Nouvelles Constructions

Lettre au Maire

M. BESCHIZZA
Maire d’Aulnay-sous-bois


Aulnay, le 3  avril 2019

Monsieur le Maire,

Par des riverains de l’immeuble Eiffel, nous avons appris que de graves désordres se seraient produits en lien avec le chantier de construction sur les rues Anatole France et François Herbaut :

  • Rue Anatole France, profondes lézardes sur un immeuble limitrophe devenu inhabitable et dont les habitants auraient dû être relogés
  • Enfoncement de la cour de ce même immeuble
  • Rue Fernand Herbaut, mouvement de la chaussée devant le chantier entraînant une large fissure rebouchée à la hâte.

Ces désordres ne peuvent qu’éveiller les plus grandes inquiétudes pour les riverains de ce chantier. (Sans parler d’une sécurisation du chantier aléatoire, des considérables nuisances causées par les nombreux camions qui s’arrêtent en double file sans se soucier des riverains, et des cheminements de piétons qui tardent à être mis en place.)

  • Ce promoteur offre-t-il toutes les garanties de sérieux ? Nous avons déjà eu la surprise d’apprendre qu’un étage avait pu être ajouté en raison d’une erreur d’évaluation de la hauteur de plafond nécessaire dans le local commercial du rez-de-chaussée.
  • Les analyses du sous-sol ont-elles été sérieusement faites ?
  • La commune s’est-elle inquiétée lors de l’enregistrement du permis que les mesures nécessaires aient été prises, comme le recours à un expert auprès du Tribunal Administratif pour protéger le bâti environnant, afin qu’en cas de problèmes dûs à la construction d’un ensemble si considérable, les riverains puissent être sérieusement dédommagés pour les désordres causés ?
  • Le suivi des travaux par les services municipaux est-il fait avec toute l’attention nécessaire ?

En vous remerciant d’avance de votre réponse, veuillez recevoir, Monsieur le Maire, nos meilleures salutations.

Pour le bureau d’Aulnay Environnement, Le Président, R-A Bougourd

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Communiqué de presse

CHANTIER DU GALLION (Aulnay-sous-Bois)
  DES MESURES D’URGENCE S’IMPOSENT

La présence de plusieurs centaines de sacs de déchets « amiante » issus des travaux de démolition du Gallion inquiète à juste titre les riverains.
Les pouvoirs publics ont été alertés.
Nos associations, engagées depuis deux décennies dans un combat contre l’amiante à Aulnay-sous-bois, tiennent à faire connaître publiquement leur position : il s’agit d’une situation anormale et dangereuse.


1) Le choix d’une aire de stockage des déchets amiantés à quelques mètres de l’école Paul Eluard, qui se trouve en surplomb, est tout à fait déraisonnable.
En admettant même que tous ces déchets sans exception soient emballés sous double enveloppe dans des sacs hermétiquement clos – ce qui reste à vérifier – la possibilité de pollutions accidentelles issues de sacs éventrés (suite à des aléas de chantier ou des actes de malveillance) ne saurait être exclue et justifie, à elle seule, le choix d’une autre localisation.


2) L’article R. 4412-122 (alinéa 3) du code du travail spécifie les déchets doivent être « évacués après décontamination hors du chantier aussitôt que possible dès que le volume le justifie ».

Cette disposition réglementaire n’a manifestement pas été respectée. Le séjour prolongé de plusieurs centaines de sacs de déchets amianté est une anomalie. Le volume stocké sur place avant enlèvement devrait être réduit au strict minimum.
Nous rappelons que les fibres d’amiante tuent et que leurs effets cancérogènes peuvent se manifester à très faibles doses. 
Les Aulnaysiens qui ont respiré les fibres d’amiante du CMMP ont déjà payé un lourd tribut de maladies et de décès. Toutes les mesures de prévention nécessaires doivent être prises d’urgence sur le chantier du Gallion pour ne pas allonger la liste.

Pour l’Addeva 93 : Alain Bobbio  (06 89 36 09 55)
Pour le Collectif des riverains et victimes du CMMP : Gérard Voide 
(01 48 53 31 45)
Pour Ban Asbestos : Nicole Voide (01 48 53 31 45)
Pour Aulnay Environnement : Robert Halifax (01.48.68.43.34) 


piscine

Une piscine pour les riches ? Que c’est dur à entendre !

Mercredi 12 décembre, réunion à l’École Fontaine des Prés sur le Centre Nautique, avec une quarantaine d’Aulnaysiens du quartier.

