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Un appel au dialogue et à la médiation

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Un appel au dialogue

et à la médiation

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Aulnay-sous-Bois , 5 avril 2018

Nous sommes inquiets devant cette escalade dans la dégradation des rapports entre les administrés et la municipalité : blogs attaqués, élu-e-s d’opposition mis en examen, conseils municipaux perturbés et à huis-clos…et aujourd’hui la garde à vue d’un responsable associatif.
Ce climat est malsain et marque le délitement d’un débat démocratique nécessaire, indispensable même s’il pique, dérange, oblige à argumenter de part et d’autre.
Un ancien élu connaît le travail des élus et le dévouement de nombre d’entre eux, femmes et hommes au service de leur ville, département, Région, Pays… Ils méritent le respect de leur personne, de leur travail de longue haleine mais aussi nos critiques vigilantes et citoyennes. Il doit exister des contre-pouvoirs dotés de moyens de les exercer afin de permettre aux élus d’être mieux en phase avec le vécu des habitants.
Nous comprenons la difficulté de faire face à la multiplicité des attentes et revendications citoyennes. Nous comprenons la difficulté de composer avec des intérêts contradictoires, à faire des choix dans le sens de l’intérêt collectif…
Animateurs d’associations, nous ne pensons pas que la place d’un animateur d’une association soit en garde à vue. C’est la marque d’un échec collectif, auquel nous pouvons nous associer. Avons-nous assez travaillé pour approfondir les liens avec La Révolution est en marche, pour exprimer nos convergences et nos désaccords ? Pour aider, critiquer, faire ensemble, faire entendre…
La parole d’Hadama Traoré n’est pas en costume-cravate. Son vocabulaire dérange, il peut même basculer dans l’outrance, mais il faut entendre cette voix qui en porte bien d’autres. Il réclame des réponses avec insistance, il va vite, il se trompe parce qu’il fait fi des usages et des règles, mais il fait aussi preuve d’une grande volonté, d’une belle énergie au service des autres : des locataires pour la qualité des logements, des personnes exclues. Il a commencé un travail pour un rapprochement entre jeunes et policiers.
Un certain nombre de ses propos ont pu blesser, faire peur…Nous ne les approuvons pas mais nous y avons par contre entendu du découragement, du dépit face à une absence de réponse, considérée comme du mépris… Avec cette question lancinante : que faire pour être entendu ? Le refus du dialogue et de la conciliation n’est pas de bonne politique face à une personne qui porte la voix de bien des Aulnaysiens. Le marteau-pilon d’une intervention policière digne de l’arrestation d’un terroriste n’est pas une bonne réponse, c’est une humiliation de plus.
Nous pensons qu’un dialogue exigeant et respectueux aurait pu, aurait dû être instauré avec lui et son association, et plus largement avec une jeunesse qui veut prendre sa place dans la vie de notre ville.
Pouvons-nous croire que cela n’est pas trop tard ?
Il faut développer des lieux de dialogue et de médiation au plus vite, nous sommes prêts à y prendre notre place.

Alain AMÉDRO

Vivre Mieux Ensemble

R-A BOUGOURD

Aulnay Environnement

Actions, Motions, Nos Actions

Motions Votées le 22 Mars 2018

Motions soumises au vote de l’assemblée Générale d’Aulnay Environnement, le 22 mars 2018

1/Sur la démocratie locale Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents s’inquiètent de la mise en œuvre par la municipalité d’une conception très restrictive de la démocratie dans ses relations avec les citoyens et les associations.

  • Surdité : la demande répétée de concertation avec les habitants sur la transformation de l’ex-place Camélinat n’a jamais suscité la moindre réponse (concertation : s’accorder, se consulter pour mettre au point un projet commun (Larousse) et non : informer de ce que l’on a décidé, en tournant en ridicule les contre-propositions).

  • Brutalité : c’est le sort réservé aux associations dont l’activité repose sur la jouissance d’un terrain, dès lors que la municipalité compte lui donner une autre affectation : après que le club canin (500 adhérents) ait fait une contre-proposition réaliste sur la nouvelle localisation envisagée, les ponts ont étés coupés et le club a dû simplement disparaître. Qu’en sera-t-il du club de Tir à l’arc ? La même brutalité pour l’association gérant l’Office du Tourisme, jouissant, elle, d’une liberté d’initiative pour la promotion de la commune : aucune discussion préalable, mais un simple courrier à la présidente le jour même de sa dissolution décrétée par la municipalité. Aulnay Environnement a marqué sa solidarité avec ces associations qui œuvraient pour le bien de notre commune.

