Motions

Assemblée Générale d’Aulnay Environnement

L’association Aulnay Environnement vous informe que son Assemblée Générale Ordinaire 2021 se tiendra :

MARDI 23 Novembre 2021 de 19H00 à 22H  Salle DUMONT à Aulnay-sous-Bois.

L’assemblée sera ouverte à toute personne désireuse de s’informer sur les objectifs et les actions de l’association, après vérification du PASS sanitaire. Le port du  masque sera exigé.

Les buts de l’association (extrait des statuts):

  • préserver le caractère pavillonnaire dominant de la commune d’Aulnay-sous-Bois et la qualité de vie quotidienne de sa population contre les agressions de toute nature, spécialement contre les conséquences susceptibles de résulter de certains aménagements fonciers.

– représenter et défendre les intérêts moraux et matériels, tant individuels que collectifs, des habitants victimes de telles agressions,

– permettre aux Aulnaysiens concernés d’agir avec le maximum d’efficacité de façon à se défendre contre les préjudices occasionnés ou pouvant survenir par le débordement des eaux,

  • défendre les Aulnaysiens contre les projets d’urbanisme et d’aménagement du territoire qui augmentent la pollution (air, eau, sol), les nuisances de toutes sortes comme le bruit, les menaces sur la santé publique et le bien être des Aulnaysiens
  • développer les actions visant à améliorer l’environnement des aulnaysiens
  • développer les actions de conseil aux habitants sur les démarches environnementales.

L’association inscrit son action dans le cadre des recommandations de la conférence de Rio de 1992 sur le développement durable.

Elle est indépendante de tout parti politique et de toute confession religieuse.

Elle est adhérente de France Nature Environnement.

Avec plus d’une centaine d’adhérents, elle est la plus importante association environnementale du département.

Mais n’étant pas un service public, elle dépend entièrement de la volonté d’agir de ses adhérents. Les réunions de bureau, en général le premier mardi de chaque mois salle Dumont, sont ouvertes au public.

Dans un contexte local difficile, les membres du bureau ne peuvent pas tout : ils ont besoin des propositions et du dynamisme des adhérents pour n’être  pas seulement des lanceurs d’alerte, comme nous l’avons été pour le projet Val Francilia et l’urbanisation du parc Ballanger ou l’implantation de l’usine Chimirec.

arbres

À Aulnay, comment aux arbres, on leur fait leur fête !

Au terme des deux jours de « Fête de l’arbre », Aulnay Environnement a pu constater combien les Aulnaysiens étaient sensibles au rôle des grands arbres à leur qualité de vie et réceptifs au tract demandant à la municipalité une véritable politique de protection des arbres du domaine privé.

Il faut rappeler quelle suite a été donnée à notre pétition qui a recueilli en peu de jours plus de 500 signatures demandant respectueusement au Maire d’agir pour protéger les arbres du Centre Le Camus : 

Beaucoup d’Aulnaysiens sont révoltés pas ce mépris du patrimoine naturel.

Monsieur le Maire, quand comprendrez-vous le désir des Aulnaysiens de voir préservé leur cadre de vie ?

arbres

Que devient la Charte de l’arbre ?

En décembre 2020, un groupe de travail était invité à réfléchir sur une Charte de l’Arbre. En considérant le sort réservé aux tilleuls centenaires de la défunte place Camélinat et surtout la proximité de l’échéance électorale, nous étions des plus circonspects en venant à une réunion que nous avons rapidement quittée, en constatant que dans l’esprit de nos interlocuteurs de la municipalité, il s’agissait surtout de nous convaincre du bien-fondé des opérations d’abattage d’arbres du domaine public, à croire que la vocation première de ces végétaux est de contracter des maladies et  derechef, d’être éliminés.

Difficile de décider quel événement fut décisif pour la suspension des travaux du groupe de travail : est-ce bien le Covid, ou tout simplement la réélection de la municipalité dans un fauteuil d’abstentionnisme ? En revanche, nous souhaitons évidemment que le groupe de travail reprenne ses travaux, mais dans une optique qui vise effectivement à la préservation dans son ensemble du patrimoine naturel arboré. Car contrairement à ce qu’un élu affirme dans Oxygène, la Charte de l’Arbre n’existe toujours pas : il n’y a à Aulnay aucun texte visant à préserver les arbres !