Le sujet : le calendrier des travaux et leurs nuisances. Mais bien sûr, les questions de l’assistance ont permis d’aborder beaucoup d’autres sujets, qui auraient intéressé tous les Aulnaysiens.

D’abord parce que les responsables de la construction (SPIE Batignolles) et ceux de l’exploitation (une filiale de SPIE Batignolles) ont tenu à présenter leur travail et leur fonctionnement. De ces professionnels, on apprend toujours plus que des élus. Ce sont des gens qui ont compris que communiquer objectivement vaut toujours mieux que de laisser la voie libre à toutes les interrogations. Et qui respectent les intéressés.

Notre rôle n’est pas de répercuter tout ce que nous ont dit les professionnels.

C’est à la municipalité d’offrir une information qui ne soit pas verrouillée par la propagande, dans des réunions où la parole et donc le questionnement, sont libres.

   Sur les aspects qui nous interrogent, nous pouvons retenir :

·      Que le financement du projet incombe à SPIE Batignolles, et que toutes les subventions de l’Etat, de la Région et du Département serviront à alléger la charge de cette entreprise privée.

·      Que la filiale exploitante, selon la logique de la Délégation de Service Public, percevra les droits d’entrée, la commune participant aux frais d’exploitation, dont une location pour les scolaires.

·      Le montant de ces droits (les plus élevés de tous les environs) est fixé par la municipalité, selon la logique suivante : cela correspond aux services proposés, ceux d’un vaste centre « aqualudique ».  Peu importe que l’on ne soit intéressé que par le bassin de nage, on paie aussi l’accès aux installations de loisir (mais pas au fitness !).

·      Une partie de l’assistance insiste sur le fait que ces prix sont trop élevés pour beaucoup de familles avec plusieurs enfants. Il est répondu qu’il faut comparer ce coût à celui d’une place de cinéma ou d’un abonnement téléphonique. La qualité du produit, cela se paie. En d’autres termes, si l’on se veut bons parents, et que le budget est serré, il faudra choisir !  On n’est pas là pour faire du social, que diable !

·      Pour les élus, entendre dire (en substance) qu’il s’agit là d’une piscine pour les riches « cela fait mal » !

Eh oui ! Il paraît qu’il n’y a que la vérité qui blesse…

En résumé, ce sera un très bel équipement, très bien conçu, qui permettra le retour de clubs de haut niveau, attirera des compétitions et redorera le blason de notre ville,

mais dans une commune comme la nôtre, dans un département comme le nôtre, la dimension sociale d’un tel équipement ne peut être ainsi ignorée.

Camélinat

MIC-MAC ET PATAQUÈS Ou l’information à la mode de chez nous

Rappel des épisodes précédents : transformer profondément le quartier de l’ex-place Camélinat au profit d’un immobilier collectif de standing, autour d’un parking souterrain de cent places, tel est l’un des grands projets de la municipalité. Inquiétude des riverains en voyant partout travaux,  palissades et rues barrées. Contrairement aux promesses faites lors de la campagne électorale, aucune consultation des habitants n’a été organisée. Les visuels de la future place publiés dans le bulletin municipal ne correspondent pas à ceux des permis de construire validés en Mairie.  Depuis deux ans, Aulnay Environnement réclame en vain que les habitants soient consultés. Le Maire reste sourd à une pétition de plus de mille signatures demandant d’épargner les tilleuls de la place. Nous avons fini par écrire au Préfet pour dénoncer l’opacité et les divers dangers du projet de parking souterrain. Celui-ci a demandé au Maire de répondre enfin à nos demandes d’éclaircissement, et brusquement, les choses semblent se précipiter.

Episode 1. jeudi 6 décembre, 14h43 : le Président d’Aulnay Environnement reçoit un appel des services du développement économique pour le convier à une réunion lundi 10 décembre, salle Averino, où Bouygues doit présenter son projet de parking. On lui annonce l’envoi d’un mail d’invitation qui n’est jamais venu. Le lendemain, il appelle pour demander une confirmation, demande qui reste sans suite.

Episode 2 : vendredi 7 décembre, 11h33 : Appel d’une représentante de Bouygues pour inviter le président à ce qui paraît être la même réunion. Mais on ne sait encore rien du lieu, l’envoi de l’invitation incombant à la mairie d’Aulnay. En revanche, la réunion ne portera que sur les sujets relevant de la compétence de l’entreprise. A la demande du Président, il est répondu qu’il peut venir avec quelques membres du bureau de l’association.

