Nos Actions, Nouvelles Constructions, ValFrancilia/Ballanger

Vademecum du parfait Aulnaysien Pour le projet Val Francilia

NE RIEN VOIR

Jamais on ne lui montrera que le projet prévoit de construire sur 5 hectares du parc Ballanger.
Oxygène n’en dit rien, et ne montrera jamais ce plan de la société Richez, visible sur son site !

NE RIEN DIRE 

tous ceux qui expriment leur opposition à ce projet sont dénoncés

comme propagateurs de fake news et couverts d’invectives !

NE RIEN ENTENDRE

 à l’exemple de la mairie, rester sourd à toute solution alternative.

Car la « concertation » engagée est une mascarade :

Exemple de ce qu’on peut obtenir : la mise en place d’un terrain de pétanque sur le site.

UNE VRAIE CONCERTATION COMMENCE PAR L’ASSOCIATION DES HABITANTS

À LA DÉFINITION DU CAHIER DES CHARGES.

Or ce document, la mairie  refuse même de le communiquer ! Pour elle,

la destruction et la privatisation de 5 hectares du parc ne sont pas négociables !

Nous ne pouvons laisser détruire un patrimoine cher aux Aulnaysiens !

Venez en débattre avec Aulnay Environnement

Mardi 28 mai 2019 de 19h15 à 22h15

salle du Hameau 2 rue des érables

(Près de la Mairie annexe Ambourget)

ValFrancilia/Ballanger

Le Parc Ballanger en danger !

Le projet VAL FRANCILIA de la municipalité prévoit la privatisation
d’une partie du parc pour y construire des logements !

Pour en savoir plus nous vous invitons à une réunion publique

Mardi 28 mai 2019 de 19h15 à 22h15
Salle du Hameau 2 rue des érables

(Près de la mairie annexe Ambourget)

Camélinat, Nouvelles Constructions, ValFrancilia/Ballanger

DEUX Lettres !

Après tant de courriers sans réponse, voici d’un coup deux lettres de notre maire.

L’une, peu amène ,nous reprochant de ne pas prendre des renseignements auprès de ses services et de faire de l’intox (qu’on  relise notre  communication sur la place Abrioux, nous n’avons fait que poser des questions) , l’autre encore moins amène, nous renvoyant à  la Cada (*) si nous voulons en savoir plus sur Val Francilia.

Comment s’étonner que le climat de confiance soit assez médiocre ?

Pour une fois, nous avons donc une réponse : ce n’est pas encore la nappe qui déborde parking Abrioux.

Nous voilà rassurés. 

Pouvons-nous à ce propos hasarder une suggestion à nos édiles?

Suivre une formation : « comment communiquer avec humour ? »

  (*) CADA : La Commission d’accès aux documents administratifs est une autorité administrative indépendante chargée de veiller à la liberté d’accès aux documents administratifs et aux archives publiques ainsi qu’à la réutilisation des informations publiques.

Elle peut être saisie par les personnes (physiques ou morales) qui se sont vues opposer une décision défavorable en matière d’accès aux documents administratifs ou de réutilisation des informations publiques. La commission peut aussi être saisie, à titre de conseil, par les administrations sollicitées en ces matières.

Camélinat

MYSTÈRE PLACE ABRIOUX

  Images prises samedi 20/4/219 13.30

Mais d’où diable vient cette eau ?

D’un robinet laissé ouvert ?
D’une canalisation malencontreusement percée ?
De la pluviosité exceptionnelle de ces derniers jours ?

EN TOUS CAS, CERTAINEMENT PAS DE LA NAPPE PHRÉATIQUE !

On nous a répété, les uns, qu’elle était à 3 mètres de profondeur, les autres qu’elle était au-dessous du niveau du parking !

Et là, on n’en est encore qu’à 1,5 mètre environ !

Le mystère reste entier.
Et tous les jours, on pompe de bon cœur !


Nos Actions

Lettre au Maire Parc Modigliani

M. Bruno Beschizza
Maire d’Aulnay-sous-bois
Aulnay, le 15 avril 2019

Monsieur le Maire,

Nous voudrions vous faire part de notre extrême inquiétude à la suite de la publication sur des blogs d’un projet de vente à la découpe du parc Modigliani.

