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Lettre au Maire : Station de lavage de Chanteloup

M. le Maire d’Aulnay-sous bois

M.Bruno Beschizza

Place de l’Hôtel deVille

93600 Aulnay-sous-bois

Objet : Délibération Conseil Municipal Voirie BS46 et 41P du 8 Juillet 2020

Aulnay, le 16 juillet 2020

Monsieur le Maire

Nous sommes fort surpris qu’un terrain dans la zone de Chanteloup actuellement boisé puisse devenir une station de lavage. Développer des zones de fraîcheur, des endroits de détente pour les riverains et les travailleurs est plus compatible avec les problèmes de réchauffement climatique.

Une station de lavage dans la rue Isaac Newton risque de bloquer l’accès à la fourrière et augmentera le nombre de voitures et l’utilisation d’eau.

Il faudrait étudier une zone de stationnement et de passage de la Police Municipale dans la rue Isaac Newton et la rue Joliot Curie afin de faire respecter cet endroit.   

Nous restons à votre disposition pour une concertation avec les habitants sur cet aménagement. 

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments respectueux et notre entier  dévouement  à notre ville.

Pour le bureau,

Le Secrétaire Général, Robert Halifax

arbres

REQUIEM POUR LES ARBRES ?

Aulnay Environnement, reçoit aujourd’hui le message suivant, relayant un premier message sur notre compte : 

«  Je me demandais comment on peut intervenir pour faire stopper l’abattage des chênes inscrits (3 aujourd’hui en plein confinement au 39 avenue des Pavillons-sous-Bois. (…) Et à défaut de stopper, s’il est déjà trop tard, poursuivre pour faire condamner, pour dissuader les suivants… »

Toute action en ce sens ne pouvant se faire autrement qu’avec le concours de la Municipalité, Aulnay Environnement, le 3 avril 2018, a écrit au Maire pour lui demander

« la création d’une commission mixte associant élus, services techniques, Maison de l’Environnement, associations et représentants des habitants pour suivre l’évolution de l’état de santé des arbres et sensibiliser les acquéreurs de parcelles arborées à la préservation du patrimoine précieux que représentent ces végétaux souvent derniers rescapés de l’historique forêt de Bondy. 

Cette commission devrait avoir pour première mission d’élaborer une Charte de l’arbre comme il en existe dans d’autres communes proches, intégrée au PLU. »

Cette lettre est restée sans réponse, de même que la relance du 26 juillet 2018.

Au printemps 2019, la municipalité lance un appel à candidature pour la rédaction d’un « Charte de l’Arbre ». À la première réunion, si l’on exclut les représentants de la municipalité, il n’y a qu’une demi-douzaine de simples citoyens, preuve de l’intérêt que portent les Aulnaysiens au problème. Il faut dire que cette réunion a été convoquée en pleine période de grève, à une heure où tous ceux qui n’étaient pas retraités étaient coincés dans les embouteillages et les transports en commun.

Dès l’introduction, il est clair que le but premier de la réunion est  de sensibiliser les Aulnaysiens à la nécessité d’abattre les arbres malades.

Nous posons au représentant de la municipalité, M. Cannarozzo, nos conditions pour une participation :

  • Un engagement  que ce groupe de travail préludera à la mise en place d’une commission bénéficiant d’une longévité et de compétences lui permettant de participer dans le long terme à la gestion du patrimoine arboré et que sa vocation ne se bornera pas à participer à la rédaction d’un texte sans portée réelle.
  • Le projet d’un examen approfondi de l’état des lieux 
  • La précision sur le périmètre pris en compte : il doit ainsi englober non seulement le domaine public, mais aussi le domaine privé.
  • La promesse d’une réelle protection du patrimoine : Il importe donc que soit admis dès le départ que cette charte de l’arbre impose des contraintes dans les permis de construire.

