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Lettre au préfet concernant le Parking Abrioux

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M. Le Préfet de Seine Saint Denis

1 esplanade Jean Moulin
93007 Bobigny cedex

Aulnay, le 2 octobre 2018

Objet : projet de parking souterrain

Place Abrioux / Aulnay-sous-bois

Monsieur le Préfet,

Nous sollicitons votre intervention à propos du projet de parking souterrain décidé par la municipalité d’Aulnay-sous-bois sous la place Abrioux, autrefois Camélinat.

Bien que placé dans une perspective que nous approuvons (la réhabilitation de la place par la suppression et le remplacement du parking aérien qui l’encombre), ce projet ne nous paraît pas conforme à l’intérêt général, porte atteinte au patrimoine et expose les biens et les usagers de la place à différents dangers. De plus il anticipe sur le résultat d’une procédure judiciaire et vise à nous mettre devant un fait accompli.

Tout le sud d’Aulnay, où est prévu ce parking souterrain, est exposé à la dissolution du gypse, avec une nappe phréatique à moins de 5 mètres. Aulnay est connu pour être exposé depuis des décennies à des inondations à répétition. Celle du 19 juin 2013 a laissé à beaucoup d’habitants du quartier un fort traumatisme. Dans le quartier, la construction récente de nombreux immeubles de grande taille, dont un en bordure de la place (parcelles 151 et 152, voir doc. joint), tous avec parking souterrain à deux niveaux, perturbe encore un équilibre précaire. Dans beaucoup de ces résidences, (ex. rue du 14 juillet, parcelle 104, bordure gauche du doc joint) le deuxième niveau est régulièrement inondé. Le cuvelage prévu pour ce parking public, équivalent à celui de 5 ou 6 immeubles, va encore augmenter le danger d’inondation. Sur la place, des caves sont souvent inondées, et malgré la création récente de dalots dans les rues avoisinantes, lors des orages du début de cet été, la rue du 14 juillet était inondée jusqu’en bordure des trottoirs. A moyen et long terme, on peut craindre que les fondations des immeubles anciens bordant la place côté nord et est ne soient affectées par les travaux et les infiltrations.

Dans un quartier fréquenté par des centaines de scolaires, le réseau viaire n’est pas adapté à la multiplication des parkings souterrains. La rue Paul Langevin, sur laquelle donneront entrée et sortie de parking, est étroite : en raison du stationnement à mi-trottoir, elle ne permet déjà pas le croisement aisé des véhicules. Surtout, ces trottoirs et la traversée vers l’avenue Louis Barrault sont parcourus journellement par des centaines d’élèves et de parents : dès aujourd’hui, par les 600 élèves du collège Le Parc, et bientôt, par plusieurs autres centaines d’élèves de primaire et de maternelle qui fréquenteront les locaux de l’annexe Barrault rétrocédés à la commune (et non Barreaux comme indiqué sur le document). Ces locaux étaient jusqu’à ce jour dévolus aux collégiens qui vont réoccuper ceux de l’ancien collège encore en rénovation. La circulation automobile, déjà très difficile aux heures de sortie des cours en raison de la propension des parents à utiliser leur véhicule pour accompagner les enfants, le deviendra encore plus, en raison de la forte augmentation de scolaires, surtout en bas âge. De plus, le passage sur le côté est de la place, qui sert en partie encore aujourd’hui d’exutoire, sera fermé. La circulation se fera uniquement de Langevin à Louis Barrault.

A noter que la sortie du parking du nouvel immeuble en construction se fera juste en face de l’école (parcelle 152). Que d’occasions de mise en danger des enfants dans ce périmètre !

Il nous semble hautement préférable que les accès de ce nouveau parking public soient éloignés le plus possible du passage des enfants.

Or une alternative s’est présentée avec la rétrocession à la commune, en 2016-2017, du terrain de la perception de la Rue des Écoles (parcelle 112), actuellement aménagé par la commune en parking aérien. Il paraît possible d’y construire un parking en silo capable de remplacer la quarantaine d’emplacements supprimés sur la place. Cette rue donnant à la fois sur la rue du 14 juillet et l’avenue de la République, l’accès en serait plus aisé et moins dangereux. De plus pour les personnes l’utilisant pour une visite à l’Hôpital de l’Est Parisien (parcelles 130 et 170), il serait beaucoup plus facile de s’y rendre par les deux voies citées plus haut, alors que la rue Paul Langevin nécessite un grand détour et une bonne connaissance des lieux. Il est donc peu probable que le parking souterrain ainsi prévu, avec une capacité excédant les cent places, soit utilisé par ces personnes, ce qui en limite l’intérêt.

Cette possibilité avancée par Aulnay Environnement n’a jamais été prise en considération par la municipalité et a régulièrement été tournée en dérision par les élus en conseil de quartier. Il est à noter que jamais les riverains n’ont été consultés, simplement avertis du calendrier des travaux. A ce jour, aucun plan, aucun permis de construire n’a été publié, alors que le début des travaux est annoncé pour cet hiver. Toutes nos lettres et demandes d’audience sont restées sans réponse. Le détail des accès a été rendu public par une communication des élus d’opposition, qui n’en ont eu connaissance qu’en consultant en mairie le dossier déposé par le futur gestionnaire du parking comprenant un plan précis du projet, jamais communiqué par ailleurs. A noter que dans ce document, ce futur mandataire faisait de son côté les mêmes objections que nous (risques hydrologiques, de dissolution du gypse, de mouvements de terrain, présence de bâtiments anciens semi-enterrés, comme le collège).

Le projet de parking souterrain suppose également l’abattage d’une quinzaine de tilleuls centenaires, qui jouent un rôle important dans le charme de la place. Notre association a lancé une pétition pour demander au maire leur préservation. Cette pétition a recueilli près d’un millier de signatures, manuscrites ou électroniques, et n’a pas davantage suscitée de réponse de la part de la municipalité. Cette place a été reconnue d’intérêt patrimonial dans l’inventaire du patrimoine aulnaysien réalisé par les services du Conseil Général en juin 2008. Sa modernisation méritait donc d’être étudiée avec soin. Or aucune étude d’urbanisme n’a à notre connaissance été lancée par la municipalité.

Mais il y a plus gênant encore. L’accès par la rue Paul Langevin est prévu sur la parcelle 116. Or cette parcelle fait partie d’un legs fait à la commune par M. Pecoroni, ancien instituteur, pour des usages scolaires ou périscolaires. Le legs a été accepté à ces conditions par l’ancienne équipe municipale en 2011. Mais fin 2015, cette parcelle est dévolue par délibération à un promoteur, décision invalidée par le Tribunal administratif en 2017. Une action devant le Tribunal de Grande Instance pour réviser les conditions du legs est nécessaire, mais rien n’a été rendu public à ce sujet. Nous ne savons rien de l’éventualité d’une procédure en cours, et encore moins de son résultat.

Nous vous prions donc de bien vouloir exiger de la municipalité qu’elle mette fin à la totale opacité qui entoure ce projet et qu’elle se conforme à la loi, à défaut de respecter les vœux du légateur. Il est à noter que conformément à un récent rapport de la Chambre Régionale des Comptes, qui pointe une augmentation prévisible de la population scolaire induite par les nombreuses nouvelles constructions dans toute la zone sud de la commune, la prudence inviterait à conserver cette réserve foncière pour de futurs équipements scolaires.

Veuillez croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de notre plus profond respect.

Pour le Bureau d’Aulnay Environnement, le Président, René-Augustin BOUGOURD

Courrier Page 3-Prefet

Lettre recommandée originale au format PDF à télécharger ici

concours

#AulnayLePlusBelArbre Participation de Nadia.K

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Je me permets de vous joindre la photo d’un arbre que j apprécie particulièrement.

