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Lettre au préfet concernant le Parking Abrioux

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M. Le Préfet de Seine Saint Denis

1 esplanade Jean Moulin
93007 Bobigny cedex

Aulnay, le 2 octobre 2018

Objet : projet de parking souterrain

Place Abrioux / Aulnay-sous-bois

Monsieur le Préfet,

Nous sollicitons votre intervention à propos du projet de parking souterrain décidé par la municipalité d’Aulnay-sous-bois sous la place Abrioux, autrefois Camélinat.

Bien que placé dans une perspective que nous approuvons (la réhabilitation de la place par la suppression et le remplacement du parking aérien qui l’encombre), ce projet ne nous paraît pas conforme à l’intérêt général, porte atteinte au patrimoine et expose les biens et les usagers de la place à différents dangers. De plus il anticipe sur le résultat d’une procédure judiciaire et vise à nous mettre devant un fait accompli.

Tout le sud d’Aulnay, où est prévu ce parking souterrain, est exposé à la dissolution du gypse, avec une nappe phréatique à moins de 5 mètres. Aulnay est connu pour être exposé depuis des décennies à des inondations à répétition. Celle du 19 juin 2013 a laissé à beaucoup d’habitants du quartier un fort traumatisme. Dans le quartier, la construction récente de nombreux immeubles de grande taille, dont un en bordure de la place (parcelles 151 et 152, voir doc. joint), tous avec parking souterrain à deux niveaux, perturbe encore un équilibre précaire. Dans beaucoup de ces résidences, (ex. rue du 14 juillet, parcelle 104, bordure gauche du doc joint) le deuxième niveau est régulièrement inondé. Le cuvelage prévu pour ce parking public, équivalent à celui de 5 ou 6 immeubles, va encore augmenter le danger d’inondation. Sur la place, des caves sont souvent inondées, et malgré la création récente de dalots dans les rues avoisinantes, lors des orages du début de cet été, la rue du 14 juillet était inondée jusqu’en bordure des trottoirs. A moyen et long terme, on peut craindre que les fondations des immeubles anciens bordant la place côté nord et est ne soient affectées par les travaux et les infiltrations.

Dans un quartier fréquenté par des centaines de scolaires, le réseau viaire n’est pas adapté à la multiplication des parkings souterrains. La rue Paul Langevin, sur laquelle donneront entrée et sortie de parking, est étroite : en raison du stationnement à mi-trottoir, elle ne permet déjà pas le croisement aisé des véhicules. Surtout, ces trottoirs et la traversée vers l’avenue Louis Barrault sont parcourus journellement par des centaines d’élèves et de parents : dès aujourd’hui, par les 600 élèves du collège Le Parc, et bientôt, par plusieurs autres centaines d’élèves de primaire et de maternelle qui fréquenteront les locaux de l’annexe Barrault rétrocédés à la commune (et non Barreaux comme indiqué sur le document). Ces locaux étaient jusqu’à ce jour dévolus aux collégiens qui vont réoccuper ceux de l’ancien collège encore en rénovation. La circulation automobile, déjà très difficile aux heures de sortie des cours en raison de la propension des parents à utiliser leur véhicule pour accompagner les enfants, le deviendra encore plus, en raison de la forte augmentation de scolaires, surtout en bas âge. De plus, le passage sur le côté est de la place, qui sert en partie encore aujourd’hui d’exutoire, sera fermé. La circulation se fera uniquement de Langevin à Louis Barrault.

A noter que la sortie du parking du nouvel immeuble en construction se fera juste en face de l’école (parcelle 152). Que d’occasions de mise en danger des enfants dans ce périmètre !

Il nous semble hautement préférable que les accès de ce nouveau parking public soient éloignés le plus possible du passage des enfants.

Or une alternative s’est présentée avec la rétrocession à la commune, en 2016-2017, du terrain de la perception de la Rue des Écoles (parcelle 112), actuellement aménagé par la commune en parking aérien. Il paraît possible d’y construire un parking en silo capable de remplacer la quarantaine d’emplacements supprimés sur la place. Cette rue donnant à la fois sur la rue du 14 juillet et l’avenue de la République, l’accès en serait plus aisé et moins dangereux. De plus pour les personnes l’utilisant pour une visite à l’Hôpital de l’Est Parisien (parcelles 130 et 170), il serait beaucoup plus facile de s’y rendre par les deux voies citées plus haut, alors que la rue Paul Langevin nécessite un grand détour et une bonne connaissance des lieux. Il est donc peu probable que le parking souterrain ainsi prévu, avec une capacité excédant les cent places, soit utilisé par ces personnes, ce qui en limite l’intérêt.

Cette possibilité avancée par Aulnay Environnement n’a jamais été prise en considération par la municipalité et a régulièrement été tournée en dérision par les élus en conseil de quartier. Il est à noter que jamais les riverains n’ont été consultés, simplement avertis du calendrier des travaux. A ce jour, aucun plan, aucun permis de construire n’a été publié, alors que le début des travaux est annoncé pour cet hiver. Toutes nos lettres et demandes d’audience sont restées sans réponse. Le détail des accès a été rendu public par une communication des élus d’opposition, qui n’en ont eu connaissance qu’en consultant en mairie le dossier déposé par le futur gestionnaire du parking comprenant un plan précis du projet, jamais communiqué par ailleurs. A noter que dans ce document, ce futur mandataire faisait de son côté les mêmes objections que nous (risques hydrologiques, de dissolution du gypse, de mouvements de terrain, présence de bâtiments anciens semi-enterrés, comme le collège).

Le projet de parking souterrain suppose également l’abattage d’une quinzaine de tilleuls centenaires, qui jouent un rôle important dans le charme de la place. Notre association a lancé une pétition pour demander au maire leur préservation. Cette pétition a recueilli près d’un millier de signatures, manuscrites ou électroniques, et n’a pas davantage suscitée de réponse de la part de la municipalité. Cette place a été reconnue d’intérêt patrimonial dans l’inventaire du patrimoine aulnaysien réalisé par les services du Conseil Général en juin 2008. Sa modernisation méritait donc d’être étudiée avec soin. Or aucune étude d’urbanisme n’a à notre connaissance été lancée par la municipalité.

Mais il y a plus gênant encore. L’accès par la rue Paul Langevin est prévu sur la parcelle 116. Or cette parcelle fait partie d’un legs fait à la commune par M. Pecoroni, ancien instituteur, pour des usages scolaires ou périscolaires. Le legs a été accepté à ces conditions par l’ancienne équipe municipale en 2011. Mais fin 2015, cette parcelle est dévolue par délibération à un promoteur, décision invalidée par le Tribunal administratif en 2017. Une action devant le Tribunal de Grande Instance pour réviser les conditions du legs est nécessaire, mais rien n’a été rendu public à ce sujet. Nous ne savons rien de l’éventualité d’une procédure en cours, et encore moins de son résultat.

Nous vous prions donc de bien vouloir exiger de la municipalité qu’elle mette fin à la totale opacité qui entoure ce projet et qu’elle se conforme à la loi, à défaut de respecter les vœux du légateur. Il est à noter que conformément à un récent rapport de la Chambre Régionale des Comptes, qui pointe une augmentation prévisible de la population scolaire induite par les nombreuses nouvelles constructions dans toute la zone sud de la commune, la prudence inviterait à conserver cette réserve foncière pour de futurs équipements scolaires.

Veuillez croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de notre plus profond respect.

Pour le Bureau d’Aulnay Environnement, le Président, René-Augustin BOUGOURD

Courrier Page 3-Prefet

Lettre recommandée originale au format PDF à télécharger ici

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#AulnayLePlusBelArbre Participation de Nadia.K

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Je me permets de vous joindre la photo d’un arbre que j apprécie particulièrement.

Cet arbre se trouve au 25 avenue Pasteur à Aulnay, juste en face de chez moi. Il s agit, sauf erreur, d’un cèdre. La propriétaire du terrain m’expliquait avant son décès il y a 2 ans, que cet arbre appartenait autrefois à la forêt de Bondy et que sa famille l’avait toujours connu sur ce terrain. Je précise que cette propriété appartenait aux grands-parents de Mme C., elle-même née en 1924!

J’ai le privilège de voir cet arbre tous les matins au réveil et malheureusement il semble menacé par un projet immobilier. Les petits enfants  (ses enfants sont décédés) ont vendu la maison à un promoteur immobilier qui souhaite diviser ce magnifique terrain de 1200m2 en 4 lots, d après ce qu’on m a indiqué en mairie.

J’espère que nous trouverons les solutions garantissant la survie de cet arbre séculaire, de sorte à ce que son compagnon, un chêne classé de la forêt de Bondy situé au 24 avenue Pasteur, ne se retrouve pas orphelin…

Dans l espoir que cette photo et son histoire retienne l’attention du jury, recevez, mesdames, messieurs, mes sincères salutations.

