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Lettre au préfet concernant le Parking Abrioux

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M. Le Préfet de Seine Saint Denis

1 esplanade Jean Moulin
93007 Bobigny cedex

Aulnay, le 2 octobre 2018

Objet : projet de parking souterrain

Place Abrioux / Aulnay-sous-bois

Monsieur le Préfet,

Nous sollicitons votre intervention à propos du projet de parking souterrain décidé par la municipalité d’Aulnay-sous-bois sous la place Abrioux, autrefois Camélinat.

Bien que placé dans une perspective que nous approuvons (la réhabilitation de la place par la suppression et le remplacement du parking aérien qui l’encombre), ce projet ne nous paraît pas conforme à l’intérêt général, porte atteinte au patrimoine et expose les biens et les usagers de la place à différents dangers. De plus il anticipe sur le résultat d’une procédure judiciaire et vise à nous mettre devant un fait accompli.

Tout le sud d’Aulnay, où est prévu ce parking souterrain, est exposé à la dissolution du gypse, avec une nappe phréatique à moins de 5 mètres. Aulnay est connu pour être exposé depuis des décennies à des inondations à répétition. Celle du 19 juin 2013 a laissé à beaucoup d’habitants du quartier un fort traumatisme. Dans le quartier, la construction récente de nombreux immeubles de grande taille, dont un en bordure de la place (parcelles 151 et 152, voir doc. joint), tous avec parking souterrain à deux niveaux, perturbe encore un équilibre précaire. Dans beaucoup de ces résidences, (ex. rue du 14 juillet, parcelle 104, bordure gauche du doc joint) le deuxième niveau est régulièrement inondé. Le cuvelage prévu pour ce parking public, équivalent à celui de 5 ou 6 immeubles, va encore augmenter le danger d’inondation. Sur la place, des caves sont souvent inondées, et malgré la création récente de dalots dans les rues avoisinantes, lors des orages du début de cet été, la rue du 14 juillet était inondée jusqu’en bordure des trottoirs. A moyen et long terme, on peut craindre que les fondations des immeubles anciens bordant la place côté nord et est ne soient affectées par les travaux et les infiltrations.

Dans un quartier fréquenté par des centaines de scolaires, le réseau viaire n’est pas adapté à la multiplication des parkings souterrains. La rue Paul Langevin, sur laquelle donneront entrée et sortie de parking, est étroite : en raison du stationnement à mi-trottoir, elle ne permet déjà pas le croisement aisé des véhicules. Surtout, ces trottoirs et la traversée vers l’avenue Louis Barrault sont parcourus journellement par des centaines d’élèves et de parents : dès aujourd’hui, par les 600 élèves du collège Le Parc, et bientôt, par plusieurs autres centaines d’élèves de primaire et de maternelle qui fréquenteront les locaux de l’annexe Barrault rétrocédés à la commune (et non Barreaux comme indiqué sur le document). Ces locaux étaient jusqu’à ce jour dévolus aux collégiens qui vont réoccuper ceux de l’ancien collège encore en rénovation. La circulation automobile, déjà très difficile aux heures de sortie des cours en raison de la propension des parents à utiliser leur véhicule pour accompagner les enfants, le deviendra encore plus, en raison de la forte augmentation de scolaires, surtout en bas âge. De plus, le passage sur le côté est de la place, qui sert en partie encore aujourd’hui d’exutoire, sera fermé. La circulation se fera uniquement de Langevin à Louis Barrault.

A noter que la sortie du parking du nouvel immeuble en construction se fera juste en face de l’école (parcelle 152). Que d’occasions de mise en danger des enfants dans ce périmètre !

Il nous semble hautement préférable que les accès de ce nouveau parking public soient éloignés le plus possible du passage des enfants.

Or une alternative s’est présentée avec la rétrocession à la commune, en 2016-2017, du terrain de la perception de la Rue des Écoles (parcelle 112), actuellement aménagé par la commune en parking aérien. Il paraît possible d’y construire un parking en silo capable de remplacer la quarantaine d’emplacements supprimés sur la place. Cette rue donnant à la fois sur la rue du 14 juillet et l’avenue de la République, l’accès en serait plus aisé et moins dangereux. De plus pour les personnes l’utilisant pour une visite à l’Hôpital de l’Est Parisien (parcelles 130 et 170), il serait beaucoup plus facile de s’y rendre par les deux voies citées plus haut, alors que la rue Paul Langevin nécessite un grand détour et une bonne connaissance des lieux. Il est donc peu probable que le parking souterrain ainsi prévu, avec une capacité excédant les cent places, soit utilisé par ces personnes, ce qui en limite l’intérêt.

Cette possibilité avancée par Aulnay Environnement n’a jamais été prise en considération par la municipalité et a régulièrement été tournée en dérision par les élus en conseil de quartier. Il est à noter que jamais les riverains n’ont été consultés, simplement avertis du calendrier des travaux. A ce jour, aucun plan, aucun permis de construire n’a été publié, alors que le début des travaux est annoncé pour cet hiver. Toutes nos lettres et demandes d’audience sont restées sans réponse. Le détail des accès a été rendu public par une communication des élus d’opposition, qui n’en ont eu connaissance qu’en consultant en mairie le dossier déposé par le futur gestionnaire du parking comprenant un plan précis du projet, jamais communiqué par ailleurs. A noter que dans ce document, ce futur mandataire faisait de son côté les mêmes objections que nous (risques hydrologiques, de dissolution du gypse, de mouvements de terrain, présence de bâtiments anciens semi-enterrés, comme le collège).

Le projet de parking souterrain suppose également l’abattage d’une quinzaine de tilleuls centenaires, qui jouent un rôle important dans le charme de la place. Notre association a lancé une pétition pour demander au maire leur préservation. Cette pétition a recueilli près d’un millier de signatures, manuscrites ou électroniques, et n’a pas davantage suscitée de réponse de la part de la municipalité. Cette place a été reconnue d’intérêt patrimonial dans l’inventaire du patrimoine aulnaysien réalisé par les services du Conseil Général en juin 2008. Sa modernisation méritait donc d’être étudiée avec soin. Or aucune étude d’urbanisme n’a à notre connaissance été lancée par la municipalité.

Mais il y a plus gênant encore. L’accès par la rue Paul Langevin est prévu sur la parcelle 116. Or cette parcelle fait partie d’un legs fait à la commune par M. Pecoroni, ancien instituteur, pour des usages scolaires ou périscolaires. Le legs a été accepté à ces conditions par l’ancienne équipe municipale en 2011. Mais fin 2015, cette parcelle est dévolue par délibération à un promoteur, décision invalidée par le Tribunal administratif en 2017. Une action devant le Tribunal de Grande Instance pour réviser les conditions du legs est nécessaire, mais rien n’a été rendu public à ce sujet. Nous ne savons rien de l’éventualité d’une procédure en cours, et encore moins de son résultat.

Nous vous prions donc de bien vouloir exiger de la municipalité qu’elle mette fin à la totale opacité qui entoure ce projet et qu’elle se conforme à la loi, à défaut de respecter les vœux du légateur. Il est à noter que conformément à un récent rapport de la Chambre Régionale des Comptes, qui pointe une augmentation prévisible de la population scolaire induite par les nombreuses nouvelles constructions dans toute la zone sud de la commune, la prudence inviterait à conserver cette réserve foncière pour de futurs équipements scolaires.

