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Actions, Place Abrioux

Lettre au préfet concernant le Parking Abrioux

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M. Le Préfet de Seine Saint Denis

1 esplanade Jean Moulin
93007 Bobigny cedex

Aulnay, le 2 octobre 2018

Objet : projet de parking souterrain

Place Abrioux / Aulnay-sous-bois

Monsieur le Préfet,

Nous sollicitons votre intervention à propos du projet de parking souterrain décidé par la municipalité d’Aulnay-sous-bois sous la place Abrioux, autrefois Camélinat.

Bien que placé dans une perspective que nous approuvons (la réhabilitation de la place par la suppression et le remplacement du parking aérien qui l’encombre), ce projet ne nous paraît pas conforme à l’intérêt général, porte atteinte au patrimoine et expose les biens et les usagers de la place à différents dangers. De plus il anticipe sur le résultat d’une procédure judiciaire et vise à nous mettre devant un fait accompli.

Tout le sud d’Aulnay, où est prévu ce parking souterrain, est exposé à la dissolution du gypse, avec une nappe phréatique à moins de 5 mètres. Aulnay est connu pour être exposé depuis des décennies à des inondations à répétition. Celle du 19 juin 2013 a laissé à beaucoup d’habitants du quartier un fort traumatisme. Dans le quartier, la construction récente de nombreux immeubles de grande taille, dont un en bordure de la place (parcelles 151 et 152, voir doc. joint), tous avec parking souterrain à deux niveaux, perturbe encore un équilibre précaire. Dans beaucoup de ces résidences, (ex. rue du 14 juillet, parcelle 104, bordure gauche du doc joint) le deuxième niveau est régulièrement inondé. Le cuvelage prévu pour ce parking public, équivalent à celui de 5 ou 6 immeubles, va encore augmenter le danger d’inondation. Sur la place, des caves sont souvent inondées, et malgré la création récente de dalots dans les rues avoisinantes, lors des orages du début de cet été, la rue du 14 juillet était inondée jusqu’en bordure des trottoirs. A moyen et long terme, on peut craindre que les fondations des immeubles anciens bordant la place côté nord et est ne soient affectées par les travaux et les infiltrations.

Dans un quartier fréquenté par des centaines de scolaires, le réseau viaire n’est pas adapté à la multiplication des parkings souterrains. La rue Paul Langevin, sur laquelle donneront entrée et sortie de parking, est étroite : en raison du stationnement à mi-trottoir, elle ne permet déjà pas le croisement aisé des véhicules. Surtout, ces trottoirs et la traversée vers l’avenue Louis Barrault sont parcourus journellement par des centaines d’élèves et de parents : dès aujourd’hui, par les 600 élèves du collège Le Parc, et bientôt, par plusieurs autres centaines d’élèves de primaire et de maternelle qui fréquenteront les locaux de l’annexe Barrault rétrocédés à la commune (et non Barreaux comme indiqué sur le document). Ces locaux étaient jusqu’à ce jour dévolus aux collégiens qui vont réoccuper ceux de l’ancien collège encore en rénovation. La circulation automobile, déjà très difficile aux heures de sortie des cours en raison de la propension des parents à utiliser leur véhicule pour accompagner les enfants, le deviendra encore plus, en raison de la forte augmentation de scolaires, surtout en bas âge. De plus, le passage sur le côté est de la place, qui sert en partie encore aujourd’hui d’exutoire, sera fermé. La circulation se fera uniquement de Langevin à Louis Barrault.

A noter que la sortie du parking du nouvel immeuble en construction se fera juste en face de l’école (parcelle 152). Que d’occasions de mise en danger des enfants dans ce périmètre !

Il nous semble hautement préférable que les accès de ce nouveau parking public soient éloignés le plus possible du passage des enfants.

Or une alternative s’est présentée avec la rétrocession à la commune, en 2016-2017, du terrain de la perception de la Rue des Écoles (parcelle 112), actuellement aménagé par la commune en parking aérien. Il paraît possible d’y construire un parking en silo capable de remplacer la quarantaine d’emplacements supprimés sur la place. Cette rue donnant à la fois sur la rue du 14 juillet et l’avenue de la République, l’accès en serait plus aisé et moins dangereux. De plus pour les personnes l’utilisant pour une visite à l’Hôpital de l’Est Parisien (parcelles 130 et 170), il serait beaucoup plus facile de s’y rendre par les deux voies citées plus haut, alors que la rue Paul Langevin nécessite un grand détour et une bonne connaissance des lieux. Il est donc peu probable que le parking souterrain ainsi prévu, avec une capacité excédant les cent places, soit utilisé par ces personnes, ce qui en limite l’intérêt.

Cette possibilité avancée par Aulnay Environnement n’a jamais été prise en considération par la municipalité et a régulièrement été tournée en dérision par les élus en conseil de quartier. Il est à noter que jamais les riverains n’ont été consultés, simplement avertis du calendrier des travaux. A ce jour, aucun plan, aucun permis de construire n’a été publié, alors que le début des travaux est annoncé pour cet hiver. Toutes nos lettres et demandes d’audience sont restées sans réponse. Le détail des accès a été rendu public par une communication des élus d’opposition, qui n’en ont eu connaissance qu’en consultant en mairie le dossier déposé par le futur gestionnaire du parking comprenant un plan précis du projet, jamais communiqué par ailleurs. A noter que dans ce document, ce futur mandataire faisait de son côté les mêmes objections que nous (risques hydrologiques, de dissolution du gypse, de mouvements de terrain, présence de bâtiments anciens semi-enterrés, comme le collège).

Le projet de parking souterrain suppose également l’abattage d’une quinzaine de tilleuls centenaires, qui jouent un rôle important dans le charme de la place. Notre association a lancé une pétition pour demander au maire leur préservation. Cette pétition a recueilli près d’un millier de signatures, manuscrites ou électroniques, et n’a pas davantage suscitée de réponse de la part de la municipalité. Cette place a été reconnue d’intérêt patrimonial dans l’inventaire du patrimoine aulnaysien réalisé par les services du Conseil Général en juin 2008. Sa modernisation méritait donc d’être étudiée avec soin. Or aucune étude d’urbanisme n’a à notre connaissance été lancée par la municipalité.

Mais il y a plus gênant encore. L’accès par la rue Paul Langevin est prévu sur la parcelle 116. Or cette parcelle fait partie d’un legs fait à la commune par M. Pecoroni, ancien instituteur, pour des usages scolaires ou périscolaires. Le legs a été accepté à ces conditions par l’ancienne équipe municipale en 2011. Mais fin 2015, cette parcelle est dévolue par délibération à un promoteur, décision invalidée par le Tribunal administratif en 2017. Une action devant le Tribunal de Grande Instance pour réviser les conditions du legs est nécessaire, mais rien n’a été rendu public à ce sujet. Nous ne savons rien de l’éventualité d’une procédure en cours, et encore moins de son résultat.

Nous vous prions donc de bien vouloir exiger de la municipalité qu’elle mette fin à la totale opacité qui entoure ce projet et qu’elle se conforme à la loi, à défaut de respecter les vœux du légateur. Il est à noter que conformément à un récent rapport de la Chambre Régionale des Comptes, qui pointe une augmentation prévisible de la population scolaire induite par les nombreuses nouvelles constructions dans toute la zone sud de la commune, la prudence inviterait à conserver cette réserve foncière pour de futurs équipements scolaires.

Veuillez croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de notre plus profond respect.

Pour le Bureau d’Aulnay Environnement, le Président, René-Augustin BOUGOURD

Courrier Page 3-Prefet

Lettre recommandée originale au format PDF à télécharger ici

concours

#AulnayLePlusBelArbre Participation de Nadia.K

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Je me permets de vous joindre la photo d’un arbre que j apprécie particulièrement.

Cet arbre se trouve au 25 avenue Pasteur à Aulnay, juste en face de chez moi. Il s agit, sauf erreur, d’un cèdre. La propriétaire du terrain m’expliquait avant son décès il y a 2 ans, que cet arbre appartenait autrefois à la forêt de Bondy et que sa famille l’avait toujours connu sur ce terrain. Je précise que cette propriété appartenait aux grands-parents de Mme C., elle-même née en 1924!

J’ai le privilège de voir cet arbre tous les matins au réveil et malheureusement il semble menacé par un projet immobilier. Les petits enfants  (ses enfants sont décédés) ont vendu la maison à un promoteur immobilier qui souhaite diviser ce magnifique terrain de 1200m2 en 4 lots, d après ce qu’on m a indiqué en mairie.

J’espère que nous trouverons les solutions garantissant la survie de cet arbre séculaire, de sorte à ce que son compagnon, un chêne classé de la forêt de Bondy situé au 24 avenue Pasteur, ne se retrouve pas orphelin…

Dans l espoir que cette photo et son histoire retienne l’attention du jury, recevez, mesdames, messieurs, mes sincères salutations.

