arbres, Camélinat

Aujourd’hui, lundi 25 février 2019, fête de l’arbre place ex-Camélinat !

Venez nombreux !

On va faire leur fête aux tilleuls de la place !

C’est aujourd’hui que commence l’abattage !

Venez assister à la disparition d’un patrimoine centenaire 
au profit d’un parking souterrain de 6 millions d’Euros
financé par la ville pour les nouveaux immeubles sans parking !

Et bientôt, à la place, 7 superbes arbustes en pot !

Mais tout cela pour le bien des arbres, et le nôtre !

Camélinat

Parking Abrioux et autorité environnementale: Aulnay Environnement corrige la copie de la municipalité

Depuis trois ans, Aulnay Environnement est vent debout contre le projet de parking souterrain Abrioux. Depuis trois ans, par courrier, tract, manifestation, pétition (plus de mille signatures), l’association réclame en vain une concertation pour obtenir que le projet de piétonisation de l’ex-place Camélinat, qu’elle approuve, ne repose pas sur un aménagement qui ne tient aucun compte du patrimoine, de l’écologie et de la sécurité des personnes et des biens. A ses demandes, à sa proposition alternative de parking en silo sur le terrain de l’ancienne perception, la municipalité n’a répondu que par le silence ou la dérision.

Mais en soumettant son projet à l’autorité environnementale, la municipalité a indirectement reconnu le bien-fondé de nos objections. Sur tous les points en litige, elle a multiplié les omissions et les contre-vérités, parce qu’elle savait très bien que son projet était inacceptable sur le plan environnemental.

Conformément à la loi du 6 janvier 1978, Aulnay Environnement a décidé d’exercer son droit de rectification de la demande d’approbation du projet présenté par la municipalité à l’autorité environnementale. Le verdict de celle-ci devrait être sans appel : la copie est à revoir de fond en comble.

Actions, Camélinat

Courrier à l’autorité environnementale

Destinataire : DRIEE
Service du développement durable des territoires et des entreprises
Évaluation environnementale des projets
12 cours Louis Lumière
CS 70027
94307 Vincennes cedex

Objet : Réalisation d’un parking souterrain

Place ABRIOUX, Aulnay-sous-bois

N°d’enregistrement F1118P0204

Aulnay, le 22 janvier 2019

Madame, Monsieur

Nous avons pu prendre connaissance sur le site de l’autorité environnementale, d’une demande d’examen d’un projet déposé par la municipalité d’Aulnay-sous-bois. En tant qu’association envoironnementale agréée, dès que nous avons eu connaissance du projet en 2016, nous avons élevé un certain nombre d’objections qui n’ont jamais été prises en compte. En dépit d’une pétition que a recueilli plus d’un millier de signatures, aucune concertation avec les habitants du quartier n’a jamais été entreprise. Ces objections nous paraissent d’autant plus fondées que sur tous les points en litige, le dossier présenté par la municipalité présente des omissions ou des contre-vérités qui nous semblent révélatrices et que nous souhaitons porter à votre connaissance.

Chapitre 5 / Sensibilité  environnementale de la zone d’implantation envisagée.

Item 7 : Le projet se situe-t-il (…) dans un site patrimonial remarquable ?

A cet item, il n’est fait mention que de l’église Saint Sulpice, située à environ 1400m.

Dans la « Contribution au diagnostic du patrimoine de la Commune d’Aulnay-sous-bois », édité par le Conseil Général de Seine-Saint Denis en Juin 2008 , il est indiqué page 208, comme « élément d’intérêt patrimonial » : Place Camélinat. C’était, jusqu’à ce que la municipalité actuelle choisisse de la débaptiser, le nom de la place Abrioux. 

A l’exception d’une partie du collège du Parc, la place est en effet bordée d’immeubles qui tous remontent au début du XXe siècle, dont un immeuble particulièrement remarquable de style Art Nouveau, au 1, rue Paul-Langevin. Si la piétonnisation de la place peut contribuer à la mise en valeur de ce patrimoine, il est notable qu’à notre connaissance, aucune étude urbanistique pour organiser cette mise en valeur n’a été entreprise.

Item 9 : Le projet se situe-t-il (…) dans une commune couverte  par un plan de prévention des risques naturels ?

Dans la réponse à cet item, il n’est pas clairement indiqué que le site se trouve en zone de dissolution du gypse.