Episode 3 : vendredi 7 décembre, dans l’après-midi. Considérant que cette réunion ne peut faire office de réponse de la municipalité à la lettre du Préfet, Aulnay Environnement adresse aux blogs un premier message contenant cette lettre et annonce la date de la réunion qu’il imagine être publique, et le lieu qu’il croit être Averino. Rappelons qu’aucune invitation écrite ne lui a été communiquée.

Episode 4, vendredi 7 décembre, 15h10. Appel du Directeur Général des Services techniques : la réunion se doit se faire en réalité au restaurant La Bottega, place Abrioux. L’appel des services techniques est probablement dû à une confusion avec une réunion à Averino destinée aux seuls commerçants. Le Directeur Général se fait l’intermédiaire de Bouygues pour me demander les noms des personnes de l’association qui comptent venir. Le Président donne quatre noms de membres du bureau, dont le sien.

Episode 5, même jour, 19h41. SMS du Directeur Général des Services techniques. Selon l’entreprise, «pour des raisons organisationnelles et du nombre de personnes invitées,  il est souhaitable qu’une seule personne représente votre association ».

Episode 6, 19h54. Réponse par SMS du Président d’Aulnay Environnement : « C’est bien pour ça qu’il est absurde de faire cette réunion dans un restaurant ! Une information digne de ce nom doit être autrement ouverte ! »

Episode 7, 19h55. SMS du Directeur Général des Services techniques. Il fait part de son « étonnement et de son incompréhension » Il ne comprend pas « pourquoi il est fait mention dans le blog de Monaulnay d’une réunion privée organisée par une entreprise dans un lieu privé. » Le Président d’Aulnay Environnement tombe des nues. Jamais il n’avait imaginé que cette réunion qui concerne des milliers d’Aulnaysiens devait se dérouler à huis clos ! D’où un nouvel envoi aux blogs, avec correctif.

Episode 8, 20h06. SMS du Président d’Aulnay Environnement : « Je ne veux pas être désagréable avec vous, mais vous avez vu ce qui se passe dans le pays, cette insistante attente de vraie démocratie ? »  

Camélinat

Le préfet de Seine-Saint-Denis répond à notre lettre concernant le parking Abrioux

Le préfet de Seine-Saint Denis semble avoir été sensible à notre lettre du 12 octobre exposant tous les dangers présentés par le projet de parking Abrioux (risque de dissolution du gypse, proximité de la nappe phréatique, intense circulation de scolaires, inadaptation du réseau viaire, abattage de tilleuls centenaires) et les manquements aux règles démocratiques qui entachent ce projet (absence de consultation des habitants, opacité complète du projet).

Il est demandé au Maire de répondre enfin à toutes nos demandes d’information, incessantes depuis deux ans.

Par courtoisie, nous avons laissé un délai à la municipalité pour répondre à cette demande.

Mais à ce jour rien n’est venu.
lettre
Coïncidence : nous venons de recevoir une invitation à assister à une réunion d’information organisée par le groupe Bouygues qui a remporté l’appel d’offre,

lundi 10 décembre 2018, à 19h30, à La Bottega (en somme, dans l’intimité !)

Il va de soi que cette réunion ne saurait faire office de réponse de la municipalité à la demande du Préfet. En effet, nos demandes d’explication qui portaient, au stade du projet, sur le respect du patrimoine et la prise en compte d’une solution alternative, puis une fois les travaux achevés, sur la mise en péril de la sécurité des personnes et des biens, ne relèvent pas de la compétence de l’entreprise, mais du seul Maire.

Nous attendons donc que la municipalité donne les réponses que nous attendons légitimement, dans un esprit conforme à une vie démocratique communale normale.

piscine

Un Centre Nautique pour qui ?

Depuis quelques jours, les Aulnaysiens ont pu prendre connaissance d’une séduisante plaquette intitulée :

POUR VOUS AULNAY BOUGE : DÉCOUVREZ VOTRE FUTUR CENTRE NAUTIQUE

« AULNAY BOUGE » : là pas de doute, le « bétonnage » avance à grand pas. « POUR VOUS » : le doute est permis, comme pour l’affirmation : « VOTRE FUTUR CENTRE NAUTIQUE ». Ce « VOTRE » mérite d’être interrogé.

Tout autant que le titre page 2 : « AULNAY FAIT LE GRAND SAUT » Mais dans quoi ?