Nadia.K

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Un appel au dialogue et à la médiation

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Un appel au dialogue

et à la médiation

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Aulnay-sous-Bois , 5 avril 2018

Nous sommes inquiets devant cette escalade dans la dégradation des rapports entre les administrés et la municipalité : blogs attaqués, élu-e-s d’opposition mis en examen, conseils municipaux perturbés et à huis-clos…et aujourd’hui la garde à vue d’un responsable associatif.
Ce climat est malsain et marque le délitement d’un débat démocratique nécessaire, indispensable même s’il pique, dérange, oblige à argumenter de part et d’autre.
Un ancien élu connaît le travail des élus et le dévouement de nombre d’entre eux, femmes et hommes au service de leur ville, département, Région, Pays… Ils méritent le respect de leur personne, de leur travail de longue haleine mais aussi nos critiques vigilantes et citoyennes. Il doit exister des contre-pouvoirs dotés de moyens de les exercer afin de permettre aux élus d’être mieux en phase avec le vécu des habitants.
Nous comprenons la difficulté de faire face à la multiplicité des attentes et revendications citoyennes. Nous comprenons la difficulté de composer avec des intérêts contradictoires, à faire des choix dans le sens de l’intérêt collectif…
Animateurs d’associations, nous ne pensons pas que la place d’un animateur d’une association soit en garde à vue. C’est la marque d’un échec collectif, auquel nous pouvons nous associer. Avons-nous assez travaillé pour approfondir les liens avec La Révolution est en marche, pour exprimer nos convergences et nos désaccords ? Pour aider, critiquer, faire ensemble, faire entendre…
La parole d’Hadama Traoré n’est pas en costume-cravate. Son vocabulaire dérange, il peut même basculer dans l’outrance, mais il faut entendre cette voix qui en porte bien d’autres. Il réclame des réponses avec insistance, il va vite, il se trompe parce qu’il fait fi des usages et des règles, mais il fait aussi preuve d’une grande volonté, d’une belle énergie au service des autres : des locataires pour la qualité des logements, des personnes exclues. Il a commencé un travail pour un rapprochement entre jeunes et policiers.
Un certain nombre de ses propos ont pu blesser, faire peur…Nous ne les approuvons pas mais nous y avons par contre entendu du découragement, du dépit face à une absence de réponse, considérée comme du mépris… Avec cette question lancinante : que faire pour être entendu ? Le refus du dialogue et de la conciliation n’est pas de bonne politique face à une personne qui porte la voix de bien des Aulnaysiens. Le marteau-pilon d’une intervention policière digne de l’arrestation d’un terroriste n’est pas une bonne réponse, c’est une humiliation de plus.
Nous pensons qu’un dialogue exigeant et respectueux aurait pu, aurait dû être instauré avec lui et son association, et plus largement avec une jeunesse qui veut prendre sa place dans la vie de notre ville.
Pouvons-nous croire que cela n’est pas trop tard ?
Il faut développer des lieux de dialogue et de médiation au plus vite, nous sommes prêts à y prendre notre place.

Alain AMÉDRO

Vivre Mieux Ensemble

R-A BOUGOURD

Aulnay Environnement

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Motions Votées le 22 Mars 2018

Motions soumises au vote de l’assemblée Générale d’Aulnay Environnement, le 22 mars 2018

1/Sur la démocratie locale Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents s’inquiètent de la mise en œuvre par la municipalité d’une conception très restrictive de la démocratie dans ses relations avec les citoyens et les associations.

  • Surdité : la demande répétée de concertation avec les habitants sur la transformation de l’ex-place Camélinat n’a jamais suscité la moindre réponse (concertation : s’accorder, se consulter pour mettre au point un projet commun (Larousse) et non : informer de ce que l’on a décidé, en tournant en ridicule les contre-propositions).

  • Brutalité : c’est le sort réservé aux associations dont l’activité repose sur la jouissance d’un terrain, dès lors que la municipalité compte lui donner une autre affectation : après que le club canin (500 adhérents) ait fait une contre-proposition réaliste sur la nouvelle localisation envisagée, les ponts ont étés coupés et le club a dû simplement disparaître. Qu’en sera-t-il du club de Tir à l’arc ? La même brutalité pour l’association gérant l’Office du Tourisme, jouissant, elle, d’une liberté d’initiative pour la promotion de la commune : aucune discussion préalable, mais un simple courrier à la présidente le jour même de sa dissolution décrétée par la municipalité. Aulnay Environnement a marqué sa solidarité avec ces associations qui œuvraient pour le bien de notre commune.

  • Judiciarisation  : de plus en plus, en rejetant toute possibilité de conciliation, les prises de position critiques et publiques sont poursuivies en justice. La crainte est grande de voir se développer ici la pratique de certains acteurs économiques qui cherchent à décourager toute critique par le harcèlement judiciaire et les coûts financiers. Aulnay Environnement tient à exprimer son attachement à la liberté d’expression, en particulier à celle des blogs qui sont l’un des rares moyens de faire connaitre des analyses, la modération des publications par les responsables des sites restant au demeurant une autre base de la vie démocratique.

2/ sur les constructions Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents renouvellent les critiques portées sur la politique de construction de la municipalité :

  • Non-respect de la promesse électorale de mettre fin au « bétonnage »

  • Non-respect de la réglementation sur l’intégration harmonieuse de nouvelles constructions (ex-place Camélinat)

  • Non-respect des vœux des habitants sur la construction en retrait

  • Non-respect des quotas de logements sociaux dans le sud

  • Non-respect des promesses électorales de ne pas prévoir de logements sur les terrains PSA

  • Non-respect du patrimoine : des constructions anciennes de qualité ont disparu (rue Gatouillat, rue Barrault), et d’autres sont menacées (« Brimborion » et son jumeau route de Bondy, ou encore des bâtiments de grande valeur patrimoniale, le café des « pailleux », au Soleil Levant, ou la maison de Jules Princet). Les « bâtisses » que la municipalité se vante d’avoir sauvegardé ont été acquises pendant la précédente mandature. Au-delà de la propagande, la politique de préservation du tissu pavillonnaire et de mise en valeur du patrimoine reste à démontrer.

  • Non-respect de la largeur minimale effective des trottoirs

Ils s’interrogent sur les suites concrètes qui pourront être données à la concertation sur l’avenir du Centre Gare, le gel (pour deux ans) des projets immobiliers prenant fin au moment des prochaines élections municipales. Ils ne voient pas comment, avec un règlement de PLU aussi favorable aux projets des promoteurs, on pourra réellement éviter que soit défiguré le centre de notre commune. Ils se demandent quel est le sens profond de cette concertation.

3/ Sur la circulation Motion adoptée à l’unanimité, moins une abstention

Les adhérents approuvent la mise en œuvre d’une réflexion sur la circulation. Ils insistent sur l’impératif de bonne circulation des transports en commun : le stationnement des véhicules doit être conditionné à cet objectif. Ils souhaitent que les nuisances de la circulation, à laquelle nous participons tous peu ou prou, soient limitées au maximum, mais aussi équitablement réparties entre les riverains, en particulier pour la circulation des poids lourds et des autobus. Ils demandent qu’un autre impératif soit la sécurité des piétons, et que tout soit mis en œuvre pour qu’ils ne soient pas contraints de descendre du trottoir (ex rue du Gros peuplier) par la présence de véhicules en stationnement sauvage. Trottoirs sur lesquels la vigilance est encore de mise en raison de la multiplication des déjections canines contre laquelle une action de sensibilisation (et de nettoyage) s’impose. De même, partout où c’est possible, ils demandent que la circulation des cyclistes soit facilitée. Ils souhaitent que les investissements en vidéosurveillance servent à la répression des incivilités du stationnement et de la circulation. Ils souhaitent le développement d’un réseau de navettes entre les quartiers.

Ils souhaitent que le stationnement de courte durée soit favorisé par les tarifs de la première heure (gratuité on très faible coût). Ils renouvellent leur opposition à la création de parkings souterrains à deux niveaux (place ex-Camélinat).

4/ Sur le patrimoine arboré Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents prennent acte de la nécessité de faire face aux maladies qui affectent beaucoup de nos arbres et qui conduit à leur abattage. Néanmoins ils espèrent que cela ne sera pas l’occasion de faire disparaître des arbres sains pour faire place nette aux projets immobiliers. En tout état de cause, ils demandent au plus vite le remplacement des arbres disparus. Ils demandent aussi que toutes les précautions soient prises pour que les arbres sains puissent le rester.

Ils renouvellent leur opposition à la disparition des tilleuls de la Place ex-Camélinat et s’inquiètent du sort des arbres retirés de la catégorie des arbres remarquables.

En tout état de cause, ils demandent que tous les arbres remarquables survivants de l’ancienne forêt soient l’objet d’une politique volontariste de préservation. Cela dépasse le cadre des services techniques qui font leur travail du mieux qu’ils peuvent. C’est aux élus qu’il incombe de prendre en compte que ces arbres témoignent de l’histoire, font partie de l’identité de notre commune, et que leur disparition progressive est un véritable crève-cœur pour les habitants. Nous refusons la minéralisation progressive de notre cadre de vie qui est en œuvre sous nos yeux.