Nadia.K

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Un appel au dialogue et à la médiation

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Un appel au dialogue

et à la médiation

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Aulnay-sous-Bois , 5 avril 2018

Nous sommes inquiets devant cette escalade dans la dégradation des rapports entre les administrés et la municipalité : blogs attaqués, élu-e-s d’opposition mis en examen, conseils municipaux perturbés et à huis-clos…et aujourd’hui la garde à vue d’un responsable associatif.
Ce climat est malsain et marque le délitement d’un débat démocratique nécessaire, indispensable même s’il pique, dérange, oblige à argumenter de part et d’autre.
Un ancien élu connaît le travail des élus et le dévouement de nombre d’entre eux, femmes et hommes au service de leur ville, département, Région, Pays… Ils méritent le respect de leur personne, de leur travail de longue haleine mais aussi nos critiques vigilantes et citoyennes. Il doit exister des contre-pouvoirs dotés de moyens de les exercer afin de permettre aux élus d’être mieux en phase avec le vécu des habitants.
Nous comprenons la difficulté de faire face à la multiplicité des attentes et revendications citoyennes. Nous comprenons la difficulté de composer avec des intérêts contradictoires, à faire des choix dans le sens de l’intérêt collectif…
Animateurs d’associations, nous ne pensons pas que la place d’un animateur d’une association soit en garde à vue. C’est la marque d’un échec collectif, auquel nous pouvons nous associer. Avons-nous assez travaillé pour approfondir les liens avec La Révolution est en marche, pour exprimer nos convergences et nos désaccords ? Pour aider, critiquer, faire ensemble, faire entendre…
La parole d’Hadama Traoré n’est pas en costume-cravate. Son vocabulaire dérange, il peut même basculer dans l’outrance, mais il faut entendre cette voix qui en porte bien d’autres. Il réclame des réponses avec insistance, il va vite, il se trompe parce qu’il fait fi des usages et des règles, mais il fait aussi preuve d’une grande volonté, d’une belle énergie au service des autres : des locataires pour la qualité des logements, des personnes exclues. Il a commencé un travail pour un rapprochement entre jeunes et policiers.
Un certain nombre de ses propos ont pu blesser, faire peur…Nous ne les approuvons pas mais nous y avons par contre entendu du découragement, du dépit face à une absence de réponse, considérée comme du mépris… Avec cette question lancinante : que faire pour être entendu ? Le refus du dialogue et de la conciliation n’est pas de bonne politique face à une personne qui porte la voix de bien des Aulnaysiens. Le marteau-pilon d’une intervention policière digne de l’arrestation d’un terroriste n’est pas une bonne réponse, c’est une humiliation de plus.
Nous pensons qu’un dialogue exigeant et respectueux aurait pu, aurait dû être instauré avec lui et son association, et plus largement avec une jeunesse qui veut prendre sa place dans la vie de notre ville.
Pouvons-nous croire que cela n’est pas trop tard ?
Il faut développer des lieux de dialogue et de médiation au plus vite, nous sommes prêts à y prendre notre place.

Alain AMÉDRO

Vivre Mieux Ensemble

R-A BOUGOURD

Aulnay Environnement

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Motions Votées le 22 Mars 2018

Motions soumises au vote de l’assemblée Générale d’Aulnay Environnement, le 22 mars 2018

1/Sur la démocratie locale Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents s’inquiètent de la mise en œuvre par la municipalité d’une conception très restrictive de la démocratie dans ses relations avec les citoyens et les associations.

  • Surdité : la demande répétée de concertation avec les habitants sur la transformation de l’ex-place Camélinat n’a jamais suscité la moindre réponse (concertation : s’accorder, se consulter pour mettre au point un projet commun (Larousse) et non : informer de ce que l’on a décidé, en tournant en ridicule les contre-propositions).

  • Brutalité : c’est le sort réservé aux associations dont l’activité repose sur la jouissance d’un terrain, dès lors que la municipalité compte lui donner une autre affectation : après que le club canin (500 adhérents) ait fait une contre-proposition réaliste sur la nouvelle localisation envisagée, les ponts ont étés coupés et le club a dû simplement disparaître. Qu’en sera-t-il du club de Tir à l’arc ? La même brutalité pour l’association gérant l’Office du Tourisme, jouissant, elle, d’une liberté d’initiative pour la promotion de la commune : aucune discussion préalable, mais un simple courrier à la présidente le jour même de sa dissolution décrétée par la municipalité. Aulnay Environnement a marqué sa solidarité avec ces associations qui œuvraient pour le bien de notre commune.

  • Judiciarisation  : de plus en plus, en rejetant toute possibilité de conciliation, les prises de position critiques et publiques sont poursuivies en justice. La crainte est grande de voir se développer ici la pratique de certains acteurs économiques qui cherchent à décourager toute critique par le harcèlement judiciaire et les coûts financiers. Aulnay Environnement tient à exprimer son attachement à la liberté d’expression, en particulier à celle des blogs qui sont l’un des rares moyens de faire connaitre des analyses, la modération des publications par les responsables des sites restant au demeurant une autre base de la vie démocratique.

2/ sur les constructions Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents renouvellent les critiques portées sur la politique de construction de la municipalité :

  • Non-respect de la promesse électorale de mettre fin au « bétonnage »

  • Non-respect de la réglementation sur l’intégration harmonieuse de nouvelles constructions (ex-place Camélinat)

  • Non-respect des vœux des habitants sur la construction en retrait

  • Non-respect des quotas de logements sociaux dans le sud

  • Non-respect des promesses électorales de ne pas prévoir de logements sur les terrains PSA

  • Non-respect du patrimoine : des constructions anciennes de qualité ont disparu (rue Gatouillat, rue Barrault), et d’autres sont menacées (« Brimborion » et son jumeau route de Bondy, ou encore des bâtiments de grande valeur patrimoniale, le café des « pailleux », au Soleil Levant, ou la maison de Jules Princet). Les « bâtisses » que la municipalité se vante d’avoir sauvegardé ont été acquises pendant la précédente mandature. Au-delà de la propagande, la politique de préservation du tissu pavillonnaire et de mise en valeur du patrimoine reste à démontrer.

  • Non-respect de la largeur minimale effective des trottoirs

Ils s’interrogent sur les suites concrètes qui pourront être données à la concertation sur l’avenir du Centre Gare, le gel (pour deux ans) des projets immobiliers prenant fin au moment des prochaines élections municipales. Ils ne voient pas comment, avec un règlement de PLU aussi favorable aux projets des promoteurs, on pourra réellement éviter que soit défiguré le centre de notre commune. Ils se demandent quel est le sens profond de cette concertation.

3/ Sur la circulation Motion adoptée à l’unanimité, moins une abstention

Les adhérents approuvent la mise en œuvre d’une réflexion sur la circulation. Ils insistent sur l’impératif de bonne circulation des transports en commun : le stationnement des véhicules doit être conditionné à cet objectif. Ils souhaitent que les nuisances de la circulation, à laquelle nous participons tous peu ou prou, soient limitées au maximum, mais aussi équitablement réparties entre les riverains, en particulier pour la circulation des poids lourds et des autobus. Ils demandent qu’un autre impératif soit la sécurité des piétons, et que tout soit mis en œuvre pour qu’ils ne soient pas contraints de descendre du trottoir (ex rue du Gros peuplier) par la présence de véhicules en stationnement sauvage. Trottoirs sur lesquels la vigilance est encore de mise en raison de la multiplication des déjections canines contre laquelle une action de sensibilisation (et de nettoyage) s’impose. De même, partout où c’est possible, ils demandent que la circulation des cyclistes soit facilitée. Ils souhaitent que les investissements en vidéosurveillance servent à la répression des incivilités du stationnement et de la circulation. Ils souhaitent le développement d’un réseau de navettes entre les quartiers.

Ils souhaitent que le stationnement de courte durée soit favorisé par les tarifs de la première heure (gratuité on très faible coût). Ils renouvellent leur opposition à la création de parkings souterrains à deux niveaux (place ex-Camélinat).

4/ Sur le patrimoine arboré Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents prennent acte de la nécessité de faire face aux maladies qui affectent beaucoup de nos arbres et qui conduit à leur abattage. Néanmoins ils espèrent que cela ne sera pas l’occasion de faire disparaître des arbres sains pour faire place nette aux projets immobiliers. En tout état de cause, ils demandent au plus vite le remplacement des arbres disparus. Ils demandent aussi que toutes les précautions soient prises pour que les arbres sains puissent le rester.

Ils renouvellent leur opposition à la disparition des tilleuls de la Place ex-Camélinat et s’inquiètent du sort des arbres retirés de la catégorie des arbres remarquables.

En tout état de cause, ils demandent que tous les arbres remarquables survivants de l’ancienne forêt soient l’objet d’une politique volontariste de préservation. Cela dépasse le cadre des services techniques qui font leur travail du mieux qu’ils peuvent. C’est aux élus qu’il incombe de prendre en compte que ces arbres témoignent de l’histoire, font partie de l’identité de notre commune, et que leur disparition progressive est un véritable crève-cœur pour les habitants. Nous refusons la minéralisation progressive de notre cadre de vie qui est en œuvre sous nos yeux.

Nous demandons la création d’une commission mixte associant élus, services techniques, associations et représentants des habitants pour suivre l’évolution de l’état de santé des arbres et sensibiliser les acquéreurs de parcelles arborées à la préservation du patrimoine précieux que représentent ces arbres. Nous souhaitons que la fête annuelle de l’arbre n’ait pas ce goût amer et que la municipalité fasse la démonstration qu’elle fait tout ce qui est possible, en collaboration avec les habitants, pour que notre commune ne devienne pas Aulnay-sans-bois.

5/ Sur les équipements Motion adoptée à l’unanimité.

