Actions, Nouvelles Constructions

Lettre au Maire (Avenue Camille Pelletan)

Aulnay, le 3 mai 2018

Monsieur Bruno BESCHIZZA

Maire d’Aulnay-sous-bois

 

Monsieur le Maire,

Nous souhaiterions attirer votre attention sur les faits suivants.

Avenue Camille Pelletan les trottoirs sont très étroits notamment au droit du collège l’Espérance qui déverse quotidiennement des centaines d’élèves (plus de 800 élèves inscrits dans cet établissement) dans une rue  surchargée de circulation, voitures et bus.

Néanmoins son prolongement vers la place l’Herminier bénéficie d’un trottoir bien plus large.

Lors de l’agrandissement du collège il y a quelques années, même si la clôture d’un pavillon situé entre le collège et la Place faisait obstacle à la continuité d’un trottoir élargi, la municipalité aurait pu faire aligner la nouvelle façade sur celle de la place l’Herminier afin d’élargir la zone de circulation piétonne, ce qui n’a pas été fait.

 Aujourd’hui le collège a procédé à l’acquisition du terrain du dit pavillon jouxtant le collège au 15 rue Camille Pelletan et à la destruction de ce pavillon, vraisemblablement pour la construction d’un nouveau bâtiment.

 Nous espérons que la Municipalité exigera un alignement de la nouvelle façade avec celle de l’immeuble précédent de la rue. Il semble complètement anormal que les immeubles du 11 et 13 de la rue bénéficient d’un trottoir de largeur respectable et que le reste de la même rue, surtout au droit du collège, souffrent d’un rétrécissement inacceptable aggravé par la présence d’un poteau électrique comme le montre la photo ci jointe.

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On voit sur cette photo l’espace dont disposent actuellement les piétons, particulièrement les enfants, pour gagner la place l’Herminier, entre mur, poteau électrique et arbre. Cela aurait pu être facilement amélioré, bien sûr sans éliminer l’arbre, mais en déplaçant le poteau.

En effet, la largeur effective du trottoir au droit du poteau électrique ne respecte pas la loi en vigueur : 1.40 m libre de mobilier ou de tout autre obstacle éventuel ( loi du 11 février 2005, article 45 ; décret n° 2006-1658 du 21 décembre 2006).

Dans l’espoir d’une réponse concourant à la sécurité de nos enfants, nous vous prions, monsieur le Maire, de croire à notre haute considération.

Daniel QUÉMENER, adhérent d’Aulnay Environnement

Robert HALIFAX, Secrétaire Général

Réponse des services de la ville le 07.05.2018

Autres associations

Réunion publique du Collectif Amiante Aulnay le 4 Mai 2018

Réunion publique vendredi 4 mai 2018 à Aulnay à 19 heures

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Salle Gainville (parc Gainville) – 22 rue de Sevran (dans le vieux pays)

Pierre, Paul et les autres …

victimes des poussières d’amiante du CMMP d’Aulnay-sous-Bois

234 malades recensés à ce jour par les seules associations

mais combien d’autres inconnus ?

Vous en connaissez peut-être ?

dans votre famille ou votre entourage ?

l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France ne le faisant pas :

VENEZ NOUS AIDER A RECENSER TOUTES PERSONNES AYANT HABITE OU FREQUENTE AULNAY ENTRE 1937 ET 1991

POUR L’ETUDE PUBLIQUE PICRI

(partenariat institutions/citoyens pour la recherche et l’innovation)

Permanences d’accueil et de soutien

les 1ier et 3ème jeudis de chaque mois :  au Ci3a (centre d’information et d’accompagnement des personnes exposées à un risque lié à l’amiante à Aulnay) : CMES Louis Pasteur (2ème étage) 8/10 rue  Coullemont 93600 Aulnay-sous-Bois, sur RV ou par téléphone  au 01 58 03 92 89 ces mêmes jeudis / Contact mail : ci3acmes@gmail.com