Nous avons eu d’abord du mal à imaginer qu’une municipalité qui a promis de lutter contre le bétonnage puisse approuver la disparition d’un espace vert de plus de 2000m2, au cœur d’un ilot déjà densément construit. C’est un petit parc qui s’intègre dans un réseau de circulations douces permettant aux enfants et à leurs parents de jouir d’un cheminement agréable vers l’école des Petits Ormes, et qui par surcroît, figure au plan de protection du patrimoine.

Nous ne pouvions retenir qu’une hypothèse : que le document rendu public n’est que la proposition d’un promoteur ayant conçu un projet sans l’assentiment de la Mairie. C’est un cas qui s’est déjà présenté lors de la précédente mandature : le dépôt d’un dossier proposant de construire un immeuble sur le legs Pecoroni, et qui n’avait rien d’officiel.

Mais non ! La divulgation d’un courrier envoyé par vos services confirme qu’il s’agit bien d’un projet de la municipalité !

Nous ne pouvons qu’exprimer notre plus vive indignation devant une initiative  portant une telle atteinte au paysage et à l’agrément de notre commune ! La recherche tous azimuts de rentrées de fonds ne peut pas aller jusque là ! 

Avec nos salutations distinguées.

Pour le bureau d’Aulnay Environnement,
Le Président, R-A Bougourd

Etudes, ValFrancilia/Ballanger

VAL FRANCILIA / CAHIER D’ACTEUR

Le projet Val Francilia, présenté par le cabinet Richez à la demande de la municipalité d’Aulnay-sous-bois, concerne une vaste zone :

  • Le site PSA
  • Le parc Ballanger
  • Le quartier des Ormes, partie ouest de la Rose des Vents 
  • La zone d’activité de la Fosse à la Barbière

Il concerne aussi les emprises routières :

  • Carrefour Louis Armand
  • Boulevard Georges Braque jusqu’au carrefour de l’Europe
  • Avenue André Citroën

Il entraînera donc de profondes modifications sur les flux de circulation.

Il doit également s’articuler avec :

  • Le centre commercial O’Parinor
  • La future gare du Grand Paris, sur le boulevard Marc Chagall

Le projet se décompose en trois entités :

  • une zone d’activités industrielles et commerciales sur le nord-est du site PSA
  • un ensemble de logements, entre 2500 et 3500, sur le sud-ouest du site PSA et 5 hectares du parc Ballanger
  • un campus de formation, cœur de la partie ouest de Val Francilia

Notre réflexion citoyenne portera sur :

  1. L’état des lieux
  2. La pertinence de la construction de logements sur l’espace concerné
  3. Le projet de pôle de formation
  4. La fonction du parc Ballanger et sa relation avec les zones d’habitation environnantes
  5. La modification des axes de circulation
  6. La liaison du nouveau quartier avec la gare du Grand Paris
  7. Une alternative à Val Francilia

1. L’état des lieux

Le site PSA bénéficie d’un accès à un nœud autoroutier (A3, A1, A104), d’un raccordement ferroviaire, de la proximité de l’aéroport Charles de Gaulle mais se trouve dans l’axe des couloirs aériens et coupé en deux par la limite de la zone d’exposition au bruit. Sa vocation  est donc de rester une zone d’activités économiques.

Après le départ de l’usine automobile, c’est aujourd’hui une friche industrielle progressivement réinvestie par diverses activités, principalement de maintenance et de logistique.

Nous nous félicitons de ce retour des activités, source d’embauche pour le bassin d’emploi d’Aulnay-sous-bois, et nous espérons que le plus grand nombre possible d’entreprises choisira de s’implanter sue le site.

Le parc Ballanger constitue une zone de loisirs privilégiée pour les habitants de la Rose des Vents, d’un accès très facile, beaucoup plus aisé que le parc du Sausset séparé des habitations par une voie à grande circulation, l’avenue Raoul Dufy.

Son étendue et sa conception très particulière en font un élément précieux du patrimoine aulnaysien.  Les buttes qui le bordent en sont une caractéristique essentielle : elles masquent les constructions environnantes et  assourdissent le bruit des voies de circulation environnantes. Ce parc est fermé la nuit, ce qui est une garantie de sécurité et de bon entretien.

