Vous êtes effrayés par la
prolifération des constructions sous une municipalité qui a promis tout le
contraire ? Vous voulez consulter et étudier les permis de
construire ?
Sachez que tout sera fait pour
vous décourager !
Exemple : le secrétaire général d’Aulnay
Environnement et le permis de construire du parking Abrioux.
17
décembre : le permis est signé. L’association dispose de deux mois pour
déposer un recours, à partir du moment
où ce permis est affiché.
27
décembre : demande de copie du permis.
4
janvier : sans réponse, nouvelle demande, par mail et par téléphone.
9
janvier : nouvelle relance.
10
janvier : lettre du service
juridique donnant les conditions pour la copie. Elle est payante, on doit
préciser combien de copies on veut, en noir ou en couleur. La ville établira
alors un « décompte des sommes dont le règlement sera effectué par chèque.
Une fois que ce paiement sera effectué, l’exemplaire sera communiqué. »
C’est ce qui
s’appelle de la simplification administrative. On peut compter sur le zèle du
bureau des permis pour faire durer les choses encore quelques semaines, le
temps que le délai pour le recours soit dépassé.
On nous
dira : pourquoi ne pas se contenter de consulter sur place ?
Sous les
précéntes municipalités, le service des permis n’était fermé que 2
demi-journées par semaine. À présent, c’est l’inverse : il n’est plus
accessible au public que 2 demi-journées. Autrefois, on était reçu dans le
bureau même. À présent, on doit prendre un ticket à l’accueil et attendre le
bon vouloir des responsables. L’attente peut être interminable pour
l’associatif ou le riverain. Le promoteur, lui, prendra rendez-vous.
Voilà comment
on peut vider de son contenu l’obligation de publicité.
Autre exemple : l’affichage du permis de démolir de
l’ancienne piscine.
Le permis a
été signé le 18 octobre. L’affichage sur les lieux n’a été effectif qu’en
janvier, pour une démolition qui doit commencer le 21 janvier. Aucune autre
annonce nulle part. Cette fois, l’obligation de publicité a été clairement
ignorée.
Restreindre au maximum l’accès à l’information au profit de la communication la plus biaisée possible est devenu une pratique si systématique qu’on parvient à créer des problèmes qui n’auraient pas lieu d’être.
Si la population du quartier avait été correctement informée, aurait-on laissé s’entasser les sacs de déchets d’amiante à proximité de l’école Paul Eluard ? N’aurait-il pas été préférable de veiller à ne pas nourrir l’angoisse légitime des parents, et à ne pas réveiller le traumatisme du l’usine CMMP, avec un écho jusque dans les colonnes du Parisien ? Comprendra-t-on enfin combien ces pratiques si peu démocratiques sont finalement contre-productives?
Cette pratique du pouvoir
fondée sur le mépris des citoyens n’est plus supportable !
Aulnay bouge, mais pas pour
vous !