AmianteetMensonge

Résumé : Tu es né à Aulnay-sous-Bois, à l’été 1942. Au mauvais endroit, au mauvais moment… un moment qui dura plus de cinq décennies… Tu as grandi sans le savoir, comme tous tes amis d’enfance, près d’une usine de broyage d’amiante installée en pleine zone pavillonnaire. Tu as quitté le Vieux Pays en 1961. Le cancer de l’amiante t’a rattrapé en juin 2014. Paul, mon Père, mon meilleur ami. Travailleur, fraternel, libertaire. Juste. Nous sommes tombés sur des gens de médecine malhonnêtes, dignes héritiers des membres du Comité Permanent Amiante (1982-1995). Nous avons cru en leur probité. Nous avons lutté, ensemble. Ce livre retrace notre parcours, calendrier autobiographique sur quinze mois dans le monde médical à Nevers, dans la Nièvre. Nous y exprimons à deux voix la stupéfaction de la découverte de ta maladie, puis la compréhension de l’origine de ton empoisonnement. Nous y dénonçons l’irrespect médical et la maltraitance dont sont trop souvent victimes les patients atteints de pathologies uniquement imputables à l’amiante, et le mensonge médical qui complète le mensonge industriel et le couvre. Nous subissons. Nous sommes des millions. Nous faisons des allers-retours au cimetière. Nous enterrons nos morts.

VENTE du LIVRE à la réunion avec DEDICACE de l’AUTEURE

(20 euros au lieu de 25)

(ou livre à commander en librairie, sur internet ou chez l’éditeur Vérone éditions)

Retrouvez l’historique de cette lutte citoyenne sur : http://www.ban-asbestos-france.com/aulnay.htm

 

Etudes, plu

Quelle protection du patrimoine à Aulnay-sous-bois ? Désintox ! (1/3)

« Un maire doit d’abord être à l’écoute de ses citoyens. L’intérêt général d’une ville, c’est d’abord l’intérêt de ses habitants. De plus, en matière d’habitat nous devons absolument éviter les ruptures urbaines qui fragilisent tant de quartiers en France. »

Bruno Beschizza, 2 oct. 2013

Il semble que la campagne électorale ait commencé à Aulnay. La municipalité redouble d’efforts pour vanter son respect du patrimoine. Précédant le dossier d’Oxygène où elle s’attribue le mérite d’acquis dus surtout aux municipalités précédentes, un prospectus très partisan, sous couvert de dénoncer des « intox », a présenté des faits une version tronquée et contenant certaines contrevérités.

L’assemblée générale  d’Aulnay Environnement du 22 mars 2018 a voté un crédit exceptionnel pour informer les Aulnaysiens de la vérité des faits.

Le frein mis au « bétonnage »  DÉSINTOX !

Désintox2 p1b.aAllée des Charmilles   

Chaque Aulnaysien peut juger de la pertinence de cette affirmation. Ce mot, fondement de la campagne électorale de 2014, nous ne l’utilisons que pour le retourner contre ses promoteurs, car la réalité est plus complexe. Construire des logements est une nécessité dans un pays où la population augmente sans cesse, avec une région Île-de-France qui reste parmi les plus attractives. La solution d’étendre à l’infini les zones urbaines n’est pas tenable, il faut inévitablement densifier les centres-villes. Mais pas n’importe comment.

Que construire, où et comment construire, là sont nos points de désaccord avec la politique municipale.

La population d’Aulnay a diminué dans les années 90: 82000 habitants en 90, 80000 en 99. Dans les années 80 et 90, sous les mandatures Abrioux et Gaudron jusqu’au début des années 2010, on a très peu construit. L’occasion a été manquée de doter la ville d’équipements que possèdent toutes les communes limitrophes : salle de fêtes (peut-on croire que la salle Scohy soit digne d’une ville de 85000 habitants ?) et médiathèque centrale. En même temps, on a doté la piscine d’un système de récupération de chaleur qui a asséché sa voûte en bois et justifié sa fermeture en 2015. Tout le monde peut faire des erreurs, le tout est de les reconnaître !
Les pressions de l’État se sont donc faites de plus en plus fortes pour la création de nouveaux logements : L’équipe Gaudron a lancé un nouveau PLU pour encourager la construction, l’équipe Ségura l’a encore assoupli, et le PLU de l’équipe Beschizza, encouragée par les facilités permises par le gouvernement Hollande (suppression du Coefficient d’Occupation des Sols)  a ouvert largement les vannes.

 Le PLU de 2015, conduit à la hussarde alors que nos voisins sont encore en pleine concertation avec les habitants, fait fi des attentes des Aulnaysiens qui demandaient entre autres qu’on continue comme par le passé à construire en retrait, sans balcons débordants: les promoteurs ont à présent toute liberté de construire au ras du trottoir, et les façades continues (comme à Paris !) sont le but ultime.