La position d’Aulnay Environnement définie lors de la première réunion n’a pas changé. Nous demandions :

  • Un engagement  que ce groupe de travail préludera à la mise en place d’une commission bénéficiant d’une longévité et de compétences lui permettant de participer dans le long terme à la gestion du patrimoine arboré et que sa vocation ne se bornera pas à participer à la rédaction d’un texte sans portée réelle.
  • Le projet d’un examen approfondi de l’état des lieux : la première attribution de ce groupe de travail doit être de travailler sur l’inventaire de ce patrimoine, tel qu’il apparaît sur l’annexe C du PLU 2015. Il importe que soit revu un classement des arbres afin qu’un maximum d’arbres patrimoniaux puissent bénéficier des articles correspondants du PLU au titre « d’arbres isolés ». On relève en effet des lacunes dans cet inventaire, par exemple, aucun arbre remarquable n’est signalé rue Louis Barrault sur le terrain de l’ancien Centre Le Camus, (parcelle cadastrale 207) alors qu’il comprend un magnifique cèdre et plusieurs grands chênes, l’un d’eux, en raison du diamètre de son tronc, est sans doute actuellement le plus ancien de tous les survivants de la forêt du Bondy, et à ce titre particulièrement remarquable et à préserver. On sait ce qu’il en a été : absence de réponse à nos lettres et à une pétition de plusieurs centaines de signatures, et nettoyage par le vide de la parcelle en plein été.
  • Le réexamen de décisions radicales qui pèsent lourdement sur l’avenir du patrimoine public, comme celle de remplacer tous les platanes d’alignement de la commune, ce qui conduit à une diminution du nombre d’arbres, comme le prouvent les exemples récents de la rue Ordener et du boulevard Lefèvre : à chaque fois, 16 platanes remplacés par 8  jeunes arbres.
  • La précision sur le périmètre pris en compte : il doit ainsi englober non seulement le domaine public, mais aussi le domaine privé. Sur ce domaine, le patrimoine arboré est en effet particulièrement vulnérable, en raison de la multiplication des mutations, en particulier au profit de promoteurs soucieux de dégager le maximum de surface pour de nouvelles constructions. 
  • La promesse d’une réelle protection du patrimoine : Il importe donc que soit admis dès le départ que cette Charte de l’arbre impose des contraintes dans les permis de construire, comme dans les projets communaux, et que ne soit pas négligée la protection des arbres sur des terrains du patrimoine public (chênes de l’ancien Centre des Impôts, avenue de la Croix Blanche) en contradiction avec les décisions arbitraires de  retrait de la liste des arbres à préserver (tilleuls centenaires de l’ex-place Camélinat).

Il faut une action forte de sensibilisation des propriétaires au patrimoine arboré en leur possession,

assortie d’une aide à l’entretien de ces arbres, qui est coûteuse et suscite parfois des problèmes de voisinage.

Sans une prise en compte de tous ces paramètres,

il est difficile de croire à la sincérité d’une campagne vantant les bienfaits des arbres.

FÊTER LES ARBRES, C’EST BIEN JOLI,

LES PROTÉGER, CE SERAIT BIEN MIEUX !

Nouvelles Constructions

Sous le masque du « Bon père de famille »

Cette fois, avec les annonces du dernier Conseil Municipal et la vente programmée de l’espace Averino, les yeux des Aulnaysiens vont-ils enfin s’ouvrir ?

Il y a 3 ans seulement, le Maire inaugurait cet « espace multiservice » joliment bariolé, destiné aux associations et à la démocratie de proximité, et vantait son action : « on m’avait dit que ce n’était pas possible, je l’ai fait ! » (il parlait aussi du « nouveau pont de la Croix Blanche », autre fierté municipale). Les associations (mais pas Aulnay Environnement)  bénéficiaient enfin d’un espace digne d’une ville de 86000 habitants, encore insuffisant pour les 600 associations, mais moderne et en bon état. Bravo au « bon père de famille » !

Hélas, dans son besoin effréné de construire, le Maire va allégrement sacrifier l’Espace Averino au profit d’un programme immobilier de 120 logements ! On promet de reloger les bénéficiaires, au prix d’un complexe jeu de chaises musicales, un service chassant l’autre, dans des locaux dispersés, chaque fois plus petits et plus incommodes. Fini les facilités de parking Espace Averino (Le Parisien, 3 juin 2018)!