Les Aun aysiens qui sont parvenus jusqu’à notre stand du Forum de associations ont pu consulter un tableau intitulé :

LA PISCINE LA PLUS CHÈRE DES ENVIRONS

On y voit que sur 13 villes (Bobigny, Bondy, Clichy-sous-bois, Drancy, Le Blanc Mesnil, Le Raincy, Livry Gargan, Noisy –le-Sec, Rosny-sous-bois, Sevran, Tremblay, Villemomble, Villepinte) c’est à Aulnay que pour les habitants de la commune, l’entrée à la piscine municipale coûtera le plus cher (entre 1 et 2€ de plus pour une simple entrée). Si l’on prend le tarif le plus intéressant, le carnet de 10 entrées (43€), il restera plus avantageux pour un Aulnaysien de payer le prix fort chez les voisins, où le tarif pour les non-résidents ne dépasse les 43€ qu’au Raincy et à Rosny. Ailleurs, il s’établit généralement aux alentours de 30€.

Dans ces conditions, l’attractivité de la piscine est plus que douteuse : les habitudes de la plupart des nageurs sont prises, ils continueront à aller voir ailleurs, vers des équipement plus proches et moins chers. On voit mal la pratique de la natation, déjà très insuffisante pour les populations les moins favorisées, se développer massivement, ou même rattraper le retard pris par toutes ces années sans piscine. Il est clair que cet équipement ne leur est pas destiné. Une piscine, c’est aussi un choix social.

Les images en disent plus que le plus long discours. De toute évidence, les graphistes qui ont réalisé ce dépliant publicitaire n’ont pas intégré le souci de ce qu’on appelle pudiquement « la représentation des minorités ». Regardez bien : ce n’est qu’un type de population qui est visible ici. Précisément ceux

qui ont les moyens de payer le prix fort pour jouir d’ « un espace dédié au bien être », mais « entre soi ».

Mais ce sont tous les Aulnaysiens qui paieront pour cette piscine encore moins rentable que toutes les autres, car aucune piscine n’est rentable. Sauf qu’à Aulnay, le déficit risque de peser très lourd dans le budget communal.

Cela ajoutera au poids de la dette. Car, pour ne rien changer à l’opacité habituelle, on ne nous dit rien du financement. Et comment croire qu’il puisse être assuré majoritairement par un gouvernement qui restreint toujours les dotations aux collectivités, par un département, une région ou une organisation des Jeux Olympiques condamnés à serrer au maximum les cordons de la bourse ? Ce Centre Nautique, c’est une bombe à retardement pour les finances communales. A propos de l’aveuglement d’une équipe qui sans souci du passé et de l’avenir fait creuser à tout-va dans des terrains où affleure la nappe phréatique et sévit la dissolution du gypse, nous avons parlé d’apprentis-sorciers. Apprentis-sorciers, l’expression vaut aussi pour les finances communales.

Voilà où se fera le « grand saut » : dans des trous, des trous, et encore des trous !

Le comble du ridicule est atteint avec la comparaison entre le coût de l’ancien centre et du futur. Le « Nouveau Centre Aquatique » devrait coûter moins cher que l’ancien ! Sur quelles bases les Francs des années 1960 ont-ils été convertis en Euros des années 2010-2020 ? Peut-on mettre en parallèle un investissement réalisé dans le contexte économique de l’apogée des Trente Glorieuses et notre réalité où l’austérité fait loi ?

Et rappelons que l’estimation du coût était de 20 Millions en 2015.

Presque 36 Millions en 2018 ! Combien en 2020 ?

La piscine la plus chère
Camélinat

Parking Abrioux : l’opacité comme système ou le langage des apprentis-sorciers

Aulnay, le 23 octobre 201

Notre lettre au préfet pour dénoncer l’opacité et les dangers du projet de parking souterrain a fait mouche. Un contre-feu encore modeste a été allumé dans le blog « Aulnay Libre », proche de la municipalité. Ce texte est bourré de ce qu’il nous reproche : des inexactitudes et des erreurs quant à nos positions. Sans beaucoup de conviction, car le goût du libre débat n’est pas la qualité première de cette équipe, nous demandons en guise de droit de réponse la publication du texte suivant.

Ce que nous dénonçons principalement, c’est que tout se fasse sans aucune communication véritable. Quelques semaines avant le début annoncé des travaux, le plan du parking n’est toujours pas connu, et les images de la future place publiées précédemment sur Oxygène sont mensongères. Bien sûr, aucune réponse à cela. L’opacité est tellement ancrée dans les habitudes que l’auteur du texte d’ « Aulnay libre » tient à garder l’anonymat. Voici ce que nous répondons à quelques unes de ses affirmations.