Sur tout cela, M. Cannarozzo refuse de s’engager, et nous laisse toute liberté de rédiger ce qui nous plait. Nous avons déjà vu ce procédé à l’œuvre dans le Conseil économique social et Environnemental, qui n’était qu’un simulacre, les participants étant invités à travailler sans lien concret avec l’action municipale. Compte tenu de ce refus de tout engagement, et de l’axe prioritaire proposé à la réflexion, nous avons quitté la réunion.

Deux éléments confirment le peu de sincérité de la municipalité dans cette entreprise : l’absence de la « Charte de l’Arbre » dans les documents électoraux présentant les grands projets de l’équipe Beschizza, l’absence de réponse à notre lettre du 5 février dernier demandant une protection pour les chênes du terrain de l’ex-centre Le Camus. 

La (trop) petite équipe d’Aulnay Environnement a fait tout son possible pour sensibiliser les Aulnaysiens à l’intensification du bétonnage prévisible durant cette nouvelle mandature. En vain.

Comment espérer qu’une équipe amie des promoteurs puisse à présent mettre en place des procédures qui les gêneraient pour éradiquer toute végétation, même centenaire, d’un terrain constructible ?

arbres, Nouvelles Constructions

Lettre au maire : Arbre remarquable Le Camus

Monsieur le Maire,

Vous avez, dans la lettre adressée aux Aulnaysiens ayant porté leur candidature à la co-rédaction d’une « Charte de l’arbre », exprimé votre sensibilité à l’importance du rôle des arbres en milieu urbain. Nous attirons donc à nouveau votre attention sur un cas particulièrement remarquable.

Il s’agit du groupe d’arbres situé Rue Louis Barrault, sur le terrain de l’ancien Centre Le Camus, (parcelle cadastrale 207). On y trouve un magnifique cèdre et plusieurs grands chênes. L’un d’eux, en raison du diamètre de son tronc, est sans doute actuellement le plus ancien de tous les survivants de la forêt du Bondy, et à ce titre particulièrement remarquable et à préserver. Il entre, comme les autres,  dans l’ensemble classé à Aulnay comme remarquable par la Région Ile-de France,  « les chênes de l’ancienne forêt de Bondy ». Et pourtant il s’avère que cet arbre ni aucun autre de la parcelle ne  figure dans la liste des arbres à protéger de l’annexe C du PLU 2015.

Or ce terrain a été acquis par un promoteur, et nous nous inquiétons pour le sort de ces arbres qui sont un ornement de tout le quartier. Quelle est la position de la municipalité en ce qui concerne la préservation d’un maximum d’entre eux, en particulier le plus vénérable ?

Nous demandons donc que ces arbres soient dans l’urgence inscrits dans l’inventaire du PLU, et que tout soit fait pour la préservation de  ce patrimoine.

Nous serions particulièrement heureux de recevoir une réponse précise à une question qui entre évidemment dans la réflexion que vous avez lancée sur la  Charte de l’arbre, initiative que nous réclamons depuis près de deux ans.

Dans l’attente de votre réponse, Monsieur le Maire, veuillez recevoir nos meilleures salutations.

Pour le bureau, le Président

R-A Bougourd

arbres

Charte de l’arbre : « Green washing » et contrefeu

Lundi 16 décembre, ouverture de la première réunion « Charte de l’arbre » : sur 15 Aulnaysiens invités, 7 présents. En période de grève des transports, maintenir  une telle réunion à 18h30 en dit long sur le souci de s’assurer de la présence des citoyens. Et dès la première image du Powerpoint (dont nous n’avons eu aucune version papier, à la différence du Maire-Adjoint et des personnels administratifs), tout est dit : un montage d’arbres abattus dans les parcs municipaux et d’arbres d’alignement malades. Nous ne sommes pas là pour construire un dispositif de gestion de l’ensemble du patrimoine arboré, public et privé, mais pour nous associer à une politique d’abattage.

Soyons clairs : nous ne contestons pas la réalité des maladies (encore faudrait-il qu’on nous communique les diagnostics précis, sans nous demander de tout croire sur parole), mais si comme on nous le dit, on ne peut rien faire, à quoi sert notre participation ?