Veuillez croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de notre plus profond respect.

Pour le Bureau d’Aulnay Environnement, le Président, René-Augustin BOUGOURD

Courrier Page 3-Prefet

Lettre recommandée originale au format PDF à télécharger ici

concours

#AulnayLePlusBelArbre Participation de Nadia.K

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Je me permets de vous joindre la photo d’un arbre que j apprécie particulièrement.

Cet arbre se trouve au 25 avenue Pasteur à Aulnay, juste en face de chez moi. Il s agit, sauf erreur, d’un cèdre. La propriétaire du terrain m’expliquait avant son décès il y a 2 ans, que cet arbre appartenait autrefois à la forêt de Bondy et que sa famille l’avait toujours connu sur ce terrain. Je précise que cette propriété appartenait aux grands-parents de Mme C., elle-même née en 1924!

J’ai le privilège de voir cet arbre tous les matins au réveil et malheureusement il semble menacé par un projet immobilier. Les petits enfants  (ses enfants sont décédés) ont vendu la maison à un promoteur immobilier qui souhaite diviser ce magnifique terrain de 1200m2 en 4 lots, d après ce qu’on m a indiqué en mairie.

J’espère que nous trouverons les solutions garantissant la survie de cet arbre séculaire, de sorte à ce que son compagnon, un chêne classé de la forêt de Bondy situé au 24 avenue Pasteur, ne se retrouve pas orphelin…

Dans l espoir que cette photo et son histoire retienne l’attention du jury, recevez, mesdames, messieurs, mes sincères salutations.

Nadia.K

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Un appel au dialogue et à la médiation

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Un appel au dialogue

et à la médiation

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Aulnay-sous-Bois , 5 avril 2018

Nous sommes inquiets devant cette escalade dans la dégradation des rapports entre les administrés et la municipalité : blogs attaqués, élu-e-s d’opposition mis en examen, conseils municipaux perturbés et à huis-clos…et aujourd’hui la garde à vue d’un responsable associatif.
Ce climat est malsain et marque le délitement d’un débat démocratique nécessaire, indispensable même s’il pique, dérange, oblige à argumenter de part et d’autre.
Un ancien élu connaît le travail des élus et le dévouement de nombre d’entre eux, femmes et hommes au service de leur ville, département, Région, Pays… Ils méritent le respect de leur personne, de leur travail de longue haleine mais aussi nos critiques vigilantes et citoyennes. Il doit exister des contre-pouvoirs dotés de moyens de les exercer afin de permettre aux élus d’être mieux en phase avec le vécu des habitants.
Nous comprenons la difficulté de faire face à la multiplicité des attentes et revendications citoyennes. Nous comprenons la difficulté de composer avec des intérêts contradictoires, à faire des choix dans le sens de l’intérêt collectif…
Animateurs d’associations, nous ne pensons pas que la place d’un animateur d’une association soit en garde à vue. C’est la marque d’un échec collectif, auquel nous pouvons nous associer. Avons-nous assez travaillé pour approfondir les liens avec La Révolution est en marche, pour exprimer nos convergences et nos désaccords ? Pour aider, critiquer, faire ensemble, faire entendre…
La parole d’Hadama Traoré n’est pas en costume-cravate. Son vocabulaire dérange, il peut même basculer dans l’outrance, mais il faut entendre cette voix qui en porte bien d’autres. Il réclame des réponses avec insistance, il va vite, il se trompe parce qu’il fait fi des usages et des règles, mais il fait aussi preuve d’une grande volonté, d’une belle énergie au service des autres : des locataires pour la qualité des logements, des personnes exclues. Il a commencé un travail pour un rapprochement entre jeunes et policiers.
Un certain nombre de ses propos ont pu blesser, faire peur…Nous ne les approuvons pas mais nous y avons par contre entendu du découragement, du dépit face à une absence de réponse, considérée comme du mépris… Avec cette question lancinante : que faire pour être entendu ? Le refus du dialogue et de la conciliation n’est pas de bonne politique face à une personne qui porte la voix de bien des Aulnaysiens. Le marteau-pilon d’une intervention policière digne de l’arrestation d’un terroriste n’est pas une bonne réponse, c’est une humiliation de plus.
Nous pensons qu’un dialogue exigeant et respectueux aurait pu, aurait dû être instauré avec lui et son association, et plus largement avec une jeunesse qui veut prendre sa place dans la vie de notre ville.
Pouvons-nous croire que cela n’est pas trop tard ?
Il faut développer des lieux de dialogue et de médiation au plus vite, nous sommes prêts à y prendre notre place.

Alain AMÉDRO

Vivre Mieux Ensemble

R-A BOUGOURD

Aulnay Environnement

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Motions Votées le 22 Mars 2018

Motions soumises au vote de l’assemblée Générale d’Aulnay Environnement, le 22 mars 2018

1/Sur la démocratie locale Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents s’inquiètent de la mise en œuvre par la municipalité d’une conception très restrictive de la démocratie dans ses relations avec les citoyens et les associations.

  • Surdité : la demande répétée de concertation avec les habitants sur la transformation de l’ex-place Camélinat n’a jamais suscité la moindre réponse (concertation : s’accorder, se consulter pour mettre au point un projet commun (Larousse) et non : informer de ce que l’on a décidé, en tournant en ridicule les contre-propositions).

  • Brutalité : c’est le sort réservé aux associations dont l’activité repose sur la jouissance d’un terrain, dès lors que la municipalité compte lui donner une autre affectation : après que le club canin (500 adhérents) ait fait une contre-proposition réaliste sur la nouvelle localisation envisagée, les ponts ont étés coupés et le club a dû simplement disparaître. Qu’en sera-t-il du club de Tir à l’arc ? La même brutalité pour l’association gérant l’Office du Tourisme, jouissant, elle, d’une liberté d’initiative pour la promotion de la commune : aucune discussion préalable, mais un simple courrier à la présidente le jour même de sa dissolution décrétée par la municipalité. Aulnay Environnement a marqué sa solidarité avec ces associations qui œuvraient pour le bien de notre commune.

  • Judiciarisation  : de plus en plus, en rejetant toute possibilité de conciliation, les prises de position critiques et publiques sont poursuivies en justice. La crainte est grande de voir se développer ici la pratique de certains acteurs économiques qui cherchent à décourager toute critique par le harcèlement judiciaire et les coûts financiers. Aulnay Environnement tient à exprimer son attachement à la liberté d’expression, en particulier à celle des blogs qui sont l’un des rares moyens de faire connaitre des analyses, la modération des publications par les responsables des sites restant au demeurant une autre base de la vie démocratique.

2/ sur les constructions Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents renouvellent les critiques portées sur la politique de construction de la municipalité :

  • Non-respect de la promesse électorale de mettre fin au « bétonnage »

  • Non-respect de la réglementation sur l’intégration harmonieuse de nouvelles constructions (ex-place Camélinat)

  • Non-respect des vœux des habitants sur la construction en retrait

  • Non-respect des quotas de logements sociaux dans le sud

  • Non-respect des promesses électorales de ne pas prévoir de logements sur les terrains PSA

  • Non-respect du patrimoine : des constructions anciennes de qualité ont disparu (rue Gatouillat, rue Barrault), et d’autres sont menacées (« Brimborion » et son jumeau route de Bondy, ou encore des bâtiments de grande valeur patrimoniale, le café des « pailleux », au Soleil Levant, ou la maison de Jules Princet). Les « bâtisses » que la municipalité se vante d’avoir sauvegardé ont été acquises pendant la précédente mandature. Au-delà de la propagande, la politique de préservation du tissu pavillonnaire et de mise en valeur du patrimoine reste à démontrer.

