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Suite à notre article sur le PLUi, Droit de réponse de l’EPT Paris Terre d’envol

1.- Contexte. Les sites internet monaulnay.com et aulnaycap.com ont récemment publié un article relatif au Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de Paris Terres d’Envol, auquel l’EPT souhaite répondre en apportant des éléments techniques. Le PLUi, approuvé par délibération du Conseil de Territoire le 7 juillet 2025 a fait l’objet d’un contrôle de légalité, comme le prévoit la réglementation. Dans ce cadre, l’EPT a reçu le 3 octobre 2025 une lettre de recommandation, valant recours gracieux, du préfet soulignant les avancées et les efforts réalisés dans le PLUi, tout en identifiant des axes d’amélioration pour renforcer sa sécurité juridique et sa cohérence avec les objectifs du territoire. L’État, par ailleurs, a émis des avis favorables dans le cadre des Projets partenariaux d’aménagement, avec des recommandations limitées, témoignant d’un soutien global aux travaux menés par l’EPT. Contrairement à ce qu’énonce l’article, le préfet n’a pas « retoqué » le PLUi puisqu’il n’a identifié aucune illégalité justifiant son retrait.

2.- Prise en compte des observations. Les observations formulées par l’association « Aulnay Environnement » lors de la concertation ont été intégrées dans la mesure du possible, en cohérence avec la nature évolutive du PLUi. Parmi les ajustements apportés pour prendre en compte ces observations, démontrant la volonté de l’EPT d’assurer la cohérence, la sécurité juridique et la qualité environnementale du PLUi :

  • Le coefficient d’emprise au sol en zone pavillonnaire a été harmonisé à 30 % sur l’ensemble des communes ;
  • Le classement des talus autoroutiers et ferroviaires et des espaces enherbés des aéroports en espaces paysagers protégés. Les zones U7 le long des autoroutes A1 et A104 ont été ajustées pour garantir leur contribution aux continuités écologiques ;
  • Les Orientations d’aménagement et de programmation (OAP) intègrent la planification des réseaux de chaleur pour valoriser la chaleur fatale des datacenters et faciliter le raccordement aux réseaux géothermiques existants ;
  • Les documents ont été complétés pour préciser la localisation des 21 800 logements en zones UP et AU et des 13 030 logements diffus ainsi que les capacités de densification dans les zones U2 à U5. La consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers a été clarifiée et réduite par rapport au projet initial ;
  • Les OAP sectorielles intègrent un indicateur spécifique pour la qualité de l’air et le bruit, afin de protéger les populations sensibles ;
  • La sécurisation foncière du tracé a été reprise conformément au Schéma d’aménagement et de gestion des eaux et validée par la Métropole du Grand Paris.

3.- Correction PLU des villes de l’EPT. L’association critique le PLU communal de 2014. Toutefois, le nouveau PLUi, qui s’impose désormais à toutes les communes du territoire, prend en compte la plupart des remarques.

4.- Enjeux environnementaux. Le PLUi fait progresser l’action contre le dérèglement climatique. Les évolutions futures du PLUi viendront compléter le travail complexe d’adaptation du territoire aux changements climatiques, notamment la lutte contre les îlots de chaleur urbains. Pour restaurer et préserver les continuités écologiques et la biodiversité, il est prévu un renforcement des trames vertes et bleues. L’ensemble des améliorations prévues dans le cadre des engagements pris auprès de l’État a permis de renforcer cette cohérence. L’EPT poursuivra son travail dans le cadre des modifications futures, incluant un volet dédié au patrimoine et aux paysages, ainsi que des mesures de résilience climatique. Quant à l’Autorité environnementale (MRAe), son rôle est de formuler des recommandations.Dit autrement, la MRAe n’a rendu aucun « avis défavorable » sur le PLUi. Les observations de la MRAe ont été intégrées au PLUi. Le seul avis défavorable reçu a été celui de la CIPENAF, pour lequel l’EPT a apporté des réponses détaillées à chacun des points soulevés et intégré les mesures correctives nécessaires.