La piscine : les adhérents s’étonnent de l’absence d’information sur l’évolution de ce dossier, le calendrier annoncé (ouverture du nouvel équipement en 2020) ne paraissant pas pouvoir être respecté. En attendant, nous demandons qu’une réponse argumentée soit donnée à la demande d’ouverture au public des bassins extérieurs.

De même, pour l’espace multimodal de Balagny, la communication générale manque de précision.

Les adhérents attendent que soient enfin dévoilés les projets annoncés depuis plusieurs années d’équipements sur le terrain de la Croix Blanche ou plus récemment la ferme Garcelon. Ils demandent qu’un effort conséquent soit fait pour mettre bien davantage de salles à la disposition des associations.

Ils regrettent qu’aucun projet culturel ambitieux ne soit mis en œuvre par la municipalité pour remédier à l’absence d’une médiathèque centrale.

Etudes

Les projets d’«EMBELLISSEMENT » de la place ABRIOUX, EX-CAMÉLINAT

A la réunion du jeudi 8 décembre, où la Mairie a défendu ses projets pour cette place, Aulnay Environnement a présenté sa propre analyse des projets.

Sur le diagnostic, il y a accord pour mettre fin au parking et rendre la place aux piétons, faire revivre des commerces et ramener des habitants (mais pas trop !) pour faire vivre ces commerces.

Mais le désaccord est profond sur les remèdes proposés :

Aulnay Environnement est hostile à tout parking souterrain

  • qui perturbe la circulation souterraine des eaux, va nécessiter comme partout l’installation de pompes dans le parking et peut-être aussi chez les riverains
  • qui va entraîner la disparition de tilleuls centenaires (espérance de vie 500 à 1000 ans), arbres remarquables.

Aucune réflexion ne semble avoir été menée sur les déplacements dans l’ensemble de la zone, où s’ajoutent plusieurs flux automobiles :

  • une partie des usagers de l’hôpital
  • les clients des commerçants
  • un transit nord-sud depuis la rue du 14 juillet et est-ouest depuis l’avenue du Clocher
  • un afflux de véhicules en fonction des horaires d’entrée et de sortie du collège

En fonction de ces flux (et de la place disponible) :

  • Où vont se faire les entrées et sorties du parking souterrain ?
  • Ne vont-elles pas créer de sérieux problèmes en débouchant sur des croisements de voies où passent aussi beaucoup d’enfants et d’adolescents ?
  • Ne vont-elles par largement empiéter sur la place elle-même, en contradiction avec l’ambition de rendre cet espace aux piétons ?
  • Comment sera compensé l’espace « d’arrêt minute » offert par le parking actuel ?

Et surtout, a-t-on fait une étude sur la circulation autour de la place pour évaluer aussi la part des riverains, des clients et des professionnels dans le stationnement plus ou moins permanent, ce qui aurait pu faire émerger des responsabilités et des solutions alternatives intégrant les autres parkings de la ville? N’aurait-il pas été plus raisonnable de faire cette étude avant de prendre toute décision, au lieu de décider d’abord, et de s’en remettre aux professionnels pour faire rentrer ce projet au forceps dans cette petite place ?

Des terrains seront bientôt disponibles pour un parking en surface, ceux de la perception et de l’annexe Barrault. Pourquoi cette précipitation, alors que sur le terrain de la Croix Blanche, il semble surtout urgent d’attendre ?

En ce qui concerne les constructions :

La place a été repérée en 2008 comme « élément d’intérêt patrimonial » par le service du patrimoine culturel du département de Seine-Saint-Denis. Toute démarche d’embellissement aurait dû avoir comme préalable une vraie réflexion d’urbanisme pour analyser et préserver ce qui fait son cachet.

  • La place est restée « dans son jus », avec des immeubles (sauf bien sûr le nouveau bâtiment du collège) du début du 20e siècle, pour la plupart de qualité.
  • Elle est bordée de très beaux tilleuls centenaires.
  • Côté nord, 2 beaux immeubles, dont un a été bien réhabilité. Ils sont magnifiquement éclairés. L’ensoleillement apparaît comme un atout essentiel pour la place tournée et ouverte vers le sud.
  • Du même côté, l’ancienne boucherie, malgré sa surcharge publicitaire, est un édifice très pittoresque. Il faut rester vigilant, car ses jours sont peut-être comptés.
  • La perle de la place, c’est rue Paul Langevin, l’immeuble Aubry-Boisson (1909), du pur style Art Nouveau. La logique patrimoniale élémentaire serait de le mettre en valeur.
  • le côté du café et du restaurant est occupé par des immeubles de faible qualité, sauf celui du milieu. Mais l’essentiel est dans l’harmonie des volumes. Ces trois immeubles reproduisent la volumétrie de bien des grandes résidences nobiliaires, et même des petites gares dont nous regrettons la disparition : un corps principal, deux ailes symétriques et plus basses.
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Il est beaucoup question de « faire du Beau ». Or il se trouve que dans notre tradition esthétique, l’harmonie est un caractère essentiel du Beau. Le luxe des matériaux, qui semble au cœur de la conception du Beau municipal, est tout à fait accessoire. Élargi à tout le paysage urbain, le respect de la volumétrie devrait être un souci fondamental. Mais pour cela il faudrait avoir ce qu’on pourrait appeler une éthique du paysage urbain, c’est à dire un vrai souci de préserver la beauté des quartiers anciens de la ville. Il faudrait savoir la regarder, et peut-être l’aimer vraiment pour ce qu’elle est.

Et pourtant, le PLU l’affirme :

11/2.1 – Les constructions doivent être compatibles notamment dans leur volumétrie, leurs matériaux et la composition des ouvertures et de l’accroche aux constructions limitrophes (Règlement de la zone UD).

Mais le respect de cet article est le cadet des soucis de la municipalité, du promoteur et de son architecte, au vu de ce qui nous attend :

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Non seulement cet immeuble massacre la volumétrie actuelle, mais il écrase l’immeuble Art Nouveau :

Image extraite du permis de construire et mise en perspective par Aulnay Environnement (On y voit, sans changement d’échelle, le pan coupé de l’immeuble Aubry superposé à la photo comme preuve du respect du document fourni par le promoteur.)

 
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On aura peut-être du mal à le croire, mais il semble que cette réalité ait échappé aux responsables municipaux, car apparemment de bonne foi, ils ont affirmé au public de la salle que le nouvel immeuble avait la même hauteur que l’immeuble Aubry. Or il fait un à deux étages de plus, selon que l’on prend en compte la fenêtre unique du faîte, une sorte de figure de proue qui en devient ridicule.

Cette situation relève entièrement de la responsabilité de l’équipe municipale qui a fait un règlement de PLU ouvrant toute latitude à la mégalomanie des promoteurs. Dans la zone UD, qui concerne le reste de ce quartier

La hauteur de façade principale est limitée à 13 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 15 mètres. Les parties de construction situées au-dessus de 13 mètres doivent être implantées avec un recul minimum de 3 mètres de la façade principale. (Art. UD 10/1).

Mais les abords de la place ont droit à un traitement de faveur, car ils sont en UDa :

Dans le secteur UDa la hauteur de façade est limitée à 16 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 18 mètres. (Art.10/2.2)

On remarquera qu’il n’est plus question du retrait de 3 mètres au delà des 16 mètres !

Pour offrir la rentabilité maximale au promoteur nous voilà donc avec un monstre architectural qui défigurera bientôt la place.

Mais le pire est à venir!

M. Beschizza a pour intention de contourner les clauses du legs de la parcelle léguée à la municipalité par M. Pecoroni et contiguë au bâtiment administratif du collège. Selon le légateur, ancien instituteur, ce terrain doit être consacré à des usages liés à l’éducation, gymnase ou logements d’enseignants. Le projet présenté jeudi 8 décembre consiste à installer une crèche au rez-de chaussée, et au-dessus, des logements, qui en vertu du règlement de la zone UDa, pourront donc monter à 18 mètres. Si l’on se base sur le projet actuel, cela pourrait donner par exemple ceci :

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Le soleil se levant derrière l’immeuble de gauche et se couchant derrière celui de droite, c’en sera fini de l’ensoleillement de la place en hiver. Évidemment, les tilleuls ne seront plus là non plus. On nous promet à la place des arbustes en pot, qui n’en doutons pas, feront beaucoup pour l’agrément de la place. Dès lors que la municipalité aura vendu le terrain à un promoteur et qu’un permis de ce genre aura été déposé, le Maire ne pourra pas le repousser, car il sera conforme au PLU qu’il a fait voter !

Sur l’avenir du legs Pecoroni, il y aurait bien sûr d’autres voies à explorer, qui respecteraient la volonté du légateur.

Dans le public, des personnes ont fait remarquer l’exiguïté de la cantine. Il y sûrement encore d’autres améliorations à apporter au cadre matériel de nos collégiens et des enseignants.

Il faut pour cela entamer une réflexion avec le département en dépassant les hostilités partisanes, d’autant qu’en 2018, celui-ci va remettre à la municipalité le terrain de l’annexe Barrault (que le Maire envisage d’aménager en école primaire ou maternelle. On aurait besoin d’une nouvelle école, mais pas de locaux supplémentaires pour ces écoliers devenus collégiens ?) Si on le veut, le compromis est possible : un prolongement du collège avec un maximum de deux étages qui préserve l’ensoleillement de la place, une crèche et quelques logements sur la rue Paul Langevin.