Car les maladies naturelles ne sont pas les seuls ennemis des arbres. Il y en a bien d’autres : les nouveaux propriétaires des terrains, en particulier les promoteurs, dont le but est évidemment de rentabiliser au maximum l’espace. Sans oublier l’équipe municipale, qui envisage sans état d’âme de transformer en logements le 1/5e du parc Ballanger et qui est restée sourde à l’appel des 850 pétitionnaires qui demandaient d’épargner les tilleuls de l’ex place Camélinat !

Nous avons posé les conditions à notre  participation à l’élaboration d’un « Charte de l’arbre » :

  • La mise en place d’une commission permanente pour la gestion du patrimoine arboré, compétente dans l’attribution des permis de construire et les projets d’aménagement municipaux.
  • La mise à jour d’un état des lieux
  • Le réexamen du plan d’abattage systématique
  • L’inclusion du patrimoine privé dans la réflexion

Ces préconisations se retrouvent dans les documents mis en application dans un certains nombre de communes. On en trouvera un bon exemple sur le site de la ville de Bondy.

Ces textes relèvent d’une volonté politique affichée dès le départ. Il n’y a rien de tel à Aulnay.

Nous ne doutons pas de la bonne volonté des employés de la ville chargés de l’Espace public, mais leur domaine de compétence reste limité à la gestion du domaine public, à l’exclusion de projets comme celui de la place Abrioux ou du parc Ballanger. La politique globale relève des élus. Sans que cette volonté d’engagement global soit affichée clairement, les travaux du groupe de travail ne peuvent être que l’expression de vœux pieux. On nous accuse de procès d’intention, alors que nous nous contentons de tirer les leçons de l’expérience. Nous avons demandé il y a près de deux ans une telle « Charte de l’arbre ».  Aucune réponse, malgré une lettre de rappel, rien d’autre qu’une réponse verbale d’un maire-adjoint en séance de comité de pilotage de conseils de quartier : « il y a assez de réunions comme ça ! ». Comment faire confiance à une équipe municipale qui nous a traités avec un tel mépris ?

La vérité, c’est que le lancement de cette « Charte de l’arbre » n’est qu’un contrefeu. La municipalité sent combien est traumatisante pour les habitants l’abattage de nombreux arbres. Il s’agit de se donner un vernis écologique à 3 mois des élections municipales.

Aulnay Environnement ne se prêtera pas à cette opération de « Green washing ».

Notre participation ne pourra être effective qu’après les élections, à la condition qu’il s’agisse d’une véritable Charte contraignante pour tous les projets privés ou municipaux.

arbres, Place Abrioux

LA PLACE ABRIOUX ENFIN REVÉGÉTALISÉE !

Ce 22 octobre 2019 restera dans les mémoires de tous les vrais amoureux de la place Abrioux ! L’olivier promis par le Maire dans son discours inaugural est enfin arrivé ! Réjouissons-nous sans arrière-pensée de voir la nature réaffirmer sa présence dans ce décor devenu entièrement minéral.

Les centaines de personnes qui ont signé  la pétition contre l’abattage des tilleuls doivent reconnaître combien ils avaient tort de s’obstiner à défendre des arbres qui avaient perdu leur droit de cité dans notre ville. Comme notre Maire et ses adjoints avaient raison de traiter de telles initiatives par le mépris !

En effet, dans un contexte de réchauffement climatique et sur un site où l’on pompe frénétiquement l’eau de la nappe, il faut reconnaître combien le choix d’un arbre adapté à la sécheresse est sage et approprié. Et n’oublions pas que lorsqu’on aime, on ne compte pas ! Un olivier vaut bien vingt tilleuls terriblement affectés par les maladies. (Il faudra cependant veiller à ce qu’à chaque voyage en Italie, tous veillent à ne pas ramener  la responsable du « complexe du dessèchement rapide de l’olivier », cette bactérie qui fait rage dans la péninsule !).

