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Lettre à M. CAHENZLI Adjoint au Maire chargé de l’Urbanisme et de la rénovation urbaine

 Aulnay, le 29  novembre

Monsieur l’Adjoint au Maire,

Dans le souci d’apporter à la réunion du 5 décembre 2023 toutes les garanties d’un débat réellement démocratique, nous vous prions de bien vouloir donner à tous les participants les moyens de préparer correctement cette réunion :

  • La publication sur le site de la ville du dossier de concertation (comme cela avait été le cas pour la concertation de 2017-2018) permettant une réflexion préliminaire sur les « hypothèses ambitieuses pour l’amélioration du cadre de vie, des mobilités, du bâti et de l’aménagement de l’espace public », en particulier la communication de la carte indiquant le périmètre concerné. L’expérience de la première réunion, avec un powerpoint peu lisible, projeté sur un écran de taille insuffisante et ébloui par l’éclairage ambiant ne permettait pas une bonne lecture. L’idéal serait évidemment d’offrir à chacun à l’entrée de la salle, un dossier imprimé. 
  • Une restitution convenable de la concertation de 2017. Les archives d’Oxygène nous ont permis de retrouver une référence à cette concertation sur le bas de la page 12 du n°247 de juillet-août 2018. Les 476 contributions sont résumées en 7 lignes et demie : « Les participants se sont exprimés sur la place des piétons et des modes doux, la place de la voiture, la valorisation des parcs existants. Ils ont aussi émis le souhait de développer davantage de commerce de proximité et d’avoir des équipements publics pour tous les âges. Enfin, ils ont noté leur préoccupation sur la qualité résidentielle et la préservation du patrimoine bâti. » Rien d’autre. Nous pensons que ce résumé très vague ne peut être considéré comme une restitution convenable, nous vous demandons donc de faire connaître précisément les préconisations avancées alors par les Aulnaysiens. Celles d’Aulnay Environnement sont consultables sur notre site, rubrique « Études » (5 pages)
  • Pour nous donner confiance en la promesse de « co-construction » sur laquelle s’achève l’article cité d’Oxygène, nous vous serions obligés de bien vouloir nous indiquer quelles mesures ont été prises depuis 2018 en réponses aux préoccupations des Aulnaysiens concernant  « la place des piétons et des modes doux, la place de la voiture, les équipements publics et la préservation du patrimoine bâti » dans le quartier Centre-Gare.

Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir nous donner une réponse avant la réunion du 5 décembre. Nous sommes conscients que le délai est très court, mais nous n’avons eu l’annonce de cette réunion qu’hier mardi 28 novembre, délai tout aussi court pour que les Aulnaysiens qui veulent participer à cette réunion aient toutes facilités pour s’organiser. Il serait bon de proposer à la fin de chaque réunion la date de la suivante, et d’en décider en commun avec l’assemblée, un opportun préambule démocratique.

Veuillez croire, Monsieur l’Adjoint au Maire, à l’expression de notre haute considération.

L’ensemble des membres du Bureau d’Aulnay Environnement

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Lettre au Préfet 06.04.2023

                                                                                    Aulnay le 06 avril 2023

A l’attention de Monsieur le Préfet

du département de la Seine saint Denis

Monsieur le Préfet

Nous nous permettons de revenir sur notre courrier du 28 avril 2022, resté sans retour de votre part.

Nous insistons afin d’obtenir votre avis sur la dynamique  de restriction de l’espace public sur la commune d’Aulnay sous-bois qui s’aggrave d’année en année en ne laissant aucune chance

  • à la mise en place de mobilités douces,
  • à la création de circulation en mode propre de bus,
  • à la circulation des PMR sur des trottoirs étroits ou encombrés de poubelles comme le montrent les exemples suivants.
Rue Marcel Sembat, rue très fréquentée par les piétons qui attendent à un arrêt de bus et devant un bureau de la CPAM. On note la négation de la politique d’élargissement des trottoirs qui avait été entreprise par les précédents aménageurs. Ce trottoir ainsi restreint ne permettra pas de déposer les nombreuses poubelles que cette construction amènera, à moins de se mettre en infraction avec l’article 45 de la loi du 11 février 2005 concernant l’accessibilité de la voie publique, applicable depuis le 1er juillet 2007  
    
Plus consternant, l’exemple suivant. Il concerne la rue Jules Princet, une voie départementale, de la commune. La largeur de trottoir devant l’immeuble précédent n’est pas conservée, alors que cet axe déclaré structurant dans le PLU doit être aménagé par le département afin de créer une voie de circulation pour une ligne de bus en mode propre ainsi qu’une piste cyclable, projets évidemment compromis par cette construction. De plus comme dans l’exemple précédent la mise place de poubelles au droit de l’immeuble ne pourra se faire sans enfreindre la loi sur l’accessibilité de la voie publique. Trop souvent, en bien des endroits de notre commune, on voit des piétons contraints de descendre pour marcher sur la voie de circulation en raison de l’encombrement de trottoirs trop étroits.  

Par ailleurs l’EPT Paris Terre d’envol a initié un Plan Local de mobilité dans le cadre des PLD en déclinaison locale du Plan de Déplacement Urbain d’île de France. Ceci a été initié afin de développer les modes actifs de déplacement, de pacifier la voirie et préconiser la mobilité douce. Compte tenu de la politique actuelle de la commune ce Plan n’a malheureusement aucune chance de se concrétiser.