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Rue du 14 Juillet 2015 et 2018

Ce à quoi nous assistons, c’est à l’accélération brutale d’un mouvement de rattrapage dans la construction qui ne pouvait que choquer les Aulnaysiens, confortés dans l’immobilisme : en 30 ans, il s’est probablement moins construit de logements que dans les 3 dernières années ! La continuité entre les mandatures Ségura et Beschizza est évidente, la première ayant fait « le sale boulot ». Mais on comprendra que la formulation « ce que voulait Ségura » est à remplacer par « ce que voulait l’État ». La volonté de résistance aux pressions de l’État des deux équipes est difficile à mesurer : on ne sait ce qu’aurait fait au final l’ancienne municipalité, et c’est à elle de se défendre. On prétend que sous l’équipe actuelle, 210 permis ont été refusés. Combien en vérité, lesquels, et sur quels critères, on n’en aura jamais la preuve. Et derrière cette affirmation de résistance aux pressions de l’État se profile le projet aberrant de construire 2500 logements sur PSA, en contradiction avec les promesses électorales. Où est la résistance ?

Pas de logements sociaux dans  un quartier pour les hauts revenus !

On joue ici sur les peurs. Il y a 3 niveaux de logements sociaux: PLAI, PLUS, PLS : le plafond de ressources pour un PLS n’est pas atteint par un couple d’enseignants avec un enfant et dix ans d’ancienneté ! Or la commune, surtout le sud, manque de logements pour cette couche de population, le bilan du Projet Local d’Habitat pointe du doigt la fuite vers d’autres communes des jeunes des couches moyennes inférieures. Ces logements manquent dans le sud, où nos enfants sans apport personnel ne peuvent plus se loger. Cette situation a été dénoncée par le Préfet dans son appréciation du PLU. L’équipe Ségura y avait veillé. A-t-on remarqué que les logements sociaux  inclus dans l’immeuble de la rue Jean Jaurès ou dans celui, rénové, de l’ex-place Camélinat, aient été source de troubles à l’ordre public ?

  

Les logements sociaux de la Place ex-Camélinat

   

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Au contraire, le projet autour de l’ex-place Camélinat vise à implanter tout un ensemble d’immeubles de rapport en pierre de taille, de grande hauteur et de grand luxe pour attirer une nouvelle population. Après le café « Le Narval », viendra le tour de l’ex-Centre Le Camus, du legs Pecoroni (légué pour un usage scolaire) et de l’ancienne perception, et de  toutes les maisons dont les propriétaires céderont aux avances des promoteurs.

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L’ex-place Camélinat dans quelques années        (sans les arbres, bien sûr !)

C’est une transformation profonde du quartier qui est prévue, sans que cela soit jamais annoncé dans le PLU. C’est dans le règlement de cette zone UDa, jamais présenté en réunion publique, que la hauteur a été portée à 5 étages. Il n’y aura eu aucun dialogue avec des habitants attachés au charme d’une place dont le caractère patrimonial a été relevé par les services spécialisés du département. C’est ce que nous appelons de « l’urbanisme brutal » digne de ce qui s’est passé autrefois avec la « Cité arc-en ciel ».

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Toute la zone prévue pour 5 étages                                                         

Etudes, plu

Quelle protection du patrimoine à Aulnay-sous-bois ? Désintox ! (2/3)

Quelle défense  de la zone pavillonnaire ?

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Le terme n’a pas le même sens pour l’usager de la rue et pour les élus. Pour eux, présence de pavillons ne signifie en aucun cas zone pavillonnaire. Les pavillons les plus anciens et les plus beaux, ceux devant lesquels nous passons pour aller à la gare ou au marché sont pour une grande part en zone de centralité (UA),  là où le PLU prévoit la densification, avec des façades continues et la chasse aux « dents creuses» crées par l’édification à côté des pavillons d’immeubles de grande hauteur. Ces pavillons-là, qui ont souvent plus d’un siècle, donnent son charme à notre ville et de la lumière à nos rues. Il faut pour les préserver une politique volontariste de préservation du patrimoine, au prix d’une pratique certes coûteuse de préemption. Qu’adviendra-t-il des beaux pavillons de la route de Bondy récemment vendus ? Ils survivront certes encore deux ans, jusqu’aux prochaines élections, quand sera écoulé le temps de la concertation sur le Centre Gare, mais après le bétonnage reprendra de plus belle, à l’alignement sur 6 étages !

On nous répète que le nouveau PLU a étendu la zone pavillonnaire. Il faut savoir que cette extension s’élève à environ 0,3% ! En revanche, toute la zone autour de la place Jeanne d’Arc où les pavillons sont encore nombreux est en vérité en zone UD, « les frange de centralité ». La mutation en zone de façade continue d’immeubles de grande hauteur est bien entamée. Et d’ici quelques années, pourquoi ne pas modifier les limites du zonage, dans une révision du PLU ?

La protection des « bâtisses historiques »  DÉSINTOX !