Nous pensons que ce parc ne doit subir que des aménagements mineurs, et qu’il doit rester ce qu’il est : un îlot de calme, sans ouverture sur des constructions.

Le quartier des Ormes est un quartier pavillonnaire composé d’habitations de faible hauteur, mais avec une densité du bâti assez élevée et peu d’espaces en pleine terre, ce qui est en partie compensé par la proximité du parc. La zone des hôtels qui le borde lui permet d’être à une certaine distance des nuisances du boulevard Georges Braque.

Nous souhaitons que les transformations de la zone environnante détériorent le moins possible la quiétude et les conditions de vie dans ce quartier.

La zone d’activités de la fosse à la Barbière mériterait une meilleure mise en valeur. C’est aussi le cas des zones des Mardelles et de la Garenne, hors projet Val Francilia.

Nous regrettons qu’une réflexion d’ensemble sur les zones d’activités n’ait pas porté à la fois sur ces zones et sur le site PSA.

Les emprises routières sont considérables, articulée autour du vaste rond-point Louis Armand, au croisement de deux axes de grande importance : le boulevard Georges Braque qui conduit à Gonesse, le boulevard, puis avenue André Citroën, qui conduit au Blanc-Mesnil, mais surtout qui relie les deux centres commerciaux O’Parinor et Parinor 2 , et supporte un important trafic de poids lourds entre les différentes zones d’activité environnantes.

Avec l’arrivée de la gare et le développement de la zone d’activité PSA, tout le trafic de véhicules individuels  et de marchandises ne peut que s’intensifier. La modification de ce réseau doit être précédée d’études très approfondies.

  2. La pertinence de la construction de logements sur le site PSA

Aulnay Environnement est consciente de la nécessité  de construire des logements pour répondre à la pénurie actuelle, d’autant que la ville, dans la période précédente, perdait des habitants, faute d’une offre suffisante. Elle comprend la nécessité d’une densification, mais elle la souhaite maîtrisée et respectueuse des caractéristiques et des contraintes de notre paysage urbain, ce qui trop souvent, n’est malheureusement pas le cas, aucune étude urbanistique ne précédant l’acceptation des permis de construire.

Déjà dans toute la commune les programmes immobiliers se multiplient : dans le sud, autour de la place Abrioux et du quartier Chanteloup, tout le long des rues Charcot, Jules Princet, Jacques Duclos et bientôt au sud du vélodrome, sans parler des réalisations dans le cadre du PRU le long du boulevard Marc Chagall. Nous pensons que cela suffit, d’autant que la commune se targue de résister aux pressions de l’État.

Le site PSA ne nous paraît pas un bon site pour l’implantation de logements : la ligne symbolisant la zone de bruit n’arrêtera pas le bruit des avions, ni celui du trafic de camions généré par la zone d’activité accolée à la zone d’habitation. La création d’un quartier d’environ 10 000 habitants à l’extrême nord de la ville conduit les promoteurs du projet Val Francilia, sous couvert d’établir une continuité avec le reste de la commune, à dénaturer le parc Ballanger pour en faire un vaste espace vert avec vue sur des immeubles. 

Nous sommes donc opposés à la création de ce nouveau quartier sur le site PSA.

3. Le projet de campus de formation

En revanche, nous sommes favorables à l’implantation d’un centre de formation en lien avec les entreprises proches, avec des immeubles pouvant héberger temporairement les étudiants. La définition précise de ce pôle de formation est une priorité, car il peut jouer le rôle d’incitateur pour l’implantation d’entreprises, ce qui n’est pas gagné d’avance.  On ne peut d’ailleurs écarter l’hypothèse que ce projet ne serve que de prétexte pour engager d’abord les programmes immobiliers.

Nous attendons donc au plus vite le lancement (et la publication) d’une réflexion approfondie sur le sujet, en lien avec les institutions compétentes.