Cet arbre se trouve au 25 avenue Pasteur à Aulnay, juste en face de chez moi. Il s agit, sauf erreur, d’un cèdre. La propriétaire du terrain m’expliquait avant son décès il y a 2 ans, que cet arbre appartenait autrefois à la forêt de Bondy et que sa famille l’avait toujours connu sur ce terrain. Je précise que cette propriété appartenait aux grands-parents de Mme C., elle-même née en 1924!

J’ai le privilège de voir cet arbre tous les matins au réveil et malheureusement il semble menacé par un projet immobilier. Les petits enfants  (ses enfants sont décédés) ont vendu la maison à un promoteur immobilier qui souhaite diviser ce magnifique terrain de 1200m2 en 4 lots, d après ce qu’on m a indiqué en mairie.

J’espère que nous trouverons les solutions garantissant la survie de cet arbre séculaire, de sorte à ce que son compagnon, un chêne classé de la forêt de Bondy situé au 24 avenue Pasteur, ne se retrouve pas orphelin…

Dans l espoir que cette photo et son histoire retienne l’attention du jury, recevez, mesdames, messieurs, mes sincères salutations.

Nadia.K

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Un appel au dialogue et à la médiation

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Un appel au dialogue

et à la médiation

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Aulnay-sous-Bois , 5 avril 2018

Nous sommes inquiets devant cette escalade dans la dégradation des rapports entre les administrés et la municipalité : blogs attaqués, élu-e-s d’opposition mis en examen, conseils municipaux perturbés et à huis-clos…et aujourd’hui la garde à vue d’un responsable associatif.
Ce climat est malsain et marque le délitement d’un débat démocratique nécessaire, indispensable même s’il pique, dérange, oblige à argumenter de part et d’autre.
Un ancien élu connaît le travail des élus et le dévouement de nombre d’entre eux, femmes et hommes au service de leur ville, département, Région, Pays… Ils méritent le respect de leur personne, de leur travail de longue haleine mais aussi nos critiques vigilantes et citoyennes. Il doit exister des contre-pouvoirs dotés de moyens de les exercer afin de permettre aux élus d’être mieux en phase avec le vécu des habitants.
Nous comprenons la difficulté de faire face à la multiplicité des attentes et revendications citoyennes. Nous comprenons la difficulté de composer avec des intérêts contradictoires, à faire des choix dans le sens de l’intérêt collectif…
Animateurs d’associations, nous ne pensons pas que la place d’un animateur d’une association soit en garde à vue. C’est la marque d’un échec collectif, auquel nous pouvons nous associer. Avons-nous assez travaillé pour approfondir les liens avec La Révolution est en marche, pour exprimer nos convergences et nos désaccords ? Pour aider, critiquer, faire ensemble, faire entendre…
La parole d’Hadama Traoré n’est pas en costume-cravate. Son vocabulaire dérange, il peut même basculer dans l’outrance, mais il faut entendre cette voix qui en porte bien d’autres. Il réclame des réponses avec insistance, il va vite, il se trompe parce qu’il fait fi des usages et des règles, mais il fait aussi preuve d’une grande volonté, d’une belle énergie au service des autres : des locataires pour la qualité des logements, des personnes exclues. Il a commencé un travail pour un rapprochement entre jeunes et policiers.
Un certain nombre de ses propos ont pu blesser, faire peur…Nous ne les approuvons pas mais nous y avons par contre entendu du découragement, du dépit face à une absence de réponse, considérée comme du mépris… Avec cette question lancinante : que faire pour être entendu ? Le refus du dialogue et de la conciliation n’est pas de bonne politique face à une personne qui porte la voix de bien des Aulnaysiens. Le marteau-pilon d’une intervention policière digne de l’arrestation d’un terroriste n’est pas une bonne réponse, c’est une humiliation de plus.
Nous pensons qu’un dialogue exigeant et respectueux aurait pu, aurait dû être instauré avec lui et son association, et plus largement avec une jeunesse qui veut prendre sa place dans la vie de notre ville.
Pouvons-nous croire que cela n’est pas trop tard ?
Il faut développer des lieux de dialogue et de médiation au plus vite, nous sommes prêts à y prendre notre place.

Alain AMÉDRO

Vivre Mieux Ensemble

R-A BOUGOURD

Aulnay Environnement

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Motions Votées le 22 Mars 2018

Motions soumises au vote de l’assemblée Générale d’Aulnay Environnement, le 22 mars 2018

1/Sur la démocratie locale Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents s’inquiètent de la mise en œuvre par la municipalité d’une conception très restrictive de la démocratie dans ses relations avec les citoyens et les associations.

  • Surdité : la demande répétée de concertation avec les habitants sur la transformation de l’ex-place Camélinat n’a jamais suscité la moindre réponse (concertation : s’accorder, se consulter pour mettre au point un projet commun (Larousse) et non : informer de ce que l’on a décidé, en tournant en ridicule les contre-propositions).

  • Brutalité : c’est le sort réservé aux associations dont l’activité repose sur la jouissance d’un terrain, dès lors que la municipalité compte lui donner une autre affectation : après que le club canin (500 adhérents) ait fait une contre-proposition réaliste sur la nouvelle localisation envisagée, les ponts ont étés coupés et le club a dû simplement disparaître. Qu’en sera-t-il du club de Tir à l’arc ? La même brutalité pour l’association gérant l’Office du Tourisme, jouissant, elle, d’une liberté d’initiative pour la promotion de la commune : aucune discussion préalable, mais un simple courrier à la présidente le jour même de sa dissolution décrétée par la municipalité. Aulnay Environnement a marqué sa solidarité avec ces associations qui œuvraient pour le bien de notre commune.

  • Judiciarisation  : de plus en plus, en rejetant toute possibilité de conciliation, les prises de position critiques et publiques sont poursuivies en justice. La crainte est grande de voir se développer ici la pratique de certains acteurs économiques qui cherchent à décourager toute critique par le harcèlement judiciaire et les coûts financiers. Aulnay Environnement tient à exprimer son attachement à la liberté d’expression, en particulier à celle des blogs qui sont l’un des rares moyens de faire connaitre des analyses, la modération des publications par les responsables des sites restant au demeurant une autre base de la vie démocratique.

2/ sur les constructions Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents renouvellent les critiques portées sur la politique de construction de la municipalité :

  • Non-respect de la promesse électorale de mettre fin au « bétonnage »

  • Non-respect de la réglementation sur l’intégration harmonieuse de nouvelles constructions (ex-place Camélinat)

  • Non-respect des vœux des habitants sur la construction en retrait

  • Non-respect des quotas de logements sociaux dans le sud

  • Non-respect des promesses électorales de ne pas prévoir de logements sur les terrains PSA

  • Non-respect du patrimoine : des constructions anciennes de qualité ont disparu (rue Gatouillat, rue Barrault), et d’autres sont menacées (« Brimborion » et son jumeau route de Bondy, ou encore des bâtiments de grande valeur patrimoniale, le café des « pailleux », au Soleil Levant, ou la maison de Jules Princet). Les « bâtisses » que la municipalité se vante d’avoir sauvegardé ont été acquises pendant la précédente mandature. Au-delà de la propagande, la politique de préservation du tissu pavillonnaire et de mise en valeur du patrimoine reste à démontrer.

  • Non-respect de la largeur minimale effective des trottoirs

Ils s’interrogent sur les suites concrètes qui pourront être données à la concertation sur l’avenir du Centre Gare, le gel (pour deux ans) des projets immobiliers prenant fin au moment des prochaines élections municipales. Ils ne voient pas comment, avec un règlement de PLU aussi favorable aux projets des promoteurs, on pourra réellement éviter que soit défiguré le centre de notre commune. Ils se demandent quel est le sens profond de cette concertation.

