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Lettre au préfet concernant le Parking Abrioux

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M. Le Préfet de Seine Saint Denis

1 esplanade Jean Moulin
93007 Bobigny cedex

Aulnay, le 2 octobre 2018

Objet : projet de parking souterrain

Place Abrioux / Aulnay-sous-bois

Monsieur le Préfet,

Nous sollicitons votre intervention à propos du projet de parking souterrain décidé par la municipalité d’Aulnay-sous-bois sous la place Abrioux, autrefois Camélinat.

Bien que placé dans une perspective que nous approuvons (la réhabilitation de la place par la suppression et le remplacement du parking aérien qui l’encombre), ce projet ne nous paraît pas conforme à l’intérêt général, porte atteinte au patrimoine et expose les biens et les usagers de la place à différents dangers. De plus il anticipe sur le résultat d’une procédure judiciaire et vise à nous mettre devant un fait accompli.

Tout le sud d’Aulnay, où est prévu ce parking souterrain, est exposé à la dissolution du gypse, avec une nappe phréatique à moins de 5 mètres. Aulnay est connu pour être exposé depuis des décennies à des inondations à répétition. Celle du 19 juin 2013 a laissé à beaucoup d’habitants du quartier un fort traumatisme. Dans le quartier, la construction récente de nombreux immeubles de grande taille, dont un en bordure de la place (parcelles 151 et 152, voir doc. joint), tous avec parking souterrain à deux niveaux, perturbe encore un équilibre précaire. Dans beaucoup de ces résidences, (ex. rue du 14 juillet, parcelle 104, bordure gauche du doc joint) le deuxième niveau est régulièrement inondé. Le cuvelage prévu pour ce parking public, équivalent à celui de 5 ou 6 immeubles, va encore augmenter le danger d’inondation. Sur la place, des caves sont souvent inondées, et malgré la création récente de dalots dans les rues avoisinantes, lors des orages du début de cet été, la rue du 14 juillet était inondée jusqu’en bordure des trottoirs. A moyen et long terme, on peut craindre que les fondations des immeubles anciens bordant la place côté nord et est ne soient affectées par les travaux et les infiltrations.

Dans un quartier fréquenté par des centaines de scolaires, le réseau viaire n’est pas adapté à la multiplication des parkings souterrains. La rue Paul Langevin, sur laquelle donneront entrée et sortie de parking, est étroite : en raison du stationnement à mi-trottoir, elle ne permet déjà pas le croisement aisé des véhicules. Surtout, ces trottoirs et la traversée vers l’avenue Louis Barrault sont parcourus journellement par des centaines d’élèves et de parents : dès aujourd’hui, par les 600 élèves du collège Le Parc, et bientôt, par plusieurs autres centaines d’élèves de primaire et de maternelle qui fréquenteront les locaux de l’annexe Barrault rétrocédés à la commune (et non Barreaux comme indiqué sur le document). Ces locaux étaient jusqu’à ce jour dévolus aux collégiens qui vont réoccuper ceux de l’ancien collège encore en rénovation. La circulation automobile, déjà très difficile aux heures de sortie des cours en raison de la propension des parents à utiliser leur véhicule pour accompagner les enfants, le deviendra encore plus, en raison de la forte augmentation de scolaires, surtout en bas âge. De plus, le passage sur le côté est de la place, qui sert en partie encore aujourd’hui d’exutoire, sera fermé. La circulation se fera uniquement de Langevin à Louis Barrault.

A noter que la sortie du parking du nouvel immeuble en construction se fera juste en face de l’école (parcelle 152). Que d’occasions de mise en danger des enfants dans ce périmètre !

Il nous semble hautement préférable que les accès de ce nouveau parking public soient éloignés le plus possible du passage des enfants.

Or une alternative s’est présentée avec la rétrocession à la commune, en 2016-2017, du terrain de la perception de la Rue des Écoles (parcelle 112), actuellement aménagé par la commune en parking aérien. Il paraît possible d’y construire un parking en silo capable de remplacer la quarantaine d’emplacements supprimés sur la place. Cette rue donnant à la fois sur la rue du 14 juillet et l’avenue de la République, l’accès en serait plus aisé et moins dangereux. De plus pour les personnes l’utilisant pour une visite à l’Hôpital de l’Est Parisien (parcelles 130 et 170), il serait beaucoup plus facile de s’y rendre par les deux voies citées plus haut, alors que la rue Paul Langevin nécessite un grand détour et une bonne connaissance des lieux. Il est donc peu probable que le parking souterrain ainsi prévu, avec une capacité excédant les cent places, soit utilisé par ces personnes, ce qui en limite l’intérêt.

Cette possibilité avancée par Aulnay Environnement n’a jamais été prise en considération par la municipalité et a régulièrement été tournée en dérision par les élus en conseil de quartier. Il est à noter que jamais les riverains n’ont été consultés, simplement avertis du calendrier des travaux. A ce jour, aucun plan, aucun permis de construire n’a été publié, alors que le début des travaux est annoncé pour cet hiver. Toutes nos lettres et demandes d’audience sont restées sans réponse. Le détail des accès a été rendu public par une communication des élus d’opposition, qui n’en ont eu connaissance qu’en consultant en mairie le dossier déposé par le futur gestionnaire du parking comprenant un plan précis du projet, jamais communiqué par ailleurs. A noter que dans ce document, ce futur mandataire faisait de son côté les mêmes objections que nous (risques hydrologiques, de dissolution du gypse, de mouvements de terrain, présence de bâtiments anciens semi-enterrés, comme le collège).

Le projet de parking souterrain suppose également l’abattage d’une quinzaine de tilleuls centenaires, qui jouent un rôle important dans le charme de la place. Notre association a lancé une pétition pour demander au maire leur préservation. Cette pétition a recueilli près d’un millier de signatures, manuscrites ou électroniques, et n’a pas davantage suscitée de réponse de la part de la municipalité. Cette place a été reconnue d’intérêt patrimonial dans l’inventaire du patrimoine aulnaysien réalisé par les services du Conseil Général en juin 2008. Sa modernisation méritait donc d’être étudiée avec soin. Or aucune étude d’urbanisme n’a à notre connaissance été lancée par la municipalité.

Mais il y a plus gênant encore. L’accès par la rue Paul Langevin est prévu sur la parcelle 116. Or cette parcelle fait partie d’un legs fait à la commune par M. Pecoroni, ancien instituteur, pour des usages scolaires ou périscolaires. Le legs a été accepté à ces conditions par l’ancienne équipe municipale en 2011. Mais fin 2015, cette parcelle est dévolue par délibération à un promoteur, décision invalidée par le Tribunal administratif en 2017. Une action devant le Tribunal de Grande Instance pour réviser les conditions du legs est nécessaire, mais rien n’a été rendu public à ce sujet. Nous ne savons rien de l’éventualité d’une procédure en cours, et encore moins de son résultat.

Nous vous prions donc de bien vouloir exiger de la municipalité qu’elle mette fin à la totale opacité qui entoure ce projet et qu’elle se conforme à la loi, à défaut de respecter les vœux du légateur. Il est à noter que conformément à un récent rapport de la Chambre Régionale des Comptes, qui pointe une augmentation prévisible de la population scolaire induite par les nombreuses nouvelles constructions dans toute la zone sud de la commune, la prudence inviterait à conserver cette réserve foncière pour de futurs équipements scolaires.

Veuillez croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de notre plus profond respect.

Pour le Bureau d’Aulnay Environnement, le Président, René-Augustin BOUGOURD

Courrier Page 3-Prefet

Lettre recommandée originale au format PDF à télécharger ici

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#AulnayLePlusBelArbre Participation de Nadia.K

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Je me permets de vous joindre la photo d’un arbre que j apprécie particulièrement.

Cet arbre se trouve au 25 avenue Pasteur à Aulnay, juste en face de chez moi. Il s agit, sauf erreur, d’un cèdre. La propriétaire du terrain m’expliquait avant son décès il y a 2 ans, que cet arbre appartenait autrefois à la forêt de Bondy et que sa famille l’avait toujours connu sur ce terrain. Je précise que cette propriété appartenait aux grands-parents de Mme C., elle-même née en 1924!

J’ai le privilège de voir cet arbre tous les matins au réveil et malheureusement il semble menacé par un projet immobilier. Les petits enfants  (ses enfants sont décédés) ont vendu la maison à un promoteur immobilier qui souhaite diviser ce magnifique terrain de 1200m2 en 4 lots, d après ce qu’on m a indiqué en mairie.