Chapitre 6.1 / Caractéristiques de l’impact potentiel du projet sur l’environnement

Item 2 : le projet impliquera-t-il des modifications prévisibles des masses d’eau soutterraines

A cet item, il est répondu par la négative. C’est là l’omission la plus grave. M. le préfet , à notre demande, avait invité la municipalité à répondre à nos inquiétudes. Dans un courrier du 12 octobre 2018 adressé au seul  préfet, le Directeur des Services indique à propos  de  la nappe phréatique qu’  « au droit de la place, son niveau est compris entre

-1,60m et -2,90m de profondeur. » Il est impossible qu’un cuvelage sur près de 1600 m2 et 5 mètres de profondeur soit sans impact sur la circulation des masses d’eau souterraines. D’autant plus que ce cuvelage s’ajoute à celui d’un immeuble de 45 logements actuellement en construction en bordure de la place, et qu’un autre immeuble du même type est prévu sur le côté sud de cette place.

Item 5 : Le projet est-il susceptible d’entraîner des destructions de la biodiversité existante ?

On remarquera sur les photos 1, 2 et 3 jointes au dossier la présence de tilleuls déjà visibles sur des cartes postales du début du XXe siècle. Ils sont actuellement au nombre de 20, et jusqu’à la révision du PLU de 2015, ils figuraient dans le patrimoine arboré du  PLU 2014. Si l’état de 4 à 5 individus justifie un remplacement, il est aisé de constater que cet ensemble arboré est de qualité. Il contribue fortement à l’agrément de la place. Il offre un refuge aux oiseaux nombreux dans ce quartier (mésanges charbonnières entre autres). Ce refuge est d’autant plus précieux après la disparition d’une dizaine de marronniers sacrifiés lors de la rénovation et l’agrandissement du collège riverain de la place. Sans parler de tous les arbres proches menacés par des projets immobiliers. Or le plan indique que tous ces arbres, peut-être à l’exception  d’un seul, doivent disparaître au profit de 7 arbustes en pot.

Aucune mention n’est faite de la destruction de cet ensemble arboré remarquable.

Item 11 : le projet engendre-t-il des déplacements / des trafics ?

Il est répondu que la place était déjà un parking aérien. A l’item suivant, il est indiqué que la capacité du parc prévu est un peu supérieure au parking qu’il remplace. C’est là pour le moins un euphémisme. On passe de 42 places à 101, soit plus qu’un doublement du trafic. Par ailleurs, ce trafic actuellement moins important se déroule à l’air libre, avec les meilleures conditions de visibilité. Dans le projet, les véhicules surgiront d’une rampe à la visibilité étroite, et déboucheront à l’angle de deux voies intensément parcourues par des scolaires et leurs parents. En effet, aux 600 élèves du collège riverain de la place s’ajouteront dès la rentrée prochaine plusieurs centaines d’élèves de primaire et de maternelle, la municipalité ayant décidé de reconvertir l’annexe abandonnée par le collège rue Louis Barrault, et distante de quelques dizaines de mètres de la sortie du parking souterrain projeté. 

Item 20 : le projet est-il susceptible de porter atteinte au patrimoine architectural et paysager

Si la disparition du parking aérien est un progrès, la suppression d’arbres centenaires constitue une atteinte sévère au patrimoine paysager. Atteinte qui pourrait être évitée par la création d’un parking en silo d’une capacité équivalente à celle du parking actuel sur un terrain proche et récemment libéré au profit de la municipalité, rue des Écoles.

Mais l’atteinte la plus grave concerne le patrimoine architectural, dont les fondations et les sous-sols risquent d’être impactés par les perturbations de la circulation souterraine des eaux. 80 propriétaires ont répondu au référé préventif et manifesté leur inquiétude.

Chapitre 6.2/ Les incidences du projet sont-elles suxceptibles d’être cumulées avec d’autres projets existants ou approuvés ?

A cet item, il est encore répondu par la négative. C’est là une autre omission grave. Sur la place, un grand immeuble en construction, un autre en prévision, doivent ajouter un cuvelage globalement équivalent à celui du projet. Et un troisième projet important est annoncé sur la rue Barrault, en prolongement de l’immeuble en construction.

Dans l’espoir que ces informations vous permettront d’avoir une idée plus juste de l’impact de ce projet, veuillez recevoir, Madame, Monsieur,  nos meilleures salutations.

Pour le bureau d’Aulnay Environnement,

Le Président, René-Augustin BOUGOURD

Camélinat

À la mairie d’Aulnay, opacité à tous les étages

Rendre publics des documents légalement accessibles à tous,
cela fait mal, très mal, du côté de la Mairie.

