réalisation des équipements correspondants.

Certains avaient fait à l’époque remarquer que le lancement de cette opération permettait de figer l’évolution du Centre gare jusqu’aux élections de façon à ne pas effaroucher les électeurs.

Les élections sont passées, et ont reconduit l’équipe municipale avec une écrasante majorité qui frôle 18 % des inscrits.

Les constructions vont donc pouvoir reprendre de plus belle sur tous les terrains déjà acquis par les promoteurs, route de Bondy ou Rue du Docteur Roux. Nous avions diffusé un document faisant le point sur ces projets il y a un an, et nous ne savions pas tout. Aujourd’hui, où bien d’autres projets se dessinent, cette carte est encore plus incomplète.

S’il faut construire, que ce ne soit pas n’importe comment !

On voit assez les nuisances causées par l’énorme projet Eiffel rue Fernand Herbaut-avenue Anatole France !

Nous invitons les riverains

à faire connaître les projets dont ils ont appris l’existence,

et la municipalité

À TENIR SES ANCIENNES PROMESSES DE CAMPAGNE, EN CONSULTANT ET EN ÉCOUTANT LES RIVERAINS SUR TOUT PROJET DE MODIFICATION DE LEUR QUARTIER

Place Abrioux

Une bonne idée, mais…

Nous ne surprendrons personne : à Aulnay, le stationnement sauvage, en particulier sur les trottoirs, est une plaie. Rien ne semble fait pour décourager ce genre d’incivilités dont les piétons sont les victimes, les personnes âgées, les enfants, et tous ceux  qui sortent avec une poussette ou un chariot à provisions.

Parmi tant d’autres, la rue Paul Langevin est à cet égard emblématique, dans un quartier où à la densification va toujours s’intensifiant, sur le chemin des centaines d’enfants du collège comme des écoles élémentaires et maternelles toutes proches. La plus grande partie du trottoir entre la rue du Gros Peuplier et la place Abrioux étant squattée par les voitures, le piéton doit descendre sur la chaussée.

 Une embellie se dessine cependant, (la rue ayant été mise partiellement en sens unique) avec  une bonne idée réalisée par les services de la ville :
  
Seulement voilà : les habitudes sont les plus fortes !  
  
Et du coup, par crainte de voir abîmer leur rétroviseur, les autres propriétaires de voitures vont continuer à s’installer complètement sur le trottoir !

A quoi sert le coûteux parking Abrioux et ses tarifs avantageux,

à quelques dizaines de mètres de là ?

A quoi sert la si efficace police municipale ?

Sans crainte du gendarme, pas de respect du code de la route !

Pas de frein aux incivilités !

Actions

Quelle défense de la zone pavillonnaire La réponse !

Dans un précédent communiqué, nous demandions une politique volontariste pour que soit effectivement menée une défense de la zone pavillonnaire et une lutte contre l’imperméabilisation des sols comme de la préservation du couvert végétal.

Pour une fois, la réponse ne s’est pas fait attendre, sous la forme d’une diatribe publiée dans le blog de l’un des très proches du Maire, le Grand Architecte de l’Endettement Communal, notre adjoint aux Finances, sous son pseudo préféré.

Ne rêvons pas : il n’est évidemment pas question de traiter des sujets qui nous préoccupent, mais  de riposter en suivant une méthode familière à tous les grands démocrates :

  • Parler d’autre chose
  • Discréditer les contradicteurs
  • Asséner des contrevérités
  • Faire preuve du plus grand culot

Le tout accompagné d’un procédé indélicat, l’utilisation d’un logo déposé et non utilisable par des tiers.