5.- Concertation. Contrairement à ce qu’avance l’association, l’EPT a bien mené, conformément à la règlementation, une concertation du public avec, notamment, la publication de 17 actualité et de 30 documents, une campagne d’affichage et de flyers, des publications dans les magazines communaux, des publications sur les sites internet et les réseaux sociaux des communes, une adresse électronique dédiée mais aussi des réunions publiques en format physique et par visioconférence (1 réunion publique de lancement le 14 mars 2022 ; 1 réunion publique de présentation du PADD ; 3 réunions publiques de clôture sur la traduction règlementaire du PADD ; Des stands in situ dans les 8 communes à chaque étape du processus ; 3 ateliers participatifs grand public ; 3 ateliers avec les acteurs du territoire…).

Concernant l’enquête publique, l’EPT a notamment mis en œuvre 40 permanences, registres papier et numérique, un site internet dédié et une campagne d’information où 267 contributions ont été enregistrées, une adresse électronique dédiée… La commission d’enquête a rendu un avis favorable, assorti de 13 recommandations et d’une réserve seulement. Aucun manquement à la publicité ou à la concertation n’a été relevé. Et aucun territoire n’a été favorisé. La concertation s’est déroulée sur l’ensemble du territoire, avec des dispositifs homogènes et des compléments numériques qui ont permis à tous les habitants d’exprimer leur avis.

6.- Historique. L’association invoque un retard dans l’élaboration du PLUi, suggérant un laxisme au bénéfice des promoteurs. Toutefois, le PLUi a été élaboré dans le respect des délais et des contraintes réglementaires, en prenant en compte les besoins de coordination intercommunale. Le délai est raisonnable, notamment en raison du fait que l’EPT a été créé récemment, et comparable et cohérent avec la structuration des intercommunalités.

Motions

Lettre aux candidats

5 février 2026

Nous avons, dans une suite de communiqués sur les blogs et sur notre site, rappelé nos attentes en 2020, et fait le bilan de la mandature, qui s’est avéré très décevant. Nous souhaiterions connaître les engagements des différentes listes sur des points essentiels concernant le cadre de vie et la vie démocratique.

Autres associations

Les attentes d’Aulnay Environnement 7/ la vie associative

Sans vie associative, pas de démocratie. Faisons le point.

Dans divers documents, nous avons dénoncé à Aulnay une grande pénurie de locaux associatifs, dont beaucoup sont vétustes, certains dans un état lamentable (moisissures, peintures écaillées, et pour la Ferme du Vieux Pays, des trous dans la toiture), ce qui est inacceptable dans la 50e ville de France. Lors de la consultation sur le PLU, nous avons signalé l’absence d’une Maison des Associations, d’une médiathèque et d’une Salle des Fêtes. Loin de les voir émerger, nous avons connu la destruction de l’Espace Averino, que ne remplace pas, en superficie et en accessibilité, la ferme Garçelon, un bel équipement, mais aux dimensions modestes, qui aurait dû venir en complément, et non en remplacement d’Averino. De plus, les travaux se sont éternisés, et des associations ont dû patienter dans des locaux réservés à d’autres usages et parfois contraintes d’annuler une séance. Certaines associations ont ainsi connu le nomadisme, alors que la fixité des lieux est un élément essentiel de la fidélisation des adhérents.

La réservation de salle est à Aulnay une procédure bureaucratique décourageante : si l’on ne fait pas la demande deux mois à l’avance, on n’aura aucune chance, même si la salle est bien libre à la date donnée. Souvent la confirmation tarde à arriver, rendant la situation difficile pour les organisateurs. Il arrive aussi que la salle ne soit pas ouverte, et qu’il faille téléphoner pour obtenir son ouverture. Soyons bien clairs : nous ne mettons pas en cause le dévouement, réel, du personnel municipal. Celui-ci est régulièrement désorganisé par un turn-over permanent. Ce qui est en cause, c’est la gestion au plus niveau de décision.

En matière de subventions, l’opacité est grande, et prête le flanc au soupçon de clientélisme. Certaines bénéficient d’investissements importants, tandis que d’autres, comme Aulnay Environnement, sont punies par la suppression de leur subvention, toute symbolique, de 200€ ! En vérité, toutes craignent de subir le même sort et sont encouragées à supporter patiemment.