  • Judiciarisation  : de plus en plus, en rejetant toute possibilité de conciliation, les prises de position critiques et publiques sont poursuivies en justice. La crainte est grande de voir se développer ici la pratique de certains acteurs économiques qui cherchent à décourager toute critique par le harcèlement judiciaire et les coûts financiers. Aulnay Environnement tient à exprimer son attachement à la liberté d’expression, en particulier à celle des blogs qui sont l’un des rares moyens de faire connaitre des analyses, la modération des publications par les responsables des sites restant au demeurant une autre base de la vie démocratique.

2/ sur les constructions Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents renouvellent les critiques portées sur la politique de construction de la municipalité :

  • Non-respect de la promesse électorale de mettre fin au « bétonnage »

  • Non-respect de la réglementation sur l’intégration harmonieuse de nouvelles constructions (ex-place Camélinat)

  • Non-respect des vœux des habitants sur la construction en retrait

  • Non-respect des quotas de logements sociaux dans le sud

  • Non-respect des promesses électorales de ne pas prévoir de logements sur les terrains PSA

  • Non-respect du patrimoine : des constructions anciennes de qualité ont disparu (rue Gatouillat, rue Barrault), et d’autres sont menacées (« Brimborion » et son jumeau route de Bondy, ou encore des bâtiments de grande valeur patrimoniale, le café des « pailleux », au Soleil Levant, ou la maison de Jules Princet). Les « bâtisses » que la municipalité se vante d’avoir sauvegardé ont été acquises pendant la précédente mandature. Au-delà de la propagande, la politique de préservation du tissu pavillonnaire et de mise en valeur du patrimoine reste à démontrer.

  • Non-respect de la largeur minimale effective des trottoirs

Ils s’interrogent sur les suites concrètes qui pourront être données à la concertation sur l’avenir du Centre Gare, le gel (pour deux ans) des projets immobiliers prenant fin au moment des prochaines élections municipales. Ils ne voient pas comment, avec un règlement de PLU aussi favorable aux projets des promoteurs, on pourra réellement éviter que soit défiguré le centre de notre commune. Ils se demandent quel est le sens profond de cette concertation.

3/ Sur la circulation Motion adoptée à l’unanimité, moins une abstention

Les adhérents approuvent la mise en œuvre d’une réflexion sur la circulation. Ils insistent sur l’impératif de bonne circulation des transports en commun : le stationnement des véhicules doit être conditionné à cet objectif. Ils souhaitent que les nuisances de la circulation, à laquelle nous participons tous peu ou prou, soient limitées au maximum, mais aussi équitablement réparties entre les riverains, en particulier pour la circulation des poids lourds et des autobus. Ils demandent qu’un autre impératif soit la sécurité des piétons, et que tout soit mis en œuvre pour qu’ils ne soient pas contraints de descendre du trottoir (ex rue du Gros peuplier) par la présence de véhicules en stationnement sauvage. Trottoirs sur lesquels la vigilance est encore de mise en raison de la multiplication des déjections canines contre laquelle une action de sensibilisation (et de nettoyage) s’impose. De même, partout où c’est possible, ils demandent que la circulation des cyclistes soit facilitée. Ils souhaitent que les investissements en vidéosurveillance servent à la répression des incivilités du stationnement et de la circulation. Ils souhaitent le développement d’un réseau de navettes entre les quartiers.

Ils souhaitent que le stationnement de courte durée soit favorisé par les tarifs de la première heure (gratuité on très faible coût). Ils renouvellent leur opposition à la création de parkings souterrains à deux niveaux (place ex-Camélinat).

4/ Sur le patrimoine arboré Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents prennent acte de la nécessité de faire face aux maladies qui affectent beaucoup de nos arbres et qui conduit à leur abattage. Néanmoins ils espèrent que cela ne sera pas l’occasion de faire disparaître des arbres sains pour faire place nette aux projets immobiliers. En tout état de cause, ils demandent au plus vite le remplacement des arbres disparus. Ils demandent aussi que toutes les précautions soient prises pour que les arbres sains puissent le rester.

Ils renouvellent leur opposition à la disparition des tilleuls de la Place ex-Camélinat et s’inquiètent du sort des arbres retirés de la catégorie des arbres remarquables.

