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Lettre au préfet concernant le Parking Abrioux

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M. Le Préfet de Seine Saint Denis

1 esplanade Jean Moulin
93007 Bobigny cedex

Aulnay, le 2 octobre 2018

Objet : projet de parking souterrain

Place Abrioux / Aulnay-sous-bois

Monsieur le Préfet,

Nous sollicitons votre intervention à propos du projet de parking souterrain décidé par la municipalité d’Aulnay-sous-bois sous la place Abrioux, autrefois Camélinat.

Bien que placé dans une perspective que nous approuvons (la réhabilitation de la place par la suppression et le remplacement du parking aérien qui l’encombre), ce projet ne nous paraît pas conforme à l’intérêt général, porte atteinte au patrimoine et expose les biens et les usagers de la place à différents dangers. De plus il anticipe sur le résultat d’une procédure judiciaire et vise à nous mettre devant un fait accompli.

Tout le sud d’Aulnay, où est prévu ce parking souterrain, est exposé à la dissolution du gypse, avec une nappe phréatique à moins de 5 mètres. Aulnay est connu pour être exposé depuis des décennies à des inondations à répétition. Celle du 19 juin 2013 a laissé à beaucoup d’habitants du quartier un fort traumatisme. Dans le quartier, la construction récente de nombreux immeubles de grande taille, dont un en bordure de la place (parcelles 151 et 152, voir doc. joint), tous avec parking souterrain à deux niveaux, perturbe encore un équilibre précaire. Dans beaucoup de ces résidences, (ex. rue du 14 juillet, parcelle 104, bordure gauche du doc joint) le deuxième niveau est régulièrement inondé. Le cuvelage prévu pour ce parking public, équivalent à celui de 5 ou 6 immeubles, va encore augmenter le danger d’inondation. Sur la place, des caves sont souvent inondées, et malgré la création récente de dalots dans les rues avoisinantes, lors des orages du début de cet été, la rue du 14 juillet était inondée jusqu’en bordure des trottoirs. A moyen et long terme, on peut craindre que les fondations des immeubles anciens bordant la place côté nord et est ne soient affectées par les travaux et les infiltrations.

Dans un quartier fréquenté par des centaines de scolaires, le réseau viaire n’est pas adapté à la multiplication des parkings souterrains. La rue Paul Langevin, sur laquelle donneront entrée et sortie de parking, est étroite : en raison du stationnement à mi-trottoir, elle ne permet déjà pas le croisement aisé des véhicules. Surtout, ces trottoirs et la traversée vers l’avenue Louis Barrault sont parcourus journellement par des centaines d’élèves et de parents : dès aujourd’hui, par les 600 élèves du collège Le Parc, et bientôt, par plusieurs autres centaines d’élèves de primaire et de maternelle qui fréquenteront les locaux de l’annexe Barrault rétrocédés à la commune (et non Barreaux comme indiqué sur le document). Ces locaux étaient jusqu’à ce jour dévolus aux collégiens qui vont réoccuper ceux de l’ancien collège encore en rénovation. La circulation automobile, déjà très difficile aux heures de sortie des cours en raison de la propension des parents à utiliser leur véhicule pour accompagner les enfants, le deviendra encore plus, en raison de la forte augmentation de scolaires, surtout en bas âge. De plus, le passage sur le côté est de la place, qui sert en partie encore aujourd’hui d’exutoire, sera fermé. La circulation se fera uniquement de Langevin à Louis Barrault.

A noter que la sortie du parking du nouvel immeuble en construction se fera juste en face de l’école (parcelle 152). Que d’occasions de mise en danger des enfants dans ce périmètre !

Il nous semble hautement préférable que les accès de ce nouveau parking public soient éloignés le plus possible du passage des enfants.

Or une alternative s’est présentée avec la rétrocession à la commune, en 2016-2017, du terrain de la perception de la Rue des Écoles (parcelle 112), actuellement aménagé par la commune en parking aérien. Il paraît possible d’y construire un parking en silo capable de remplacer la quarantaine d’emplacements supprimés sur la place. Cette rue donnant à la fois sur la rue du 14 juillet et l’avenue de la République, l’accès en serait plus aisé et moins dangereux. De plus pour les personnes l’utilisant pour une visite à l’Hôpital de l’Est Parisien (parcelles 130 et 170), il serait beaucoup plus facile de s’y rendre par les deux voies citées plus haut, alors que la rue Paul Langevin nécessite un grand détour et une bonne connaissance des lieux. Il est donc peu probable que le parking souterrain ainsi prévu, avec une capacité excédant les cent places, soit utilisé par ces personnes, ce qui en limite l’intérêt.

Cette possibilité avancée par Aulnay Environnement n’a jamais été prise en considération par la municipalité et a régulièrement été tournée en dérision par les élus en conseil de quartier. Il est à noter que jamais les riverains n’ont été consultés, simplement avertis du calendrier des travaux. A ce jour, aucun plan, aucun permis de construire n’a été publié, alors que le début des travaux est annoncé pour cet hiver. Toutes nos lettres et demandes d’audience sont restées sans réponse. Le détail des accès a été rendu public par une communication des élus d’opposition, qui n’en ont eu connaissance qu’en consultant en mairie le dossier déposé par le futur gestionnaire du parking comprenant un plan précis du projet, jamais communiqué par ailleurs. A noter que dans ce document, ce futur mandataire faisait de son côté les mêmes objections que nous (risques hydrologiques, de dissolution du gypse, de mouvements de terrain, présence de bâtiments anciens semi-enterrés, comme le collège).

Le projet de parking souterrain suppose également l’abattage d’une quinzaine de tilleuls centenaires, qui jouent un rôle important dans le charme de la place. Notre association a lancé une pétition pour demander au maire leur préservation. Cette pétition a recueilli près d’un millier de signatures, manuscrites ou électroniques, et n’a pas davantage suscitée de réponse de la part de la municipalité. Cette place a été reconnue d’intérêt patrimonial dans l’inventaire du patrimoine aulnaysien réalisé par les services du Conseil Général en juin 2008. Sa modernisation méritait donc d’être étudiée avec soin. Or aucune étude d’urbanisme n’a à notre connaissance été lancée par la municipalité.

Mais il y a plus gênant encore. L’accès par la rue Paul Langevin est prévu sur la parcelle 116. Or cette parcelle fait partie d’un legs fait à la commune par M. Pecoroni, ancien instituteur, pour des usages scolaires ou périscolaires. Le legs a été accepté à ces conditions par l’ancienne équipe municipale en 2011. Mais fin 2015, cette parcelle est dévolue par délibération à un promoteur, décision invalidée par le Tribunal administratif en 2017. Une action devant le Tribunal de Grande Instance pour réviser les conditions du legs est nécessaire, mais rien n’a été rendu public à ce sujet. Nous ne savons rien de l’éventualité d’une procédure en cours, et encore moins de son résultat.