J’espère que nous trouverons les solutions garantissant la survie de cet arbre séculaire, de sorte à ce que son compagnon, un chêne classé de la forêt de Bondy situé au 24 avenue Pasteur, ne se retrouve pas orphelin…

Dans l espoir que cette photo et son histoire retienne l’attention du jury, recevez, mesdames, messieurs, mes sincères salutations.

Nadia.K

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Un appel au dialogue et à la médiation

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Un appel au dialogue

et à la médiation

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Aulnay-sous-Bois , 5 avril 2018

Nous sommes inquiets devant cette escalade dans la dégradation des rapports entre les administrés et la municipalité : blogs attaqués, élu-e-s d’opposition mis en examen, conseils municipaux perturbés et à huis-clos…et aujourd’hui la garde à vue d’un responsable associatif.
Ce climat est malsain et marque le délitement d’un débat démocratique nécessaire, indispensable même s’il pique, dérange, oblige à argumenter de part et d’autre.
Un ancien élu connaît le travail des élus et le dévouement de nombre d’entre eux, femmes et hommes au service de leur ville, département, Région, Pays… Ils méritent le respect de leur personne, de leur travail de longue haleine mais aussi nos critiques vigilantes et citoyennes. Il doit exister des contre-pouvoirs dotés de moyens de les exercer afin de permettre aux élus d’être mieux en phase avec le vécu des habitants.
Nous comprenons la difficulté de faire face à la multiplicité des attentes et revendications citoyennes. Nous comprenons la difficulté de composer avec des intérêts contradictoires, à faire des choix dans le sens de l’intérêt collectif…
Animateurs d’associations, nous ne pensons pas que la place d’un animateur d’une association soit en garde à vue. C’est la marque d’un échec collectif, auquel nous pouvons nous associer. Avons-nous assez travaillé pour approfondir les liens avec La Révolution est en marche, pour exprimer nos convergences et nos désaccords ? Pour aider, critiquer, faire ensemble, faire entendre…
La parole d’Hadama Traoré n’est pas en costume-cravate. Son vocabulaire dérange, il peut même basculer dans l’outrance, mais il faut entendre cette voix qui en porte bien d’autres. Il réclame des réponses avec insistance, il va vite, il se trompe parce qu’il fait fi des usages et des règles, mais il fait aussi preuve d’une grande volonté, d’une belle énergie au service des autres : des locataires pour la qualité des logements, des personnes exclues. Il a commencé un travail pour un rapprochement entre jeunes et policiers.
Un certain nombre de ses propos ont pu blesser, faire peur…Nous ne les approuvons pas mais nous y avons par contre entendu du découragement, du dépit face à une absence de réponse, considérée comme du mépris… Avec cette question lancinante : que faire pour être entendu ? Le refus du dialogue et de la conciliation n’est pas de bonne politique face à une personne qui porte la voix de bien des Aulnaysiens. Le marteau-pilon d’une intervention policière digne de l’arrestation d’un terroriste n’est pas une bonne réponse, c’est une humiliation de plus.
Nous pensons qu’un dialogue exigeant et respectueux aurait pu, aurait dû être instauré avec lui et son association, et plus largement avec une jeunesse qui veut prendre sa place dans la vie de notre ville.
Pouvons-nous croire que cela n’est pas trop tard ?
Il faut développer des lieux de dialogue et de médiation au plus vite, nous sommes prêts à y prendre notre place.

Alain AMÉDRO

Vivre Mieux Ensemble

R-A BOUGOURD

Aulnay Environnement

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Motions Votées le 22 Mars 2018

Motions soumises au vote de l’assemblée Générale d’Aulnay Environnement, le 22 mars 2018

1/Sur la démocratie locale Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents s’inquiètent de la mise en œuvre par la municipalité d’une conception très restrictive de la démocratie dans ses relations avec les citoyens et les associations.

  • Surdité : la demande répétée de concertation avec les habitants sur la transformation de l’ex-place Camélinat n’a jamais suscité la moindre réponse (concertation : s’accorder, se consulter pour mettre au point un projet commun (Larousse) et non : informer de ce que l’on a décidé, en tournant en ridicule les contre-propositions).

  • Brutalité : c’est le sort réservé aux associations dont l’activité repose sur la jouissance d’un terrain, dès lors que la municipalité compte lui donner une autre affectation : après que le club canin (500 adhérents) ait fait une contre-proposition réaliste sur la nouvelle localisation envisagée, les ponts ont étés coupés et le club a dû simplement disparaître. Qu’en sera-t-il du club de Tir à l’arc ? La même brutalité pour l’association gérant l’Office du Tourisme, jouissant, elle, d’une liberté d’initiative pour la promotion de la commune : aucune discussion préalable, mais un simple courrier à la présidente le jour même de sa dissolution décrétée par la municipalité. Aulnay Environnement a marqué sa solidarité avec ces associations qui œuvraient pour le bien de notre commune.

  • Judiciarisation  : de plus en plus, en rejetant toute possibilité de conciliation, les prises de position critiques et publiques sont poursuivies en justice. La crainte est grande de voir se développer ici la pratique de certains acteurs économiques qui cherchent à décourager toute critique par le harcèlement judiciaire et les coûts financiers. Aulnay Environnement tient à exprimer son attachement à la liberté d’expression, en particulier à celle des blogs qui sont l’un des rares moyens de faire connaitre des analyses, la modération des publications par les responsables des sites restant au demeurant une autre base de la vie démocratique.

2/ sur les constructions Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents renouvellent les critiques portées sur la politique de construction de la municipalité :

  • Non-respect de la promesse électorale de mettre fin au « bétonnage »

  • Non-respect de la réglementation sur l’intégration harmonieuse de nouvelles constructions (ex-place Camélinat)

  • Non-respect des vœux des habitants sur la construction en retrait

  • Non-respect des quotas de logements sociaux dans le sud

  • Non-respect des promesses électorales de ne pas prévoir de logements sur les terrains PSA

  • Non-respect du patrimoine : des constructions anciennes de qualité ont disparu (rue Gatouillat, rue Barrault), et d’autres sont menacées (« Brimborion » et son jumeau route de Bondy, ou encore des bâtiments de grande valeur patrimoniale, le café des « pailleux », au Soleil Levant, ou la maison de Jules Princet). Les « bâtisses » que la municipalité se vante d’avoir sauvegardé ont été acquises pendant la précédente mandature. Au-delà de la propagande, la politique de préservation du tissu pavillonnaire et de mise en valeur du patrimoine reste à démontrer.

  • Non-respect de la largeur minimale effective des trottoirs

Ils s’interrogent sur les suites concrètes qui pourront être données à la concertation sur l’avenir du Centre Gare, le gel (pour deux ans) des projets immobiliers prenant fin au moment des prochaines élections municipales. Ils ne voient pas comment, avec un règlement de PLU aussi favorable aux projets des promoteurs, on pourra réellement éviter que soit défiguré le centre de notre commune. Ils se demandent quel est le sens profond de cette concertation.

3/ Sur la circulation Motion adoptée à l’unanimité, moins une abstention

Les adhérents approuvent la mise en œuvre d’une réflexion sur la circulation. Ils insistent sur l’impératif de bonne circulation des transports en commun : le stationnement des véhicules doit être conditionné à cet objectif. Ils souhaitent que les nuisances de la circulation, à laquelle nous participons tous peu ou prou, soient limitées au maximum, mais aussi équitablement réparties entre les riverains, en particulier pour la circulation des poids lourds et des autobus. Ils demandent qu’un autre impératif soit la sécurité des piétons, et que tout soit mis en œuvre pour qu’ils ne soient pas contraints de descendre du trottoir (ex rue du Gros peuplier) par la présence de véhicules en stationnement sauvage. Trottoirs sur lesquels la vigilance est encore de mise en raison de la multiplication des déjections canines contre laquelle une action de sensibilisation (et de nettoyage) s’impose. De même, partout où c’est possible, ils demandent que la circulation des cyclistes soit facilitée. Ils souhaitent que les investissements en vidéosurveillance servent à la répression des incivilités du stationnement et de la circulation. Ils souhaitent le développement d’un réseau de navettes entre les quartiers.

Ils souhaitent que le stationnement de courte durée soit favorisé par les tarifs de la première heure (gratuité on très faible coût). Ils renouvellent leur opposition à la création de parkings souterrains à deux niveaux (place ex-Camélinat).

4/ Sur le patrimoine arboré Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents prennent acte de la nécessité de faire face aux maladies qui affectent beaucoup de nos arbres et qui conduit à leur abattage. Néanmoins ils espèrent que cela ne sera pas l’occasion de faire disparaître des arbres sains pour faire place nette aux projets immobiliers. En tout état de cause, ils demandent au plus vite le remplacement des arbres disparus. Ils demandent aussi que toutes les précautions soient prises pour que les arbres sains puissent le rester.