« La matière urbanistique est particulièrement technique. »

Faut-il en conclure que les citoyens sont considérés comme stupides au point qu’il est exclu de pouvoir leur faire comprendre et discuter un projet d’urbanisme ? Si les choses sont si complexes, pourquoi n’avoir pas fait appel à un cabinet d’urbanistes ? Faut-il croire que les services municipaux sont si compétents, lorsque par exemple, ils ne sont pas capables de se rendre compte que le projet du pont de la Croix Blanche tel qu’il nous a été annoncé (la continuité des deux voies par l’entrée nord du pont) était irréalisable ? Chacun peut juger de l’efficacité de cette coûteuse réalisation, qui par surcroît accentue le danger pour les cyclistes.

« L’amalgame que tente de faire cette association entre les inondations de 2013 et le niveau de la nappe est dénué de tout fondement. Les inondations de 2013 sont dues au dimensionnement des collecteurs d’eau de pluie qui n’étaient pas calibrés pour faire face à des précipitations intenses et abondantes. »

Certes, le ruissellement est collecté par le réseau d’évacuation des eaux pluviales, et c’est bien lui qui a été défaillant en 2013. Mais toute l’eau ne ruisselle pas, une partie s’infiltre par les surfaces en pleine terre et va rejoindre la nappe phréatique, qui inévitablement remonte, même lentement. Elle montera d’autant plus que les cuvelages de tous les nouveaux immeubles en construction ou en projet vont rabattre cette nappe contre les sous-sols des immeubles anciens mal protégés, où la dissolution du gypse va s’accentuer. Voir l’exemple du 37 de la route de Bondy, où la circulation souterraine s’est retrouvée bloquée par le cuvelage d’un nouvel immeuble de 5 étages, de sorte qu’en face, la dissolution du gypse s’est accélérée, provoquant un risque d’effondrement du pavillon, ce qui a imposé en urgence le comblement de la cavité (par les services de la Région).

« La ville contrôle le niveau de la nappe phréatique ».

Ne pas confondre « contrôler » et « maîtriser ». Les piézomètres n’ont jamais empêché la nappe de monter et de dissoudre le gypse. La seule chose à faire, c’est de ne pas lui donner toutes les facilités pour cela. « Nous maîtrisons la situation » : c’est là le langage de tous les apprentis-sorciers.

Ce qu’on ne nous dit pas, c’est que la réponse est toute trouvée : limiter au maximum les infiltrations en imperméabilisant au maximum les sols du quartier par une densification des constructions (pour un promoteur, la pleine terre ou un mètre ou deux de terre sur une dalle, c’est souvent pareil). Mais c’est accentuer le ruissellement, et dans ce cas, le réseau de collecte modernisé sera vite dépassé. Au passage, merci au Département et à la Région qui financent une bonne partie des travaux ! Mais on en reparlera lors de la prochaine pluie centennale ou même décennale, lorsque la nappe se sera bien répandue dans la zone pavillonnaire.

« Les rampes d’accès au futur parking souterrain ne seront pas dans l’emprise du legs Pecoroni.»

Dont acte. Nous avons benoîtement cru le site « Aulnay mérite mieux » et le plan qu’il a publié. « Nous sommes allés consulter le dossier EFFIA en mairie avant le Conseil Municipal. On voit clairement que les accès du parking sont déjà prévus sous le terrain légué à la ville par M. Pecoroni » (https://aulnaymeritemieux.com/2018/10/01) Qui croire? On serait tenté de dire : ceux qui nous proposent un plan. Pourquoi diable la municipalité tient-elle à garder ce plan secret ?  Ce serait si simple d’éviter aux gens de se tromper ! A moins que ce ne soit le cœur de la stratégie : pousser à la faute ceux qui ne sont pas d’accord.

« En ce qui concerne le collège, les échanges de flux piétons seront uniquement sur la rue de la République. »

Comme chacun sait, tous les élèves du collège habitent à l’ouest de la place et n’auront donc jamais à traverser au niveau des rampes du parking, situés à l’est ! La vérité, c’est qu’on ne prend ici en considération que les déplacements entre les bâtiments des deux côtés de la rue de la République à l’intérieur des horaires scolaires, qui relèvent de la responsabilité des pouvoirs publics. Après ou avant les cours, la municipalité s’en lave les mains, c’est sans doute uniquement de la responsabilité des parents d’apprendre à éviter les voitures lancées sur une rampe « en face de la rue Louis Barrault ».