3/ Sur la circulation Motion adoptée à l’unanimité, moins une abstention

Les adhérents approuvent la mise en œuvre d’une réflexion sur la circulation. Ils insistent sur l’impératif de bonne circulation des transports en commun : le stationnement des véhicules doit être conditionné à cet objectif. Ils souhaitent que les nuisances de la circulation, à laquelle nous participons tous peu ou prou, soient limitées au maximum, mais aussi équitablement réparties entre les riverains, en particulier pour la circulation des poids lourds et des autobus. Ils demandent qu’un autre impératif soit la sécurité des piétons, et que tout soit mis en œuvre pour qu’ils ne soient pas contraints de descendre du trottoir (ex rue du Gros peuplier) par la présence de véhicules en stationnement sauvage. Trottoirs sur lesquels la vigilance est encore de mise en raison de la multiplication des déjections canines contre laquelle une action de sensibilisation (et de nettoyage) s’impose. De même, partout où c’est possible, ils demandent que la circulation des cyclistes soit facilitée. Ils souhaitent que les investissements en vidéosurveillance servent à la répression des incivilités du stationnement et de la circulation. Ils souhaitent le développement d’un réseau de navettes entre les quartiers.

Ils souhaitent que le stationnement de courte durée soit favorisé par les tarifs de la première heure (gratuité on très faible coût). Ils renouvellent leur opposition à la création de parkings souterrains à deux niveaux (place ex-Camélinat).

4/ Sur le patrimoine arboré Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents prennent acte de la nécessité de faire face aux maladies qui affectent beaucoup de nos arbres et qui conduit à leur abattage. Néanmoins ils espèrent que cela ne sera pas l’occasion de faire disparaître des arbres sains pour faire place nette aux projets immobiliers. En tout état de cause, ils demandent au plus vite le remplacement des arbres disparus. Ils demandent aussi que toutes les précautions soient prises pour que les arbres sains puissent le rester.

Ils renouvellent leur opposition à la disparition des tilleuls de la Place ex-Camélinat et s’inquiètent du sort des arbres retirés de la catégorie des arbres remarquables.

En tout état de cause, ils demandent que tous les arbres remarquables survivants de l’ancienne forêt soient l’objet d’une politique volontariste de préservation. Cela dépasse le cadre des services techniques qui font leur travail du mieux qu’ils peuvent. C’est aux élus qu’il incombe de prendre en compte que ces arbres témoignent de l’histoire, font partie de l’identité de notre commune, et que leur disparition progressive est un véritable crève-cœur pour les habitants. Nous refusons la minéralisation progressive de notre cadre de vie qui est en œuvre sous nos yeux.

Nous demandons la création d’une commission mixte associant élus, services techniques, associations et représentants des habitants pour suivre l’évolution de l’état de santé des arbres et sensibiliser les acquéreurs de parcelles arborées à la préservation du patrimoine précieux que représentent ces arbres. Nous souhaitons que la fête annuelle de l’arbre n’ait pas ce goût amer et que la municipalité fasse la démonstration qu’elle fait tout ce qui est possible, en collaboration avec les habitants, pour que notre commune ne devienne pas Aulnay-sans-bois.

5/ Sur les équipements Motion adoptée à l’unanimité.

La piscine : les adhérents s’étonnent de l’absence d’information sur l’évolution de ce dossier, le calendrier annoncé (ouverture du nouvel équipement en 2020) ne paraissant pas pouvoir être respecté. En attendant, nous demandons qu’une réponse argumentée soit donnée à la demande d’ouverture au public des bassins extérieurs.

De même, pour l’espace multimodal de Balagny, la communication générale manque de précision.

Les adhérents attendent que soient enfin dévoilés les projets annoncés depuis plusieurs années d’équipements sur le terrain de la Croix Blanche ou plus récemment la ferme Garcelon. Ils demandent qu’un effort conséquent soit fait pour mettre bien davantage de salles à la disposition des associations.

Ils regrettent qu’aucun projet culturel ambitieux ne soit mis en œuvre par la municipalité pour remédier à l’absence d’une médiathèque centrale.

Etudes

Les projets d’« EMBELLISSEMENT » de la place ABRIOUX, EX-CAMÉLINAT

A la réunion du jeudi 8 décembre, où la Mairie a défendu ses projets pour cette place, Aulnay Environnement a présenté sa propre analyse des projets.

Sur le diagnostic, il y a accord pour mettre fin au parking et rendre la place aux piétons, faire revivre des commerces et ramener des habitants (mais pas trop !) pour faire vivre ces commerces.

Mais le désaccord est profond sur les remèdes proposés :

Aulnay Environnement est hostile à tout parking souterrain

  • qui perturbe la circulation souterraine des eaux, va nécessiter comme partout l’installation de pompes dans le parking et peut-être aussi chez les riverains

  • qui va entraîner la disparition de tilleuls centenaires (espérance de vie 500 à 1000 ans), arbres remarquables.

Aucune réflexion ne semble avoir été menée sur les déplacements dans l’ensemble de la zone, où s’ajoutent plusieurs flux automobiles :

  • une partie des usagers de l’hôpital
  • les clients des commerçants
  • un transit nord-sud depuis la rue du 14 juillet et est-ouest depuis l’avenue du Clocher
  • un afflux de véhicules en fonction des horaires d’entrée et de sortie du collège

En fonction de ces flux (et de la place disponible) :

  • Où vont se faire les entrées et sorties du parking souterrain ?
  • Ne vont-elles pas créer de sérieux problèmes en débouchant sur des croisements de voies où passent aussi beaucoup d’enfants et d’adolescents ?
  • Ne vont-elles par largement empiéter sur la place elle-même, en contradiction avec l’ambition de rendre cet espace aux piétons ?
  • Comment sera compensé l’espace « d’arrêt minute » offert par le parking actuel ?

Et surtout, a-t-on fait une étude sur la circulation autour de la place pour évaluer aussi la part des riverains, des clients et des professionnels dans le stationnement plus ou moins permanent, ce qui aurait pu faire émerger des responsabilités et des solutions alternatives intégrant les autres parkings de la ville? N’aurait-il pas été plus raisonnable de faire cette étude avant de prendre toute décision, au lieu de décider d’abord, et de s’en remettre aux professionnels pour faire rentrer ce projet au forceps dans cette petite place ?

Des terrains seront bientôt disponibles pour un parking en surface, ceux de la perception et de l’annexe Barrault. Pourquoi cette précipitation, alors que sur le terrain de la Croix Blanche, il semble surtout urgent d’attendre ?

En ce qui concerne les constructions :

La place a été repérée en 2008 comme « élément d’intérêt patrimonial » par le service du patrimoine culturel du département de Seine-Saint-Denis. Toute démarche d’embellissement aurait dû avoir comme préalable une vraie réflexion d’urbanisme pour analyser et préserver ce qui fait son cachet.

  • La place est restée « dans son jus », avec des immeubles (sauf bien sûr le nouveau bâtiment du collège) du début du 20e siècle, pour la plupart de qualité.

  • Elle est bordée de très beaux tilleuls centenaires.

  • Côté nord, 2 beaux immeubles, dont un a été bien réhabilité. Ils sont magnifiquement éclairés. L’ensoleillement apparaît comme un atout essentiel pour la place tournée et ouverte vers le sud.

  • Du même côté, l’ancienne boucherie, malgré sa surcharge publicitaire, est un édifice très pittoresque. Il faut rester vigilant, car ses jours sont peut-être comptés.

