Nouvelles Constructions

Lettre au Maire

M. BESCHIZZA
Maire d’Aulnay-sous-bois


Aulnay, le 3  avril 2019

Monsieur le Maire,

Par des riverains de l’immeuble Eiffel, nous avons appris que de graves désordres se seraient produits en lien avec le chantier de construction sur les rues Anatole France et François Herbaut :

  • Rue Anatole France, profondes lézardes sur un immeuble limitrophe devenu inhabitable et dont les habitants auraient dû être relogés
  • Enfoncement de la cour de ce même immeuble
  • Rue Fernand Herbaut, mouvement de la chaussée devant le chantier entraînant une large fissure rebouchée à la hâte.

Ces désordres ne peuvent qu’éveiller les plus grandes inquiétudes pour les riverains de ce chantier. (Sans parler d’une sécurisation du chantier aléatoire, des considérables nuisances causées par les nombreux camions qui s’arrêtent en double file sans se soucier des riverains, et des cheminements de piétons qui tardent à être mis en place.)

  • Ce promoteur offre-t-il toutes les garanties de sérieux ? Nous avons déjà eu la surprise d’apprendre qu’un étage avait pu être ajouté en raison d’une erreur d’évaluation de la hauteur de plafond nécessaire dans le local commercial du rez-de-chaussée.
  • Les analyses du sous-sol ont-elles été sérieusement faites ?
  • La commune s’est-elle inquiétée lors de l’enregistrement du permis que les mesures nécessaires aient été prises, comme le recours à un expert auprès du Tribunal Administratif pour protéger le bâti environnant, afin qu’en cas de problèmes dûs à la construction d’un ensemble si considérable, les riverains puissent être sérieusement dédommagés pour les désordres causés ?
  • Le suivi des travaux par les services municipaux est-il fait avec toute l’attention nécessaire ?

En vous remerciant d’avance de votre réponse, veuillez recevoir, Monsieur le Maire, nos meilleures salutations.

Pour le bureau d’Aulnay Environnement, Le Président, R-A Bougourd

Nouvelles Constructions, ValFrancilia/Ballanger

Parc Valfrancilia vs Parc Ballanger : les éléments de langage des élus

Un commentaire laissé sur un blog par un membre de l’équipe municipale s’en prend assez violemment à notre pétition en dénonçant des « fake ». Il nous livre là quelques « éléments de  langage » très instructifs.

1er élément de langage : la pétition ne reposerait que sur des rumeurs. Elle repose en vérité sur l’analyse des documents présentés  dans le cadre de la réunion du 27 novembre réservée aux « aux agents économiques ».   Et si l’on veut mettre fin aux « rumeurs », la solution est des plus simples :

Rendez publiques toutes les images du projet,
permettez aux Aulnaysiens de les consulter aisément sur le site de la ville!

2e élément de langage : il ne s’agirait que de la proposition d’un cabinet d’urbanistes. Mais validé par la  municipalité. Cependant si ce n’est bien qu’un projet, on peut imaginer qu’il soit amendable, à moins qu’il ne s’agisse encore que de prendre acte d’un projet ficelé. Pour ouvrir le débat, nous n’avons pas attendu le bon vouloir de la municipalité, qui ne transmet jamais de document écrit détaillé sur ses projets. Donc :

Rendez le projet amendable en consultant démocratiquement les Aulnaysiens !
Et d’abord les premiers usagers du parc : les habitants de la Rose des Vents !

3e élément de langage : on ne parle pas de construction sur le parc, mais « d’aménagement » sur « une frange ». Il s’agit en fait d’une centaine de logements sur 1/5e du parc (hors « promenade arborée »), la pointe de l’immense quartier contre lequel le candidat Beschizza s’élevait en 2014 : « Nous ne voulons pas de la construction d’une cité de logements qui deviendrait automatiquement un lieu de relégation pour ses habitants ».