Nous venons d’apprendre par Aulnaycap que Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision de refus de communication opposé par la Mairie d’Aulnay-sous-Bois à Hervé Suaudeau concernant des pièces relatives au financement municipal de certaines associations confessionnelles.

Ce qui est particulièrement révélateur d’une attitude systématique, c’est ce détail : « À l’audience, la défense du Maire jurait finalement qu’ils allaient envoyer au juge les documents manquants. Le juge a fait cette cinglante réponse : « ce n’est pas à moi qu’il faudrait envoyer ces documents, mais à M. Suaudeau ».  

À nous,on a joué à peu près la même comédie. Aulnay Environnement écrit au Préfet pour qu’il impose au Maire de dissiper toute l’obscurité entourant depuis deux ans le projet de parking Abrioux, et réponde à nos questions. Le Préfet appuie notre demande, et le Maire répond au Préfet, sans rien communiquer à Aulnay Environnement ! On nous dit alors : « mais c’est au Préfet de vous écrire !». Le Préfet n’ayant pas fait son travail de petit télégraphiste, la Mairie s’en lave les mains. Mais comme on est magnanime, on nous remet de la main à la main, le 10 décembre, lors d’une réunion organisée par la société Bouygues, une copie de la lettre au Préfet datée du 12 octobre !

  Un comportement digne de cour de récréation. 

Que retenir de la réponse au Préfet ? Loin d’être une réponse à nos demandes, c’est une mise en cause de notre démarche, reprenant le contenu polémique de l’article paru début octobre dans le blog AulnayLibre, (fondé par l’actuel adjoint au budget) avec son lot d’affirmations gratuites (parking en silo de 6 niveaux que nous n’avons jamais demandé) et fausses (nous n’avons jamais prétendu que la place était classée, mais reconnue d’intérêt patrimonial), etc

Seule nouveauté : nous avons enfin une information sur les sondages effectués sous la place. Le niveau de la nappe phréatique sous la place est compris entre 1,60 et 2,90 mètre de profondeur. Lors de la réunion organisée à Bouygues pour les commerçants, l’architecte a prétendu que la nappe était sous le niveau du parking. A moins qu’il s’agisse d’un parking pour Dinky Toys, il est bien clair que la nappe, contrainte par le cuvelage du parking, va devoir se répandre tout autour, vers les propriétés voisines. Notre première objection contre ce parking n’est donc en rien invalidée, les piézomètres étant bien incapables de retenir les inondations de sous-sols. 

Quant à la sécurité des scolaires :le parking souterrain serait une garantie de sécurité. On ne voit pas comment une voiture lancée pour monter une rampe de sortie d’un parking serait moins dangereuse qu’une voiture circulant sur un parking aérien, avec une bien plus grande visibilité. D’autant que la sortie du parking reste au même endroit, face à un croisement que traversent les centaines d’enfants se rendant non seulement au collège, mais aussi prochainement à l’école élémentaire. Amélioration de la sécurité, zéro !

A quand la mise en œuvre du slogan : Aulnay respectueuse ?

Camélinat

MIC-MAC ET PATAQUÈS Ou l’information à la mode de chez nous

Rappel des épisodes précédents : transformer profondément le quartier de l’ex-place Camélinat au profit d’un immobilier collectif de standing, autour d’un parking souterrain de cent places, tel est l’un des grands projets de la municipalité. Inquiétude des riverains en voyant partout travaux,  palissades et rues barrées. Contrairement aux promesses faites lors de la campagne électorale, aucune consultation des habitants n’a été organisée. Les visuels de la future place publiés dans le bulletin municipal ne correspondent pas à ceux des permis de construire validés en Mairie.  Depuis deux ans, Aulnay Environnement réclame en vain que les habitants soient consultés. Le Maire reste sourd à une pétition de plus de mille signatures demandant d’épargner les tilleuls de la place. Nous avons fini par écrire au Préfet pour dénoncer l’opacité et les divers dangers du projet de parking souterrain. Celui-ci a demandé au Maire de répondre enfin à nos demandes d’éclaircissement, et brusquement, les choses semblent se précipiter.

Episode 1. jeudi 6 décembre, 14h43 : le Président d’Aulnay Environnement reçoit un appel des services du développement économique pour le convier à une réunion lundi 10 décembre, salle Averino, où Bouygues doit présenter son projet de parking. On lui annonce l’envoi d’un mail d’invitation qui n’est jamais venu. Le lendemain, il appelle pour demander une confirmation, demande qui reste sans suite.