  • La perle de la place, c’est rue Paul Langevin, l’immeuble Aubry-Boisson (1909), du pur style Art Nouveau. La logique patrimoniale élémentaire serait de le mettre en valeur.

  • le côté du café et du restaurant est occupé par des immeubles de faible qualité, sauf celui du milieu. Mais l’essentiel est dans l’harmonie des volumes. Ces trois immeubles reproduisent la volumétrie de bien des grandes résidences nobiliaires, et même des petites gares dont nous regrettons la disparition : un corps principal, deux ailes symétriques et plus basses.

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Il est beaucoup question de « faire du Beau ». Or il se trouve que dans notre tradition esthétique, l’harmonie est un caractère essentiel du Beau. Le luxe des matériaux, qui semble au cœur de la conception du Beau municipal, est tout à fait accessoire. Élargi à tout le paysage urbain, le respect de la volumétrie devrait être un souci fondamental. Mais pour cela il faudrait avoir ce qu’on pourrait appeler une éthique du paysage urbain, c’est à dire un vrai souci de préserver la beauté des quartiers anciens de la ville. Il faudrait savoir la regarder, et peut-être l’aimer vraiment pour ce qu’elle est.

Et pourtant, le PLU l’affirme :

11/2.1 – Les constructions doivent être compatibles notamment dans leur volumétrie, leurs matériaux et la composition des ouvertures et de l’accroche aux constructions limitrophes (Règlement de la zone UD).

Mais le respect de cet article est le cadet des soucis de la municipalité, du promoteur et de son architecte, au vu de ce qui nous attend :

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Non seulement cet immeuble massacre la volumétrie actuelle, mais il écrase l’immeuble Art Nouveau :

Image extraite du permis de construire et mise en perspective par Aulnay Environnement (On y voit, sans changement d’échelle, le pan coupé de l’immeuble Aubry superposé à la photo comme preuve du respect du document fourni par le promoteur.)

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On aura peut-être du mal à le croire, mais il semble que cette réalité ait échappé aux responsables municipaux, car apparemment de bonne foi, ils ont affirmé au public de la salle que le nouvel immeuble avait la même hauteur que l’immeuble Aubry. Or il fait un à deux étages de plus, selon que l’on prend en compte la fenêtre unique du faîte, une sorte de figure de proue qui en devient ridicule.

Cette situation relève entièrement de la responsabilité de l’équipe municipale qui a fait un règlement de PLU ouvrant toute latitude à la mégalomanie des promoteurs. Dans la zone UD, qui concerne le reste de ce quartier

La hauteur de façade principale est limitée à 13 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 15 mètres. Les parties de construction situées au-dessus de 13 mètres doivent être implantées avec un recul minimum de 3 mètres de la façade principale. (Art. UD 10/1).

Mais les abords de la place ont droit à un traitement de faveur, car ils sont en UDa :

Dans le secteur UDa la hauteur de façade est limitée à 16 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 18 mètres. (Art.10/2.2)

On remarquera qu’il n’est plus question du retrait de 3 mètres au delà des 16 mètres !

Pour offrir la rentabilité maximale au promoteur nous voilà donc avec un monstre architectural qui défigurera bientôt la place.

Mais le pire est à venir!

M. Beschizza a pour intention de contourner les clauses du legs de la parcelle léguée à la municipalité par M. Pecoroni et contiguë au bâtiment administratif du collège. Selon le légateur, ancien instituteur, ce terrain doit être consacré à des usages liés à l’éducation, gymnase ou logements d’enseignants. Le projet présenté jeudi 8 décembre consiste à installer une crèche au rez-de chaussée, et au-dessus, des logements, qui en vertu du règlement de la zone UDa, pourront donc monter à 18 mètres. Si l’on se base sur le projet actuel, cela pourrait donner par exemple ceci :

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Le soleil se levant derrière l’immeuble de gauche et se couchant derrière celui de droite, c’en sera fini de l’ensoleillement de la place en hiver. Évidemment, les tilleuls ne seront plus là non plus. On nous promet à la place des arbustes en pot, qui n’en doutons pas, feront beaucoup pour l’agrément de la place. Dès lors que la municipalité aura vendu le terrain à un promoteur et qu’un permis de ce genre aura été déposé, le Maire ne pourra pas le repousser, car il sera conforme au PLU qu’il a fait voter !

Sur l’avenir du legs Pecoroni, il y aurait bien sûr d’autres voies à explorer, qui respecteraient la volonté du légateur.

Dans le public, des personnes ont fait remarquer l’exiguïté de la cantine. Il y sûrement encore d’autres améliorations à apporter au cadre matériel de nos collégiens et des enseignants.

Il faut pour cela entamer une réflexion avec le département en dépassant les hostilités partisanes, d’autant qu’en 2018, celui-ci va remettre à la municipalité le terrain de l’annexe Barrault (que le Maire envisage d’aménager en école primaire ou maternelle. On aurait besoin d’une nouvelle école, mais pas de locaux supplémentaires pour ces écoliers devenus collégiens ?) Si on le veut, le compromis est possible : un prolongement du collège avec un maximum de deux étages qui préserve l’ensoleillement de la place, une crèche et quelques logements sur la rue Paul Langevin.

Mais pour cela, en vertu d’une véritable éthique du paysage urbain, il faudrait cesser de faire

un pont d’or aux promoteurs !

C’est alors seulement qu’on pourra prétendre avoir mis fin au « bétonnage aveugle » !

(Lettre du maire, novembre 2016)

Il faut revenir sur ces projets aberrants !

Motions

Charte de l’arbre, réponse à Monsieur LAMBERT.

Bonjour,

Merci de cette invitation à laquelle nous ne pouvons que répondre positivement.

Concernant la Charte de l’arbre, elle correspond en effet à une demande conforme à une motion de notre assemblée générale du 22 mars 2018, et que nous avons formulée par une lettre au Maire du 3 avril 2018, suivie d’une relance le 26 juillet de la même année. Deux courriers restés sans réponse. Nous sommes heureux de constater que l’administration municipale sait prendre en compte les réalités du terrain associatif, et que son service du courrier est plus performant que celui des élus.

Conformément à notre demande initiale, nous souhaitons que le groupe de travail qui va être réuni ne voit pas sa mission bornée à la rédaction d’une charte. Nous pensons qu’il doit  bénéficier d’une pérennité lui permettant avant tout de vérifier le respect effectif de cette charte, ce qui passe par l’accès aux documents permettant de comprendre et d’apprécier la gestion de notre patrimoine arboré autant que par une nouvelle recension des arbres remarquables. Ceci dans une dynamique consultative, sans empiéter sur le nécessaire pouvoir décisionnel des responsables. Ces dispositions seraient analogues à celles retenues dans la Charte de l’Arbre de Bondy, page 29.

Quel que soit le nom qu’on donnera à cette structure, Commission Arboricole ou Comité de Suivi, nous pensons qu’elle doit aussi jouer un rôle auprès des propriétaires privés, sur les terrains desquels se trouvent nombre d’arbres à forte valeur patrimoniale. De pair avec la Maison de l’Environnement, son action devrait contribuer à sensibiliser et à mobiliser les Aulnaysiens au rôle que jouent les arbres dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Nous sommes convaincus que sans une association des citoyens dans la durée, cette charte risque de n’être qu’un gadget de campagne électorale. Nous souhaitons donc comme préliminaire la mise au point en commun d’un règlement intérieur qui assure à ce groupe de travail une autonomie suffisante à l’égard des élus autant qu’une durabilité qui aille bien au-delà du mois de mars prochain.

Tous ces présupposés nous semblent tout aussi bien concerner le Groupe de travail Modes Doux.