4e élément de langage : la traversée du parc ne se fera que par des « circulations douces ». Cela, nous ne pouvons le croire. Une équipe élue en dénonçant « le bétonnage » doit comprendre qu’elle peut avoir, 5 ans plus tard, des problèmes de crédibilité. Si cette traversée est la principale voie pour communiquer avec les quartiers nord, peut-on croire que la dizaine de milliers d’habitants du nouveau quartier se contenteront de circulation douce ?  Et quelle que soit la nature de la voie, ce serait une coupure et la fin de la déambulation paisible des promeneurs. 

5e élément de langage, fondamental : le « parc agrandi ». La réalité est : le parc aplani. La partie ouest, une colline arborée, est compensée en superficie par une grande prairie entourée par les nouveaux bâtiments, et ouverte sur le parc actuel. Cela n’aura plus rien à voir avec le parc Ballanger, milieu fermé par des collines, isolé des bruits de la circulation, borné par des arbres  qui cachent la ville. Les promeneurs n’auront plus que des immeubles comme horizon.

6e élément de langage : il n’y aurait pas de « front bâti » comme sur notre pétition. Certes, l’architecture envisagée sera plus moderne, mais sur le seul document transmis par Oxygène, on y voit bien une continuité d’immeubles le long du parc. Et que dire du slogan du cabinet d’architectes, bien sûr omis par Oxygène :

Près de 3 km de façades sur parc !

Et un débat biaisé: la concertation annoncée ne parle ne aucun cas du parc Ballanger, il ne s’agit que « du nouveau quartier ». Sur ce nouveau quartier où nous n’irons pas habiter, nous n’avons pas grand-chose à dire, sinon que n’envions pas ces gens qui seront coincés entre les autoroutes et les avions.

Nous voulons un débat sur l’avenir du parc Ballanger !Que l’on discute de solutions alternatives

1/Pourquoi Val Francilia, ce projet contraire au bon sens, avec ses 2000 à 3000 nouveaux logements?

  • D’abord les pressions de l’État : il faut construire à toute force. Et il faut bien des clients pour EuropaCity, autre projet tout proche, hautement critiquable mais défendu par l’État allié à Auchan.
  • La crise des finances municipales, avec la diminution des dotations de l’État. La municipalité a choisi de faire ce qu’elle condamnait sous l’ancienne mandature : atteindre le plus vite possible les 100 000 habitants, pour obtenir une meilleure dotation. Et toucher davantage de taxes foncières.
  • La pression des promoteurs et des industriels du bâtiment. Sur PSA, la vente des terrains ne rapportera rien à la ville, l’EPFIF, c’est-à-dire la Région, étant propriétaire. C’est pourquoi  construire sur une partie du parc Ballanger semble une bonne affaire, les terrains appartenant à la ville.
  • Et n’oublions pas que dans la zone face à Parinor, le PLU voulu par nos élus (zone UHa) permet d’élever des tours de 46 mètres ! Et cela n’a pas été imposé à la municipalité !

2/En raison de sa position, sous les couloirs aériens et  à proximité des autoroutes, le site PSA doit rester essentiellement une zone d’activités industrielles et commerciales.

3/ Nos points d’accord :

  • Le projet de campus des métiers (peu différent au demeurant de celui de l’ancienne municipalité), en liaison avec les entreprises proches, reste cependant une bonne idée. Il paraît logique que des logements étudiants soient construits à proximité, car il s’agira de résidence temporaire. Mais y installer des familles, non.
  • Il est en effet nécessaire de créer une liaison entre ce campus et ces logements étudiants et la future gare du Grand Paris, éloignée d’environ 1 km. Mais sans urbaniser la partie Ouest du Parc Ballanger. Une circulation douce peut être installée sur la pente du parc aménagée avec un contrefort, en sacrifiant un minimum de plantations.