4. La fonction du parc Ballanger

Le projet Val Francilia conduit à annexer le parc Ballanger au nouveau quartier : « près de 3 km de façade sur parc », tel est le slogan de ses promoteurs. Cela signifie que cette particularité essentielle du parc, son rôle de coupure d’avec la ville, est sacrifiée. Cinq hectares sont urbanisés. La partie du site PSA dévolu à un espace vert ne compense pas la disparition de cette qualité qui fait l’attrait du parc. En quelque sorte, le parc Ballanger est annexé à Val Francilia. Il devient un espace vert comme tant d’autres, impossible à clôturer, et donc à sécuriser.

Si la municipalité passe outre, et qu’elle crée ce nouveau quartier, nous demandons que la caractéristique du parc conçu comme un lieu isolé de la ville soit préservé, toutes les buttes conservées et qu’aucun immeuble ne soit construit sur son emprise. En revanche, il peut être ouvert au nord, mais exclusivement par des voies piétonnières. Ce qui a séduit les Aulnaysiens jusqu’à aujourd’hui, en particulier ceux des quartiers nord, peut être partagé avec les résidents de Val Francilia, et le parc devenir un lieu de rencontre entre les habitants des deux quartiers.

5. La modification des axes de circulation

La création de la gare du Grand Paris, l’implantation espérée de nouvelles entreprises et la construction de nombreux logements ne peuvent qu’entraîner une intensification des flux, encore plus importants si le projet tout voisin d’Europa City voit le jour. Dans ce cas, le Boulevard Georges Braque en sera la principale voie d’accès par le nord, en même temps que le seul exutoire au nouveau quartier. Cette hypothèse a-t-elle été étudiée ? Des projections du trafic ont-elles été élaborées ? Tout simplement, un comptage du trafic actuel a-t-il été fait et pris en compte ? Le problème déjà épineux du carrefour de l’Europe, régulièrement embouteillé, ne risque-t-il pas de s’aggraver encore ?

L’une des objections à l’urbanisation de cet extrême nord de la ville, le risque « de relégation de ses habitants » qu’évoquait le candidat Bruno Beschizza en 2015, peut-elle être surmontée, lorsque l’accès de ce quartier par d’autres habitants d’Aulnay risque d’être si difficile ? Car il ne suffit pas que les habitants  de Val Francilia aient un accès facile au métro, il faut aussi, pour que le quartier ne soit pas un ghetto, que des échanges puissent se faire dans le sens sud-nord autant que dans le sens nord-sud. Or le boulevard Marc Chagall risque de constituer toujours une coupure majeure.

C’est justement le problème dont souffre depuis des décennies le quartier de la Rose des Vents. Comment espérer surmonter cette coupure territoriale en intensifiant les flux qui créent cette coupure ?

La piétonisation de l’avenue André Citroën est certes une idée séduisante, mais le report de son trafic déjà important (c’est la seule connexion entre les deux centres commerciaux) sur une voie traversant le site PSA, là où se touchent zone d’habitation et zone d’activité et où s’additionnent déjà deux trafics, ne va-t-elle pas décourager les clients d’un centre de se rendre dans l’autre, et accentuer le déclin déjà sensible de Parinor 2 ? 

Aucune solution à ces problèmes ne ressort du projet Val Francilia tel qu’il est présenté aujourd’hui. La suppression des ronds-points, qui permettent pourtant en principe une certaine régulation de la circulation, semble faire fi de toutes les difficultés, les circulations douces et les navettes automatiques ne s’imposant que par la magie d’une image.

Il est donc urgent de commencer par mettre au clair un plan de circulation sérieux sur tous ces axes autour de la nouvelle gare, et d’y associer les Aulnaysiens.

6. La liaison du nouveau quartier avec la gare du Grand Paris

Qu’un quartier de 10 000 habitants ou seulement un pôle de formation soit créé, il faut qu’un lien aisé avec la gare du Grand Paris soit établi. Cela n’impose pas que l’on construise des logements sur le parc Ballanger, mais qu’on puisse aisément le contourner pour une « circulation douce » ou le traverser à pied, autant que possible en ligne droite, la circulation des automobiles ou des autobus restant cantonnée au boulevard Georges Braque, ce qui est le cas, pour autant que l’on puise en juger, sur le projet du cabinet Richez.