Mais pour cela, en vertu d’une véritable éthique du paysage urbain, il faudrait cesser de faire

un pont d’or aux promoteurs !

C’est alors seulement qu’on pourra prétendre avoir mis fin au « bétonnage aveugle » !

(Lettre du maire, novembre 2016)

Il faut revenir sur ces projets aberrants !

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RÉTABLISSONS LA VÉRITÉ SUR LA RÉSIDENCE SENIOR CROIX BLANCHE

Les Aulnaysiens viennent de trouver dans leur boîte une lettre du Maire dont les propos doivent être corrigés. Au verso, on trouve la phrase :

« Demain : réaliser la résidence croix Blanche que nos opposants bloquent depuis 2022 »

Quels sont ces « opposants » ?

Deux associations : Aulnay Environnement et Q.C.B.E. (Quartier Croix Blanche et Environs), la seconde ayant déjà milité contre le projet de l’équipe Ségura !

Quel « blocage » ?

Le projet n’étant pas conforme au PLU, les associations ont déposé un « recours gracieux » auprès du maire pour établir un dialogue. Le maire ayant fait la sourde oreille, les associations ont déposé un recours auprès du tribunal Administratif et ont été contraintes de prendre une avocate, qui a pu accéder à l’ensemble du permis de construire, ce qui nous avait été précédemment refusé. 

L’avocate des deux associations a pu démontrer que ce permis, accepté de façon « tacite » présentait de nombreuses failles.

Sa démonstration était si pertinente et l’échec devant le Tribunal Administratif si prévisible que

LA MUNICIPALITÉ A D’ELLE-MÊME RENONCÉ À DÉFENDRE SON PERMIS DEVANT LE TRIBUNAL !

Il n’y a donc pas eu de blocage, mais un abandon du projet par retrait du permis !

Pourquoi, depuis 4 ans, un autre projet n’a pas été élaboré, tenant compte des améliorations à faire ?

SI BLOCAGE IL Y A, C’EST DANS LE REFUS DE TOUT DIALOGUE AVEC LES ASSOCIATIONS ET LES RIVERAINS !

En 2021, lorsque le projet ( un immeuble gris de 80 mètres de long sans aucun rapport avec les caractères du quartier pavillonnaire) a été présenté au Conseil de Quartier, les riverains (dont beaucoup n’étaient pas des « opposants »), se sont indignés : « on va avoir ce contre quoi on a lutté ! », « pas de ça chez nous ! ». On demande que les riverains soient associés à une concertation, refus absolu des élus. Et depuis, disparition des Conseils de Quartier, refus de tout dialogue.

QUE DEMANDONS-NOUS ?

  • Le rétablissement du Comité de suivi associant élus, associations et riverains, instauré par l’équipe Ségura et supprimé dès sa première élection par Bruno Beschizza, afin de définir un projet acceptable.
  • Le rétablissement des Conseils de Quartier comme « force de proposition » (voir le site de la ville).
  • La rénovation du foyer des Cèdres qui offre un environnement bien plus paisible.

Plus généralement, nous demandons que les habitants puissent s’exprimer de façon organisée, qu’ils soient régulièrement informés et que l’on débouche sur cette « culture du compromis » dont on déplore partout l’absence dans la gouvernance de la France.

Information : savez-vous que le préfet de Seine Saint-Denis a demandé au Territoire Terres d’Envol, dirigé par notre Maire, de revoir le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal), et qu’une concertation a été lancée, invitant les habitants à déposer leur avis ? La municipalité s’est contentée d’un affichage très discret (rien sur le bulletin municipal par ex) et il n’est fait aucune mention de date d’ouverture et de clôture de cette « concertation » !

Nous savons que tout ce que nous souhaitons n’est pas possible

TOUT CE QUE NOUS DEMANDONS, C’EST LE DIALOGUE DANS UNE OPTIQUE « AULNAY RESPECTUEUSE » !ET DÉMOCRATIQUE !

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LES RÉPONSES DES CANDIDATS À NOTRE QUESTIONNAIRE

Nous n’avons reçu que deux réponses à notre questionnaire. La liste du maire sortant, fidèle à son esprit de dialogue, n’a pas daigné répondre à notre attente citoyenne. Nous avons fait de notre mieux pour trouver dans le programme ce qui pouvait plus ou moins correspondre à notre questionnaire, la logique étant très différente et toute verticale. Dans ce programme, les Conseils de Quartier et la démocratie participative n’existent pas. On propose des plate-forme pour répondre aux questions, mais la notion de proposition citoyenne et de co-construction est étrangère au mode de pensée de la liste « protéger Aulnay ».

1/URBANISME : quelles mesures comptez-vous prendre pour co-construire la ville avec les habitants ?

Attente citoyenneLA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE Cheickh NGUETTEAULNAY RASSEMBLÉE Oussouf SIBYPROTÉGER AULNAY Bruno BESCHIZZA
Publicité des permis de construire sur internetOuiouiNéant
Limitation de la taille des nouveaux immeubles, avec un respect d’une zone effective en « pleine terre »OuiPrivilégier les petits immeubles en appliquant le PLUI , respect de 40 % laissés en terre végétale.Refus d’immeubles dans le tissu pavillonnaire.
Négociation avec les promoteurs pour saisir les opportunités d’élargir des trottoirs trop étroitsOuiNégocier pour un retrait avec si possible une zone de plantations.Néant
Pourcentage de logements sociaux pour éviter les effets de ghettoRépartition équilibrée du logement social pour éviter les phénomènes de ghetto et permettre un meilleur partage des équipements publics.Privilégier la mixité sociale avec 20 % de logements sociaux dans les nouvelles constructions privées.Néant
Respect du patrimoine ancien et réhabilitation de l’existantPrivilégier la réhabilitation et la valorisation du patrimoine plutôt que la démolition.Stop au bétonnage, oui à la réhabilitation (Ferme du Vieux Pays, Gainville, maisons de caractère …).Étendre la protection des bâtisses remarquables, plan de rénovation de la Ferme du Vieux Pays, des maisons Gainville, Feininger et soutien à celle de Princet.
Fin des parkings à 2 niveaux pour cesser de rabattre la nappe phréatique vers le voisinage (parkings en rez-de chaussée)OuiPrivilégier les parkings en rez-de-chaussée et parkings à 1 niveau. Voir les possibilités de parking en silo dans les nouvelles zones de construction.Néant
Augmentation des effectifs de la police de l’urbanisme et large ouverture du service au publicOui, pour améliorer le contrôle des chantiersOui, avec accès au service sur des plages horaires beaucoup plus étendues.Renforcer la police de l’urbanisme pour lutter contre les marchands de sommeil.
Respect du règlement (obligation des clôtures végétales, plantation d’arbres, lutte contre l’imperméabilisation)Oui, pour une ville plus verte, plus fraîche et plus durable.Oui pour imposer les plantations en terre végétale mais difficile d’imposer les clôtures végétales, les habitants se protègent du bruit de la rue et des passants par des clôture hautes. Au niveau de la ville, revégétaliser les cours d’école et les places, jardins partagés, potagers dans les écoles …Néant

2/ CIRCULATION : quelles mesures pour en limiter les nuisances et améliorer la sécurité de tous ?

Attente citoyenneLA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE Cheickh NGUETTEAULNAY RASSEMBLÉE Oussouf SIBYPROTÉGER AULNAY Bruno BESCHIZZA
Concertation effective au sein des Conseils de Quartier sur le plan de circulationOuiOui, pour éviter les « points noirs » provoqués par le plan actuel.
Néant
Reprise du dialogue sur la « circulation douce »OuiOui, mise en place d’un groupe de travail pour faire des propositions à soumettre à la population, avant passage en conseil municipal.
Pas de groupe de travail. Nouvelles consignes à vélo. Demande d’aménagements cyclables sur les axes départementaux.
Lutte active contre le stationnement sauvage (surveillance par caméras et intervention immédiate de la police municipale)Projet « Aulnay sereine » de police de proximité 2.0, avec davantage de patrouilles à pied et en VTT. La surveillance par caméras sera utilisée de manière ciblée, mais l’essentiel reposera sur la présence humaine renforcée, l’intervention rapide et le dialogue direct avec les habitants.Nous verbaliserons via les caméras et les agents de la police municipale les stationnements sauvages et en double file.Refus de « faire la chasse aux automobilistes » (p43) , mise en place d’un système de guidage pour mieux repérer les emplacements de stationnement disponibles, aide financière pour installation de portails électriques, création de 5 nouveaux parkings (le parking Abrioux fait « carton plein »), pression sur les bailleurs sociaux pour réaménager et sécuriser les parkings.
Sécurisation des trottoirs pour les réserver exclusivement aux piétons (plots, bornes, etc…)Oui, avec dispositifs adaptés (bornes, balisages, plots).Oui mettre en place un plan pluriannuel pour rénover les trottoirs, les sécuriser.Néant
Plan d’aménagement des grands axes pour piste cyclable, transports collectifs et végétalisationOuiCréation d’un groupe de travail pour élaborer un plan d’aménagement. Créer une navette pour relier les points principaux de la ville. Rencontrer la Région pour renforcer les transports en commun sur la commune. Gratuité des transports en commun jusqu’à 18 ans.Réaménagement de la rue Anatole France dans l’esprit de la rénovation du boulevard de Strasbourg. Obtenir le réaménagement de la Rd 115 par le département et la Région. Réaménagement total du carrefour de l’Europe. Nouvelles lignes de bus.
Modernisation de l’éclairage public, en tenant compte des spécificités des quartiers (N/S)La modernisation passera par un éclairage intelligent connecté, plus économe et adapté aux spécificités de chaque quartier.Pour renforcer la sécurité, revoir l’éclairage public dans son ensemble, tout particulièrement dans le nord de la ville.Installation de lampadaires LED équipés de panneaux solaires et de détection de mouvement.