Avenue Louis BarraultDésintox2 p3a.b

Nous nous réjouissons de l’acquisition de la Villa Pascarel, de la laiterie Garcelon, du pavillon Dordain et de celui du boulevard Félix Faure. Mais la sauvegarde du pavillon du rond-point Henri Dunant et de celui du boulevard de l’Hôtel de Ville  est à mettre au crédit de l’ancienne municipalité qui les a acquis dans le cadre d’une politique de préemption dénoncée par l’opposition d’alors. Le seul mérite de l’actuelle équipe est d’avoir trouvé des acquéreurs prêts à assurer les frais de rénovation. Mais d’autres pavillons n’ont rien perdu pour attendre !

Surtout, pendant ce temps là, les pavillons remarquables de la rue Gatouillat et de la rue du 14 juillet ont été remplacés sans état d’âme, malgré notre intervention, par un programme immobilier d’une faible qualité architecturale qui transforme les deux rues en goulets. Cerise sur le gâteau : la municipalité s’oppose à la convention légalement conclue entre notre association et le promoteur et prévoyant sur un pignon aveugle la réalisation d’une fresque où figurent l’arbre et les pavillons disparus ! 

Où est le respect du patrimoine quand on veut en effacer jusqu’au souvenir 

Gatouillat

arbres, Etudes

Quelle protection du patrimoine à Aulnay-sous-bois ? Désintox ! (3/3)

Le terrain de la Croix-Blanche : DÉSINTOX !

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Non, Bruno Beschizza n’a pas stoppé ici le projet de construction d’immeubles ! Alors que notre maire actuel ne comptait pas encore parmi les Aulnaysiens, la précédente municipalité s’est enfin rendu compte qu’il fallait cesser d’accumuler les erreurs. Devant la fronde des habitants, l’équipe Ségura a mis en place un comité de pilotage composé d’habitants et d’associatifs. Des personnes de bonne volonté ont fait de leur mieux pour définir un projet d’habitat intermédiaire, très éloigné des cubes présentés initialement. Ce qui est apparu, c’est  qu’il n’y a pas de projet viable financièrement. L’équipe Gaudron a laissé passer le moment où les prix étaient abordables. L’Établissement Public Foncier d’Ile de France (qui normalement impose des pénalités pour n’avoir pas construit dans les délais) a dû l’acquérir à un prix qui ne permet pas d’équilibrer quelque projet que ce soit. Nous avons avancé un projet intergénérationnel de petits logements adaptés à des jeunes et à des personnes plus âgées ne pouvant plus vivre en pavillon, avec en fond de parcelle des jardins partagés. De nombreux Aulnaysiens ont signé une pétition dans ce sens à laquelle il n’a jamais été répondu. Comment croire à la promesse d’une concertation avec les habitants, alors qu’il n’en a jamais été question pour l’ex-place Camélinat? Et si cette promesse était sincère, pourquoi avoir enterré le comité de pilotage ? En 3 ans, la municipalité avait tout le temps de mettre au point un projet. La vérité, c’est qu’elle n’a pas oublié que sur le terrain de la Croix Blanche, qui a joué un rôle si important dans la précédente campagne électorale, il est surtout urgent d’attendre les prochaines élections !

Beaucoup d’Aulnaysiens se sont émus de l’abattage de nombreux arbres dans la commune, et nous avons relayé cette inquiétude. La Mairie s’est alors lancée dans une campagne de communication digne d’une agence de tourisme, mais l’information est tronquée : elle porte uniquement sur les parcs et les arbres d’alignement. Nous ne doutons pas de la compétence des services municipaux, et nous pouvons constater qu’en effet, des arbres abattus sont remplacés. Par ailleurs, c’est la moindre des choses que d’entretenir les parcs. Mais qu’en est-il du projet de couper en deux le parc Ballanger pour faciliter l’accès aux 2500 logements sur PSA ?

Quelle sauvegarde des arbres ?

Désintox2 p4a.2    La fin d’un chêne centenaire de la Croix Blanche

Ce qui alerte aussi les Aulnaysiens, c’est la disparition accélérée des grands chênes rescapés de la forêt de Bondy, qui jouent un rôle important dans le paysage. Là-dessus, silence absolu. Il semble que cela laisse nos élus complètement indifférents. La preuve : les arbres du terrain de la Croix Blanche, au pied desquels on laisse depuis des mois s’entasser des tonnes de matériaux pour les travaux d’assainissement, ce qui a tassé la terre et étouffé le système racinaire. Nous tenons à la disposition de la municipalité le diagnostic arboricole établi en 2012 sur des arbres alors sains, indiquant toutes les précautions à prendre.