Nous vous prions donc de bien vouloir exiger de la municipalité qu’elle mette fin à la totale opacité qui entoure ce projet et qu’elle se conforme à la loi, à défaut de respecter les vœux du légateur. Il est à noter que conformément à un récent rapport de la Chambre Régionale des Comptes, qui pointe une augmentation prévisible de la population scolaire induite par les nombreuses nouvelles constructions dans toute la zone sud de la commune, la prudence inviterait à conserver cette réserve foncière pour de futurs équipements scolaires.

Veuillez croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de notre plus profond respect.

Pour le Bureau d’Aulnay Environnement, le Président, René-Augustin BOUGOURD

Courrier Page 3-Prefet

Lettre recommandée originale au format PDF à télécharger ici

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#AulnayLePlusBelArbre Participation de Nadia.K

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Je me permets de vous joindre la photo d’un arbre que j apprécie particulièrement.

Cet arbre se trouve au 25 avenue Pasteur à Aulnay, juste en face de chez moi. Il s agit, sauf erreur, d’un cèdre. La propriétaire du terrain m’expliquait avant son décès il y a 2 ans, que cet arbre appartenait autrefois à la forêt de Bondy et que sa famille l’avait toujours connu sur ce terrain. Je précise que cette propriété appartenait aux grands-parents de Mme C., elle-même née en 1924!

J’ai le privilège de voir cet arbre tous les matins au réveil et malheureusement il semble menacé par un projet immobilier. Les petits enfants  (ses enfants sont décédés) ont vendu la maison à un promoteur immobilier qui souhaite diviser ce magnifique terrain de 1200m2 en 4 lots, d après ce qu’on m a indiqué en mairie.

J’espère que nous trouverons les solutions garantissant la survie de cet arbre séculaire, de sorte à ce que son compagnon, un chêne classé de la forêt de Bondy situé au 24 avenue Pasteur, ne se retrouve pas orphelin…

Dans l espoir que cette photo et son histoire retienne l’attention du jury, recevez, mesdames, messieurs, mes sincères salutations.

Nadia.K

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Un appel au dialogue et à la médiation

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Un appel au dialogue

et à la médiation

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Aulnay-sous-Bois , 5 avril 2018

Nous sommes inquiets devant cette escalade dans la dégradation des rapports entre les administrés et la municipalité : blogs attaqués, élu-e-s d’opposition mis en examen, conseils municipaux perturbés et à huis-clos…et aujourd’hui la garde à vue d’un responsable associatif.
Ce climat est malsain et marque le délitement d’un débat démocratique nécessaire, indispensable même s’il pique, dérange, oblige à argumenter de part et d’autre.
Un ancien élu connaît le travail des élus et le dévouement de nombre d’entre eux, femmes et hommes au service de leur ville, département, Région, Pays… Ils méritent le respect de leur personne, de leur travail de longue haleine mais aussi nos critiques vigilantes et citoyennes. Il doit exister des contre-pouvoirs dotés de moyens de les exercer afin de permettre aux élus d’être mieux en phase avec le vécu des habitants.
Nous comprenons la difficulté de faire face à la multiplicité des attentes et revendications citoyennes. Nous comprenons la difficulté de composer avec des intérêts contradictoires, à faire des choix dans le sens de l’intérêt collectif…
Animateurs d’associations, nous ne pensons pas que la place d’un animateur d’une association soit en garde à vue. C’est la marque d’un échec collectif, auquel nous pouvons nous associer. Avons-nous assez travaillé pour approfondir les liens avec La Révolution est en marche, pour exprimer nos convergences et nos désaccords ? Pour aider, critiquer, faire ensemble, faire entendre…
La parole d’Hadama Traoré n’est pas en costume-cravate. Son vocabulaire dérange, il peut même basculer dans l’outrance, mais il faut entendre cette voix qui en porte bien d’autres. Il réclame des réponses avec insistance, il va vite, il se trompe parce qu’il fait fi des usages et des règles, mais il fait aussi preuve d’une grande volonté, d’une belle énergie au service des autres : des locataires pour la qualité des logements, des personnes exclues. Il a commencé un travail pour un rapprochement entre jeunes et policiers.
Un certain nombre de ses propos ont pu blesser, faire peur…Nous ne les approuvons pas mais nous y avons par contre entendu du découragement, du dépit face à une absence de réponse, considérée comme du mépris… Avec cette question lancinante : que faire pour être entendu ? Le refus du dialogue et de la conciliation n’est pas de bonne politique face à une personne qui porte la voix de bien des Aulnaysiens. Le marteau-pilon d’une intervention policière digne de l’arrestation d’un terroriste n’est pas une bonne réponse, c’est une humiliation de plus.
Nous pensons qu’un dialogue exigeant et respectueux aurait pu, aurait dû être instauré avec lui et son association, et plus largement avec une jeunesse qui veut prendre sa place dans la vie de notre ville.
Pouvons-nous croire que cela n’est pas trop tard ?
Il faut développer des lieux de dialogue et de médiation au plus vite, nous sommes prêts à y prendre notre place.

Alain AMÉDRO

Vivre Mieux Ensemble

R-A BOUGOURD

Aulnay Environnement

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Motions Votées le 22 Mars 2018

Motions soumises au vote de l’assemblée Générale d’Aulnay Environnement, le 22 mars 2018

1/Sur la démocratie locale Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents s’inquiètent de la mise en œuvre par la municipalité d’une conception très restrictive de la démocratie dans ses relations avec les citoyens et les associations.

  • Surdité : la demande répétée de concertation avec les habitants sur la transformation de l’ex-place Camélinat n’a jamais suscité la moindre réponse (concertation : s’accorder, se consulter pour mettre au point un projet commun (Larousse) et non : informer de ce que l’on a décidé, en tournant en ridicule les contre-propositions).

  • Brutalité : c’est le sort réservé aux associations dont l’activité repose sur la jouissance d’un terrain, dès lors que la municipalité compte lui donner une autre affectation : après que le club canin (500 adhérents) ait fait une contre-proposition réaliste sur la nouvelle localisation envisagée, les ponts ont étés coupés et le club a dû simplement disparaître. Qu’en sera-t-il du club de Tir à l’arc ? La même brutalité pour l’association gérant l’Office du Tourisme, jouissant, elle, d’une liberté d’initiative pour la promotion de la commune : aucune discussion préalable, mais un simple courrier à la présidente le jour même de sa dissolution décrétée par la municipalité. Aulnay Environnement a marqué sa solidarité avec ces associations qui œuvraient pour le bien de notre commune.