Dans ces deux groupes de travail, nous souhaitons donc qu’Aulnay Environnement soit représentée avec le même poids que chacun des quartiers (2 membres) , sans que cela soit impérativement nominatif.

Avec nos meilleures salutations,

R-A Bougourd, Président d’Aulnay Environnement.

Actions

Une première salve de propagande électorale

Il semble que pour certains il ne soit pas trop tôt pour lancer la campagne électorale. C’est comme la guerre, il faut tirer les premiers. Et l’on sait que la première victime de la guerre, c’est la vérité. Il faut s’attendre à ce que dans les mois qui viennent, la propagande batte son plein, avec toute une armada de contre-vérités et de « faits alternatifs ».

La lecture d’un commentaire posté par un de nos maire-adjoint nous avait permis de relever quelques procédés bien caractéristiques de la propagande, et il s’avère que le tract distribué obéit à la même logique.

 Vous avez des questions ?

Notre mail : aulnay.environnement[at]gmail.com 

Etudes

LA MÉLODIE DE NOS RUES

Ce fut l’un des maîtres mots de Bruno Beschizza : « Je veux du « beau » pour les Aulnaysiens ». On pourrait se demander pour quels Aulnaysiens, mais ce n’est pas là l’essentiel.  S’agissant de notre paysage urbain, peut-on parler de « beauté » pour Aulnay ? Il est vrai que beaucoup d’habitants sont attachés à leur cadre de vie, rehaussé par ce qu’on peut considérer comme des éléments patrimoniaux : bâtiments dotés d’une véritable qualité architecturale, jardins, parcs, arbres isolés ou alignements remarquables.

Cependant Aulnay est marqué par un profond contraste entre deux espaces urbains : celui du sud et du Vieux Pays, où domine l’habitat pavillonnaire, souvent d’avant-guerre, et le nord, caractérisé par un habitat collectif avec des immeubles de grande taille construits à partir de la deuxième moitié du XXe siècle. Ces « grands ensembles » qui avaient leurs qualités, sont souvent dégradés, et dans leur conception, généralement dépréciés. La réhabilitation, voire la destruction, sont de mise pour les plus anciens, tandis que de nouvelles constructions, aux formes moins monotones, apparaissent, principalement dans le cadre d’un grand projet de « rénovation urbaine ».  Cette transformation matérielle pose principalement le problème des évolutions sociales, ce qui n’est pas le sujet de la présente réflexion. La question de la beauté de ces quartiers en mutation ne peut être abordée avant la fin de cette phase de transformation. Mais elle appartient essentiellement aux habitants eux-mêmes, et passe par la réponse à deux questions : aiment-ils leur quartier, et si oui, pourquoi ? On peut déjà imaginer que dans cet habitat collectif très dense, l’intensité des relations humaines, porteuses de plaisirs  ou de désagréments, prime sur toute considération esthétique.

On peut aussi poser comme corollaire que dans l’habitat individuel, la part des relations humaines est moins grande dans l’appréciation du cadre de vie, chacun pouvant rester sur son « quant à soi » et privilégier les relations humaines choisies. Dans ce milieu démographiquement beaucoup moins dense, le plaisir du promeneur est un élément fondamental de l’appréciation du cadre de vie. D’où vient ce plaisir, en dehors de l’imprégnation de certains lieux par des souvenirs d’épisodes plus ou moins heureux ?  Quel est la part du plaisir esthétique ?

La différence fondamentale entre le promeneur et l’urbaniste, c’est que pour le second, le plan est essentiel. Il voit d’abord les choses d’en haut, le tracé des rues. Le promeneur, lui, ne voit que l’horizontalité des choses, le profil des rues. Et c’est dans ce profil qu’on peut chercher quelque chose qui s’apparente à la beauté. Pour cette recherche, une métaphore musicale peut être féconde. Les notions de « fausse note » ou de « dissonance » sont déjà naturelles pour désigner une incongruité dans un processus linéaire. Mais on peut aller beaucoup plus loin et proposer une grille d’interprétation fondée sur la comparaison entre la rue et une portée musicale.

Considérons d’abord que les notes sur une portée sont de hauteur variable. Si elles étaient de hauteur identique, il n’y aurait pas de mélodie, on n’aurait affaire qu’à un son continu, presque un bruit. Rondes, blanches, noires ou croches, elles sont aussi de durée variable. Il en est de même avec une rue d’un quartier pavillonnaire : les variations d’espacement et de taille des maisons sont une donnée fondamentale. Ces quartiers déjà relativement anciens n’ont rien à voir avec les lotissements récents de la périphérie et du périurbain, généralement une répétition d’un modèle unique, avec de faibles variations. L’uniformité et la monotonie sont étrangères aux quartiers pavillonnaires d’Aulnay. Comme la construction de ces pavillons s’étire sur un siècle et demi de grignotage des espaces agricoles et forestiers, toutes les époques, tous les styles se côtoient, et le seul point commun de ce paysage de banlieue avec celui de la ville centre, c’est qu’on peut, comme à Paris, s’amuser à deviner à quelle époque appartient chaque bâtiment. Le plaisir du promeneur est donc d’abord l’extrême diversité de ce bâti, chaque maison ayant sa personnalité, et l’on peut se prendre à rêver en se demandant si elle reflète la personnalité du propriétaire, ou si c’est le caractère de la maison qui influe sur celle du propriétaire.

Sur une portée figurent aussi des variations d’intensité, forte ou piano, crescendo ou decrescendo. Une rue peut ainsi être affectée par une soudaine inflexion, la présence d’un immeuble de grande hauteur. Pourvu qu’il n’ait pas été construit dans une époque de profonde pauvreté architecturale, cela peut être une rupture bien venue, un point de repère sur une horizontalité de faible hauteur. 

Un élément essentiel de l’écriture mélodique, ce sont les silences, sans lesquels il n’y a pas de respiration. Ainsi dans une rue, il y a des espaces non construits. Un soupir, c’est un jardin, une demi-pause, un arbre isolé, une pause, un petit parc. Ces ruptures du front bâti jouent un rôle déterminant dans l’agrément des rues, en leur donnant un rythme fondé sur le jeu des ombres et des lumières. Dans la circulation de la lumière se joue l’âme d‘une rue. Faire la chasse aux « dents creuses » et privilégier un front bâti uniforme et continu est une erreur fondamentale, qui selon l’orientation, l’heure de la journée et la saison, va plonger une rue dans la pénombre ou l’éblouissement. Au contraire, il faut être attentif à partout laisser des trouées de lumière ou de verdure.

Enfin toute mélodie s’inscrit dans une tonalité, définie par les altérations inscrites à la clé, de do majeur à si mineur. La tonalité d’un paysage urbain est déterminée par des matériaux et des procédés de construction. Les pavillons les plus typiques d’Ile de France associent meulière, brique, linteaux en fonte et carrés de céramique colorée. Il en est de même pour les immeubles collectifs de la fin du XIXe siècle jusqu’à l’entre-deux guerres. Les toitures en encorbellement avec corbeaux entretoisés sont une autre caractéristique de beaucoup de faîtages influencés par le style balnéaire. Introduire dans cet ensemble un prétendu style Ile-de France, avec des combles faussement mansardés à pans façon ardoise n’est qu’un alibi de promoteur pour optimiser les greniers et en faire des appartements. Des façades lointainement inspirées du style haussmannien, agrémentées de coupoles d’angle apportent une dissonance proche du kitsch. Le parement de pierre de taille, totalement étranger au caractère de nos rues dénote surtout une prétention « nouveau riche ».  Toute architecture nouvelle devrait comporter au moins quelques citations du style traditionnel, quelques surfaces en meulière ou brique d’une couleur voisine de celles des anciennes constructions. Ces préconisations ne font qu’illustrer l’article 1 du règlement d’urbanisme repris au début des règles définies pour chaque zone.