Nous demandons la création d’une commission mixte associant élus, services techniques, associations et représentants des habitants pour suivre l’évolution de l’état de santé des arbres et sensibiliser les acquéreurs de parcelles arborées à la préservation du patrimoine précieux que représentent ces arbres. Nous souhaitons que la fête annuelle de l’arbre n’ait pas ce goût amer et que la municipalité fasse la démonstration qu’elle fait tout ce qui est possible, en collaboration avec les habitants, pour que notre commune ne devienne pas Aulnay-sans-bois.

5/ Sur les équipements Motion adoptée à l’unanimité.

La piscine : les adhérents s’étonnent de l’absence d’information sur l’évolution de ce dossier, le calendrier annoncé (ouverture du nouvel équipement en 2020) ne paraissant pas pouvoir être respecté. En attendant, nous demandons qu’une réponse argumentée soit donnée à la demande d’ouverture au public des bassins extérieurs.

De même, pour l’espace multimodal de Balagny, la communication générale manque de précision.

Les adhérents attendent que soient enfin dévoilés les projets annoncés depuis plusieurs années d’équipements sur le terrain de la Croix Blanche ou plus récemment la ferme Garcelon. Ils demandent qu’un effort conséquent soit fait pour mettre bien davantage de salles à la disposition des associations.

Ils regrettent qu’aucun projet culturel ambitieux ne soit mis en œuvre par la municipalité pour remédier à l’absence d’une médiathèque centrale.

Etudes

Les projets d’«EMBELLISSEMENT » de la place ABRIOUX, EX-CAMÉLINAT

A la réunion du jeudi 8 décembre, où la Mairie a défendu ses projets pour cette place, Aulnay Environnement a présenté sa propre analyse des projets.

Sur le diagnostic, il y a accord pour mettre fin au parking et rendre la place aux piétons, faire revivre des commerces et ramener des habitants (mais pas trop !) pour faire vivre ces commerces.

Mais le désaccord est profond sur les remèdes proposés :

Aulnay Environnement est hostile à tout parking souterrain

  • qui perturbe la circulation souterraine des eaux, va nécessiter comme partout l’installation de pompes dans le parking et peut-être aussi chez les riverains
  • qui va entraîner la disparition de tilleuls centenaires (espérance de vie 500 à 1000 ans), arbres remarquables.

Aucune réflexion ne semble avoir été menée sur les déplacements dans l’ensemble de la zone, où s’ajoutent plusieurs flux automobiles :

  • une partie des usagers de l’hôpital
  • les clients des commerçants
  • un transit nord-sud depuis la rue du 14 juillet et est-ouest depuis l’avenue du Clocher
  • un afflux de véhicules en fonction des horaires d’entrée et de sortie du collège

En fonction de ces flux (et de la place disponible) :

  • Où vont se faire les entrées et sorties du parking souterrain ?
  • Ne vont-elles pas créer de sérieux problèmes en débouchant sur des croisements de voies où passent aussi beaucoup d’enfants et d’adolescents ?
  • Ne vont-elles par largement empiéter sur la place elle-même, en contradiction avec l’ambition de rendre cet espace aux piétons ?
  • Comment sera compensé l’espace « d’arrêt minute » offert par le parking actuel ?

Et surtout, a-t-on fait une étude sur la circulation autour de la place pour évaluer aussi la part des riverains, des clients et des professionnels dans le stationnement plus ou moins permanent, ce qui aurait pu faire émerger des responsabilités et des solutions alternatives intégrant les autres parkings de la ville? N’aurait-il pas été plus raisonnable de faire cette étude avant de prendre toute décision, au lieu de décider d’abord, et de s’en remettre aux professionnels pour faire rentrer ce projet au forceps dans cette petite place ?

Des terrains seront bientôt disponibles pour un parking en surface, ceux de la perception et de l’annexe Barrault. Pourquoi cette précipitation, alors que sur le terrain de la Croix Blanche, il semble surtout urgent d’attendre ?

En ce qui concerne les constructions :

La place a été repérée en 2008 comme « élément d’intérêt patrimonial » par le service du patrimoine culturel du département de Seine-Saint-Denis. Toute démarche d’embellissement aurait dû avoir comme préalable une vraie réflexion d’urbanisme pour analyser et préserver ce qui fait son cachet.

  • La place est restée « dans son jus », avec des immeubles (sauf bien sûr le nouveau bâtiment du collège) du début du 20e siècle, pour la plupart de qualité.
  • Elle est bordée de très beaux tilleuls centenaires.
  • Côté nord, 2 beaux immeubles, dont un a été bien réhabilité. Ils sont magnifiquement éclairés. L’ensoleillement apparaît comme un atout essentiel pour la place tournée et ouverte vers le sud.
  • Du même côté, l’ancienne boucherie, malgré sa surcharge publicitaire, est un édifice très pittoresque. Il faut rester vigilant, car ses jours sont peut-être comptés.
  • La perle de la place, c’est rue Paul Langevin, l’immeuble Aubry-Boisson (1909), du pur style Art Nouveau. La logique patrimoniale élémentaire serait de le mettre en valeur.
  • le côté du café et du restaurant est occupé par des immeubles de faible qualité, sauf celui du milieu. Mais l’essentiel est dans l’harmonie des volumes. Ces trois immeubles reproduisent la volumétrie de bien des grandes résidences nobiliaires, et même des petites gares dont nous regrettons la disparition : un corps principal, deux ailes symétriques et plus basses.
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Il est beaucoup question de « faire du Beau ». Or il se trouve que dans notre tradition esthétique, l’harmonie est un caractère essentiel du Beau. Le luxe des matériaux, qui semble au cœur de la conception du Beau municipal, est tout à fait accessoire. Élargi à tout le paysage urbain, le respect de la volumétrie devrait être un souci fondamental. Mais pour cela il faudrait avoir ce qu’on pourrait appeler une éthique du paysage urbain, c’est à dire un vrai souci de préserver la beauté des quartiers anciens de la ville. Il faudrait savoir la regarder, et peut-être l’aimer vraiment pour ce qu’elle est.

Et pourtant, le PLU l’affirme :

11/2.1 – Les constructions doivent être compatibles notamment dans leur volumétrie, leurs matériaux et la composition des ouvertures et de l’accroche aux constructions limitrophes (Règlement de la zone UD).

Mais le respect de cet article est le cadet des soucis de la municipalité, du promoteur et de son architecte, au vu de ce qui nous attend :

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Non seulement cet immeuble massacre la volumétrie actuelle, mais il écrase l’immeuble Art Nouveau :

Image extraite du permis de construire et mise en perspective par Aulnay Environnement (On y voit, sans changement d’échelle, le pan coupé de l’immeuble Aubry superposé à la photo comme preuve du respect du document fourni par le promoteur.)

 
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On aura peut-être du mal à le croire, mais il semble que cette réalité ait échappé aux responsables municipaux, car apparemment de bonne foi, ils ont affirmé au public de la salle que le nouvel immeuble avait la même hauteur que l’immeuble Aubry. Or il fait un à deux étages de plus, selon que l’on prend en compte la fenêtre unique du faîte, une sorte de figure de proue qui en devient ridicule.

Cette situation relève entièrement de la responsabilité de l’équipe municipale qui a fait un règlement de PLU ouvrant toute latitude à la mégalomanie des promoteurs. Dans la zone UD, qui concerne le reste de ce quartier

La hauteur de façade principale est limitée à 13 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 15 mètres. Les parties de construction situées au-dessus de 13 mètres doivent être implantées avec un recul minimum de 3 mètres de la façade principale. (Art. UD 10/1).

Mais les abords de la place ont droit à un traitement de faveur, car ils sont en UDa :

Dans le secteur UDa la hauteur de façade est limitée à 16 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 18 mètres. (Art.10/2.2)

On remarquera qu’il n’est plus question du retrait de 3 mètres au delà des 16 mètres !

Pour offrir la rentabilité maximale au promoteur nous voilà donc avec un monstre architectural qui défigurera bientôt la place.

Mais le pire est à venir!

M. Beschizza a pour intention de contourner les clauses du legs de la parcelle léguée à la municipalité par M. Pecoroni et contiguë au bâtiment administratif du collège. Selon le légateur, ancien instituteur, ce terrain doit être consacré à des usages liés à l’éducation, gymnase ou logements d’enseignants. Le projet présenté jeudi 8 décembre consiste à installer une crèche au rez-de chaussée, et au-dessus, des logements, qui en vertu du règlement de la zone UDa, pourront donc monter à 18 mètres. Si l’on se base sur le projet actuel, cela pourrait donner par exemple ceci :

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Le soleil se levant derrière l’immeuble de gauche et se couchant derrière celui de droite, c’en sera fini de l’ensoleillement de la place en hiver. Évidemment, les tilleuls ne seront plus là non plus. On nous promet à la place des arbustes en pot, qui n’en doutons pas, feront beaucoup pour l’agrément de la place. Dès lors que la municipalité aura vendu le terrain à un promoteur et qu’un permis de ce genre aura été déposé, le Maire ne pourra pas le repousser, car il sera conforme au PLU qu’il a fait voter !