En matière de culture et de pratique artistique, l’incurie de la municipalité est flagrante. Le principal lieu d’exposition à Aulnay, la « Maison Gainville », (qu’aucun panneau indicateur ne signale) géré par l’École d’Art Claude Monet, est fermé depuis les émeutes de 2023, sans que soit annoncée une perspective de réouverture. L’École d’Art a dû se contenter d’un barnum dans un jardin retiré pour exposer les travaux de ses élèves. À l’opposé, près de la place Abrioux, une association bénéficie d’un local commercial, alors que boulevard de Strasbourg, d’autres locaux restent régulièrement vacants. La nouvelle politique d’exposition de l’Espace Prévert ne compense pas la pauvreté de lieux d’exposition et d’animation, comme en possèdent beaucoup de villes voisines plus petites, qui ouvrent de nouveaux centres culturels, comme à Drancy, ou qui disposent de beaux lieux d’exposition attenants à la mairie, comme à Livry-Gargan ou Pavillons-sous-bois. À Aulnay, la « maison commune », où se déroulaient dans le passé de belles expositions, est devenue une forteresse fermée au public.

Mais le pire, c’est la maltraitance, jusqu’à la mort provoquée d’associations utiles à la population :

  • 2016 : L’Office de Tourisme est contraint à la dissolution
  • 2017 : Le Club Canin disparaît, son terrain (attribué par un legs) converti en zone économique
  • 2017 : Le Centre de Danse du Galion est dissous
  • 2020 : « La Nouvelle ambition » est privée de locaux
  • 2021 : « Un toit pour elles », un refuge pour femmes battues, est contraint d’entreprendre 30 000€ de travaux dans un délai d’un mois, ce qui est évidemment impossible
  • 2023 : «La Nouvelle Ambition » est privée de salle municipale pour la « dictée Voltaire ».

Si des problèmes de sécurité ou de disparition des locaux pouvaient dans certains cas être légitimement invoqués, rien n’excuse qu’aucune solution de remplacement viable n’ait été proposée.

IL NOUS FAUT DE LA TRANSPARENCE, PAR LA CONVOCATION D’ ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA VIE ASSOCIATIVE.

Conseils de Quartier, Nos Actions

Les attentes d’Aulnay Environnement 6/ La Démocratie

En matière de démocratie, non seulement nos attentes ont été déçues, mais la situation a été dégradée au point que l’on peut dire que peu de communes connaissent un tel déni de la démocratie participative. Nous demandions (entre autres) en 2020 :

  • Que tous nouveaux projets, soient non seulement clairement présentés dans tous leurs aspects à la population, mais co-construits avec elle, au contraire de la façon dont il a été procédé, tant pour le Centre nautique ou la place Abrioux que pour le Parc Ballanger.
  • Que la consultation des permis de construire soit rendue plus facile et leur publicité réelle.
  • Que le Conseil Économique, Social et Environnemental soit restauré dans son vrai rôle, qui est d’être saisi de tous les projets pour donner un avis, et non pas d’être relégué à un simple rôle de relais de la propagande municipale.
  • Que l’esprit et le fonctionnement des conseils de quartier soient restaurés, avec un président et un bureau constitué de simples citoyens, qu’ils soient maîtres de leur ordre du jour, et qu’ils disposent d’un budget participatif pour améliorer le cadre de vie du quartier.

Il est clair que la co-construction n’entre pas dans le système de valeurs de cette municipalité.Par exemple, aucune concertation pour la réfection de la Ferme Garcelon, qui au moins nous aurait peut-être fait comprendre l’incroyable lenteur de travaux étalés sur de longues années. Pour ce site, un projet de « tiers lieu » a été monté par des habitants, mais sans doute ne convenait-il pas au pouvoir municipal.

Au lieu de faciliter la consultation des permis de construire, leur publication (qui pourrait être faite par voie électronique) a été reléguée dans un couloir incommode et la consultation limitée à quelques jours dans la semaine.

Le Conseil Économique Social et Environnemental a été purement et simplement dissous après que les quelques obstinés à vouloir remplir leur mission aient protesté avec trop de vigueur à une convocation pendant les congés scolaires, décidée unilatéralement, comme il a toujours été procédé.

