Nos Actions, Place Abrioux

Discours des Journées du Patrimoine : 16 septembre 2017

Chers Aulnaysiennes, chers Aulnaysiens, chers concitoyens

Il nous a semblé particulièrement pertinent d’organiser cette manifestation à l’occasion des Journées du Patrimoine. Car c’est bien pour le patrimoine que nous sommes mobilisés aujourd’hui, un patrimoine vivant, cette place que nous fréquentons les uns comme moi depuis 10 ou 20 ans, les autres depuis leur enfance. Certains d’entre vous ont fait leurs études dans ce collège, beaucoup sont venus ou viennent encore quotidiennement chez les commerçants de la place, autrefois à la charcuterie, au pressing, à la maison de la presse, ou encore au café. Vous reconnaissez là la liste des commerces disparus. Ne restent aujourd’hui qu’une boulangerie, un restaurant italien (un peu plus loin, un restaurant japonais) un kebab, une épicerie et un chauffagiste. Il est clair que cette place est en train de mourir à petit feu et qu’il est légitime de chercher à y remédier.

Cette place, ce n’est pas seulement des commerces, c’est aussi un décor. Un décor qui a son charme. Certes ce n’est ni la place des Vosges de Paris, ni la place Navone de Rome. Mais c’est chez nous. C’est notre paysage urbain, nous l’aimons, et nous avons de bonnes raison pour cela. S’il lui fallait un label de qualité, nous avons celui du bureau de l’inventaire et de la recherche urbaine du département de Seine-Saint Denis, qui en 2008 a classé la place comme « ensemble urbain d’intérêt patrimonial ». Certes, l’annexe du collège n’est pas vraiment une réussite, mais jusqu’à ce jour, le reste de la place « est resté dans son jus », avec ce collège qui fleure bon sa 3e république, et quelques beaux exemples de l’architecture vernaculaire du tournant du XIXe au XXe siècle, du côté nord de la place. Notons la belle réalisation de la municipalité précédente qui a réhabilité le plus petit de ces immeubles. Et puis, rue Paul Langevin, un bel immeuble « art nouveau » dont le pignon est l’un des plus beaux ornements de la place. Enfin, les tilleuls, diversement épanouis contribuent évidemment à l’agrément de la place, en nous faisant penser à Rimbaud

« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans.

Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade. »

Nul ne contestera qu’avoir laissé cette jolie place devenir un parking  fut regrettable et que vouloir la rendre intégralement aux piétons soit une bonne idée. Mais la bouleverser et abattre les tilleuls pour installer un parking souterrain à deux niveaux est une mauvaise idée.

Une mauvaise idée car tout le monde sait que les parkings souterrains coûtent très cher et sont ensuite sous-utilisés, en particulier à Aulnay, ou le parking de la Grande Nef est toujours à moitié vide, même les jours de marché.

Une mauvaise idée tout particulièrement dans des terrains où la nappe est très proche de la surface : il est clair que le 2e sous-sol de ce parking sera régulièrement inondé, comme tous ceux des immeubles qui en ont été dotés. Il est clair que cette nappe, en partie détournée par un énorme cuvelage, se déversera dans le sous-sol des constructions voisines et affectera les fondations, pour autant que ces immeubles en aient. A terme, c’est tout le quartier qui sera affecté : nous avons affaire à des apprentis-sorciers.

Une mauvaise idée encore car ce projet implique la disparition des tilleuls.

Une mauvaise idée enfin parce que le premier nom de cette place était « Place des écoles ». Des années durant, près de 1200 élèves ont parcouru la place. Ils sont moins aujourd’hui, mais d’ici 2 ou 3 ans, l’annexe Barrault accueillera une école primaire et peut-être une maternelle : ce sera près d’un millier d’enfants qui se répandront ici aux heures de sortie. Et au milieu de ce flux, on va créer une descente de parking ! Comment peut-on fermer les yeux sur cette aberration ?

On a l’habitude de dénoncer un gouvernement des technocrates qui prennent des décisions sans aucune connaissance des réalités du terrain. Mais quel aveuglement faut-il pour ignorer la réalité, quand on l’a sous les yeux ?

En vérité, c’est la façon de gouverner la commune qui ne va pas. On nous avait promis « une Aulnay respectueuse ». Où est le respect, quand on fait le choix d’un urbanisme brutal, où jamais les riverains et les usagers de la place n’ont étés consultés, où lorsqu’enfin le sujet est évoqué en réunion de quartier, les adjoints au Maire tournent en ridicule un projet alternatif, où l’on se permet de dire d’un contradicteur : « ce monsieur fait son cirque » ? Où est le respect du citoyen dans ces réunions qui ne sont que des sortes de conférences de presse, où l’on ne fait qu’informer de ce qui a été décidé ? Où est le respect du patrimoine arboré et du paysage urbain ?

Enfin, où est le respect d’un légateur qui donne son terrain à la commune, pour un usage scolaire et sportif ? Où est le respect lorsqu’on promet ce terrain à un promoteur qui n’a cure de l’urbanisme, qui ne vise qu’à maximiser son profit en exploitant le terrain au maximum et en construisant le plus haut possible, au passage grâce à une municipalité qui vote un nouveau PLU permettant de construire ici des immeubles d’un étage de plus qu’auparavant.

Où est le respect du commerce, lorsqu’on ferme les yeux sur la disparition du café ? En vérité, c’est le dépérissement programmé du commerce qui est en route. Déjà la boulangerie connaît une perte de chiffre d’affaire, car les anciens clients du café vont ailleurs. Et qu’en sera-t-il lorsque les travaux auront commencé ? Qui aura envie de venir chercher son pain au milieu des machines et des camions, dans le bruit des pelleteuses et des marteau-piqueur ? Et l’on prétend vouloir faire revivre le commerce ? Mais ce petit commerce, il est bien plus facile de le tuer que de le faire revivre ! Cela ne se décrète pas par un arrêté municipal.