Voici, allée Circulaire, le nouvel espace associatif de remplacement : un baraquement qui a déjà quelques décennies (qualifié alors de locaux « vétustes ») et que l’École d’Art Claude Monet avait certainement été bien heureuse de quitter.  

Exit « le bon père de famille ». On se croirait chez Jules Renard, dans la peau de « Poil de carotte », face à la redoutable madame Lepic. Ou chez Victor Hugo, avec les Thénardier. 

Quant à la « démocratie de proximité », cette coquille soigneusement vidée a-t-elle vraiment besoin de locaux ? Il suffit de rappeler que la semaine précédente a eu lieu le conseil du quartier concerné, et que ce projet immobilier qui allait le chambouler a été passé sous silence, au profit d’un long exposé de Veolia destiné à nous apprendre que l’eau du robinet était cent fois moins chère que l’eau en bouteille et « très peu calcaire » (sic !).

On ne peut imputer l’énorme opération immobilière à la pression des promoteurs ; c’est bien notre élu qui leur offre notre ville sur un plateau. C’est l’EPFIF (Établissement Foncier de l’Ile de France) qui rachète les pavillons du quartier autour de l’Espace Averino, EPFIF dont notre maire est vice-président !

La destruction de notre paysage urbain et de notre qualité de vie, voilà le prix à payer contre la promesse de ne pas augmenter les impôts locaux. La corrélation est évidente : on déroule un tapis rouge aux promoteurs, mais on les invite aussi à contribuer un peu plus au financement de la ville, en doublant la taxe d’aménagement. Ce qui n’empêche pas de contracter de nouveaux prêts.

Le béton s’étend, le trou budgétaire se creuse.

C’est donc cela : « une gestion de père de famille » ?

Nouvelles Constructions, plu

Comment notre ville s’en va…

« Défense de la zone pavillonnaire », nous avait-on promis. Mais les promesses ne valent que pour les naïfs qui veulent y croire.  Un nouveau projet immobilier est apparu au milieu d’une zone qu’on pourrait penser pavillonnaire, puisqu’en effet, on n’y voit que des pavillons, et surtout leurs précieux jardins. C’est sans compter sur les surprises du zonage, dont il faut rappeler qu’il n’a jamais été soumis  à concertation dans le nouveau PLU de 2015. Une concertation – rideau de fumée, car l’essentiel, le règlement de chaque zone est également resté à la seule discrétion du pouvoir municipal. C’est ainsi qu’une vaste zone UD autour des « axes structurants » est accessible à la construction d’immeubles de 3 étages. On ne peut donc rien opposer à la construction de gros pavés collectifs au milieu du tissu pavillonnaire, comme ici, un immeuble de 14 logements au 14 rue de Belfort.

Il s’agit là d’un mouvement irréversible, et d’une mutation profonde de notre commune : d’ici quelques années, un front continu d’immeubles collectifs (Vive « l’esprit village » !). Or le charme d’Aulnay tient à l’importance de cette zone pavillonnaire, aérée et lumineuse, avec ici et là, en particulier dans les quartiers centraux, des pavillons patrimoniaux avec de grands jardins, qui font l’agrément d’un paysage urbain que tous traversent pour se rendre au marché ou à la gare. Un tel immeuble est un puissant cheval de Troie. Chacun peut se douter que tôt ou tard, les Aulnaysiens qui voient disparaître ces aspects qualitatifs de leur quartier choisiront de s’en aller, et vendront aux promoteurs qui n’attendent que cela.

Certes, il faut bien que la ville évolue et réponde à la demande de logements. (Qui promettait de contenir sa croissance en dessous des 100 000 habitants ?)

Mais cette évolution devrait être contrôlée, en tenant compte des contraintes naturelles, qui invitent à lutter contre l’imperméabilisation des sols. Ici, les 700 m2 d’une parcelle couverte de végétation, arbres et arbustes, vont être presque totalement minéralisés : 1/5e seulement sera encore « en pleine terre », c’est-à-dire capable de laisser s’infiltrer l’eau des précipitations. Et le cuvelage du parking souterrain rabattra la nappe vers les constructions voisines, jusqu’à ce que tout le quartier soit largement imperméabilisé, et que les problèmes d’inondation deviennent dramatiques.