  • Judiciarisation  : de plus en plus, en rejetant toute possibilité de conciliation, les prises de position critiques et publiques sont poursuivies en justice. La crainte est grande de voir se développer ici la pratique de certains acteurs économiques qui cherchent à décourager toute critique par le harcèlement judiciaire et les coûts financiers. Aulnay Environnement tient à exprimer son attachement à la liberté d’expression, en particulier à celle des blogs qui sont l’un des rares moyens de faire connaitre des analyses, la modération des publications par les responsables des sites restant au demeurant une autre base de la vie démocratique.

2/ sur les constructions Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents renouvellent les critiques portées sur la politique de construction de la municipalité :

  • Non-respect de la promesse électorale de mettre fin au « bétonnage »

  • Non-respect de la réglementation sur l’intégration harmonieuse de nouvelles constructions (ex-place Camélinat)

  • Non-respect des vœux des habitants sur la construction en retrait

  • Non-respect des quotas de logements sociaux dans le sud

  • Non-respect des promesses électorales de ne pas prévoir de logements sur les terrains PSA

  • Non-respect du patrimoine : des constructions anciennes de qualité ont disparu (rue Gatouillat, rue Barrault), et d’autres sont menacées (« Brimborion » et son jumeau route de Bondy, ou encore des bâtiments de grande valeur patrimoniale, le café des « pailleux », au Soleil Levant, ou la maison de Jules Princet). Les « bâtisses » que la municipalité se vante d’avoir sauvegardé ont été acquises pendant la précédente mandature. Au-delà de la propagande, la politique de préservation du tissu pavillonnaire et de mise en valeur du patrimoine reste à démontrer.

  • Non-respect de la largeur minimale effective des trottoirs

Ils s’interrogent sur les suites concrètes qui pourront être données à la concertation sur l’avenir du Centre Gare, le gel (pour deux ans) des projets immobiliers prenant fin au moment des prochaines élections municipales. Ils ne voient pas comment, avec un règlement de PLU aussi favorable aux projets des promoteurs, on pourra réellement éviter que soit défiguré le centre de notre commune. Ils se demandent quel est le sens profond de cette concertation.

3/ Sur la circulation Motion adoptée à l’unanimité, moins une abstention

Les adhérents approuvent la mise en œuvre d’une réflexion sur la circulation. Ils insistent sur l’impératif de bonne circulation des transports en commun : le stationnement des véhicules doit être conditionné à cet objectif. Ils souhaitent que les nuisances de la circulation, à laquelle nous participons tous peu ou prou, soient limitées au maximum, mais aussi équitablement réparties entre les riverains, en particulier pour la circulation des poids lourds et des autobus. Ils demandent qu’un autre impératif soit la sécurité des piétons, et que tout soit mis en œuvre pour qu’ils ne soient pas contraints de descendre du trottoir (ex rue du Gros peuplier) par la présence de véhicules en stationnement sauvage. Trottoirs sur lesquels la vigilance est encore de mise en raison de la multiplication des déjections canines contre laquelle une action de sensibilisation (et de nettoyage) s’impose. De même, partout où c’est possible, ils demandent que la circulation des cyclistes soit facilitée. Ils souhaitent que les investissements en vidéosurveillance servent à la répression des incivilités du stationnement et de la circulation. Ils souhaitent le développement d’un réseau de navettes entre les quartiers.

Ils souhaitent que le stationnement de courte durée soit favorisé par les tarifs de la première heure (gratuité on très faible coût). Ils renouvellent leur opposition à la création de parkings souterrains à deux niveaux (place ex-Camélinat).

4/ Sur le patrimoine arboré Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents prennent acte de la nécessité de faire face aux maladies qui affectent beaucoup de nos arbres et qui conduit à leur abattage. Néanmoins ils espèrent que cela ne sera pas l’occasion de faire disparaître des arbres sains pour faire place nette aux projets immobiliers. En tout état de cause, ils demandent au plus vite le remplacement des arbres disparus. Ils demandent aussi que toutes les précautions soient prises pour que les arbres sains puissent le rester.

Ils renouvellent leur opposition à la disparition des tilleuls de la Place ex-Camélinat et s’inquiètent du sort des arbres retirés de la catégorie des arbres remarquables.

En tout état de cause, ils demandent que tous les arbres remarquables survivants de l’ancienne forêt soient l’objet d’une politique volontariste de préservation. Cela dépasse le cadre des services techniques qui font leur travail du mieux qu’ils peuvent. C’est aux élus qu’il incombe de prendre en compte que ces arbres témoignent de l’histoire, font partie de l’identité de notre commune, et que leur disparition progressive est un véritable crève-cœur pour les habitants. Nous refusons la minéralisation progressive de notre cadre de vie qui est en œuvre sous nos yeux.

Nous demandons la création d’une commission mixte associant élus, services techniques, associations et représentants des habitants pour suivre l’évolution de l’état de santé des arbres et sensibiliser les acquéreurs de parcelles arborées à la préservation du patrimoine précieux que représentent ces arbres. Nous souhaitons que la fête annuelle de l’arbre n’ait pas ce goût amer et que la municipalité fasse la démonstration qu’elle fait tout ce qui est possible, en collaboration avec les habitants, pour que notre commune ne devienne pas Aulnay-sans-bois.

5/ Sur les équipements Motion adoptée à l’unanimité.

La piscine : les adhérents s’étonnent de l’absence d’information sur l’évolution de ce dossier, le calendrier annoncé (ouverture du nouvel équipement en 2020) ne paraissant pas pouvoir être respecté. En attendant, nous demandons qu’une réponse argumentée soit donnée à la demande d’ouverture au public des bassins extérieurs.

De même, pour l’espace multimodal de Balagny, la communication générale manque de précision.

Les adhérents attendent que soient enfin dévoilés les projets annoncés depuis plusieurs années d’équipements sur le terrain de la Croix Blanche ou plus récemment la ferme Garcelon. Ils demandent qu’un effort conséquent soit fait pour mettre bien davantage de salles à la disposition des associations.

Ils regrettent qu’aucun projet culturel ambitieux ne soit mis en œuvre par la municipalité pour remédier à l’absence d’une médiathèque centrale.

Etudes

Les projets d’«EMBELLISSEMENT » de la place ABRIOUX, EX-CAMÉLINAT

A la réunion du jeudi 8 décembre, où la Mairie a défendu ses projets pour cette place, Aulnay Environnement a présenté sa propre analyse des projets.

Sur le diagnostic, il y a accord pour mettre fin au parking et rendre la place aux piétons, faire revivre des commerces et ramener des habitants (mais pas trop !) pour faire vivre ces commerces.

Mais le désaccord est profond sur les remèdes proposés :

Aulnay Environnement est hostile à tout parking souterrain

  • qui perturbe la circulation souterraine des eaux, va nécessiter comme partout l’installation de pompes dans le parking et peut-être aussi chez les riverains
  • qui va entraîner la disparition de tilleuls centenaires (espérance de vie 500 à 1000 ans), arbres remarquables.