En tout état de cause, ils demandent que tous les arbres remarquables survivants de l’ancienne forêt soient l’objet d’une politique volontariste de préservation. Cela dépasse le cadre des services techniques qui font leur travail du mieux qu’ils peuvent. C’est aux élus qu’il incombe de prendre en compte que ces arbres témoignent de l’histoire, font partie de l’identité de notre commune, et que leur disparition progressive est un véritable crève-cœur pour les habitants. Nous refusons la minéralisation progressive de notre cadre de vie qui est en œuvre sous nos yeux.

Nous demandons la création d’une commission mixte associant élus, services techniques, associations et représentants des habitants pour suivre l’évolution de l’état de santé des arbres et sensibiliser les acquéreurs de parcelles arborées à la préservation du patrimoine précieux que représentent ces arbres. Nous souhaitons que la fête annuelle de l’arbre n’ait pas ce goût amer et que la municipalité fasse la démonstration qu’elle fait tout ce qui est possible, en collaboration avec les habitants, pour que notre commune ne devienne pas Aulnay-sans-bois.

5/ Sur les équipements Motion adoptée à l’unanimité.

La piscine : les adhérents s’étonnent de l’absence d’information sur l’évolution de ce dossier, le calendrier annoncé (ouverture du nouvel équipement en 2020) ne paraissant pas pouvoir être respecté. En attendant, nous demandons qu’une réponse argumentée soit donnée à la demande d’ouverture au public des bassins extérieurs.

De même, pour l’espace multimodal de Balagny, la communication générale manque de précision.

Les adhérents attendent que soient enfin dévoilés les projets annoncés depuis plusieurs années d’équipements sur le terrain de la Croix Blanche ou plus récemment la ferme Garcelon. Ils demandent qu’un effort conséquent soit fait pour mettre bien davantage de salles à la disposition des associations.

Ils regrettent qu’aucun projet culturel ambitieux ne soit mis en œuvre par la municipalité pour remédier à l’absence d’une médiathèque centrale.

Etudes

Les projets d’« EMBELLISSEMENT » de la place ABRIOUX, EX-CAMÉLINAT

A la réunion du jeudi 8 décembre, où la Mairie a défendu ses projets pour cette place, Aulnay Environnement a présenté sa propre analyse des projets.

Sur le diagnostic, il y a accord pour mettre fin au parking et rendre la place aux piétons, faire revivre des commerces et ramener des habitants (mais pas trop !) pour faire vivre ces commerces.

Mais le désaccord est profond sur les remèdes proposés :

Aulnay Environnement est hostile à tout parking souterrain

  • qui perturbe la circulation souterraine des eaux, va nécessiter comme partout l’installation de pompes dans le parking et peut-être aussi chez les riverains

  • qui va entraîner la disparition de tilleuls centenaires (espérance de vie 500 à 1000 ans), arbres remarquables.

Aucune réflexion ne semble avoir été menée sur les déplacements dans l’ensemble de la zone, où s’ajoutent plusieurs flux automobiles :

  • une partie des usagers de l’hôpital
  • les clients des commerçants
  • un transit nord-sud depuis la rue du 14 juillet et est-ouest depuis l’avenue du Clocher
  • un afflux de véhicules en fonction des horaires d’entrée et de sortie du collège

En fonction de ces flux (et de la place disponible) :

  • Où vont se faire les entrées et sorties du parking souterrain ?
  • Ne vont-elles pas créer de sérieux problèmes en débouchant sur des croisements de voies où passent aussi beaucoup d’enfants et d’adolescents ?
  • Ne vont-elles par largement empiéter sur la place elle-même, en contradiction avec l’ambition de rendre cet espace aux piétons ?
  • Comment sera compensé l’espace « d’arrêt minute » offert par le parking actuel ?

Et surtout, a-t-on fait une étude sur la circulation autour de la place pour évaluer aussi la part des riverains, des clients et des professionnels dans le stationnement plus ou moins permanent, ce qui aurait pu faire émerger des responsabilités et des solutions alternatives intégrant les autres parkings de la ville? N’aurait-il pas été plus raisonnable de faire cette étude avant de prendre toute décision, au lieu de décider d’abord, et de s’en remettre aux professionnels pour faire rentrer ce projet au forceps dans cette petite place ?

Des terrains seront bientôt disponibles pour un parking en surface, ceux de la perception et de l’annexe Barrault. Pourquoi cette précipitation, alors que sur le terrain de la Croix Blanche, il semble surtout urgent d’attendre ?