Sur l’avenir du legs Pecoroni, il y aurait bien sûr d’autres voies à explorer, qui respecteraient la volonté du légateur.

Dans le public, des personnes ont fait remarquer l’exiguïté de la cantine. Il y sûrement encore d’autres améliorations à apporter au cadre matériel de nos collégiens et des enseignants.

Il faut pour cela entamer une réflexion avec le département en dépassant les hostilités partisanes, d’autant qu’en 2018, celui-ci va remettre à la municipalité le terrain de l’annexe Barrault (que le Maire envisage d’aménager en école primaire ou maternelle. On aurait besoin d’une nouvelle école, mais pas de locaux supplémentaires pour ces écoliers devenus collégiens ?) Si on le veut, le compromis est possible : un prolongement du collège avec un maximum de deux étages qui préserve l’ensoleillement de la place, une crèche et quelques logements sur la rue Paul Langevin.

Mais pour cela, en vertu d’une véritable éthique du paysage urbain, il faudrait cesser de faire

un pont d’or aux promoteurs !

C’est alors seulement qu’on pourra prétendre avoir mis fin au « bétonnage aveugle » !

(Lettre du maire, novembre 2016)

Il faut revenir sur ces projets aberrants !

Actions

AULNAY FACE AU DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE : AUTOSATISFACTION ET DÉNI

Que dire de la communication de la majorité municipale sur les canicules de cet été ? 

1 / CLIMATOSCEPTICISME, PAS MORT !

Oxygène parle d’ « épisodes de chaleur exceptionnels », alors que tous les spécialistes du climat l’affirment, c’est le début d’un profond changement, et peut-être encore l’été le moins chaud de la période qui s’ouvre !

Le journal d’information de la majorité municipale vante l’action de la municipalité d’avoir « rapidement adapté dans l’urgence » l’organisation des services municipaux. Dans l’urgence ! Bel aveu de l’impréparation de la ville !

2/ DES MESURES À COURTE VUE

L’annulation de manifestations, la modification des horaires des activités estivales, et même la fermeture des crèches à 14h ! Au mieux, des cautères sur une jambe de bois : ici et là, quelques brumisateurs ! Et des ventilateurs, alors qu’il faudrait des brasseurs d’air (plafonniers), infiniment plus efficaces sur la chaleur ressentie et pas si chers que ça (100 à 400€ pièce). Voir https://www.adaptaville.fr Les brasseurs d’air une solution alternative low-tech pour se rafraîchir efficacement à l’intérieur d’un bâtiment.

(Un choix  fait dans d’autres communes, comme Rosny-sous-bois.)


(Un choix fait dans d’autres communes, comme Rosny-sous-bois.)

Oxygène septembre 2026, p17


Oxygène septembre 2026, p17

3 / L’ACTION SUR LE RESTE DE L’ESPACE PUBLIC ET PRIVÉ TOTALEMENT ESCAMOTÉE 

Que fait la ville pour protéger les grands arbres et exiger la présence des haies de clôture ? On le sait, les grands arbres ont un rôle essentiel de rafraichissement, les haies de clôture imposées par le PLU jouent également un rôle positif. Partout les promoteurs commencent par abattre tous les arbres, et les particuliers par les réduire en misérables plumeaux, quand ils ne les abattent pas !

Que fait la ville pour élargir les grandes voies comme la rue Jules Princet et planter des arbres ? Au contraire, on laisse les promoteurs rétrécir la voie et créer de vrais canyons minéralisés.

Que fait la ville pour corriger l’aberration du puits de chaleur qu’elle a créé place Abrioux ?

Que fait la ville pour protéger les jardins privés de pleine terre et limiter la minéralisation de l’espace ?

Voici , entre autres, des mesures d’adaptation durables au dérèglement climatique.

Qui a dit :

« LA MAISON BRÛLE ET NOUS REGARDONS AILLEURS » ?

plu

QUELLE PROTECTION DU PATRIMOINE AULNAYSIEN ? L’exemple du 15 rue Cornefert


Au 15 rue Édouard Cornefert, se dresse une des plus belles demeures d’Aulnay Sous-Bois : tourelle caractéristique du style Empire Henri II, gargouilles, façade de pierre du XIXe siècle, fenêtres à petits carreaux. Cette demeure est déclarée protégée par le plan local d’urbanisme (PLUI) et répertoriée par le département comme édifice remarquable.

Or un projet d’extension extrêmement discutable vient d’obtenir un troisième feu vert de la mairie d’Aulnay-sous-Bois, malgré un premier permis contesté devant le Tribunal Administratif et un deuxième formellement refusé.

Trois permis, trois issues différentes : Le dossier s’est construit en trois temps.

  • Un premier permis de construire a été délivré en juillet 2025, sous le régime de l’ancien PLU et quelques jours seulement avant l’entrée en vigueur du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI). Avant le délai légal, les travaux de fondation ont commencé. Mais le recours devant le tribunal administratif, en attente de jugement, a bloqué le processus.
  • Une deuxième demande a donc été déposée. Elle a cette fois été refusée par les services instructeurs, au motif que le projet était jugé incompatible avec le style architectural de la maison.
  • Qu’à cela ne tienne : on a déposé un troisième projet identique au premier, l’instructeur a changé, et le permis a été accordé à nouveau !

Et pourtant, bien des éléments du nouveau dossier ne sont pas exacts, comme les données relatives à la surface de pleine terre ou l’insertion du projet dans le paysage. Contrairement au règlement et à la déclaration, le terrain est en réalité déjà quasiment entièrement imperméabilisé, les photos d’insertion de l’extension ont été modifiées afin de faire disparaître derrière cette extension la propriété voisine, qui risque de se voir dominée en limite de propriété par un mur de 4 mètres de haut ! Les bases sur lesquelles l’instruction du projet a été menée ne sont pas conformes.

Le règlement du PLUI concernant les clôtures (5 : Qualité urbaine, architecturale et paysagère,3.1.1.) n’est pas davantage respecté : « les clôtures doivent être constituées d’un dispositif à claire-voie (sur toute la hauteur ou sur un mur-bahut) et doublé de haies vives ). Bel exemple pour une propriété de centre-ville !

Or le recours ne peut être effectif que sur le premier permis. Même si le troisième permis est identique au premier, si un nouveau recours n’est pas déposé, ce troisième permis sera effectif. On voit bien le procédé : décourager toute contestation en obligeant chaque fois à un recours coûteux, avec toujours de nouveaux frais d’avocat. Les services municipaux vont-ils se décider à faire respecter les textes et les règlements dans notre ville

refus intermédiaire et l’entrée en vigueur d’un document d’urbanisme plus protecteur alimente les interrogations sur la manière dont ce dossier a pu, à la différence d’autres, aboutir favorablement.

CERTAINS PROPRIÉTAIRES POURRONT-ILS CONTINUER À FAIRE À PEU PRÈS CE QU’ILS VEULENT

EN CONTRADICTION AVEC LES RÈGLEMENTS, ET AU MÉPRIS DE LA QUALITÉ DU PAYSAGE URBAIN ?

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L’avis d’Aulnay Environnement sur le nouveau PLUI

Comme nous vous en avions informés dans un précédent communiqué du 30 janvier 2026, le PLUI ((Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) de notre territoire Terre d’Envol, présidé par notre maire, a été retoqué par le préfet.

Terre d’Envol a donc présenté une nouvelle version, qui prétend répondre aux insuffisances relevées par les autorités supérieures, et manifestement, le compte n’y est toujours pas.

Rappelons tout d’abord que les règles du PLUI déterminent celles du PLU de chaque commune. On peut noter qu’ici et là, les communes obtiennent des dérogations, ce qui reste choquant. Si une règle est bonne du point de vue de l’environnement, pourquoi des exceptions ? Par ailleurs, à quoi bon des règles si personne ne cherche à les faire respecter ? C’est bien le cas à Aulnay, où en zone pavillonnaire, tant de nouveaux propriétaires imperméabilisent leurs terrains, abattent les arbres de haute tige et installent des clôtures métalliques réfléchissant la chaleur en contradiction avec le règlement de l’actuel PLU. Sans parler de la liberté laissée à d’autoproclamés spécialistes de l’élagage qui sont à l’entretien des arbres ce que l’équarrissage est à l’élevage.

La sauvegarde d’une partie des parcelles en pleine terre des zones pavillonnaires, couvrant la moitié du territoire de la commune, est un enjeu crucial dans le contexte du dérèglement climatique. Cette pleine terre joue un rôle fondamental dans le processus d’infiltration des eaux de pluie, surtout dans la perspective d’une intensification des épisodes de pluies violentes que le réseau peut être incapable d’absorber instantanément. Ce pourcentage de pleine terre doit être le plus élevé possible et dépasser les 2/3, sachant qu’il s’applique à un paysage urbain où les jardins et les arbres jouent un rôle déterminant, tant patrimonial que climatique. Les insuffisances du PLUI sont à ce niveau criantes.