3/ ÉQUIPEMENTS COLLECTIFS : quels projets pour rattraper les carences ?

Attente citoyenneLA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE Cheickh NGUETTEAULNAY RASSEMBLÉE Oussouf SIBYPROTÉGER AULNAY Bruno BESCHIZZA
Création d’une grande médiathèqueOui, en renforçant l’offre culturelle de proximité et en créant des équipements structurants accessibles à tous les habitants.Construction d’un équipement comprenant une médiathèque, des espaces partagés et co-working. Transformation de la Ferme du Vieux Pays en lieu culturel à définir.Création d’une médiathèque place Saint-Jean, avec des espaces de révision pour les jeunes.
Création d’une salle des FêtesOuiOui , ce sera l’une des grandes priorités du mandat.Néant
Création d’une Microfolie (équipement culturel) comme dans les communes voisinesOuiOuiNéant
Anticipation des équipements scolaires en rapport avec l’augmentation prévue de la populationOuiOuiNéant
Réhabilitation du foyer des CèdresOuiOui ! Le foyer est agréable et bien situé pour les seniors. Nous réhabiliterons aussi le foyer des Tamaris.Seulement rénovation des Tamaris.
Création d’un foyer Croix Blanche respectant le PLU et le caractère pavillonnaire du quartier. Ou autre projet ?Organisation d’une véritable concertation citoyenne, ouverte aux riverains, aux associations locales pour décider collectivement de la suite du projet, qu’il s’agisse d’adapter l’architecture, de revoir l’implantation, d’ajuster les capacités ou de confirmer la destination du futur équipement.Refus du projet actuel qui détruit les Cèdres pour un nouveau foyer. Favorable à un second foyer ou autre projet tel que résidence intergénérationnelle.Réaliser la nouvelle résidence autonomie dans le quartier de la Croix Blanche.

4/ PATRIMOINE ARBORÉ : quelles mesures pour préserver ce qui reste encore ?

Attente citoyenneLA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE Cheickh NGUETTEAULNAY RASSEMBLÉE Oussouf SIBYPROTÉGER AULNAY Bruno BESCHIZZA
Création d’une Charte de l’Arbre et d’une commission permanente pour sensibiliser les propriétaires, les aider à entretenir leurs arbres et leur faire respecter les règles de plantation du PLU.Instaurer un véritable cadre de protection du patrimoine arboré en créant des outils dédiés.Oui à la création de la Charte de l’arbre avec les habitants et associations. L’aide aux propriétaires est une proposition que nous reprendrons avec le service des espaces verts et la Maison de l’Environnement + aide financière.Néant
Révision de la liste des arbres remarquables du PLU.ouiOuiNéant
Sanctuarisation des parcelles abritant des grands arbres (rue Jeanne d’Arc).Les parcelles accueillant des arbres majeurs seront protégées.Oui, répertorier ces parcelles (rue Émile Zola, crèche Abrioux, terrain proche ex Monier …).Néant
Abandon des colonnes pour plantes vertes à l’entretien très coûteux au profit de plantations adaptées.Privilégier des solutions végétales durables, mieux adaptées aux sols locaux et moins coûteuses à entretenir.Oui, car n’apporte pas de fraîcheur. Étudier d’autres possibilités pour ombrager une place (pergolas avec plantes grimpantes…).Néant



Plan de végétalisation des cours d’école et création de nouveaux parcs. « Forêts urbaines » aux entrées de ville.

5/ DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE : quelle réflexion sur l’adaptation de la ville (inondations, canicules) ?

Attente citoyenneLA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE Cheickh NGUETTEAULNAY RASSEMBLÉE Oussouf SIBYPROTÉGER AULNAY Bruno BESCHIZZA
Favoriser au maximum l’infiltration des eaux pluviales : désimperméabilisation des cours d’école, parkings publics drainants, augmentation des « fosses d’arbres » le long des voies publiquesOuiOui, pour lutter contre les « coups de chaleur » et favoriser la biodiversitéNéant
Prise en compte de ces priorités dans les permis de construire, et limiter la minéralisation de l’espaceOuiMoins de surfaces minéralisées (en évitant de revenir à la construction de tours). Un développement de la ville maîtrisé et équilibré pour répondre aux besoins en logements sans bétonnage excessifNéant
Anticipation des sécheresses : points d’eau (24 jours de canicule/an en 2040) inventaire et prise en compte des « puits de chaleur » (place Abrioux)Mettre l’accent sur la lutte contre les îlots de chaleur grâce à la plantation d’arbres et à la préservation des zones ombragées.Établir le « Cadastre vert » pour identifier les zones à rafraîchir et agir en conséquence (plantations d’arbres, bandes plantées, pergolas, fontaine à eau …).Néant
Favoriser l’isolation des « bouilloires thermiques » dans les immeubles, principalement dans les citésOuiAccélérer la rénovation des logements (cité de l’Europe, Mitry, Gros Saule via l’Anru 2). Inscrire la rénovation des quartiers Balagny, Chanteloup et Vieux Pays via l’Anru 3 Réhabilitation du patrimoine de l’OPH via un plan pluriannuel.Soutenir la rénovation thermique des pavillons, soutenir les copropriétés en difficulté.
Préserver les grands arbres dispensateurs d’ombre et interdire les clôtures métalliques accumulatrices de chaleur, ne respectant pas le règlement du PLUOuiOuiNéant

6/ DÉCHETS ET ÉNERGIE : quelles modernisations de la réflexion ?

Attente citoyenneLA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE Cheickh NGUETTEAULNAY RASSEMBLÉE Oussouf SIBYPROTÉGER AULNAY Bruno BESCHIZZA
Amélioration de la collecte des ordures dans tous les quartiers Oui, l’objectif est d’améliorer la propreté dans tous les quartiers, notamment ceux les plus touchés par les dépôts sauvages.Quartiers nord : améliorer le système des containers enterrés (passages réguliers, entretien et sensibilisation à une bonne utilisation). Quartiers Sud : Augmenter les passages des déchets verts et revoir les horaires de passage Petites poubelles : à vider régulièrement par une équipe dédiée à cette tâche.
Plate-forme en ligne pour répondre aux questions sur la gestion des déchets.
Sensibilisation à la réduction des déchets, au tri et à la valorisation des biodéchetsL’accompagnement des habitants et les initiatives pédagogiques seront multipliés.Amplifier les actions avec les services (Maison de l’environnement, service urbanisme, Paris Terres d’Envol, SYCTOM …).Néant
Encouragement à l’utilisation des énergies renouvelables (photovoltaïque)ouiCréer un guichet unique pour orienter les habitants vers les sources de financement et les professionnels locaux agrées.Développer la solarisation des toitures des équipements publics.
Encouragement à la sobriété énergétique (fin des parkings souterrains profonds et du pompage)ouiouiNéant
Information sur le développement de l’énergie géothermiqueLes études et enquêtes en cours doivent être expliquées clairement aux habitants, sans décision prise sans eux.Réunion publique et articles réguliers sur l’évolution des travauxNéant
Information sur la création sur PSA de 2 datacenters dont la consommation électrique peut dépasser celle des habitantsOuiRéunions publiques, plateforme de concertation numérique et articles dans le magazine municipal sur le sujetNéant

7/ LA DÉMOCRATIE : quelles mesures pour rétablir la démocratique participative à Aulnay ?

Attente citoyenneLA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE Cheickh NGUETTEAULNAY RASSEMBLÉE Oussouf SIBYPROTÉGER AULNAY Bruno BESCHIZZA
Conformément à la loi, rétablissement de Conseils de Quartier libres de leurs débats et force de proposition, dotés d’un budget participatifMise en place d’assemblées citoyennes structurées, et création d’une plateforme numérique permettant de voter sur les projets, de suivre les dépenses par quartier et de proposer des idées.Révision du découpage de la ville et nouveau règlement pour favoriser la participation active des habitants de chaque quartier – Création d’un budget participatif.Néant
Conformément à la loi, rétablissement du Conseil Économique, Social et EnvironnementalOuiIl sera rétabli et participera activement aux politiques publiquesNéant
Publicité effective et dynamique des Concertations et Enquêtes publiquesOuiouiNéant
Concertations réellement ouvertes, sans monopolisation de la parole par les élusOuiOuiNéant

8/ LA VIE ASSOCIATIVE : quelles perspectives pour les associations ?