Les Conseils de Quartier ont également disparu, après une tentative de les remplacer par des balades urbaines, les notions de « Conseil », d’ « échange » et de « dialogue » ne faisant pas non plus partie du système de pensée et de gouvernement de la municipalité. Il s’agit là d’une entrave au droit des citoyens, en contradiction avec la loi qui impose aux villes de plus de 50 000 habitants de faire vivre ces structures de la démocratie participative. En cette matière, la municipalité est donc hors-la-loi.

Lorsqu’elle y est contrainte, par exemple par la procédure imposée lors d’une enquête publique, le procédé est toujours le même : il faut d’abord endurer de longs « tunnels »d’exposés successifs parfois durant 1h30 avant de pouvoir poser des questions, de sorte à désamorcer la réactivité des auditeurs.

On a même proposé à une assemblée d’une trentaine de personnes, quand les uns et les autres étaient à quelques mètres, de poser les questions par téléphone en flashant un QR code ! Voilà où mène la peur pathologique de la confrontation ! Pour cette municipalité, qui ne souscrit pas à ses litanies d’autosatisfaction est une mauvaise personne, un véritable ennemi .Car pour justifier le refus du dialogue, il faut polariser au maximum.

Dans les instances de démocratie participative et dans les forums de la Métropole du Grand Paris, on entend des responsables municipaux dire : « Rien ne peut se faire sans les habitants ». À Aulnay, tout se fait sans les habitants

IL EST TEMPS DE RÉTABLIR LE DIALOGUE ENTRE LES HABITANTS ET LES ÉLUS !

Actions, Motions

Les attentes d’Aulnay Environnement 5/ déchets et énergie

Nous poursuivons notre appréciation du bilan de l’équipe municipale en réponse à nos attentes exprimées en 2020, concernant à présent les déchets et l’énergie.

  • Un plan de valorisation des déchets ménagers et des déchets verts
  • Une prise en compte dans toutes les demandes de permis de construire de la recherche d’économies d’énergie, en particulier la fin de la dépense d’énergie causée par les pompages dans les parkings souterrains
  • La relance de l’exploitation de la géothermie pour le chauffage collectif

La valorisation des déchets, c’est une actualité dans beaucoup de communes qui s’inscrivent dans des problématiques du XXIe siècle, avec l’objectif « Zéro déchet » en agissant sur plusieurs leviers :

réduire ce qu’on consomme- Réutiliser ce qu’on possède- Réparer plutôt que jeter- Recycler en dernier recours – Composter les biodéchets. La réflexion dans ce domaine est totalement absente. La municipalité se revendiquant de l’ « esprit village », nous en sommes encore au début du XIXe siècle, à l’époque où Aulnay était effectivement un village. Le problème n’est pas la valorisation, mais tout bonnement la collecte.

Les petites poubelles ne sont plus vidées, les poubelles enterrées dans les quartiers nord débordent faute de passages réguliers pour les vider, avec des sacs entassés à côté des containers. Dans les zones pavillonnaires, la période de collecte des déchets verts est trop tardive. Manifestement, la privatisation du service des ordures n’apporte aucune amélioration.

L’économie d’énergie ne semble pas être le souci des promoteurs avec la multiplication des parkings souterrains à plusieurs niveaux : le pompage n’est pas près de s’arrêter !

En ce qui concerne la géothermie, on peut constater des travaux, mais où est l’information ? Le site de la ville n’indique que l’existence d’une exposition qui s’est déroulée en 2023 !

NOUS RÉCLAMONS UNE POLITIQUE MUNICIPALE QUI REGARDE EN FACE LES PROBLÈMES D’AUJOURD’HUI, ET QUI ASSOCIE LES HABITANTS À UNE RÉFLEXION QUI DOIT ÊTRE COLLECTIVE !

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LE PLUI DE TERRES D’ENVOL RETOQUÉ

Il y a quelques jours, nous avons reçu une lettre recommandée provenant de l’Établissement Public Territorial (EPT) Terres d’Envol ( Aulnay-sous-Bois, Drancy, Dugny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Sevran, Tremblay-en-France, Villepinte). En termes choisis, on nous faisait part d’une réalité élégamment habillée : le préfet avait rejeté le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal), l’EPT devait revoir sa copie.