Nous cherchons souvent des raisons d’être fiers d’être Aulnaysiens. Voilà qui doit nous contenter. Après nous avoir mis sous le patronage de L’Empereur avec le Cours Napoléon Bonaparte, notre Maire se pose en émule d’Athéna, (justement la déesse de la sagesse) qui offrit l’olivier à la ville qui porte son nom !

Aulnay-sous-bois, la nouvelle Athènes !

La place Abrioux, notre acropole ! Pour ceux qui trouveront ce parallèle trop savant, avouons tout de même notre ignorance : dans quelle mythologie y a t-il un dieu pour le ridicule ?

arbres

SI RIEN N’EST FAIT, TOUS NOS GRANDS ARBRES SONT CONDAMNÉS !

Jusqu’aux élections municipales, les constructions en centre gare sont suspendues par un « Périmètre d’Étude » donnant sursis à statuer.

Dès les élections passées, les promoteurs pourront s’en donner à cœur-joie : 

– Route de Bondy
– Avenue Coullemont
– Avenue du 14 Juillet
– Avenue Louis Barrault
(ancien centre Le Camus)
– Avenue de la République
– Avenue de la Croix Blanche, etc.

Chaque fois des pavillons anciens vont disparaître, avec leurs jardins et leurs grands arbres, cèdres, chênes ou marronniers, et les survivants seront condamnés, à plus ou moins long terme, puisqu’ils ne pourront plus se nourrir :

  • La multiplication des dalles de béton assèche le sol profond
  • La multiplication des parkings souterrains multiplie aussi les batteries de pompes qui luttent contre les infiltrations et rejettent l’eau de la nappe dans le réseau des eaux pluviales, le surchargeant inutilement.

(Comment fera-t-il face aux prochaines grosses pluies ?)

Nos grands arbres du domaine privé disparaissent, et nous regardons ailleurs !

NOUS AVONS BESOIN D’UNE POLITIQUE À LONG TERME DE PRÉSERVATION DE CES ARBRES 

arbres

Lettre au Maire, Alignements et Place Abrioux

M. Bruno BESCHIZZA

Maire d’Aulnay-sous-bois

Monsieur le Maire,

Le récent épisode de canicule a pu sensibiliser les Aulnaysiens à l’importance de la mise en place dans une ville de pratiques permettant de limiter la hausse des températures dans des espaces où la minéralisation est importante.

La présence d’arbres donnant beaucoup d’ombre est évidemment un facteur déterminant pour freiner l’accumulation de chaleur. Ainsi nous nous inquiétons de la politique systématique de remplacement des alignements d’arbres. Certes le souci de sécurité justifie l’abattage des arbres malades. Mais abattre sans discernement individus malades et bien portants ne nous  paraît pas la meilleure des solutions. Les épisodes de canicule vont inexorablement se multiplier et s’intensifier et les jeunes arbres ne donnant pas encore d’ombre, ne permettent aucune régulation thermique. Ils vont souffrir d’autant plus, ce qui nécessite un arrosage régulier.  Cela mérite débat.

Il en est de même avec le choix de mettre fin à la taille en rideau. Cette pratique contribue à caractériser un paysage urbain typique (que l’on retrouve dans nombre de jardins à la française) et offre un ombrage sans interruption, ce qui ne sera pas le cas avec des arbres en port libre avant de nombreuses années. Nous aimerions également que ce choix soit mis en discussion.

Le problème de la régulation des températures en ville est une des raisons qui rend si regrettable la disparition des tilleuls de la place Abrioux. Certains devaient être remplacés, mais la majorité pouvait rester si l’on avait fait un choix autre que celui d’un parking souterrain. La prétendue « végétalisation » de la place n’apportera pas d’ombre, à l’instar de celle précédant le tunnel de la gare, et celle des arbres en pot ne peut être qu’extrêmement réduite. Nous nous demandons quelles mesures ont été prises pour que la surface bétonnée de la place n’agisse, ni comme un réverbérateur de lumière, ni comme un accumulateur de chaleur. Si cela n’a pas été fait, nous vous prions de demander à l’entreprise d’étudier cet aspect tant qu’il est encore temps.