En ce qui concerne les constructions :

La place a été repérée en 2008 comme « élément d’intérêt patrimonial » par le service du patrimoine culturel du département de Seine-Saint-Denis. Toute démarche d’embellissement aurait dû avoir comme préalable une vraie réflexion d’urbanisme pour analyser et préserver ce qui fait son cachet.

  • La place est restée « dans son jus », avec des immeubles (sauf bien sûr le nouveau bâtiment du collège) du début du 20e siècle, pour la plupart de qualité.

  • Elle est bordée de très beaux tilleuls centenaires.

  • Côté nord, 2 beaux immeubles, dont un a été bien réhabilité. Ils sont magnifiquement éclairés. L’ensoleillement apparaît comme un atout essentiel pour la place tournée et ouverte vers le sud.

  • Du même côté, l’ancienne boucherie, malgré sa surcharge publicitaire, est un édifice très pittoresque. Il faut rester vigilant, car ses jours sont peut-être comptés.

  • La perle de la place, c’est rue Paul Langevin, l’immeuble Aubry-Boisson (1909), du pur style Art Nouveau. La logique patrimoniale élémentaire serait de le mettre en valeur.

  • le côté du café et du restaurant est occupé par des immeubles de faible qualité, sauf celui du milieu. Mais l’essentiel est dans l’harmonie des volumes. Ces trois immeubles reproduisent la volumétrie de bien des grandes résidences nobiliaires, et même des petites gares dont nous regrettons la disparition : un corps principal, deux ailes symétriques et plus basses.

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Il est beaucoup question de « faire du Beau ». Or il se trouve que dans notre tradition esthétique, l’harmonie est un caractère essentiel du Beau. Le luxe des matériaux, qui semble au cœur de la conception du Beau municipal, est tout à fait accessoire. Élargi à tout le paysage urbain, le respect de la volumétrie devrait être un souci fondamental. Mais pour cela il faudrait avoir ce qu’on pourrait appeler une éthique du paysage urbain, c’est à dire un vrai souci de préserver la beauté des quartiers anciens de la ville. Il faudrait savoir la regarder, et peut-être l’aimer vraiment pour ce qu’elle est.

Et pourtant, le PLU l’affirme :

11/2.1 – Les constructions doivent être compatibles notamment dans leur volumétrie, leurs matériaux et la composition des ouvertures et de l’accroche aux constructions limitrophes (Règlement de la zone UD).

Mais le respect de cet article est le cadet des soucis de la municipalité, du promoteur et de son architecte, au vu de ce qui nous attend :

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Non seulement cet immeuble massacre la volumétrie actuelle, mais il écrase l’immeuble Art Nouveau :

Image extraite du permis de construire et mise en perspective par Aulnay Environnement (On y voit, sans changement d’échelle, le pan coupé de l’immeuble Aubry superposé à la photo comme preuve du respect du document fourni par le promoteur.)

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On aura peut-être du mal à le croire, mais il semble que cette réalité ait échappé aux responsables municipaux, car apparemment de bonne foi, ils ont affirmé au public de la salle que le nouvel immeuble avait la même hauteur que l’immeuble Aubry. Or il fait un à deux étages de plus, selon que l’on prend en compte la fenêtre unique du faîte, une sorte de figure de proue qui en devient ridicule.

Cette situation relève entièrement de la responsabilité de l’équipe municipale qui a fait un règlement de PLU ouvrant toute latitude à la mégalomanie des promoteurs. Dans la zone UD, qui concerne le reste de ce quartier

La hauteur de façade principale est limitée à 13 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 15 mètres. Les parties de construction situées au-dessus de 13 mètres doivent être implantées avec un recul minimum de 3 mètres de la façade principale. (Art. UD 10/1).

Mais les abords de la place ont droit à un traitement de faveur, car ils sont en UDa :

Dans le secteur UDa la hauteur de façade est limitée à 16 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 18 mètres. (Art.10/2.2)

On remarquera qu’il n’est plus question du retrait de 3 mètres au delà des 16 mètres !

Pour offrir la rentabilité maximale au promoteur nous voilà donc avec un monstre architectural qui défigurera bientôt la place.

Mais le pire est à venir!