  • Non-respect de la largeur minimale effective des trottoirs

Ils s’interrogent sur les suites concrètes qui pourront être données à la concertation sur l’avenir du Centre Gare, le gel (pour deux ans) des projets immobiliers prenant fin au moment des prochaines élections municipales. Ils ne voient pas comment, avec un règlement de PLU aussi favorable aux projets des promoteurs, on pourra réellement éviter que soit défiguré le centre de notre commune. Ils se demandent quel est le sens profond de cette concertation.

3/ Sur la circulation Motion adoptée à l’unanimité, moins une abstention

Les adhérents approuvent la mise en œuvre d’une réflexion sur la circulation. Ils insistent sur l’impératif de bonne circulation des transports en commun : le stationnement des véhicules doit être conditionné à cet objectif. Ils souhaitent que les nuisances de la circulation, à laquelle nous participons tous peu ou prou, soient limitées au maximum, mais aussi équitablement réparties entre les riverains, en particulier pour la circulation des poids lourds et des autobus. Ils demandent qu’un autre impératif soit la sécurité des piétons, et que tout soit mis en œuvre pour qu’ils ne soient pas contraints de descendre du trottoir (ex rue du Gros peuplier) par la présence de véhicules en stationnement sauvage. Trottoirs sur lesquels la vigilance est encore de mise en raison de la multiplication des déjections canines contre laquelle une action de sensibilisation (et de nettoyage) s’impose. De même, partout où c’est possible, ils demandent que la circulation des cyclistes soit facilitée. Ils souhaitent que les investissements en vidéosurveillance servent à la répression des incivilités du stationnement et de la circulation. Ils souhaitent le développement d’un réseau de navettes entre les quartiers.

Ils souhaitent que le stationnement de courte durée soit favorisé par les tarifs de la première heure (gratuité on très faible coût). Ils renouvellent leur opposition à la création de parkings souterrains à deux niveaux (place ex-Camélinat).

4/ Sur le patrimoine arboré Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents prennent acte de la nécessité de faire face aux maladies qui affectent beaucoup de nos arbres et qui conduit à leur abattage. Néanmoins ils espèrent que cela ne sera pas l’occasion de faire disparaître des arbres sains pour faire place nette aux projets immobiliers. En tout état de cause, ils demandent au plus vite le remplacement des arbres disparus. Ils demandent aussi que toutes les précautions soient prises pour que les arbres sains puissent le rester.

Ils renouvellent leur opposition à la disparition des tilleuls de la Place ex-Camélinat et s’inquiètent du sort des arbres retirés de la catégorie des arbres remarquables.

En tout état de cause, ils demandent que tous les arbres remarquables survivants de l’ancienne forêt soient l’objet d’une politique volontariste de préservation. Cela dépasse le cadre des services techniques qui font leur travail du mieux qu’ils peuvent. C’est aux élus qu’il incombe de prendre en compte que ces arbres témoignent de l’histoire, font partie de l’identité de notre commune, et que leur disparition progressive est un véritable crève-cœur pour les habitants. Nous refusons la minéralisation progressive de notre cadre de vie qui est en œuvre sous nos yeux.

Nous demandons la création d’une commission mixte associant élus, services techniques, associations et représentants des habitants pour suivre l’évolution de l’état de santé des arbres et sensibiliser les acquéreurs de parcelles arborées à la préservation du patrimoine précieux que représentent ces arbres. Nous souhaitons que la fête annuelle de l’arbre n’ait pas ce goût amer et que la municipalité fasse la démonstration qu’elle fait tout ce qui est possible, en collaboration avec les habitants, pour que notre commune ne devienne pas Aulnay-sans-bois.

5/ Sur les équipements Motion adoptée à l’unanimité.

La piscine : les adhérents s’étonnent de l’absence d’information sur l’évolution de ce dossier, le calendrier annoncé (ouverture du nouvel équipement en 2020) ne paraissant pas pouvoir être respecté. En attendant, nous demandons qu’une réponse argumentée soit donnée à la demande d’ouverture au public des bassins extérieurs.

De même, pour l’espace multimodal de Balagny, la communication générale manque de précision.

Les adhérents attendent que soient enfin dévoilés les projets annoncés depuis plusieurs années d’équipements sur le terrain de la Croix Blanche ou plus récemment la ferme Garcelon. Ils demandent qu’un effort conséquent soit fait pour mettre bien davantage de salles à la disposition des associations.

Ils regrettent qu’aucun projet culturel ambitieux ne soit mis en œuvre par la municipalité pour remédier à l’absence d’une médiathèque centrale.

Etudes

Les projets d’«EMBELLISSEMENT » de la place ABRIOUX, EX-CAMÉLINAT

A la réunion du jeudi 8 décembre, où la Mairie a défendu ses projets pour cette place, Aulnay Environnement a présenté sa propre analyse des projets.

Sur le diagnostic, il y a accord pour mettre fin au parking et rendre la place aux piétons, faire revivre des commerces et ramener des habitants (mais pas trop !) pour faire vivre ces commerces.

Mais le désaccord est profond sur les remèdes proposés :

Aulnay Environnement est hostile à tout parking souterrain

  • qui perturbe la circulation souterraine des eaux, va nécessiter comme partout l’installation de pompes dans le parking et peut-être aussi chez les riverains
  • qui va entraîner la disparition de tilleuls centenaires (espérance de vie 500 à 1000 ans), arbres remarquables.

Aucune réflexion ne semble avoir été menée sur les déplacements dans l’ensemble de la zone, où s’ajoutent plusieurs flux automobiles :

  • une partie des usagers de l’hôpital
  • les clients des commerçants
  • un transit nord-sud depuis la rue du 14 juillet et est-ouest depuis l’avenue du Clocher
  • un afflux de véhicules en fonction des horaires d’entrée et de sortie du collège

En fonction de ces flux (et de la place disponible) :

  • Où vont se faire les entrées et sorties du parking souterrain ?
  • Ne vont-elles pas créer de sérieux problèmes en débouchant sur des croisements de voies où passent aussi beaucoup d’enfants et d’adolescents ?
  • Ne vont-elles par largement empiéter sur la place elle-même, en contradiction avec l’ambition de rendre cet espace aux piétons ?
  • Comment sera compensé l’espace « d’arrêt minute » offert par le parking actuel ?

Et surtout, a-t-on fait une étude sur la circulation autour de la place pour évaluer aussi la part des riverains, des clients et des professionnels dans le stationnement plus ou moins permanent, ce qui aurait pu faire émerger des responsabilités et des solutions alternatives intégrant les autres parkings de la ville? N’aurait-il pas été plus raisonnable de faire cette étude avant de prendre toute décision, au lieu de décider d’abord, et de s’en remettre aux professionnels pour faire rentrer ce projet au forceps dans cette petite place ?

Des terrains seront bientôt disponibles pour un parking en surface, ceux de la perception et de l’annexe Barrault. Pourquoi cette précipitation, alors que sur le terrain de la Croix Blanche, il semble surtout urgent d’attendre ?

