Nouvelles Constructions

La mairie annexe à la ferme Garcelon : les nouveaux fabulistes

On ne peut nier à la propagande municipale une qualité : sa réactivité. À peine avions-nous déposé un recours contre le projet de résidence senior afin d’obtenir une véritable concertation avec les riverains, que nos boîtes aux lettres ont reçu un somptueux 4 pages (aux frais des contribuables) vantant les mérites du projet. De nombreuses libertés y sont prises avec la vérité pour masquer ce dont il s’agit véritablement : deux juteuses opérations immobilières touchant aussi bien le terrain de la Croix Blanche que celui de la résidence des Cèdres promise à la destruction. Nous y reviendrons en détail.

La mairie Annexe actuelle et une vue de la Ferme Garcelon

Mais Il convient d’abord de se pencher sur l’annonce  du transfert de la Mairie annexe dans la ferme Garcelon. Qui peut croire à cette fable, qui sent à plein nez l’improvisation ? Jamais il n’en avait été question, jusqu’à ce que nous dénoncions la disparition de ce service bien utile aux habitants des quartiers sud. Si la chose avait été pensée en même temps que le projet de résidence, où sont les belles images analogues à celles de la résidence (auxquelles il ne faut pas se fier, les images de ce genre n’ont jamais de valeur contractuelle)  Où sont les plans ? Et surtout : où est le financement ? La propagande municipale vise à nous faire oublier la réalité désastreuse des finances communales, qui explique la course effrénée à la densification pour augmenter le volume des taxes foncières.

Nous nous sommes réjouis que la ferme Garçelon ait été acquise par la collectivité. C’est un précieux élément patrimonial, au même titre que sur le trottoir d’en face, la maison peinte par Utrillo, qui a été sacrifiée et massacrée par un entrepreneur privé, un bon test de la compétence des services qui ne pouvaient ignorer que la bâtisse ne résisterait pas au projet de l’acquéreur.

Mais la ferme Garcelon, en l’état, n’est absolument pas adaptée à l’accueil du public, et nécessite de très gros travaux, encore plus chers dans le contexte actuel, si l’on veut conserver ses qualités patrimoniales. Pour en faire une Mairie annexe, la démolition, comme en face, ne serait-elle pas la solution la moins coûteuse ? A moins que l’on installe un préfabriqué dans la cour: mais dans ce cas, où sont les améliorations qu’on nous vante pour les employés municipaux ?

La parole de cette équipe municipale, dont le programme de 2020 promettait une salle des fêtes et une médiathèque, a perdu toute crédibilité.

Il faut que changent toutes ces pratiques contraires à une vraie démocratie.

EXIGEONS UN VRAI DÉBAT, UNE VRAIE CONCERTATION SUR LE PROJET CROIX BLANCHE, AVEC UN COMITÉ DE SUIVI COMPRENANT DES RIVERAINS !

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Quand la municipalité donne (encore) le mauvais exemple

Nous avons souvent dénoncé le laxisme de la municipalité qui tolérait que la publicité obligatoire d’un projet immobilier soit faite sur place par des panneaux incomplets ou illisibles. La publicité du projet municipal Croix Blanche de résidence senior montre que l’exemple vient de haut, par l’accumulation de violations autant de la lettre que de l’esprit du règlement permettant l’information des riverains. Le panneau donnant les caractéristiques du projet (posé non règlementairement avec 3 semaines de retard sur l’approbation du permis, derrière un camion-ventouse) ne mentionnait pas l’implantation et la hauteur précise des bâtiments, ainsi que l’exige le règlement. Après constatation par un huissier, les associations Aulnay Environnement et QCBE ont donc déposé un recours, ce qui a provoqué, encore trois semaines plus tard, la mise en place d’un nouveau panneau, cette fois-ci plus conforme.


Mais il révèle un autre manquement au règlement : le projet prévoit des hauteurs supérieures de 5 mètres à la hauteur  permise en zone pavillonnaire ! Notre recours reste toujours valable, d’autant que ce nouveau panneau n’est toujours pas visible sur le lieu qu’impacte principalement le projet, la friche avenue de la Croix Blanche ! Les principaux intéressés ne sont pas correctement informés ! Certes, une dérogation est possible, dans le cas d’un établissement à vocation sociale. Mais il s’agit là d’un pur projet d’immobilier classique, de vente d’appartements à des investisseurs


Le promoteur s’inquiète : il demande une rencontre avec les associations qui ont déposé le recours, et s’engage à tenir compte de leurs objections. Mais ce n’est pas lui seul que nous voulons rencontrer, il faut que ce soit aussi avec ceux qui sont à l’initiative du projet, l’équipe municipale ! Nous avons déjà entendu certains dire que « nous sommes contre les vieux ». Or il se trouve que la plupart des membres du bureau des associations qui ont déposé le recours se trouve justement dans la classe d’âge visée par le projet.