Aucune réflexion ne semble avoir été menée sur les déplacements dans l’ensemble de la zone, où s’ajoutent plusieurs flux automobiles :

  • une partie des usagers de l’hôpital
  • les clients des commerçants
  • un transit nord-sud depuis la rue du 14 juillet et est-ouest depuis l’avenue du Clocher
  • un afflux de véhicules en fonction des horaires d’entrée et de sortie du collège

En fonction de ces flux (et de la place disponible) :

  • Où vont se faire les entrées et sorties du parking souterrain ?
  • Ne vont-elles pas créer de sérieux problèmes en débouchant sur des croisements de voies où passent aussi beaucoup d’enfants et d’adolescents ?
  • Ne vont-elles par largement empiéter sur la place elle-même, en contradiction avec l’ambition de rendre cet espace aux piétons ?
  • Comment sera compensé l’espace « d’arrêt minute » offert par le parking actuel ?

Et surtout, a-t-on fait une étude sur la circulation autour de la place pour évaluer aussi la part des riverains, des clients et des professionnels dans le stationnement plus ou moins permanent, ce qui aurait pu faire émerger des responsabilités et des solutions alternatives intégrant les autres parkings de la ville? N’aurait-il pas été plus raisonnable de faire cette étude avant de prendre toute décision, au lieu de décider d’abord, et de s’en remettre aux professionnels pour faire rentrer ce projet au forceps dans cette petite place ?

Des terrains seront bientôt disponibles pour un parking en surface, ceux de la perception et de l’annexe Barrault. Pourquoi cette précipitation, alors que sur le terrain de la Croix Blanche, il semble surtout urgent d’attendre ?

En ce qui concerne les constructions :

La place a été repérée en 2008 comme « élément d’intérêt patrimonial » par le service du patrimoine culturel du département de Seine-Saint-Denis. Toute démarche d’embellissement aurait dû avoir comme préalable une vraie réflexion d’urbanisme pour analyser et préserver ce qui fait son cachet.

  • La place est restée « dans son jus », avec des immeubles (sauf bien sûr le nouveau bâtiment du collège) du début du 20e siècle, pour la plupart de qualité.
  • Elle est bordée de très beaux tilleuls centenaires.
  • Côté nord, 2 beaux immeubles, dont un a été bien réhabilité. Ils sont magnifiquement éclairés. L’ensoleillement apparaît comme un atout essentiel pour la place tournée et ouverte vers le sud.
  • Du même côté, l’ancienne boucherie, malgré sa surcharge publicitaire, est un édifice très pittoresque. Il faut rester vigilant, car ses jours sont peut-être comptés.
  • La perle de la place, c’est rue Paul Langevin, l’immeuble Aubry-Boisson (1909), du pur style Art Nouveau. La logique patrimoniale élémentaire serait de le mettre en valeur.
  • le côté du café et du restaurant est occupé par des immeubles de faible qualité, sauf celui du milieu. Mais l’essentiel est dans l’harmonie des volumes. Ces trois immeubles reproduisent la volumétrie de bien des grandes résidences nobiliaires, et même des petites gares dont nous regrettons la disparition : un corps principal, deux ailes symétriques et plus basses.
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Il est beaucoup question de « faire du Beau ». Or il se trouve que dans notre tradition esthétique, l’harmonie est un caractère essentiel du Beau. Le luxe des matériaux, qui semble au cœur de la conception du Beau municipal, est tout à fait accessoire. Élargi à tout le paysage urbain, le respect de la volumétrie devrait être un souci fondamental. Mais pour cela il faudrait avoir ce qu’on pourrait appeler une éthique du paysage urbain, c’est à dire un vrai souci de préserver la beauté des quartiers anciens de la ville. Il faudrait savoir la regarder, et peut-être l’aimer vraiment pour ce qu’elle est.

Et pourtant, le PLU l’affirme :

11/2.1 – Les constructions doivent être compatibles notamment dans leur volumétrie, leurs matériaux et la composition des ouvertures et de l’accroche aux constructions limitrophes (Règlement de la zone UD).

Mais le respect de cet article est le cadet des soucis de la municipalité, du promoteur et de son architecte, au vu de ce qui nous attend :

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Non seulement cet immeuble massacre la volumétrie actuelle, mais il écrase l’immeuble Art Nouveau :

Image extraite du permis de construire et mise en perspective par Aulnay Environnement (On y voit, sans changement d’échelle, le pan coupé de l’immeuble Aubry superposé à la photo comme preuve du respect du document fourni par le promoteur.)

 
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On aura peut-être du mal à le croire, mais il semble que cette réalité ait échappé aux responsables municipaux, car apparemment de bonne foi, ils ont affirmé au public de la salle que le nouvel immeuble avait la même hauteur que l’immeuble Aubry. Or il fait un à deux étages de plus, selon que l’on prend en compte la fenêtre unique du faîte, une sorte de figure de proue qui en devient ridicule.

Cette situation relève entièrement de la responsabilité de l’équipe municipale qui a fait un règlement de PLU ouvrant toute latitude à la mégalomanie des promoteurs. Dans la zone UD, qui concerne le reste de ce quartier

La hauteur de façade principale est limitée à 13 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 15 mètres. Les parties de construction situées au-dessus de 13 mètres doivent être implantées avec un recul minimum de 3 mètres de la façade principale. (Art. UD 10/1).

Mais les abords de la place ont droit à un traitement de faveur, car ils sont en UDa :

Dans le secteur UDa la hauteur de façade est limitée à 16 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 18 mètres. (Art.10/2.2)

On remarquera qu’il n’est plus question du retrait de 3 mètres au delà des 16 mètres !

Pour offrir la rentabilité maximale au promoteur nous voilà donc avec un monstre architectural qui défigurera bientôt la place.

Mais le pire est à venir!

M. Beschizza a pour intention de contourner les clauses du legs de la parcelle léguée à la municipalité par M. Pecoroni et contiguë au bâtiment administratif du collège. Selon le légateur, ancien instituteur, ce terrain doit être consacré à des usages liés à l’éducation, gymnase ou logements d’enseignants. Le projet présenté jeudi 8 décembre consiste à installer une crèche au rez-de chaussée, et au-dessus, des logements, qui en vertu du règlement de la zone UDa, pourront donc monter à 18 mètres. Si l’on se base sur le projet actuel, cela pourrait donner par exemple ceci :

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Le soleil se levant derrière l’immeuble de gauche et se couchant derrière celui de droite, c’en sera fini de l’ensoleillement de la place en hiver. Évidemment, les tilleuls ne seront plus là non plus. On nous promet à la place des arbustes en pot, qui n’en doutons pas, feront beaucoup pour l’agrément de la place. Dès lors que la municipalité aura vendu le terrain à un promoteur et qu’un permis de ce genre aura été déposé, le Maire ne pourra pas le repousser, car il sera conforme au PLU qu’il a fait voter !