En ce qui concerne les constructions :

La place a été repérée en 2008 comme « élément d’intérêt patrimonial » par le service du patrimoine culturel du département de Seine-Saint-Denis. Toute démarche d’embellissement aurait dû avoir comme préalable une vraie réflexion d’urbanisme pour analyser et préserver ce qui fait son cachet.

  • La place est restée « dans son jus », avec des immeubles (sauf bien sûr le nouveau bâtiment du collège) du début du 20e siècle, pour la plupart de qualité.
  • Elle est bordée de très beaux tilleuls centenaires.
  • Côté nord, 2 beaux immeubles, dont un a été bien réhabilité. Ils sont magnifiquement éclairés. L’ensoleillement apparaît comme un atout essentiel pour la place tournée et ouverte vers le sud.
  • Du même côté, l’ancienne boucherie, malgré sa surcharge publicitaire, est un édifice très pittoresque. Il faut rester vigilant, car ses jours sont peut-être comptés.
  • La perle de la place, c’est rue Paul Langevin, l’immeuble Aubry-Boisson (1909), du pur style Art Nouveau. La logique patrimoniale élémentaire serait de le mettre en valeur.
  • le côté du café et du restaurant est occupé par des immeubles de faible qualité, sauf celui du milieu. Mais l’essentiel est dans l’harmonie des volumes. Ces trois immeubles reproduisent la volumétrie de bien des grandes résidences nobiliaires, et même des petites gares dont nous regrettons la disparition : un corps principal, deux ailes symétriques et plus basses.
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Il est beaucoup question de « faire du Beau ». Or il se trouve que dans notre tradition esthétique, l’harmonie est un caractère essentiel du Beau. Le luxe des matériaux, qui semble au cœur de la conception du Beau municipal, est tout à fait accessoire. Élargi à tout le paysage urbain, le respect de la volumétrie devrait être un souci fondamental. Mais pour cela il faudrait avoir ce qu’on pourrait appeler une éthique du paysage urbain, c’est à dire un vrai souci de préserver la beauté des quartiers anciens de la ville. Il faudrait savoir la regarder, et peut-être l’aimer vraiment pour ce qu’elle est.

Et pourtant, le PLU l’affirme :

11/2.1 – Les constructions doivent être compatibles notamment dans leur volumétrie, leurs matériaux et la composition des ouvertures et de l’accroche aux constructions limitrophes (Règlement de la zone UD).

Mais le respect de cet article est le cadet des soucis de la municipalité, du promoteur et de son architecte, au vu de ce qui nous attend :

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Non seulement cet immeuble massacre la volumétrie actuelle, mais il écrase l’immeuble Art Nouveau :

Image extraite du permis de construire et mise en perspective par Aulnay Environnement (On y voit, sans changement d’échelle, le pan coupé de l’immeuble Aubry superposé à la photo comme preuve du respect du document fourni par le promoteur.)

 
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On aura peut-être du mal à le croire, mais il semble que cette réalité ait échappé aux responsables municipaux, car apparemment de bonne foi, ils ont affirmé au public de la salle que le nouvel immeuble avait la même hauteur que l’immeuble Aubry. Or il fait un à deux étages de plus, selon que l’on prend en compte la fenêtre unique du faîte, une sorte de figure de proue qui en devient ridicule.

Cette situation relève entièrement de la responsabilité de l’équipe municipale qui a fait un règlement de PLU ouvrant toute latitude à la mégalomanie des promoteurs. Dans la zone UD, qui concerne le reste de ce quartier

La hauteur de façade principale est limitée à 13 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 15 mètres. Les parties de construction situées au-dessus de 13 mètres doivent être implantées avec un recul minimum de 3 mètres de la façade principale. (Art. UD 10/1).

Mais les abords de la place ont droit à un traitement de faveur, car ils sont en UDa :

Dans le secteur UDa la hauteur de façade est limitée à 16 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 18 mètres. (Art.10/2.2)

On remarquera qu’il n’est plus question du retrait de 3 mètres au delà des 16 mètres !

Pour offrir la rentabilité maximale au promoteur nous voilà donc avec un monstre architectural qui défigurera bientôt la place.

Mais le pire est à venir!

M. Beschizza a pour intention de contourner les clauses du legs de la parcelle léguée à la municipalité par M. Pecoroni et contiguë au bâtiment administratif du collège. Selon le légateur, ancien instituteur, ce terrain doit être consacré à des usages liés à l’éducation, gymnase ou logements d’enseignants. Le projet présenté jeudi 8 décembre consiste à installer une crèche au rez-de chaussée, et au-dessus, des logements, qui en vertu du règlement de la zone UDa, pourront donc monter à 18 mètres. Si l’on se base sur le projet actuel, cela pourrait donner par exemple ceci :

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Le soleil se levant derrière l’immeuble de gauche et se couchant derrière celui de droite, c’en sera fini de l’ensoleillement de la place en hiver. Évidemment, les tilleuls ne seront plus là non plus. On nous promet à la place des arbustes en pot, qui n’en doutons pas, feront beaucoup pour l’agrément de la place. Dès lors que la municipalité aura vendu le terrain à un promoteur et qu’un permis de ce genre aura été déposé, le Maire ne pourra pas le repousser, car il sera conforme au PLU qu’il a fait voter !

Sur l’avenir du legs Pecoroni, il y aurait bien sûr d’autres voies à explorer, qui respecteraient la volonté du légateur.

Dans le public, des personnes ont fait remarquer l’exiguïté de la cantine. Il y sûrement encore d’autres améliorations à apporter au cadre matériel de nos collégiens et des enseignants.

Il faut pour cela entamer une réflexion avec le département en dépassant les hostilités partisanes, d’autant qu’en 2018, celui-ci va remettre à la municipalité le terrain de l’annexe Barrault (que le Maire envisage d’aménager en école primaire ou maternelle. On aurait besoin d’une nouvelle école, mais pas de locaux supplémentaires pour ces écoliers devenus collégiens ?) Si on le veut, le compromis est possible : un prolongement du collège avec un maximum de deux étages qui préserve l’ensoleillement de la place, une crèche et quelques logements sur la rue Paul Langevin.

Mais pour cela, en vertu d’une véritable éthique du paysage urbain, il faudrait cesser de faire

un pont d’or aux promoteurs !

C’est alors seulement qu’on pourra prétendre avoir mis fin au « bétonnage aveugle » !

(Lettre du maire, novembre 2016)

Il faut revenir sur ces projets aberrants !

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Les attentes d’Aulnay Environnement 4/ Patrimoine arboré

En 2020, concernant le patrimoine arboré, nous demandions :

  • La sanctuarisation de tous les parcs publics, en premier le parc Ballanger
  • L’association des habitants à la préservation de ce patrimoine autant public que privé, par la création d’une commission pérenne, dont la mission dépassera la rédaction d’une « Charte de l’Arbre », qui doit être soumise au vote des habitants
  • Dans les plantations, privilégier le choix d’essences garantissant suffisamment d’ombre pour atténuer l’impact des périodes de canicule

En résumé, tout faire pour que la ville puisse encore un peu mériter son nom !