Ce que nous voulons, c’est ce qui devrait être l’objectif premier de la municipalité : le bien-être des habitants, et ici en premier lieu, celui des riverains comme des résidents. Outre le brutalisme architectural du projet, qui va défigurer un quartier pavillonnaire, il n’a jamais été donné de réponse précise à la question : quelle nouvelle implantation pour la Mairie annexe, dont le projet prévoit la disparition ? Après la fermeture de la poste de la rue d’Aligre (une nouvelle poste était promise dans le projet initial), la disparition programmée de l’Espace Averino, sans parler du CIO, voilà un nouveau service à la population qu’on prévoit de faire disparaître des quartiers sud.

Ce que nous voulons, c’est le respect des principes démocratiques, encore une fois effrontément bafoués. Le promoteur prétend que le projet a été approuvé en Conseil de Quartier. Mais on ne lui a jamais demandé son avis, à ce Conseil, réduit à une chambre d’écoute ! Nous assistons ici au glissement sémantique favori de cette municipalité :

Concertation = simple information = approbation.  Alors que la présentation du projet a provoqué un tollé et que les élus présents ont repoussé les demandes de concertation avec les riverains !

Ce que nous voulons, c’est d’abord du respect ! Que Beschizza 2 respecte les promesses électorales de Beschizza 1, qui affirmait en 2014 :

« Consulter les riverains avant tout projet de modification de leur quartier »

ET QU’ON CESSE ENFIN DE NOUS PRENDRE POUR DES IMBÉCILES !

Nouvelles Constructions

Du discours lénifiant à la rétention d’information ?

Il faut le reconnaître : il y a dans l’équipe municipale des personnes de bonne volonté, mais qui ne sont pas soutenues par leurs collègues. Je pense à M. Cannarozzo et à son très beau discours conclusif du conseil de quartier des Prévoyants, en janvier. (au fait, le dernier, c’était en mars ; logiquement il devrait y avoir un conseil à peu près tous les mois. À quand le prochain ? Il est vrai que le sujet proposé par le public, c’est l’urbanisme !) Donc à ce conseil, après la présentation de la future résidence senior sur le terrain de la Croix Blanche, où le public avait nettement exprimé sa désapprobation sur la forme du projet ci-dessous, (« on va avoir précisément ce contre quoi nous nous étions battus sous Ségura ! »), notre bon M. Cannarozzo nous a apaisés : nous avions deux ans devant nous pour se concerter et discuter sur la forme du projet.

Mais voilà : il y a des gens à la municipalité qui ne font rien pour faciliter le dialogue préconisé par M. Cannarozzo, et qui ont appliqué une méthode bien connue : tout faire pour mettre le bon peuple devant le fait accompli.

Pour discuter du projet, il faut évidemment avoir les plans inclus dans le permis de construire. Dès sa publication, le public a juste deux mois pour présenter des objections. Pour les activistes du fait accompli, il faut donc absolument raccourcir encore ce délai, en utilisant plusieurs astuces :

  • Attendre les grandes vacances pour rendre public le projet  (approuvé en janvier) début juillet
  • Ne l’afficher sur place que plusieurs semaines plus tard, soit fin juillet
  • le placer à l’endroit le moins visible, derrière une camionnette-ventouse
  • Répondre aux demandes des associations (Aulnay Environnement et QCBE) qu’on ne sait pas où est le dossier !

Voilà où nous en sommes. Nous demandons donc expressément à M. Cannarozzo d’user de sa bienveillante influence pour nous permettre d’étudier ce dossier. Nous voudrions qu’on tienne compte autant que possible de nos remarques sur un projet immobilier qui aura un énorme impact sur le quartier (intégration architecturale, stationnement, etc.) car il a bien été dit par un élu lors de ce conseil que les architectes « allaient revoir leur  copie ».