  • Parler d’autre chose : en revenir sans cesse à la victoire électorale et au score glorieux d’à peine 18% des inscrits. Notre sujet, c’est l’urbanisme, pas les scores électoraux. De toute façon, un score n’interdit à personne de demander que les promesses électorales soient honorées.
  • Discréditer : Aulnay Environnement serait une association politique partisane, sous prétexte que certains de ses membres auraient par ailleurs des engagements politiques. Que des individus aient des convictions politiques serait licite seulement pour les membres de la majorité municipale ? On pourra vainement chercher dans les communiqués et sur le site d’Aulnay Environnement des invitations à choisir tel ou tel candidat.
  • Discréditer encore : Aulnay Environnement ne serait que « l’ombre d’elle-même ». Une association rassemblant plus de 100 adhérents dans une commune où tout est fait pour étouffer la vie démocratique, ce n’est pas si mal.
  • Asséner des contrevérités : Aulnay Environnement n’a jamais été opposé à la suppression du parking sur la place Camélinat, mais à l’arrachage des tilleuls centenaires (une pétition a recueilli plus de 800 signatures) pour créer un parking ruineux à moitié vide sous une place Abrioux dépourvue d’ombre, glaciale en hiver, puits de chaleur en été, éblouissante dès qu’il y a du soleil. Nous l’avons toujours dit : une place, d’accord ! Mais pas n’importe comment ! Et en concertation avec les habitants !
  • Faire preuve de culot : se faire accuser de refus de transparence par les champions de l’opacité ne manque pas de sel : rappelons que nous attendons toujours plusieurs publications sur le site de la ville, comme le Plan d’exposition aux risques liés à la gare de triage de Drancy, ou le plan du projet du quartier d’habitation « Val Francilia » alors que des implantations d’activités potentiellement dangereuses sont déjà actées sur le site, sans parler de la concertation annoncée depuis plusieurs mois sur le Plan d’Urbanisme Intercommunal dirigé par notre Maire et sur laquelle il est fait silence, alors qu’elle est bien avancée sur les territoires voisins.    
  • Aulnay Environnement serait « inaudible ». Rappelons que le Maire a fini par nous entendre, en abandonnant (provisoirement) son projet de construire sur le parc Ballanger, et qu’après toutes les protestations qui ont suivi son hommage à un dictateur, il a compris qu’il serait bien venu de rendre hommage à des héroïnes de la lutte contre la dictature. Bravo pour Lucie Aubrac, Rose Valland et Brigitte Decaëns ! Cela aurait pu être aussi proposé par une commission de dénomination des noms de rue. Mais notre Maire sitôt élu l’a supprimée : tout à Aulnay doit être le fait du Prince.

« Inaudible », Aulnay Environnement ? Alors pourquoi un responsable municipal et territorial dont l’emploi du temps doit être déjà bien chargé prend-il la peine de nous attaquer si violemment ?

N’est ce pas la preuve que l’association est bien l’une des voix libres qu’il faut faire taire ?

Pour le folliculaire d’une équipe totalement fermée au dialogue car incapable de concevoir que l’on puisse avoir un avis différent du sien, n’est ce pas là le plus bel hommage dont il soit capable ?

Actions, Nouvelles Constructions

Quelle défense de la zone pavillonnaire ?

Nous pensons que ce qu’il y a à défendre, c’est un paysage urbain qui garantit une certaine qualité de vie, avec des jardins et des arbres, une lutte efficace contre l’imperméabilisation des sols et le morcellement des parcelles à l’infini. Cela passe par le respect d’un règlement souvent déjà trop peu contraignant à notre avis, et qui a été rédigé après que la concertation sur le PLU a été bouclée. Or ce que nous constatons ici et là, c’est que ce règlement est allègrement violé par de nouveaux propriétaires.

Le cas de la rue Alix, soulevé par Catherine Medioni, est exemplaire. Nous avons pu consulter le permis et constater l’écart avec ce qui a été réalisé : une surélévation de pavillon non prévue dans le permis, un bétonnage presque complet de la surface, alors que 40% doivent être laissés en pleine terre, et sur 372m2 un seul arbuste survivant alors que la règle est d’un arbre de petit ou moyen développement pour 100m2 .