Sur l’avenir du legs Pecoroni, il y aurait bien sûr d’autres voies à explorer, qui respecteraient la volonté du légateur.

Dans le public, des personnes ont fait remarquer l’exiguïté de la cantine. Il y sûrement encore d’autres améliorations à apporter au cadre matériel de nos collégiens et des enseignants.

Il faut pour cela entamer une réflexion avec le département en dépassant les hostilités partisanes, d’autant qu’en 2018, celui-ci va remettre à la municipalité le terrain de l’annexe Barrault (que le Maire envisage d’aménager en école primaire ou maternelle. On aurait besoin d’une nouvelle école, mais pas de locaux supplémentaires pour ces écoliers devenus collégiens ?) Si on le veut, le compromis est possible : un prolongement du collège avec un maximum de deux étages qui préserve l’ensoleillement de la place, une crèche et quelques logements sur la rue Paul Langevin.

Mais pour cela, en vertu d’une véritable éthique du paysage urbain, il faudrait cesser de faire

un pont d’or aux promoteurs !

C’est alors seulement qu’on pourra prétendre avoir mis fin au « bétonnage aveugle » !

(Lettre du maire, novembre 2016)

Il faut revenir sur ces projets aberrants !

ValFrancilia/Ballanger

ENQUETE PUBLIQUE CHIMIREC-FIFTY : L’AVIS d’AULNAY ENVIRONNEMENT

Aulnay Environnement remarque que  le nord du site PSA devient un vaste dépôt logistique, avec l’arrivée de ces deux sociétés s’ajoutant aux sociétés déjà présentes, SEGRO et Carrefour, cette dernière classée SEVESO seuil bas. Certes, CHIMIREC échappe au classement SEVESO, et annonce ne prévoir aucune installation de traitement, mais il reste que son activité est la collecte de déchets dangereux.

Cette évolution valorise les atouts du site, autour du nœud autoroutier A1-A3-A104, et correspond aux vœux de l’association, qui souhaite que le site PSA reste consacré aux activités économiques. Mais ce type d’activité apporte peu d’emplois, et générera des risques et des nuisances en contradiction avec le projet de VAL FRANCILIA, la vaste zone de logements (2000 à 3000) à forte densité prévue à proximité et annoncée par la municipalité d’Aulnay fin 2019. C’est un point déjà amplement souligné par l’avis de l’Autorité Environnementale.

Aulnay Environnement est particulièrement sensible à la remarque des sapeurs-pompiers indiquant qu’en cas de défaillance des systèmes d’extinction des entrepôts FIFTY, d’une taille inusitée, leur matériel restera sous-dimensionné.

L’étude de trafic ne prend absolument pas en compte les transformations du réseau routier prévu par VAL FRANCILIA. Elle porte uniquement sur le Boulevard André Citroën, que le projet actuel prévoit de rendre piétonnier, et qu’il remplace par une voie passant au milieu du site PSA. Cette voie serait amenée à supporter à la fois le trafic des entreprises logistiques et des véhicules des habitants, sans parler du réseau de bus. Elle ne prend pas non plus en compte le trafic lié à la création de la gare RER du Grand Paris. Comme c’est le cas pour la gare du RER B, on peut s’attendre à ce que de nombreux habitants des communes voisines éloignées de la ligne empruntent leur véhicule personnel pour se rendre à cette nouvelle gare.

L’étude de trafic semble supposer que tout le trafic de la zone logistique se fera vers l’est, vers l’accès à l’A104. Or l’accès le plus proche à l’A3-A1 se trouve à l’ouest, par le rond-point Louis Armand. Ce carrefour, principale voie d’accès des habitants de l’ensemble de la Rose des Vents  (3000 logements) est régulièrement saturé aux heures de pointe. On a du mal à croire qu’une partie du trafic logistique venant de Paris ne cherche pas à passer par ce carrefour, d’autant que la liaison nord A3-A1 vers l’A104 est déjà régulièrement embouteillée par les poids lourds.

Même sans l’apport de VAL FRANCILIA, le réseau routier doit être entièrement repensé en fonction du développement des plates-formes logistiques. Comparable en superficie à Garonor, cet ensemble doit bénéficier d’un accès autoroutier spécifique.

Nous pensons que l’aménagement de la friche PSA est un tout. Juxtaposer des études partielles et des projets qui ne tiennent pas compte les uns des autres est une erreur, et ne permet pas de se déterminer en toute connaissance de cause.

Nous demandons donc que la décision sur le projet FIFTY-CHIMIREC soit reportée jusqu’à ce que la municipalité ait redéfini, comme elle s’y est engagée, son projet d’aménagement de la partie sud-ouest de la friche PSA.

ValFrancilia/Ballanger

FIFTY : DES RÉPONSES AUX QUESTIONS D’AULNAY ENVIRONNEMENT

Dans son communiqué du 28 septembre, Aulnay Environnement demandait à être informé sur la mystérieuse société FIFTY, inconnue sur le net, qui projetait de construire sur la friche PSA un immense entrepôt logistique limitrophe de CHIMIREC. Un premier courrier nous avait renvoyés à l’enquête publique. Mais après que CHIMIREC, grâce à notre insistance, eut compris l’intérêt de communiquer directement avec les associations et à travers elles, avec les Aulnaysiens, en déclenchant une série de visites, les initiateurs du projet FIFTY ont décidé eux aussi de prendre contact avec nous. Dans les deux cas, nous avons été favorablement impressionnés par la courtoisie et la considération dont témoignaient nos interlocuteurs, choses auxquelles à Aulnay, une association citoyenne comme la nôtre n’est malheureusement pas habituée.

Nous avons été dès l’abord intrigués d’être contactés par les responsables d’une entité encore inconnue, JMG Partners qui, elle, possède un site facilement consultable.

JMG est le concepteur du projet FIFTY, une société de projet rassemblant divers investisseurs,  spécialement créée pour exploiter un dépôt logistique sur PSA. Nous n’avons donc pas eu en face de nous des dirigeants d’une entreprise familiale comme CHIMIREC, dotée d’une solide expérience d’un métier, celui de la collecte des déchets, mais des spécialistes de l’immobilier d’entreprise, qui développent des projets. Nous n’avons donc pas été en contact avec les futurs gestionnaires du site, qui eux seuls pourront prendre les engagements concrets que nous attendons sur la sécurité. Évidemment, JMG assure, et pourquoi ne pas les croire, que les installations répondront aux normes de sécurité les plus innovantes. Mais à la remarque des sapeurs-pompiers, qui soulignent l’inadéquation de leurs moyens à des installations d’une taille inusitée, aucune réponse vraiment convaincante ne nous a été donnée sinon que, comme nous l’avons reconnu nous-mêmes, le risque zéro n’existe pas.