Et qu’en est-il du respect du confort de vie des riverains, lorsqu’on lance ce chantier en même temps que les travaux d’assainissement certes nécessaires rue Jean-Jacques Rousseau, à deux pas de la place, et qui vont durer un an ? Quel enfer va devenir la circulation dans le quartier ! Et lorsque l’on croira enfin pouvoir respirer, ce sera la construction de l’immeuble « Trevi » qui commencera ! Puis celui de son jumeau, sur le terrain qui aurait dû être consacré à l’amélioration des locaux du collège, en particulier de la cantine en sous-sol. Et qui en hiver privera la place de soleil.

Et croit-on que les propriétaires des véhicules qui encombrent la place, dont certains sont des « voitures-ventouses » utiliseront tous un parking payant, habitués qu’ils sont à la gratuité sur la place ? Croit-on que le personnel féminin de l’hôpital aura envie de s’aventurer dans un sous-sol aux heures tardives qu’impose parfois leur planning ? Ce sera encore plus de voitures sur les trottoirs, encore moins de place pour les piétons, et encore plus de dangerosité.

Ce quartier vit sur des équilibres précaires. Il fallait du doigté, de la prudence pour agir sur ce paysage urbain. Certes, il peut changer, car il faut bien de nouveaux logements. Selon le diagnostic délivré par un organisme indépendant, la ville perd des habitants des catégories à revenu moyen. C’est pour eux qu’il faut construire, et pas seulement le long de la rue Jules Princet, dont nul n’ignore qu’il s’agit d’un axe de circulation intense. Ces ménages ont aussi le droit de choisir le sud. Or ce qui va se faire ici, c’est du logement pour les hauts revenus. Et pour lesquels une seule place de parking est prévue ! Et où mettront-ils leur deuxième voiture, je vous le demande ? Où viendront se garer leurs amis et invités ? En vérité, c’est pour cette clientèle-là qu’est construit ce parking, pour offrir un argument de plus au promoteur !

C’est tout un projet de ségrégation sociale qui est en route : au nord les pauvres, au centre les revenus moyens, au sud les riches, bien plus riches que nous ne le sommes aujourd’hui!

On comprend ainsi pourquoi on refuse absolument d’étudier une autre possibilité de rendre la place aux piétons. Certes, on ne savait pas, lorsque le projet de parking souterrain a été lancé, peu après les élections, que le terrain de la perception serait libéré, que la possibilité d’un parking en silo, à 3 niveaux permettrait de remplacer avantageusement les 42 places du parking actuel. Mais saisir cette opportunité bien mois coûteuse, faire preuve de souplesse intellectuelle et changer de cap, cela ne peut pas être envisagé par nos dirigeants ! Sont-ils psychorigides ou aveuglés par l’ivresse du pouvoir ? Ou la raison est-elle ailleurs ?

En vérité, je pense qu’ils n’ont jamais aimé ce que nous aimons, ce paysage fait d’un subtil mélange entre maisons individuelles et immeubles collectifs, où les jardins des premiers apportent la lumière qu’occultent les seconds. C’est cela Aulnay, c’est cela que les promoteurs vendent à leurs clients.

Avant de tout transformer en couloirs étroits et sombres entre deux parois de béton.

Au fait, qui avait fait campagne contre le bétonnage ?

En attendant, admirons nos tilleuls. C’est leur dernier automne.

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Lettre ouverte à M. Bruno BESCHIZZA, Maire d’Aulnay-sous-bois

Aulnay, le 20 juillet 2017 8

Monsieur le Maire,

Vous avez pour projet de « réhabiliter » l’ex place Camélinat que vous avez rebaptisée « Jean-Claude Abrioux » et la rendre aux piétons en y interdisant le stationnement des automobiles. C’est une bonne idée.

Vous voulez creuser sous la place pour y installer un parking souterrain. C’est une très mauvaise idée.

  • Cela perturbera l’écoulement d’une nappe phréatique très peu profonde dans cette partie de la commune et affectera toutes les constructions environnantes.

  • Cela entraînera la destruction des tilleuls qui ont encore devant eux plusieurs siècles d’espérance de vie, qui sont un des ornements de la place et une source de fraîcheur en période de chaleur.

  • Cela coûtera très cher : 5 millions d’Euros sur le budget de la commune.

Or vous le savez, le nouveau gouvernement va demander de nouveaux efforts financiers aux collectivités, 11 milliards d’euros sur les 50 milliards d’économies publiques prévues sur 2015-2017, sous la forme d’une baisse des concours financiers que leur verse l’État.

L’association des maires de France vient d’alarmer le gouvernement qui va leur imposer de faire des « arbitrages douloureux entre les services rendus aux populations, y compris les plus fragiles, et une diminution massive de leurs investissements. »

Nous vous prions instamment de faire le bon choix : renoncer à un investissement inutilement coûteux plutôt qu’aux services rendus à la population.

On peut renoncer au parking souterrain sans abandonner l’idée de libérer de la place.

  • Un investissement moins coûteux est possible : la transformation de l’ancienne perception de la Rue des Écoles en parking à trois niveaux, qui pourra contenir autant de véhicules, sinon plus, que la place. Ce parking peut être construit sans détruire une façade typique des années 30 et sans défigurer le quartier. Les architectes ont démontré qu’ils sont capables de reconstruire en conservant une façade.

  • Ce choix aurait l’immense avantage de faire entrer et sortir les véhicules loin du passage des enfants du collège et des écoles maternelles et élémentaires qui vont être installées dans l’ancienne annexe Barrault. Aménager les accès d’un parking souterrain en pleine zone de passage de centaines d’enfants est une aberration.

Choisir cette solution alternative aura donc de multiples avantages : elle contribuera à préserver l’équilibre financier de la commune et la sécurité de nos enfants.

Il faudrait saisir l’occasion de ces nouvelles contraintes budgétaires pour consulter la population du quartier, riverains et parents d’élèves, ce qui n’a jamais été fait, malgré la pétition que nous vous avons présentée. Les conseils de quartier doivent fonctionner comme une institution démocratique, et non plus comme une sorte de conférence de presse où les représentants de la municipalité sont seuls maîtres du débat, refusent le micro aux contradicteurs et tournent en ridicule les défenseurs d’un projet alternatif.