Alerté par Catherine Medioni, le service de la police de l’urbanisme a diligenté un agent. Nous avons donc demandé un rendez-vous avec ce service. L’agent est arrêté car cas contact, sa chef de service en congé de maladie. Et quelle ne fut pas notre stupeur de découvrir qu’il s’agit là de l’effectif complet du service de la police de l’urbanisme ! Mieux encore : la directrice a la responsabilité de deux services : la police de l’urbanisme et le service d’hygiène et  santé ! Alors qu’autrefois, le service des permis et la police de l’urbanisme étaient logiquement réunis.

Qui peut croire encore à la réalité d’une intention sincère de défendre la zone pavillonnaire ? Il est vrai que le poids de la masse salariale est considérable à Aulnay, et que notre ville est l’une des plus endettées de France. Et pourtant il faut bien un personnel suffisant pour assurer cette police de l’urbanisme. Mais on a fait un autre choix : le gonflement des effectifs de la police municipale ou la multiplication par deux du nombre de Directeurs Généraux Adjoints, avec des salaires très élevés. La défense de la zone pavillonnaire n’est pas donc pas une priorité.

Nous demandons une politique volontariste pour que soit effectivement menée une défense de la zone pavillonnaire et une lutte contre l’imperméabilisation des sols comme de la préservation du couvert végétal.

Cela passe par un effort de sensibilisation des nouveaux propriétaires à la préservation du patrimoine qu’ils ont acquis, et par l’accroissement à un niveau décent des moyens de contrôle du respect des règles d’urbanisme. 

Compte-rendus

Compte-rendu de la réunion du Conseil d’Administration du 16 mars 2021

Les directives municipales  liées au confinement nous ayant privés de salle, la réunion a eu lieu au domicile du Président.

Présents : René-Augustin BOUGOURD, Robert HALIFAX, Christian BAUSSON, Jean-Louis SOLBES, Daniel QUEMENER

Ordre du jour :

  • Proposition de projet Fonds d’Initiative Associatives pour 2021
  • La piscine
  • l’état des routes 
  • Les projets de constructions
  • Questions diverses

Proposition de projet FIA pour 2021

 Le projet doit porter sur les quartiers sensibles, or malheureusement, pour l’appuyer, nous n’avons connaissance d’aucun projet de résident de ces quartiers.

La piscine

Christian Bausson, conseiller municipal, a communiqué des photos prises lors de la visite du chantier proposée aux élus. L’établissement impressionne par la richesse des services proposés, mais déçoit par son architecture : un plafond assez bas remplace la belle voûte en bois qui donnait de l’espace à l’ancienne piscine. Il inquiète aussi : comme nous l’avons déjà démontré, ce centre nautique sera le plus cher des environs, sa rentabilité est donc loin d’être assurée. Or, sans parler de la part revenant d’investissement  incombant à la municipalité, chaque année, par contrat, la ville paiera un loyer et ce sera aux Aulnaysiens de couvrir le déficit d’exploitation. Le bilan risque d’être très lourd pour une commune parmi les plus endettées. Rappelons que c’est grâce à l’insistance d’Aulnay Environnement (saisie du CADA) que la municipalité a fini par communiquer le dossier d’expertise permettant de voir qu’une réparation était possible, et qu’il aurait été pertinent d’ouvrir un débat sur le choix de réhabiliter ou de reconstruire.

Les projets de construction

 Les délibérations du Conseil municipal du mercredi 10 mars font mention de mutations foncières importantes :