Mais qu’attendre d’une municipalité dont la devise pourrait être :

« après nous, le déluge » ?

arbres

Lettre au maire , recours le Camus

        Monsieur Beschizza

    Maire d’Aulnay-sous-bois

                                                                                          Aulnay, le 27 Juillet 2021

Monsieur le Maire,

Par la présente, nous déposons auprès de vous un recours gracieux pour surseoir à la démolition de  l’ancien Centre Le Camus, situé au 5 avenue Louis Barrault à Aulnay, autorisée par un permis délivré le 6 juin 2021.

Il nous apparaît que cette démolition :

  • Affecte un patrimoine architectural auquel sont attachés beaucoup de vieux Aulnaysiens et qui pourrait aisément être réhabilité, étant donné la qualité des matériaux (pierre meulière et brique) qui le constituent.
  • S’exercerait sur une parcelle qui abrite un nombre important de très beaux arbres, dont un très grand cèdre et un groupe de vieux chênes survivants de la forêt de Bondy. L’un d’entre eux, dont le tronc fait plusieurs mètres de circonférence, est certainement l’arbre le plus ancien de la commune. Près de 500 personnes, attachées à un patrimoine qui est à l’origine du nom  de la commune, ont signé une pétition demandant leur préservation. Cette pétition, qui vous a été adressée par pli recommandé, n’a pas encore reçu de réponse.
  • Dans la période de dérèglement climatique qui nous affecte, avec l’intensification des événements extrêmes, canicules et pluies très abondantes, la densification de ce quartier, déjà bien avancée, va aggraver l’imperméabilisation des sols et favoriser localement la montée des températures aujourd’hui tempérées par la végétation. 

C’est pourquoi, Monsieur le Maire, nous vous prions de surseoir à cette démolition, et de rechercher une solution de compromis qui permette la modernisation de notre ville sans sacrifier son patrimoine et son agrément.

Veuillez   agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre haute considération.

Pour le bureau, le secrétaire général,

                   Robert HALIFAX

Nouvelles Constructions

La ville dont le prince est un promoteur

Une publicité est apparue récemment dans nos rues, affichant le projet « Villa Levanto » qui doit donner un nouveau visage à la place de la gare.

Actuellement, ce côté de la place ne brille pas par sa qualité architecturale. Seule la disparition de l’immeuble au coin de la route de Bondy et de la rue du Docteur Roux inspirera des regrets, avec son décor de briques, et surtout son magnifique marronnier. Rénover notre paysage urbain est une bonne chose, augmenter l’offre de logements lorsque la population globale augmente n’a rien d’absurde. Aulnay Environnement n’est pas systématiquement contre toute construction. Construire, oui, mais pas n’importe comment !

C’est dans ce « comment » que réside le problème.

Il est choquant que l’annonce de la transformation d’un lieu si emblématique de notre ville soit le fait du promoteur. Le silence de la municipalité est assourdissant : ne serait-ce pas à elle d’organiser les transformations de l’espace public ?  Croit-on dans le bureau du maire que l’impact de cet immense bloc de logements sera négligeable, dans un quartier où la circulation est déjà si difficile ? Ne faut-il pas y voir l’absence totale de réflexion sur l’urbanisme de notre cité dont la transformation est laissée à l’appétit de profit des promoteurs ?  Nous avons rappelé récemment qu’une concertation avait été lancée il y a deux ans sur le centre ville, dont la synthèse n’avait jamais été rendue publique. Si cette démarche avait été sincère, n’eut-il pas été opportun d’inscrire ce projet dans une réflexion proposée aux habitants ? Mais telle est la réalité de la démocratie dans notre ville : une invitation à donner pour 6 ans le pouvoir à un groupe d’individus, et le reste du temps, à se taire.

L’insertion de cet énorme bloc d’habitation dans un espace où il n’y a pratiquement pas de logement aujourd’hui aura inévitablement des conséquences très lourdes. Où vont se garer les dizaines de véhicules des nouveaux habitants, et surtout, dans le cas de la création d’un parking souterrain, où vont se faire leur entrées et sorties, sinon dans des rues déjà embouteillées ou très étroites ? 

Si une consultation des habitants avait été organisée, quelles auraient été les préconisations d’Aulnay  Environnement ?