Attente citoyenneLA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE Cheickh NGUETTEAULNAY RASSEMBLÉE Oussouf SIBYPROTÉGER AULNAY Bruno BESCHIZZA
Amélioration des locaux mis à disposition, en nombre et en qualitéOuiOui,et les locaux de l’ACSA et de partenaires pourront aussi être mis à disposition.Création d’espaces sportifs et plan de rénovation des gymnases
Restauration de la « Maison Gainville »OuiouiOui
Restauration de la Ferme du Vieux PaysOuiOuiOui
Création d’une Maison des AssociationsOuiOuiNéant
Création d’une médiathèque avec lieux de réunion et d’expositionOuiOuiOui (sans référence à des lieux de réunion et d’exposition)
Fin du turn-over des salles mises à disposition et du nomadismeOuiOuiNéant
Amélioration du fonctionnement du service de la vie associative (réactivité, fluidité, stabilité)OuiOuiNéant
Lutte contre le clientélisme et l’opacité dans les subventionsInstaurer une transparence totale dans l’attribution des subventions, avec des critères publics et objectifs.Les subventions se feront en tenant compte du projet, du nombre d’adhérents et du dynamisme des associations.Néant
plu

Réponse d’Aulnay Environnement au droit de réponse de l’EPT sur le PLUI retoqué

C’est toujours amusant de le constater : en période électorale, les élus sont particulièrement chatouilleux. Soudainement, ils sont à l’écoute. Pour une fois, on nous fait l’honneur de réagir à l’un de nos communiqués.

Affirmer que le PLUI a été « retoqué » déplaît donc dans les instances du Territoire dirigé par notre maire Bruno Beschizza. Pour nous, lorsqu’on nous annonce, sur l’initiative du préfet, qu’il faut recommencer la procédure et lancer de nouvelles études et un nouvelle concertation, on traduit cette réalité en langage clair : est-ce que le président du Territoire Terres d’Envol préfère qu’on écrive qu’il devait « revoir sa copie » ? 

Nous savons bien que l’autorité environnementale (la MRAE) n’a d’autorité que le nom, ce n’est qu’on organe consultatif. Il n’empêche qu’en comparaison des autres territoires, la longueur de la liste de ses recommandations bat des records. Ce n’est pas à la gloire de Terres d’Envol.

Pour ne pas fatiguer nos lecteurs, nous ne reprendrons pas ici la liste de nos critiques, puisque le fond du droit de réponse ne porte pas sur ces critiques. Ils pourront la consulter sur notre site.

Ce droit de réponse concerne en particulier la concertation et l’enquête publique, et suit une logique bien connue : on noie le problème en répondant à côté. Notre communiqué portait sur Aulnay. En effet , en tout, pour la concertation, on veut bien croire que sur tout le territoire, il y a eu 42 réunions. Mais À Aulnay, la plus grande ville du territoire, une seule. Et c’est bien cela qui nous scandalise : quand à Sevran, Drancy ou Blanc-Mesnil, on avait fait en sorte que des dizaines de personnes se déplacent, dans des salles confortables, nous n’avons eu droit à Aulnay que l’information minimum et à un coin de la salle Chanteloup. Ailleurs on avait respecté les citoyens en leur proposant une projection des documents, à Aulnay, rien de tout cela, mais à quoi bon, puisque nous n’étions que 5 habitants, dont 3 d’Aulnay Environnement ! Est-ce normal ?

Le langage administratif est souvent rébarbatif, mais il lui arrive parfois des bonheurs d’écriture  : « Laxisme au profit des promoteurs », nous ne pouvions pas mieux dire. Et cerise sur le gâteau, invoquer la jeunesse du territoire Terres d’Envol pour justifier le fait que son PLUI soit le dernier à être présenté, c’est, pour le moins, plaisant : les 4 territoires de la Seine Saint-Denis n’ont-ils pas tous été créés en même temps ?

plu

Suite à notre article sur le PLUi, Droit de réponse de l’EPT Paris Terre d’envol

1.- Contexte. Les sites internet monaulnay.com et aulnaycap.com ont récemment publié un article relatif au Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de Paris Terres d’Envol, auquel l’EPT souhaite répondre en apportant des éléments techniques. Le PLUi, approuvé par délibération du Conseil de Territoire le 7 juillet 2025 a fait l’objet d’un contrôle de légalité, comme le prévoit la réglementation. Dans ce cadre, l’EPT a reçu le 3 octobre 2025 une lettre de recommandation, valant recours gracieux, du préfet soulignant les avancées et les efforts réalisés dans le PLUi, tout en identifiant des axes d’amélioration pour renforcer sa sécurité juridique et sa cohérence avec les objectifs du territoire. L’État, par ailleurs, a émis des avis favorables dans le cadre des Projets partenariaux d’aménagement, avec des recommandations limitées, témoignant d’un soutien global aux travaux menés par l’EPT. Contrairement à ce qu’énonce l’article, le préfet n’a pas « retoqué » le PLUi puisqu’il n’a identifié aucune illégalité justifiant son retrait.

2.- Prise en compte des observations. Les observations formulées par l’association « Aulnay Environnement » lors de la concertation ont été intégrées dans la mesure du possible, en cohérence avec la nature évolutive du PLUi. Parmi les ajustements apportés pour prendre en compte ces observations, démontrant la volonté de l’EPT d’assurer la cohérence, la sécurité juridique et la qualité environnementale du PLUi :

  • Le coefficient d’emprise au sol en zone pavillonnaire a été harmonisé à 30 % sur l’ensemble des communes ;
  • Le classement des talus autoroutiers et ferroviaires et des espaces enherbés des aéroports en espaces paysagers protégés. Les zones U7 le long des autoroutes A1 et A104 ont été ajustées pour garantir leur contribution aux continuités écologiques ;
  • Les Orientations d’aménagement et de programmation (OAP) intègrent la planification des réseaux de chaleur pour valoriser la chaleur fatale des datacenters et faciliter le raccordement aux réseaux géothermiques existants ;
  • Les documents ont été complétés pour préciser la localisation des 21 800 logements en zones UP et AU et des 13 030 logements diffus ainsi que les capacités de densification dans les zones U2 à U5. La consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers a été clarifiée et réduite par rapport au projet initial ;
  • Les OAP sectorielles intègrent un indicateur spécifique pour la qualité de l’air et le bruit, afin de protéger les populations sensibles ;
  • La sécurisation foncière du tracé a été reprise conformément au Schéma d’aménagement et de gestion des eaux et validée par la Métropole du Grand Paris.

3.- Correction PLU des villes de l’EPT. L’association critique le PLU communal de 2014. Toutefois, le nouveau PLUi, qui s’impose désormais à toutes les communes du territoire, prend en compte la plupart des remarques.

4.- Enjeux environnementaux. Le PLUi fait progresser l’action contre le dérèglement climatique. Les évolutions futures du PLUi viendront compléter le travail complexe d’adaptation du territoire aux changements climatiques, notamment la lutte contre les îlots de chaleur urbains. Pour restaurer et préserver les continuités écologiques et la biodiversité, il est prévu un renforcement des trames vertes et bleues. L’ensemble des améliorations prévues dans le cadre des engagements pris auprès de l’État a permis de renforcer cette cohérence. L’EPT poursuivra son travail dans le cadre des modifications futures, incluant un volet dédié au patrimoine et aux paysages, ainsi que des mesures de résilience climatique. Quant à l’Autorité environnementale (MRAe), son rôle est de formuler des recommandations.Dit autrement, la MRAe n’a rendu aucun « avis défavorable » sur le PLUi. Les observations de la MRAe ont été intégrées au PLUi. Le seul avis défavorable reçu a été celui de la CIPENAF, pour lequel l’EPT a apporté des réponses détaillées à chacun des points soulevés et intégré les mesures correctives nécessaires.

5.- Concertation. Contrairement à ce qu’avance l’association, l’EPT a bien mené, conformément à la règlementation, une concertation du public avec, notamment, la publication de 17 actualité et de 30 documents, une campagne d’affichage et de flyers, des publications dans les magazines communaux, des publications sur les sites internet et les réseaux sociaux des communes, une adresse électronique dédiée mais aussi des réunions publiques en format physique et par visioconférence (1 réunion publique de lancement le 14 mars 2022 ; 1 réunion publique de présentation du PADD ; 3 réunions publiques de clôture sur la traduction règlementaire du PADD ; Des stands in situ dans les 8 communes à chaque étape du processus ; 3 ateliers participatifs grand public ; 3 ateliers avec les acteurs du territoire…).

Concernant l’enquête publique, l’EPT a notamment mis en œuvre 40 permanences, registres papier et numérique, un site internet dédié et une campagne d’information où 267 contributions ont été enregistrées, une adresse électronique dédiée… La commission d’enquête a rendu un avis favorable, assorti de 13 recommandations et d’une réserve seulement. Aucun manquement à la publicité ou à la concertation n’a été relevé. Et aucun territoire n’a été favorisé. La concertation s’est déroulée sur l’ensemble du territoire, avec des dispositifs homogènes et des compléments numériques qui ont permis à tous les habitants d’exprimer leur avis.

6.- Historique. L’association invoque un retard dans l’élaboration du PLUi, suggérant un laxisme au bénéfice des promoteurs. Toutefois, le PLUi a été élaboré dans le respect des délais et des contraintes réglementaires, en prenant en compte les besoins de coordination intercommunale. Le délai est raisonnable, notamment en raison du fait que l’EPT a été créé récemment, et comparable et cohérent avec la structuration des intercommunalités.

Motions

Lettre aux candidats

5 février 2026

Nous avons, dans une suite de communiqués sur les blogs et sur notre site, rappelé nos attentes en 2020, et fait le bilan de la mandature, qui s’est avéré très décevant. Nous souhaiterions connaître les engagements des différentes listes sur des points essentiels concernant le cadre de vie et la vie démocratique.