4/ Notre priorité :

Conserver le caractère du Parc Ballanger, une cuvette entourée de petites collines qui permettent aux promeneurs d’échapper à l’horizon de constructions. Ce sont les Butte-Chaumont d’Aulnay, une magnifique réalisation, joyau du patrimoine aulnaysien. Les futurs résidents du parc PSA doivent pouvoir jouir du même privilège que celui qui a été offert naguère aux nouveaux habitants d’Aulnay, ET IL NE FAUT SURTOUT PAS EN PRIVER LES 20 000 HABITANTS DE LA ROSE DES VENTS ! La continuité visuelle, avec l’arasement des collines, voulue par le projet du cabinet d’architectes et validée par la municipalité n’est pas nécessaire pour relier Val Francilia à la ville. Le parc Ballanger peut rester ce qu’il est, un lieu de rencontre, accessible aussi bien par le nord que par le sud. En outre, le projet ne prévoit (et ne permet pas) de fermer le parc comme c’est le cas aujourd’hui, et donc de le sécuriser et de l’entretenir correctement.

5/ Le problème fondamental reste celui du réseau de circulation des véhicules, des deux-roues non motorisées et des piétons. Nous ne voulons pas de traversée du parc autre que piétonnière. Le projet propose de reporter le trafic est-ouest du boulevard André-Citroën pat une boucle à l’intérieur de PSA, pourquoi pas ? Mais rien n’est clair pour la circulation  nord-sud le long de parinor.

C’est sur le réseau de circulation que nous voulons un atelier ! Tout découle de là !

Nouvelles Constructions, plu, ValFrancilia/Ballanger

Oxygène ne vous dit pas tout :

Le parc Valfrancilia, c’est la mort du parc Ballanger !

Vous aimez le parc Ballanger, un « bout du monde » avec ses collines arborées qui  coupent la vue et absorbent le vacarme automobile.
Mais pour relier à la ville le nouveau quartier prévu sur PSA, il faudra raser cet ilôt de tranquillité.

Voici à quoi ressemblera le nouveau parc « Valfrancilia » :

Nous ne pouvons laisser détruire ainsi un joyau de notre patrimoine !

16/02/19 Signez la pétition en ligne : ICI

Actions, Nouvelles Constructions, plu

La devise à Aulnay-sous-bois : Circulez, y’a rien à voir !

Vous êtes effrayés par la prolifération des constructions sous une municipalité qui a promis tout le contraire ? Vous voulez consulter et étudier les permis de construire ?

Sachez que tout sera fait pour vous décourager !

Exemple : le secrétaire général d’Aulnay Environnement et le permis de construire du parking Abrioux.

17 décembre : le permis est signé. L’association dispose de deux mois pour déposer un recours,  à partir du moment où ce permis est affiché.

27 décembre : demande de copie du permis.

4 janvier : sans réponse, nouvelle demande, par mail et par téléphone.

9 janvier : nouvelle relance.

10 janvier :  lettre du service juridique donnant les conditions pour la copie. Elle est payante, on doit préciser combien de copies on veut, en noir ou en couleur. La ville établira alors un « décompte des sommes dont le règlement sera effectué par chèque. Une fois que ce paiement sera effectué, l’exemplaire sera communiqué. »

C’est ce qui s’appelle de la simplification administrative. On peut compter sur le zèle du bureau des permis pour faire durer les choses encore quelques semaines, le temps que le délai pour le recours soit dépassé.

On nous dira : pourquoi ne pas se contenter de consulter sur place ?

Sous les précéntes municipalités, le service des permis n’était fermé que 2 demi-journées par semaine. À présent, c’est l’inverse : il n’est plus accessible au public que 2 demi-journées. Autrefois, on était reçu dans le bureau même. À présent, on doit prendre un ticket à l’accueil et attendre le bon vouloir des responsables. L’attente peut être interminable pour l’associatif ou le riverain. Le promoteur, lui, prendra rendez-vous.

Voilà comment on peut vider de son contenu l’obligation de publicité.

Autre exemple : l’affichage du permis de démolir de l’ancienne piscine.