Pour l’annexe Barrault, prévue pour devenir école maternelle et primaire, doit-on penser qu’aucun enfant n’aura à traverser les rues dans l’autre sens ? Ici le procédé est plus subtil : « des études sont en cours ». Les études, c’est comme les piézomètres. Il suffit de lancer les unes, de poser les autres, et le problème disparait!

« En conclusion, il s’agit là d’une opération de revitalisation de cette place qui redeviendra ainsi un pôle de centralité avec des commerces de proximité. »

Nous avons toujours été favorables à la piétonisation de la place, mais nous sommes impressionnés par l’optimisme de ce projet. La municipalité dispose-t-elle de la recette pour implanter des commerces de proximité sur commande ? Elle a déjà tant de mal à maintenir ceux du boulevard de Strasbourg ! En revanche, il est bien possible que des restaurants s’installent autour de la place. Pour quelle clientèle ? Comment sera géré l’afflux de circulation ? C’est vrai que les problèmes de circulation seront aisément réglés par « des plots rétractables avec feux». Alors, pourquoi s’inquiéter ?

« La proposition alternative visant à construire un parking silo ne permet pas de répondre aux besoins de stationnement ni aux exigences souhaitées en matière d’esthétique».

Quels besoins de stationnement ? Avec une quarantaine de places, ils sont en effet insuffisants si l’on encourage une densification à outrance du quartier et que l’on permet aux promoteurs de déroger à la règle « un logement, une place de parking ». Or nous désapprouvons cette politique, comme celle des parkings souterrains. Pas d’immeubles de 5 étages et des emplacements de parking en rez-de chaussée, voilà ce que nous souhaitons avec beaucoup d’Aulnaysiens. En matière d’esthétique, on ne construit plus de parkings aériens comme dans les années 70. Par exemple, la végétalisation des façades, cela existe aujourd’hui.

« Dans la configuration énoncée, cela conduit pour 100 places à un parking de 5 à 6 niveaux, un ascenseur duplex et deux cages d’escaliers. Cela conduirait à altérer les façades de la rue des Écoles et son environnement immédiat assombrissant les propriétés voisines. »

On nous demande de faire preuve d’honnêteté en prenant en compte l’idée d’un parking de 100 places. Sauf que justement, nous ne voulons pas d’un parking de 100 places ! Nous ne souhaitions qu’un remplacement à l’identique (40 places). Dans ce cas il n’y aurait pas besoin de 5 ou 6 étages ! Non, monsieur l’anonyme, nous ne sommes pas en contradiction avec notre protestation contre une révision du PLU qui a permis la construction d’immeubles dépassant en hauteur toutes les constructions actuelles. Et pour préserver l’environnement immédiat, il y avait une solution : conserver juste la façade de la perception qui n’était pas si laide ! Cela se fait souvent à Paris, auquel vous voulez faire ressembler notre ville. Mais pour cela il fallait faire preuve d’inventivité et d’un peu d’attachement au patrimoine, même modeste. Et surtout ne pas viser à densifier au maximum le quartier !

« Concernant l’essence des arbres présents, il ne s’agit pas d’une essence remarquable. »

Essence remarquable, certes non. Mais vénérable, assurément. Concevez-vous que l’on puisse être attaché à une place ainsi arborée ? Le millier de personnes qui a signé notre pétition méritait-il un silence méprisant ? N’était-il pas possible de préserver quelques-uns des plus beaux arbres ? C’est cela que l’on aurait attendu d’une municipalité élue sur le slogan : « Aulnay respectueuse ». Respecter les gens, cela consiste à bien vouloir les entendre, et à chercher avec eux un compromis.

« La place Abrioux, était en 2008, reconnue d’intérêt patrimonial par le Département. Cette affirmation est erronée : seul le Collège du Parc a été protégé au titre de l’article L151-19 du Code de l’Urbanisme. »

Monsieur l’anonyme, lorsqu’on titre : « Les inexactitudes et les erreurs de l’association Aulnay Environnement », il faut être soi-même irréprochable. Nous n’avons jamais parlé de protection au titre de cet article. Reprenez la Contribution au diagnostic du patrimoine de la commune édité en juin 2008 par le Conseil Général. Page108 vous lirez dans un paragraphe intitulé : éléments d’intérêt patrimonial / Ensembles urbains : Place Camélinat ! Mais c’est vrai que la place Camélinat n’existe plus !

Quant au dernier paragraphe, c’est une magnifique entourloupe. Après déchiffrement, on peut en retenir deux choses :

  • Si la solution retenue n’est pas viable et sécure « la pleine responsabilité est laissée au constructeur / concepteur ». En d’autres termes, s’il y a des problèmes, à lui de se débrouiller !