NOUS NOUS SOUVENONS DU PROGRAMME ÉLECTORAL DE BESCHIZZA 1,

qui affirmait en 2014 :

« Consulter les riverains avant tout projet de modification de leur quartier »

QU’EN PENSE BESCHIZZA 2 ?

Nouvelles Constructions

Nouvel immeuble rue Jules Princet    

Rue Jules Princet sur l’emplacement de l’ancien garage CTA (VW) l’immeuble est construit au ras du trottoir qui n’est pas très large !


Comment vont-ils faire pour créer le projet d’une voie de bus sur cette avenue !

On pouvait penser qu’ils se seraient alignés sur l’immeuble contigu qui lui dispose d’un retrait d’environ 4 Mètres

Il n’en n’est rien !

A quand les constructions au bord du caniveau ?!

Compte-rendus

Compte-rendu de la réunion du Conseil d’Administration du 7 juin 2022

Présents : René-Augustin BOUGOURD, Daniel QUEMENER, Stéphane SCHURCK, Robert HALIFAX, Jean-Louis KARKIDES, Christian SCHAAL.

Excusés : Christian BAUSSON, Jean-Louis SOLBES

Ordre du jour :

Constitution du bureau

Organisation de la surveillance des permis

Réunions PLUI de Paris terre d’envol

Défense des blogs indépendants et de la démocratie locale

Le Forum des Associations

Constitution du bureau

Président : René-Augustin BOUGOURD

Vices-présidents : Daniel QUEMENER, Stéphane SCHURCK

Secrétaire Général et Trésorier : Robert HALIFAX

Responsable informatique : Jean-Louis SOLBES

Organisation de la surveillance des permis

Beaucoup de permis, comme c’est la coutume, vont être publiés durant l’été, une surveillance doit être organisée.  (action : Daniel QUEMENER, Stéphane SCHURCK et Robert HALIFAX).

Réunions PLUI de Paris terre d’envol

Seuls Aulnaysiens, 2 à 3 membres du bureau étaient présents à chaque réunion. Un compte-rendu doit être publié dans les blogs.

Défense des blogs indépendants et de la démocratie locale

Bilan de la manifestation de dimanche matin sur le marché de la gare : une soixantaine de participants, dont plusieurs adhérents de l’association. Prise de parole du Président très appréciée.

La participation d’Aulnay Environnement à une réunion de mobilisation le 16 juin à la salle Dumont a été actée. Le président y prendra la parole.

Le Forum des Associations

Il aura lieu le 3 septembre. Aulnay Environnement y sera présent comme chaque année.

Prochain CA le Mardi 20 Septembre 2022

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A Aulnay, les associatifs  et les jeunes sacrifiés sur l’autel de l’immobilier

 La casse des services aux habitants avance à grands pas : après la fermeture annoncée de l’espace Averino, c’est le CIO qui est condamné à disparaître à Aulnay. D’un côté, les seuls espaces modernes accessibles aux associations du sud de la ville, de l’autre, un service essentiel à l’avenir professionnel des jeunes, dans un département déjà en manque de structures de formation, champion régional à la fois de la création d’emploi et de chômage des jeunes.

Dans les deux cas, c’est une initiative de la municipalité : vente d’Averino à l’EPFIF, refus de prolonger la location des locaux du CIO à l’Éducation Nationale. Y a-t-il une proposition de remplacement ? Si l’on prend l’exemple d’Averino, on peut douter du sérieux des affirmations municipales. Le texte de la délibération voté en Conseil Municipal parlait du baraquement de l’Avenue Circulaire, le Maire, qui semblait découvrir cette décision, parlait lui, des anciens locaux de la DDE en bordure du canal. Autant de locaux d’une vétusté insigne ; pour les seconds, déjà occupés par les réserves du CAHRA.  On peut juger du sérieux d’une promesse de rénovation, lorsque le financement reste inexistant pour l’aménagement de la ferme Garcelon.

La course aux revenus fonciers prend un rythme effrené dans notre commune : les projets immobiliers sont en train d’éclore partout. Il n’est pas douteux qu’il y en aura un pour la belle parcelle du CIO, si bien placée près de la gare.

Jusqu’à quand les Aulnaysiens accepteront-ils la dégradation des services et des conditions de vie par l’augmentation incontrôlée de la population et de la circulation automobile, sans aucun autre plan d’ensemble que la carte blanche laissée aux promoteurs pour rentabiliser au mieux l’espace qui leur est offert ?