  • À ce jour, le parc Ballanger est sauvé. La période préélectorale de 2020 a été propice, la mobilisation des associations, Aulnay Environnement et Vivre mieux à Aulnay a payé, la municipalité a compris la nécessité d’abandonner un projet, qui à vrai dire, ne tenait pas debout.
  • La promesse d’une « Charte de l’arbre », apparue durant la période préélectorale, a vite disparu après l’élection de l’équipe actuelle. Elle reste absolument nécessaire, et surtout la commission pérenne que nous réclamons. Force est de constater l’absence totale d’intérêt pour la préservation de nos arbres patrimoniaux « de haute tige » situés sur le domaine privé. L’exemple le plus douloureux reste celui des nombreux arbres du défunt Centre le Camus : une pétition de 500 signatures a été déposée sur le bureau du maire afin qu’il agisse auprès du promoteur pour la préservation, au moins, du plus vieux chêne d’Aulnay. Aucune réponse du Maire, mais dans la semaine, tout a été rasé, et on a attendu un an le début des travaux. Or il est possible de construire en conservant un minimum d’arbres. Les exemples abondent, comme rue Cornefert, les quelques chênes que naguère, la création de la Grande Nef a épargné. Et même sur les terrains appartenant à la collectivité, l’incurie est la règle : les grands arbres de bordure du terrain de la Croix Blanche ont été maltraités et étouffés par le dépôt de matériaux à leurs pieds lors de travaux d’assainissement. Un bon prétexte pour les abattre ensuite, alors qu’un document scientifique, demandé par une équipe précédente, indiquait les précautions à prendre.
  • La préservation des zones d’ombre est totalement absente : place Abrioux, les tilleuls centenaires, qui entouraient la place et en faisaient une véritable oasis, ont été sans discernement tous abattus (bien sûr, tous n’étaient pas malades) au profit d’oliviers en pot et de quelques chênes-lièges étiques, qui sont placés sur un seul côté, de sorte à ombrager un peu la rue, et jamais la place.
  • Partout dans le sud de la commune, où se trouve l’essentiel de ce patrimoine, vestige de la forêt de Bondy, on voit de nouveaux propriétaires privés tout défricher, tout abattre, ou encore confier leurs arbres à des élagueurs auto-proclamés et totalement ignorants des règles de l’art, sans que la municipalité fasse le moindre geste pour informer et aider à la préservation d’un patrimoine précieux en période de dérèglement climatique et de perte de biodiversité.

IL FAUT SAUVER LE « BOIS » D’AULNAY SOUS-BOIS !

Actions

Les attentes d’Aulnay Environnement 3/ Les équipements collectifs

En 2020, concernant les équipements collectifs, nous demandions :

  • Un plan à long terme pour doter la ville des équipements qui lui manquent : une médiathèque centrale, une maison des associations, une salle des fêtes, des salles de réunion de quartier modernes, un équipement culturel et de rencontre dans les quartiers sud 
  • Rendre publique l’anticipation de tous les équipements scolaires et de santé nécessités par les nouveaux programmes immobiliers
  • L’élargissement de l’offre d’hébergement de type EHPAD

En résumé, que l’on tire les conséquences de la croissance d’une ville de bientôt 100 000 habitants !

  • Aucune construction d’équipements dignes d’une ville comme la nôtre n’a été entrepris, à part l’Espace Jules Verne sur Balagny. On a même détruit le plus moderne, l’espace Averino, inauguré naguère en grande pompe, sans jamais avouer que le site était voué dès son acquisition à la destruction pour construire un ensemble immobilier. La transformation de la ferme Garçelon aurait dû venir en plus, car nous manquons de locaux modernes, mais, plus petite, elle ne suffira pas même pas à combler la disparition d’Averino. On nous en a annoncé l’ouverture durant des années, mais il a fallu patienter jusqu’à la période électorale ! Notre ville reste donc honteusement sous-dotée par rapport aux communes voisines, pourtant plus petites.
  • Aucune perspective claire en matière d’équipements scolaires (déjà surchargés) et de santé (amaigrissement du CMES) n’a été annoncée pour accompagner l’accroissement de notre ville
  • Pour les seniors, la municipalité reporte sur les associations Q.C.B.E (Quartier Croix Blanche et Environnement)  et Aulnay Environnement la responsabilité du gel du projet sur le terrain de la Croix Blanche. C’est en fait le résultat du refus total de discuter du projet avec les riverains, qui l’avaient massivement rejeté en Conseil de Quartier. C’est aussi le résultat de l’amateurisme, avec un projet très mal conçu et qui ne respecte pas le règlement du PLU, un permis si difficilement défendable que devant le tribunal administratif, la municipalité a choisi de le retirer. Ajoutons que cette résidence senior, dont la gestion ne pouvait être que privée était conçue pour remplacer la résidence des Cèdres et que rien ne permettait de penser qu’elle proposerait les mêmes tarifs que les Cèdres. Il faut faire face au vieillissement d’une population dont les moyens ne sont pas toujours élevés !

Les Aulnaysiens doivent se rendre compte, en voyant les équipements des communes voisines, combien notre ville est en retard, combien ses équipements sont vétustes, et ne pas se contenter des satisfecit de la municipalité pour avoir donné un coup de peinture ou remplacé des fauteuils qui avaient un demi-siècle. Le moindre village a une médiathèque digne de ce nom !

L’incapacité de la municipalité à restaurer l’Espace Gainville reste emblématique. C’était le seul lieu d’exposition mis à la disposition de notre école d’Art Claude Monet, et pour de rares périodes, accessible aux associations artistiques. Claude Monet a dû se contenter d’un Barnum dans un jardin peu visible, et le seul local qui reste est celui du cinéma Jacques Prévert. Nous invitons les Aulnaysiens à voir le château de la Forêt à Livry-Gargan, l’Espace des Arts à Pavillons, le château de La Doucette à Drancy. Et Drancy va en outre disposer d’un nouvel Espace Culturel !  Sur YouTube on peut voir notre maire en poser fièrement la première pierre ! 

NOUS VOULONS DES ÉQUIPEMENTS DIGNES DE LA 50e VILLE DE FRANCE,  AVEC UNE AMBITION AUTRE QUE CELLE D’UN VILLAGE !

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Les attentes d’Aulnay Environnement 2/ La circulation

En 2020, concernant la circulation, nous demandions :

  • Une nouvelle réflexion d’ensemble basée sur la circulation douce, avec un réseau continu de pistes cyclables
  • Une reconquête de la chaussée et des trottoirs : chasse au stationnement illicite, stationnement résidentiel payant ou en zone bleue
  • Création de zones piétonnes
  • Amélioration de l’éclairage des trottoirs et des passages piétons dangereux

En résumé , nous demandions que l’on parte du principe que les Aulnaysiens sont d’abord des piétons.