En ce qui concerne les grands immeubles, non seulement la partie prévue en pleine terre est insuffisante, mais rien n’est précisé quand à l’obligation de prévoir un stockage des eaux pluviales dès lors que l’on atteint les 100m2 d’emprise au sol.

Aulnay-sous-bois, aux rues étroites, a besoin d’emplacements réservés destinés à l’élargissement des voies et à la création d’aménagements cyclables. Cela est particulièrement criant le long du CD 115 qui traverse la ville, axe essentiel entre l’actuel RER B et la nouvelle gare du Grand Paris. Rien dans ce PLUI n’apparaît pour apporter une amélioration à la circulation et au bien-être des habitants, alors que plusieurs projets immobiliers prévoient de construire au ras du trottoir, avec un « effet canyon » qui tourne le dos à tout espoir de végétalisation.

a présentation de l’OAP Val Francilia présente de nombreuses insuffisances quant à l’évaluation de la pollution des sols, à la gestion future des eaux souterraines et à la fluidité des mobilités. Quelle prise en compte des risques environnementaux et sanitaires ? Cela est d’autant plus nécessaire que le projet prévoit la construction de 2800 logements, en bordure d’une zone de bruit entre deux aéroports, le Bourget et Roissy-Charles de Gaulle, qui prétend intensifier son trafic.

Enfin, on s’inquiète des conséquences de l’implantation prévue de 2 gros datacenters sur la friche PSA.

Compte-rendus

Compte-rendu de la réunion du Conseil d’Administration du mardi 8 septembre 2026

Présents: René BOUGOURD, Robert HALIFAX, Evelyne DEMONCEAUX, Christian BAUSSON, Sylvan PHILIPPE, Nadia BENDOUMA, Mme BRETON

Ordre du jour:

Le forum des associations – Avis d’Aulnay environnement sur le PLUi – Val Francilia – les data centers – bibliothèque Apollinaire – divers problèmes immobiliers

Déroulé de la réunion :

1- Le forum des associations

Beaucoup de monde mais peu de passages au stand d’Aulnay environnement – pas de nouvelles adhésions à ce jour.

2- Avis sur le PLUi

Analyse de Francis Redon ( FNE Environnement 93) et article de René , parution dans les blogs

Pour rappel, le PLUi a été retoqué par le Préfet en janvier 2026.

La nouvelle version ne répond pas vraiment aux insuffisances signalées par les autorités supérieures.

– le PLUi prévoit que les communes obtiennent des dérogations, ce qui n’est pas normal

-en zone pavillonnaire, il faudrait garder au moins les 2/3 des parcelles en pleine terre pour lutter contre le dérèglement climatique et favoriser les infiltrations des eaux de pluie. Pourcentage imprécis sur le PLUi.

-les grands immeubles : pas de précisions sur la partie laissée en pleine terre, rien sur le stockage des eaux pluviales dès lors que l’on atteint 100 m² au sol.

-rien n’apparaît dans le PLUi sur l’amélioration de la circulation. Problème de la CD115 qui devrait être élargie pour permettre la liaison entre la gare RER et la gare du Grand Paris (bus double sur voie réservée) .

Rien sur l’aménagement de pistes cyclables.

-constructions au ras du trottoir, « effet canyon », sans végétalisation

-les règles sont établies mais depuis des années le PLU n’est pas respecté : arbres absents ou abattus, parcelle bétonnée, clôtures métalliques trop hautes

– Val Francilia : nombreuses insuffisances dans le PLUi signalées par la MRAE sur la pollution des sols, pollution sonore, la gestion des eaux souterraines, la fluidité des mobilités.

3- Point sur Val Francilia

Le dossier établi par la Sequano, maître d’ouvrage pour l’aménagement du secteur Val Francilia présente le projet et précise les impacts environnementaux.

Le projet a largement muté ! Val Francilia , 339 hectares au total, prévoit l’aménagement de l’ancien site PSA et la création progressive de quartiers mixtes (logements, activités économiques, commerces, espaces publics …)Val Francilia comprend plusieurs parties  dont l’ancien site PSA rebaptisé InnoVal et « Abords Gare » ( zones des Mardelles, Gare, Braque et Fosse à la Barbière) soit 237 hectares.

Ces zones constituent la phase 1 de l’aménagement de Val Francilia.

– InnovVal : Il n’y aura pas de constructions de logements sur l’ancien site PSA. Projet d’installation de 2 data centers (1 data center Fifty – 1 data center Hills) + centre technique mutualisé avec déchetterie + entretien du matériel du métro Grand Paris Express + autres activités industrielles et logistiques

27,6 hectares d’espaces verts, 21 000 arbres dans la continuité des parcs Ballanger et du Sausset

– « Abords Gare », quartiers mixtes dont 3 800 logements (source : la Sequano) et équipements

-la Fosse à la Barbière, un pôle santé , un groupe scolaire et autre équipements à définir

-le secteur Mardelles, 1 collège, un gymnase, un lieu culturel (conservatoire Citroën ?)

-secteur Gare GP, 400 m² d’équipements

4- Point sur les data-centers :

Il y a au moins 300 data-centers en France dont 170 en Île de France

La FNE Ile de France met en évidence les risques

-forte augmentation de la consommation d’électricité par ces data-centers, sans flexibilité car constamment alimentés, d’où un risque de manque d’électricité pour les populations.

-pollution sonore et création d’un îlot de chaleur lorsque les data-centers sont à proximité de logements.

-problème des déchets lorsqu’ils doivent être rénovés

-problèmes environnementaux et exploitation des travailleurs (exploitations minières de terres rares à travers le monde)

-risque de pollution atmosphérique causée par le fonctionnement permanent des générateurs

-augmentation de la consommation d’eau pour le refroidissement

-ils augmentent le réchauffement planétaire car les groupes électrogènes au fuel émettent des gaz à effet de serre parfois autant que la commune d’implantation.

4- Bibliothèque :

Dans son programme électoral, le Maire avait promis d’étendre les horaires d’ouverture de 2 bibliothèques. Or, il vient de fermer définitivement la bibliothèque de quartier, Apollinaire.

Bibliothèque Dumont : manque de crédits pour faire de nouvelles acquisitions.

Un communiqué est prévu, après complément d’information

5- Problèmes d’urbanisme

Problèmes en lien avec les évacuations d’eau de pluie rendues difficiles par les énormes cuvelages des immeubles sur l’ensemble de leur parcelle. Problèmes de fissures dans les maisons, d’inondations des sous-sols, risque de dissolution du gypse …. Il y aurait une centaine de pavillons concernés.

Rue Anatole France, problème d’inondation dans les immeubles n° 20 ,22,24 …34. Dans la boulangerie, le sol s’effondre. Affaire à suivre, communiqué futur.

Rue Tournadour : énorme immeuble, problème de dissolution du gypse

Rue du Colonel Moll , rue Jules Princet, pavillons fermés. Projet en cours ? Voir communiqué du 23 juinAu 15 rue Cornefert : projet d’agrandissement de la maison avec la tourelle, maison classée. Agrandissement R+1, moderne, industriel, non compatible avec le style de la maison. Permis de construire accepté dans un 1er temps mais il y a un recours. 2ème projet : hauteur réduite, 1 seul niveau mais refus de permis à cause du style industriel du projet.

Affaire en cours , rien n’est réglé et le 1er permis est toujours valable. Communiqué en projet.

Prochaine réunion Mardi 3 novembre, Salle Dumont 20h à 22h

Nouvelles Constructions

QUEL « ART DE VIVRE » À AULNAY

La brochure promotionnelle de la « Galerie Princet » vante un « art de vivre » et un « écrin de verdure », par quoi on est tenté d’entendre : environnement verdoyant. Lequel ? Les arbres de la rue, invisibles sur l’image promotionnelle ? Qu’en restera-t-il quand les engins de chantier devront investir les parcelles ? « Un cœur paysager intimiste » : quelle intimité sous les balcons des voisins ? « Jardins privatifs » : quelques mètres de profondeur.

Le pire, c’est côté Jules Princet, avec 7 niveaux au ras du trottoir : avec les projets à prévoir de l’autre côté de la rue, la canyonisation d’un axe structurant de la ville est programmée, avec son lot de bruit et de pollution. Des toitures en zinc, idéales pour rôtir.

Et sous tous ces bâtiments, un parking à deux niveaux, alors que le SAGE (Schéma d’Aménagement et des Gestion des Eaux) préconise au maximum un seul niveau, en raison de la proximité de la nappe phréatique. Un cuvelage la détournera donc vers les pavillons environnants.

Le lyrisme des promoteurs n’effacera pas cette vérité : à la place de ces gros immeubles et de cette « rue nouvelle » , du côté de la rue du colonel Moll il y a encore des pavillons et des jardins, avec un rapport espace verts / bâti bien différent. La minéralisation du quartier va faire un bond énorme.

En ces jours de canicule, la question devient obsédante : que font nos élus pour préparer notre ville au dérèglement climatique ? La première évidence, c’est qu’il faut végétaliser, et d’abord protéger ce qui reste de notre patrimoine vert.