Ainsi vous pourrez faire de l’aménagement de la place J-C Abrioux une vitrine positive de votre mandature.

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Le parking souterrain de la place Abrioux, les Aulnaysiens n’en veulent pas !

17 juin 2017
Décidé sans aucune concertation avec les habitants, ce projet est nuisible à de nombreux titres :
  • Il coûte très cher à la commune (5 millions d’Euros), alors que des économies drastiques sont réalisées sur les services à la population 

  • il est anti-économique : on peut douter que sa gestion dans le cadre de la délégation de service public soit rentable, les deux autres parkings souterrains de la ville étant toujours en partie vides. Le déficit d’exploitation sera à la charge de la ville. (revoir les reportages de la télévision !)

  • il est anti-environnemental : un énorme cuvelage va s’ajouter à ceux des parkings souterrains des nouveaux immeubles qui poussent un peu partout. Les risques d’inondation en seront augmentés. La plupart de ces sous-sol sont inondés et nécessitent un pompage continu.

  • il est anti-patrimoine arboré : ce projet commencera par l’abattage des tilleuls centenaires, qui font l’agrément de la place.

  • Il est contraire à la recherche de sécurité sur la place : les rampes d’accès et de sortie empièteront sur l’espace piétonnier et leur sortie se fera sur un espace parcouru par des centaines d’enfants lors des débuts et des fins des cours.

Et que dire de la discrétion offerte à tous les trafics ?

Certes, rendre la place aux piétons paraîtra une intention louable. Mais en quoi ce parking souterrain peut-il revivifier le commerce, alors que l’arrêt-minute sera devenu beaucoup plus difficile, à cause des voitures-ventouse qui ne manqueront pas de bloquer les rares places en surface ?

Une solution alternative est possible :

un parking-silo à plusieurs étages sur l’emplacement de la perception qui va être démolie.

On peut imaginer que les architectes d’aujourd’hui sauront concevoir un bâtiment esthétiquement satisfaisant.

Cette solution présente de nombreux avantages :

Moins coûteuse, sans conséquence sur la circulation des eaux souterraines et sur le patrimoine de la place, elle n’injurie pas l’avenir. Si d’aventure nos descendants parviennent à se détacher de la dépendance à l’automobile, il sera bien plus aisé de reconvertir ce type de bâtiment que de reboucher un énorme trou.

Et ne soyons pas dupes !

Ce parking n’est pas fait pour les Aulnaysiens d’aujourd’hui !

il s’intègre à un programme spéculatif destiné à satisfaire

un promoteur spécialisé dans l’immobilier de luxe !

Il permettra surtout aux nouveaux habitants de garer leur 2e voiture !

N’imaginons pas non plus que ce parking soit fait pour le personnel de l’hôpital : aucun contact n’a été pris avec les représentants du personnel, majoritairement féminin.

Et qui voudra y descendre à toute heure du jour ou de la nuit ?

 

arbres

Lettre au Maire , Peupliers du Stade

Aulnay, le 24 novembre 2016

Monsieur Le Maire,

Nous venons d’être alertés par une habitante du quartier : une rangée de peupliers bordant le stade du Moulin Neuf du côté du lycée serait vouée à l’abattage. La personne s’est adressée aux services techniques qui lui ont donné comme réponse la nécessité d’abattre ces arbres pour installer les éclairages du terrain de sport. Est-il nécessaire d’abattre tous les arbres ? Ces arbres contribuent à l’agrément du paysage et jouent un rôle écologique non négligeable.

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir inviter les services techniques à réexaminer cette décision.

Avec nos salutations respectueuses,

Le président d’Aulnay Environnement,

Etudes

Les projets d’«EMBELLISSEMENT » de la place ABRIOUX, EX-CAMÉLINAT

A la réunion du jeudi 8 décembre, où la Mairie a défendu ses projets pour cette place, Aulnay Environnement a présenté sa propre analyse des projets.

Sur le diagnostic, il y a accord pour mettre fin au parking et rendre la place aux piétons, faire revivre des commerces et ramener des habitants (mais pas trop !) pour faire vivre ces commerces.

Mais le désaccord est profond sur les remèdes proposés :

Aulnay Environnement est hostile à tout parking souterrain

  • qui perturbe la circulation souterraine des eaux, va nécessiter comme partout l’installation de pompes dans le parking et peut-être aussi chez les riverains
  • qui va entraîner la disparition de tilleuls centenaires (espérance de vie 500 à 1000 ans), arbres remarquables.

Aucune réflexion ne semble avoir été menée sur les déplacements dans l’ensemble de la zone, où s’ajoutent plusieurs flux automobiles :

  • une partie des usagers de l’hôpital
  • les clients des commerçants
  • un transit nord-sud depuis la rue du 14 juillet et est-ouest depuis l’avenue du Clocher
  • un afflux de véhicules en fonction des horaires d’entrée et de sortie du collège

En fonction de ces flux (et de la place disponible) :

  • Où vont se faire les entrées et sorties du parking souterrain ?
  • Ne vont-elles pas créer de sérieux problèmes en débouchant sur des croisements de voies où passent aussi beaucoup d’enfants et d’adolescents ?
  • Ne vont-elles par largement empiéter sur la place elle-même, en contradiction avec l’ambition de rendre cet espace aux piétons ?
  • Comment sera compensé l’espace « d’arrêt minute » offert par le parking actuel ?

Et surtout, a-t-on fait une étude sur la circulation autour de la place pour évaluer aussi la part des riverains, des clients et des professionnels dans le stationnement plus ou moins permanent, ce qui aurait pu faire émerger des responsabilités et des solutions alternatives intégrant les autres parkings de la ville? N’aurait-il pas été plus raisonnable de faire cette étude avant de prendre toute décision, au lieu de décider d’abord, et de s’en remettre aux professionnels pour faire rentrer ce projet au forceps dans cette petite place ?

Des terrains seront bientôt disponibles pour un parking en surface, ceux de la perception et de l’annexe Barrault. Pourquoi cette précipitation, alors que sur le terrain de la Croix Blanche, il semble surtout urgent d’attendre ?