  • Aucune nouvelle concertation n’a été mise en place concernant les piétons
  • Aucun progrès dans la lutte contre le stationnement sur les trottoirs, entre autres autour des écoles. A quoi sert notre police municipale si nombreuse, et toutes ces caméras ?
  • De plus, les poubelles des nouveaux immeubles entravent de plus en plus les trottoirs, car on n’impose pas aux promoteurs de prévoir un emplacement spécifique
  • Au lieu d’une zone piétonne, on assiste boulevard de Strasbourg, à l’envahissement des trottoirs par les terrasses de restaurant, un défi pour les personnes à mobilité réduite
  • L’état des chaussées s’est progressivement détérioré, en particulier sur les voies où le plan de circulation a fait se reporter la circulation « de transit », comme l’avenue Jean Jaurès. De nombreux trous se sont creusés, et nous avons connu des années de raccommodage, à l’efficacité toujours éphémère. Les incidents pour tous les usagers se sont multipliés, pneumatiques endommagés ou carrément détruits pour les automobilistes, perte d’équilibre, chute ou écarts trop brusques pour les cyclistes. Enfin la période préélectorale a provoqué  la réfection de quelques rues, surtout dans le sud de la commune, mais en bien des endroits, en particulier dans le nord, combien de trous encore dans la chaussée ?
  • Quant au réseau de pistes cyclables et aux emplacements de stationnement pour les vélos, avec très peu d’aménagements, aucune perspective sérieuse ne s’ouvre, surtout lorsque les constructions se font sans contrainte, et sans souci d’élargir les voies. La piste cyclable du pont de la Croix Blanche, extrêmement étroite, reste un défi pour la sécurité des cyclistes.

FORCE EST DE CONSTATER QUE POUR LES PIÉTONS ET POUR LES CYCLISTES,EN 10 ANS, LES CHOSES NE SE SONT PAS AMÉLIORÉES.

LE SORT DES PIÉTONS CONTINUE D’ÊTRE IGNORÉ !

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Les attentes d’Aulnay Environnement 1 / L’urbanisme

Il y a 5 ans, nous avons envoyé aux différentes listes candidates aux élections une lettre ouverte exprimant nos attentes concernant la préservation et l’amélioration du cadre de vie des Aulnaysiens et notre aspiration à la mise en œuvre d’une politique globale pour lutter dans notre ville contre le dérèglement climatique, les fractures territoriales et sociales. Nos attentes portaient sur l’urbanisme, la circulation, les équipements collectifs, le patrimoine arboré, les déchets et l’énergie, la démocratie.

Sur l’urbanisme :

  • construction en retrait et refus des balcons surplombant le trottoir
  • encouragement à l’aménagement des parkings en rez-de-trottoir pour limiter le recours aux parkings souterrains
  • maintien sur la rue d’îlots verts et de créneaux de lumière en préservant les jardins et les grands arbres sur des points névralgiques
  • saisir toute occasion d’élargir les trottoirs.

 Force est de constater que nous n’avons pas été entendus.

  • L’alignement a été la règle, avec non seulement des balcons surplombants, mais aussi des fenêtres d’appartement donnant directement sur le trottoir, à hauteur de passant. Le PLUI du territoire Terre d’Envol, (présidé par notre maire) interdit à présent cette pratique. Comment notre municipalité ne s’est-elle pas rendu compte plus tôt de ce qui représente l’un des aspects les plus choquants de la densification ? C’est le fait d’un règlement du PLU de 2015 bâclé en quelques mois et jamais discuté avec les habitants.
  • Les parkings en sous-sol, jusqu’à deux à trois niveaux, sont la règle, alors que le SAGE, gestionnaire du réseau hydrographique, préconise au maximum un seul niveau. C’est une pratique irresponsable, qui fait peser de lourdes menaces sur l’avenir. Le réseau d’évacuation des eaux de pluie, modernisé par le département, risque d’être à terme saturé, tandis que les immeubles riverains voient leur-sol sol déjà affecté par l’humidité de la nappe phréatique rabattue vers le voisinage par les cuvelages des parkings.
  • Beaucoup de jardins et de grands arbres ont disparu, la liberté des promoteurs a été totale, pour densifier au maximum. À Aulnay, la nature joue de moins en moins son rôle de régulateur face au dérèglement climatique, qui n’est absolument pas pris en compte !
  • Aucun élargissement de trottoir n’a été effectué lors d’opérations immobilières, le cas de la rue Tournadour est exemplaire.

Qu’il soit bien clair que nous ne sommes pas contre les constructions, même si cette municipalité a été élue « contre le bétonnage ». Mais en clair, nous attendons  une politique d’urbanisme qui nous propose une densification maîtrisée. Or il est évident qu’il n’y a eu, sur deux mandatures, aucune maîtrise, aucune politique globale d’aménagement sur la plus grande partie de la ville. Le cas le plus évélateur est la construction de l’immeuble de la rue Princet, qui ne respecte pas l’alignement avec les grand immeubles voisins et rend impossible l’aménagement et l’élargissement d’une voie structurante entre le RER B et la future gare du Grand Paris. De surcroît, de graves malfaçons rendent sa destruction partielle ou totale inévitable, posant en plein  milieu de la ville ce qui ressemble déjà à une ruine. Pour combien de mois ou d’années ?

La promesse répétée de « préservation des quartiers pavillonnaires » s’est révélée vide de sens. Partout, des petits immeubles remplacent les pavillons, souvent sans respecter les règles du PLU. L’absence de surveillance des permis de construire est patente. Quant aux plus beaux pavillons, les plus anciens, qui représentent un patrimoine apprécié de tous les passants, mais qui se trouvent en bordure de la zone de centralité, ils disparaissent peu à peu. Parfois même c’est toute une rue qui va voir éclore d’énormes immeubles, comme rue du colonel Moll.

Pour les quartiers Nord, le constat est encore plus accablant : une densification à outrance, qui fait disparaître les espaces de loisirs, et des cités comme le Gros Saule complètement délaissées durant dix ans. 

EN CE QUI CONCERNE L’URBANISME, DIRE QUE LE BILAN EST DÉCEVANT SERAIT UN DOUX EMPHÉMISME

Nouvelles Constructions

NON AUX RUES-CANYON


Il y a dix ans, jour pour jour, nous publiions ce tract, avant que soit construit l’immeuble contre lequel nous avions lancé un recours, en vain

Aujourd’hui les choses se précisent : le paysage que nous annoncions pour « après-demain » commence à se dessiner. Le pavillon dont on aperçoit les tuiles rouges (parcelle 97) a été rasé, et plusieurs parcelles voisines ont été vendues,

Quel programme immobilier se prépare ? De quelle hauteur ? Les riverains s’inquiètent !
Non à la disparition des espaces verts que sont les jardins !
Non à la minéralisation à outrance de nos rues !

OUI À DES CONSTRUCTIONS QUI RESPECTENT UN PAYSAGE URBAIN OÙ LA NATURE A SA PLACE !

Compte-rendus

Compte-rendu de la réunion du Conseil d’Administration du 09 Septembre 2025

Présents : pour le bureau : René-Augustin BOUGOURD, Robert HALIFAX, Stéphane SCHURCK

Adhérents : Philippe SYLVAN, Jean-Claude PUENTE, :Gilles BRUTEL, Anita DIMEO

Ordre du jour:

  • Bilan du Forum
  • Plan vélo
  • Projet rue Gatouillat
  • Info diverses

Déroulé de la réunion :

1/ Bilan du Forum des Associations

Insuffisances du service de la vie associative et des équipements: manque d’informations, inscriptions « à l’arrache », associations absentes par manque de place, absence de considération du fait du Maire, état des lieux déplorable (saleté, vétusté extrême, grange à restaurer d’urgence)

Des contacts avec les habitants, 4 adhésions.

2/ Le plan vélo (Gilles BRUTEL)

Voté en décembre 24. Essentiellement un effet d’annonce, une communication sans vrai contenu.

Une chargée de mission aux pouvoirs limités, car privée d’une partie des attributions de M.LAMBERT, autrefois très actif.