Episode 2 : vendredi 7 décembre, 11h33 : Appel d’une représentante de Bouygues pour inviter le président à ce qui paraît être la même réunion. Mais on ne sait encore rien du lieu, l’envoi de l’invitation incombant à la mairie d’Aulnay. En revanche, la réunion ne portera que sur les sujets relevant de la compétence de l’entreprise. A la demande du Président, il est répondu qu’il peut venir avec quelques membres du bureau de l’association.

Episode 3 : vendredi 7 décembre, dans l’après-midi. Considérant que cette réunion ne peut faire office de réponse de la municipalité à la lettre du Préfet, Aulnay Environnement adresse aux blogs un premier message contenant cette lettre et annonce la date de la réunion qu’il imagine être publique, et le lieu qu’il croit être Averino. Rappelons qu’aucune invitation écrite ne lui a été communiquée.

Episode 4, vendredi 7 décembre, 15h10. Appel du Directeur Général des Services techniques : la réunion se doit se faire en réalité au restaurant La Bottega, place Abrioux. L’appel des services techniques est probablement dû à une confusion avec une réunion à Averino destinée aux seuls commerçants. Le Directeur Général se fait l’intermédiaire de Bouygues pour me demander les noms des personnes de l’association qui comptent venir. Le Président donne quatre noms de membres du bureau, dont le sien.

Episode 5, même jour, 19h41. SMS du Directeur Général des Services techniques. Selon l’entreprise, «pour des raisons organisationnelles et du nombre de personnes invitées,  il est souhaitable qu’une seule personne représente votre association ».

Episode 6, 19h54. Réponse par SMS du Président d’Aulnay Environnement : « C’est bien pour ça qu’il est absurde de faire cette réunion dans un restaurant ! Une information digne de ce nom doit être autrement ouverte ! »

Episode 7, 19h55. SMS du Directeur Général des Services techniques. Il fait part de son « étonnement et de son incompréhension » Il ne comprend pas « pourquoi il est fait mention dans le blog de Monaulnay d’une réunion privée organisée par une entreprise dans un lieu privé. » Le Président d’Aulnay Environnement tombe des nues. Jamais il n’avait imaginé que cette réunion qui concerne des milliers d’Aulnaysiens devait se dérouler à huis clos ! D’où un nouvel envoi aux blogs, avec correctif.

Episode 8, 20h06. SMS du Président d’Aulnay Environnement : « Je ne veux pas être désagréable avec vous, mais vous avez vu ce qui se passe dans le pays, cette insistante attente de vraie démocratie ? »  

Camélinat

Le préfet de Seine-Saint-Denis répond à notre lettre concernant le parking Abrioux

Le préfet de Seine-Saint Denis semble avoir été sensible à notre lettre du 12 octobre exposant tous les dangers présentés par le projet de parking Abrioux (risque de dissolution du gypse, proximité de la nappe phréatique, intense circulation de scolaires, inadaptation du réseau viaire, abattage de tilleuls centenaires) et les manquements aux règles démocratiques qui entachent ce projet (absence de consultation des habitants, opacité complète du projet).

Il est demandé au Maire de répondre enfin à toutes nos demandes d’information, incessantes depuis deux ans.

Par courtoisie, nous avons laissé un délai à la municipalité pour répondre à cette demande.

Mais à ce jour rien n’est venu.
lettre
Coïncidence : nous venons de recevoir une invitation à assister à une réunion d’information organisée par le groupe Bouygues qui a remporté l’appel d’offre,

lundi 10 décembre 2018, à 19h30, à La Bottega (en somme, dans l’intimité !)

Il va de soi que cette réunion ne saurait faire office de réponse de la municipalité à la demande du Préfet. En effet, nos demandes d’explication qui portaient, au stade du projet, sur le respect du patrimoine et la prise en compte d’une solution alternative, puis une fois les travaux achevés, sur la mise en péril de la sécurité des personnes et des biens, ne relèvent pas de la compétence de l’entreprise, mais du seul Maire.

Nous attendons donc que la municipalité donne les réponses que nous attendons légitimement, dans un esprit conforme à une vie démocratique communale normale.

Camélinat

Parking Abrioux : l’opacité comme système ou le langage des apprentis-sorciers

Aulnay, le 23 octobre 201

Notre lettre au préfet pour dénoncer l’opacité et les dangers du projet de parking souterrain a fait mouche. Un contre-feu encore modeste a été allumé dans le blog « Aulnay Libre », proche de la municipalité. Ce texte est bourré de ce qu’il nous reproche : des inexactitudes et des erreurs quant à nos positions. Sans beaucoup de conviction, car le goût du libre débat n’est pas la qualité première de cette équipe, nous demandons en guise de droit de réponse la publication du texte suivant.