Nous sollicitons une fois de plus  votre retour sur le sujet général des projets d’urbanisme de la ville au regard de l’adaptation de ceux-ci à un espace urbain tourné vers la mobilité douce et l’accessibilité  aux personnes à mobilité réduite. Et soucieux de la sécurité de tous les piétons.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos sentiments respectueux.

Pour le bureau

Copie à :

Madame la Ministre de la Transition Écologique

Monsieur le Président du Conseil Départemental de la Seine saint Denis

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Après l’incendie

Hier soir, durant des heures, nous étions des millions rivés à nos postes de télévision. Nous étions des millions à sentir les larmes nous monter aux yeux lorsque nous avons vu se tordre et tomber la flèche.

Chrétien ou pas, français ou pas, peu importe. Nous avons à ce moment senti combien de simples pierres pouvaient nous être chères au point de faire partie de nous, et d’être comme un membre de la famille. Notre-Dame, c’est notre grand-mère à tous, sévère et coquette à la fois, sublimement élégante, universellement accueillante.

Je crois que toute grande épreuve peut nous grandir, pour peu qu’on soit capable d’empathie. Telle épreuve physique nous permettra de comprendre ce que ressentent par exemple ceux que frappe un handicap. J’aimerais que tous soient capables d’un tel retour sur soi.

Une journaliste hier soir a prononcé  des mots extrêmement blessants pour tous les banlieusards, en disant à un jeune qui avait sauté dans le RER pour être sur place : « vous qui n’êtes pas tout à fait parisien ». Nous l’avons bien compris, nous qui vivons au-delà du périphérique, pour ceux qui vivent tout près, Notre-Dame, c’est naturellement un peu moins notre patrimoine.

Alors nous avons des Notre-Dame qui n’appartiennent qu’à nous. Les lieux n’ont pas besoin d’être imprégnés de religion pour faire partie de notre vie, ni d’être extraordinairement beaux ou anciens. C’et le nom d’une place, c’est une maison en brique ou en meulière, c’est un grand arbre, c’est un parc. Tout cela n’est pas bien vieux, mais c’est ce que nous avons comme patrimoine bien à nous. Et à chaque fois, il y a eu une intention qui devrait perdurer, un désir de pérenniser le souvenir d’une époque, d’un homme, ou de rendre plus agréable la vie des gens.

À chaque fois qu’on porte atteinte à ce patrimoine, c’est une flèche qui nous perce le cœur. Il est bon d‘avoir un peu de culture locale pour comprendre cela, mais sans doute que le cœur devrait suffire, lorsque l’on sait écouter les gens. Nous comprenons qu’une ville doive changer, et que comme les pompiers hier soir, il faille bien faire la part du feu. Nous comprenons que le temps soit à sa manière incendiaire, mais pas que les pyromanes n’en fassent qu’à leur tête. 

Messieurs les élus, si vous avez comme nous été bouleversés hier soir, essayez de comprendre ce que nous ressentons lorsque vos projets s’attaquent à notre patrimoine.     

René-Augustin Bougourd, Aulnaysien depuis seulement 25 ans

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Aulnay Environnement et les Arbres de l’ex-place Camélinat

Sur le site de la ville, on peut voir dans une vidéo avec quelle délicatesse certains arbres de la place ont été traités.  Pour une douzaine d’entre eux, on les voit soigneusement allégés des racines profondes et de leurs radicelles, leur pied ensaché avec un ou deux mètres cubes de racines, et chargés dans un camion. Destination : une pépinière où ils doivent « repartir ».

Nous pourrions crier victoire. Car c’est évidemment notre pétition qui a conduit la municipalité à entreprendre cette opération coûteuse. Il n’en a jamais été question avant la réunion privée de décembre organisée par la société Bouygues qui avait eu la bonne idée de nous inviter.  Là nous avons pu nous entretenir avec le responsable de la mise en pépinière, au passage très réservé sur les chances de reprise de la plupart de ces arbres. Les systèmes racinaires constituent en effet une masse végétale équivalente à celle des parties aériennes. Reconstruire tout le système racinaire n’est pas une tâche aisée pour un arbre d’une vingtaine de mètres. 

Tant mieux pour les survivants. Mais ce n’est pas ce que nous demandions. Nous voulions qu’ils restent là où ils avaient grandi, comme un ornement important de cette place.

Cet épisode est très révélateur des pratiques de communication de cette municipalité. Il n’est pas question pour elle de dialoguer, surtout pas d’associer les citoyens aux décisions. Une conception réellement démocratique, lors de la remise de notre pétition, aurait dû conduire à nous proposer une réunion pour nous dire : vous ne voulez pas de note projet, mais on va essayer de sauver une partie des arbres.  C’eût été une marque de respect pour les signataires de la pétition et ce « corps intermédiaire » que nous représentons.

Nous avons demandé la création d’une commission arboricole mixte, à vocation informative. Pas de réponse à notre lettre, mais verbalement, refus irrité et catégorique d’un maire-adjoint : il y a assez de réunions comme ça ! Où sont les arbres, pour combien de temps, combien de survivants : il nous faudra mendier ces informations.