M. Beschizza a pour intention de contourner les clauses du legs de la parcelle léguée à la municipalité par M. Pecoroni et contiguë au bâtiment administratif du collège. Selon le légateur, ancien instituteur, ce terrain doit être consacré à des usages liés à l’éducation, gymnase ou logements d’enseignants. Le projet présenté jeudi 8 décembre consiste à installer une crèche au rez-de chaussée, et au-dessus, des logements, qui en vertu du règlement de la zone UDa, pourront donc monter à 18 mètres. Si l’on se base sur le projet actuel, cela pourrait donner par exemple ceci :

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Le soleil se levant derrière l’immeuble de gauche et se couchant derrière celui de droite, c’en sera fini de l’ensoleillement de la place en hiver. Évidemment, les tilleuls ne seront plus là non plus. On nous promet à la place des arbustes en pot, qui n’en doutons pas, feront beaucoup pour l’agrément de la place. Dès lors que la municipalité aura vendu le terrain à un promoteur et qu’un permis de ce genre aura été déposé, le Maire ne pourra pas le repousser, car il sera conforme au PLU qu’il a fait voter !

Sur l’avenir du legs Pecoroni, il y aurait bien sûr d’autres voies à explorer, qui respecteraient la volonté du légateur.

Dans le public, des personnes ont fait remarquer l’exiguïté de la cantine. Il y sûrement encore d’autres améliorations à apporter au cadre matériel de nos collégiens et des enseignants.

Il faut pour cela entamer une réflexion avec le département en dépassant les hostilités partisanes, d’autant qu’en 2018, celui-ci va remettre à la municipalité le terrain de l’annexe Barrault (que le Maire envisage d’aménager en école primaire ou maternelle. On aurait besoin d’une nouvelle école, mais pas de locaux supplémentaires pour ces écoliers devenus collégiens ?) Si on le veut, le compromis est possible : un prolongement du collège avec un maximum de deux étages qui préserve l’ensoleillement de la place, une crèche et quelques logements sur la rue Paul Langevin.

Mais pour cela, en vertu d’une véritable éthique du paysage urbain, il faudrait cesser de faire

un pont d’or aux promoteurs !

C’est alors seulement qu’on pourra prétendre avoir mis fin au « bétonnage aveugle » !

(Lettre du maire, novembre 2016)

Il faut revenir sur ces projets aberrants !

Actions, Camélinat

Le jeu des 7 Erreurs ! 19/06/2018

une récente publication sur votre site AulnayLibre  étant clairement une allusion à l’action de notre association Aulnay Environnement, nous pensons pouvoir disposer d’un droit de réponse sur votre site. Nous vous prions donc de bien vouloir publier le document joint.

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Nouvelles Constructions

Et vive les parkings souterrains !

Ces derniers jours bien des passants ont dû se poser cette question : mais que se passe-t-il donc au 37 de la Route de Bondy ?

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Est-ce la démolition de ce pavillon depuis longtemps abandonné, un temps squatté, qui commence ?
Pour comprendre, imaginons ce quartier de notre ville fonctionnant comme un écosystème, avec des éléments vivant en harmonie : des pavillons avec jardins, de nombreux arbres sur la voie publique et sur les terrains privés, quelques immeubles de grande hauteur. Un paysage urbain stabilisé depuis des décennies. Mais le plus important, c’est ce qu’on ne voit pas : une nappe phréatique à faible profondeur, des couches sensibles à la dissolution du gypse. Un sous-sol qui ne demande qu’à se transformer en gruyère…
Or voilà que ce fragile équilibre est rompu par l’arrivée d’une espèce invasive et particulièrement dangereuse : l’immeuble de grande hauteur avec parking souterrain, souvent à deux niveaux de sous-sol. Bloquée par le cuvelage, l’eau souterraine va s’accumuler alentour, sous les pavillons. La dissolution du gypse va s’accélérer, la menace d’effondrement se profiler. C’est ce qui s’est passé au 37 route de Bondy.

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Le 37, depuis l’arrivée de l’immeuble de 6 étages avec son parking souterrain, menaçait de s’effondrer. Que faire ? Appliquer la méthode Shadock, bien sûr ! Pomper !

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Et injecter un ciment pour boucher la cavité qui s’est formée..

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Remarquons que tous les réalisateurs de parkings souterrains sont les dignes héritiers des Shadocks : dans tous les parkings, on pompe !