Les riverains du canal devraient s’inquiéter de la disparition programmée du foyer des Cèdres, prétendument trop coûteux à rénover. Qu’est ce qui empêche d’imaginer que ce magnifique emplacement servira bientôt à une opération immobilière d’ampleur, analogue à celle qui se développera sur Averino, avec assez de nuisances pour inciter les riverains à partir, séduits par les offres alléchantes des promoteurs ? Pourquoi la frénésie de constructions des bords du canal à Bobigny, Noisy-le Sec, Bondy et Pavillons-sous-bois s’arrêterait-elle à Aulnay ?

LES AULNAYSIENS NE SE RÉVEILLERONT-ILS QUE LORSQU’IL SERA TROP TARD ?

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Trop, c’est trop !

Une nouvelle action en justice a été lancée contre les rédacteurs de MonAulnay.com. Leur crime ? Avoir mentionné que des enquêtes judiciaires visaient des membres du cabinet du Maire sur des questions de logement, information donnée également par Le Parisien. Nous appelons les adhérents d’Aulnay Environnement à se joindre à la protestation de tous les démocrates. Pourquoi ?

  • C’est la 6e procédure lancée contre le blog ! (parmi la vintaine lancée contre les contradicteurs locaux de la municipalité° Toutes ont tourné à la déroute du plaignant, notre Maire ! Disons les choses telles qu’elles sont : il s’agit bien de harcèlement judiciaire. Le but est clairement de décourager la critique visant l’opacité des pratiques de l’équipe municipale, notamment en matière d’urbanisme.
  • Les blogs réellement démocratiques, ceux qui sont ouverts à des avis contradictoires et aux droits de réponse sont pratiquement le seul vecteur d’expression pour des associations comme Aulnay Environnement. Il faut à tout prix leur permettre de vivre et déjà, les consulter régulièrement. 
  • De plus, toutes les vaines procédures qui ont précédé ont été payées par le budget municipal (une aubaine pour le cabinet d’avocats !), alors que les finances de la commune sont au plus mal, et que le Maire continue à dilapider le patrimoine communal pour atténuer une dette de plus en plus inquiétante. Voilà un poste sur lequel il serait temps qu’il commence à faire des économies. En revanche, les frais de justice du rédacteur de MonAulnay, jamais condamné, s’élèvent déjà à plus de 14 000 € ! Qui ne se découragerait pas devant un tel acharnement à pervertir le principe de l’égalité des citoyens devant la loi ? Nous vous appelons donc à contribuer à la cagnotte qui sera lancée au profit de la liberté d’expression.
  • Le fond du débat est au cœur des préoccupations d’Aulnay Environnement. Tout est fait pour empêcher les Aulnaysiens d’avoir une idée claire des pratiques municipales en matière de logement : alors que le service d’urbanisme était autrefois accessible à tout moment, son ouverture a peu à peu été rendue plus difficile. Nous demandons que tous les permis acceptés par la municipalité soient mis en ligne, afin que les riverains et les associations puissent les contester lorsqu’ils sont en contradiction avec l’intérêt général. Or le laisser-faire  au profit de ceux qui déposent des permis est patent, qu’il s’agisse d’immeubles collectifs ou de pavillons. Le contrôle semble inexistant, aucune occasion d’imposer une amélioration urbanistique n’est saisie, ou même un simple respect du patrimoine, ce qui laisse ouverte la voie à toutes les suspicions, renforcées par la promptitude à dégainer une procédure dès qu’on les exprime. Il  est temps que ces pratiques changent ! Il faut que MonAulnay vive !
  • Une preuve supplémentaire, si cela était nécessaire, de la volonté de la municipalité de ne jamais rendre compte de ses pratiques aux administrés : on attend toujours que soit répondue à la demande exprimée en Conseil de Quartier que l’on traite de l’urbanisme ! Cette institution dont le règlement voté en 2014 prévoit une véritable assemblée aux réunions régulières capable de formuler des propositions, a été totalement détournée de sa fonction, et transformée en conférence de presse municipale à la périodicité complètement aléatoire, à la discrétion des élus, où il n’est question que de ce qui convient à la municipalité. La démocratie pour nos édiles, (élus par 18% des inscrits) ne doit exister qu’un jour ou deux tous les cinq ans, le reste du temps les Aulnaysiens sont invités à n’être que des citoyens passifs.