De ce rejet, nous ne sommes pas surpris, car malgré de petites améliorations comme le retrait obligatoire pour éviter que des fenêtres d’appartements donnent directement sur la rue (une aberration permise par un PLU communal bâclé en 2014), nous avons fait plusieurs communiqués indiquant les insuffisances notoires du PLUI en nous concentrant sur le cas d’Aulnay, en particulier le 24 mars 2022, à l’occasion de la première concertation, et le 23 mars 2024, nous avons relayé l’avis défavorable de l’Autorité Environnementale, avant d’appeler le 27 novembre 2024 les Aulnaysiens à participer à l’enquête publique.

Sur notre site, on pourra consulter l’avis déposé sur le site de l’enquête publique par Aulnay Environnement le 8 janvier 2025. Rappelons que du PLUI dépend notre PLU, et donc, l’aménagement de la ville, en particulier dans le contexte du dérèglement climatique, largement ignoré par le document.

Si ce rejet est sans surprise, une phrase de la lettre signé de Bruno Beschizza, président de Terres d’Envol, nous surprend franchement :

« Dès le lancement des études et de la concertation, je ne manquerai pas de vous en informer afin de vous associer pleinement à l’évolution du PLUi. »

Associer pleinement une association dès le lancement des études, voilà qui ne ressemble guère à la pratique habituelle à Aulnay, où rien n’est fait pour permettre de connaître l’avis des habitants, puisqu’en violation de la loi, les Conseils de Quartier ne sont plus réunis depuis longtemps. Non seulement Terres d’Envol est le dernier des 4 territoires de Seine Saint Denis à avoir entrepris son PLUI, ce qui a permis aux promoteurs d’abuser le plus longtemps possible du laxisme du PLU aulnaysien, mais en matière de concertation, notre territoire arrive encore bon dernier, avec une participation aux réunions de 74 personnes, soit 0,02 %de la population, alors que dans d’autres territoires on compte des centaines, voire des milliers de participants. Pour la phase de concertation, les autre communes de l’EPT ont organisé 42 réunions, contre une seule à Aulnay, dans un coin de Chanteloup, sans publicité ni vidéoprojecteur (5 participants, dont 3 d’Aulnay Environnement). Pour l’enquête publique, une seule réunion, à Aulnay.

LA MUNICIPALITÉ ÉLUE EN MARS VA-T-ELLE ENFIN SE DONNER LES MOYENS DE FAIRE PARTICIPER LES HABITANTS À L’AMÉNAGEMENT DE LA COMMUNE ?

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Les attentes d’Aulnay Environnement 4/ Patrimoine arboré

En 2020, concernant le patrimoine arboré, nous demandions :

  • La sanctuarisation de tous les parcs publics, en premier le parc Ballanger
  • L’association des habitants à la préservation de ce patrimoine autant public que privé, par la création d’une commission pérenne, dont la mission dépassera la rédaction d’une « Charte de l’Arbre », qui doit être soumise au vote des habitants
  • Dans les plantations, privilégier le choix d’essences garantissant suffisamment d’ombre pour atténuer l’impact des périodes de canicule

En résumé, tout faire pour que la ville puisse encore un peu mériter son nom !