Pourquoi l’accès et les dépôts de ce chantier ne se sont ils pas faits du côté de l’avenue de la Croix Blanche, là où il n’y a aucun végétal ?

Et que dire des tilleuls de l’ex-place Camélinat, pour la plupart en bonne santé, condamnés par un projet aberrant de parking souterrain ?

Et que dire encore de l’hécatombe toute récente de grands arbres à Balagny ? Tout témoigne de l’indifférence de nos élus pour le patrimoine arboré !

Pour éviter à l’avenir de telles aberrations, nous demandons la création d’une commission arboricole associant élus, services techniques, associations et représentants des habitants pour suivre l’évolution de l’état de santé des arbres et sensibiliser les acquéreurs de parcelles arborées à la préservation du patrimoine précieux que représentent ces végétaux souvent derniers rescapés de l’historique forêt de Bondy.  Cette commission devrait avoir pour première mission d’élaborer une Charte de l’arbre comme il en existe dans d’autres communes proches, intégrée au PLU. Dans une ville qui célèbre chaque année la « Fête de l’arbre » et dont le nom contient une référence sylvestre, cette charte et cette commission devraient aller de soi !

Au-delà de ses silences, ce qui transpire de cette communication municipale,
c’est une intense autosatisfaction. L’équipe municipale devrait le savoir : L’autosatisfaction rend sourd !

 

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Un appel au dialogue et à la médiation

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Un appel au dialogue

et à la médiation

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Aulnay-sous-Bois , 5 avril 2018

Nous sommes inquiets devant cette escalade dans la dégradation des rapports entre les administrés et la municipalité : blogs attaqués, élu-e-s d’opposition mis en examen, conseils municipaux perturbés et à huis-clos…et aujourd’hui la garde à vue d’un responsable associatif.
Ce climat est malsain et marque le délitement d’un débat démocratique nécessaire, indispensable même s’il pique, dérange, oblige à argumenter de part et d’autre.
Un ancien élu connaît le travail des élus et le dévouement de nombre d’entre eux, femmes et hommes au service de leur ville, département, Région, Pays… Ils méritent le respect de leur personne, de leur travail de longue haleine mais aussi nos critiques vigilantes et citoyennes. Il doit exister des contre-pouvoirs dotés de moyens de les exercer afin de permettre aux élus d’être mieux en phase avec le vécu des habitants.
Nous comprenons la difficulté de faire face à la multiplicité des attentes et revendications citoyennes. Nous comprenons la difficulté de composer avec des intérêts contradictoires, à faire des choix dans le sens de l’intérêt collectif…
Animateurs d’associations, nous ne pensons pas que la place d’un animateur d’une association soit en garde à vue. C’est la marque d’un échec collectif, auquel nous pouvons nous associer. Avons-nous assez travaillé pour approfondir les liens avec La Révolution est en marche, pour exprimer nos convergences et nos désaccords ? Pour aider, critiquer, faire ensemble, faire entendre…
La parole d’Hadama Traoré n’est pas en costume-cravate. Son vocabulaire dérange, il peut même basculer dans l’outrance, mais il faut entendre cette voix qui en porte bien d’autres. Il réclame des réponses avec insistance, il va vite, il se trompe parce qu’il fait fi des usages et des règles, mais il fait aussi preuve d’une grande volonté, d’une belle énergie au service des autres : des locataires pour la qualité des logements, des personnes exclues. Il a commencé un travail pour un rapprochement entre jeunes et policiers.
Un certain nombre de ses propos ont pu blesser, faire peur…Nous ne les approuvons pas mais nous y avons par contre entendu du découragement, du dépit face à une absence de réponse, considérée comme du mépris… Avec cette question lancinante : que faire pour être entendu ? Le refus du dialogue et de la conciliation n’est pas de bonne politique face à une personne qui porte la voix de bien des Aulnaysiens. Le marteau-pilon d’une intervention policière digne de l’arrestation d’un terroriste n’est pas une bonne réponse, c’est une humiliation de plus.
Nous pensons qu’un dialogue exigeant et respectueux aurait pu, aurait dû être instauré avec lui et son association, et plus largement avec une jeunesse qui veut prendre sa place dans la vie de notre ville.
Pouvons-nous croire que cela n’est pas trop tard ?
Il faut développer des lieux de dialogue et de médiation au plus vite, nous sommes prêts à y prendre notre place.

Alain AMÉDRO

Vivre Mieux Ensemble

R-A BOUGOURD

Aulnay Environnement

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Motions Votées le 22 Mars 2018

Motions soumises au vote de l’assemblée Générale d’Aulnay Environnement, le 22 mars 2018

1/Sur la démocratie locale Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents s’inquiètent de la mise en œuvre par la municipalité d’une conception très restrictive de la démocratie dans ses relations avec les citoyens et les associations.