Au sud, près de la gare, un remodelage du « quartier des hôtels » semble inévitable pour dégager la voie de circulation douce et le chemin piétonnier. Au nord, il nous semble possible de dégager au pied de la butte ouest du parc l’espace pour la voie de circulation douce. Pour les piétons, un accès et une sortie supplémentaires à l’ouest du parc, peut-être avec une passerelle, permettraient un cheminement agréable. Rien n’oblige à border ces cheminements de constructions nouvelles.

7. Une alternative à Val Francilia

La réalisation de Val Francilia ajoutera donc de nouveaux problèmes à une ville qui peine déjà à surmonter ceux d’aujourd’hui, et mettra à mal son patrimoine naturel.

Une autre hypothèse aurait pu être mise à l’étude, celle de la requalification des zones d’activité existantes : Garenne et Mardelles. Ces zones contribuent à isoler le quartier Balagny. C’est là que la possibilité d’un quartier mixte, qui ne poserait pas le problème de continuité avec la ville aurait pu être étudiée, la distance de la gare du Grand Paris étant à peu près équivalente, loin des zones de bruit.  Le déplacement des entreprises qui y sont implantées vers le site PSA est-il inenvisageable ? Il semble pourtant que le projet imagine que la zone plus proche des Mardelles puisse connaitre une telle évolution, les activités laissant la place aux quartiers d’habitation.

En regard de ce projet réellement ambitieux, qui répondrait à une réelle volonté de réorganisation et d’amélioration de l’espace urbain, le projet Val Francilia constitue une solution de facilité, peu soucieuse de la préservation du patrimoine et du bien-être des Aulnaysiens actuels et futurs, et offrant surtout des perspectives séduisantes aux promoteurs et à l’industrie du bâtiment. 

arbres, Camélinat

Complément d’information aux riverains de la place Abrioux

UNE MUNICIPALITÉ QUI NE MANQUE PAS D’AIR !

Présenter la place Abrioux comme « minéralisée et re-végétalisée dans l’esprit d’un éco-quartier » relève d’un singulier accommodement avec les faits.
Ni la lettre, ni même l’esprit de la notion d’éco-quartier n’ont étés respectés.

Quelques critères définissant
l’écoquartier
Ce qu’a fait la Mairie
Limiter l’usage de la voiture
en faveur du vélo,
avec des pistes cyclables
Un parking souterrain de 110 places
là où il n’y en avait que 42
Favoriser la biodiversité 19 tilleuls centenaires en pleine terre
remplacés par 10 arbres en pot
Réduire les consommations d’énergie
et d’eau
la production de déchets
?
IMPLIQUER LES HABITANTS UNE RÉUNION PRIVÉE SUR INVITATION
DEUX MOIS AVANT LE DÉBUT DES TRAVAUX

Depuis plus de deux ans, Aulnay Environnement demande une concertation :
AUCUNE RÉPONSE !

Nous nous réjouissons que la place soit rendue aux piétons, sauf que
toutes les nuisances du chantier ne sont pas dues à l’embellissement de la place,
mais au parking souterrain !

Nous pouvions avoir une belle place sans avoir à creuser un trou gigantesque
qui ne peut qu’affecter le comportement d’une nappe phréatique à moins de 3 mètres de profondeur !
Nous préférons certes une place sans voiture, mais nous pouvions en garder le charme
avec une solution alternative : un parking en silo de 42 places sur le terrain de l’ancienne perception,
solution jamais étudiée !

Nous aimerions aussi voir le retour des commerces sur la place, mais cela ne se décrète pas,
surtout dans des immeubles de luxe comme la « Villa Trevi » !
Alors que rien n’a été prévu pour préserver la viabilité économique de la boulangerie !

Pourquoi tous ces travaux (6M€ !), pourquoi toutes ces nuisances ?
Pour permettre aux promoteurs de construire sur de petites parcelles
des immeubles de grande hauteur sans parking !
Ici, pas d’écoquartier, mais une pépinière pour promoteurs  !

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Aulnay Environnement et les Arbres de l’ex-place Camélinat

Sur le site de la ville, on peut voir dans une vidéo avec quelle délicatesse certains arbres de la place ont été traités.  Pour une douzaine d’entre eux, on les voit soigneusement allégés des racines profondes et de leurs radicelles, leur pied ensaché avec un ou deux mètres cubes de racines, et chargés dans un camion. Destination : une pépinière où ils doivent « repartir ».