La construction commencera au 2e trimestre 2022, et la livraison est prévue pour le 2e trimestre 2023. FIFTY louera ses locaux, si possible à une seule entreprise de logistique, sinon à un maximum de quatre, avec une société spécialisée pour le respect de la sécurité.

Nous avons insisté sur l’incidence de ce projet sur l’aggravation de la surcharge d’un réseau routier déjà saturé à l’intérieur d’Aulnay. Évidemment, l’adaptation de ce réseau  n’entre pas dans les responsabilités de JMG Partners.

L’aménagement de la friche PSA est un tout. Or tout le nord du site est en passe de devenir un GARONOR 2. Ce groupement de dépôts logistiques, avec leurs nuisances associées, et dont certains, comme CHIMIREC, vont convoyer des déchets dangereux, n’est pas compatible avec  le voisinage très proche d’un vaste ensemble de logements et de leurs équipements scolaires. Cela relève de l’initiative de la municipalité d’Aulnay, à laquelle la Région a confié le devenir du site.

CHIMIREC s’est expliqué, et pour FIFTY, JMG a fait de même.

Quand donc les élus d’Aulnay prendront-ils la peine de répondre aux questionnements des citoyens ?

Nouvelles Constructions, Place Abrioux

AULNAY S’EMBELLIT ? VOIRE…

La place Abrioux dont la municipalité s’enorgueillit (Oxygène n°269, p8-9) :

(Certes, il manque encore un ultime embellissement : le deuxième gros immeuble promis au promoteur VERRECHIA sur le terrain légué à la municipalité sous condition de le consacrer à des équipements scolaires)

Ce qu’on aurait pu avoir, une place Camélinat piétonne avec ses tilleuls centenaires :

On pouvait  refaire le revêtement (en évitant qu’il soit éblouissant),ajouter quelques plate-bande,tout en faisant de grosses économies : pas d’oliviers en bac importés d’Espagne,pas de colonnes métalliques porte plantes-vertes,

et surtout, pas de parking à 6,5 millions d’euros et vide à 90% !

Etudes

ÉCOLOGIE DE FAÇADE

La tribune publiée sur Oxygène intitulée « Une véritable écologie urbaine, c’est possible » est un bel exemple de la confusion délibérée entre information et propagande.

Concernant l’écologie, on pourrait attendre d’élus qu’ils soient animés par un véritable esprit de démocratie, c’est-à-dire convaincus que le débat en est l’essence même, dans le respect des contradicteurs. Le débat, c’est bien la base, et en même temps, avouons-le, souvent la faiblesse, de l’écologie politique. Ici nous en sommes aux antipodes. On commence par discréditer tout avis discordant, avec une bordée d’expression dépréciatives : « récupération, arguments partisans, vendre une écologie de façade, fumeuses théories ». Nous voilà fixés, l’honnêteté intellectuelle est dans un seul camp. Comment dialoguer après de tels anathèmes ?

Pour éviter d’être de surcroît traités de gauchistes, nous nous appuierons sur une citation  d’un leader politique sur ce point insoupçonnable : «D’une certaine manière, le débat adoucit les mœurs » (François Bayrou, France Inter, « Questions politiques », 4 octobre 2020). Nos élus sont-ils capables d’entendre ce bon sens-là ?    

Examinons maintenant le catalogue de ces écologistes en profondeur, non-récupérateurs et non-partisans.

Reconnaissons que le bon sens n’en est pas totalement absent : mise en place en 2016 d’un programme de rénovation énergétique avec Paris Terres d’Envol. (on en attend l’évaluation), collecte dédiée aux déchets électriques et électroniques à la Ferme du Vieux-Pays, remplacement de l’éclairage en LED, rénovation des écoles favorisant le développement des énergies renouvelables, installation de panneaux photovoltaïques et d’une toiture végétalisée à l’Espace Jules-Verne, ainsi que d’une moquette solaire sur le toit du nouveau centre aqualudique.

On mélange ici les projets et les réalisations, mais on admettra qu’on n’est donc pas totalement au XIXe siècle, comme pourrait le laisser croire des slogans comme « L’esprit village » proposé à la population de la 50e commune de France.

Tout cela est certes bel et bon, mais quelle municipalité n’en ferait pas autant ? Où est la vision d’ensemble (et les investissements ) d’une politique globale pour répondre  au réchauffement climatique ?

En regard de ce bilan fort mince pour une si grande ville, les retards sont criants.

  • collecte des déchets verts en porte-à-porte : il a fallu attendre 6 ans et la proximité des élections, alors que cette collecte était en place sur d’autres communes qui n’avaient pas comme la nôtre la moitié de leur superficie couverte par une zone pavillonnaire.
  • développement des mobilités douces : ici aussi, il a fallu attendre une campagne électorale pour constater quelques avancées timides, l’automobile restant la priorité. L’aménagement désastreux pour les cyclistes du pont de la Croix Blanche montre combien cette préoccupation est récente. Et où sont les efforts pour rendre aisée l’usage des trottoirs par les piétons ?

Et puis il y a ce qu’on appellera pudiquement des abus de langage, pour ne pas céder, comme nos élus, à la tentation de dire des choses franchement désagréables :

  • parkings végétalisés et végétalisation du centre-ville et du Vieux-Pays : planter ici et là de grandes colonnes métalliques supportant  des plantes vertes, c’est de la cosmétique, pas de l’écologie. Cela ne remplacera jamais l’ombre des alignements d’arbres centenaires qui font baisser la température de plusieurs degrés en période de canicule
  • 900 arbres plantés : ce n’est pas le nombre de jeunes arbres qui compte : c’est le ratio grands arbres coupés / jeunes arbres plantés qu’il faut nous donner. Souvent on constate que là où l’on coupe 3 arbres, on n’en replante au mieux que 2 ! Et que fait-on pour dissuader les propriétaires privés d’abattre leurs arbres patrimoniaux pour minéraliser et imperméabiliser leur terrain, lorsque la municipalité elle-même en donne le triste exemple place Abrioux ?  
  • Charte de l’arbre : ce n’est encore qu’un projet, et dans l’esprit du Maire, simplement une façon d’associer quelques citoyens  à une politique systématique de remplacement des alignements qui font l’agrément de  nos rues  
  • aménagement de trois nouveaux parcs : tout est question de superficie. Les parcs en question (parfois minuscules) représentent à eux trois un espace largement inférieur à la prairie autrefois utilisée par le club canin et les riverains de Balagny, aujourd’hui presque entièrement recouvert par des ateliers et des entrepôts. Et que dire des projets d’urbaniser l’espace vert au sud du Vélodrome, et du 1/5e du parc Ballanger ?
  • développement de l’éco-pâturage urbain : combien d’animaux ? S’il s’agit des 2-3 chèvres de la ferme Gatillon, on a vaguement l’impression qu’on se moque du monde.