Le permis a été signé le 18 octobre. L’affichage sur les lieux n’a été effectif qu’en janvier, pour une démolition qui doit commencer le 21 janvier. Aucune autre annonce nulle part. Cette fois, l’obligation de publicité a été clairement ignorée.

Restreindre au  maximum l’accès à l’information au profit de la communication la plus biaisée possible est devenu une pratique si systématique qu’on parvient à créer des problèmes qui n’auraient pas lieu d’être.

Si la population du quartier avait été correctement informée, aurait-on laissé s’entasser les sacs de déchets d’amiante à proximité de l’école Paul Eluard ? N’aurait-il pas été préférable de veiller à ne pas nourrir l’angoisse légitime des parents, et à ne pas réveiller le traumatisme du l’usine CMMP, avec un écho jusque dans les colonnes du Parisien ? Comprendra-t-on enfin combien ces pratiques si peu démocratiques sont finalement contre-productives?

Cette pratique du pouvoir fondée sur le mépris des citoyens n’est plus supportable !

Aulnay bouge, mais pas pour vous !

Camélinat, Nouvelles Constructions

COMMENT FAIRE PAYER LES AULNAYSIENS À LA PLACE DES PROMOTEURS

Une farce  en cinq actes

Acte I :  faire une promesse électorale. 

« Imposer la création de deux places de stationnement minimum pour chaque nouveau logement construit ». ( Notre projet pour faire Aulnay respectueuse Aulnay gagnante avec Bruno Beschizza, p17 ).

 Acte II : réviser le PLU.

« Norme de stationnement : un minimum de 1 place par logement »

(Règlement du PLU 2015 , p13)

Acte III : Utiliser les facilités de la loi

L’autorité chargée de délivrer le permis de construire peut déroger aux obligations en matière de création d’aires de stationnement en cas de construction de logements situés à moins de 500 mètres d’une station de transport public. (Ordonnance n° 2013-889 du 3 octobre 2013)

Acte IV : Mobiliser le budget communal

Construction d’un parking de 6M d’euros aux frais des Aulnaysiens pour permettre aux promoteurs de dire à leurs clients : « Certes, cet appartement est livré sans place de parking, mais du coup c’est moins cher (-8% en moyenne) et vous pouvez vous garer au parking Abrioux ! »

Acte V : Densifier à outrance

Multiplication autour de l’ex-place Camélinat de projets immobiliers sur de petites surfaces

ne permettant pas la création de parkings privés, en plus des grosses opérations

 (Avenue de la République ou du 14 Juillet pour commencer)

 

Moralité :

Les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient.

Remarque : La municipalité, qui ne manque pas d’humour, a changé de slogan. A la place de :

 Aulnay respectueuse,  Aulnay gagnante

Nous avons maintenant

Pour vous, Aulnay bouge !

(Mais sans vous demander votre avis !) Les habitants  du quartier apprécieront  de contribuer financièrement à l’augmentation des véhicules et de la circulation dans un quartier aux rues étroites, avec un stationnement déjà envahissant.

 Question : Qui sont les dindons de la farce ?

Actions, Nouvelles Constructions

Largeur des trottoirs / Lettre au Maire

M. Bruno Beschizza

maire d’Aulnay –sous-bois

Aulnay, le 16 octobre 2018

Monsieur le Maire

Nous souhaiterions attirer votre attention sur les sujets suivants concernant l’urbanisme à Aulnay .

Nous assistons à une urbanisation massive, notamment dans les quartiers sud de la ville et donc à une densification de l’espace urbain incompatible avec la structure historiquement pavillonnaire du secteur. Il nous semble évident que l’augmentation de la population d’une ville doit se faire en augmentant proportionnellement l’espace urbain dans tous les domaines ; de la circulation des piétons, des cyclistes et des voitures aux réseaux d’évacuation.

Or aujourd’hui nous constatons que le minimum prescrit par la loi concernant la largeur des trottoirs n’est jamais respecté : « 1.40 m libre de mobilier ou tout autre obstacle éventuel : loi du 11 février 2005 article 45 décret n° 2006-1658 du 21 décembre 2006″

Camille-Pelletan

Malheureusement cet exemple se répète à chaque nouvelle construction.