Ils renouvellent leur opposition à la disparition des tilleuls de la Place ex-Camélinat et s’inquiètent du sort des arbres retirés de la catégorie des arbres remarquables.

En tout état de cause, ils demandent que tous les arbres remarquables survivants de l’ancienne forêt soient l’objet d’une politique volontariste de préservation. Cela dépasse le cadre des services techniques qui font leur travail du mieux qu’ils peuvent. C’est aux élus qu’il incombe de prendre en compte que ces arbres témoignent de l’histoire, font partie de l’identité de notre commune, et que leur disparition progressive est un véritable crève-cœur pour les habitants. Nous refusons la minéralisation progressive de notre cadre de vie qui est en œuvre sous nos yeux.

Nous demandons la création d’une commission mixte associant élus, services techniques, associations et représentants des habitants pour suivre l’évolution de l’état de santé des arbres et sensibiliser les acquéreurs de parcelles arborées à la préservation du patrimoine précieux que représentent ces arbres. Nous souhaitons que la fête annuelle de l’arbre n’ait pas ce goût amer et que la municipalité fasse la démonstration qu’elle fait tout ce qui est possible, en collaboration avec les habitants, pour que notre commune ne devienne pas Aulnay-sans-bois.

5/ Sur les équipements Motion adoptée à l’unanimité.

La piscine : les adhérents s’étonnent de l’absence d’information sur l’évolution de ce dossier, le calendrier annoncé (ouverture du nouvel équipement en 2020) ne paraissant pas pouvoir être respecté. En attendant, nous demandons qu’une réponse argumentée soit donnée à la demande d’ouverture au public des bassins extérieurs.

De même, pour l’espace multimodal de Balagny, la communication générale manque de précision.

Les adhérents attendent que soient enfin dévoilés les projets annoncés depuis plusieurs années d’équipements sur le terrain de la Croix Blanche ou plus récemment la ferme Garcelon. Ils demandent qu’un effort conséquent soit fait pour mettre bien davantage de salles à la disposition des associations.

Ils regrettent qu’aucun projet culturel ambitieux ne soit mis en œuvre par la municipalité pour remédier à l’absence d’une médiathèque centrale.

Etudes

Les projets d’« EMBELLISSEMENT » de la place ABRIOUX, EX-CAMÉLINAT

A la réunion du jeudi 8 décembre, où la Mairie a défendu ses projets pour cette place, Aulnay Environnement a présenté sa propre analyse des projets.

Sur le diagnostic, il y a accord pour mettre fin au parking et rendre la place aux piétons, faire revivre des commerces et ramener des habitants (mais pas trop !) pour faire vivre ces commerces.

Mais le désaccord est profond sur les remèdes proposés :

Aulnay Environnement est hostile à tout parking souterrain

  • qui perturbe la circulation souterraine des eaux, va nécessiter comme partout l’installation de pompes dans le parking et peut-être aussi chez les riverains

  • qui va entraîner la disparition de tilleuls centenaires (espérance de vie 500 à 1000 ans), arbres remarquables.

Aucune réflexion ne semble avoir été menée sur les déplacements dans l’ensemble de la zone, où s’ajoutent plusieurs flux automobiles :

  • une partie des usagers de l’hôpital
  • les clients des commerçants
  • un transit nord-sud depuis la rue du 14 juillet et est-ouest depuis l’avenue du Clocher
  • un afflux de véhicules en fonction des horaires d’entrée et de sortie du collège

En fonction de ces flux (et de la place disponible) :

  • Où vont se faire les entrées et sorties du parking souterrain ?
  • Ne vont-elles pas créer de sérieux problèmes en débouchant sur des croisements de voies où passent aussi beaucoup d’enfants et d’adolescents ?
  • Ne vont-elles par largement empiéter sur la place elle-même, en contradiction avec l’ambition de rendre cet espace aux piétons ?
  • Comment sera compensé l’espace « d’arrêt minute » offert par le parking actuel ?

Et surtout, a-t-on fait une étude sur la circulation autour de la place pour évaluer aussi la part des riverains, des clients et des professionnels dans le stationnement plus ou moins permanent, ce qui aurait pu faire émerger des responsabilités et des solutions alternatives intégrant les autres parkings de la ville? N’aurait-il pas été plus raisonnable de faire cette étude avant de prendre toute décision, au lieu de décider d’abord, et de s’en remettre aux professionnels pour faire rentrer ce projet au forceps dans cette petite place ?

Des terrains seront bientôt disponibles pour un parking en surface, ceux de la perception et de l’annexe Barrault. Pourquoi cette précipitation, alors que sur le terrain de la Croix Blanche, il semble surtout urgent d’attendre ?

En ce qui concerne les constructions :

La place a été repérée en 2008 comme « élément d’intérêt patrimonial » par le service du patrimoine culturel du département de Seine-Saint-Denis. Toute démarche d’embellissement aurait dû avoir comme préalable une vraie réflexion d’urbanisme pour analyser et préserver ce qui fait son cachet.

  • La place est restée « dans son jus », avec des immeubles (sauf bien sûr le nouveau bâtiment du collège) du début du 20e siècle, pour la plupart de qualité.

  • Elle est bordée de très beaux tilleuls centenaires.

  • Côté nord, 2 beaux immeubles, dont un a été bien réhabilité. Ils sont magnifiquement éclairés. L’ensoleillement apparaît comme un atout essentiel pour la place tournée et ouverte vers le sud.

  • Du même côté, l’ancienne boucherie, malgré sa surcharge publicitaire, est un édifice très pittoresque. Il faut rester vigilant, car ses jours sont peut-être comptés.

  • La perle de la place, c’est rue Paul Langevin, l’immeuble Aubry-Boisson (1909), du pur style Art Nouveau. La logique patrimoniale élémentaire serait de le mettre en valeur.

  • le côté du café et du restaurant est occupé par des immeubles de faible qualité, sauf celui du milieu. Mais l’essentiel est dans l’harmonie des volumes. Ces trois immeubles reproduisent la volumétrie de bien des grandes résidences nobiliaires, et même des petites gares dont nous regrettons la disparition : un corps principal, deux ailes symétriques et plus basses.

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Il est beaucoup question de « faire du Beau ». Or il se trouve que dans notre tradition esthétique, l’harmonie est un caractère essentiel du Beau. Le luxe des matériaux, qui semble au cœur de la conception du Beau municipal, est tout à fait accessoire. Élargi à tout le paysage urbain, le respect de la volumétrie devrait être un souci fondamental. Mais pour cela il faudrait avoir ce qu’on pourrait appeler une éthique du paysage urbain, c’est à dire un vrai souci de préserver la beauté des quartiers anciens de la ville. Il faudrait savoir la regarder, et peut-être l’aimer vraiment pour ce qu’elle est.

Et pourtant, le PLU l’affirme :

11/2.1 – Les constructions doivent être compatibles notamment dans leur volumétrie, leurs matériaux et la composition des ouvertures et de l’accroche aux constructions limitrophes (Règlement de la zone UD).

Mais le respect de cet article est le cadet des soucis de la municipalité, du promoteur et de son architecte, au vu de ce qui nous attend :

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Non seulement cet immeuble massacre la volumétrie actuelle, mais il écrase l’immeuble Art Nouveau :

Image extraite du permis de construire et mise en perspective par Aulnay Environnement (On y voit, sans changement d’échelle, le pan coupé de l’immeuble Aubry superposé à la photo comme preuve du respect du document fourni par le promoteur.)

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On aura peut-être du mal à le croire, mais il semble que cette réalité ait échappé aux responsables municipaux, car apparemment de bonne foi, ils ont affirmé au public de la salle que le nouvel immeuble avait la même hauteur que l’immeuble Aubry. Or il fait un à deux étages de plus, selon que l’on prend en compte la fenêtre unique du faîte, une sorte de figure de proue qui en devient ridicule.

Cette situation relève entièrement de la responsabilité de l’équipe municipale qui a fait un règlement de PLU ouvrant toute latitude à la mégalomanie des promoteurs. Dans la zone UD, qui concerne le reste de ce quartier

La hauteur de façade principale est limitée à 13 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 15 mètres. Les parties de construction situées au-dessus de 13 mètres doivent être implantées avec un recul minimum de 3 mètres de la façade principale. (Art. UD 10/1).

Mais les abords de la place ont droit à un traitement de faveur, car ils sont en UDa :

Dans le secteur UDa la hauteur de façade est limitée à 16 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 18 mètres. (Art.10/2.2)

On remarquera qu’il n’est plus question du retrait de 3 mètres au delà des 16 mètres !