NOUS APPELONS LES AULNAYSIENS À DÉFENDRE LES OUTILS DE LA « DÉMOCRATIE DE PROXIMITÉ »

POUR  PRÉSERVER LES BLOGS ET RESTAURER LES CONSEILS DE QUARTIER

  Réunion publique 16 juin à partir de 19h30 Salle DUMONT  
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A Aulnay, les associatifs  et les jeunes sacrifiés sur l’autel de l’immobilier

La casse des services aux habitants avance à grands pas : après la fermeture annoncée de l’espace Averino, c’est le CIO qui est condamné à disparaître à Aulnay. D’un côté, les seuls espaces modernes accessibles aux associations du sud de la ville, de l’autre, un service essentiel à l’avenir professionnel des jeunes, dans un département déjà en manque de structures de formation, champion régional à la fois de la création d’emploi et de chômage des jeunes.

Dans les deux cas, c’est une initiative de la municipalité : vente d’Averino à l’EPFIF, refus de prolonger la location des locaux du CIO à l’Éducation Nationale. Y a-t-il une proposition de remplacement ? Si l’on prend l’exemple d’Averino, on peut douter du sérieux des affirmations municipales. Le texte de la délibération voté en Conseil Municipal parlait du baraquement de l’Avenue Circulaire, le Maire, qui semblait découvrir cette décision, parlait lui, des anciens locaux de la DDE en bordure du canal. Autant de locaux d’une vétusté insigne ; pour les seconds, déjà occupés par les réserves du CAHRA.  On peut juger du sérieux d’une promesse de rénovation, lorsque le financement reste inexistant pour l’aménagement de la ferme Garcelon.

La course aux revenus fonciers prend un rythme effrené dans notre commune : les projets immobiliers sont en train d’éclore partout. Il n’est pas douteux qu’il y en aura un pour la belle parcelle du CIO, si bien placée près de la gare.

Jusqu’à quand les Aulnaysiens accepteront-ils la dégradation des services et des conditions de vie par l’augmentation incontrôlée de la population et de la circulation automobile, sans aucun autre plan d’ensemble que la carte blanche laissée aux promoteurs pour rentabiliser au mieux l’espace qui leur est offert ?

Les riverains du canal devraient s’inquiéter de la disparition programmée du foyer des Cèdres, prétendument trop coûteux à rénover. Qu’est ce qui empêche d’imaginer que ce magnifique emplacement servira bientôt à une opération immobilière d’ampleur, analogue à celle qui se développera sur Averino, avec assez de nuisances pour inciter les riverains à partir, séduits par les offres alléchantes des promoteurs ? Pourquoi la frénésie de constructions des bords du canal à Bobigny, Noisy-le Sec, Bondy et Pavillons-sous-bois s’arrêterait-elle à Aulnay ?

LES AULNAYSIENS NE SE RÉVEILLERONT-ILS

QUE LORSQU’IL SERA TROP TARD ?

Compte-rendus

Rapport d’activité Aulnay Environnement 2021 AG du 10 Mai 2022

Dans un contexte de refus de dialogue et de passivité des citoyens, notre action se résume à celle de lanceur d’alerte sur quelques thèmes principaux liés au paysage urbain tel qu’il est vécu par le piéton, mais aussi à une vision à long terme déterminée par le changement climatique.

Autant de thèmes qui conduisent à dénoncer une politique de construction incontrôlée et insensible aux menaces écologiques comme à la préservation du patrimoine commun.

  • Dénonciation de l’imperméabilisation des sols
  • Défense du patrimoine arboré
  • Dénonciation de la carence et de l’opacité des services des permis de construire
  • Protestation contre la destruction de l’espace Averino

Ce rôle de lanceur d’alerte s’est exercé en publiant des communiqués sur les blogs, par des courriers à la mairie, la distribution de tracts et le dépôt de pétitions.

1/ L’imperméabilisation des sols

Un communiqué du 21 février faisait l’état des lieux autour de la place Abrioux, avec la démonstration de l’imperméabilisation totale d’une parcelle couverte par l’immeuble Trevi.