Autres associations

Les attentes d’Aulnay Environnement 7/ la vie associative

Sans vie associative, pas de démocratie. Faisons le point.

Dans divers documents, nous avons dénoncé à Aulnay une grande pénurie de locaux associatifs, dont beaucoup sont vétustes, certains dans un état lamentable (moisissures, peintures écaillées, et pour la Ferme du Vieux Pays, des trous dans la toiture), ce qui est inacceptable dans la 50e ville de France. Lors de la consultation sur le PLU, nous avons signalé l’absence d’une Maison des Associations, d’une médiathèque et d’une Salle des Fêtes. Loin de les voir émerger, nous avons connu la destruction de l’Espace Averino, que ne remplace pas, en superficie et en accessibilité, la ferme Garçelon, un bel équipement, mais aux dimensions modestes, qui aurait dû venir en complément, et non en remplacement d’Averino. De plus, les travaux se sont éternisés, et des associations ont dû patienter dans des locaux réservés à d’autres usages et parfois contraintes d’annuler une séance. Certaines associations ont ainsi connu le nomadisme, alors que la fixité des lieux est un élément essentiel de la fidélisation des adhérents.

La réservation de salle est à Aulnay une procédure bureaucratique décourageante : si l’on ne fait pas la demande deux mois à l’avance, on n’aura aucune chance, même si la salle est bien libre à la date donnée. Souvent la confirmation tarde à arriver, rendant la situation difficile pour les organisateurs. Il arrive aussi que la salle ne soit pas ouverte, et qu’il faille téléphoner pour obtenir son ouverture. Soyons bien clairs : nous ne mettons pas en cause le dévouement, réel, du personnel municipal. Celui-ci est régulièrement désorganisé par un turn-over permanent. Ce qui est en cause, c’est la gestion au plus niveau de décision.

En matière de subventions, l’opacité est grande, et prête le flanc au soupçon de clientélisme. Certaines bénéficient d’investissements importants, tandis que d’autres, comme Aulnay Environnement, sont punies par la suppression de leur subvention, toute symbolique, de 200€ ! En vérité, toutes craignent de subir le même sort et sont encouragées à supporter patiemment.

En matière de culture et de pratique artistique, l’incurie de la municipalité est flagrante. Le principal lieu d’exposition à Aulnay, la « Maison Gainville », (qu’aucun panneau indicateur ne signale) géré par l’École d’Art Claude Monet, est fermé depuis les émeutes de 2023, sans que soit annoncée une perspective de réouverture. L’École d’Art a dû se contenter d’un barnum dans un jardin retiré pour exposer les travaux de ses élèves. À l’opposé, près de la place Abrioux, une association bénéficie d’un local commercial, alors que boulevard de Strasbourg, d’autres locaux restent régulièrement vacants. La nouvelle politique d’exposition de l’Espace Prévert ne compense pas la pauvreté de lieux d’exposition et d’animation, comme en possèdent beaucoup de villes voisines plus petites, qui ouvrent de nouveaux centres culturels, comme à Drancy, ou qui disposent de beaux lieux d’exposition attenants à la mairie, comme à Livry-Gargan ou Pavillons-sous-bois. À Aulnay, la « maison commune », où se déroulaient dans le passé de belles expositions, est devenue une forteresse fermée au public.

Mais le pire, c’est la maltraitance, jusqu’à la mort provoquée d’associations utiles à la population :

  • 2016 : L’Office de Tourisme est contraint à la dissolution
  • 2017 : Le Club Canin disparaît, son terrain (attribué par un legs) converti en zone économique
  • 2017 : Le Centre de Danse du Galion est dissous
  • 2020 : « La Nouvelle ambition » est privée de locaux
  • 2021 : « Un toit pour elles », un refuge pour femmes battues, est contraint d’entreprendre 30 000€ de travaux dans un délai d’un mois, ce qui est évidemment impossible
  • 2023 : «La Nouvelle Ambition » est privée de salle municipale pour la « dictée Voltaire ».

Si des problèmes de sécurité ou de disparition des locaux pouvaient dans certains cas être légitimement invoqués, rien n’excuse qu’aucune solution de remplacement viable n’ait été proposée.

IL NOUS FAUT DE LA TRANSPARENCE, PAR LA CONVOCATION D’ ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA VIE ASSOCIATIVE.

Conseils de Quartier, Nos Actions

Les attentes d’Aulnay Environnement 6/ La Démocratie

En matière de démocratie, non seulement nos attentes ont été déçues, mais la situation a été dégradée au point que l’on peut dire que peu de communes connaissent un tel déni de la démocratie participative. Nous demandions (entre autres) en 2020 :

  • Que tous nouveaux projets, soient non seulement clairement présentés dans tous leurs aspects à la population, mais co-construits avec elle, au contraire de la façon dont il a été procédé, tant pour le Centre nautique ou la place Abrioux que pour le Parc Ballanger.
  • Que la consultation des permis de construire soit rendue plus facile et leur publicité réelle.
  • Que le Conseil Économique, Social et Environnemental soit restauré dans son vrai rôle, qui est d’être saisi de tous les projets pour donner un avis, et non pas d’être relégué à un simple rôle de relais de la propagande municipale.
  • Que l’esprit et le fonctionnement des conseils de quartier soient restaurés, avec un président et un bureau constitué de simples citoyens, qu’ils soient maîtres de leur ordre du jour, et qu’ils disposent d’un budget participatif pour améliorer le cadre de vie du quartier.

Il est clair que la co-construction n’entre pas dans le système de valeurs de cette municipalité.Par exemple, aucune concertation pour la réfection de la Ferme Garcelon, qui au moins nous aurait peut-être fait comprendre l’incroyable lenteur de travaux étalés sur de longues années. Pour ce site, un projet de « tiers lieu » a été monté par des habitants, mais sans doute ne convenait-il pas au pouvoir municipal.

Au lieu de faciliter la consultation des permis de construire, leur publication (qui pourrait être faite par voie électronique) a été reléguée dans un couloir incommode et la consultation limitée à quelques jours dans la semaine.

Le Conseil Économique Social et Environnemental a été purement et simplement dissous après que les quelques obstinés à vouloir remplir leur mission aient protesté avec trop de vigueur à une convocation pendant les congés scolaires, décidée unilatéralement, comme il a toujours été procédé.

Les Conseils de Quartier ont également disparu, après une tentative de les remplacer par des balades urbaines, les notions de « Conseil », d’ « échange » et de « dialogue » ne faisant pas non plus partie du système de pensée et de gouvernement de la municipalité. Il s’agit là d’une entrave au droit des citoyens, en contradiction avec la loi qui impose aux villes de plus de 50 000 habitants de faire vivre ces structures de la démocratie participative. En cette matière, la municipalité est donc hors-la-loi.

Lorsqu’elle y est contrainte, par exemple par la procédure imposée lors d’une enquête publique, le procédé est toujours le même : il faut d’abord endurer de longs « tunnels »d’exposés successifs parfois durant 1h30 avant de pouvoir poser des questions, de sorte à désamorcer la réactivité des auditeurs.

On a même proposé à une assemblée d’une trentaine de personnes, quand les uns et les autres étaient à quelques mètres, de poser les questions par téléphone en flashant un QR code ! Voilà où mène la peur pathologique de la confrontation ! Pour cette municipalité, qui ne souscrit pas à ses litanies d’autosatisfaction est une mauvaise personne, un véritable ennemi .Car pour justifier le refus du dialogue, il faut polariser au maximum.

Dans les instances de démocratie participative et dans les forums de la Métropole du Grand Paris, on entend des responsables municipaux dire : « Rien ne peut se faire sans les habitants ». À Aulnay, tout se fait sans les habitants

IL EST TEMPS DE RÉTABLIR LE DIALOGUE ENTRE LES HABITANTS ET LES ÉLUS !

Actions, Motions

Les attentes d’Aulnay Environnement 5/ déchets et énergie

Nous poursuivons notre appréciation du bilan de l’équipe municipale en réponse à nos attentes exprimées en 2020, concernant à présent les déchets et l’énergie.

  • Un plan de valorisation des déchets ménagers et des déchets verts
  • Une prise en compte dans toutes les demandes de permis de construire de la recherche d’économies d’énergie, en particulier la fin de la dépense d’énergie causée par les pompages dans les parkings souterrains
  • La relance de l’exploitation de la géothermie pour le chauffage collectif

La valorisation des déchets, c’est une actualité dans beaucoup de communes qui s’inscrivent dans des problématiques du XXIe siècle, avec l’objectif « Zéro déchet » en agissant sur plusieurs leviers :

réduire ce qu’on consomme- Réutiliser ce qu’on possède- Réparer plutôt que jeter- Recycler en dernier recours – Composter les biodéchets. La réflexion dans ce domaine est totalement absente. La municipalité se revendiquant de l’ « esprit village », nous en sommes encore au début du XIXe siècle, à l’époque où Aulnay était effectivement un village. Le problème n’est pas la valorisation, mais tout bonnement la collecte.

Les petites poubelles ne sont plus vidées, les poubelles enterrées dans les quartiers nord débordent faute de passages réguliers pour les vider, avec des sacs entassés à côté des containers. Dans les zones pavillonnaires, la période de collecte des déchets verts est trop tardive. Manifestement, la privatisation du service des ordures n’apporte aucune amélioration.