.Limitation de la hauteur de l’immeuble pour diminuer la pression démographique
.Construction en retrait pour faciliter la circulation des piétons qui se rendent à la gare ou au marché
.Élargissement de la route de Bondy sur ce tronçon
.Préservation d’un espace vert autour du marronnier centenaire
.Mixité de la construction avec présence de logements sociaux accessibles aux classes .moyennes modestes

Mais pour que de telles propositions puissent être seulement discutées, il faudrait une autre conception de la démocratie, un autre respect des habitants. Il faudrait qu’Aulnay soit bien la propriété des Aulnaysiens, et non le terrain de jeu des promoteurs.

arbres, Nouvelles Constructions

Pétition pour les arbres du centre Le Camus

Le permis de démolir du centre le Camus a été délivré le 04 juin 2021.

On peut craindre que le chêne Camus, le plus emblématique et certainement un des plus vieux chênes d’Aulnay-Sous-Bois, et donc de la forêt de Bondy n’en ait plus pour très longtemps.

Et ce, même si il a vu passer les soldats de Bonaparte. 

Le panneau d’affichage du permis de démolir, affiche « Verrechia guidé par l’exigence »

Aura-t-il celle de sauvegarder ce témoin, véritable poumon vert du périmètre ?

Il existe une pétition pour sauver ces arbres, téléchargeable ici.   vous pouvez aussi signer la pétition en ligne ICI

Actions

Quand on veut faire prendre des vessies pour des lanternes

Il faut lire Oxygène ! Cette publication de propagande en dit long sur les confusions entretenues par l’équipe municipale. Il est vrai que la tribune de l’adjoint délégué à l’Environnement et aux espaces verts a la prudence de ne jamais parler d’écologie, ce qui est déjà révélateur de l’archaïsme de la pensée animant l’action municipale, quand tous les partis tiennent peu ou prou à se verdir. Pour faire simple, l’écologie vise à un meilleur équilibre entre l’homme et son environnement naturel ainsi qu’à la protection de ce dernier. Ce n’est assurément pas la problématique de l’adjoint délégué à l’Environnement.

Qu’appelle-t-il une politique environnementale des plus ambitieuses depuis 2014 ? D’abord le bilan de la première mandature :

Création de parcs et d’un square végétalisé  « Création » est un leurre lorsqu’il s’agit d’espaces naturels existants : on ne peut parler alors que d’aménagement et d’ouverture au public. C’est bien le cas du parc Napoléon, mieux nommé Solitude, le plus grand des espaces : c’était depuis des décennies un espace abandonné à lui-même. Nul doute que la biodiversité y était bien plus forte qu’après aménagement. La municipalité actuelle bénéficie de l’opportunité de réaliser la « trame verte » qui est un projet qui court depuis plusieurs décennies. Quant à la « végétalisation » à grand renfort de colonnes métalliques, chacun peut juger de son intérêt écologique.
Instauration d’une Charte de l’ArbrePremière nouvelle ! Où est ce texte, qui devait être rédigé en concertation avec les habitants ?
Plantation de 900 arbres Ce chiffre n’a aucun sens, sans communication du ratio arbres coupés/plantés. Et le bénéfice écologique apporté par un jeune arbre est sans commune mesure avec celui des arbres disparus.

Le bilan est donc mince.  En revanche, avoir créé un puits de chaleur en remplaçant les arbres de haute tige de la place-vitrine Abrioux par des arbres en pot et avoir arraché à son milieu naturel un arbre de plus de 500 ans (importé d’Espagne avec un bilan carbone désastreux) est un parfait non-sens écologique. Et rien n’est dit de la disparition du vaste espace de loisir de Balagny confié autrefois en partie au club canin et remplacé par une zone d’activités, ni des menaces qui planent sur d’autres espaces de ce genre, comme celui de Savigny. Finalement, la meilleure décision prise lors de cette mandature est d’avoir provisoirement renoncé à urbaniser une bonne partie du parc Ballanger. Mais restons vigilants.

Soyons clair : ce dont se vante l’adjoint délégué à l’Environnement et aux espaces vert, c’est du cosmétique. Des aménagements certes agréables pour le public, le parc Floréal en étant le meilleur exemple, mais qui ne sont guère différents de la politique de fleurissement de la ville et ne compensent pas les atteintes à l’équilibre écologique faites ailleurs. C’est en tous cas un bel argument de vente pour les promoteurs des nouveaux immeubles proches de ces aménagements.