  • Le projet d’un nouveau commissariat repose sur un échange de terrains entre la municipalité (4605 m2  avenue du Maréchal Juin) et l’État qui restitue le site de l’ancien commissariat rue Barrault (2500 m2). Or, en plus du préfabriqué réservé à l’accueil du public, s’élève sur cette parcelle la Villa Chansonia, entourée d’un parc à réhabiliter comprenant plusieurs beaux arbres remarquables. Ce bâtiment patrimonial, propriété d’un directeur parisien de music-hall et vestige d’une époque où Aulnay était un lieu de villégiature, doit être préservé et bénéficier à tous les Aulnaysiens. Quel équipement ouvert au public pourrait abriter la Villa Chansonia ?
  • Dans cette même opération, l’État rend également le terrain de la Compagnie de Sécurisation avenue du 14 Juillet (superficie non communiquée, mais conséquente, car elle comprend aussi une parcelle avenue de la République : environ 2000 m2 au total) La municipalité compte-elle, comme elle a coutume, vendre ce terrain à un promoteur ? En effet, ce terrain se trouve à la limite de la zone UD (hauteur maximale 15 mètres, mais seulement 13 mètres sur les 15 mètres de large en bordure de la zone). Dans ce cas on risque de voir surgir un vaste ensemble de nouveaux immeubles de 3 étages + attique, comme dans la parcelle limitrophe. Dans un quartier où le réseau viaire est déjà notoirement surchargé à certaines heures, on peut craindre le pire. Mais on pourrait aussi conserver les locaux de la CSI qui sont récents et les consacrer à un établissement municipal qui bénéficierait de l’actuel grand parking.  
  • La roseraie, avenue du Maréchal  Juin : rachetée pour l’euro symbolique à Aulnay Habitat. Pourquoi ? Quel avenir pour un terrain situé en face du futur commissariat ?
  • Le parking du 84 rue Roger Lemaire mis en vente. Quel acheteur ?
  • L’avenir du legs Pecoroni, place Abrioux. La délibération du Conseil municipal a lancé « un appel à manifestation d’intérêt » « permettant de satisfaire aux dernières volontés du défunt en réalisant un équipement public scolaire ou périscolaire », Aulnay Environnement compte répondre à cet appel en faisant des propositions. En effet, dans ce quartier déjà marqué par une forte vocation scolaire et qui est l’objet d’un projet de transformation profonde avec de nouveaux immeubles d’habitation, les implications sociales et environnementales de l’utilisation de  cet ensemble de parcelles sont importantes. 

Sur ces points, un article est prévu sur les blogs (Action R-A Bougourd)

Par ailleurs, des questions pour des terrains et des projets en attente :

  • Quel projet pour le terrain de la Croix Blanche, à présent que le garage Peugeot est fermé ?
  • Place de la République : sur l’avis d’Aulnay Environnement, un avocat a été saisi par un voisin et des irrégularités ont été relevées quand au projet de surélévation de l’immeuble du café (20 studios).
  • Rue Marcel Sembat : un courrier recommandé a été adressé à la Mairie concernant le projet d’immeuble et le respect de l’alignement avec l’immeuble voisin en retrait.  Sans réponse à ce jour.

Questions diverses

R-A BOUGOURD rend compte de la réunion du Conseil Économique, Social et Environnemental où ont été données des informations importantes.

  • PSA-FIFTY : le projet logistique est abandonné. La commune, inspirée par le besoin de relocalisation des activités industrielles, s’oriente dans cette nouvelle direction. Une start-up spécialisée dans la production de batteries est sur les rangs.
  • La « Fosse à la Barbière » : la volonté de la municipalité est de transformer cette zone. Elle a entrepris de racheter les terrains. L’emprise du boulevard Georges Braque (plus de 60 mètres) peut être réduite au profit de nouvelles constructions. Des projets de lien avec « Les Mardelles » sont dans les cartons depuis très longtemps.  

La friche PSA vouée aux seules activités industrielles, les habitations prévues sur Ballanger reportées sur les zones autour du boulevard George Braque, autant de propositions formulées par Aulnay Environnement lors de la « concertation » sur Val Francilia. Comment ne pas se réjouir de voir la municipalité valider nos propositions ?

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LA COUR DE RÉCRÉATION, ÇA SUFFIT !