Nous nous réjouissons par ailleurs de la mise en place d’un comité de pilotage pour la rédaction d’une Charte de l’arbre. Cette satisfaction est cependant tempérée par le regret qu’un an ait été perdu, puisque nous avions fait cette demande par une lettre datée du 13 avril 2018 suivie d’une relance datée du 26 juillet 2018, lettres restées sans réponse. Il faut croire que ces courriers ont été perdus. Pour éviter pareille mésaventure, nous prenons sur nous de transmettre directement une copie de courrier à Mme Luca, directrice de l’Espace Public, qui porte ce projet. 

Veuillez croire, Monsieur le Maire,  à notre attachement sincère  à la qualité de vie des Aulnaysiens, et recevoir nos meilleures salutations.

Pour le bureau, le président, René-Augustin BOUGOURD

arbres

Quand tombe une branche d’une tonne

Aulnay Environnement ne pouvait rester insensible à cette nouvelle parue dans le Parisien et relayée le 20 mai par Aulnay Cap : « Une branche d’une tonne est tombée dimanche soir dans l’enceinte du commissariat ». Cet événement qui heureusement n’a pas fait de victimes, nous en rappelle d’autres, comme  cette chute d’un arbre dans une cour d’école le 19 avril, qui a entraîné pour une petite fille l’amputation d’une jambe. Chaque année, de tels événements se produisent, souvent mortels.

Tout le sud d’Aulnay était jusqu‘au début du XXe siècle une magnifique forêt. Il en subsiste quelques grands chênes, souvent superbes. (À distinguer soigneusement des arbres d’alignement) Ce sont des témoins de notre histoire, un ornement de notre paysage urbain. Mais qui nous confrontent à un vrai dilemme :

1/ Nous souhaitons conserver ces arbres qui ornent notre ville, nous offrent de l’ombre en été et jouent un rôle précieux dans notre écosystème, marqué en particulier par la présence de nombreux oiseaux indigènes.

2/ Mais la présence de ces arbres peut être source de danger pour les riverains et les passants.

Que faire donc ?  Supprimer tous les arbres, dans un vertige de recherche du risque zéro, dont nous savons bien qu’il s’agit d’une chimère ? La  raison impose plutôt de les entretenir et les surveiller. De les abattre lorsqu’ils sont malades et dangereux, mais le plus vite possible, de les remplacer.

Il y a deux cas de figure :

  • Beaucoup de ces arbres sont dans l’enceinte des parcs municipaux. Nous savons qu’ils sont gérés au mieux par des services compétents. 
  • Mais bien d’autres sont sur des terrains privés. Et là, rares sont ceux qui prennent correctement soin de leurs arbres, et qui font procéder à des élagages dans les règles de l’art. Lors d’une nouvelle acquisition, bien des nouveaux propriétaires suppriment le problème en abattant les arbres sans aucune autorisation, en ignorant qu’ils doivent replanter.  Ou bien ils ne s’en préoccupent pas et ne procèdent pas aux élagages nécessaires. C’est ce qui s’est passé au commissariat. Le propriétaire (sans doute le ministère de l’intérieur) a laissé ces arbres lancer des branches  gigantesques et trop lourdes, sans se soucier de la sécurité des personnels.

Beaucoup d’Aulnaysiens sont attachés à la présence de ces grands arbres, et s’émeuvent lorsqu’ils disparaissent. De cet aspect affectif, on a grand tort de ne pas tenir compte, dans une ville où la minéralisation et l’imperméabilisation des sols progressent de façon angoissante. À Aulnay Environnement, nous avons pensé qu’il serait pertinent d’associer les habitants à la gestion de ce patrimoine. Non pas pour prendre les décisions à la place des experts, mais pour mieux comprendre et faire comprendre les problèmes à nos concitoyens, et mieux faire connaître leurs responsabilités aux propriétaires.