En ce qui concerne les constructions :

La place a été repérée en 2008 comme « élément d’intérêt patrimonial » par le service du patrimoine culturel du département de Seine-Saint-Denis. Toute démarche d’embellissement aurait dû avoir comme préalable une vraie réflexion d’urbanisme pour analyser et préserver ce qui fait son cachet.

  • La place est restée « dans son jus », avec des immeubles (sauf bien sûr le nouveau bâtiment du collège) du début du 20e siècle, pour la plupart de qualité.
  • Elle est bordée de très beaux tilleuls centenaires.
  • Côté nord, 2 beaux immeubles, dont un a été bien réhabilité. Ils sont magnifiquement éclairés. L’ensoleillement apparaît comme un atout essentiel pour la place tournée et ouverte vers le sud.
  • Du même côté, l’ancienne boucherie, malgré sa surcharge publicitaire, est un édifice très pittoresque. Il faut rester vigilant, car ses jours sont peut-être comptés.
  • La perle de la place, c’est rue Paul Langevin, l’immeuble Aubry-Boisson (1909), du pur style Art Nouveau. La logique patrimoniale élémentaire serait de le mettre en valeur.
  • le côté du café et du restaurant est occupé par des immeubles de faible qualité, sauf celui du milieu. Mais l’essentiel est dans l’harmonie des volumes. Ces trois immeubles reproduisent la volumétrie de bien des grandes résidences nobiliaires, et même des petites gares dont nous regrettons la disparition : un corps principal, deux ailes symétriques et plus basses.
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Il est beaucoup question de « faire du Beau ». Or il se trouve que dans notre tradition esthétique, l’harmonie est un caractère essentiel du Beau. Le luxe des matériaux, qui semble au cœur de la conception du Beau municipal, est tout à fait accessoire. Élargi à tout le paysage urbain, le respect de la volumétrie devrait être un souci fondamental. Mais pour cela il faudrait avoir ce qu’on pourrait appeler une éthique du paysage urbain, c’est à dire un vrai souci de préserver la beauté des quartiers anciens de la ville. Il faudrait savoir la regarder, et peut-être l’aimer vraiment pour ce qu’elle est.

Et pourtant, le PLU l’affirme :

11/2.1 – Les constructions doivent être compatibles notamment dans leur volumétrie, leurs matériaux et la composition des ouvertures et de l’accroche aux constructions limitrophes (Règlement de la zone UD).

Mais le respect de cet article est le cadet des soucis de la municipalité, du promoteur et de son architecte, au vu de ce qui nous attend :

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Non seulement cet immeuble massacre la volumétrie actuelle, mais il écrase l’immeuble Art Nouveau :

Image extraite du permis de construire et mise en perspective par Aulnay Environnement (On y voit, sans changement d’échelle, le pan coupé de l’immeuble Aubry superposé à la photo comme preuve du respect du document fourni par le promoteur.)

 
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On aura peut-être du mal à le croire, mais il semble que cette réalité ait échappé aux responsables municipaux, car apparemment de bonne foi, ils ont affirmé au public de la salle que le nouvel immeuble avait la même hauteur que l’immeuble Aubry. Or il fait un à deux étages de plus, selon que l’on prend en compte la fenêtre unique du faîte, une sorte de figure de proue qui en devient ridicule.

Cette situation relève entièrement de la responsabilité de l’équipe municipale qui a fait un règlement de PLU ouvrant toute latitude à la mégalomanie des promoteurs. Dans la zone UD, qui concerne le reste de ce quartier

La hauteur de façade principale est limitée à 13 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 15 mètres. Les parties de construction situées au-dessus de 13 mètres doivent être implantées avec un recul minimum de 3 mètres de la façade principale. (Art. UD 10/1).

Mais les abords de la place ont droit à un traitement de faveur, car ils sont en UDa :

Dans le secteur UDa la hauteur de façade est limitée à 16 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 18 mètres. (Art.10/2.2)

On remarquera qu’il n’est plus question du retrait de 3 mètres au delà des 16 mètres !

Pour offrir la rentabilité maximale au promoteur nous voilà donc avec un monstre architectural qui défigurera bientôt la place.

Mais le pire est à venir!

M. Beschizza a pour intention de contourner les clauses du legs de la parcelle léguée à la municipalité par M. Pecoroni et contiguë au bâtiment administratif du collège. Selon le légateur, ancien instituteur, ce terrain doit être consacré à des usages liés à l’éducation, gymnase ou logements d’enseignants. Le projet présenté jeudi 8 décembre consiste à installer une crèche au rez-de chaussée, et au-dessus, des logements, qui en vertu du règlement de la zone UDa, pourront donc monter à 18 mètres. Si l’on se base sur le projet actuel, cela pourrait donner par exemple ceci :

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Le soleil se levant derrière l’immeuble de gauche et se couchant derrière celui de droite, c’en sera fini de l’ensoleillement de la place en hiver. Évidemment, les tilleuls ne seront plus là non plus. On nous promet à la place des arbustes en pot, qui n’en doutons pas, feront beaucoup pour l’agrément de la place. Dès lors que la municipalité aura vendu le terrain à un promoteur et qu’un permis de ce genre aura été déposé, le Maire ne pourra pas le repousser, car il sera conforme au PLU qu’il a fait voter !

Sur l’avenir du legs Pecoroni, il y aurait bien sûr d’autres voies à explorer, qui respecteraient la volonté du légateur.

Dans le public, des personnes ont fait remarquer l’exiguïté de la cantine. Il y sûrement encore d’autres améliorations à apporter au cadre matériel de nos collégiens et des enseignants.

Il faut pour cela entamer une réflexion avec le département en dépassant les hostilités partisanes, d’autant qu’en 2018, celui-ci va remettre à la municipalité le terrain de l’annexe Barrault (que le Maire envisage d’aménager en école primaire ou maternelle. On aurait besoin d’une nouvelle école, mais pas de locaux supplémentaires pour ces écoliers devenus collégiens ?) Si on le veut, le compromis est possible : un prolongement du collège avec un maximum de deux étages qui préserve l’ensoleillement de la place, une crèche et quelques logements sur la rue Paul Langevin.