  • C’est normal que le seul document communiqué aux élus ne soit pas le projet définitif, car la « proposition graphique et fonctionnelle n’était pas connue », (quand ? au moment du Conseil municipal d’octobre ?) le lauréat n’étant pas désigné. Les travaux sont annoncés pour janvier, et en octobre, le lauréat de l’appel d’offre n’est toujours pas connu ? On ne peut rien communiquer aux élus ? Mais l’auteur de l’article a l’air lui, bien au courant : il sait que l’accès n’est pas sur le legs Pecoroni !

Alors, jusqu’à quand refusera-t-on d’informer honnêtement les Aulnaysiens ? Quand connaîtra-t-on enfin le plan d’un équipement qui va lourdement impacter les habitants du quartier ?

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Largeur des trottoirs / Lettre au Maire

M. Bruno Beschizza

maire d’Aulnay –sous-bois

Aulnay, le 16 octobre 2018

Monsieur le Maire

Nous souhaiterions attirer votre attention sur les sujets suivants concernant l’urbanisme à Aulnay .

Nous assistons à une urbanisation massive, notamment dans les quartiers sud de la ville et donc à une densification de l’espace urbain incompatible avec la structure historiquement pavillonnaire du secteur. Il nous semble évident que l’augmentation de la population d’une ville doit se faire en augmentant proportionnellement l’espace urbain dans tous les domaines ; de la circulation des piétons, des cyclistes et des voitures aux réseaux d’évacuation.

Or aujourd’hui nous constatons que le minimum prescrit par la loi concernant la largeur des trottoirs n’est jamais respecté : « 1.40 m libre de mobilier ou tout autre obstacle éventuel : loi du 11 février 2005 article 45 décret n° 2006-1658 du 21 décembre 2006″

Camille-Pelletan

Malheureusement cet exemple se répète à chaque nouvelle construction.

Route de Bondy un retrait significatif commencé au numéro 32 de la rue et jamais poursuivi aurait pu rendre cette rue attractive, commerçante, et accessible aux piétons, cyclistes et au stationnement. Au contraire aucune des constructions récentes ne respecte ce minimum de largeur de trottoirs.

Les jours de ramassage de poubelles les piétons notamment les « Personnes à Mobilité Réduite » doivent rester chez eux à moins que ce soit les jeunes arbres nouvellement plantés qui trinquent.

Route-De-Bondy

La rue Tournadour doit détenir le record absolu d’étroitesse de trottoir à Aulnay avec 36cm de largeur à certains endroits. Peut-on espérer qu’à l’occasion de la vente du terrain à l’angle de la rue de Bondy un élargissement conséquent de ce trottoir sera réalisé en bordure de cette parcelle ?

Rue Tournadour

Il est choquant également de constater, notamment dans cette rue, que le mobilier urbain tel que poteaux électriques et de téléphone encombre la voie publique déjà saturée alors qu’ils devraient complètement disparaître du paysage et surtout du passage des piétions.

Rue Julien Mira, un échafaudage apparemment posé au frais de la municipalité depuis 2016 encombre ce trottoir déjà étroit, sujet à de nombreux passages piétons vers la gare. Cet échafaudage créant également une zone très insalubre ne peut pas rester éternellement.

Pourrait-t-on obtenir des informations sur le devenir de cet immeuble sinistré ?

Gare-Immeuble

Avenue Eugène Schueller, un immeuble en construction est déjà bien avancé, sur un trottoir trop étroit (1.20m de largeur utile donc en infraction avec la loi). Le promoteur a réussi l’exploit de placer des balcons entre deux candélabres (au moins les habitants auront l’éclairage gratuit sur leur terrasse) un comble pour une rue déjà étroite et sans trottoir coté de l’usine L’Oréal.

Rue Eugène Shueller

 

Ceci pose le problème général des balcons qui débordent sur des trottoirs, d’aspect inesthétique et qui obstruent la perspective de rue déjà étroite. Le comble, c’est l’évacuation des eaux de pluies de ces balcons sur le trottoir comme sur la rue Jean Charcot et bien d’autres.

Rue Eugène Shueller-2

Les piétons apprécieront ces douches inopinées à leur juste valeur.