  C’est pourquoi nous avons demandé la création :d’une charte de l’arbre d’une commission arboricole mixte, associant services municipaux, Maison de l’Environnement, associations et habitants, pour suivre l’état de ce patrimoine et communiquer avec les propriétaires.  

Notre lettre est restée sans réponse, et lors d’une réunion, l’adjoint chargé de l’urbanisme a exprimé son hostilité à cette demande, pour la raison « qu’il y avait déjà trop de réunions ».

Quand nos élus comprendront-ils qu’associer les habitants est un gain pour tous, car tout espace de discussion libre permet d’apaiser les controverses, ouvre une porte  aux compromis nécessaires et répond au besoin de démocratie qui monte dans tout le pays ? 

Question subsidiaire : que fait un commissariat dans une demeure patrimoniale, la villa « Chansonia » ? 

A-t-on relancé le gouvernement sur la promesse faite sous la précédente présidence, de créer un commissariat mieux placé, dans un équipement  digne d’une ville de plus de 82 000 habitants ?

arbres, Place Abrioux

Complément d’information aux riverains de la place Abrioux

UNE MUNICIPALITÉ QUI NE MANQUE PAS D’AIR !

Présenter la place Abrioux comme « minéralisée et re-végétalisée dans l’esprit d’un éco-quartier » relève d’un singulier accommodement avec les faits.
Ni la lettre, ni même l’esprit de la notion d’éco-quartier n’ont étés respectés.

Quelques critères définissant
l’écoquartier
Ce qu’a fait la Mairie
Limiter l’usage de la voiture
en faveur du vélo,
avec des pistes cyclables
Un parking souterrain de 110 places
là où il n’y en avait que 42
Favoriser la biodiversité 19 tilleuls centenaires en pleine terre
remplacés par 10 arbres en pot
Réduire les consommations d’énergie
et d’eau
la production de déchets
?
IMPLIQUER LES HABITANTS UNE RÉUNION PRIVÉE SUR INVITATION
DEUX MOIS AVANT LE DÉBUT DES TRAVAUX

Depuis plus de deux ans, Aulnay Environnement demande une concertation :
AUCUNE RÉPONSE !

Nous nous réjouissons que la place soit rendue aux piétons, sauf que
toutes les nuisances du chantier ne sont pas dues à l’embellissement de la place,
mais au parking souterrain !

Nous pouvions avoir une belle place sans avoir à creuser un trou gigantesque
qui ne peut qu’affecter le comportement d’une nappe phréatique à moins de 3 mètres de profondeur !
Nous préférons certes une place sans voiture, mais nous pouvions en garder le charme
avec une solution alternative : un parking en silo de 42 places sur le terrain de l’ancienne perception,
solution jamais étudiée !

Nous aimerions aussi voir le retour des commerces sur la place, mais cela ne se décrète pas,
surtout dans des immeubles de luxe comme la « Villa Trevi » !
Alors que rien n’a été prévu pour préserver la viabilité économique de la boulangerie !

Pourquoi tous ces travaux (6M€ !), pourquoi toutes ces nuisances ?
Pour permettre aux promoteurs de construire sur de petites parcelles
des immeubles de grande hauteur sans parking !
Ici, pas d’écoquartier, mais une pépinière pour promoteurs  !

arbres, Place Abrioux

Aujourd’hui, lundi 25 février 2019, fête de l’arbre place ex-Camélinat !

Venez nombreux !

On va faire leur fête aux tilleuls de la place !

C’est aujourd’hui que commence l’abattage !

Venez assister à la disparition d’un patrimoine centenaire 
au profit d’un parking souterrain de 6 millions d’Euros
financé par la ville pour les nouveaux immeubles sans parking !

Et bientôt, à la place, 7 superbes arbustes en pot !

Mais tout cela pour le bien des arbres, et le nôtre !