Route de Bondy un retrait significatif commencé au numéro 32 de la rue et jamais poursuivi aurait pu rendre cette rue attractive, commerçante, et accessible aux piétons, cyclistes et au stationnement. Au contraire aucune des constructions récentes ne respecte ce minimum de largeur de trottoirs.

Les jours de ramassage de poubelles les piétons notamment les « Personnes à Mobilité Réduite » doivent rester chez eux à moins que ce soit les jeunes arbres nouvellement plantés qui trinquent.

Route-De-Bondy

La rue Tournadour doit détenir le record absolu d’étroitesse de trottoir à Aulnay avec 36cm de largeur à certains endroits. Peut-on espérer qu’à l’occasion de la vente du terrain à l’angle de la rue de Bondy un élargissement conséquent de ce trottoir sera réalisé en bordure de cette parcelle ?

Rue Tournadour

Il est choquant également de constater, notamment dans cette rue, que le mobilier urbain tel que poteaux électriques et de téléphone encombre la voie publique déjà saturée alors qu’ils devraient complètement disparaître du paysage et surtout du passage des piétions.

Rue Julien Mira, un échafaudage apparemment posé au frais de la municipalité depuis 2016 encombre ce trottoir déjà étroit, sujet à de nombreux passages piétons vers la gare. Cet échafaudage créant également une zone très insalubre ne peut pas rester éternellement.

Pourrait-t-on obtenir des informations sur le devenir de cet immeuble sinistré ?

Gare-Immeuble

Avenue Eugène Schueller, un immeuble en construction est déjà bien avancé, sur un trottoir trop étroit (1.20m de largeur utile donc en infraction avec la loi). Le promoteur a réussi l’exploit de placer des balcons entre deux candélabres (au moins les habitants auront l’éclairage gratuit sur leur terrasse) un comble pour une rue déjà étroite et sans trottoir coté de l’usine L’Oréal.

Rue Eugène Shueller

 

Ceci pose le problème général des balcons qui débordent sur des trottoirs, d’aspect inesthétique et qui obstruent la perspective de rue déjà étroite. Le comble, c’est l’évacuation des eaux de pluies de ces balcons sur le trottoir comme sur la rue Jean Charcot et bien d’autres.

Rue Eugène Shueller-2

Les piétons apprécieront ces douches inopinées à leur juste valeur.

Tous ces éléments concourent à une asphyxie générale de la ville d’Aulnay dont la population augmente de façon considérable dans sa partie sud sans aucune augmentation proportionnelle de l’espace urbain. C’est à l’opposé de toute logique et contraire à ce qui ce fait par exemple à Paris où toute construction d’immeuble au droit des rues se fait pratiquement par un recul du trottoir de plusieurs mètres. Cela permet soit d’augmenter la largeur du trottoir, soit d’aménager des espaces de parking qui libèrent complètement la chaussée des véhicules en stationnement. S’il était fait, ce choix faciliterait la circulation automobile fortement perturbée à Aulnay.

Globalement cet état de fait ne contribue pas à l’attractivité d’une ville pourtant pleine de ressources et conduit les habitants à fuir vers les grands centres commerciaux où la circulation piétonne et automobile est fluide. Cela encourage les promoteurs à monter encore plus de projets de ce genre auquel nous savons que vous-même, Monsieur le Maire, vous vous opposez.

Souhaitant que ces remarques attirent l’attention de vos services d’urbanisme, nous vous adressons nos salutations les plus respectueuses. 

Camélinat, Nouvelles Constructions

Propagande sans scrupule

Concernant les projets de l’ex-place Abrioux, Il ne suffisait pas d’opposer un silence méprisant aux demandes de dialogue d’une association représentative. Il fallait en dénigrer les motivations, prétendues politiciennes, dans un tract plagiant notre logo, multipliant les termes déplaisants et accompagnés d’un commentaire ruisselant de fiel. Basse besogne assurée par 93600Info. Il fallait ajouter l’imposture, en prétendant que ce tract était l’émanation de commerçants de la place prudemment restés anonymes. Et pour cause ! Nous sommes allés voir ces commerçants pour dialoguer avec eux. Aucun n’était au courant de ce tract.