Que serait une politique réellement ambitieuse ? Une action énergique vers le parc privé pour arrêter dans toutes les zones le bétonnage intensif avec imperméabilisation systématique des sols et disparition des arbres et des jardins. Bien sûr, ce serait moins visible et moins exploitable en termes de propagande. Mais cela profiterait durablement à tous, et pas seulement aux néo-aulnaysiens.

Pourquoi parler d’environnement plutôt que d’écologie ? Parce que l’écologie a une dimension essentiellement démocratique, elle se met en œuvre avec la participation des habitants. Or écouter les habitants, organiser les échanges et chercher des solutions de compromis est une chose qui semble faire horreur à cette municipalité, qui ne répond plus à aucun courrier et couvre d’anathèmes ceux dont elle prétend qu’ « ils salissent notre ville » parce qu’ils souhaitent une urbanisation qui ne laisse pas toute liberté aux promoteurs, qui protège les piétons et le patrimoine bâti autant que naturel. Aulnay Environnement serait ainsi une « association politisée ». Nous nous vantons d’avoir en notre sein des membres qui font des choix électoraux différents, et nous aimerions que ce dialogue et ce respect qui s’établit entre nos membres soit partagé par nos élus, ces élus qui ne l’ont été que par une toute petite minorité d’inscrits.

Certains se demandent : que fait Aulnay Environnement ? Face à une municipalité qui refuse tout dialogue, que faire en effet ? Nous sommes ouverts à toutes les suggestions, mais rien ne peut être fait sans les habitants. Nous les invitons donc à nous rejoindre (aulnay.environnement@gmail.com) pour être plus que jamais une force d’information, d’analyse et de proposition.                                                            

Nouvelles Constructions

Quid de la concertation sur l’avenir du Centre Gare ?

Dans son numéro d’octobre 2017, la revue municipale Oxygène portait à la connaissance des Aulnaysiens le lancement d’une concertation sur l’avenir du Centre-Gare, dans le cadre d’une Opération d’aménagement Programmée qui, selon le  Code de l’urbanisme (article L.151-7)devait « comporter un échéancier prévisionnel de l’ouverture à l’urbanisation des zones à urbaniser et de la réalisation des équipements correspondants »

 « Pour associer tous les Aulnaysiens qui le souhaitent à cette rénovation, des réunions de concertation seront très prochainement mises en place. Un registre est également à votre disposition au Centre administratif pour recueillir toutes vos observations, mais aussi vos idées et vos suggestions ».

En janvier 2019 Aulnay Environnement a fait connaître ses réserves sur les termes de la concertation et les problématiques proposées, puis a déposé sa contribution à la réflexion (consultable sur notre site).

En mai 2021, Aulnay Environnement attend toujours

  • Les réunions de concertation promises (la Covid a bon dos)
  • La publication des observations, idées et suggestions des Aulnaysiens accompagnée d’une synthèse objective
  • La publication de l’échéancier prévisionnel des constructions et de la réalisation des équipements correspondants.

Certains avaient fait à l’époque remarquer que le lancement de cette opération permettait de figer l’évolution du Centre gare jusqu’aux élections de façon à ne pas effaroucher les électeurs.

Les élections sont passées, et ont reconduit l’équipe municipale avec une écrasante majorité qui frôle 18 % des inscrits.

Les constructions vont donc pouvoir reprendre de plus belle sur tous les terrains déjà acquis par les promoteurs, route de Bondy ou Rue du Docteur Roux. Nous avions diffusé un document faisant le point sur ces projets il y a un an, et nous ne savions pas tout. Aujourd’hui, où bien d’autres projets se dessinent, cette carte est encore plus incomplète.

S’il faut construire, que ce ne soit pas n’importe comment !

On voit assez les nuisances causées par l’énorme projet Eiffel rue Fernand Herbaut-avenue Anatole France !

Nous invitons les riverains

à faire connaître les projets dont ils ont appris l’existence,

et la municipalité

À TENIR SES ANCIENNES PROMESSES DE CAMPAGNE, EN CONSULTANT ET EN ÉCOUTANT LES RIVERAINS SUR TOUT PROJET DE MODIFICATION DE LEUR QUARTIER