Conséquence : on remplace de l’eau saturée en gypse par de l’eau qui ne demande qu’à en faire autant.
Et la dissolution du gypse continue de plus belle !
Et que fait l’eau qui ne parvient pas à circuler dans le sous-sol à cause des cuvages des parkings ? Elle est bloqué en aval et elle dissous le gypse et fragilise les sous-sol alentour et les bâtiments qui sont dessus.
Et que va-t-il se passer pour les riverains de l’énorme cuvelage du parking souterrain de l’ex-place Camélinat auquel s’ajoute celui du gros immeuble « Villa Trevi » ?
Et vive les parkings souterrains et la dissolution du gypse !
Vision d’apocalypse ? Fantasme ? Que les sceptiques consultent l’article du Parisien : « Soudain un trou s’est formé dans le jardin »

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-saint-denis-93/soudain-un-trou-s-est-forme-dans-le-jardin-02-09-2014-4102879.php

On y apprendra que le comblage du trou est à la charge des propriétaires.
Ce n’était pas dans une contrée exotique, mais chez nos voisins, à Sevran.
Conclusion pour les propriétaires de pavillons en « zone de centralité » : vendez au plus vite, partez n’importe où ailleurs, avec pour devise celle des élus et des promoteurs : après nous, le déluge !

arbres

Courrier DGDST Contre les Gourmands 04/06/2018

Monsieur SOUMY Jean-Georges
Directeur Général des Services Techniques

Ville d’Aulnay-sous-Bois
Centre Administratif
93600 Aulnay-sous-Bois

Monsieur,

Nous souhaitons attirer votre attention sur l’absence d’entretien des arbres d’alignement de nos rues. Des gourmands sur les troncs et au sol affaiblissent ces végétaux. A cela s’ajoutent les déchets laissés au pied des arbres. Il nous semble qu’une taille des gourmands leur offrirait une plus grande longévité. Et cela effacerait l’impression pénible que l’esthétique de nos rues est ainsi négligée, ce qui ne pousse pas les passants au respect de l’environnement. Sans parler de la gêne pour les piétons.
Merci de nous faire savoir si vous pourriez faire faire cela pour les arbres de nos rues.
A cette occasion, nous aimerions avoir une réponse à notre demande de la création d’une commission mixte d’information et de sensibilisation sur notre patrimoine arboré.
Avec nos meilleures salutations,

Pour le bureau d’Aulnay Environnement,
Robert Halifax, Secrétaire Général

Pages exemples

 

Camélinat

Compte rendu de la réunion circulation 24-5-2018

René-Augustin Bougourd et Robert Halifax ont répondu jeudi 24 mai à l’invitation de M. Soumy, Directeur des Services Techniques, faite à la demande du Maire, pour une communication sur les expérimentations liées au plan de circulation.

En préambule, nous avons déploré que ce genre de réunion ne nous soit proposée que sur des sujets certes importants pour les Aulnaysiens, mais sur lesquels ne portent pas de sérieuses controverses, et desquels il peut sortir un consensus, jamais sur les sujets (comme l ‘aménagement de l’ex-place Camélinat), où l’on pourrait chercher des compromis, ce qui est l’objectif de toute vraie concertation.

Nous n’avons pas fait d’objections aux différentes expérimentations qui vont être mises en œuvre dans le but d’apaiser la circulation. Nous avons cependant fait remarquer que les déplacements automobiles allaient être plus longs, ce qui d’un point de vue environnemental, ne constitue pas un progrès. Il est triste que les comportements incivils conduisent à ce genre de mesure.

Nous avons fait part de notre expérience de la circulation sur la rue Jean Jaurès, en particulier sur les croisements avec l’avenue de la Croix Blanche et l’avenue Vercingétorix, où la visibilité, en raison du stationnement, est sérieusement limitée. Comme pour abonder dans ce sens, deux conducteurs ont pris soin de se percuter le soir même au second de ces croisements, détruisant le miroir, plusieurs potelets et entamant le tronc d’un platane. Le choc a été si violent que tous les riverains sont sortis dans la rue.

M. Lambert, chargé de la circulation, a pris bonne note de nos remarques. Qu’en sortira-t-il ?

Nous avons demandé des nouvelles de la piscine. On en est au 3e round des négociations avec les deux entreprises candidates. Les dossiers présentant de notables divergences sur l’évaluation du coût des fluides ou de l’entretien-réparation, les dossiers doivent être présentés à nouveau. Le choix définitif devrait être fait d’ici quelques semaines. Nous avons exprimé notre scepticisme sur la probabilité de l’ouverture d’une piscine sous la mandature actuelle.

Concernant le coût du parking souterrain de l’ex-place Camélinat, contre lequel nous luttons sans que cela conduise à la moindre concertation avec le Maire, nous avons fait remarquer l’énorme décalage de coût entre ce que nous avait indiqué (avec une honnêteté que nous apprécions) M. Soumy, à savoir 5 millions d’Euros (soit le 5e des investissements annuels de la commune) et le montant indiqué par Oxygène qui s’élève seulement à 870 000€.