À moins que l’architecte ait assez de talent et de liberté pour refuser le pastiche et créer un immeuble en totale rupture, mettant en œuvre une façon vraiment contemporaine d’agencer les volumes, les matériaux et les couleurs, et apportant ainsi une note inattendue qui va donner à la mélodie de la rue une forte personnalité, sans doute sujette à controverse, mais riche d’intérêt.  

L’avantage de cette grille de lecture est d’évacuer la notion de beauté qui conduit tout droit à l’impasse « des goûts et des couleurs, etc. » qui rend impossible toute définition et tout accord. Ce qui est possible, c’est de considérer une rue dans son ensemble, de réaliser des préemptions pour maintenir des respirations et des trouées de lumière, de pousser les promoteurs et les architectes à faire preuve soit d’imagination, soit de respect pour le bâti existant. Mais cela ne fera jamais des mélodies de nos rues des chefs-d’œuvre absolus de la musique symphonique. Ce ne sera jamais que de la musique populaire, qui a aussi son charme. Ce à quoi on peut et doit veiller, c’est qu’elle soit bien écrite.

R-A Bougourd, juillet 2019

arbres

Lettre au Maire, Alignements et Place Abrioux

M. Bruno BESCHIZZA

Maire d’Aulnay-sous-bois

Monsieur le Maire,

Le récent épisode de canicule a pu sensibiliser les Aulnaysiens à l’importance de la mise en place dans une ville de pratiques permettant de limiter la hausse des températures dans des espaces où la minéralisation est importante.

La présence d’arbres donnant beaucoup d’ombre est évidemment un facteur déterminant pour freiner l’accumulation de chaleur. Ainsi nous nous inquiétons de la politique systématique de remplacement des alignements d’arbres. Certes le souci de sécurité justifie l’abattage des arbres malades. Mais abattre sans discernement individus malades et bien portants ne nous  paraît pas la meilleure des solutions. Les épisodes de canicule vont inexorablement se multiplier et s’intensifier et les jeunes arbres ne donnant pas encore d’ombre, ne permettent aucune régulation thermique. Ils vont souffrir d’autant plus, ce qui nécessite un arrosage régulier.  Cela mérite débat.

Il en est de même avec le choix de mettre fin à la taille en rideau. Cette pratique contribue à caractériser un paysage urbain typique (que l’on retrouve dans nombre de jardins à la française) et offre un ombrage sans interruption, ce qui ne sera pas le cas avec des arbres en port libre avant de nombreuses années. Nous aimerions également que ce choix soit mis en discussion.

Le problème de la régulation des températures en ville est une des raisons qui rend si regrettable la disparition des tilleuls de la place Abrioux. Certains devaient être remplacés, mais la majorité pouvait rester si l’on avait fait un choix autre que celui d’un parking souterrain. La prétendue « végétalisation » de la place n’apportera pas d’ombre, à l’instar de celle précédant le tunnel de la gare, et celle des arbres en pot ne peut être qu’extrêmement réduite. Nous nous demandons quelles mesures ont été prises pour que la surface bétonnée de la place n’agisse, ni comme un réverbérateur de lumière, ni comme un accumulateur de chaleur. Si cela n’a pas été fait, nous vous prions de demander à l’entreprise d’étudier cet aspect tant qu’il est encore temps.

Nous nous réjouissons par ailleurs de la mise en place d’un comité de pilotage pour la rédaction d’une Charte de l’arbre. Cette satisfaction est cependant tempérée par le regret qu’un an ait été perdu, puisque nous avions fait cette demande par une lettre datée du 13 avril 2018 suivie d’une relance datée du 26 juillet 2018, lettres restées sans réponse. Il faut croire que ces courriers ont été perdus. Pour éviter pareille mésaventure, nous prenons sur nous de transmettre directement une copie de courrier à Mme Luca, directrice de l’Espace Public, qui porte ce projet. 

Veuillez croire, Monsieur le Maire,  à notre attachement sincère  à la qualité de vie des Aulnaysiens, et recevoir nos meilleures salutations.

Pour le bureau, le président, René-Augustin BOUGOURD

Actions, Camélinat

La place Abrioux : aujourd’hui une piscine, demain une centrale thermique ou une glacière

Aulnay Environnement manifeste contre le parking souterrain Abrioux et la dénomination du parc rue Jules Princet, futur « Cours Napoléon Bonaparte »

AUJOURD’HUI UNE PISCINE : Notre première adjointe nous avait invités à « écouter les experts » en indiquant que l’eau ne venait pas de la nappe phréatique, mais résultait de l’usage d’une foreuse. Jouez avec nous : cherchez la foreuse sur la photo !  Madame, sachez que l’expertise des habitants, familiers des inondations, cela existe !

DEMAIN UNE CENTRALE THERMIQUE : le récent épisode de canicule, en montrant combien le ravalement très clair de l’annexe du collège était éblouissant, nous a fait prendre conscience d’un autre vice fondamental de conception de la future place : avec la disparition de l’ombre des grands tilleuls, que ne compensera jamais la présence de quelques arbres en pot,  cette grande place bétonnisée réverbérera intensément la lumière, sans parler de la façade du nouvel immeuble entièrement « en pierre de taille massive » ! Et n’oublions pas que le projet du maire, pour sa prochaine mandature, est d’offrir au même promoteur le terrain disponible au sud : à ce moment, la place en été sera un des grands « points chauds » de la commune. Et en hiver une glacière, puisqu’en cette saison, le soleil ne passe pas au-dessus des immeubles de 5 étages ! Tout cela relève de la simple observation et du bon sens!

En attendant, pour nous consoler, le discours d’inauguration nous a offert quelques perles bien réjouissantes à ajouter à la décision de nous doter d’un « cours Napoléon Bonaparte ». Pour vanter cette victoire du béton sur le patrimoine arboricole, on a parlé de « végétalisation », avec  la présence d’un olivier, et on a invoqué Marcel Pagnol ! Et dans ces catacombes, on nous a promis de la musique et des parfums ! Le chant des cigales et des parfums au tilleul ?

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Ballanger : rien qu’une victoire d’étape

Les lecteurs du Parisien (mais pas ceux d’Oxygène) viennent de l’apprendre : le cabinet Richez va, sur la demande du maire, faire « une nouvelle proposition dans laquelle le parc sera préservé. »

Que faut-il entendre par cette déclaration, fort vague au demeurant ? S’agit-il de l’ensemble du parc Ballanger, ou juste du parc paysager ? Nous voulons comprendre l’abandon de ce qui était le plus choquant, un cinquième du parc paysager dévolu aux promoteurs. Si c’est bien le cas, pour tous ceux qui s’y sont opposés, c’est une victoire. Mais partielle.

Le projet de construction concernait la partie Ouest. Mais qu’en sera-t-il de la partie Est ? Car le problème de relier à la ville le quartier d’habitation Val Francilia reste entier.

A l’est du parc paysager, le PLU prévoit déjà une voie de passage le long de l’actuel plateau sportif, ce que nous avons toujours dénoncé. Le projet Richez donnait une interprétation très large de cette possibilité : une place triangulaire, d’où partent deux voies vers les rues Degas et Maryse Bastié, celle vers Degas intensément parcourue par de jolis petits véhicules qu’on imagine électriques. 