Pour offrir la rentabilité maximale au promoteur nous voilà donc avec un monstre architectural qui défigurera bientôt la place.

Mais le pire est à venir!

M. Beschizza a pour intention de contourner les clauses du legs de la parcelle léguée à la municipalité par M. Pecoroni et contiguë au bâtiment administratif du collège. Selon le légateur, ancien instituteur, ce terrain doit être consacré à des usages liés à l’éducation, gymnase ou logements d’enseignants. Le projet présenté jeudi 8 décembre consiste à installer une crèche au rez-de chaussée, et au-dessus, des logements, qui en vertu du règlement de la zone UDa, pourront donc monter à 18 mètres. Si l’on se base sur le projet actuel, cela pourrait donner par exemple ceci :

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Le soleil se levant derrière l’immeuble de gauche et se couchant derrière celui de droite, c’en sera fini de l’ensoleillement de la place en hiver. Évidemment, les tilleuls ne seront plus là non plus. On nous promet à la place des arbustes en pot, qui n’en doutons pas, feront beaucoup pour l’agrément de la place. Dès lors que la municipalité aura vendu le terrain à un promoteur et qu’un permis de ce genre aura été déposé, le Maire ne pourra pas le repousser, car il sera conforme au PLU qu’il a fait voter !

Sur l’avenir du legs Pecoroni, il y aurait bien sûr d’autres voies à explorer, qui respecteraient la volonté du légateur.

Dans le public, des personnes ont fait remarquer l’exiguïté de la cantine. Il y sûrement encore d’autres améliorations à apporter au cadre matériel de nos collégiens et des enseignants.

Il faut pour cela entamer une réflexion avec le département en dépassant les hostilités partisanes, d’autant qu’en 2018, celui-ci va remettre à la municipalité le terrain de l’annexe Barrault (que le Maire envisage d’aménager en école primaire ou maternelle. On aurait besoin d’une nouvelle école, mais pas de locaux supplémentaires pour ces écoliers devenus collégiens ?) Si on le veut, le compromis est possible : un prolongement du collège avec un maximum de deux étages qui préserve l’ensoleillement de la place, une crèche et quelques logements sur la rue Paul Langevin.

Mais pour cela, en vertu d’une véritable éthique du paysage urbain, il faudrait cesser de faire

un pont d’or aux promoteurs !

C’est alors seulement qu’on pourra prétendre avoir mis fin au « bétonnage aveugle » !

(Lettre du maire, novembre 2016)

Il faut revenir sur ces projets aberrants !

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Après l’incendie

Hier soir, durant des heures, nous étions des millions rivés à nos postes de télévision. Nous étions des millions à sentir les larmes nous monter aux yeux lorsque nous avons vu se tordre et tomber la flèche.

Chrétien ou pas, français ou pas, peu importe. Nous avons à ce moment senti combien de simples pierres pouvaient nous être chères au point de faire partie de nous, et d’être comme un membre de la famille. Notre-Dame, c’est notre grand-mère à tous, sévère et coquette à la fois, sublimement élégante, universellement accueillante.

Je crois que toute grande épreuve peut nous grandir, pour peu qu’on soit capable d’empathie. Telle épreuve physique nous permettra de comprendre ce que ressentent par exemple ceux que frappe un handicap. J’aimerais que tous soient capables d’un tel retour sur soi.

Une journaliste hier soir a prononcé  des mots extrêmement blessants pour tous les banlieusards, en disant à un jeune qui avait sauté dans le RER pour être sur place : « vous qui n’êtes pas tout à fait parisien ». Nous l’avons bien compris, nous qui vivons au-delà du périphérique, pour ceux qui vivent tout près, Notre-Dame, c’est naturellement un peu moins notre patrimoine.

Alors nous avons des Notre-Dame qui n’appartiennent qu’à nous. Les lieux n’ont pas besoin d’être imprégnés de religion pour faire partie de notre vie, ni d’être extraordinairement beaux ou anciens. C’et le nom d’une place, c’est une maison en brique ou en meulière, c’est un grand arbre, c’est un parc. Tout cela n’est pas bien vieux, mais c’est ce que nous avons comme patrimoine bien à nous. Et à chaque fois, il y a eu une intention qui devrait perdurer, un désir de pérenniser le souvenir d’une époque, d’un homme, ou de rendre plus agréable la vie des gens.

À chaque fois qu’on porte atteinte à ce patrimoine, c’est une flèche qui nous perce le cœur. Il est bon d‘avoir un peu de culture locale pour comprendre cela, mais sans doute que le cœur devrait suffire, lorsque l’on sait écouter les gens. Nous comprenons qu’une ville doive changer, et que comme les pompiers hier soir, il faille bien faire la part du feu. Nous comprenons que le temps soit à sa manière incendiaire, mais pas que les pyromanes n’en fassent qu’à leur tête. 

Messieurs les élus, si vous avez comme nous été bouleversés hier soir, essayez de comprendre ce que nous ressentons lorsque vos projets s’attaquent à notre patrimoine.     

René-Augustin Bougourd, Aulnaysien depuis seulement 25 ans

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Lettre au Maire Parc Modigliani

M. Bruno Beschizza
Maire d’Aulnay-sous-bois
Aulnay, le 15 avril 2019

Monsieur le Maire,

Nous voudrions vous faire part de notre extrême inquiétude à la suite de la publication sur des blogs d’un projet de vente à la découpe du parc Modigliani.

Nous avons eu d’abord du mal à imaginer qu’une municipalité qui a promis de lutter contre le bétonnage puisse approuver la disparition d’un espace vert de plus de 2000m2, au cœur d’un ilot déjà densément construit. C’est un petit parc qui s’intègre dans un réseau de circulations douces permettant aux enfants et à leurs parents de jouir d’un cheminement agréable vers l’école des Petits Ormes, et qui par surcroît, figure au plan de protection du patrimoine.

Nous ne pouvions retenir qu’une hypothèse : que le document rendu public n’est que la proposition d’un promoteur ayant conçu un projet sans l’assentiment de la Mairie. C’est un cas qui s’est déjà présenté lors de la précédente mandature : le dépôt d’un dossier proposant de construire un immeuble sur le legs Pecoroni, et qui n’avait rien d’officiel.

Mais non ! La divulgation d’un courrier envoyé par vos services confirme qu’il s’agit bien d’un projet de la municipalité !

Nous ne pouvons qu’exprimer notre plus vive indignation devant une initiative  portant une telle atteinte au paysage et à l’agrément de notre commune ! La recherche tous azimuts de rentrées de fonds ne peut pas aller jusque là ! 

Avec nos salutations distinguées.

Pour le bureau d’Aulnay Environnement,
Le Président, R-A Bougourd

Etudes, ValFrancilia/Ballanger

VAL FRANCILIA / CAHIER D’ACTEUR

Le projet Val Francilia, présenté par le cabinet Richez à la demande de la municipalité d’Aulnay-sous-bois, concerne une vaste zone :

  • Le site PSA
  • Le parc Ballanger
  • Le quartier des Ormes, partie ouest de la Rose des Vents 
  • La zone d’activité de la Fosse à la Barbière

Il concerne aussi les emprises routières :

  • Carrefour Louis Armand
  • Boulevard Georges Braque jusqu’au carrefour de l’Europe
  • Avenue André Citroën

Il entraînera donc de profondes modifications sur les flux de circulation.

Il doit également s’articuler avec :

  • Le centre commercial O’Parinor
  • La future gare du Grand Paris, sur le boulevard Marc Chagall

Le projet se décompose en trois entités :

  • une zone d’activités industrielles et commerciales sur le nord-est du site PSA
  • un ensemble de logements, entre 2500 et 3500, sur le sud-ouest du site PSA et 5 hectares du parc Ballanger
  • un campus de formation, cœur de la partie ouest de Val Francilia

Notre réflexion citoyenne portera sur :

  1. L’état des lieux
  2. La pertinence de la construction de logements sur l’espace concerné
  3. Le projet de pôle de formation
  4. La fonction du parc Ballanger et sa relation avec les zones d’habitation environnantes
  5. La modification des axes de circulation
  6. La liaison du nouveau quartier avec la gare du Grand Paris
  7. Une alternative à Val Francilia

1. L’état des lieux

Le site PSA bénéficie d’un accès à un nœud autoroutier (A3, A1, A104), d’un raccordement ferroviaire, de la proximité de l’aéroport Charles de Gaulle mais se trouve dans l’axe des couloirs aériens et coupé en deux par la limite de la zone d’exposition au bruit. Sa vocation  est donc de rester une zone d’activités économiques.

Après le départ de l’usine automobile, c’est aujourd’hui une friche industrielle progressivement réinvestie par diverses activités, principalement de maintenance et de logistique.