De tout cela, il nous faut des bilans chiffrés. Et pour que ce greenwashing ait quelque chance d’être un peu crédible, il faudrait prendre en compte le bien-être des habitants et cesser de faire d’Aulnay un Eldorado des promoteurs

ValFrancilia/Ballanger

CHIMIREC, L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

La politique vertueuse de communication de CHIMIREC ne doit pas nous aveugler. On ne peut qu’apprécier les efforts mis par cette entreprise pour mettre en place les mesures de sécurité les plus modernes et les plus efficaces. Bien des visiteurs n’y verront, si on ose dire, que du feu, et ne trouveront comme nous, rien à redire à sa présence.

Le problème est ailleurs. Il est dans l’accumulation sur les 2/3 de la superficie actuellement dédiée aux entreprises,  de sociétés de logistique convoyant plus ou moins de produits inflammables et dangereux. En particulier, limitrophe de CHIMIREC : FIFTY, sur laquelle on doit nous informer.

Voici la conclusion du commandement de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, dans son 2e avis sur le projet FIFTY,  devenu positif après un 1er avis négatif et de nouveaux engagements de la société :   

Le risque zéro n’existe pas, mais accumuler les zones à risque amène fatalement une augmentation du risque.

LE PROJET DE CONSTRUIRE À PROXIMITÉ 2000 A 3000 LOGEMENTS DOIT ÊTRE ABANDONNÉ.

Nous savons qu’il est difficile d’attirer à Aulnay des entreprises autres que logistiques, étant donnée l’opportunité apportée par la  densité des voies de communication dans cette partie de notre commune. Mais nous savons aussi que ces activités apportent peu d’emplois.

CETTE POLITIQUE D’AMÉNAGEMENT CONDUITE PAR LA MUNICIPALITÉ DOIT ÊTRE CLAIREMENT EXPLIQUÉE AUX AULNAYSIENS.

ValFrancilia/Ballanger

CHIMIREC, DE DUGNY À AULNAY : BILAN D’UNE VISITE

Vendredi 25 septembre, Le bureau d’Aulnay Environnement s’est rendu sur le site CHIMIREC de Dugny à l’invitation de l’entreprise. Cette invitation était bienvenue, étant donnée l’inquiétude suscitée par l’arrivée à Aulnay d’une entreprise spécialisée dans le retraitement des déchets dangereux, avec une information très tardive et minimaliste de la municipalité. 

Nous avons été sensibles à la courtoisie de l’accueil et à la considération dont nous avons bénéficié, en tant qu’association représentative, ouverte à la discussion constructive dans le respect de chacun. Une attitude à laquelle malheureusement l’équipe municipale semble avoir renoncé.

De cette visite, nous attendions la réponse à quelques questions :

  • Quels sont les rapports de CHIMIREC, spécialisée dans le retraitement des déchets, et de FIFTY, créateur d’un site de logistique ?
  • Pourquoi CHIMIREC, un temps concerné par la directive SEVESO, ne l’est maintenant plus (ainsi que nous l’avions déjà indiqué) ? Comment est jugulée la dangerosité des produits collectés ?

Nous pouvions imaginer que la présence de deux entités distinctes pouvait être un moyen de rendre moins visibles les risques environnementaux en répartissant les activités de transport de produits dangereux entre les deux sociétés. On nous a assuré que les deux sociétés n’avaient aucun lien fonctionnel, et qu’aucun camion de déchets n’avait vocation à transiter par les entrepôts Fifty, ce qui nous a paru parfaitement crédible, vu les procédures liées à ce type de transport. Fifty ne serait qu’un aménageur ayant apporté le terrain répondant aux besoins de CHIMIREC. 

Nous avons eu quelques éclaircissements sur le classement SEVESO, effectif pour CHIMIREC (seuil bas) en 2010, principalement sur le chapitre des eaux souillées. Une amélioration des analyses et des procédés a permis à CHIMIREC de sortir en 2015 du classement SEVESO. L’intention de l’entreprise étant de faire de l’établissement d’Aulnay un modèle du genre, nous ne pensons pas qu’il puisse être de son intérêt de courir le risque de revenir en arrière. A noter que le site d’Aulnay serait exclusivement voué à la collecte et au tri, sans aucun traitement ni incinération. L’entreprise fonctionne ainsi sur un maillage d’une trentaine de sites répartis sur le territoire, dont quelques-uns seulement assurent un traitement des déchets, la majorité assurant la collecte. C’est le cas du site de Dugny, déjà ancien. Le risque principal étant une combustion spontanée, qui peut être contenue dans un premier temps à l’intérieur d’une alvéole résistante au feu, le transfert à Aulnay permettra une modernisation, en rassemblant toute l’activité de tri des différents produits dans un espace unique entièrement fermé, ce qui est un gage de sécurité supplémentaire.

Nous pouvons donc avoir le sentiment que tout est fait pour assurer la sécurité du site et de son environnement.

Mais il reste qu’il s’agit de transport et de manutention de produits dangereux, activité incompatible avec un projet urbain de 2000 à 3000 logements tel que Val Francilia, ainsi que s’en inquiète l’autorité environnementale.

(l’usine de Dugny ne partage pas son accès avec la zone pavillonnaire dont elle n’est limitrophe que sur un côté.)

En revanche, nous n’avons eu aucune réponse sur deux questions essentielles :

  • L’augmentation du trafic routier, déjà fortement congestionné
  • La compatibilité de cette activité avec la proximité des logements de Val Francilia, mise en cause par l’autorité environnementale

 L’entreprise n’a pas pu nous donner d’informations sur les impacts du trafic supplémentaire créé par le cumul de son activité et de celle de la plate-forme logistique Fifty, qui n’a pas été évalué globalement. Une voie d’accès est prévue, mais on ne sait rien de ses conditions de réalisation. On peut imaginer le chaos que créerait le trafic supplémentaire apporté par les habitants de Val Francilia, empruntant les mêmes voies que les camions de CHIMIREC et celui des entreprises de logistique, déjà présentes ou à venir.

Surtout, nous ne savons rien de l’avenir du projet urbain « Val Francilia », limitrophe de l’usine, et dont l’autorité environnementale a souligné l’incompatibilité avec ce type d’activité industrielle. Si CHIMIREC fait un gros effort de communication, le silence de la Municipalité d’Aulnay est assourdissant, autant que celui de la société FIFTY à laquelle nous avons écrit et qui nous a renvoyés aux documents de l’enquête publique.

IL EST TEMPS QUE LA MUNICIPALITÉ ORGANISE AVEC FIFTY UNE RÉUNION PUBLIQUE !