  • Nous ne pouvons pas faire confiance au cabinet Richez pour imaginer une solution qui respecte réellement le parc. La façon dont le porteur du projet le défendait dans le Parisien du 6 juin 2019, dit bien le peu de considération qu’il avait pour ce très bel espace vert : « créé de toutes pièces, il y a quarante ans. Les buttes, par exemple, sont les remblais du RER B. C’est dire si la banlieue a été maltraitée… et pourtant, on ne les arasera pas. » Une déclaration mensongère, car cet arasement était bien prévu à des endroits stratégiques : la place triangulaire, le débouché sur les rues Degas et Maryse Bastié, et tout le long, entre le parc paysager et le plateau sportif, pour créer un ensemble unifié et faire passer un plan d’eau. On ne sache pas que l’eau remonte les pentes.
  • Nous ne pouvons pas croire que les voies traversant le parc seront réellement « douces » et réservées aux vélos ou à d’hypothétiques navettes électriques. Étant donné la contradiction totale entre les promesses électorales de 2014 et la politique mise en œuvre après les élections, nous ne pouvons plus croire aux engagements de cette municipalité.

Il y aurait une condition : c’est que les habitants soient associés à la conception du projet en amont, qu’ils soient co-rédacteurs de cette « nouvelle copie ». Mais ce n’est vraiment pas dans l’ADN de cette équipe. On va encore gâcher de l’argent, en faisant travailler des « experts » qui vont devoir revoir un projet dont la municipalité elle-même avait posé les principes, et dont on doute qu’ils remettent en cause leur projet de traversée du parc.

Nous ne croyons pas un instant que M. Beschizza se soit soudainement converti à une juste compréhension de la « démocratie de proximité ». Le procédé choisi pour faire connaître son revirement est en lui-même révélateur de son mépris pour les associations qui ont dénoncé les aspects scandaleux du projet. Répond-il à la lettre conciliante d’Aulnay Environnement ? A la poubelle, la lettre ! S’adresse-t-il à VME et au CADA, au collectif ABC dont les adhérents viennent chaque week-end  informer les habitants de ce dont il n’a jamais voulu clairement parler? Pas davantage ! Il choisit d’envoyer une lettre à une association dont l’action en faveur du parc a été singulièrement discrète.

Après 4 ans d’urbanisme brutal imposé aux Aulnaysiens, M. Beschizza ne s’est pas brusquement mis à « entendre la population ». À un an des municipales, il a simplement « senti le vent du boulet ».

ValFrancilia/Ballanger

Monsieur le Maire, levez les ambiguïtés sur le parc Val Francilia!

L’éditorial du numéro d’Oxygène du mois de juin dans lequel il est longuement question des parcs et espaces verts,  laisse perplexe.

D’abord, on n’y trouve aucune mention de la concertation sur Val Francilia lancée depuis le mois d’avril auprès des Aulnaysiens, sur un projet qui impacte le parc Ballanger. Même si l’on peut imaginer que les délais d’impression ne permettaient pas de donner la synthèse de cette concertation présentée le 23 mai, il est étonnant que cette procédure annoncée comme la manifestation d’une volonté de démocratie participative soit ainsi passée sous silence.

Cette synthèse, réalisée avec honnêteté par l’organisatrice de la concertation pourtant membre du cabinet qui a élaboré le projet, indiquait sans ambiguïté que les participants refusaient toute modification du parc Ballanger, en particulier rejetaient le projet de construire sur 5 hectares du parc paysager !

Mais, à la ligne 25 de l’éditorial, on relève cette mention : « les premiers projets des aménageurs ». En bonne logique, cela veut dire qu’il devrait y avoir une deuxième version du projet Val Francilia, dont on veut croire qu’elle sera faite de sorte à prendre en compte les résultats de la concertation.

On peut donc penser que cette deuxième version respectera la spécificité du parc Ballanger, un lieu entouré de vallonnements qui masquent entièrement toute construction, ce qu’apprécient avant tout les promeneurs. Cette particularité est évidemment en complète contradiction avec l’argument des promoteurs du premier projet : « près de 3km de façade sur parc » ! Il est donc temps de considérer qu’il n’y a pas agrandissement du parc Ballanger mais création d’un deuxième parc, Val Francilia, aux caractéristiques bien différentes.  

Que les aménageurs (le cabinet Richez) mandatés par la municipalité n’aient pas compris d’emblée qu’il fallait respecter l’intégrité du parc Ballanger est en soi surprenant. Ils l’auraient sans doute mieux compris si une véritable concertation avec les habitants avait été organisée dès le départ de la réflexion.

C’est pourquoi nous envoyons au Maire une courrier pour lui demander d’organiser dès que possible un ou plusieurs groupes de travail réunissant sans exclusive les élus, les professionnels, les associations et les citoyens qui se sont déjà impliqués en s’inscrivant aux ateliers, ou qui souhaitent les rejoindre, sans oublier les membres des institutions de la démocratie représentative, comme le Conseil Économique, Social et Environnemental, ou le Comité de Pilotage des Conseils de Quartier.

La discussion pourra porter, entre autres, sur la forme de la communication nécessaire entre les deux parcs. Une telle manifestation de volonté de débat démocratique permettrait d’aborder avec plus de sérénité la période qui s’ouvre. Réunir les gens autour d’une table est un bon moyen d’éviter bien des dérives, et peut être, bien des malentendus.

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Quand un urbaniste ne voit pas plus loin que le bout de son contrat

Vincent Cottet, concepteur du projet Val Francilia dans Le Parisien du 7 juin : « L’enjeu principal  qui nous a été imposé par le Maire, c’est de ne pas reproduire le traumatisme des 3000, ce morceau de ville enclavé et qui n’a pas cicatrisé, comme une greffe qui n’a pas pris ».

Si l’on considère le plan de la ville (85 000 habitants, la 3e ville du 93) , on voit une sorte d’énorme ruban de 7 kilomètres de long, qui se rétrécit au sud jusqu’à 2km de large, et s’élargit lentement au nord jusqu’à environ 4 kilomètres, un ruban affecté par deux coupures fondamentales et difficiles à franchir : le RER B entre le sud et le centre, et l’ex nationale 2, prévue à l’origine pour être une bretelle autoroutière, qui sépare « le vieux pays » des « 3000 », à plus de 2 km du centre ville et de ses principaux équipements.  Dans les années 60, c’était dans le nord qu’il y avait les seules terres disponibles pour répondre à la crise du logement. Quelle erreur d’avoir construit là ! Mais construire des logements encore plus au nord, sur la friche PSA, voilà une idée géniale ! Et quel remède pour éviter « l’erreur des 3000 » ? Tout simplement prolonger le quartier à travers le parc Ballanger jusqu’à l’ex-nationale 2, qui par la vertu de la future gare du Grand Paris et de l’intense trafic qu’elle va accentuer, cessera   juste à cet endroit, d’être une coupure!

Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage : « ce parc (Ballanger) n’est pas vieux, il a été créé de toutes pièces, il y a quarante ans. » Quarante ans, c’est pourtant un bel âge pour les 17000 arbres qui y ont été plantés ! « Les buttes, par exemple, sont les remblais du RER B. C’est dire si la banlieue a été maltraitée ! »  On voudrait bien savoir d’où monsieur Cottet tient cette information. Quand bien même,  en sont-elles moins belles pour autant, ces buttes boisées qui créent un milieu protégé où l’on se croit en pleine nature ? M. Cottet est-il à ce point aveugle pour ne pas voir qu’il s’agit là d’un chef-d’œuvre paysager ?

 De sorte que cela ne le gêne pas de construire sur 1/5e du parc paysager, puisqu’il s’agit d’offrir aux futurs habitants «près de 3km de façade sur parc », selon l’argumentaire développé ailleurs par le cabinet Richez pour les promoteurs.  C’est en cela que « ce parc représente un sérieux atout ». Au passage, en prétendant qu’« on veut l’augmenter de 15 ha », il est contredit par le bulletin municipal qui ne parle que de 10 hectares, résultat de la soustraction des 15 nouveaux, moins les 5 construits.