Nous nous félicitons de ce retour des activités, source d’embauche pour le bassin d’emploi d’Aulnay-sous-bois, et nous espérons que le plus grand nombre possible d’entreprises choisira de s’implanter sue le site.

Le parc Ballanger constitue une zone de loisirs privilégiée pour les habitants de la Rose des Vents, d’un accès très facile, beaucoup plus aisé que le parc du Sausset séparé des habitations par une voie à grande circulation, l’avenue Raoul Dufy.

Son étendue et sa conception très particulière en font un élément précieux du patrimoine aulnaysien.  Les buttes qui le bordent en sont une caractéristique essentielle : elles masquent les constructions environnantes et  assourdissent le bruit des voies de circulation environnantes. Ce parc est fermé la nuit, ce qui est une garantie de sécurité et de bon entretien.

Nous pensons que ce parc ne doit subir que des aménagements mineurs, et qu’il doit rester ce qu’il est : un îlot de calme, sans ouverture sur des constructions.

Le quartier des Ormes est un quartier pavillonnaire composé d’habitations de faible hauteur, mais avec une densité du bâti assez élevée et peu d’espaces en pleine terre, ce qui est en partie compensé par la proximité du parc. La zone des hôtels qui le borde lui permet d’être à une certaine distance des nuisances du boulevard Georges Braque.

Nous souhaitons que les transformations de la zone environnante détériorent le moins possible la quiétude et les conditions de vie dans ce quartier.

La zone d’activités de la fosse à la Barbière mériterait une meilleure mise en valeur. C’est aussi le cas des zones des Mardelles et de la Garenne, hors projet Val Francilia.

Nous regrettons qu’une réflexion d’ensemble sur les zones d’activités n’ait pas porté à la fois sur ces zones et sur le site PSA.

Les emprises routières sont considérables, articulée autour du vaste rond-point Louis Armand, au croisement de deux axes de grande importance : le boulevard Georges Braque qui conduit à Gonesse, le boulevard, puis avenue André Citroën, qui conduit au Blanc-Mesnil, mais surtout qui relie les deux centres commerciaux O’Parinor et Parinor 2 , et supporte un important trafic de poids lourds entre les différentes zones d’activité environnantes.

Avec l’arrivée de la gare et le développement de la zone d’activité PSA, tout le trafic de véhicules individuels  et de marchandises ne peut que s’intensifier. La modification de ce réseau doit être précédée d’études très approfondies.

  2. La pertinence de la construction de logements sur le site PSA

Aulnay Environnement est consciente de la nécessité  de construire des logements pour répondre à la pénurie actuelle, d’autant que la ville, dans la période précédente, perdait des habitants, faute d’une offre suffisante. Elle comprend la nécessité d’une densification, mais elle la souhaite maîtrisée et respectueuse des caractéristiques et des contraintes de notre paysage urbain, ce qui trop souvent, n’est malheureusement pas le cas, aucune étude urbanistique ne précédant l’acceptation des permis de construire.

Déjà dans toute la commune les programmes immobiliers se multiplient : dans le sud, autour de la place Abrioux et du quartier Chanteloup, tout le long des rues Charcot, Jules Princet, Jacques Duclos et bientôt au sud du vélodrome, sans parler des réalisations dans le cadre du PRU le long du boulevard Marc Chagall. Nous pensons que cela suffit, d’autant que la commune se targue de résister aux pressions de l’État.

Le site PSA ne nous paraît pas un bon site pour l’implantation de logements : la ligne symbolisant la zone de bruit n’arrêtera pas le bruit des avions, ni celui du trafic de camions généré par la zone d’activité accolée à la zone d’habitation. La création d’un quartier d’environ 10 000 habitants à l’extrême nord de la ville conduit les promoteurs du projet Val Francilia, sous couvert d’établir une continuité avec le reste de la commune, à dénaturer le parc Ballanger pour en faire un vaste espace vert avec vue sur des immeubles. 

Nous sommes donc opposés à la création de ce nouveau quartier sur le site PSA.

3. Le projet de campus de formation

En revanche, nous sommes favorables à l’implantation d’un centre de formation en lien avec les entreprises proches, avec des immeubles pouvant héberger temporairement les étudiants. La définition précise de ce pôle de formation est une priorité, car il peut jouer le rôle d’incitateur pour l’implantation d’entreprises, ce qui n’est pas gagné d’avance.  On ne peut d’ailleurs écarter l’hypothèse que ce projet ne serve que de prétexte pour engager d’abord les programmes immobiliers.

Nous attendons donc au plus vite le lancement (et la publication) d’une réflexion approfondie sur le sujet, en lien avec les institutions compétentes.

4. La fonction du parc Ballanger

Le projet Val Francilia conduit à annexer le parc Ballanger au nouveau quartier : « près de 3 km de façade sur parc », tel est le slogan de ses promoteurs. Cela signifie que cette particularité essentielle du parc, son rôle de coupure d’avec la ville, est sacrifiée. Cinq hectares sont urbanisés. La partie du site PSA dévolu à un espace vert ne compense pas la disparition de cette qualité qui fait l’attrait du parc. En quelque sorte, le parc Ballanger est annexé à Val Francilia. Il devient un espace vert comme tant d’autres, impossible à clôturer, et donc à sécuriser.

Si la municipalité passe outre, et qu’elle crée ce nouveau quartier, nous demandons que la caractéristique du parc conçu comme un lieu isolé de la ville soit préservé, toutes les buttes conservées et qu’aucun immeuble ne soit construit sur son emprise. En revanche, il peut être ouvert au nord, mais exclusivement par des voies piétonnières. Ce qui a séduit les Aulnaysiens jusqu’à aujourd’hui, en particulier ceux des quartiers nord, peut être partagé avec les résidents de Val Francilia, et le parc devenir un lieu de rencontre entre les habitants des deux quartiers.

5. La modification des axes de circulation

La création de la gare du Grand Paris, l’implantation espérée de nouvelles entreprises et la construction de nombreux logements ne peuvent qu’entraîner une intensification des flux, encore plus importants si le projet tout voisin d’Europa City voit le jour. Dans ce cas, le Boulevard Georges Braque en sera la principale voie d’accès par le nord, en même temps que le seul exutoire au nouveau quartier. Cette hypothèse a-t-elle été étudiée ? Des projections du trafic ont-elles été élaborées ? Tout simplement, un comptage du trafic actuel a-t-il été fait et pris en compte ? Le problème déjà épineux du carrefour de l’Europe, régulièrement embouteillé, ne risque-t-il pas de s’aggraver encore ?

L’une des objections à l’urbanisation de cet extrême nord de la ville, le risque « de relégation de ses habitants » qu’évoquait le candidat Bruno Beschizza en 2015, peut-elle être surmontée, lorsque l’accès de ce quartier par d’autres habitants d’Aulnay risque d’être si difficile ? Car il ne suffit pas que les habitants  de Val Francilia aient un accès facile au métro, il faut aussi, pour que le quartier ne soit pas un ghetto, que des échanges puissent se faire dans le sens sud-nord autant que dans le sens nord-sud. Or le boulevard Marc Chagall risque de constituer toujours une coupure majeure.

C’est justement le problème dont souffre depuis des décennies le quartier de la Rose des Vents. Comment espérer surmonter cette coupure territoriale en intensifiant les flux qui créent cette coupure ?

La piétonisation de l’avenue André Citroën est certes une idée séduisante, mais le report de son trafic déjà important (c’est la seule connexion entre les deux centres commerciaux) sur une voie traversant le site PSA, là où se touchent zone d’habitation et zone d’activité et où s’additionnent déjà deux trafics, ne va-t-elle pas décourager les clients d’un centre de se rendre dans l’autre, et accentuer le déclin déjà sensible de Parinor 2 ? 

Aucune solution à ces problèmes ne ressort du projet Val Francilia tel qu’il est présenté aujourd’hui. La suppression des ronds-points, qui permettent pourtant en principe une certaine régulation de la circulation, semble faire fi de toutes les difficultés, les circulations douces et les navettes automatiques ne s’imposant que par la magie d’une image.

Il est donc urgent de commencer par mettre au clair un plan de circulation sérieux sur tous ces axes autour de la nouvelle gare, et d’y associer les Aulnaysiens.

6. La liaison du nouveau quartier avec la gare du Grand Paris

Qu’un quartier de 10 000 habitants ou seulement un pôle de formation soit créé, il faut qu’un lien aisé avec la gare du Grand Paris soit établi. Cela n’impose pas que l’on construise des logements sur le parc Ballanger, mais qu’on puisse aisément le contourner pour une « circulation douce » ou le traverser à pied, autant que possible en ligne droite, la circulation des automobiles ou des autobus restant cantonnée au boulevard Georges Braque, ce qui est le cas, pour autant que l’on puise en juger, sur le projet du cabinet Richez.