Certes, il faut construire, pour remédier à la crise du logement, MAIS DE FAÇON MAÎTRISÉE :

  • En aménageant la rue Jules Princet pour compenser la minéralisation : il faut redessiner et arborer cette rue, et ne rien construire au ras du trottoir, au contraire de ce qu’on voit sur les images promotionnelles côté Jules Princet.
  • En incitant les nouveaux propriétaires de pavillons à ne pas imperméabiliser l’espace, à sauvegarder et entretenir correctement leurs arbres, à respecter le règlement du PLU qui impose des haies végétales, non des clôtures métalliques qui diffusent la chaleur. En protéger les qualités environnementales, voilà ce qui serait une vraie défense de la zone pavillonnaire !
  • En imposant aux promoteurs la sauvegarde des plus grands arbres, qui ont mis des décennies, voire des siècles à étendre leur ombrage dont les bienfaits ne seront jamais assurés par de jeunes arbres.

CE NE SONT PAS QUELQUES VENTILATEURS ET BRUMISATEURS QUI NOUS PRÉPARENT À DES ÉTÉS À 40 ° !

Compte-rendus

Compte-rendu de la réunion du Conseil d’Administration du mardi 2 juin 2026

Ordre du jour:

  • Approbation du « chapeau » pour la parution de la lettre au Maire du 21 avril
  • Composition du bureau : cette opération n’ayant pas été faite lors de l’assemblée générale, décision prise de reconduire la composition précédente (à compléter)
  • Accueil d’une nouvelle adhérente, impactée par des travaux d’agrandissement d’une voisine. Présentation de nos actions et débat sur les exemples de conflits d’intérêt concernant les acquisitions foncières sur Aulnay et sur la pertinence de les dénoncer.

Rappel : le 18 juin 14h30 au domicile du président avenue Vercingétorix, rencontre avec Joana Antoine, Docteure en sociologie à Université de Reims, qui mène une « enquête qualitative portant sur les inégalités écologiques et sur les perceptions des acteurs locaux face aux politiques environnementales. Cette enquête vise à approfondir la compréhension des enjeux de justice environnementale en Seine-Saint-Denis à partir des réalités vécues et des dynamiques propres au territoire. »

Il serait bon que plusieurs membres du bureau soient présents.

Par ailleurs, pour la visite du data Center de la Courneuve, j’ai appris que seuls les premiers inscrits avaient été retenus. Renseignez-vous, car sans nouvelles, j’ai dû envoyer un mail pour en savoir plus.

Prochaine réunion le 8 septembre 2026

Compte-rendus

Compte-rendu de la réunion du Conseil d’Administration du mardi 5 mai 2026

logo bis AE

Ordre du jour:

Présentation de la ville d’Aulnay-sous-Bois et des actions d’Aulnay Environnement

Déroulé de la réunion :

Une rencontre a eu lieu le 28 avril, sur la proposition d’Abel BAGNON, avec Patrice SARAKA, médecin-manager, qualiticien en Côte d’Ivoire, intéressé par les actions d’Aulnay Environnement.

Gros problèmes d’urbanisme à Abidjan : pas de PLU, forêt grignotée par les constructions, habitat sauvage.

Suite à cette rencontre, René a repris au CA, la présentation d’Aulnay et les actions de l’association.

Concepts d’analyse : dichotomie parcours résidentiel / patrimoine → Quelle habitabilité ?

Présentation d’Aulnay-sous-Bois

Parcours résidentiel :

Les étapes : célibataire en studio → marié : 2 à 3 pièces en immeuble → pavillon → résidence secondaire →résidence senior. Une ville qui n’offre pas ce parcours perd ses habitants.

Les constructions doivent répondre à l’augmentation de la population et à la crise du logement.

Blocage économique : cohabitations longues dans les anciens HLM bien conçus, les jeunes adultes nés à Aulnay continuent à vivre chez les parents faute de logements accessibles. D’où des quartiers nord surpeuplés encombrés de voitures.

Patrimoine :

Héritage architectural/naturel (ancien et récent). Absence de prise en compte par la municipalité, pas de réflexion d’ensemble. Retards dans les équipements souvent vétustes.

À Aulnay, 3 espaces +1 dont 2 centres anciens

1/ le Vieux Pays :

une église médiévale, quelques « bâtisses » mal entretenues, perte du château fin XIXème peu de parcs, projet de coulée verte reliant les différents espaces verts.

2/ Sud/ gare RER :

nappe pavillonnaire, beaux pavillons anciens en meulière, héritage forêt avec de nombreux arbres de haute tige, alignements d’arbres fin XIXe – XXe, parcs. Patrimoine privé non protégé par la municipalité. Or, rôle important dans l’adaptation au désordre climatique.

Construction de nombreux immeubles de grande taille, parkings souterrains avec 2 niveaux , cuvelage sur une grande partie des parcelles, disparitions de jardins.

Problèmes liés à l’héritage naturel : nappe à 1m de profondeur, inondations, la dernière le 19/6/2013.

Dissolution du gypse, risques d’effondrement.

Problèmes liés à l’héritage de chemins forestiers : étroitesse des voies, problèmes de circulation, difficulté de créer des voies de circulation douce (pistes cyclables).

3/ Quartiers nord :

transformation après -guerre, crise du logement car de nombreux logements détruits par la guerre + effet « baby boom » . Il faut construire vite et beaucoup.

1958-73 : Avec De Gaulle, Pompidou, politique nationale des grands ensembles et forte relance économique. Industrialisation des banlieues (arrivée de Citroën en 1973 à Aulnay)

1960 – 90 : Aulnay, réservoir de logements, construction des grandes cités pour loger les familles à revenu modeste, les salariés des usines, les rapatriés d’Algérie et les travailleurs immigrés notamment africains.

Mais réelle mixité sociale, avec jeunes couples des classes moyennes (ex : enseignants).

Création de parcs : Parc Ballanger (1972-80) Parc du Sausset (1979-81)

199099 : chute des constructions à 98 logements/an puis à 66/an de 2000 à 2005.

Un retard accumulé pendant 20 ans alors que la population augmentait, les enfants ayant fondé une famille avec l’espoir de rester à Aulnay. 9 000 demandes de logement

2008-2014 : reprise des constructions avec 140 logements /an

2014 24 : 320 logements /an. Prévision 2025-40 : 432/an

Aujourd’hui, quartiers nord abandonnés (vétusté des espaces et des bâtiments publics, parc de logements collectifs dégradé ) réseau de circulation à rénover – densification

Désindustrialisation de la Ville – problèmes économiques et sociaux. De nombreuses familles achètent dans d’autres quartiers un appartement ou un pavillon (parcours résidentiel). L’habitabilité se dégrade.

Évolution avec le métro Grand Paris Express, aménagements le long de l’ex RN2 (plutôt logements de standing)

4/ Les zones industrielles :

ex site PSA , les Mardelles, la Fosse à la Barbière  en cours de reconversion mais beaucoup de logistique, peu d’emplois.

Les actions et le rapport de force :

Municipalité sourde et agressive, faible mobilisation des habitants, 2 associations actives, pas de jeunes. Aulnay Environnement au Sud (héritière d’une Association des Inondés), réflexion sur l’ensemble de l’espace (PLU). Un « trésor de guerre » pour financer les actions en justice.

Nos actions :

a/ Lanceur d’alerte

par communiqués dans blogs et site (quelques milliers de lecteurs, peu d’impact mais succès d’estime). Les axes :

défense patrimoine architectural mais surtout naturel : demande d’une Charte de l’Arbre

demande de prise en compte des risques naturels et du dérèglement climatique. Dénonciation de la minéralisation des espaces

défense de la démocratie participative (conseils de quartier)

b/ les autres actions 

  • CMMP (années 1990-2024) alerte et longue action contre un site industriel désaffecté et pollué (amiante)
  • actions et propositions sur la réfection/reconstruction de la piscine (2014)
  • action « sauve qui peut » manifestation contre les inondations (2015)
  • avenue du 14 juillet (2015) action en justice administrative, échec
  • Val Francilia (2019-2020) : dévoilement d’un projet dont le plan n’a jamais été communiqué , défense du Parc Ballanger. Succès : abandon du projet initial de construction de logements dans le parc et report sur les zones industrielles et d’activités comme Aulnay Environnement l’avait proposé.
  • Résidence Croix Blanche (2022-2023): action justice administrative contre un projet non conforme au PLU, suspension du projet par retrait du permis.
  • Participation ponctuelle d’Aulnay Environnement au CPTG Collectif pour le Triangle de Gonesse (2015). Défense des terres agricoles, opposition au projet Europacity (vaste zone commerciale et de loisirs + urbanisation). Meilleur exemple d’action avec retentissement national et relatif succès, abandon du projet Europacity en 2019. Référence : Écho du Triangle.
Nos Actions

RÉTABLISSONS LA VÉRITÉ SUR LA RÉSIDENCE SENIOR CROIX BLANCHE

Les Aulnaysiens viennent de trouver dans leur boîte une lettre du Maire dont les propos doivent être corrigés. Au verso, on trouve la phrase :

« Demain : réaliser la résidence croix Blanche que nos opposants bloquent depuis 2022 »

Quels sont ces « opposants » ?