M. Cottet en profite pour nous faire une leçon de morale: « ne soyez pas égoïstes ». Mais Monsieur Cottet, nous le sommes si peu que nous voulons que les habitants de Val Francilia puissent bénéficier du même « parc à vivre » que les Aulnaysiens d’aujourd’hui. Nous croyez-vous assez bornés pour refuser qu’un accès soit possible par le nord ? Mais par les mêmes types d’accès qu’au sud, des rampes et des escaliers, et non par les larges échancrures que vous préconisez, empruntées sur vos belles images non seulement par des piétons, mais aussi par toutes sortes de véhicules !

M. Cottet prétend qu’il n’y aura pas de tours de 10 étages. Il ignore donc que le PLU refait par l’équipe actuelle a défini à l’est de l’emprise PSA une zone UHa où l’on peut faire monter les constructions jusqu’à 46 mètres, et jusqu’à 20 mètres sur le reste de la zone ? C’est lui qui aura le pouvoir de refuser des permis conformes au PLU ?

M. Cottet omet un certain nombre de choses essentielles concernant l’emprise de sa « continuité urbaine ». Elle aura pour conséquence la disparition d’un Institut Médico-pédagogique de 2,5 ha accueillant une centaine de personnes et la fin de la quiétude pour le quartier pavillonnaire voisin de Blanc Village, habité par de nombreuses personnes âgées. Il ferme les yeux sur l’intensité des flux autour du site qui ne pourra que s’intensifier avec l’arrivée de la gare du Grand Paris et d’environ 10000 habitants de son nouveau quartier. Il ne voit pas qu’au sud de l’ex-nationale 2, il y a des zones d’activité vieillies et proches du centre qu’il serait pertinent de reporter sur PSA afin d’y installer son fameux quartier mixte et désenclaver un autre quartier qui en souffre, celui de Balagny. 

Et surtout, surtout,

il omet de dire que Val Francilia est à la limite du cône de bruit

Vivre les fenêtres fermées, voici le paradis qu’il promet aux futurs Valfranciliens !

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Une proposition alternative pour la liaison Gare du Grand Paris – Campus de formation

Aux Aulnaysiens qui ont participé à la réunion organisée mardi 28 mai par Aulnay Environnement, ou qui ont tout simplement consulté le site du cabinet Richez, il est apparu que le projet Val Francilia commandé par la Mairie prévoyait de vendre aux promoteurs 5 hectares du parc Ballanger ainsi que les terrains de l’Institut Médico-Educatif Toulouse-Lautrec permettant à nos concitoyens souffrant d’un handicap intellectuel ou polyhandicapés de bénéficier d’un cadre exceptionnel. Sans oublier les pavillons des quartiers des Ormes et Blanc Village qui disparaissent du plan.

Vue GOOGLE Earth // Détail du projet du Cabinet Richez

On nous dira qu’il ne s’agit que d’un projet, et que nous multiplions les « fake ». Le problème, c’est que nous ne pouvons faire confiance à cette équipe qui n’organise aucune véritable concertation et qui nous a donné l’habitude de ne tenir aucun compte de l’avis des habitants. Et surtout, on nous a bien répété que cette liaison entre la gare et le campus de formation n’était pas négociable. Malgré tout, nous avons réfléchi au problème et fait une proposition correspondant au vœu exprimés par les participants aux ateliers de prétendue « concertation » : « Touche pas à notre parc » ! Mais nous sommes conscients que notre projet a un gros défaut : il ne prévoit pas de réaliser une opération spéculative en vendant un maximum de terrains appartenant à la commune

arbres

Quand tombe une branche d’une tonne

Aulnay Environnement ne pouvait rester insensible à cette nouvelle parue dans le Parisien et relayée le 20 mai par Aulnay Cap : « Une branche d’une tonne est tombée dimanche soir dans l’enceinte du commissariat ». Cet événement qui heureusement n’a pas fait de victimes, nous en rappelle d’autres, comme  cette chute d’un arbre dans une cour d’école le 19 avril, qui a entraîné pour une petite fille l’amputation d’une jambe. Chaque année, de tels événements se produisent, souvent mortels.

Tout le sud d’Aulnay était jusqu‘au début du XXe siècle une magnifique forêt. Il en subsiste quelques grands chênes, souvent superbes. (À distinguer soigneusement des arbres d’alignement) Ce sont des témoins de notre histoire, un ornement de notre paysage urbain. Mais qui nous confrontent à un vrai dilemme :

1/ Nous souhaitons conserver ces arbres qui ornent notre ville, nous offrent de l’ombre en été et jouent un rôle précieux dans notre écosystème, marqué en particulier par la présence de nombreux oiseaux indigènes.

2/ Mais la présence de ces arbres peut être source de danger pour les riverains et les passants.

Que faire donc ?  Supprimer tous les arbres, dans un vertige de recherche du risque zéro, dont nous savons bien qu’il s’agit d’une chimère ? La  raison impose plutôt de les entretenir et les surveiller. De les abattre lorsqu’ils sont malades et dangereux, mais le plus vite possible, de les remplacer.

Il y a deux cas de figure :

  • Beaucoup de ces arbres sont dans l’enceinte des parcs municipaux. Nous savons qu’ils sont gérés au mieux par des services compétents. 
  • Mais bien d’autres sont sur des terrains privés. Et là, rares sont ceux qui prennent correctement soin de leurs arbres, et qui font procéder à des élagages dans les règles de l’art. Lors d’une nouvelle acquisition, bien des nouveaux propriétaires suppriment le problème en abattant les arbres sans aucune autorisation, en ignorant qu’ils doivent replanter.  Ou bien ils ne s’en préoccupent pas et ne procèdent pas aux élagages nécessaires. C’est ce qui s’est passé au commissariat. Le propriétaire (sans doute le ministère de l’intérieur) a laissé ces arbres lancer des branches  gigantesques et trop lourdes, sans se soucier de la sécurité des personnels.

Beaucoup d’Aulnaysiens sont attachés à la présence de ces grands arbres, et s’émeuvent lorsqu’ils disparaissent. De cet aspect affectif, on a grand tort de ne pas tenir compte, dans une ville où la minéralisation et l’imperméabilisation des sols progressent de façon angoissante. À Aulnay Environnement, nous avons pensé qu’il serait pertinent d’associer les habitants à la gestion de ce patrimoine. Non pas pour prendre les décisions à la place des experts, mais pour mieux comprendre et faire comprendre les problèmes à nos concitoyens, et mieux faire connaître leurs responsabilités aux propriétaires.

  C’est pourquoi nous avons demandé la création :d’une charte de l’arbre d’une commission arboricole mixte, associant services municipaux, Maison de l’Environnement, associations et habitants, pour suivre l’état de ce patrimoine et communiquer avec les propriétaires.  

Notre lettre est restée sans réponse, et lors d’une réunion, l’adjoint chargé de l’urbanisme a exprimé son hostilité à cette demande, pour la raison « qu’il y avait déjà trop de réunions ».

Quand nos élus comprendront-ils qu’associer les habitants est un gain pour tous, car tout espace de discussion libre permet d’apaiser les controverses, ouvre une porte  aux compromis nécessaires et répond au besoin de démocratie qui monte dans tout le pays ? 

Question subsidiaire : que fait un commissariat dans une demeure patrimoniale, la villa « Chansonia » ? 

A-t-on relancé le gouvernement sur la promesse faite sous la précédente présidence, de créer un commissariat mieux placé, dans un équipement  digne d’une ville de plus de 82 000 habitants ?