Les Aulnaysiens jugeront. D’un côté une imposture anonyme, de l’autre 755 signatures sur une pétition demandant la survie des arbres et l’arrêt du projet de parking souterrain.

Un seul des commerçants de la place pense que le parking souterrain n’est pas un problème, que l’important est d’apporter du changement au quartier et que les arbres repousseront. Notre dialogue est resté amical, car nous pensons que toutes les opinions ont le droit de cité, et que seule devrait exister la confrontation d’arguments, non l’effort systématique de jeter le discrédit sur ceux qui ne sont pas les béni-oui-oui du pouvoir municipal.

On voit trop dans ces manœuvres ce qu’il y a de plus haïssable dans la politique politicienne. Répondre aux thuriféraires de la municipalité, entrer dans leur jeu, c’est risquer d’oublier l’essentiel. C’est pourquoi Aulnay Environnement, qui n’a pas obtenu de droit de réponse, ne fera pas à 93600 Info l’honneur de lui envoyer un commentaire. Le meilleur exemple : l’insinuation que notre action contre le parking et l’abattage programmé des tilleuls n’auraient que des motivations politiciennes, sous prétexte que nous n’aurions rien dit contre la disparition des platanes du collège décidée par le département aux mains d’une majorité socialiste. Nous avons répondu sur ce blog que nous n’avions rien su de cet abattage avant qu’il soit effectif, alors que nous espérions sauver les tilleuls. Mais du coup, on a oublié de dire l’essentiel : c’est que sur cette place, nous venons acheter notre pain et déguster d’excellents plats italiens. Cette place, mon bon monsieur de 93600Info, nous la traversons au moins deux fois par jour. C’est notre environnement dont nous cherchons à défendre le charme et la qualité patrimoniale, pas comme d’autres, un siège municipal ou un poste de propagandiste.

Voilà ce qui différencie une parole citoyenne d’une manœuvre politicienne.

Bientôt, début août, lorsque les Aulnaysiens seront en vacances, les tronçonneuses et les pelleteuses feront leur œuvre. Vous allez pouvoir vous délecter de votre pouvoir de détruire ce que nous aimons. Bon appétit, Messieurs !

R-A Bougourd

Président d’Aulnay Environnement


[Mise à jour                                                                                                          28/06/2018 11:20 ]

Rectificatif: aux dernières nouvelles (Réunion du Comité de pilotage des conseils de quartier) les travaux de l’ex-place Camélinat ne devraient commencer qu’en janvier, et l’abattage des tilleuls un peu avant.

Joyeux Noël !

Nouvelles Constructions

Et vive les parkings souterrains !

Ces derniers jours bien des passants ont dû se poser cette question : mais que se passe-t-il donc au 37 de la Route de Bondy ?

vivelesParkings-1

Est-ce la démolition de ce pavillon depuis longtemps abandonné, un temps squatté, qui commence ?
Pour comprendre, imaginons ce quartier de notre ville fonctionnant comme un écosystème, avec des éléments vivant en harmonie : des pavillons avec jardins, de nombreux arbres sur la voie publique et sur les terrains privés, quelques immeubles de grande hauteur. Un paysage urbain stabilisé depuis des décennies. Mais le plus important, c’est ce qu’on ne voit pas : une nappe phréatique à faible profondeur, des couches sensibles à la dissolution du gypse. Un sous-sol qui ne demande qu’à se transformer en gruyère…
Or voilà que ce fragile équilibre est rompu par l’arrivée d’une espèce invasive et particulièrement dangereuse : l’immeuble de grande hauteur avec parking souterrain, souvent à deux niveaux de sous-sol. Bloquée par le cuvelage, l’eau souterraine va s’accumuler alentour, sous les pavillons. La dissolution du gypse va s’accélérer, la menace d’effondrement se profiler. C’est ce qui s’est passé au 37 route de Bondy.