30 km/h dans toute la ville, sauf voies départementales à 50km/h.

Quelques « sas vélo » devant feux rouges, mais difficilement accessibles.

Une future « maison du vélo » rue du 11 novembre dont la municipalité s’attribue la création, alors qu’il s’agit d’une initiative d’Ile de France Mobilités, gérée par Transdev, ouverte aux associations et vouée à la location de vélos VELIGO. 7 sont prévues en région IDF.

Plus aucune réflexion ni de concertation sur le plan de circulation, comme Lambert l’avait organisée avant son départ.

3/ Projet rue Gatouillat (Anita DIMEO)

12 rue Gatouillat : affichage d’un permis de démolir tardif et fautif (annonce 300 m2 au lieu de 250 m2), et mutation de plusieurs parcelles voisines entre Gatouillat et 14 juillet.

Probabilité d’un projet d’immeuble entre les deux voies, crainte de la construction d’un nouvel immeuble de 17 mètres de hauteur dans une rue étroite, face à un autre immeuble ancien dont il boucherait la vue et toute la lumière.

Ce que l’association dénonçait il y a quelques années risque de se confirmer : la transformation des deux voies en couloir étroit, sans aucune considération pour l’environnement, la démolition au 12 s’étant accompagnée de celle du plus beau néflier du centre-ville.

Proposition d’un communiqué sur le thème amorcé il y a déjà plusieurs années, et prenant l’exemple de l’avenue du 14 juillet : nous ne voulons pas de rues-canyon !

Infos diverses :

Mécontentement de propriétaires contre les préemptions. Soupçons qu’elles sont entreprises pour revente aux promoteurs, alors que les préemptions devraient servir à ménager des respirations pour rompre des continuités hausmaniennes avec des pavillons et des jardins offrant ensoleillement et circulation de l’air. Précisions à venir par Mme BRETON.

Le permis de l’opération Soleil Levant aurait été affiché depuis longtemps, ce qui rend tout recours impossible. Contact à établir avec le riverain qui nous avait alerté.

Prochaine réunion le 7 octobre 2025 Salle local Foyer Dumont 20h

arbres

La canicule à Aulnay : y a-t-il un pilote dans l’avion ? (2) encore un méfait des élagueurs fous


Les riverains de l’avenue Paul Langevin et de la rue du Gros peuplier ont dû se plaindre : on avait à peine la place de passer et on devait se baisser pour marcher sous les arbres, à cause « des drageons et des jeunes rameaux présents au plus près des troncs des arbres » (lettre de M. SANOGO, Adjoint au Maire Environnement- Espaces verts – Voirie). Il a donc annoncé « une taille d’entretien » ! Voici le résultat :

Plus aucune ombre pour les piétons. Comment les arbres vont-ils survivre à une taille « à blanc » en pleine canicule ?

Normalement, on peut penser qu’une personne chargée des espaces verts n’ignore pas que la météo, ça compte pour la végétation, (surtout à la veille de l’été et en phase de réchauffement climatique), et qu’elle consulte les prévisions avant de déclencher des travaux en début de canicule. Pas à Aulnay.

Entre un élagage des drageons et des branches basses et une taille sévère, on sait faire la différence. Pas à Aulnay.

Plus gênant : la lettre de M. Sanogo parle de « rideaux de platanes». Ou les élagueurs se sont trompé de rues, ou M. Sanogo ne sait pas faire la différence entre tilleuls et platanes. Complétons donc la formation initiale de notre « responsable des espaces verts » :

L’avantage des platanes, outre la différence absolue des écorces et des feuilles, c’est qu’ils ne « drageonnent » pas. M. Sanogo ne semble pas le savoir, ni se souvenir qu’avec les tilleuls, c’est chaque année le même problème.

On est tenté par 3 réponses :

Réponse a : la colère

Réponse b : l’incompétence de nos élus est suffisamment établie pour que ça ne vaille plus la peine de réagir

Réponse c : expliquez-nous ce qui a pu conduire à une telle aberration et discutons d’une « Charte de l’arbre »

En bons démocrates, on serait tentés par la réponse c. Mais quel sera le retour de la municipalité ?

Réponse : silence méprisant

Réponse b : les gens ont demandé un élagage, ils n’ont plus qu’à la boucler !

Réponse c (qui suppose un certain sens de l’humour) : OK, on a fait une erreur, discutons-en !

Quelle sera la réponse ? On parie ?

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La canicule à Aulnay : y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Nous y voilà : première canicule de l’été, et on peut être sûr qu’il y en aura d’autres. La question que nous avons posé sans nous décourager apparaîtra-elle enfin pertinente à nos élus ? À savoir :

Que faire pour adapter notre ville au changement climatique ?

  • La minéralisation effrénée à laquelle nous assistons est-elle la bonne réponse ?
  • La disparition des jardins et des grands arbres est-elle une bonne idée ?
  • Est-ce sage de choisir un temps de canicule pour tailler à blanc les arbres de plusieurs avenues et de supprimer tout ombrage ?
  • Disposons-nous d’un plan d’ensemble de végétalisation ?
  • Pour le sud, a-t-on mené une réflexion sur le modèle haussmannien de façades continues de 5 étages ?
  • Pour le nord, quelle réflexion sur les problèmes d’isolation dans le grand collectif ?

Avons-nous eu dans nos boîtes aux lettres de beaux prospectus vantant l’action de notre municipalité en matière d’adaptation au changement climatique ?

Il faut reconnaître qu’elle a conduit une expérience intéressante place Abrioux, qui semble avoir été aménagée pour voir si vraiment les grands arbres ne servaient à rien pour la qualité de vie, et si les petits oliviers en bac pouvaient faire baisser la température. Le résultat devrait convaincre les plus sceptiques : zéro ombre sur cette place étincelante comme une poêle en inox, sur laquelle on serait tenté de faire cuire des œufs. Il y fait aujourd’hui plus chaud qu’à côté du four de la boulangerie. On voulait un lieu pour le feu de la Saint Jean : en ce moment, tous les jours c’est la fête!

Il serait temps d’en tirer la conclusion : d’abord, il nous faut des arbres, beaucoup d’arbres, et déjà protéger les quelques-uns qui nous restent de l’appétit des promoteurs et de l’aveuglement des nouveaux propriétaires. Il faut un Comité de la Charte de l’arbre, pour une gestion concertée du patrimoine arboré, regroupant les élus, les responsables des services, les associations, et tous les habitants volontaires.

S’il faudrait enfin que les élus s’emparent du problème, il faut aussi associer les habitants à la réflexion, à travers les Conseils de Quartier. L’adaptation au changement repose sur la solidarité et sur l’appel à la responsabilité de chacun, sur une réflexion collective et sur l’élaboration de propositions réalistes.

EN UN MOT, IL FAUT S’APPUYER SUR LA DÉMOCRATIE.OR, OÙ EN EST LA VIE DÉMOCRATIQUE À AULNAY ?

(Est-ce qu’on prend des risques d’être poursuivi par Monsieur Marques,en posant toutes ces insolentes questions ?)

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« Quand j’entends Le mot Culture » : l’adjoint au maire menace Aulnay Environnement

Il y a quelques jours, vous avez pu lire un communiqué dénonçant la situation des équipements culturels et associatifs dans une « île grande comme la 50e ville de France ».