  • À ce jour, le parc Ballanger est sauvé. La période préélectorale de 2020 a été propice, la mobilisation des associations, Aulnay Environnement et Vivre mieux à Aulnay a payé, la municipalité a compris la nécessité d’abandonner un projet, qui à vrai dire, ne tenait pas debout.
  • La promesse d’une « Charte de l’arbre », apparue durant la période préélectorale, a vite disparu après l’élection de l’équipe actuelle. Elle reste absolument nécessaire, et surtout la commission pérenne que nous réclamons. Force est de constater l’absence totale d’intérêt pour la préservation de nos arbres patrimoniaux « de haute tige » situés sur le domaine privé. L’exemple le plus douloureux reste celui des nombreux arbres du défunt Centre le Camus : une pétition de 500 signatures a été déposée sur le bureau du maire afin qu’il agisse auprès du promoteur pour la préservation, au moins, du plus vieux chêne d’Aulnay. Aucune réponse du Maire, mais dans la semaine, tout a été rasé, et on a attendu un an le début des travaux. Or il est possible de construire en conservant un minimum d’arbres. Les exemples abondent, comme rue Cornefert, les quelques chênes que naguère, la création de la Grande Nef a épargné. Et même sur les terrains appartenant à la collectivité, l’incurie est la règle : les grands arbres de bordure du terrain de la Croix Blanche ont été maltraités et étouffés par le dépôt de matériaux à leurs pieds lors de travaux d’assainissement. Un bon prétexte pour les abattre ensuite, alors qu’un document scientifique, demandé par une équipe précédente, indiquait les précautions à prendre.
  • La préservation des zones d’ombre est totalement absente : place Abrioux, les tilleuls centenaires, qui entouraient la place et en faisaient une véritable oasis, ont été sans discernement tous abattus (bien sûr, tous n’étaient pas malades) au profit d’oliviers en pot et de quelques chênes-lièges étiques, qui sont placés sur un seul côté, de sorte à ombrager un peu la rue, et jamais la place.
  • Partout dans le sud de la commune, où se trouve l’essentiel de ce patrimoine, vestige de la forêt de Bondy, on voit de nouveaux propriétaires privés tout défricher, tout abattre, ou encore confier leurs arbres à des élagueurs auto-proclamés et totalement ignorants des règles de l’art, sans que la municipalité fasse le moindre geste pour informer et aider à la préservation d’un patrimoine précieux en période de dérèglement climatique et de perte de biodiversité.

IL FAUT SAUVER LE « BOIS » D’AULNAY SOUS-BOIS !

Actions

Les attentes d’Aulnay Environnement 3/ Les équipements collectifs

En 2020, concernant les équipements collectifs, nous demandions :

  • Un plan à long terme pour doter la ville des équipements qui lui manquent : une médiathèque centrale, une maison des associations, une salle des fêtes, des salles de réunion de quartier modernes, un équipement culturel et de rencontre dans les quartiers sud 
  • Rendre publique l’anticipation de tous les équipements scolaires et de santé nécessités par les nouveaux programmes immobiliers
  • L’élargissement de l’offre d’hébergement de type EHPAD

En résumé, que l’on tire les conséquences de la croissance d’une ville de bientôt 100 000 habitants !

  • Aucune construction d’équipements dignes d’une ville comme la nôtre n’a été entrepris, à part l’Espace Jules Verne sur Balagny. On a même détruit le plus moderne, l’espace Averino, inauguré naguère en grande pompe, sans jamais avouer que le site était voué dès son acquisition à la destruction pour construire un ensemble immobilier. La transformation de la ferme Garçelon aurait dû venir en plus, car nous manquons de locaux modernes, mais, plus petite, elle ne suffira pas même pas à combler la disparition d’Averino. On nous en a annoncé l’ouverture durant des années, mais il a fallu patienter jusqu’à la période électorale ! Notre ville reste donc honteusement sous-dotée par rapport aux communes voisines, pourtant plus petites.
  • Aucune perspective claire en matière d’équipements scolaires (déjà surchargés) et de santé (amaigrissement du CMES) n’a été annoncée pour accompagner l’accroissement de notre ville
  • Pour les seniors, la municipalité reporte sur les associations Q.C.B.E (Quartier Croix Blanche et Environnement)  et Aulnay Environnement la responsabilité du gel du projet sur le terrain de la Croix Blanche. C’est en fait le résultat du refus total de discuter du projet avec les riverains, qui l’avaient massivement rejeté en Conseil de Quartier. C’est aussi le résultat de l’amateurisme, avec un projet très mal conçu et qui ne respecte pas le règlement du PLU, un permis si difficilement défendable que devant le tribunal administratif, la municipalité a choisi de le retirer. Ajoutons que cette résidence senior, dont la gestion ne pouvait être que privée était conçue pour remplacer la résidence des Cèdres et que rien ne permettait de penser qu’elle proposerait les mêmes tarifs que les Cèdres. Il faut faire face au vieillissement d’une population dont les moyens ne sont pas toujours élevés !