Deux associations : Aulnay Environnement et Q.C.B.E. (Quartier Croix Blanche et Environs), la seconde ayant déjà milité contre le projet de l’équipe Ségura !

Quel « blocage » ?

Le projet n’étant pas conforme au PLU, les associations ont déposé un « recours gracieux » auprès du maire pour établir un dialogue. Le maire ayant fait la sourde oreille, les associations ont déposé un recours auprès du tribunal Administratif et ont été contraintes de prendre une avocate, qui a pu accéder à l’ensemble du permis de construire, ce qui nous avait été précédemment refusé. 

L’avocate des deux associations a pu démontrer que ce permis, accepté de façon « tacite » présentait de nombreuses failles.

Sa démonstration était si pertinente et l’échec devant le Tribunal Administratif si prévisible que

LA MUNICIPALITÉ A D’ELLE-MÊME RENONCÉ À DÉFENDRE SON PERMIS DEVANT LE TRIBUNAL !

Il n’y a donc pas eu de blocage, mais un abandon du projet par retrait du permis !

Pourquoi, depuis 4 ans, un autre projet n’a pas été élaboré, tenant compte des améliorations à faire ?

SI BLOCAGE IL Y A, C’EST DANS LE REFUS DE TOUT DIALOGUE AVEC LES ASSOCIATIONS ET LES RIVERAINS !

En 2021, lorsque le projet ( un immeuble gris de 80 mètres de long sans aucun rapport avec les caractères du quartier pavillonnaire) a été présenté au Conseil de Quartier, les riverains (dont beaucoup n’étaient pas des « opposants »), se sont indignés : « on va avoir ce contre quoi on a lutté ! », « pas de ça chez nous ! ». On demande que les riverains soient associés à une concertation, refus absolu des élus. Et depuis, disparition des Conseils de Quartier, refus de tout dialogue.

QUE DEMANDONS-NOUS ?

  • Le rétablissement du Comité de suivi associant élus, associations et riverains, instauré par l’équipe Ségura et supprimé dès sa première élection par Bruno Beschizza, afin de définir un projet acceptable.
  • Le rétablissement des Conseils de Quartier comme « force de proposition » (voir le site de la ville).
  • La rénovation du foyer des Cèdres qui offre un environnement bien plus paisible.

Plus généralement, nous demandons que les habitants puissent s’exprimer de façon organisée, qu’ils soient régulièrement informés et que l’on débouche sur cette « culture du compromis » dont on déplore partout l’absence dans la gouvernance de la France.

Information : savez-vous que le préfet de Seine Saint-Denis a demandé au Territoire Terres d’Envol, dirigé par notre Maire, de revoir le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal), et qu’une concertation a été lancée, invitant les habitants à déposer leur avis ? La municipalité s’est contentée d’un affichage très discret (rien sur le bulletin municipal par ex) et il n’est fait aucune mention de date d’ouverture et de clôture de cette « concertation » !

Nous savons que tout ce que nous souhaitons n’est pas possible

TOUT CE QUE NOUS DEMANDONS, C’EST LE DIALOGUE DANS UNE OPTIQUE « AULNAY RESPECTUEUSE » ! … ET DÉMOCRATIQUE !

Nos Actions

LES RÉPONSES DES CANDIDATS À NOTRE QUESTIONNAIRE

Nous n’avons reçu que deux réponses à notre questionnaire. La liste du maire sortant, fidèle à son esprit de dialogue, n’a pas daigné répondre à notre attente citoyenne. Nous avons fait de notre mieux pour trouver dans le programme ce qui pouvait plus ou moins correspondre à notre questionnaire, la logique étant très différente et toute verticale. Dans ce programme, les Conseils de Quartier et la démocratie participative n’existent pas. On propose des plate-forme pour répondre aux questions, mais la notion de proposition citoyenne et de co-construction est étrangère au mode de pensée de la liste « protéger Aulnay ».

1/URBANISME : quelles mesures comptez-vous prendre pour co-construire la ville avec les habitants ?

Attente citoyenneLA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE Cheickh NGUETTEAULNAY RASSEMBLÉE Oussouf SIBYPROTÉGER AULNAY Bruno BESCHIZZA
Publicité des permis de construire sur internetOuiouiNéant
Limitation de la taille des nouveaux immeubles, avec un respect d’une zone effective en « pleine terre »OuiPrivilégier les petits immeubles en appliquant le PLUI , respect de 40 % laissés en terre végétale.Refus d’immeubles dans le tissu pavillonnaire.
Négociation avec les promoteurs pour saisir les opportunités d’élargir des trottoirs trop étroitsOuiNégocier pour un retrait avec si possible une zone de plantations.Néant
Pourcentage de logements sociaux pour éviter les effets de ghettoRépartition équilibrée du logement social pour éviter les phénomènes de ghetto et permettre un meilleur partage des équipements publics.Privilégier la mixité sociale avec 20 % de logements sociaux dans les nouvelles constructions privées.Néant
Respect du patrimoine ancien et réhabilitation de l’existantPrivilégier la réhabilitation et la valorisation du patrimoine plutôt que la démolition.Stop au bétonnage, oui à la réhabilitation (Ferme du Vieux Pays, Gainville, maisons de caractère …).Étendre la protection des bâtisses remarquables, plan de rénovation de la Ferme du Vieux Pays, des maisons Gainville, Feininger et soutien à celle de Princet.
Fin des parkings à 2 niveaux pour cesser de rabattre la nappe phréatique vers le voisinage (parkings en rez-de chaussée)OuiPrivilégier les parkings en rez-de-chaussée et parkings à 1 niveau. Voir les possibilités de parking en silo dans les nouvelles zones de construction.Néant
Augmentation des effectifs de la police de l’urbanisme et large ouverture du service au publicOui, pour améliorer le contrôle des chantiersOui, avec accès au service sur des plages horaires beaucoup plus étendues.Renforcer la police de l’urbanisme pour lutter contre les marchands de sommeil.
Respect du règlement (obligation des clôtures végétales, plantation d’arbres, lutte contre l’imperméabilisation)Oui, pour une ville plus verte, plus fraîche et plus durable.Oui pour imposer les plantations en terre végétale mais difficile d’imposer les clôtures végétales, les habitants se protègent du bruit de la rue et des passants par des clôture hautes. Au niveau de la ville, revégétaliser les cours d’école et les places, jardins partagés, potagers dans les écoles …Néant

2/ CIRCULATION : quelles mesures pour en limiter les nuisances et améliorer la sécurité de tous ?

Attente citoyenneLA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE Cheickh NGUETTEAULNAY RASSEMBLÉE Oussouf SIBYPROTÉGER AULNAY Bruno BESCHIZZA
Concertation effective au sein des Conseils de Quartier sur le plan de circulationOuiOui, pour éviter les « points noirs » provoqués par le plan actuel.
Néant
Reprise du dialogue sur la « circulation douce »OuiOui, mise en place d’un groupe de travail pour faire des propositions à soumettre à la population, avant passage en conseil municipal.
Pas de groupe de travail. Nouvelles consignes à vélo. Demande d’aménagements cyclables sur les axes départementaux.
Lutte active contre le stationnement sauvage (surveillance par caméras et intervention immédiate de la police municipale)Projet « Aulnay sereine » de police de proximité 2.0, avec davantage de patrouilles à pied et en VTT. La surveillance par caméras sera utilisée de manière ciblée, mais l’essentiel reposera sur la présence humaine renforcée, l’intervention rapide et le dialogue direct avec les habitants.Nous verbaliserons via les caméras et les agents de la police municipale les stationnements sauvages et en double file.Refus de « faire la chasse aux automobilistes » (p43) , mise en place d’un système de guidage pour mieux repérer les emplacements de stationnement disponibles, aide financière pour installation de portails électriques, création de 5 nouveaux parkings (le parking Abrioux fait « carton plein »), pression sur les bailleurs sociaux pour réaménager et sécuriser les parkings.
Sécurisation des trottoirs pour les réserver exclusivement aux piétons (plots, bornes, etc…)Oui, avec dispositifs adaptés (bornes, balisages, plots).Oui mettre en place un plan pluriannuel pour rénover les trottoirs, les sécuriser.Néant
Plan d’aménagement des grands axes pour piste cyclable, transports collectifs et végétalisationOuiCréation d’un groupe de travail pour élaborer un plan d’aménagement. Créer une navette pour relier les points principaux de la ville. Rencontrer la Région pour renforcer les transports en commun sur la commune. Gratuité des transports en commun jusqu’à 18 ans.Réaménagement de la rue Anatole France dans l’esprit de la rénovation du boulevard de Strasbourg. Obtenir le réaménagement de la Rd 115 par le département et la Région. Réaménagement total du carrefour de l’Europe. Nouvelles lignes de bus.
Modernisation de l’éclairage public, en tenant compte des spécificités des quartiers (N/S)La modernisation passera par un éclairage intelligent connecté, plus économe et adapté aux spécificités de chaque quartier.Pour renforcer la sécurité, revoir l’éclairage public dans son ensemble, tout particulièrement dans le nord de la ville.Installation de lampadaires LED équipés de panneaux solaires et de détection de mouvement.