Ce que nous dénonçons principalement, c’est que tout se fasse sans aucune communication véritable. Quelques semaines avant le début annoncé des travaux, le plan du parking n’est toujours pas connu, et les images de la future place publiées précédemment sur Oxygène sont mensongères. Bien sûr, aucune réponse à cela. L’opacité est tellement ancrée dans les habitudes que l’auteur du texte d’ « Aulnay libre » tient à garder l’anonymat. Voici ce que nous répondons à quelques unes de ses affirmations.

« La matière urbanistique est particulièrement technique. »

Faut-il en conclure que les citoyens sont considérés comme stupides au point qu’il est exclu de pouvoir leur faire comprendre et discuter un projet d’urbanisme ? Si les choses sont si complexes, pourquoi n’avoir pas fait appel à un cabinet d’urbanistes ? Faut-il croire que les services municipaux sont si compétents, lorsque par exemple, ils ne sont pas capables de se rendre compte que le projet du pont de la Croix Blanche tel qu’il nous a été annoncé (la continuité des deux voies par l’entrée nord du pont) était irréalisable ? Chacun peut juger de l’efficacité de cette coûteuse réalisation, qui par surcroît accentue le danger pour les cyclistes.

« L’amalgame que tente de faire cette association entre les inondations de 2013 et le niveau de la nappe est dénué de tout fondement. Les inondations de 2013 sont dues au dimensionnement des collecteurs d’eau de pluie qui n’étaient pas calibrés pour faire face à des précipitations intenses et abondantes. »

Certes, le ruissellement est collecté par le réseau d’évacuation des eaux pluviales, et c’est bien lui qui a été défaillant en 2013. Mais toute l’eau ne ruisselle pas, une partie s’infiltre par les surfaces en pleine terre et va rejoindre la nappe phréatique, qui inévitablement remonte, même lentement. Elle montera d’autant plus que les cuvelages de tous les nouveaux immeubles en construction ou en projet vont rabattre cette nappe contre les sous-sols des immeubles anciens mal protégés, où la dissolution du gypse va s’accentuer. Voir l’exemple du 37 de la route de Bondy, où la circulation souterraine s’est retrouvée bloquée par le cuvelage d’un nouvel immeuble de 5 étages, de sorte qu’en face, la dissolution du gypse s’est accélérée, provoquant un risque d’effondrement du pavillon, ce qui a imposé en urgence le comblement de la cavité (par les services de la Région).

« La ville contrôle le niveau de la nappe phréatique ».

Ne pas confondre « contrôler » et « maîtriser ». Les piézomètres n’ont jamais empêché la nappe de monter et de dissoudre le gypse. La seule chose à faire, c’est de ne pas lui donner toutes les facilités pour cela. « Nous maîtrisons la situation » : c’est là le langage de tous les apprentis-sorciers.

Ce qu’on ne nous dit pas, c’est que la réponse est toute trouvée : limiter au maximum les infiltrations en imperméabilisant au maximum les sols du quartier par une densification des constructions (pour un promoteur, la pleine terre ou un mètre ou deux de terre sur une dalle, c’est souvent pareil). Mais c’est accentuer le ruissellement, et dans ce cas, le réseau de collecte modernisé sera vite dépassé. Au passage, merci au Département et à la Région qui financent une bonne partie des travaux ! Mais on en reparlera lors de la prochaine pluie centennale ou même décennale, lorsque la nappe se sera bien répandue dans la zone pavillonnaire.

« Les rampes d’accès au futur parking souterrain ne seront pas dans l’emprise du legs Pecoroni.»

Dont acte. Nous avons benoîtement cru le site « Aulnay mérite mieux » et le plan qu’il a publié. « Nous sommes allés consulter le dossier EFFIA en mairie avant le Conseil Municipal. On voit clairement que les accès du parking sont déjà prévus sous le terrain légué à la ville par M. Pecoroni » (https://aulnaymeritemieux.com/2018/10/01) Qui croire? On serait tenté de dire : ceux qui nous proposent un plan. Pourquoi diable la municipalité tient-elle à garder ce plan secret ?  Ce serait si simple d’éviter aux gens de se tromper ! A moins que ce ne soit le cœur de la stratégie : pousser à la faute ceux qui ne sont pas d’accord.