Nous pourrions crier victoire. Car c’est évidemment notre pétition qui a conduit la municipalité à entreprendre cette opération coûteuse. Il n’en a jamais été question avant la réunion privée de décembre organisée par la société Bouygues qui avait eu la bonne idée de nous inviter.  Là nous avons pu nous entretenir avec le responsable de la mise en pépinière, au passage très réservé sur les chances de reprise de la plupart de ces arbres. Les systèmes racinaires constituent en effet une masse végétale équivalente à celle des parties aériennes. Reconstruire tout le système racinaire n’est pas une tâche aisée pour un arbre d’une vingtaine de mètres. 

Tant mieux pour les survivants. Mais ce n’est pas ce que nous demandions. Nous voulions qu’ils restent là où ils avaient grandi, comme un ornement important de cette place.

Cet épisode est très révélateur des pratiques de communication de cette municipalité. Il n’est pas question pour elle de dialoguer, surtout pas d’associer les citoyens aux décisions. Une conception réellement démocratique, lors de la remise de notre pétition, aurait dû conduire à nous proposer une réunion pour nous dire : vous ne voulez pas de note projet, mais on va essayer de sauver une partie des arbres.  C’eût été une marque de respect pour les signataires de la pétition et ce « corps intermédiaire » que nous représentons.

Nous avons demandé la création d’une commission arboricole mixte, à vocation informative. Pas de réponse à notre lettre, mais verbalement, refus irrité et catégorique d’un maire-adjoint : il y a assez de réunions comme ça ! Où sont les arbres, pour combien de temps, combien de survivants : il nous faudra mendier ces informations.

Etudes

Contribution pour préparer la réunion publique du 28 mars (espace Peugeot 18 heures) sur le projet VAL FRANCILIA qui menace le Parc Robert BALLANGER à Aulnay

Dans le cadre de l’étude du projet ValFrancilia voici une contribution de notre ancien président :

Par André Cuzon

Le projet Val Francilia ne peut aboutir sans modification du PLU[1] (le parc Ballanger est en espace vert).
Ce n’est pas une simple modification qui convient (juridiquement c’est le juge administratif qui tranchera), car un projet de 3.500 logements a des conséquences majeures en terme d’équipements ou de circulation. Le PADD (plan d’aménagement et de développement durable) actuel est du coup largement dépassé…

La menace sur le parc Ballanger suffit à ce combat mais c’est l’occasion d’élargir le débat aux problématiques plus larges territorialement et au problème du transport aérien qui est un enjeu climatique majeur.

Dans  le secteur concerné entre le Bourget et Roissy  on annonce un T4 (terminal 4 ) supplémentaire à Roissy, sans parler d’Europa City qui est contesté à juste titre (gare en plein champ pour le seul Auchan).

Avec Marc-Ambroise RENDU président d’ile-de-France Environnement et moi-même (à l’époque -fin années 90- président d’Environnement 93) nous avions rencontré l’établissement public Plaine de France, pour insister sur la fracture sociale et territoriale qui empêchait des liaisons entre le 95 et le 93…Avant la création du département du 93 en 1965 , Aulnay faisait partie du canton de Gonesse, capitale du blé et du pain !!!

Les barreaux de Gonesse et la future ligne 17 ne changeront rien à cette fracture.

La solution à envisager est de remettre en cause l’aéroport d’affaires du Bourget qui a moins de 10 kilomètres de Paris (sur une surface de 550 hectares) crée cette fracture territoriale.
Au début des années 70 lors de la création de Roissy cela a été envisagé.
50 ans après cela doit être sur la table.

Le problème climatique doit se poser pour l’aviation (et donc pour notre territoire[2]). Il est en dehors des protocoles de Kyoto ou de Paris : çà suffit.

La taxation du kérozène a été mis à l’ordre du jour par les gilets jaunes (pas par les écolos !), non pas pour raisons climatiques forcément mais pour des raisons sociales.
De plus les effets sur le climat des avions est minimisé (divisé quasiment par 3) si on tient compte du rapport particulier du GIEC de 1998 sur le sujet, ignoré par tous.