vivelesParkings-2

Le 37, depuis l’arrivée de l’immeuble de 6 étages avec son parking souterrain, menaçait de s’effondrer. Que faire ? Appliquer la méthode Shadock, bien sûr ! Pomper !

vivelesParkings-3

Et injecter un ciment pour boucher la cavité qui s’est formée..

vivelesParkings-4

Remarquons que tous les réalisateurs de parkings souterrains sont les dignes héritiers des Shadocks : dans tous les parkings, on pompe !

Conséquence : on remplace de l’eau saturée en gypse par de l’eau qui ne demande qu’à en faire autant.
Et la dissolution du gypse continue de plus belle !
Et que fait l’eau qui ne parvient pas à circuler dans le sous-sol à cause des cuvages des parkings ? Elle est bloqué en aval et elle dissous le gypse et fragilise les sous-sol alentour et les bâtiments qui sont dessus.
Et que va-t-il se passer pour les riverains de l’énorme cuvelage du parking souterrain de l’ex-place Camélinat auquel s’ajoute celui du gros immeuble « Villa Trevi » ?
Et vive les parkings souterrains et la dissolution du gypse !
Vision d’apocalypse ? Fantasme ? Que les sceptiques consultent l’article du Parisien : « Soudain un trou s’est formé dans le jardin »

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-saint-denis-93/soudain-un-trou-s-est-forme-dans-le-jardin-02-09-2014-4102879.php

On y apprendra que le comblage du trou est à la charge des propriétaires.
Ce n’était pas dans une contrée exotique, mais chez nos voisins, à Sevran.
Conclusion pour les propriétaires de pavillons en « zone de centralité » : vendez au plus vite, partez n’importe où ailleurs, avec pour devise celle des élus et des promoteurs : après nous, le déluge !

Nouvelles Constructions

Immeuble Eiffel : Achetez cinq le sixième est bonus

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Un nouveau panneau sur le chantier de l’immeuble SCCV Villa Eiffel rue Anatole France.
AFFICHAGE le 25.04.2018 il semble qu’il a été mis vers le 17.05.2018.
PC93005 16 00079 M02

On découvre une augmentation du nombre de logements (89 au lieu de 79 au départ)
et un sixième étage ! Tout ceci sans augmentation de la hauteur, ni de la superficie du terrain.

Il semble que le promoteur Monsieur VERRECHIA soit un spécialiste du sixième étage caché, après l’immeuble de la place Jean-Claude Abrioux ex-Camélinat, voici que l’immeuble Eiffel prend une strate !
La première fois cela pouvait passer pour un loupé, la seconde c’est plus sûrement une technique de vente.

On peut faire cette hypothèse : au départ on appâte le client avec un cinquième étage aux grandes baies vitrées. Très standing loft parisien, à deux pas de la gare. On met un beau dessin d’architecte en trois par quatre.

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Même si l’immeuble fait vingt mètres de haut, il semble respecter une certaine cohérence architecturale. On peut penser que le projet est présenté aux futurs acheteurs sous cet angle.

Une fois que la rentabilité est assurée après les premières signatures, on modifie le permis de construire,  pour rajouter un étage, et donc la marge bénéficiaire. Tout ceci avec la bénédiction de la municipalité. Qu’a-t-elle à y gagner ? Et les Aulnaysiens ?

En final on affiche en retrait dans un coin assez haut, le permis modifié.

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Auteur de la construction Inchangée.
Superficie du terrain Inchangée.

À votre avis qu’est ce qui va diminuer ? Les grandes baies vitrées ? Les commerces ?
En tout état de cause, la joie des premiers acheteurs, certainement !

Et hop ça roule ! Tout ceci dans la plus grande légalité.

Pour AE :  jl.Solbès