Il nous a été indiqué que cette somme ne correspond qu’à la première phase des dépenses engagées en 2018 et que le montant final serait bien de 5 millions. Dépense que nous désapprouvons, une autre solution moins coûteuse étant possible. Nulle part dans la communication municipale cette précision n’est donnée. La confusion est d’autant plus facile qu’à l’énumération des « actions phares » se mêlent investissements étalés sur plusieurs années et dépenses strictement annuelles, comme l’entretien de la voirie. Concernant cette communication vers les citoyens, on jugera de l’honnêteté du procédé.

[Mise a jour]  du 28 Mai 2018

A propos du projet Verrechia rue Anatole France (immeuble Eiffel), M. Martinez, Directeur des services de l’urbanisme D’Aulnay-sous-Bois, nous a donné les précisions suivantes :
L’ajout d’un étage résulte d’une modification de la hauteur de la zone de commerce au rez-de chaussée, une supérette et un magasin de première nécessité prévus dans le cahier des charges. Dans le dossier du permis de construire, il se serait avéré que l’espace nécessaire au passage des gaines techniques était surévalué. C’est en le rétrécissant qu’on a pu gagner un étage.
Dont acte. Quelqu’un a dû confondre mètre et décimètre. Faisons amende honorable : tous nos sous-entendus sur la recherche maximum du profit étaient sans fondement. Nous savons bien pourtant que la seule préoccupation du bien public est en œuvre dans ce genre de projet.

Annexe (1) les circuits en expérimentation (Format PDF)

Circuit centre Carrefour de la ferme

Circuit centre  Edmond Poncet

Circuit sud  Nonneville

Circuit sud  Gymnase Plan d’Argent

Circuit autour de l’Ecole Perrieres

Annexe (2) Note de l’admin (jl.solbès) :

Puisqu’il est question dans ce plan de circulation de favoriser (aussi) la vie des cyclistes  je ne saurai trop vous conseiller de consulter / enrichir  ce plan en ligne participatif créer par un Aulnaysien sur les améliorations cyclables possibles sur notre ville en cliquant ICI

concours

#AulnayLePlusBelArbre Participation de Marie-Lise

Il s’agit d’un des trois derniers chênes subsistants de l’ancienne « forêt de Bondy » , qui couvrait jadis Aulnay . Il a plus de quatre cent ans , est immense ,  et abrite une faune diversifiée ( colombes , perruches , corvidés , merles , passereaux  etc…) Il est situé près du Centre Le Camus , non loin de la place Camelinat-Abrioux , et bien qu’il soit probablement classé , il pourrait  être abattu , ainsi que les deux autres ,  lors des travaux de transformation du Centre en immeuble d’appartements de cinq étages.
Ce serait une catastrophe , visuelle , historique ,  et écologique …
La photo est prise de mon jardin . L’achat de ma maison fut en grande partie du au coup de coeur lié à  la présence de cet arbre remarquable à proximité . Vivre sous sa puissance tutélaire est pour moi un bonheur chaque jour renouvelé , et le voir sacrifié , après quatre cent ans de vie , à de mesquins intérêts financiers ,  me révulse .
Puisse votre concours permettre de le sauver !
Longue vie à l’Association !
ML.C
Aulnay Toussaint 2017
NDLR : vous pouvez voter pour cette photo sur le site Instagram d’Aulnay Environnement 
Nouvelles Constructions

Immeuble Eiffel : Achetez cinq le sixième est bonus

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Un nouveau panneau sur le chantier de l’immeuble SCCV Villa Eiffel rue Anatole France.
AFFICHAGE le 25.04.2018 il semble qu’il a été mis vers le 17.05.2018.
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On découvre une augmentation du nombre de logements (89 au lieu de 79 au départ)
et un sixième étage ! Tout ceci sans augmentation de la hauteur, ni de la superficie du terrain.

Il semble que le promoteur Monsieur VERRECHIA soit un spécialiste du sixième étage caché, après l’immeuble de la place Jean-Claude Abrioux ex-Camélinat, voici que l’immeuble Eiffel prend une strate !
La première fois cela pouvait passer pour un loupé, la seconde c’est plus sûrement une technique de vente.

On peut faire cette hypothèse : au départ on appâte le client avec un cinquième étage aux grandes baies vitrées. Très standing loft parisien, à deux pas de la gare. On met un beau dessin d’architecte en trois par quatre.