Au sud, près de la gare, un remodelage du « quartier des hôtels » semble inévitable pour dégager la voie de circulation douce et le chemin piétonnier. Au nord, il nous semble possible de dégager au pied de la butte ouest du parc l’espace pour la voie de circulation douce. Pour les piétons, un accès et une sortie supplémentaires à l’ouest du parc, peut-être avec une passerelle, permettraient un cheminement agréable. Rien n’oblige à border ces cheminements de constructions nouvelles.

7. Une alternative à Val Francilia

La réalisation de Val Francilia ajoutera donc de nouveaux problèmes à une ville qui peine déjà à surmonter ceux d’aujourd’hui, et mettra à mal son patrimoine naturel.

Une autre hypothèse aurait pu être mise à l’étude, celle de la requalification des zones d’activité existantes : Garenne et Mardelles. Ces zones contribuent à isoler le quartier Balagny. C’est là que la possibilité d’un quartier mixte, qui ne poserait pas le problème de continuité avec la ville aurait pu être étudiée, la distance de la gare du Grand Paris étant à peu près équivalente, loin des zones de bruit.  Le déplacement des entreprises qui y sont implantées vers le site PSA est-il inenvisageable ? Il semble pourtant que le projet imagine que la zone plus proche des Mardelles puisse connaitre une telle évolution, les activités laissant la place aux quartiers d’habitation.

En regard de ce projet réellement ambitieux, qui répondrait à une réelle volonté de réorganisation et d’amélioration de l’espace urbain, le projet Val Francilia constitue une solution de facilité, peu soucieuse de la préservation du patrimoine et du bien-être des Aulnaysiens actuels et futurs, et offrant surtout des perspectives séduisantes aux promoteurs et à l’industrie du bâtiment. 

arbres, Camélinat

Complément d’information aux riverains de la place Abrioux

UNE MUNICIPALITÉ QUI NE MANQUE PAS D’AIR !

Présenter la place Abrioux comme « minéralisée et re-végétalisée dans l’esprit d’un éco-quartier » relève d’un singulier accommodement avec les faits.
Ni la lettre, ni même l’esprit de la notion d’éco-quartier n’ont étés respectés.

Quelques critères définissant
l’écoquartier
Ce qu’a fait la Mairie
Limiter l’usage de la voiture
en faveur du vélo,
avec des pistes cyclables
Un parking souterrain de 110 places
là où il n’y en avait que 42
Favoriser la biodiversité 19 tilleuls centenaires en pleine terre
remplacés par 10 arbres en pot
Réduire les consommations d’énergie
et d’eau
la production de déchets
?
IMPLIQUER LES HABITANTS UNE RÉUNION PRIVÉE SUR INVITATION
DEUX MOIS AVANT LE DÉBUT DES TRAVAUX

Depuis plus de deux ans, Aulnay Environnement demande une concertation :
AUCUNE RÉPONSE !

Nous nous réjouissons que la place soit rendue aux piétons, sauf que
toutes les nuisances du chantier ne sont pas dues à l’embellissement de la place,
mais au parking souterrain !

Nous pouvions avoir une belle place sans avoir à creuser un trou gigantesque
qui ne peut qu’affecter le comportement d’une nappe phréatique à moins de 3 mètres de profondeur !
Nous préférons certes une place sans voiture, mais nous pouvions en garder le charme
avec une solution alternative : un parking en silo de 42 places sur le terrain de l’ancienne perception,
solution jamais étudiée !

Nous aimerions aussi voir le retour des commerces sur la place, mais cela ne se décrète pas,
surtout dans des immeubles de luxe comme la « Villa Trevi » !
Alors que rien n’a été prévu pour préserver la viabilité économique de la boulangerie !

Pourquoi tous ces travaux (6M€ !), pourquoi toutes ces nuisances ?
Pour permettre aux promoteurs de construire sur de petites parcelles
des immeubles de grande hauteur sans parking !
Ici, pas d’écoquartier, mais une pépinière pour promoteurs  !

Nouvelles Constructions

Lettre au Maire

M. BESCHIZZA
Maire d’Aulnay-sous-bois


Aulnay, le 3  avril 2019

Monsieur le Maire,

Par des riverains de l’immeuble Eiffel, nous avons appris que de graves désordres se seraient produits en lien avec le chantier de construction sur les rues Anatole France et François Herbaut :

  • Rue Anatole France, profondes lézardes sur un immeuble limitrophe devenu inhabitable et dont les habitants auraient dû être relogés
  • Enfoncement de la cour de ce même immeuble
  • Rue Fernand Herbaut, mouvement de la chaussée devant le chantier entraînant une large fissure rebouchée à la hâte.

Ces désordres ne peuvent qu’éveiller les plus grandes inquiétudes pour les riverains de ce chantier. (Sans parler d’une sécurisation du chantier aléatoire, des considérables nuisances causées par les nombreux camions qui s’arrêtent en double file sans se soucier des riverains, et des cheminements de piétons qui tardent à être mis en place.)

  • Ce promoteur offre-t-il toutes les garanties de sérieux ? Nous avons déjà eu la surprise d’apprendre qu’un étage avait pu être ajouté en raison d’une erreur d’évaluation de la hauteur de plafond nécessaire dans le local commercial du rez-de-chaussée.
  • Les analyses du sous-sol ont-elles été sérieusement faites ?
  • La commune s’est-elle inquiétée lors de l’enregistrement du permis que les mesures nécessaires aient été prises, comme le recours à un expert auprès du Tribunal Administratif pour protéger le bâti environnant, afin qu’en cas de problèmes dûs à la construction d’un ensemble si considérable, les riverains puissent être sérieusement dédommagés pour les désordres causés ?
  • Le suivi des travaux par les services municipaux est-il fait avec toute l’attention nécessaire ?

En vous remerciant d’avance de votre réponse, veuillez recevoir, Monsieur le Maire, nos meilleures salutations.

Pour le bureau d’Aulnay Environnement, Le Président, R-A Bougourd

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Aulnay Environnement et les Arbres de l’ex-place Camélinat

Sur le site de la ville, on peut voir dans une vidéo avec quelle délicatesse certains arbres de la place ont été traités.  Pour une douzaine d’entre eux, on les voit soigneusement allégés des racines profondes et de leurs radicelles, leur pied ensaché avec un ou deux mètres cubes de racines, et chargés dans un camion. Destination : une pépinière où ils doivent « repartir ».

Nous pourrions crier victoire. Car c’est évidemment notre pétition qui a conduit la municipalité à entreprendre cette opération coûteuse. Il n’en a jamais été question avant la réunion privée de décembre organisée par la société Bouygues qui avait eu la bonne idée de nous inviter.  Là nous avons pu nous entretenir avec le responsable de la mise en pépinière, au passage très réservé sur les chances de reprise de la plupart de ces arbres. Les systèmes racinaires constituent en effet une masse végétale équivalente à celle des parties aériennes. Reconstruire tout le système racinaire n’est pas une tâche aisée pour un arbre d’une vingtaine de mètres. 

Tant mieux pour les survivants. Mais ce n’est pas ce que nous demandions. Nous voulions qu’ils restent là où ils avaient grandi, comme un ornement important de cette place.

Cet épisode est très révélateur des pratiques de communication de cette municipalité. Il n’est pas question pour elle de dialoguer, surtout pas d’associer les citoyens aux décisions. Une conception réellement démocratique, lors de la remise de notre pétition, aurait dû conduire à nous proposer une réunion pour nous dire : vous ne voulez pas de note projet, mais on va essayer de sauver une partie des arbres.  C’eût été une marque de respect pour les signataires de la pétition et ce « corps intermédiaire » que nous représentons.

Nous avons demandé la création d’une commission arboricole mixte, à vocation informative. Pas de réponse à notre lettre, mais verbalement, refus irrité et catégorique d’un maire-adjoint : il y a assez de réunions comme ça ! Où sont les arbres, pour combien de temps, combien de survivants : il nous faudra mendier ces informations.

Etudes

Contribution pour préparer la réunion publique du 28 mars (espace Peugeot 18 heures) sur le projet VAL FRANCILIA qui menace le Parc Robert BALLANGER à Aulnay

Dans le cadre de l’étude du projet ValFrancilia voici une contribution de notre ancien président :

Par André Cuzon

Le projet Val Francilia ne peut aboutir sans modification du PLU[1] (le parc Ballanger est en espace vert).
Ce n’est pas une simple modification qui convient (juridiquement c’est le juge administratif qui tranchera), car un projet de 3.500 logements a des conséquences majeures en terme d’équipements ou de circulation. Le PADD (plan d’aménagement et de développement durable) actuel est du coup largement dépassé…

La menace sur le parc Ballanger suffit à ce combat mais c’est l’occasion d’élargir le débat aux problématiques plus larges territorialement et au problème du transport aérien qui est un enjeu climatique majeur.