  • Surdité : la demande répétée de concertation avec les habitants sur la transformation de l’ex-place Camélinat n’a jamais suscité la moindre réponse (concertation : s’accorder, se consulter pour mettre au point un projet commun (Larousse) et non : informer de ce que l’on a décidé, en tournant en ridicule les contre-propositions).

  • Brutalité : c’est le sort réservé aux associations dont l’activité repose sur la jouissance d’un terrain, dès lors que la municipalité compte lui donner une autre affectation : après que le club canin (500 adhérents) ait fait une contre-proposition réaliste sur la nouvelle localisation envisagée, les ponts ont étés coupés et le club a dû simplement disparaître. Qu’en sera-t-il du club de Tir à l’arc ? La même brutalité pour l’association gérant l’Office du Tourisme, jouissant, elle, d’une liberté d’initiative pour la promotion de la commune : aucune discussion préalable, mais un simple courrier à la présidente le jour même de sa dissolution décrétée par la municipalité. Aulnay Environnement a marqué sa solidarité avec ces associations qui œuvraient pour le bien de notre commune.

  • Judiciarisation  : de plus en plus, en rejetant toute possibilité de conciliation, les prises de position critiques et publiques sont poursuivies en justice. La crainte est grande de voir se développer ici la pratique de certains acteurs économiques qui cherchent à décourager toute critique par le harcèlement judiciaire et les coûts financiers. Aulnay Environnement tient à exprimer son attachement à la liberté d’expression, en particulier à celle des blogs qui sont l’un des rares moyens de faire connaitre des analyses, la modération des publications par les responsables des sites restant au demeurant une autre base de la vie démocratique.

2/ sur les constructions Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents renouvellent les critiques portées sur la politique de construction de la municipalité :

  • Non-respect de la promesse électorale de mettre fin au « bétonnage »

  • Non-respect de la réglementation sur l’intégration harmonieuse de nouvelles constructions (ex-place Camélinat)

  • Non-respect des vœux des habitants sur la construction en retrait

  • Non-respect des quotas de logements sociaux dans le sud

  • Non-respect des promesses électorales de ne pas prévoir de logements sur les terrains PSA

  • Non-respect du patrimoine : des constructions anciennes de qualité ont disparu (rue Gatouillat, rue Barrault), et d’autres sont menacées (« Brimborion » et son jumeau route de Bondy, ou encore des bâtiments de grande valeur patrimoniale, le café des « pailleux », au Soleil Levant, ou la maison de Jules Princet). Les « bâtisses » que la municipalité se vante d’avoir sauvegardé ont été acquises pendant la précédente mandature. Au-delà de la propagande, la politique de préservation du tissu pavillonnaire et de mise en valeur du patrimoine reste à démontrer.

  • Non-respect de la largeur minimale effective des trottoirs

Ils s’interrogent sur les suites concrètes qui pourront être données à la concertation sur l’avenir du Centre Gare, le gel (pour deux ans) des projets immobiliers prenant fin au moment des prochaines élections municipales. Ils ne voient pas comment, avec un règlement de PLU aussi favorable aux projets des promoteurs, on pourra réellement éviter que soit défiguré le centre de notre commune. Ils se demandent quel est le sens profond de cette concertation.

3/ Sur la circulation Motion adoptée à l’unanimité, moins une abstention

Les adhérents approuvent la mise en œuvre d’une réflexion sur la circulation. Ils insistent sur l’impératif de bonne circulation des transports en commun : le stationnement des véhicules doit être conditionné à cet objectif. Ils souhaitent que les nuisances de la circulation, à laquelle nous participons tous peu ou prou, soient limitées au maximum, mais aussi équitablement réparties entre les riverains, en particulier pour la circulation des poids lourds et des autobus. Ils demandent qu’un autre impératif soit la sécurité des piétons, et que tout soit mis en œuvre pour qu’ils ne soient pas contraints de descendre du trottoir (ex rue du Gros peuplier) par la présence de véhicules en stationnement sauvage. Trottoirs sur lesquels la vigilance est encore de mise en raison de la multiplication des déjections canines contre laquelle une action de sensibilisation (et de nettoyage) s’impose. De même, partout où c’est possible, ils demandent que la circulation des cyclistes soit facilitée. Ils souhaitent que les investissements en vidéosurveillance servent à la répression des incivilités du stationnement et de la circulation. Ils souhaitent le développement d’un réseau de navettes entre les quartiers.