Mais pour cela, en vertu d’une véritable éthique du paysage urbain, il faudrait cesser de faire

un pont d’or aux promoteurs !

C’est alors seulement qu’on pourra prétendre avoir mis fin au « bétonnage aveugle » !

(Lettre du maire, novembre 2016)

Il faut revenir sur ces projets aberrants !

Etudes, piscine

Bilan d’étape du centre nautique

24 octobre 2016 : A l’issue des réunions publiques organisées par la municipalité sur le projet de centre nautique, Aulnay Environnement vous propose un « bilan d’étape ».

I/ La gestion démocratique du dossier

Les réunions organisées par la municipalité ont tardivement et imparfaitement comblé l’indigence de communication qui a caractérisé depuis deux ans la gestion du dossier de la piscine.

En juin 2015, nous n’avons pas contesté la décision de fermer la piscine, le Maire invoquant l’imparable principe de précaution.

Nous ne pouvons non plus reprocher le temps mis à faire un diagnostic, la lecture du rapport d’expertise permettant de comprendre combien les données à réunir étaient complexes.

En revanche, nous considérons que dès que l’ensemble de ces données a été réuni, c’est-à-dire à la fin du printemps 2015, il eut été d’une bonne gestion démocratique de les publier et de présenter aux habitants les choix possibles.

Or ces rapports n’ont pu être connus que grâce à l’insistance d’Aulnay Environnement qui au printemps 2016 a pu en obtenir une communication (qui s’est révélée partielle), mais seulement sous la menace de saisir la Commission d’Accès aux Documents Administratifs. Si, par l’intermédiaire des blogs, ces documents sont parvenus à la connaissance du public, c’est à l’initiative d’un membre d’Aulnay Environnement. Au contraire, en juin 2015, la communication municipale s’est limitée à une « Lettre du Maire » qui, des évaluations de coût et de pérennité des réparations, ne retenait que les hypothèses les plus pessimistes.

De plus, cette « Lettre du Maire » donnait du projet envisagé une image très maladroite, en insistant sur un luxe d’équipements annexes qui laissaient imaginer un projet digne d’un Aquaboulevard.

Or ce n’était pas ce qu’attendaient les Aulnaysiens confrontés à l’absence de piscine, surtout les parents qui cherchaient à pallier l’incapacité des établissements scolaires à assurer l’apprentissage de la natation et qui avaient les plus grandes difficultés à trouver une place dans les piscines des autres communes. Ces doléances, l’équipe d’Aulnay Environnement les a entendues durant toute la Journée des associations. En réponse, dans la mesure de nos connaissances, nous avons essayé de répondre impartialement aux interrogations d’une population très insuffisamment informée.

Est-ce parce qu’Aulnay Environnement s’est emparé du problème en organisant fin septembre une réunion publique sur ce thème que la municipalité s’est enfin décidée quelques jours plus tard à annoncer pour la mi-octobre une rafale de réunions publiques ? Certains le pensent.

Tout au moins, un point positif : la volonté du Maire de ménager régulièrement des rencontres avec Aulnay Environnement, ce qui nous a permis de préparer cette réunion avec des informations qui nous donnaient une meilleure compréhension du projet. Malheureusement, malgré notre insistance, ces informations n’ont toujours pas été publiées. Certes, l’essentiel a été communiqué lors des réunions publiques, mais seulement oralement, le Powerpoint sur lequel s’appuyait l’exposé n’ayant été connu de tous ceux qui n’avaient pu venir aux réunions que parce qu’un membre d’Aulnay Environnement a pris des photos pour les communiquer aux blogs.

Pourquoi cette répugnance à donner des documents écrits ? Considère-t-on les Aulnaysiens comme une peuplade d’analphabètes ? Sans réponse positive à notre lettre demandant la publication de tout le dossier sur le projet de piscine, Aulnay Environnement va se voir contraint de saisir la CADA.

 

La réunion publique organisée par Aulnay Environnement a fonctionné comme une véritable assemblée démocratique, dans un lieu neutre, la municipalité n’y étant pas juge et partie, avec le contrôle du temps et de l’organisation du débat. C’est Aulnay Environnement qui en a conservé la maîtrise, en permettant aussi bien aux représentants de la Mairie de s’expliquer qu’aux doléances et aux critiques de s’exprimer, et en proposant une vision équilibrée du projet : ce n’est pas essentiellement sa nature qui prête à discussion, c’est sa localisation et la juste prise en compte des attentes de la population.

En effet, le projet revendiqué comme « ambitieux » par la municipalité vise à créer un complexe sportif répondant à toutes les exigences du plus haut niveau. Ce projet offrirait les équipements permettant de faire revivre des associations sportives capables dans plusieurs disciplines de porter très haut les couleurs de notre ville, d’attirer de jeunes Aulnaysiens vers la compétition et de recevoir des manifestations nationales et internationales propres à valoriser l’image d’Aulnay-sous-bois. C’est un choix légitime et qui peut sembler à l’échelle d’une commune de cette taille. La visite du centre nautique de l’Insep organisée à l’initiative de la mairie et commentée par le concepteur du projet, nous a permis de bien comprendre sa cohérence et la légitimité de doter le centre nautique des équipements de récupération musculaire qu’attendent aujourd’hui les sportifs. Mais elle nous a aussi permis de percevoir qu’entre les trois possibilités de localisation, le choix définitif n’était pas douteux.

A la veille des réunions publiques, nous pouvions nous poser la question : pourquoi cette répugnance à donner à d’autres des informations qui permettaient de mieux comprendre le projet ? Comptait-on sur nous pour faire le travail d’information qui incombait à l’équipe municipale ? Attendait-on de nous que nous abdiquions tout esprit critique ? Les gens de bonne foi connaissent bien le sens de ces deux mots associés. (Les autres aussi, d’ailleurs.)