L’économie d’énergie ne semble pas être le souci des promoteurs avec la multiplication des parkings souterrains à plusieurs niveaux : le pompage n’est pas près de s’arrêter !

En ce qui concerne la géothermie, on peut constater des travaux, mais où est l’information ? Le site de la ville n’indique que l’existence d’une exposition qui s’est déroulée en 2023 !

NOUS RÉCLAMONS UNE POLITIQUE MUNICIPALE QUI REGARDE EN FACE LES PROBLÈMES D’AUJOURD’HUI, ET QUI ASSOCIE LES HABITANTS À UNE RÉFLEXION QUI DOIT ÊTRE COLLECTIVE !

Compte-rendus

Compte-rendu de la réunion du Conseil d’Administration du mardi 13 janvier 2026

Présents: René-Augustin BOUGOURD, Robert HALIFAX, Evelyne DEMONCEAUX,Stéphane SCHURCK, Jean-Louis KARDIDES, Giles BRUTEL

Ordre du jour:

Informations diverses – la vie associative – la démocratie – déchets ménagers et énergie

Déroulé de la réunion :

1-Informations diverses :

-projet d’extension du centre commercial Rosny 2

-l’activité de Placoplatre continue

-Projet d’installation d’une usine de retraitement des ordures ménagères entre le canal et la nationale 3 sur les communes de Bobigny et Romainville. Site historique du Syctom.

Il s’agit de la transformation du centre de tri et de transfert des déchets de Romainville–Bobigny, porté par le Syctom. Il est prévu une modernisation majeure du site, la création d’un port fluvial et l’arrivée d’une flotte décarbonée pour évacuer les déchets par voie d’eau. Investissement total : 465 M€ sur 10 ans, dont 237 M€ pour les travaux de modernisation. Possibilité d’accueillir les biodéchets du territoire, conformément aux obligations nationales.

Nouveauté majeure : un port fluvial sur le canal de l’Ourcq Construction d’un port dédié à l’évacuation des déchets par barges. Objectif : réduire le trafic poids lourds sur la RN3 et les axes voisins.

-Le projet Green Dock sur le port de Gennevilliers : il s’agit d’unimmense entrepôt logistique multimodal Dimensions : 647 m de long, 60 m de large, 34 m de haut, équivalent à deux stades de France Objectif : créer un hub logistique de 80 000 m² pour la distribution en Île-de-France.

Le rapport de l’Autorité environnementale donne un avis très critique, notamment sur :

L’impact paysager massif (gabarit exceptionnel du bâtiment). Les risques pour la biodiversité, dans une zone où sont observées des espèces protégées (faucon crécerelle, chardonneret…). Les flux logistiques importants : plus de 2 500 tonnes de marchandises par jour. Les incertitudes sur les impacts cumulés (trafic, bruit, pollution).

-Projet d’un Campus Condorcet à Aubervilliers. Il faudrait raser 1 hectare d’espaces verts mais :

Ce sera un grand pôle européen dédié aux sciences humaines et sociales . Il regroupera 11 institutions majeures (EHESS, CNRS, Paris 1, Paris 8, etc.) et accueillera à terme 18 000 personnes par jour.
Le site offre des équipements structurants : Humathèque,( bibliothèque‑laboratoire dédiée aux sciences humaines et sociales, qui rassemble à la fois des collections documentaires et des archives), centre de colloques, espaces étudiants, laboratoires.
C’est un projet urbain majeur pour Aubervilliers qui renforce l’attractivité scientifique, économique et culturelle de la Seine-Saint-Denis.

2- Vie associative à Aulnay-sous-Bois:

Toutes les associations ne sont pas traitées d’une manière équitable.

Ex : le groupe de Qi Gong «  Le roseau » chassé de la salle du Plan d’Argent au profit du groupe MMA (Arts Martiaux Mixtes , sport de combat ) envoyé au collège S. Veil puis gymnase du Parc puis Gainville

– salles vétustes, retards fréquents du gardien chargé d’ouvrir la salle

– suppression de plusieurs associations (l’office de tourisme – l’association canine – fermeture de la maison accueillant des femmes victimes de violences conjugales – association pour l’aide aux enfants handicapés – association pour la dictée Voltaire)

Le 4 février, les attentes d’Aulnay environnement, seront envoyées aux candidats pour les municipales sous forme de questionnaires.

3- La démocratie à Aulnay-sous-Bois : fera l’objet d’un questionnaire aux candidats

– le CoDev

– rappel : La Métropole du Grand Paris est dotée d’un Conseil de Développement (CoDev) depuis sa création en 2016 suite à la loi “Voynet” .Le CoDev contribue activement à l’élaboration, à la révision, au suivi et à l’évaluation du projet métropolitain. La gouvernance et la parole du CoDev sont indépendantes . Chaque commune dispose de représentants au sein du conseil communautaire. Les 2 conseillers sont Mme Maroun et Denis Cahenzli, vice – président de la Métropole. On ne sait pas s’ils siègent dans une commission, aucun retour des réunions du CoDev.

-pour les élus d’opposition : aucun droit de réponse dans Oxygène ou autre support de communication lorsqu’il y a désaccord. -conseils de quartier abandonnés -réunions publiques : parole des habitants réduite au maximum ou questions posées par voie électronique

4- Déchets et énergie : idem, questionnaire aux candidats

Constats : problème des petites poubelles qui ne sont plus vidées – problème des poubelles enterrées dans les quartiers nord (pas de passages réguliers pour les vider, sacs entassés à côté …)

pas d’information sur le retraitement des déchets

Il faudrait avoir pour objectif « Zéro déchet » une démarche qui vise à réduire au maximum la production de déchets et le gaspillage, en agissant sur plusieurs leviers : réduire ce qu’on consomme- Réutiliser ce qu’on possède- Réparer plutôt que jeter- Recycler en dernier recours – Composter les biodéchets

Les data-centers : Il faudra voir si le projet est en cohérence avec le PCAET( Plan Climat‑Air‑Énergie Territorial plan qui organise l’action locale contre le changement climatique et pour l’amélioration de la qualité de l’air.)

En ce qui concerne les data-centres prévus à Aulnay, la ville pourra-t-elle supporter la consommation électrique égale à celle de toute la ville sans que les habitants en pâtissent ?

Problème de la récupération de la chaleur, de consommation d’eau …

Il faudra 10 ans pour les construire, d’ici là il y aura sans doute des progrès et de ce fait nos réflexions seront obsolètes.

Prochaine réunion Mardi 3 février 2026 Salle local Foyer Dumont 20h

plu

LE PLUI DE TERRES D’ENVOL RETOQUÉ

Il y a quelques jours, nous avons reçu une lettre recommandée provenant de l’Établissement Public Territorial (EPT) Terres d’Envol ( Aulnay-sous-Bois, Drancy, Dugny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Sevran, Tremblay-en-France, Villepinte). En termes choisis, on nous faisait part d’une réalité élégamment habillée : le préfet avait rejeté le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal), l’EPT devait revoir sa copie.

De ce rejet, nous ne sommes pas surpris, car malgré de petites améliorations comme le retrait obligatoire pour éviter que des fenêtres d’appartements donnent directement sur la rue (une aberration permise par un PLU communal bâclé en 2014), nous avons fait plusieurs communiqués indiquant les insuffisances notoires du PLUI en nous concentrant sur le cas d’Aulnay, en particulier le 24 mars 2022, à l’occasion de la première concertation, et le 23 mars 2024, nous avons relayé l’avis défavorable de l’Autorité Environnementale, avant d’appeler le 27 novembre 2024 les Aulnaysiens à participer à l’enquête publique.

Sur notre site, on pourra consulter l’avis déposé sur le site de l’enquête publique par Aulnay Environnement le 8 janvier 2025. Rappelons que du PLUI dépend notre PLU, et donc, l’aménagement de la ville, en particulier dans le contexte du dérèglement climatique, largement ignoré par le document.

Si ce rejet est sans surprise, une phrase de la lettre signé de Bruno Beschizza, président de Terres d’Envol, nous surprend franchement :

« Dès le lancement des études et de la concertation, je ne manquerai pas de vous en informer afin de vous associer pleinement à l’évolution du PLUi. »

Associer pleinement une association dès le lancement des études, voilà qui ne ressemble guère à la pratique habituelle à Aulnay, où rien n’est fait pour permettre de connaître l’avis des habitants, puisqu’en violation de la loi, les Conseils de Quartier ne sont plus réunis depuis longtemps. Non seulement Terres d’Envol est le dernier des 4 territoires de Seine Saint Denis à avoir entrepris son PLUI, ce qui a permis aux promoteurs d’abuser le plus longtemps possible du laxisme du PLU aulnaysien, mais en matière de concertation, notre territoire arrive encore bon dernier, avec une participation aux réunions de 74 personnes, soit 0,02 %de la population, alors que dans d’autres territoires on compte des centaines, voire des milliers de participants. Pour la phase de concertation, les autre communes de l’EPT ont organisé 42 réunions, contre une seule à Aulnay, dans un coin de Chanteloup, sans publicité ni vidéoprojecteur (5 participants, dont 3 d’Aulnay Environnement). Pour l’enquête publique, une seule réunion, à Aulnay.

LA MUNICIPALITÉ ÉLUE EN MARS VA-T-ELLE ENFIN SE DONNER LES MOYENS DE FAIRE PARTICIPER LES HABITANTS À L’AMÉNAGEMENT DE LA COMMUNE ?