Ils souhaitent que le stationnement de courte durée soit favorisé par les tarifs de la première heure (gratuité on très faible coût). Ils renouvellent leur opposition à la création de parkings souterrains à deux niveaux (place ex-Camélinat).

4/ Sur le patrimoine arboré Motion adoptée à l’unanimité

Les adhérents prennent acte de la nécessité de faire face aux maladies qui affectent beaucoup de nos arbres et qui conduit à leur abattage. Néanmoins ils espèrent que cela ne sera pas l’occasion de faire disparaître des arbres sains pour faire place nette aux projets immobiliers. En tout état de cause, ils demandent au plus vite le remplacement des arbres disparus. Ils demandent aussi que toutes les précautions soient prises pour que les arbres sains puissent le rester.

Ils renouvellent leur opposition à la disparition des tilleuls de la Place ex-Camélinat et s’inquiètent du sort des arbres retirés de la catégorie des arbres remarquables.

En tout état de cause, ils demandent que tous les arbres remarquables survivants de l’ancienne forêt soient l’objet d’une politique volontariste de préservation. Cela dépasse le cadre des services techniques qui font leur travail du mieux qu’ils peuvent. C’est aux élus qu’il incombe de prendre en compte que ces arbres témoignent de l’histoire, font partie de l’identité de notre commune, et que leur disparition progressive est un véritable crève-cœur pour les habitants. Nous refusons la minéralisation progressive de notre cadre de vie qui est en œuvre sous nos yeux.

Nous demandons la création d’une commission mixte associant élus, services techniques, associations et représentants des habitants pour suivre l’évolution de l’état de santé des arbres et sensibiliser les acquéreurs de parcelles arborées à la préservation du patrimoine précieux que représentent ces arbres. Nous souhaitons que la fête annuelle de l’arbre n’ait pas ce goût amer et que la municipalité fasse la démonstration qu’elle fait tout ce qui est possible, en collaboration avec les habitants, pour que notre commune ne devienne pas Aulnay-sans-bois.

5/ Sur les équipements Motion adoptée à l’unanimité.

La piscine : les adhérents s’étonnent de l’absence d’information sur l’évolution de ce dossier, le calendrier annoncé (ouverture du nouvel équipement en 2020) ne paraissant pas pouvoir être respecté. En attendant, nous demandons qu’une réponse argumentée soit donnée à la demande d’ouverture au public des bassins extérieurs.

De même, pour l’espace multimodal de Balagny, la communication générale manque de précision.

Les adhérents attendent que soient enfin dévoilés les projets annoncés depuis plusieurs années d’équipements sur le terrain de la Croix Blanche ou plus récemment la ferme Garcelon. Ils demandent qu’un effort conséquent soit fait pour mettre bien davantage de salles à la disposition des associations.

Ils regrettent qu’aucun projet culturel ambitieux ne soit mis en œuvre par la municipalité pour remédier à l’absence d’une médiathèque centrale.

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Il faut sauver ce chêne !

Aulnay, le 26 février 2018

Avec un tronc de trois mètres de circonférence, c’est peut-être le plus beau chêne d’Aulnay-sous-bois. Il est tricentenaire, en parfaite santé, et il est prévu de le faire disparaître. Situé sur le terrain de l’ancien Centre Le Camus, il va être victime du projet immobilier projeté sur ce site, qui condamne d’office deux autres chênes et un cèdre, tous magnifiques. Encore un énorme ensemble qui, de l’avenue Louis Barrault à la rue d’Alsace, va mettre un sérieux bémol au refrain que nous serinent les élus sur la défense de la zone pavillonnaire. La zone pavillonnaire, comme nos arbres, est rongée au cœur, là où se trouvent à la fois les pavillons patrimoniaux et les plus vieux arbres. Laisserons-nous les promoteurs détruire à loisir le charme de notre commune, avec la complicité des élus ?

Il faut sauver ce chêne !

R-A Bougourd,

Président d’Aulnay Environnement

Chenes Camus II

 

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Communiqué d’Aulnay Environnement sur l’abattage des arbres de la Croix Blanche

le 7 mars 2018

La note d’information (Services.mairie) du Directeur Général des Services d’Aulnay-sous-bois, M. Soumy, appelle plusieurs remarques :

1/ Nos communiqués sont rédigés dans un français compréhensible pour tous. Aucune phrase de celui du 26 février ne met en cause le professionnalisme et encore moins l’intégrité des agents des services techniques. Il y est dit : « Je ne doute pas qu’on pourra me fournir tous les documents justificatifs ». M. Soumy a donc mal lu, d’autant que le communiqué était accompagné d’une photo où l’on pouvait constater que les arbres étaient effectivement malades.