« En ce qui concerne le collège, les échanges de flux piétons seront uniquement sur la rue de la République. »

Comme chacun sait, tous les élèves du collège habitent à l’ouest de la place et n’auront donc jamais à traverser au niveau des rampes du parking, situés à l’est ! La vérité, c’est qu’on ne prend ici en considération que les déplacements entre les bâtiments des deux côtés de la rue de la République à l’intérieur des horaires scolaires, qui relèvent de la responsabilité des pouvoirs publics. Après ou avant les cours, la municipalité s’en lave les mains, c’est sans doute uniquement de la responsabilité des parents d’apprendre à éviter les voitures lancées sur une rampe « en face de la rue Louis Barrault ».

Pour l’annexe Barrault, prévue pour devenir école maternelle et primaire, doit-on penser qu’aucun enfant n’aura à traverser les rues dans l’autre sens ? Ici le procédé est plus subtil : « des études sont en cours ». Les études, c’est comme les piézomètres. Il suffit de lancer les unes, de poser les autres, et le problème disparait!

« En conclusion, il s’agit là d’une opération de revitalisation de cette place qui redeviendra ainsi un pôle de centralité avec des commerces de proximité. »

Nous avons toujours été favorables à la piétonisation de la place, mais nous sommes impressionnés par l’optimisme de ce projet. La municipalité dispose-t-elle de la recette pour implanter des commerces de proximité sur commande ? Elle a déjà tant de mal à maintenir ceux du boulevard de Strasbourg ! En revanche, il est bien possible que des restaurants s’installent autour de la place. Pour quelle clientèle ? Comment sera géré l’afflux de circulation ? C’est vrai que les problèmes de circulation seront aisément réglés par « des plots rétractables avec feux». Alors, pourquoi s’inquiéter ?

« La proposition alternative visant à construire un parking silo ne permet pas de répondre aux besoins de stationnement ni aux exigences souhaitées en matière d’esthétique».

Quels besoins de stationnement ? Avec une quarantaine de places, ils sont en effet insuffisants si l’on encourage une densification à outrance du quartier et que l’on permet aux promoteurs de déroger à la règle « un logement, une place de parking ». Or nous désapprouvons cette politique, comme celle des parkings souterrains. Pas d’immeubles de 5 étages et des emplacements de parking en rez-de chaussée, voilà ce que nous souhaitons avec beaucoup d’Aulnaysiens. En matière d’esthétique, on ne construit plus de parkings aériens comme dans les années 70. Par exemple, la végétalisation des façades, cela existe aujourd’hui.

« Dans la configuration énoncée, cela conduit pour 100 places à un parking de 5 à 6 niveaux, un ascenseur duplex et deux cages d’escaliers. Cela conduirait à altérer les façades de la rue des Écoles et son environnement immédiat assombrissant les propriétés voisines. »

On nous demande de faire preuve d’honnêteté en prenant en compte l’idée d’un parking de 100 places. Sauf que justement, nous ne voulons pas d’un parking de 100 places ! Nous ne souhaitions qu’un remplacement à l’identique (40 places). Dans ce cas il n’y aurait pas besoin de 5 ou 6 étages ! Non, monsieur l’anonyme, nous ne sommes pas en contradiction avec notre protestation contre une révision du PLU qui a permis la construction d’immeubles dépassant en hauteur toutes les constructions actuelles. Et pour préserver l’environnement immédiat, il y avait une solution : conserver juste la façade de la perception qui n’était pas si laide ! Cela se fait souvent à Paris, auquel vous voulez faire ressembler notre ville. Mais pour cela il fallait faire preuve d’inventivité et d’un peu d’attachement au patrimoine, même modeste. Et surtout ne pas viser à densifier au maximum le quartier !

« Concernant l’essence des arbres présents, il ne s’agit pas d’une essence remarquable. »

Essence remarquable, certes non. Mais vénérable, assurément. Concevez-vous que l’on puisse être attaché à une place ainsi arborée ? Le millier de personnes qui a signé notre pétition méritait-il un silence méprisant ? N’était-il pas possible de préserver quelques-uns des plus beaux arbres ? C’est cela que l’on aurait attendu d’une municipalité élue sur le slogan : « Aulnay respectueuse ». Respecter les gens, cela consiste à bien vouloir les entendre, et à chercher avec eux un compromis.

« La place Abrioux, était en 2008, reconnue d’intérêt patrimonial par le Département. Cette affirmation est erronée : seul le Collège du Parc a été protégé au titre de l’article L151-19 du Code de l’Urbanisme. »

Monsieur l’anonyme, lorsqu’on titre : « Les inexactitudes et les erreurs de l’association Aulnay Environnement », il faut être soi-même irréprochable. Nous n’avons jamais parlé de protection au titre de cet article. Reprenez la Contribution au diagnostic du patrimoine de la commune édité en juin 2008 par le Conseil Général. Page108 vous lirez dans un paragraphe intitulé : éléments d’intérêt patrimonial / Ensembles urbains : Place Camélinat ! Mais c’est vrai que la place Camélinat n’existe plus !