Le problème de fond est celui de la part dévolue à la « pleine terre » dans un projet de construction, et surtout de sa définition. À Aulnay, il s’agit simplement d’un espace sans construction en surface, une mince couche de terre sans continuité avec le sous-sol, puisque toujours posée sur une dalle couvrant un parking souterrain sur toute la parcelle. Tous les grands projets d’immeubles collectifs, qui se multiplient à Aulnay, sont conçus sur ce modèle. L’imperméabilisation des sols progresse donc à grande vitesse dans notre commune.

Or le territoire aulnaysien est historiquement sensible aux inondations, en raison d’un réseau hydrographique important, surtout dans la moitié sud de la ville. Réseau invisible, puisque canalisé. Des travaux conduits par le département ont permis d’améliorer les performances du réseau d’évacuation des eaux pluviales, mais il est à craindre que l’imperméabilisation des sols contribue à surcharger ce réseau et à annuler l’acquis de ces améliorations. Bien sûr, ce danger d’inondation semble pouvoir être ignoré dans l’immédiat, la répétition des périodes de sécheresse faisant actuellement baisser la nappe phréatique. Mais il ne faut pas oublier que l’une des caractéristiques du dérèglement climatique est la multiplication des phénomènes extrêmes, comme des pluies subites et violentes, du genre de celles que avons connues en 2013. Dans cette perspective, la prudence devrait être de mise, et la préservation des possibilités d’infiltration par les sols une préoccupation des autorités municipales. On ne doit pas non plus oublier quels pièges mortels les parkings souterrains peuvent constituer en cas de pluies torrentielles. Et même au jour le jour, ces parkings, qui ne sont jamais parfaitement étanches, nécessitent le fonctionnement régulier de systèmes de pompage, et donc une dépense non négligeable d’énergie. 

Certes, il faut construire pour loger une population en croissance, certes, nous avons besoin d’espaces de parking, mais il faut un minimum de prise en compte des contraintes naturelles, et faire la part des choses : moins de parkings souterrains, plus de vraie « pleine terre ».

Ce discours malheureusement reste totalement inaudible pour une équipe municipale qui ne tolère aucune contestation, qui reste lancée dans une action à courte vue,  soucieuse seulement d’augmenter le revenu foncier de la commune.

2/ La défense du patrimoine arboré

Nous avons eu l’occasion de rappeler que la « Charte de l’arbre » dont n’hésite pas à se vanter un responsable municipal dans une tribune d’Oxygène n’a aucune réalité (communiqué du 12 mai).

Nous avons pu une nouvelle fois nous confronter au mépris de l’équipe municipale pour notre patrimoine arboré. Après avoir depuis des années, par des courriers restés sans réponse, demandé le classement du chêne pluri centenaire de l’ex centre Le Camus dans la liste des arbres remarquables du PLU, nous avons lancé en juin une pétition qui en quelques jours, a recueilli environ 500 signatures. La réponse ne s’est pas fait attendre. Une semaine après le dépôt de la pétition en mairie, le vieux chêne et tous les autres grands arbres de la parcelle, dont un superbe cèdre, ont été détruits et la parcelle complètement rasée. (communiqué du 18 octobre). Or rien ne pressait : près d’un an plus tard, le terrain reste nu. 

Dans notre esprit, une Charte de l’Arbre (communiqué du 13 novembre) devrait être l’outil d’une sensibilisation des propriétaires privés à un entretien raisonné de leur patrimoine arboré. Un objectif dont la pertinence se vérifie chaque jour, lorsque l’on voit  des tailles témoignant d’une incompétence absolue quand à la capacité d’un arbre à se générer, comme on en voit une, toute récente, avenue Jean Jaurès. Un conseil et une aide technique et financière à la gestion d’un patrimoine, qui peut être une charge non négligeable pour les propriétaires mais dont tout le monde profite, devrait s’imposer aux responsables municipaux, s’ils avaient le moindre souci de l’agrément et de la beauté d’une commune qui mérite de moins en moins son nom.  Il faudrait pour cela que les responsables aient aussi un minimum de sens du dialogue.

Le comble, c’est l’organisation annuelle d’une fête de l’arbre, dont bien sûr la création remonte à une époque antérieure à la prise de fonction des responsables actuels. Nous avons assuré durant les deux journées de cette manifestation une distribution de tracts afin de sensibiliser la population. Cela nous a permis d’avoir quelques échanges avec les Aulnaysiens, généralement désolés de cet état de choses, sans que cela aille plus loin.