2/ Nous ne sommes pas responsables des commentaires postés ici ou là dont nous n’avons par ailleurs pas constaté l’existence dans les blogs.

3/ Nos « méthodes » ne sont ni irrespectueuses, ni insultantes, à la différence de certains élus qui n’ont que dérision pour les propositions d’une association qui compte plus de 160 adhérents, ce qui en fait la plus grosse association environnementale du 93. Or cette association représentative n’a jamais été informée de ces abattages, pas davantage que le Conseil de quartier.

4/ C’est précisément sur l’insuffisance de l’information que portait le communiqué, c’est assez clair. Déposer une lettre dans une boîte aux lettres des seuls riverains dans la semaine qui précède l’abattage ne suffit évidemment pas à nos yeux, surtout lorsqu’il s’agit d’une semaine de vacances scolaires, lorsque certains parents ou grands-parents sont susceptibles de vouloir soustraire quelques jours les enfants ou petits-enfants à l’air vicié de la banlieue parisienne.

5/ En effet, nous avons des rendez-vous assez réguliers avec les différents responsables des services techniques. C’est une raison de plus de s’étonner qu’aucun contact n’ait été pris à temps sur un sujet aussi sensible, au moment où nous mobilisons sur la question des arbres patrimoniaux de l’ex-place Camélinat, et où nos demandes de concertation ne rencontrent de la part des élus que silence, ou pire, commentaires ironiques. Est-ce là autre chose que du mépris ? Il faut comprendre que la coupe est pleine !

6/ J’ai pu rencontrer en effet l’équipe chargée de l’abattage ainsi que le responsable de l’entretien des arbres. Nous avons eu des conversations courtoises et très intéressantes. Mais cela n’a pas rendu caduc le communiqué, car il témoignait avant tout de l’émotion causée par cet abattage.

7/ C’est là le fond du problème. Les personnels des services techniques font leur métier du mieux qu’ils peuvent, et je les crois volontiers lorsqu’ils disent qu’ils n’abattent pas des arbres de gaîté de cœur. Comme eux, je sais qu’un arbre malade peut tuer. Encore une fois, ce n’est pas à eux que s’adressait ce communiqué, mais à nos élus. Ils doivent comprendre que les bouleversements engendrés par l’urbanisme brutal qu’ils mettent en œuvre représentent un véritable traumatisme pour la population du quartier, et qu’il est plus que temps de le prendre en compte. Les arbres peuvent tuer, mais ils sont aussi essentiels à notre qualité de vie. Or cela ne semble pas un instant effleurer l’esprit de nos élus.

8/ En veut-on la preuve par la démonstration a contrario ? Pourquoi ces arbres du terrain de la Croix Blanche ont-ils disparu du nouveau PLU en tant qu’arbres remarquables ? Pourquoi n’a-t-on pris aucune précaution lorsque ce terrain a été transformé en base technique pour les travaux de réfection des réseaux souterrains ? Pourquoi a-t-on laissé des monceaux de matériaux pesant plusieurs tonnes au pied de ces arbres, recouvrant et tassant la terre, asphyxiant peu à peu leur système racinaire et permettant le développement des maladies? Nous savons bien que la responsabilité de ces choix n’incombe pas aux services techniques. Il est temps qu’une politique volontariste de préservation de notre patrimoine arboré soit mise en place.

9/ Si l’on veut aller plus loin, le problème de fond, c’est celui de ce terrain de la Croix Blanche. Pourquoi démolit-on partout des pavillons patrimoniaux, alors que ce terrain est laissé en friche, avec tous les problèmes de salubrité publique que cela induit ? En conclusion des travaux d’un défunt Comité de pilotage, nous avons fait des propositions pour un aménagement équilibré, ménageant le patrimoine arboré et l’édification d’habitations en harmonie avec le quartier. Juste avant les précédentes élections, une vraie concertation avait été promise par le maire actuel. Depuis, pourquoi cette inertie ?

10 / Le communiqué disait : « L’élimination des chênes du terrain de la Croix Blanche a commencé. » M. Soumy répond : sur les 8 chênes, 3 seulement ont été abattus ! C’est peu en effet : à peine la moitié ! Les deux qui restent de l’alignement initial font piètre figure, et l’on ne donne pas cher de l’avenir des trois autres, collés à une habitation, également étouffés par les dépôts de matériel. Encore un peu de patience, et l’on pourra faire tout ce que l’on veut de ce terrain : il n’y aura plus d’arbres à préserver.