Les Aulnaysiens doivent se rendre compte, en voyant les équipements des communes voisines, combien notre ville est en retard, combien ses équipements sont vétustes, et ne pas se contenter des satisfecit de la municipalité pour avoir donné un coup de peinture ou remplacé des fauteuils qui avaient un demi-siècle. Le moindre village a une médiathèque digne de ce nom !

L’incapacité de la municipalité à restaurer l’Espace Gainville reste emblématique. C’était le seul lieu d’exposition mis à la disposition de notre école d’Art Claude Monet, et pour de rares périodes, accessible aux associations artistiques. Claude Monet a dû se contenter d’un Barnum dans un jardin peu visible, et le seul local qui reste est celui du cinéma Jacques Prévert. Nous invitons les Aulnaysiens à voir le château de la Forêt à Livry-Gargan, l’Espace des Arts à Pavillons, le château de La Doucette à Drancy. Et Drancy va en outre disposer d’un nouvel Espace Culturel !  Sur YouTube on peut voir notre maire en poser fièrement la première pierre ! 

NOUS VOULONS DES ÉQUIPEMENTS DIGNES DE LA 50e VILLE DE FRANCE,  AVEC UNE AMBITION AUTRE QUE CELLE D’UN VILLAGE !

Actions

Les attentes d’Aulnay Environnement 2/ La circulation

En 2020, concernant la circulation, nous demandions :

  • Une nouvelle réflexion d’ensemble basée sur la circulation douce, avec un réseau continu de pistes cyclables
  • Une reconquête de la chaussée et des trottoirs : chasse au stationnement illicite, stationnement résidentiel payant ou en zone bleue
  • Création de zones piétonnes
  • Amélioration de l’éclairage des trottoirs et des passages piétons dangereux

En résumé , nous demandions que l’on parte du principe que les Aulnaysiens sont d’abord des piétons.

  • Aucune nouvelle concertation n’a été mise en place concernant les piétons
  • Aucun progrès dans la lutte contre le stationnement sur les trottoirs, entre autres autour des écoles. A quoi sert notre police municipale si nombreuse, et toutes ces caméras ?
  • De plus, les poubelles des nouveaux immeubles entravent de plus en plus les trottoirs, car on n’impose pas aux promoteurs de prévoir un emplacement spécifique
  • Au lieu d’une zone piétonne, on assiste boulevard de Strasbourg, à l’envahissement des trottoirs par les terrasses de restaurant, un défi pour les personnes à mobilité réduite
  • L’état des chaussées s’est progressivement détérioré, en particulier sur les voies où le plan de circulation a fait se reporter la circulation « de transit », comme l’avenue Jean Jaurès. De nombreux trous se sont creusés, et nous avons connu des années de raccommodage, à l’efficacité toujours éphémère. Les incidents pour tous les usagers se sont multipliés, pneumatiques endommagés ou carrément détruits pour les automobilistes, perte d’équilibre, chute ou écarts trop brusques pour les cyclistes. Enfin la période préélectorale a provoqué  la réfection de quelques rues, surtout dans le sud de la commune, mais en bien des endroits, en particulier dans le nord, combien de trous encore dans la chaussée ?
  • Quant au réseau de pistes cyclables et aux emplacements de stationnement pour les vélos, avec très peu d’aménagements, aucune perspective sérieuse ne s’ouvre, surtout lorsque les constructions se font sans contrainte, et sans souci d’élargir les voies. La piste cyclable du pont de la Croix Blanche, extrêmement étroite, reste un défi pour la sécurité des cyclistes.

FORCE EST DE CONSTATER QUE POUR LES PIÉTONS ET POUR LES CYCLISTES,EN 10 ANS, LES CHOSES NE SE SONT PAS AMÉLIORÉES.

LE SORT DES PIÉTONS CONTINUE D’ÊTRE IGNORÉ !