La sensibilisation des jeunes est une piste à suivre. Nous avons cru pouvoir saisir pour cela l’occasion d’une opération de l’EPT Terres d’Envol, qui proposait de financer une partie du permis de conduire en échange d’un temps d’activité au sein d’une association. Notre idée était de faire participer les candidats à un inventaire du patrimoine arboré privé, encadré par un membre du bureau. L’expérience a capoté, en raison de la méfiance des propriétaires et de l’obstruction des responsables du Territoire.

3/ La carence et l’opacité des services des permis de construire

Opacité : la consultation de ces permis a été rendue de plus en plus difficile, l’affichage étant longtemps cantonné à un couloir inaccessible en raison du covid. À force d’insistance, cet affichage a été reporté dans le hall du Centre Administratif, mais l’accès n’en demeure pas très aisé, en raison du filtrage par le service d’accueil. Nous avons demandé la mise en ligne de ces permis, mais on ne voit rien venir. Ce que nous pouvons apprendre, c’est essentiellement à l’initiative des promoteurs, comme l’énorme projet de la place de la gare (7 étages, 60 mètres de long), dont l’impact sera considérable sur la circulation, et qui aurait mérité un minimum de concertation, malheureusement totalement impensable dans le contexte aulnaysien. (Communiqué du 6 juillet). Nous avons rappelé qu’une « concertation » avait été cependant organisée il y a deux ans pour l’avenir du centre gare (communiqué du 29 avril)

. Nous avons envoyé et publié à l’époque notre contribution, et nous attendons encore la publication officielle des avis et la réunion de synthèse. Nous savions que cette procédure n’était qu’une manœuvre pour retarder les opérations au-delà des élections municipales. La municipalité reconduite, les destructions ont pu commencer avenue de Bondy.

Carence : c’est pour la construction de pavillons que cette carence est la plus manifeste, avec des violations en toute impunité des règlements. Ce fut le cas rue Alix, dénoncée par Catherine Medioni, que nous avons soutenu à cette occasion. Le rendez-vous que nous avons obtenu auprès des services a confirmé les violations de règlement, mais surtout la quasi-inexistence de la police de l’urbanisme, réduite à une seule personne, alors en arrêt (communiqué du 13 avril). Même constat rue Blanqui, (communiqué du 20 décembre), où la mobilisation des riverains contre les nombreuses nuisances d’un chantier n’a guère rencontré d’écho auprès de l’administration municipale.

Nous sommes ainsi régulièrement contactés par des riverains, qui croient en notre pouvoir d’intervention. Nous pouvons en effet apporter un conseil, sans devoir pour autant être considérés comme un service public. Nous avons ainsi apporté notre aide à des riverains impactés par un projet avenue de la Croix Blanche/Rue Jules Jouy, ou encore pour un projet impactant la boulangerie de l’avenu Dumont. Nous avons aussi été alertés par une riveraine de la rue de Belfort pour un projet propre à dénaturer le caractère pavillonnaire du quartier. Contact a été pris avec d’autres riverains qui ont préféré un contact plus direct avec la municipalité. Il semble que leurs arguments aient porté. Le Maire aurait fait retoquer et promis une révision du PLU pour faire sortir les quartiers de constructions pavillonnaires de la zone de centralité pouvant accepter des immeubles collectifs de grande taille. 

La promesse de protection de la zone pavillonnaire, totalement vaine ici, semble avoir là un début de concrétisation. Selon quels critères ? Il faudrait pour le savoir mieux connaître le rôle joué par une conseillère de la majorité municipale qui réside dans le quartier.

4/ La destruction de l’espace Averino

La découverte dans les documents du conseil municipal de la disparition programmée de l’espace Averino au profit d’un nouveau programme immobilier d’importance nous a évidemment consternés, alors que nous déplorons l’insuffisance des lieux de réunion pour les associations, en particulier dans la partie sud de la commune. Nous avons voulu alerter les Aulnaysiens (communiqué du 7 octobre) L’atonie complète des associations qui bénéficient de ce lieu nous a surpris, et nous avons voulu profiter d’une manifestation artistique dans cet espace pour sonder la population par une distribution de tracts. L’expérience a été très décevante, en raison d’une part de la faible affluence, mais aussi de la résignation des habitants.