En effet l’aéroport du Bourget est connu pour son activité après le Ramadan : les femmes saoudiennes riches en profitent pour venir faire leurs courses sur les « champs-élysées » en atterrissant au Bourget dans des jets privés.

La réflexion de la région et du territoire « Paris terre d’envol » doit intégrer la taxation du kérozène ou la fin (rareté) du pétrole qui mettra en cause les activités et donc les emplois autour de l’aérien.

Sans parler du boycott du transport aérien  “We stay on the ground”  qu’il faut soutenir…

En Arabie Saoudite la transition énergétique (l’après pétrole) est à l’ordre du jour, pas en France.

Le Bourget peut garder ses activités mémorielles (musée) et aussi une piste (pourquoi pas pour le régalien). Il faut imaginer la transition : hélicos pour les vraies urgences  et dirigeables pour le transport de marchandises…Les hectares du Bourget permettrons de développer une ville entre 95 et 93, le contraire du ghetto des 3.000 ravitaillées « par les corbeaux », qui risque d’être reproduite à Val Francilia.

La zone de bruit diminuée permettra de faire une ville intégrée sans fracture qui n’est pas réfléchie ni dans le SDRIF[3], ni dans les SCOT ou les PLU.

Voilà l’ordre du jour de la révision du PLU du territoire « Paris terres d’envol » à réfléchir sans délai pour aboutir dès les prochaines élections municipales. Ajoutons que la Géothermie supprimée par la municipalité Abrioux doit aussi être à l’ordre du jour pour alimenter les réseaux de chaleur…(urgence climat…)

Bien sûr c’est aussi toute l’urbanisation autour de la ligne 16 qui doit être  concernée.

Ce qui change aussi c’est que les études technocratiques des cabinets avec des élus incapables souvent de suivre, ce n’est plus possible en 2019, après les « gilets jaunes »  et le « grand débat ».

L’établissement public Plaine de France est mort, remplacé par la « Société du Grand Paris », les PLUi vont être étudiés par les nouveaux territoires inconnus des habitants avec des réunions loin de tout…

Sans parler des ANRU[4]

Un vrai débat public (type CNDP) avec publication du dossier, publication des cahiers d’acteurs et « garants » du débat est nécessaire.

Ouvrons aussi des écoles pour les citoyen(ne)s …


PS : Une contre-proposition pour la ligne 17 a été faite par le collectif CPTG[5] : poursuivre la 16 d’Aulnay vers le parc des Expos et Roissy et prévoir un tramway sur l’ex-RN370. Mais tout ceci est à débattre.

Bien entendu le projet « Europa City » est destiné aux touristes aériens (souvent cités comme chinois) qui viennent passer 8 jours à Paris et qui visiterons Barcelone ou Londres ou Megève à Europa City.

Bien entendu les touristes français aussi  vont bronzer ou surfer à Hawaï ou Tahiti et « nécessitent » l’extension de Roissy…et la fin du monde.

Robert BALLANGER est à l’origine de la « rose des vents » où il habitait, du parc « Robert Ballanger » et de la piscine qui vient d’être détruite. Egalement de l’antenne de la Maison de la Culture pour la jeunesse du 93, dont il a proposé le nom « Jacques Prévert ». Il était à l’époque jeune papa…

Tous à la réunion du jeudi 28 mars à 18 heures
à l’espace Peugeot (site PSA) 25 boulevard André Citroen.

[1] Plan local d’urbanisme

[2] Territoire « Paris terres d’envol » : Le Bourget, Le Blanc-Mesnil, Drancy, Aulnay, Sevran, Villepinte, Tremblay.

[3] Schéma directeur régional d’ile-de-france

[4] Agence nationale pour la rénovation urbaine

[5] Collectif pour le triangle de Gonesse

Motions

AG d’Aulnay Environnement du 12 Mars 2019 Rapport moral

Comment concevons-nous le rôle d’une association environnementale centrée sur le paysage urbain ?