En conclusion, nous voyons comme un signe positif l’arrivée d’activités économiques, car nous considérons que le site de PSA doit rester entièrement voué à ces activités. Si l’arrivée de CHIMIREC et de FIFTY signifie l’abandon du projet d’urbanisation de ce site (et d’une partie du parc Ballanger), nous ne pouvons pas y être hostiles, d’autant que la chaîne de traitement des déchets assurée par cette entreprise nous apparait comme un élément important d’une politique de protection de l’environnement.

À CONDITION QUE LES HABITATIONS ET LES ÉCOLES RESTENT COMME AUJOURD’HUI À DISTANCE RESPECTABLE.

ValFrancilia/Ballanger

DE L’UTILITÉ DE MONAULNAY.COM ET EN GÉNÉRAL, DES BLOGS

Un article (fort intéressant) paru il y a quelques temps sur Aulnaycap s’interrogeait sur l’utilité des blogs. Pour nous, il n’y a jamais eu aucun doute, la Mairie vient d’en donner une éloquente démonstration.

Nous avons beau envoyer des courriers à notre Maire, toujours recommandés, ils ne reçoivent plus jamais de réponse. Le dernier en date portait sur le sort du chêne multiséculaire de l’ex-Centre Le Camus, devenu la propriété  du promoteur favori de notre premier édile. Ni l’importance patrimoniale de cet arbre, ni la représentativité d’une association qui par le nombre d’adhérents, est la première association environnementale du département n’ont paru justifier une réponse.  Dès lors qu’on se permet d’émettre des objections, on est à Aulnay persona non grata. C’est la conception de la démocratie qu’ont nos élus.

Mais à notre communiqué du 4 septembre sur l’enquête publique ouverte pour l’implantation de l’usine CHIMIREC, oh surprise ! nous avons eu le 12 septembre, dans des délais étonnamment courts, une réponse via MonAulnay, sous forme de demande de publication de droit de réponse, avec rappel amical de la loi.  De tout cœur, merci à Monaulnay d’exister.

Mais ne rêvons pas. Le nom de notre association est trop urticant pour figurer dans un tel texte. Et ne nous faisons pas davantage d’illusions sur la teneur de la réponse.

Que demandions-nous dans le texte auquel est demandé un droit de réponse? Une réponse, justement à deux questions :

Pourquoi une usine SEVESO à Dugny ne l’est-elle plus à Aulnay ?

Le projet VAL FRANCILIA, des milliers de logements

à proximité de cette usine (et sur le parc Ballanger ) est-il toujours envisagé ?

Sur ces deux points, aucun éclaircissement.

Mais comme nous avions pointé le caractère minimaliste de l’information sur ce sujet  dans Oxygène, et en particulier le manque de précision sur le lancement de l’enquête publique, le courrier municipal tient à nous informer que l’automne commence le 21 septembre. Nous sommes heureux de l’apprendre. Voilà de la pédagogie. Sauf que les avis divergent. Sur notre agenda, l’automne, c’est le 22.

Nous continuons à regretter qu’Oxygène n’ait pas eu l’idée d’inviter les lecteurs à consulter régulièrement le site de la mairie pour avoir toutes les précisions sur le lancement de l’enquête publique et sur la possibilité de donner son avis. Il est vrai que la consultation de ce site est souvent si décevante que l’on se décourage facilement d’y avoir recours. Par exemple, aucun plan de Val Francilia n’y a jamais figuré. Pour Chimirec, en ce lendemain d’ouverture de l’enquête publique, il faut bien chercher encore le chemin pour parvenir au lien promis par le courrier du Maire, quand MonAulnay l’a déjà fourni à deux reprises.

Et pourtant, l’implantation d’une usine traitant des produits dangereux, dans une ville qui a connu déjà les méfaits d’une usine d’amiante, mérite un vrai débat. Et surtout une vraie pédagogie. Une conception vraiment démocratique de la gestion d’une ville passe par le respect des inquiétudes légitimes des citoyens. 

Demander un droit de réponse, c’est bien. Observer le devoir de réponse, c’est mieux !

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Lettre à la société FIFTY [& Réponse le 10.09.2020]

SAS « FIFTY »
                        Monsieur Stéphen BRIENT

                                                                                               13 rue du Docteur Lancereaux

                                                                                               75008 Paris 8°

Aulnay,  le 08 Septembre 2020

Monsieur,

Afin de pouvoir nous positionner en toute connaissance de cause, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous faire parvenir les informations relatives à vos projets d’installation Boulevard André Citroën à Aulnay-sous-Bois :

  • bâtiments
  • surface
  • effectifs
  • nature des produits qui transiteront
  • capacité, poids et nombre de camions prévus par jour
  • etc.

Dans l’attente de vous lire, Veuillez agréer, Monsieur, nos salutations distinguées.     

Pour le bureau de l’association,

Le secrétaire général

Robert Halifax

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Lettre à la société CHIMIREC [& Réponse 11.09.2020]

Société CHIMIREC
                       Madame Valérie TAUZELLY

                                                                                               Directrice QSE

                                                                                               5 rue de l’Extension

                                                                                               93440 Dugny

 
Aulnay,  le 08 Septembre 2020

Madame,

Afin de pouvoir nous positionner en toute connaissance de cause, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous faire parvenir les informations relatives à vos projets d’installation Boulevard André Citroën à Aulnay-sous-Bois :

  • bâtiments
  • surface
  • effectifs
  • nature des produits qui transiteront
  • capacité, poids et nombre de camions prévus par jour
  • etc.

Dans l’attente de vous lire, Veuillez agréer, Madame, nos salutations distinguées.     

Pour le bureau de l’association,

Le secrétaire général

Robert Halifax

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Compte-rendus

Petit bilan du forum des associations de 2020

Petit compte-rendu de notre participation au forum des associations, ou comme nous l’a fait remarquer gentiment notre Maire, lors de son passage à notre table, nous étions très bien placés.

Cela nous a permis des échanges fructueux avec nombre d’Aulnaysiens. Le thème du jour était bien sûr l’implantation de l’usine Chimirec – Fifty dont beaucoup ignoraient l’arrivée.

Nous retenons cette remarque d’une jeune femme :

  • –          « A peine débarrassés d’une usine poison, (sous-entendu l’usine d’amiante) qui a fait tant de mal à la génération précédente, on se dépêche d’en réimplanter une autre pour la génération suivante. »

Nous pouvons donc dire qu’avec tous ces échanges à notre stand ce fut un forum fructueux en informations.

Même pour nous, qui avons appris que le parc Ballanger était EBC « Espace Boisé Classé », c’est-à-dire inconstructible, une base de protection sérieuse que nous ne connaissions pas. Alors pourquoi l’avoir partiellement inclus dans les constructions de Val Francilia ?

Nous espérons que tous ces visiteurs de tous les coins d’Aulnay vont venir gonfler nos rangs, car il y a du travail à abattre dans l’environnement de notre Ville.