Quant au dernier paragraphe, c’est une magnifique entourloupe. Après déchiffrement, on peut en retenir deux choses :

  • Si la solution retenue n’est pas viable et sécure « la pleine responsabilité est laissée au constructeur / concepteur ». En d’autres termes, s’il y a des problèmes, à lui de se débrouiller !

  • C’est normal que le seul document communiqué aux élus ne soit pas le projet définitif, car la « proposition graphique et fonctionnelle n’était pas connue », (quand ? au moment du Conseil municipal d’octobre ?) le lauréat n’étant pas désigné. Les travaux sont annoncés pour janvier, et en octobre, le lauréat de l’appel d’offre n’est toujours pas connu ? On ne peut rien communiquer aux élus ? Mais l’auteur de l’article a l’air lui, bien au courant : il sait que l’accès n’est pas sur le legs Pecoroni !

Alors, jusqu’à quand refusera-t-on d’informer honnêtement les Aulnaysiens ? Quand connaîtra-t-on enfin le plan d’un équipement qui va lourdement impacter les habitants du quartier ?

Camélinat, Nouvelles Constructions

Propagande sans scrupule

Concernant les projets de l’ex-place Abrioux, Il ne suffisait pas d’opposer un silence méprisant aux demandes de dialogue d’une association représentative. Il fallait en dénigrer les motivations, prétendues politiciennes, dans un tract plagiant notre logo, multipliant les termes déplaisants et accompagnés d’un commentaire ruisselant de fiel. Basse besogne assurée par 93600Info. Il fallait ajouter l’imposture, en prétendant que ce tract était l’émanation de commerçants de la place prudemment restés anonymes. Et pour cause ! Nous sommes allés voir ces commerçants pour dialoguer avec eux. Aucun n’était au courant de ce tract.

Les Aulnaysiens jugeront. D’un côté une imposture anonyme, de l’autre 755 signatures sur une pétition demandant la survie des arbres et l’arrêt du projet de parking souterrain.

Un seul des commerçants de la place pense que le parking souterrain n’est pas un problème, que l’important est d’apporter du changement au quartier et que les arbres repousseront. Notre dialogue est resté amical, car nous pensons que toutes les opinions ont le droit de cité, et que seule devrait exister la confrontation d’arguments, non l’effort systématique de jeter le discrédit sur ceux qui ne sont pas les béni-oui-oui du pouvoir municipal.

On voit trop dans ces manœuvres ce qu’il y a de plus haïssable dans la politique politicienne. Répondre aux thuriféraires de la municipalité, entrer dans leur jeu, c’est risquer d’oublier l’essentiel. C’est pourquoi Aulnay Environnement, qui n’a pas obtenu de droit de réponse, ne fera pas à 93600 Info l’honneur de lui envoyer un commentaire. Le meilleur exemple : l’insinuation que notre action contre le parking et l’abattage programmé des tilleuls n’auraient que des motivations politiciennes, sous prétexte que nous n’aurions rien dit contre la disparition des platanes du collège décidée par le département aux mains d’une majorité socialiste. Nous avons répondu sur ce blog que nous n’avions rien su de cet abattage avant qu’il soit effectif, alors que nous espérions sauver les tilleuls. Mais du coup, on a oublié de dire l’essentiel : c’est que sur cette place, nous venons acheter notre pain et déguster d’excellents plats italiens. Cette place, mon bon monsieur de 93600Info, nous la traversons au moins deux fois par jour. C’est notre environnement dont nous cherchons à défendre le charme et la qualité patrimoniale, pas comme d’autres, un siège municipal ou un poste de propagandiste.

Voilà ce qui différencie une parole citoyenne d’une manœuvre politicienne.

Bientôt, début août, lorsque les Aulnaysiens seront en vacances, les tronçonneuses et les pelleteuses feront leur œuvre. Vous allez pouvoir vous délecter de votre pouvoir de détruire ce que nous aimons. Bon appétit, Messieurs !

R-A Bougourd

Président d’Aulnay Environnement


[Mise à jour                                                                                                          28/06/2018 11:20 ]

Rectificatif: aux dernières nouvelles (Réunion du Comité de pilotage des conseils de quartier) les travaux de l’ex-place Camélinat ne devraient commencer qu’en janvier, et l’abattage des tilleuls un peu avant.