Dans  le secteur concerné entre le Bourget et Roissy  on annonce un T4 (terminal 4 ) supplémentaire à Roissy, sans parler d’Europa City qui est contesté à juste titre (gare en plein champ pour le seul Auchan).

Avec Marc-Ambroise RENDU président d’ile-de-France Environnement et moi-même (à l’époque -fin années 90- président d’Environnement 93) nous avions rencontré l’établissement public Plaine de France, pour insister sur la fracture sociale et territoriale qui empêchait des liaisons entre le 95 et le 93…Avant la création du département du 93 en 1965 , Aulnay faisait partie du canton de Gonesse, capitale du blé et du pain !!!

Les barreaux de Gonesse et la future ligne 17 ne changeront rien à cette fracture.

La solution à envisager est de remettre en cause l’aéroport d’affaires du Bourget qui a moins de 10 kilomètres de Paris (sur une surface de 550 hectares) crée cette fracture territoriale.
Au début des années 70 lors de la création de Roissy cela a été envisagé.
50 ans après cela doit être sur la table.

Le problème climatique doit se poser pour l’aviation (et donc pour notre territoire[2]). Il est en dehors des protocoles de Kyoto ou de Paris : çà suffit.

La taxation du kérozène a été mis à l’ordre du jour par les gilets jaunes (pas par les écolos !), non pas pour raisons climatiques forcément mais pour des raisons sociales.
De plus les effets sur le climat des avions est minimisé (divisé quasiment par 3) si on tient compte du rapport particulier du GIEC de 1998 sur le sujet, ignoré par tous.

En effet l’aéroport du Bourget est connu pour son activité après le Ramadan : les femmes saoudiennes riches en profitent pour venir faire leurs courses sur les « champs-élysées » en atterrissant au Bourget dans des jets privés.

La réflexion de la région et du territoire « Paris terre d’envol » doit intégrer la taxation du kérozène ou la fin (rareté) du pétrole qui mettra en cause les activités et donc les emplois autour de l’aérien.

Sans parler du boycott du transport aérien  “We stay on the ground”  qu’il faut soutenir…

En Arabie Saoudite la transition énergétique (l’après pétrole) est à l’ordre du jour, pas en France.

Le Bourget peut garder ses activités mémorielles (musée) et aussi une piste (pourquoi pas pour le régalien). Il faut imaginer la transition : hélicos pour les vraies urgences  et dirigeables pour le transport de marchandises…Les hectares du Bourget permettrons de développer une ville entre 95 et 93, le contraire du ghetto des 3.000 ravitaillées « par les corbeaux », qui risque d’être reproduite à Val Francilia.

La zone de bruit diminuée permettra de faire une ville intégrée sans fracture qui n’est pas réfléchie ni dans le SDRIF[3], ni dans les SCOT ou les PLU.

Voilà l’ordre du jour de la révision du PLU du territoire « Paris terres d’envol » à réfléchir sans délai pour aboutir dès les prochaines élections municipales. Ajoutons que la Géothermie supprimée par la municipalité Abrioux doit aussi être à l’ordre du jour pour alimenter les réseaux de chaleur…(urgence climat…)

Bien sûr c’est aussi toute l’urbanisation autour de la ligne 16 qui doit être  concernée.

Ce qui change aussi c’est que les études technocratiques des cabinets avec des élus incapables souvent de suivre, ce n’est plus possible en 2019, après les « gilets jaunes »  et le « grand débat ».

L’établissement public Plaine de France est mort, remplacé par la « Société du Grand Paris », les PLUi vont être étudiés par les nouveaux territoires inconnus des habitants avec des réunions loin de tout…

Sans parler des ANRU[4]

Un vrai débat public (type CNDP) avec publication du dossier, publication des cahiers d’acteurs et « garants » du débat est nécessaire.

Ouvrons aussi des écoles pour les citoyen(ne)s …


PS : Une contre-proposition pour la ligne 17 a été faite par le collectif CPTG[5] : poursuivre la 16 d’Aulnay vers le parc des Expos et Roissy et prévoir un tramway sur l’ex-RN370. Mais tout ceci est à débattre.

Bien entendu le projet « Europa City » est destiné aux touristes aériens (souvent cités comme chinois) qui viennent passer 8 jours à Paris et qui visiterons Barcelone ou Londres ou Megève à Europa City.

Bien entendu les touristes français aussi  vont bronzer ou surfer à Hawaï ou Tahiti et « nécessitent » l’extension de Roissy…et la fin du monde.

Robert BALLANGER est à l’origine de la « rose des vents » où il habitait, du parc « Robert Ballanger » et de la piscine qui vient d’être détruite. Egalement de l’antenne de la Maison de la Culture pour la jeunesse du 93, dont il a proposé le nom « Jacques Prévert ». Il était à l’époque jeune papa…

Tous à la réunion du jeudi 28 mars à 18 heures
à l’espace Peugeot (site PSA) 25 boulevard André Citroen.

[1] Plan local d’urbanisme

[2] Territoire « Paris terres d’envol » : Le Bourget, Le Blanc-Mesnil, Drancy, Aulnay, Sevran, Villepinte, Tremblay.

[3] Schéma directeur régional d’ile-de-france

[4] Agence nationale pour la rénovation urbaine

[5] Collectif pour le triangle de Gonesse

Motions

AG d’Aulnay Environnement du 12 Mars 2019 Rapport moral

Comment concevons-nous le rôle d’une association environnementale centrée sur le paysage urbain ?

En tous cas pas un service public. Nous sommes d’abord des lanceurs d’alerte. Nous avons besoin que les habitants nous informent, mais qu’ensuite ils prennent leur part et nous soutiennent déjà un minimum en adhérant. Nous souhaiterions être perçus comme des porteurs de la voix d’un grand nombre d’Aulnaysiens, une sorte de corps intermédiaire soucieux avant tout de l’intérêt général et non des intérêts particuliers, donc comme des interlocuteurs avec lesquels on débat et on élabore des compromis. Tout au moins que l’on considère comme des relais d’information, des gens auxquels on répond lorsqu’ils expriment des inquiétudes. Avec un souci de pacifier l’espace citoyen. Un maire devrait pouvoir se dire : j’ai fait mon possible pour que chacun se sente entendu et respecté.

Nous avons cru au début aux bonnes paroles, avec la promesse de rencontres bisannuelles. Mais on s’est vite rendu compte que certains sujets étaient tabous (place ex-Camélinat) et qu’il n’était absolument pas question de discuter de quoi que ce soit.

Le contexte apparaît aujourd’hui comme extrêmement dégradé. Nos demandes de rencontre restent sans réponse, comme tout notre courrier. Il est évident que les élus ne nous considèrent pas comme des partenaires, mais comme des adversaires politiques, voire des ennemis, qu’il faut faire taire. Nos objections contre le projet de la place Abrioux ont été présentées le 27 novembre, devant les acteurs économiques, comme une opposition purement politicienne. Nous avons donc appris que la nappe phréatique n’existait qu’en tant qu’agitatrice politicienne.

Nous sommes face à une équipe qui a renié toutes ses promesses de mettre fin au bétonnage et de consulter les citoyens sur tous les grands projets, qui multiplie les actions juridiques pour bâillonner les rares canaux d’information libre que sont les blogs, et dont les trolls et les propagandistes s’emploient à pourrir tout débat.

Bref, la démocratie à Aulnay est très malade. 

Cela n’est pas un problème de tendance politique, de droite ou de gauche, mais de conception autoritaire du pouvoir. Les structures démocratiques existent (conseil de quartier, comité de pilotage des Conseils de Quartier, CESE, etc.), mais elles sont vidées de leur sens, et ne servent que de réunions pour informer de décisions déjà prises. Il n’est pas question ici que le  pouvoir puisse le moins du monde se partager, et que des projets puissent s’élaborer en commun (à l’exception notable du plan de circulation, mais il y aurait là-dessus aussi à redire). On n’est informé que de ce qui a été décidé. Tout étant affaire de techniciens et de spécialistes, les citoyens n’ont pas leur mot à dire dans l’élaboration des projets.

A Aulnay comme dans le reste du pays, nous attendons autre chose. À quand sur Aulnay un grand débat où nous pourrons définir avec les élus l’avenir de notre ville ? (Dans une commune où la municipalité n’a même pas été capable d’organiser la deuxième série de réunions du Grand Débat qu’elle avait promis !)