Le contenu de cette fable a paru si pertinent qu’il a fait mouche, et son humour a fortement déplu à M. Paulo Marques, 12e adjoint de la municipalité d’Aulnay-sous-Bois.

Il prétend que faire partie d’une association prive les citoyens du droit d’exprimer une opinion et d’avoir des convictions politiques. Que n’applique-t-il à lui-même cette règle !

Pour M. Marques, le fait que des membres d’Aulnay Environnement aient figuré dans une liste d’opposition, de droite comme de gauche, que l’actuel président ait exprimé une opinion défavorable, et strictement personnelle, hors du sceau de l’association, sur la stratégie des partis de gauche en 2020 disqualifierait notre association.

M. Paulo Marques prouve ici qu’il ignore la nature même de la démocratie, qui est fondée sur la liberté individuelle et la confrontation pacifique d’opinions opposées. Mais il peut encore progresser. En tant que responsable de la Vie associative, il vient tout de même d’apprendre qu’il ne lui est pas permis de demander à une association de lui communiquer la liste de ses membres et leur domiciliation.

Il nous reproche de « critiquer de façon systématique la majorité municipale ». Rafraichissons-lui la mémoire avec le cas de la ZAC Valfrancilia. Sans le dire, la municipalité dont il fait partie a fini par se rallier à nos contre-propositions qui consistaient à reporter le projet, non sur la construction d’immeubles sur le parc Ballanger, comme elle l’envisageait, mais sur l’aménagement des zones d’activités limitrophes. S’il avait accepté le dialogue avec nous, nous aurions peut-être économisé des années et beaucoup d’argent de la collectivité. Malheureusement, pour la première fois qu’il adresse un courrier, c’est pour nous menacer.

Ce que nous critiquons le plus souvent, c’est l’opacité entretenue sur les transformations de la ville et le refus de tout dialogue avec une association aussi représentative que la nôtre, dialogue qui est le fondement de la démocratie. M. Marques pense-t-il que les critiques que nous portons, la multiplication des constructions sans plan d’ensemble, la disparition de tant de jardins et des grands arbres, l’étroitesse des trottoirs ne soient pas partagés par beaucoup d’Aulnaysiens ? Nous sommes leur porte-parole. Et nous pensons que tous les équipements publics, qu’ils soient même culturels, font partie de notre environnement.

Dans quels type de régime politique menace-t-on ceux qui expriment des opinions critiques ?

M. Marques considère que tout communiqué d’Aulnay Environnement qui ne se bornerait pas à la question du fleurissement et du sort des petits oiseaux « peut être  assimilé à une dépense électorale de soutien à une liste d’opposition, et donc constituer un financement illégal de campagne. » et il nous menace de nous dénoncer à « la Commission nationale des comptes de campagne et à toute juridiction compétente ». Non, M. Marques, nous ne considérons pas que tout passe par un financement quelconque. Nous ne demandons d’argent à personne pour nos communiqués.

Monsieur Marques, dans quel pays s’efforce-t-on ainsi de museler toute parole critique ?

Ce genre de pays n’est pas notre modèle, et nous ne céderons pas à votre menace.

ValFrancilia/Ballanger

Avis d’Aulnay Environnement sur la ZAC Val Francilia

1/La concertation

Si les balades urbaines se sont bien déroulées, la réunion de lancement, sous le contrôle des élus, a été menée de façon lamentable, en monopolisant la parole durant une longue suite d’exposés qui suscitaient de nombreuses interrogations impossibles à exprimer, avant de proposer à la vingtaine de participants de poser leurs questions par flashcode !

2/ les limites de la ZAC

Il manque à la présentation une caractérisation de l’ensemble de cet espace périphérique reposant sur une analyse historique : le passage tardif et plus ou moins bien contrôlé du statut d’espace agricole à espace urbain, essentiellement commercial ou voué à la logistique, et parfois dégradé.

C’est ainsi un espace de relégation sociale, où se trouvent deux hôtels sociaux regroupant des personnes en situation précaire, pour lesquelles l’accès aux écoles, en particulier, est problématique.

Or il apparaît que les limites de la ZAC Val Francilia ne vont pas jusqu’aux frontières de la commune, au-delà de l’autoroute A1, où se trouvent les 2 hôtels sociaux, rue Copernic et rue Robert Bremond. Cette extrême périphérie est-elle donc vouée à être abandonnée à elle-même ?

Même dans la zone de la ZAC, les problèmes sociaux sont largement ignorés. Plusieurs commerces importants y sont présents, dont la gamme de produits est destinée à une population aux revenus modestes, avec des attentes spécifiques (BUT, Hmarket, etc. ) , la zone de chalandise s’étendant sur la Rose des Vents. C’est aussi un site de distribution et de stockage des Restos du cœur. Comment est envisagé le maintien de ces activités ou services qui ne risquent pas de devenir inutiles ? Comment est envisagée la circulation, souvent faite à pied, depuis la Rose des Vents, et jusqu’au centre O’parinor, où se trouve l’enseigne discount ATACADAO, qui se revendique adapté aux « zones populaires » ?

3/ Les équipements

Le dossier parle de nouveaux logements, mais quid des écoles, crèches, maisons médicales ?

Une telle ZAC pourrait être l’occasion d’étudier la possibilité d’équipements culturels modernes, qui est l’une des grandes carences de la commune, alors que d’autres villes du territoire (Drancy, Tremblay) , pourtant moins peuplées, se dotent de grands équipements culturels. Le seul équipement culturel moderne de toute la commune, l’espace Jules Verne, de dimensions au demeurant modestes, juste à la mesure du quartier Balagny, se trouve à l’extrême sud de cette vaste zone.

Quels équipements spécifiques de loisirs et de culture pour la jeunesse ? pourquoi ne pas saisir l’occasion pour implanter une micro-folie ? À noter qu’autrefois dans la zone des Mardelles, il y avait un Centre d’Art Contemporain. Sur son emplacement, vient d’être déposé un projet de construction consacrée à des activités industrielles et de stockage.

4/ les déplacements

Débouché d’un nœud autoroutier, et traversé par un flux de camions appelé à s‘intensifier vers les zones d’activité, le carrefour de l’Europe est déjà un « point noir ». La situation ne peut que s’aggraver avec la mise en service de la gare du Grand Paris et la création annoncée dans le PLUI de 2400 logements. On prône les « circulations douces », alors qu’aucun parking de délestage n’est prévu à la sortie des autoroutes. C’est un problème de première grandeur, concernant tous les Aulnaysiens, qui mériterait de voir la population associée à la réflexion. Or les demandes de création d’un groupe de travail ouvert aux Aulnaysiens ont été obstinément repoussées par les responsables. Une fois de plus à Aulnay se manifeste le refus absolu des élus à associer les citoyens à la transformation de l’espace où ils vivent, là où d’autres élus, dans d’autres communes de la Métropole, quelle que soit leur appartenance politique, sont convaincus que « rien ne peut se faire sans la population ». Par ailleurs, on ne peut que se réjouir du projet de nouvelle voie de désenclavement, de la Fosse à la Barbière jusqu’à Balagny.

5/ Le stade du PSG

On doit déplorer l’obstination des élus à contraindre les maitres d’œuvre à prendre en compte l’implantation d’un stade du PSG, une lourde hypothèque pour la réflexion d’ensemble sur le site, alors que cette hypothèse est hautement improbable. Elle divise la population. Là aussi, une consultation serait opportune.