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Même si l’immeuble fait vingt mètres de haut, il semble respecter une certaine cohérence architecturale. On peut penser que le projet est présenté aux futurs acheteurs sous cet angle.

Une fois que la rentabilité est assurée après les premières signatures, on modifie le permis de construire,  pour rajouter un étage, et donc la marge bénéficiaire. Tout ceci avec la bénédiction de la municipalité. Qu’a-t-elle à y gagner ? Et les Aulnaysiens ?

En final on affiche en retrait dans un coin assez haut, le permis modifié.

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Auteur de la construction Inchangée.
Superficie du terrain Inchangée.

À votre avis qu’est ce qui va diminuer ? Les grandes baies vitrées ? Les commerces ?
En tout état de cause, la joie des premiers acheteurs, certainement !

Et hop ça roule ! Tout ceci dans la plus grande légalité.

Pour AE :  jl.Solbès

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[RASSEMBLEMENT] Fête des Terres de Gonesse – Dimanche 27 mai 2018

Rassemblement27Mai2018

De 10h00 à 18h00   sur le Triangle de Gonesse

Participez à la fête en venant avec vos plants de légumes ou de fleurs, et/ou avec une affichette sur papier format A3, exprimant vos oppositions, convictions et idées pour le Triangle de Gonesse.

L’annulation de l’arrêté préfectoral de création de la ZAC du Triangle de Gonesse par le tribunal administratif de Cergy ne suffit pas pour garantir l’abandon du projet EuropaCity. Puisque cela ne décourage ni Auchan ni Wanda, il revient aux amis de la nature, des terres agricoles, des cultures maraîchères et des espaces de respiration en zone péri-urbaine de continuer à se rassembler et à se manifester pour montrer qu’ils seront toujours là pour protéger les terres fertiles du Triangle de Gonesse, les dernières au Sud de Roissy et au Nord de Paris.

Redoublons d’efforts pour que les décideurs politiques se saisissent enfin du projet CARMA, seul projet alternatif issu du terrain, peu gourmand en investissement, inspiré des expériences concrètes menées en agriculture périurbaine et vivrière à Barcelone et à Milan, seul projet susceptible de reconstruire le lien entre producteurs, consommateurs et habitants.

NON à EuropaCity !

Place au projet CARMA

Toutes les informations sur le tract de l’événement
sur le site du Collectif pour le triangle de Gonesse
ou par mail

Actions, arbres, Camélinat

Ils vont le faire !

Les travaux du parking souterrain

de l’ex-place Camélinat commenceront au mois d’Août !

Des bruits couraient qu’ils allaient renoncer, que la raison finirait par l’emporter.

Vains espoirs ! Avant que le choix de l’entreprise ait été présenté en conseil municipal, il apparaît que les jeux sont faits. Finis les tilleuls de l’ex-place Camélinat ! Finie l’invisibilité des montées de la nappe phréatique sous la place, finie la stabilité des fondations des immeubles centenaires, bonjour les infiltrations dans les caves ! Finie la sécurité relative des déplacements des élèves du collège, des voitures vont surgir et s’engouffrer sous leurs pieds.

Un bel hiver et un beau printemps pour les riverains et les usagers de la place : à l’énorme chantier du monstrueux immeuble de 5 étages du promoteur Verrechia, va s’ajouter celui du trou voulu par le maire Beschizza, qui se creusera jusqu’au ras des immeubles! Et qui approfondira encore le trou des finances communales !

Et ce n’est pas fini ! Ensuite viendra le second immeuble Verrechia sur le sud de la place, sur le terrain légué pour des usages scolaires ! Ensuite, ce sera le tour de l’ex-Centre Le Camus (une belle hécatombe d’arbres remarquables en perspective !) Et pourquoi pas aussi celui du terrain de l’ex-perception, transformé provisoirement en parking, mais sur lequel lorgnent évidemment les promoteurs ! C’est la transformation de tout le quartier en résidences de luxe qui se profile, sans que jamais cela ait été annoncé dans les discussions sur le PLU.

Où est l’intérêt des Aulnaysiens ? Leur a-t-on demandé leur avis ? Jamais ! Il y a moyen de réhabiliter la place et le commerce d’une autre façon ! Depuis deux ans, aux demandes de concertation, à la pétition mise en ligne rassemblant plus de 750 signatures, aucune réponse !

Où en est-on du slogan électoral

« Aulnay respectueuse » ?

Citoyens, vous avez voté, maintenant,

Circulez

(si on peut dire) !

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