Par l’article de Robert Ferrand, alias Stéphane Fleury, publié par Aulnaylibre, nous savons à présent quelle réponse partisane sera donnée aux articles de Catherine Medioni dénonçant le laisser-faire devant le non-respect des règles du PLU. Un argument de cour de récréation : « C’est pas moi, c’est l’autre ! » 

Que dit Monsieur Ferrand-Fleury ?   Que la densification de la zone pavillonnaire, c’est la faute à Ségura ! C’est lui qui a supprimé le COS (Coefficient d’occupation des sols) ! Eh bien, regardons dans le rétroviseur, comme il nous y invite. Comment se fait-il que monsieur Beschizza n’ait pas instantanément rétabli ce COS en 2014 ? C’était pourtant une promesse de campagne ! Mais tout simplement parce que la loi ALUR du 24 mars 2014 l’avait supprimé ! Dans ce document électoral, pour quels gogos prend-on les Aulnaysiens ?

Monsieur Ferrand-Fleury (en ignorant qu’il est d’usage d’apposer des guillemets à toute citation) jubile en s’appuyant sur l’avis d’Aulnay Environnement  exprimé lors de la concertation sur le PLU de 2009 qui critiquait les choix de l’équipe Ségura. Nous n’avons pas changé d’avis. Les critiques émises contre la politique de l’équipe Ségura s’appliquent tout aussi bien à  celle de l’équipe Beschizza, qui fait bien pire, après avoir promis le contraire.

Le bien fondé de la loi ALUR n’est pas contestable : éviter l’étalement urbain qui intensifie les déplacements et détruit des terres agricoles passe imparablement par une densification des centres. La population augmentant, il faut bien construire. MAIS PAS N’IMPORTE COMMENT ! Il revient aux communes d’être vigilantes pour faire respecter le règlement de leur PLU, concernant en particulier la surface en pleine terre et tous les abus dénoncés par Catherine Medioni. C’est aux communes de sensibiliser les nouveaux propriétaires aux qualités d’un paysage urbain typique, et de les inviter à ne pas tout bétonner et à conserver au mieux la végétation, en particulier les arbres. C’est aux communes de peser sur les promoteurs pour que leurs projets d’habitat collectif permettent l’élargissement des trottoirs et tiennent compte des limitations du réseau viaire. En matière d’urbanisme, c’est cela, avoir comme priorité le bien être des habitants. Nous ne le voyons que trop, les priorités sont ailleurs.

Les articles de Catherine Medioni témoignent d’une véritable souffrance à voir se dégrader un environnement familier, dans l’indifférence des élus. Une gestion communale de « bon père de famille » serait d’être sensible à cette souffrance, à celles des habitants de la zone pavillonnaire comme à celle des riverains de la  rue François Herbaut, qui subissent toutes les nuisances d’un immeuble monstrueux dont la construction n’en finit pas.

Mais ce n’est pas le souci de l’équipe municipale. Les seuls interlocuteurs qu’elle veut entendre, ce sont les promoteurs qui permettront l’augmentation des rentrées foncières pour faire face à l’augmentation du déficit. C’est ainsi que la ville atteindra bientôt les 100 00 habitants.

L’article de Monsieur Ferrand-Fleury est révélateur d’une stratégie obstinément poursuivie : empêcher tout débat constructif, en décrédibilisant les contradicteurs, en détournant le sujet et en ressassant les vieilles haines. A vrai dire, on vient ici d’être pris à son piège, en regardant comme lui dans le rétroviseur. Mais ne pas répondre, c’est laisser la  voie libre à tout discours qui  repose sur la logique du « peu importe que cela soit pertinent ou pas, il en restera toujours quelque chose » !

Comment sortir de ce choix délibéré d’une équipe qui prétend avoir l’exclusivité du bons sens et du dévouement à l’intérêt public,

et qui fait tout pour que la confrontation des idées reste au niveau  d’un affrontement stérile « clan contre clan »,

une véritable stratégie de guerre civile verbale ?

QUAND AURONS-NOUS DROIT À UNE VÉRITABLE VIE DÉMOCRATIQUE ?

QUAND LES DÉBATS SERONT – ILS ENFIN DIGNES D’ADULTES ?

ET QUAND LE BIEN-ÊTRE DES AULNAYSIENS

SERA-T-IL VRAIMENT PRIS EN COMPTE ?