2/ Les réunions publiques

Leur déroulement n’a pas été conforme à ce que l’on peut attendre d’une vraie concertation démocratique. A titre d’exemple, voici comment nous avons procédé dans notre réunion publique. Nous avons divisé le débat en trois parties :

  • Les causes de la fermeture et la décision de reconstruire

  • Les doléances des Aulnaysiens

  • Les objectifs du projet et le choix de la localisation.

Pour chaque partie, la prise de parole a alterné entre représentants de la mairie et les citoyens de toutes convictions, offrant un débat réellement fluide, qui a permis à chacun de délivrer son point de vue et d’y voir plus clair sur les différents aspects de la question. Certes, il est arrivé que l’on coupât la parole aux élus lorsqu’ils anticipaient sur un autre point, certes, ils ont entendu des prises de position qui ne cadraient pas avec leurs choix : était-ce là des délits de lèse-majesté justifiant que l’on dénonce cette réunion comme orchestrée par l’opposition municipale ?

Au contraire, dans les réunions publiques organisées par la municipalité, les porte-parole de la mairie se posant d’office comme modérateurs ont monopolisé la parole durant près de deux heures, le problème de la localisation n’étant abordé qu’en toute fin de séance. C’est dire qu’il n’y avait pas d’égalité d’accès à la parole dans un débat conduit comme un cours magistral. Noyés sous un flot d’informations où l’essentiel était dissous dans l’accessoire, l’auditoire n’avait aucun recul pour apprécier réellement ce dont il était abreuvé.

Dans l’ensemble le but recherché a été atteint : l’incontestable compétence technique des intervenants a permis de faire apparaître comme incontournables les choix stratégiques et techniques du projet. Mais le problème essentiel pour les Aulnaysiens, celui de la localisation, a été plus ou moins escamoté, sous prétexte que la décision était encore en suspens, alors que tout porte à croire que le choix se portera sur les terrains de PSA. Pour preuve, la présentation des 3 localisations possibles a significativement été faite de façon biaisée, en ne présentant que les inconvénients des deux premiers sites étudiés :

 

  • sur le site de l’actuelle piscine, c’est le prix de la démolition et de la dépollution des sols (à démontrer), avec l’inconvénient d’un parking trop petit

  • à proximité du vélodrome, c’est un terrain exigu et un retard inévitable lié à la présence d’un site archéologique

  • alors que sur le terrain de PSA, il n’y aurait que des avantages : présence d’un parking et d’un gymnase

Et l’on omet de mettre en balance le fait que des trois sites, c’est celui de l’ancienne piscine qui est le plus vaste (25000m2 contre 16500m2 sur PSA, un excédent qui devrait permettre de construire un parking !) et surtout que sur les deux premiers sites, les terrains appartiennent à la commune, ce qui n’est évidemment pas le cas sur PSA. Il faudra donc les racheter. Indice supplémentaire : le maire a entamé des négociations avec PSA.

De plus un paramètre essentiel est occulté : l’accessibilité du site PSA pour l’ensemble des Aulnaysiens, avec le problème des coupures et des embouteillages sur un territoire extrêmement étendu. On nous répond, sous prétexte d’économies, que l’étude de ce problème sera reportée après le choix du site. De qui se moque-t-on ? Comment peut-on décider du choix d’un site sans prendre en compte son accessibilité ? Dès le départ, on fait l’impasse sur le vécu des Aulnaysiens.

3/ La position et les préconisations d’Aulnay Environnement

Aulnay Environnement ne « roule » pour personne. L’association a pour seul souci l’intérêt des Aulnaysiens, et quelle que soit la couleur politique des élus, l’association souhaite d’abord pouvoir porter auprès d’eux la voix de ses adhérents comme des autres habitants, étant bien entendu qu’il ne s’agit pas de contester le droit des élus à prendre des décisions. Ce que nous critiquons tout d’abord, c’est une conception du dialogue avec les administrés. Car nous souhaitons que les problèmes et les choix soient bien plus clairement exposés à toute la population. Entre autres, le site internet de la commune semble fait pour cela.

Si la municipalité poursuit dans sa volonté de construire sur PSA, il serait bon qu’elle en tire certaines conséquences.

Quels Aulnaysiens iront à la piscine PSA ? D’abord les habitants des quartiers Nord. Nous nous en réjouissons pour eux. Nous nous étonnons d’ailleurs que la municipalité n’use pas davantage de cet argument qui ne manquerait pas de lui donner une coloration plus sociale.

Que feront les habitants du sud, pour ceux qui peuvent se passer d’équipements de haut niveau, et qui ne tiennent pas à faire un excédent de trajet en voiture ? Ils continueront à fréquenter les piscines des communes limitrophes, en payant un surcoût comme l’imposent toutes les villes aux non-résidents. Dans ce cas de figure, la municipalité fait clairement le choix du prestige contre la prise en compte des réalités concrètes qui s’imposent à la population.

C’est dans cette perspective que deviendra légitime une revendication déjà ancienne : un bassin de natation de taille plus modeste dans le sud, déjà assez pauvre en équipements sportifs. Pourquoi pas sur le terrain que nous cèdera le département, lorsqu’inévitablement sera désaffectée l’annexe Barrault du collège du Parc ?

Certes, cela aurait un coût, mais cela semble-t-il vraiment aberrant lorsque l’équipe municipale avance sans sourciller un projet de 32 millions d’euros ? Bien sûr, cela ne peut s’imaginer dans un futur immédiat, mais se projeter dans l’avenir, c’est le devoir des politiques. Ce serait une belle ambition que de prévoir un plan à long terme pour combler d’autres lacunes dans nos équipements : l’absence de la médiathèque dont disposent tous nos voisins, d’une véritable salle des fêtes et d’une maison des associations. Un programme d’action municipal doit-il être entièrement contenu dans la promesse de ne pas augmenter les impôts locaux ? Faut – il toujours attendre qu’une poutre menace de rompre pour que l’on se penche sur la nécessité d’un nouvel équipement ?