A l’occasion de ce Grand Débat, nous nous sommes rapprochés de trois associations également soucieuses de faire vivre la démocratie : Vivre Mieux Ensemble, le Cercle Amical Démocratique Aulnaysien, la Ligue des Droits de l’Homme. Nous avons organisé conjointement un débat sur le thème de la démocratie. Il en est sorti des idées intéressantes sur la démocratie locale que nous comptons soumettre aux candidats des prochaines municipales. Nous espérons également que la synergie qui est apparue à cette occasion avec les autres associations nous permettra de coordonner nos efforts pour la défense du parc Ballanger. En attendant, nous participons à la fête organisée  par VME samedi 16 mars. Si débat il y avait, la position  d’Aulnay Environnement pourrait alors se résumer ainsi :

oui au développement de notre ville, oui à des constructions.

Ainsi nous n’avons émis aucune critique contre les opérations le long du CD 115 qui respectent les deux demandes faites par les Aulnaysiens : retrait et hauteur raisonnable.

Mais nous souhaitons une croissance mesurée, respectueuse de la volumétrie du bâti actuel et ménageant la circulation des piétons et l’éclairage naturel de nos rues étroites, une croissance qui s’accompagne de la création des équipements qui nous manquent : des locaux associatifs, une salle des fêtes et une médiathèque dignes d’une ville de bientôt 100 000 habitants, et non d’un bourg de la France profonde, souvent d’ailleurs mieux équipé

Nouvelles Constructions, ValFrancilia/Ballanger

Parc Valfrancilia vs Parc Ballanger : les éléments de langage des élus

Un commentaire laissé sur un blog par un membre de l’équipe municipale s’en prend assez violemment à notre pétition en dénonçant des « fake ». Il nous livre là quelques « éléments de  langage » très instructifs.

1er élément de langage : la pétition ne reposerait que sur des rumeurs. Elle repose en vérité sur l’analyse des documents présentés  dans le cadre de la réunion du 27 novembre réservée aux « aux agents économiques ».   Et si l’on veut mettre fin aux « rumeurs », la solution est des plus simples :

Rendez publiques toutes les images du projet,
permettez aux Aulnaysiens de les consulter aisément sur le site de la ville!

2e élément de langage : il ne s’agirait que de la proposition d’un cabinet d’urbanistes. Mais validé par la  municipalité. Cependant si ce n’est bien qu’un projet, on peut imaginer qu’il soit amendable, à moins qu’il ne s’agisse encore que de prendre acte d’un projet ficelé. Pour ouvrir le débat, nous n’avons pas attendu le bon vouloir de la municipalité, qui ne transmet jamais de document écrit détaillé sur ses projets. Donc :

Rendez le projet amendable en consultant démocratiquement les Aulnaysiens !
Et d’abord les premiers usagers du parc : les habitants de la Rose des Vents !

3e élément de langage : on ne parle pas de construction sur le parc, mais « d’aménagement » sur « une frange ». Il s’agit en fait d’une centaine de logements sur 1/5e du parc (hors « promenade arborée »), la pointe de l’immense quartier contre lequel le candidat Beschizza s’élevait en 2014 : « Nous ne voulons pas de la construction d’une cité de logements qui deviendrait automatiquement un lieu de relégation pour ses habitants ».

4e élément de langage : la traversée du parc ne se fera que par des « circulations douces ». Cela, nous ne pouvons le croire. Une équipe élue en dénonçant « le bétonnage » doit comprendre qu’elle peut avoir, 5 ans plus tard, des problèmes de crédibilité. Si cette traversée est la principale voie pour communiquer avec les quartiers nord, peut-on croire que la dizaine de milliers d’habitants du nouveau quartier se contenteront de circulation douce ?  Et quelle que soit la nature de la voie, ce serait une coupure et la fin de la déambulation paisible des promeneurs. 

5e élément de langage, fondamental : le « parc agrandi ». La réalité est : le parc aplani. La partie ouest, une colline arborée, est compensée en superficie par une grande prairie entourée par les nouveaux bâtiments, et ouverte sur le parc actuel. Cela n’aura plus rien à voir avec le parc Ballanger, milieu fermé par des collines, isolé des bruits de la circulation, borné par des arbres  qui cachent la ville. Les promeneurs n’auront plus que des immeubles comme horizon.

6e élément de langage : il n’y aurait pas de « front bâti » comme sur notre pétition. Certes, l’architecture envisagée sera plus moderne, mais sur le seul document transmis par Oxygène, on y voit bien une continuité d’immeubles le long du parc. Et que dire du slogan du cabinet d’architectes, bien sûr omis par Oxygène :

Près de 3 km de façades sur parc !

Et un débat biaisé: la concertation annoncée ne parle ne aucun cas du parc Ballanger, il ne s’agit que « du nouveau quartier ». Sur ce nouveau quartier où nous n’irons pas habiter, nous n’avons pas grand-chose à dire, sinon que n’envions pas ces gens qui seront coincés entre les autoroutes et les avions.

Nous voulons un débat sur l’avenir du parc Ballanger !Que l’on discute de solutions alternatives

1/Pourquoi Val Francilia, ce projet contraire au bon sens, avec ses 2000 à 3000 nouveaux logements?

  • D’abord les pressions de l’État : il faut construire à toute force. Et il faut bien des clients pour EuropaCity, autre projet tout proche, hautement critiquable mais défendu par l’État allié à Auchan.
  • La crise des finances municipales, avec la diminution des dotations de l’État. La municipalité a choisi de faire ce qu’elle condamnait sous l’ancienne mandature : atteindre le plus vite possible les 100 000 habitants, pour obtenir une meilleure dotation. Et toucher davantage de taxes foncières.
  • La pression des promoteurs et des industriels du bâtiment. Sur PSA, la vente des terrains ne rapportera rien à la ville, l’EPFIF, c’est-à-dire la Région, étant propriétaire. C’est pourquoi  construire sur une partie du parc Ballanger semble une bonne affaire, les terrains appartenant à la ville.
  • Et n’oublions pas que dans la zone face à Parinor, le PLU voulu par nos élus (zone UHa) permet d’élever des tours de 46 mètres ! Et cela n’a pas été imposé à la municipalité !

2/En raison de sa position, sous les couloirs aériens et  à proximité des autoroutes, le site PSA doit rester essentiellement une zone d’activités industrielles et commerciales.

3/ Nos points d’accord :

  • Le projet de campus des métiers (peu différent au demeurant de celui de l’ancienne municipalité), en liaison avec les entreprises proches, reste cependant une bonne idée. Il paraît logique que des logements étudiants soient construits à proximité, car il s’agira de résidence temporaire. Mais y installer des familles, non.
  • Il est en effet nécessaire de créer une liaison entre ce campus et ces logements étudiants et la future gare du Grand Paris, éloignée d’environ 1 km. Mais sans urbaniser la partie Ouest du Parc Ballanger. Une circulation douce peut être installée sur la pente du parc aménagée avec un contrefort, en sacrifiant un minimum de plantations.

4/ Notre priorité :

Conserver le caractère du Parc Ballanger, une cuvette entourée de petites collines qui permettent aux promeneurs d’échapper à l’horizon de constructions. Ce sont les Butte-Chaumont d’Aulnay, une magnifique réalisation, joyau du patrimoine aulnaysien. Les futurs résidents du parc PSA doivent pouvoir jouir du même privilège que celui qui a été offert naguère aux nouveaux habitants d’Aulnay, ET IL NE FAUT SURTOUT PAS EN PRIVER LES 20 000 HABITANTS DE LA ROSE DES VENTS ! La continuité visuelle, avec l’arasement des collines, voulue par le projet du cabinet d’architectes et validée par la municipalité n’est pas nécessaire pour relier Val Francilia à la ville. Le parc Ballanger peut rester ce qu’il est, un lieu de rencontre, accessible aussi bien par le nord que par le sud. En outre, le projet ne prévoit (et ne permet pas) de fermer le parc comme c’est le cas aujourd’hui, et donc de le sécuriser et de l’entretenir correctement.

5/ Le problème fondamental reste celui du réseau de circulation des véhicules, des deux-roues non motorisées et des piétons. Nous ne voulons pas de traversée du parc autre que piétonnière. Le projet propose de reporter le trafic est-ouest du boulevard André-Citroën pat une boucle à l’intérieur de PSA, pourquoi pas ? Mais rien n’est clair pour la circulation  nord-sud le long de parinor.

C’est sur le réseau de circulation que nous voulons un atelier ! Tout découle de là !