Joyeux Noël !

arbres, Camélinat

Les défenseurs de « Notre Place Abrioux »

  • Depuis quelques jours, la propagande municipale a élargi son répertoire. (Mais de quoi ont-ils peur ?) Un tract qui met  en cause Aulnay Environnement en détournant son logo (mêmes couleurs, mêmes formes) est apparu sur certains blogs. Ce tract vante le projet de piétonisation de la place, que nous ne critiquons pas, et passe sous silence ce qui nourrit nos critiques et notre demande de dialogue restée vaine, la création d’un parking souterrain à deux niveaux.

Un paragraphe promeut la « revalorisation du quartier » et « le changement », ce que nous ne contestons pas non plus. Ce que nous dénonçons, c’est une opération de grande ampleur de transformation brutale du quartier avec l’implantation d’immeubles de luxe de 5 étages (un étage de plus que toutes les constructions de la place) sans prendre en compte la recherche d’harmonie sur un lieu patrimonial remarquable. L’absence d’attention à l’orientation et aux dimensions modestes de la place va aboutir, au terme des phases successives de construction, à la disparition du soleil durant les mois d’hiver. Construire le plus haut possible, le plus densément, pour le maximum de profit, telle semble la logique unique d’un promoteur qui refuse tout dialogue, et auquel la municipalité a offert toutes les facilités avec une refonte du PLU qui lui a offert la possibilité de passer de 4 à 5 étages. Construire, nous ne sommes pas contre, mais en prenant en compte les caractéristiques d’un paysage urbain dont le réseau viaire est adapté à un habitat pavillonnaire.

Un encadré vert met en relief une apostrophe qui vise à discréditer les opposants à ce projet. Le  ou les rédacteurs de ce texte déplorent qu’on « ne prenne pas la peine de (leur) demander leur avis ». Mais qui sont-ils ? Puis qu’ils sont en désaccord, qu’ils prennent contact, notre adresse est connue. Dommage de ne pas admettre qu’en démocratie, la liberté d’expression des opinions est un droit, et que le débat démocratique doit reposer sur l’écoute réciproque, la prise en compte des arguments des contradicteurs et la recherche éventuelle d’un compromis, bref sur l’intelligence et le respect. Pas sur l’invective et la mauvaise foi qui font florès dans les débats politiciens.

Deux blogs ont publié ce document. Aulnay libre a accepté de publier un droit de réponse au document (voir ci-dessous). 93600Info, qui a renchéri sur le document en l’accompagnant de commentaires fielleux, a refusé tout droit de réponse, aussi bien au document qu’au commentaire.


Bonjour, 

Votre site a reproduit un document qui fait clairement allusion à l’action de notre association Aulnay Environnement. Nous pensons pouvoir disposer d’un droit de réponse à ce document sur votre site.
Nous vous prions donc de bien vouloir publier le document joint.

Par ailleurs, le responsable du site ajoute des commentaires qui visent à nous discréditer. Nous demandons donc un droit de réponse supplémentaire à ce commentaire concernant les arbres du collège, à savoir les paragraphes suivants.

« Contre Aulnay Environnement, vous agitez l’argument de l’abattage des arbres du collège, contre lequel l’association n’aurait rien fait : or nous ne nous en sommes rendu compte que lorsque tout était consommé. La grande différence avec les tilleuls de la place, c’est que le projet de parking souterrain dont le corollaire était la disparition inévitable des tilleuls, était annoncé depuis deux ans, que nous espérions que notre demande de dialogue serait entendue, et qu’un compromis serait peut-être recherché.

Nous ne sommes en aucun cas des « agitateurs politisés », mais des citoyens qui revendiquent une libre expression de leurs préoccupations quand à la prise en compte des dimensions patrimoniales d’un paysage urbain. Notre seul intérêt est l’intérêt collectif, et nous n’avons aucune ambition politicienne pour l’horizon 2020. Notre parole restera libre, quelquefois soit le résultat des élections. C’est notre conception de la parole et de l’action citoyenne.

 


Voir aussi : le  jeu des 7 erreurs

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Actions, Camélinat

Le jeu des 7 Erreurs ! 19/06/2018

une récente publication sur votre site AulnayLibre  étant clairement une allusion à l’action de notre association Aulnay Environnement, nous pensons pouvoir disposer d’un droit de réponse sur votre site. Nous vous prions donc de bien vouloir publier le document joint.

Le jeu des 7 erreurs 150dpi