Nos Actions

Les attentes d’Aulnay Environnement 1 / L’urbanisme

Il y a 5 ans, nous avons envoyé aux différentes listes candidates aux élections une lettre ouverte exprimant nos attentes concernant la préservation et l’amélioration du cadre de vie des Aulnaysiens et notre aspiration à la mise en œuvre d’une politique globale pour lutter dans notre ville contre le dérèglement climatique, les fractures territoriales et sociales. Nos attentes portaient sur l’urbanisme, la circulation, les équipements collectifs, le patrimoine arboré, les déchets et l’énergie, la démocratie.

Sur l’urbanisme :

  • construction en retrait et refus des balcons surplombant le trottoir
  • encouragement à l’aménagement des parkings en rez-de-trottoir pour limiter le recours aux parkings souterrains
  • maintien sur la rue d’îlots verts et de créneaux de lumière en préservant les jardins et les grands arbres sur des points névralgiques
  • saisir toute occasion d’élargir les trottoirs.

 Force est de constater que nous n’avons pas été entendus.

  • L’alignement a été la règle, avec non seulement des balcons surplombants, mais aussi des fenêtres d’appartement donnant directement sur le trottoir, à hauteur de passant. Le PLUI du territoire Terre d’Envol, (présidé par notre maire) interdit à présent cette pratique. Comment notre municipalité ne s’est-elle pas rendu compte plus tôt de ce qui représente l’un des aspects les plus choquants de la densification ? C’est le fait d’un règlement du PLU de 2015 bâclé en quelques mois et jamais discuté avec les habitants.
  • Les parkings en sous-sol, jusqu’à deux à trois niveaux, sont la règle, alors que le SAGE, gestionnaire du réseau hydrographique, préconise au maximum un seul niveau. C’est une pratique irresponsable, qui fait peser de lourdes menaces sur l’avenir. Le réseau d’évacuation des eaux de pluie, modernisé par le département, risque d’être à terme saturé, tandis que les immeubles riverains voient leur-sol sol déjà affecté par l’humidité de la nappe phréatique rabattue vers le voisinage par les cuvelages des parkings.
  • Beaucoup de jardins et de grands arbres ont disparu, la liberté des promoteurs a été totale, pour densifier au maximum. À Aulnay, la nature joue de moins en moins son rôle de régulateur face au dérèglement climatique, qui n’est absolument pas pris en compte !
  • Aucun élargissement de trottoir n’a été effectué lors d’opérations immobilières, le cas de la rue Tournadour est exemplaire.

Qu’il soit bien clair que nous ne sommes pas contre les constructions, même si cette municipalité a été élue « contre le bétonnage ». Mais en clair, nous attendons  une politique d’urbanisme qui nous propose une densification maîtrisée. Or il est évident qu’il n’y a eu, sur deux mandatures, aucune maîtrise, aucune politique globale d’aménagement sur la plus grande partie de la ville. Le cas le plus évélateur est la construction de l’immeuble de la rue Princet, qui ne respecte pas l’alignement avec les grand immeubles voisins et rend impossible l’aménagement et l’élargissement d’une voie structurante entre le RER B et la future gare du Grand Paris. De surcroît, de graves malfaçons rendent sa destruction partielle ou totale inévitable, posant en plein  milieu de la ville ce qui ressemble déjà à une ruine. Pour combien de mois ou d’années ?

La promesse répétée de « préservation des quartiers pavillonnaires » s’est révélée vide de sens. Partout, des petits immeubles remplacent les pavillons, souvent sans respecter les règles du PLU. L’absence de surveillance des permis de construire est patente. Quant aux plus beaux pavillons, les plus anciens, qui représentent un patrimoine apprécié de tous les passants, mais qui se trouvent en bordure de la zone de centralité, ils disparaissent peu à peu. Parfois même c’est toute une rue qui va voir éclore d’énormes immeubles, comme rue du colonel Moll.

Pour les quartiers Nord, le constat est encore plus accablant : une densification à outrance, qui fait disparaître les espaces de loisirs, et des cités comme le Gros Saule complètement délaissées durant dix ans. 

EN CE QUI CONCERNE L’URBANISME, DIRE QUE LE BILAN EST DÉCEVANT SERAIT UN DOUX EMPHÉMISME