 

Mais comme la réalisation de ce bassin de natation sudiste n’entre visiblement pas dans les projets de la municipalité, nous souhaitons dans un premier temps que la nouvelle piscine soit reconstruite sur place, en un lieu plus facilement accessible à tous les Aulnaysiens, et s’il le faut, en rabaissant quelque peu les ambitions.

Car nous avons une autre critique de fond à faire aux choix de PSA. Nous l’avons dit dans notre contribution au débat sur le PLU : nous sommes opposés à l’urbanisation de ce site et le développement d’une « 4e ville » au nord de la commune, exposée à toutes sortes de nuisances. Or la présence d’un tel complexe sportif ne peut que servir le projet d’urbanisation du site et donc recevoir un accueil des plus favorables auprès de PSA. Rêvons un peu : peut-être bien que dans cette optique, l’entreprise privée se souviendra de la générosité passée de la commune qui lui a naguère donné les terrains, aussi bien que de l’admirable désintéressement de l’équipe municipale qui au début de cette mandature, lui a abandonné gracieusement ses droits de propriété sur l’emprise des chemins vicinaux qui parcouraient autrefois le site. (C’est peut-être ce qui explique l’optimisme affiché sur la négociation avec le constructeur automobile.)

N’oublions pas non plus que cette implantation apportera un argument de plus à la création d’une voie d’accès coupant en deux le parc Ballanger, déjà prévue dans le PLU avec la promesse d’une « circulation douce », une promesse que l’on risque bien d’oublier au passage.

Enfin, nous nourrissons les plus vives inquiétudes devant l’énormité de l’investissement. Sous couvert d’une délégation de service public, la municipalité veut faire croire que cela ne coûtera rien aux Aulnaysiens. Mais comment assurer la rentabilité d’un tel investissement, peut-être bien, comme c’est souvent le cas, sous-évalué ? Quelles concessions devra faire la commune ? Il ne suffit pas de dire que le prix d’entrée devra fatalement s’aligner sur celui des centres nautiques limitrophes, il faudrait aussi se garantir que la location de l’équipement ne pèsera pas trop lourdement sur les finances communales. L’équilibre financier ne semble pas acquis d’avance !

Par le biais d’une pétition, nous militons donc pour que les habitants soient mieux associés aux décisions, que les tarifs du centre nautique restent accessibles et les équipements d’un niveau conforme aux moyens financiers de la commune, qu’enfin la reconstruction se fasse sur place, car cet emplacement est à peu près central.

Etudes, Nos Actions, piscine

Le sort de la piscine, un problème de démocratie

20 juin 2016 : Aulnay Environnement, dont la préoccupation majeure est l’organisation de l’espace communal au service de la population, a pointé dans sa réflexion sur le PLU l’absence à Aulnay d’équipements fondamentaux, comme une médiathèque, ou la rareté de lieux dévolus au développement des activités associatives (salles d’exposition, de spectacle, de réunion). Jamais dans les réunions publiques la municipalité n’a exprimé la volonté de remédier à ce manque d’équipements.

À cela s’est ajouté la fermeture de la piscine, d’abord temporaire pour raison de sécurité, puis, bien plus tard, définitive. Enfin on a découvert sur le zonage du PLU que le terrain de la piscine était disponible pour une opération immobilière. Un document « miroir aux alouettes » a été publié en juin 2015, promettant le remplacement du stade de Coursaille par un « complexe de loisirs », dans le cadre d’une « délégation de service public », c’est-à-dire géré par une société privée. A quel coût pour les usagers? Et surtout où et quand? Mystère.

Devant le refus de la municipalité de communiquer sérieusement sur ses choix, Aulnay Environnement a décidé de s’emparer du dossier et a demandé la communication des documents motivant la décision de fermeture. De toute évidence, le dossier qui nous a été communiqué n’est pas complet. A moins que cela ait été délibérément ignoré, aucune étude sur l’impact économique et social pour les différentes catégories de la population de la présence ou non d’un centre nautique ne nous a été communiquée. Nous savons seulement, par une étude de janvier 2015 quels dégâts sont apparus sur la structure en bois, motivant une fermeture avant travaux de réfection. Mais la note conclusive des services techniques proposait d’autres choix que la fermeture définitive.

Cette note est en contraction avec les affirmations du document diffusé en juin 2015 à la population:

Note des services techniques (avril 2015)

Lettre du maire ( juin 2015)

Reprise de l’ensemble des éléments défaillants et mise aux normes: 9 M€

« Les premières estimations montrent un coût de plus de 10M€ de travaux »

Durée de vie « prolongée sans travaux d’importance pendant une vingtaine d’années. »

Durée de vie après travaux: « une dizaine d’années au maximum ».

De plus, cette note propose une solution provisoire : « couvrir d’une structure modulaire le bassin extérieur avec chauffage et déshumidificateur » estimée « à près de 780 000€ » (sans compter l’ éclairage et les aménagements d’accessibilité). En revanche, la mise en œuvre de transports pour les scolaires et le club vers d’autres communes « est d’un coût minimum par an de 220 000€ ». Il en ressort que cette solution provisoire pouvait être amortie en environ 5 ans. Au total, le fonctionnement de cette structure avec le personnel est évalué à environ 2M€ par an.

Certes, c’est un coût. Le coût de la continuité du service public et du maintien de l’emploi. Et une prise en compte de cette réalité: faute d’équipements, la moitié des enfants du 93 entrant en 6e ne sait pas nager!

Pour justifier son choix, la lettre du Maire invoque la durée des travaux. La note des services techniques estime la durée d’une totale reconstruction à deux ans et demie. Donc, beaucoup moins pour la mise en place d’une structure provisoire. Si bien que si ce choix avait été fait dans l’été 2015 les aulnaysiens auraient pu bénéficier d’un bassin de 50 mètres au plus tard début 2017. Pour le fastueux « centre nautique à vocation sportive, ludique et de bien-être » (avec sauna, hammam, spa, salles de fitness, etc.) seules les études sont engagées « sur un espace vierge ». Lequel? Les terrains PSA, dont l’avenir est si obscur? Des espaces de loisir dont l’usage ne coûte pour l’instant rien aux utilisateurs, comme les terrains au sud du vélodrome?