5/ Une rencontre avec le Maire

Nous avons fait une demande de rendez-vous auprès du Maire, sur l’avenir de l’espace Averino et la ferme Garcelon. A notre grande surprise, alors que nos courriers restent depuis des années sans réponse, nous avons obtenu ce rendez-vous. Nous pouvions espérer qu’un dialogue allait se réinstaller, comme durant les deux premières années du premier mandat Beschizza. Nous avons vite déchanté. En fait, il s’agissait d’un règlement de compte avec le président de l’association, qui s’exprimant expressément en tant que simple citoyen lors de la campagne électorale, avait signé une tribune dans les blogs. Selon le Maire, cela justifiait le refus de tout dialogue avec l’association Aulnay Environnement, alors que nos courriers restaient sans réponse deux ans avant le début de la campagne.

Cette entrevue nous a au moins permis d’apprendre que les locaux dévolus aux associations en remplacement de l’Espace Averino, ne seraient pas le baraquement vétuste de l’allée circulaire, ainsi que l’indiquait le texte de la délibération (le Maire  ignorait ce détail), mais le bâtiment non moins vétuste cédé par le département en bordure du canal. Le Maire a longuement vanté la qualité de cet environnement, pourtant totalement excentré.  En passant sous silence le fait que ce local sert actuellement de dépôt aux collections du CAHRA, l’association historique de notre ville. L’indifférence aux activités et aux besoins des associations est patent.

L’entrevue a aussi permis de rappeler une fois de plus au Maire le problème des trottoirs trop souvent non conformes à la législation, et l’occasion systématiquement manquée d’imposer aux projets immobiliers des modifications pour remédier à cette situation. Une lettre officielle a été envoyée, sans réponse à ce jour.

6/ Quelles perspectives ?

Dans ce contexte, les espoirs de pouvoir faire entendre les attentes de nos adhérents et de défendre l’intérêt général sont bien faibles. Nous continuerons certes à attirer l’attention sur l’indifférence aux problèmes environnementaux qui caractérise l’équipe municipale.

Cependant nous restons une référence pour ceux qui souhaitent une information soucieuse de l’environnement. Des enseignants, des responsables d’animation en entreprise nous contactent.

Nous participons à la préparation du PLUI en participant aux réunions prévues les trois semaines qui viennent.

Nous avons par ailleurs décidé de présenter deux projets dans le cadre du budget participatif lancé par le département : un ensemble de mosaïques sur le mur aveugle du collège Le Parc donnant sur l’avenue du 14 juillet, et sur le parking de la PMI de la rue Jean Jaurès, un panneau d’information sur l’importance des arbres du parc privé et la nécessité de les bien entretenir. Deux projets propres à améliorer modestement le cadre de vie et à contribuer à sa préservation.

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Largeur des trottoirs / Lettre au Maire

Aulnay, le 05 mai 2022

A l’attention de Monsieur le Maire d ‘Aulnay sous Bois

Copie :

Madame Valenton EPT Terre d’Envol 1ère Vice-Présidente de la Commission Développement, Renouvellement Urbain et Habitat

Monsieur le Préfet du département de la Seine saint Denis

Madame la Ministre de la Transition Écologique

Nous venons une fois de plus vous signaler que la largeur minimale des trottoirs n’est pas respectée dans le cadre du permis de construire concernant l’immeuble situé à l’angle de la rue de Bondy et de la rue Tournadour.

En effet, bien que cette largeur ne soit pas indiquée explicitement sur le permis, on en déduit comme on peut le voir sur la photo ci-contre et le plan ci-joint qu’il n’en subsistera que 75 cm.

Cette largeur, non conforme à l’article 45 de la loi du 11 février 2005, est parfaitement incompatible avec la circulation des PMR.

Nous déplorons que la municipalité de profite pas, comme toutes les communes environnantes, des nouveaux projets immobiliers pour rendre les trottoirs conformes à la législation, et notamment dans la rue de Tournadour particulièrement étroite comme on peut le voir sur cette photo.

Dans le même cadre, nous souhaitons connaître la position de la municipalité concernant le « Plan de mise en Accessibilité de la Voirie et des Espaces public : « PAVE » qui aurait dû être mis en œuvre avant le 23 décembre 2009.

Nous vous remerciant d’avance de votre retour sur le sujet général des projets d’urbanisme de la ville au regard de l’adaptation de celui-ci a l’espace urbain tourné vers la mobilité douce et plus particulièrement vers les personnes à mobilité réduite.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments respectueux

Pour le bureau ,