En tous cas pas un service public. Nous sommes d’abord des lanceurs d’alerte. Nous avons besoin que les habitants nous informent, mais qu’ensuite ils prennent leur part et nous soutiennent déjà un minimum en adhérant. Nous souhaiterions être perçus comme des porteurs de la voix d’un grand nombre d’Aulnaysiens, une sorte de corps intermédiaire soucieux avant tout de l’intérêt général et non des intérêts particuliers, donc comme des interlocuteurs avec lesquels on débat et on élabore des compromis. Tout au moins que l’on considère comme des relais d’information, des gens auxquels on répond lorsqu’ils expriment des inquiétudes. Avec un souci de pacifier l’espace citoyen. Un maire devrait pouvoir se dire : j’ai fait mon possible pour que chacun se sente entendu et respecté.

Nous avons cru au début aux bonnes paroles, avec la promesse de rencontres bisannuelles. Mais on s’est vite rendu compte que certains sujets étaient tabous (place ex-Camélinat) et qu’il n’était absolument pas question de discuter de quoi que ce soit.

Le contexte apparaît aujourd’hui comme extrêmement dégradé. Nos demandes de rencontre restent sans réponse, comme tout notre courrier. Il est évident que les élus ne nous considèrent pas comme des partenaires, mais comme des adversaires politiques, voire des ennemis, qu’il faut faire taire. Nos objections contre le projet de la place Abrioux ont été présentées le 27 novembre, devant les acteurs économiques, comme une opposition purement politicienne. Nous avons donc appris que la nappe phréatique n’existait qu’en tant qu’agitatrice politicienne.

Nous sommes face à une équipe qui a renié toutes ses promesses de mettre fin au bétonnage et de consulter les citoyens sur tous les grands projets, qui multiplie les actions juridiques pour bâillonner les rares canaux d’information libre que sont les blogs, et dont les trolls et les propagandistes s’emploient à pourrir tout débat.

Bref, la démocratie à Aulnay est très malade. 

Cela n’est pas un problème de tendance politique, de droite ou de gauche, mais de conception autoritaire du pouvoir. Les structures démocratiques existent (conseil de quartier, comité de pilotage des Conseils de Quartier, CESE, etc.), mais elles sont vidées de leur sens, et ne servent que de réunions pour informer de décisions déjà prises. Il n’est pas question ici que le  pouvoir puisse le moins du monde se partager, et que des projets puissent s’élaborer en commun (à l’exception notable du plan de circulation, mais il y aurait là-dessus aussi à redire). On n’est informé que de ce qui a été décidé. Tout étant affaire de techniciens et de spécialistes, les citoyens n’ont pas leur mot à dire dans l’élaboration des projets.

A Aulnay comme dans le reste du pays, nous attendons autre chose. À quand sur Aulnay un grand débat où nous pourrons définir avec les élus l’avenir de notre ville ? (Dans une commune où la municipalité n’a même pas été capable d’organiser la deuxième série de réunions du Grand Débat qu’elle avait promis !)

A l’occasion de ce Grand Débat, nous nous sommes rapprochés de trois associations également soucieuses de faire vivre la démocratie : Vivre Mieux Ensemble, le Cercle Amical Démocratique Aulnaysien, la Ligue des Droits de l’Homme. Nous avons organisé conjointement un débat sur le thème de la démocratie. Il en est sorti des idées intéressantes sur la démocratie locale que nous comptons soumettre aux candidats des prochaines municipales. Nous espérons également que la synergie qui est apparue à cette occasion avec les autres associations nous permettra de coordonner nos efforts pour la défense du parc Ballanger. En attendant, nous participons à la fête organisée  par VME samedi 16 mars. Si débat il y avait, la position  d’Aulnay Environnement pourrait alors se résumer ainsi :

oui au développement de notre ville, oui à des constructions.

Ainsi nous n’avons émis aucune critique contre les opérations le long du CD 115 qui respectent les deux demandes faites par les Aulnaysiens : retrait et hauteur raisonnable.

Mais nous souhaitons une croissance mesurée, respectueuse de la volumétrie du bâti actuel et ménageant la circulation des piétons et l’éclairage naturel de nos rues étroites, une croissance qui s’accompagne de la création des équipements qui nous manquent : des locaux associatifs, une salle des fêtes et une médiathèque dignes d’une ville de bientôt 100 000 habitants, et non d’un bourg de la France profonde, souvent d’ailleurs mieux équipé