3/ ÉQUIPEMENTS COLLECTIFS : quels projets pour rattraper les carences ?

Attente citoyenneLA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE Cheickh NGUETTEAULNAY RASSEMBLÉE Oussouf SIBYPROTÉGER AULNAY Bruno BESCHIZZA
Création d’une grande médiathèqueOui, en renforçant l’offre culturelle de proximité et en créant des équipements structurants accessibles à tous les habitants.Construction d’un équipement comprenant une médiathèque, des espaces partagés et co-working. Transformation de la Ferme du Vieux Pays en lieu culturel à définir.Création d’une médiathèque place Saint-Jean, avec des espaces de révision pour les jeunes.
Création d’une salle des FêtesOuiOui , ce sera l’une des grandes priorités du mandat.Néant
Création d’une Microfolie (équipement culturel) comme dans les communes voisinesOuiOuiNéant
Anticipation des équipements scolaires en rapport avec l’augmentation prévue de la populationOuiOuiNéant
Réhabilitation du foyer des CèdresOuiOui ! Le foyer est agréable et bien situé pour les seniors. Nous réhabiliterons aussi le foyer des Tamaris.Seulement rénovation des Tamaris.
Création d’un foyer Croix Blanche respectant le PLU et le caractère pavillonnaire du quartier. Ou autre projet ?Organisation d’une véritable concertation citoyenne, ouverte aux riverains, aux associations locales pour décider collectivement de la suite du projet, qu’il s’agisse d’adapter l’architecture, de revoir l’implantation, d’ajuster les capacités ou de confirmer la destination du futur équipement.Refus du projet actuel qui détruit les Cèdres pour un nouveau foyer. Favorable à un second foyer ou autre projet tel que résidence intergénérationnelle.Réaliser la nouvelle résidence autonomie dans le quartier de la Croix Blanche.

4/ PATRIMOINE ARBORÉ : quelles mesures pour préserver ce qui reste encore ?

Attente citoyenneLA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE Cheickh NGUETTEAULNAY RASSEMBLÉE Oussouf SIBYPROTÉGER AULNAY Bruno BESCHIZZA
Création d’une Charte de l’Arbre et d’une commission permanente pour sensibiliser les propriétaires, les aider à entretenir leurs arbres et leur faire respecter les règles de plantation du PLU.Instaurer un véritable cadre de protection du patrimoine arboré en créant des outils dédiés.Oui à la création de la Charte de l’arbre avec les habitants et associations. L’aide aux propriétaires est une proposition que nous reprendrons avec le service des espaces verts et la Maison de l’Environnement + aide financière.Néant
Révision de la liste des arbres remarquables du PLU.ouiOuiNéant
Sanctuarisation des parcelles abritant des grands arbres (rue Jeanne d’Arc).Les parcelles accueillant des arbres majeurs seront protégées.Oui, répertorier ces parcelles (rue Émile Zola, crèche Abrioux, terrain proche ex Monier …).Néant
Abandon des colonnes pour plantes vertes à l’entretien très coûteux au profit de plantations adaptées.Privilégier des solutions végétales durables, mieux adaptées aux sols locaux et moins coûteuses à entretenir.Oui, car n’apporte pas de fraîcheur. Étudier d’autres possibilités pour ombrager une place (pergolas avec plantes grimpantes…).Néant



Plan de végétalisation des cours d’école et création de nouveaux parcs. « Forêts urbaines » aux entrées de ville.

5/ DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE : quelle réflexion sur l’adaptation de la ville (inondations, canicules) ?

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Favoriser au maximum l’infiltration des eaux pluviales : désimperméabilisation des cours d’école, parkings publics drainants, augmentation des « fosses d’arbres » le long des voies publiquesOuiOui, pour lutter contre les « coups de chaleur » et favoriser la biodiversitéNéant
Prise en compte de ces priorités dans les permis de construire, et limiter la minéralisation de l’espaceOuiMoins de surfaces minéralisées (en évitant de revenir à la construction de tours). Un développement de la ville maîtrisé et équilibré pour répondre aux besoins en logements sans bétonnage excessifNéant
Anticipation des sécheresses : points d’eau (24 jours de canicule/an en 2040) inventaire et prise en compte des « puits de chaleur » (place Abrioux)Mettre l’accent sur la lutte contre les îlots de chaleur grâce à la plantation d’arbres et à la préservation des zones ombragées.Établir le « Cadastre vert » pour identifier les zones à rafraîchir et agir en conséquence (plantations d’arbres, bandes plantées, pergolas, fontaine à eau …).Néant
Favoriser l’isolation des « bouilloires thermiques » dans les immeubles, principalement dans les citésOuiAccélérer la rénovation des logements (cité de l’Europe, Mitry, Gros Saule via l’Anru 2). Inscrire la rénovation des quartiers Balagny, Chanteloup et Vieux Pays via l’Anru 3 Réhabilitation du patrimoine de l’OPH via un plan pluriannuel.Soutenir la rénovation thermique des pavillons, soutenir les copropriétés en difficulté.
Préserver les grands arbres dispensateurs d’ombre et interdire les clôtures métalliques accumulatrices de chaleur, ne respectant pas le règlement du PLUOuiOuiNéant

6/ DÉCHETS ET ÉNERGIE : quelles modernisations de la réflexion ?

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Amélioration de la collecte des ordures dans tous les quartiers Oui, l’objectif est d’améliorer la propreté dans tous les quartiers, notamment ceux les plus touchés par les dépôts sauvages.Quartiers nord : améliorer le système des containers enterrés (passages réguliers, entretien et sensibilisation à une bonne utilisation). Quartiers Sud : Augmenter les passages des déchets verts et revoir les horaires de passage Petites poubelles : à vider régulièrement par une équipe dédiée à cette tâche.
Plate-forme en ligne pour répondre aux questions sur la gestion des déchets.
Sensibilisation à la réduction des déchets, au tri et à la valorisation des biodéchetsL’accompagnement des habitants et les initiatives pédagogiques seront multipliés.Amplifier les actions avec les services (Maison de l’environnement, service urbanisme, Paris Terres d’Envol, SYCTOM …).Néant
Encouragement à l’utilisation des énergies renouvelables (photovoltaïque)ouiCréer un guichet unique pour orienter les habitants vers les sources de financement et les professionnels locaux agrées.Développer la solarisation des toitures des équipements publics.
Encouragement à la sobriété énergétique (fin des parkings souterrains profonds et du pompage)ouiouiNéant
Information sur le développement de l’énergie géothermiqueLes études et enquêtes en cours doivent être expliquées clairement aux habitants, sans décision prise sans eux.Réunion publique et articles réguliers sur l’évolution des travauxNéant
Information sur la création sur PSA de 2 datacenters dont la consommation électrique peut dépasser celle des habitantsOuiRéunions publiques, plateforme de concertation numérique et articles dans le magazine municipal sur le sujetNéant

7/ LA DÉMOCRATIE : quelles mesures pour rétablir la démocratique participative à Aulnay ?

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Conformément à la loi, rétablissement de Conseils de Quartier libres de leurs débats et force de proposition, dotés d’un budget participatifMise en place d’assemblées citoyennes structurées, et création d’une plateforme numérique permettant de voter sur les projets, de suivre les dépenses par quartier et de proposer des idées.Révision du découpage de la ville et nouveau règlement pour favoriser la participation active des habitants de chaque quartier – Création d’un budget participatif.Néant
Conformément à la loi, rétablissement du Conseil Économique, Social et EnvironnementalOuiIl sera rétabli et participera activement aux politiques publiquesNéant
Publicité effective et dynamique des Concertations et Enquêtes publiquesOuiouiNéant
Concertations réellement ouvertes, sans monopolisation de la parole par les élusOuiOuiNéant

8/ LA VIE ASSOCIATIVE : quelles perspectives pour les associations ?

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Amélioration des locaux mis à disposition, en nombre et en qualitéOuiOui,et les locaux de l’ACSA et de partenaires pourront aussi être mis à disposition.Création d’espaces sportifs et plan de rénovation des gymnases
Restauration de la « Maison Gainville »OuiouiOui
Restauration de la Ferme du Vieux PaysOuiOuiOui
Création d’une Maison des AssociationsOuiOuiNéant
Création d’une médiathèque avec lieux de réunion et d’expositionOuiOuiOui (sans référence à des lieux de réunion et d’exposition)
Fin du turn-over des salles mises à disposition et du nomadismeOuiOuiNéant
Amélioration du fonctionnement du service de la vie associative (réactivité, fluidité, stabilité)OuiOuiNéant
Lutte contre le clientélisme et l’opacité dans les subventionsInstaurer une transparence totale dans l’attribution des subventions, avec des critères publics et objectifs.Les subventions se feront en tenant compte du projet, du nombre d’adhérents et du dynamisme des associations.Néant