Tous ces éléments concourent à une asphyxie générale de la ville d’Aulnay dont la population augmente de façon considérable dans sa partie sud sans aucune augmentation proportionnelle de l’espace urbain. C’est à l’opposé de toute logique et contraire à ce qui ce fait par exemple à Paris où toute construction d’immeuble au droit des rues se fait pratiquement par un recul du trottoir de plusieurs mètres. Cela permet soit d’augmenter la largeur du trottoir, soit d’aménager des espaces de parking qui libèrent complètement la chaussée des véhicules en stationnement. S’il était fait, ce choix faciliterait la circulation automobile fortement perturbée à Aulnay.

Globalement cet état de fait ne contribue pas à l’attractivité d’une ville pourtant pleine de ressources et conduit les habitants à fuir vers les grands centres commerciaux où la circulation piétonne et automobile est fluide. Cela encourage les promoteurs à monter encore plus de projets de ce genre auquel nous savons que vous-même, Monsieur le Maire, vous vous opposez.

Souhaitant que ces remarques attirent l’attention de vos services d’urbanisme, nous vous adressons nos salutations les plus respectueuses. 

Actions, Camélinat

Les fake news du chargé de communication Web de la mairie d’Aulnay-sous-bois : l’employeur s’en lave les mains !

Aulnay, le 5 septembre 2018

Le 26 juillet, nous avons envoyé une lettre au Maire pour dénoncer les agissements du chargé de communication web de la Mairie :

  • La publication d’un tract présentant une version inexacte des événements qui ont conduit à la suspension de tout projet d’aménagement sur le terrain de la Croix Blanche.
  • La publication d’un tract reprenant des éléments essentiels de notre logo.
  • L’utilisation d’un visuel dont nous avons déjà eu l’occasion de démontrer qu’il ne correspondait pas à la réalité de la future physionomie de la place Abrioux ex-place Camélinat.
  • L’attribution de ce tract à des commerçants qui n’ont jamais pris part à son élaboration.
  • L’attribution à Aulnay Environnement d’un projet de suppression de places de parking qui ne correspond à aucune position officielle de l’association.

Un mois après, nous avons une réponse du Directeur Général des Services, avouant son impuissance devant ces faits dont la véracité ne lui saute pas aux yeux.

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Nous voulons bien croire à son impuissance pour imposer à ses subordonnés le respect  d’une déontologie de la communication, mais nous ne doutons pas que conformément à ses convictions, il a rappellé à celui auquel est confiée la communication municipale sur le web ce qu’il faut faire pour assurer une « bonne tenue du débat démocratique dans un climat d’intégrité et dans le respect des valeurs républicaines ». Nous l’en remercions.

Sur son conseil, que nous pouvons considérer comme particulièrement avisé, l’équipe municipale ayant une bonne expérience en ce domaine, nous allons examiner « les voies de droit à notre disposition ».

 

 

Nos Actions

AULNAY ENVIRONNEMENT ET LES AGISSEMENTS DU CHARGÉ DE COMMUNICATION DE LA MAIRIE D’AULNAY-SOUS-BOIS

Aulnay, le 13 juillet 2018

 Le chargé de communication de la Mairie a encore frappé, sur son site 93600Infos.  Il est clair qu’il se sent investi d’une mission : saisir toutes les occasions de discréditer Aulnay Environnement en se lançant dans la production de fausses informations.

La recette pour fabriquer une fausse information est simple : il suffit de piocher dans notre site et d’extrapoler sans retenue

  1. commencer par une citation assez anodine de la contribution d’Aulnay Environnement à la réflexion sur le centre ville pour donner l’impression  que l’on cite ses sources avec objectivité
  2. En bas du compte-rendu d’une réunion avec le directeur des Services Techniques, utiliser un lien vers une carte qui présente les propositions d’un membre de l’association et faire de cette initiative personnelle la position officielle de l’association
  3. transformer la proposition d’un « va tout droit » pour les cyclistes en proposition de suppression de places de parking, et donner un chiffrage qui n’apparaît dans aucun document.

Et voilà comment l’on peut titrer :

L’association Aulnay Environnement propose de supprimer des places de stationnement avenue Dumont

Pour une personne de bonne foi, seul compte évidemment le texte concernant la réflexion sur la circulation dans le « centre gare », approuvé par le bureau. On y constatera que l’association ne porte que des avis généraux, sans critiquer sur le fond la démarche  municipale sur la circulation. Concernant le stationnement « Nous ne pensons pas qu’il faille multiplier les parkings et s’engager dans la course sans fin du plus de parking et toujours plus de voitures. »  Il n’est en aucun cas question de supprimer des places, mais de maintenir l’existant.

Aulnay Environnement souhaite que le Maire puisse reprendre avec l’association un échange fructueux entre les deux parties.