En tout étant de cause, tout est reporté bien au-delà de 2017, pour ne pas dire aux calendes grecques!

En vendant le matériel de la piscine, la municipalité a tout fait pour rendre les choses irréversibles. Mais la solution provisoire est encore possible. Certes, elle a un coût auquel devraient consentir les Aulnaysiens. Ce doit être l’objet d’un débat public que la municipalité aurait dû proposer il y a un an déjà. Démocratiquement, c’était la moindre des choses. Nous allons demander au Maire qu’il organise enfin ce débat.

Archives, plu

PLU recours gracieux Le 3 février 2016

À M. Bruno BESCHIZZA

Maire d’Aulnay-sous-bois

Le 3 février 2016

Monsieur le Maire,

Par la présente, nous déposons auprès de vous un recours gracieux contre le nouveau PLU voté par le Conseil Municipal le mercredi 16 décembre 2015.

En effet, ce projet ne nous semble pas satisfaire correctement aux besoins de la commune, corriger ses déséquilibres, et respecter suffisamment l’environnement architectural et naturel.

  • Concernant les équipements culturels et de loisir, aucune mention n’est faite de carences graves, surtout dans une commune de 85000 habitants: absence de médiathèque, de salle des fêtes, de maison des associations, et rien sur la reconstruction de la piscine par exemple sur les terrains de PSA.

  • Rien n’est prévu pour atténuer le déséquilibre social nord-sud, pourtant pointé dans l’avis de l’État, et précédemment, dans le PLH (qui n’a d’ailleurs été communiqué qu’à certaines associations et au Conseil municipal, et seulement sous la forme d’un PowerPoint). Une offre de logements sociaux PLS (plafond de ressources 54 015€ pour un jeune ménage) doit être présente dans le sud pour les jeunes issus de ces classes moyennes qui quittent la commune (cf PLH) parce qu’ils n’ont pas les moyens d’un accès à la propriété.

  • Les mesures règlementaires permettant de limiter la hauteur des immeubles collectifs sont insuffisantes, et il en est de même pour la division des terrains.

  • Un recul très net est constaté pour la protection du patrimoine arboré

  • Nous renouvelons également notre opposition à l’édification prévue par le PLU d’un quartier d’habitation sur les terrains de PSA, avec la possibilité de construire des immeubles de grande hauteur dans une zone d’exposition au bruit, excentrée et survolée par un intense trafic aérien.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre haute considération,

Pour le bureau d’Aulnay Environnement,

Le Président, R-A BOUGOURD

Copie à Monsieur le Préfet

plu

PLU lettre au commissaire-enquêteur

 Aulnay, le 5/11/2105

Monsieur le commissaire-enquêteur,

Nous avons déjà, par un document déposé il y a quelques semaines, exprimé et motivé notre avis négatif sur le projet de PLU. Nous revenons vers vous pour attirer encore une fois votre attention sur certains points forts qui motivent cet avis:

  1. Des vices de procédure dans la concertation:

  • L’affichage concernant l’enquête publique n’a pas été fait sur l’ensemble des panneaux municipaux

  • L’information sur l’enquête publique n’a été publiée dans le bulletin municipal que quelques jours avant sa clôture

  • Certains documents communiqués dans les réunions destinées aux personnes publiques associées n’étaient pas conformes à la version définitive, principalement concernant des espaces verts devenus zone UH constructibles (zone de Mitry)

  • Le règlement et le zonage n’ont fait l’objet d’aucune concertation

  • Le PLH, document fondamental, n’a été communiqué, et seulement sous la forme d’un Powerpoint que quelques jours avant le conseil municipal qui a voté le projet de PLU, et seulement à une petite partie des personnes publiques associées.

  1. Des aberrations dans le règlement

  • La règle L(largeur de la voie)+3m, qui s’applique à la zone de centralité UA, n’est pas appliquée dans la zone UD intermédiaire. De sorte que dans les rues étroites (8m) qui servent de délimitation aux deux zones, les constructions seront ramenées à 11 mètres côté UA, et pourront monter à 13 mètres à l’alignement côté UD, en contradiction avec la volonté affichée de réaliser des transitions harmonieuses entre les zones, avec une diminution progressive des hauteurs des bâtiments. Cette aberration doit être corrigée.

  1. Des choix de zonage qui ouvrent la voie à la destruction d’équipements fondamentaux.

  • Dans la nouvelle zone UH se trouvent les serres municipales et le centre nautique, d’ores et déjà condamné en raison d’une estimation très élevée des coûts de réparation. Nous observons que le département déplore le déclassement de ce centre nautique, d’une qualité architecturale réelle, et qui comprend un équipement exceptionnel, un bassin extérieur de 50m, équipement de loisir cher aux Aulnaysiens. Le choix assez rapide de la destruction au détriment d’une restauration fait peu de cas de la préservation du patrimoine. L’information des habitants sur cette décision a été des plus sommaire. A-t-on veillé à confronter plusieurs devis? Cette décision très grave n’aurait-elle pas dû être soumise aux Aulnaysiens qui auraient peut-être admis qu’un effort devait être consenti pour préserver cet équipement indispensable aux scolaires, aux clubs et aux loisirs en général?

  • On peut de ce fait formuler les pires craintes pour les serres municipales. Le fleurissement est une des fiertés de la commune. Cela aussi est-il remis en cause?

  1. L’absence de dispositifs réglementaires permettant de lutter efficacement:

  • Contre la division des terrains

  • Contre les risques d’inondation: la proportion imposée d’espace verts faible (40%) qui ne seront pas obligatoirement en pleine terre et donc inefficaces pour limiter le ruissellement, la liberté laissée de construire des parkings sur 2 niveaux de sous-sol nécessitant un cuvelage et augmentant les risques pour les propriétés limitrophes, pour ne citer que les lacunes les plus évidentes.

Merci de bien vouloir prendre en compte toutes ces objections à l’approbation du PLU.

Pour le bureau d’Aulnay Environnement

le Président René-Augustin BOUGOURD