Communiqués

Actions, Place Abrioux

Courrier à l’autorité environnementale

Destinataire : DRIEE
Service du développement durable des territoires et des entreprises
Évaluation environnementale des projets
12 cours Louis Lumière
CS 70027
94307 Vincennes cedex

Objet : Réalisation d’un parking souterrain

Place ABRIOUX, Aulnay-sous-bois

N°d’enregistrement F1118P0204

Aulnay, le 22 janvier 2019

Madame, Monsieur

Nous avons pu prendre connaissance sur le site de l’autorité environnementale, d’une demande d’examen d’un projet déposé par la municipalité d’Aulnay-sous-bois. En tant qu’association envoironnementale agréée, dès que nous avons eu connaissance du projet en 2016, nous avons élevé un certain nombre d’objections qui n’ont jamais été prises en compte. En dépit d’une pétition que a recueilli plus d’un millier de signatures, aucune concertation avec les habitants du quartier n’a jamais été entreprise. Ces objections nous paraissent d’autant plus fondées que sur tous les points en litige, le dossier présenté par la municipalité présente des omissions ou des contre-vérités qui nous semblent révélatrices et que nous souhaitons porter à votre connaissance.

Chapitre 5 / Sensibilité  environnementale de la zone d’implantation envisagée.

Item 7 : Le projet se situe-t-il (…) dans un site patrimonial remarquable ?

A cet item, il n’est fait mention que de l’église Saint Sulpice, située à environ 1400m.

Dans la « Contribution au diagnostic du patrimoine de la Commune d’Aulnay-sous-bois », édité par le Conseil Général de Seine-Saint Denis en Juin 2008 , il est indiqué page 208, comme « élément d’intérêt patrimonial » : Place Camélinat. C’était, jusqu’à ce que la municipalité actuelle choisisse de la débaptiser, le nom de la place Abrioux. 

A l’exception d’une partie du collège du Parc, la place est en effet bordée d’immeubles qui tous remontent au début du XXe siècle, dont un immeuble particulièrement remarquable de style Art Nouveau, au 1, rue Paul-Langevin. Si la piétonnisation de la place peut contribuer à la mise en valeur de ce patrimoine, il est notable qu’à notre connaissance, aucune étude urbanistique pour organiser cette mise en valeur n’a été entreprise.

Item 9 : Le projet se situe-t-il (…) dans une commune couverte  par un plan de prévention des risques naturels ?

Dans la réponse à cet item, il n’est pas clairement indiqué que le site se trouve en zone de dissolution du gypse.

Chapitre 6.1 / Caractéristiques de l’impact potentiel du projet sur l’environnement

Item 2 : le projet impliquera-t-il des modifications prévisibles des masses d’eau soutterraines

A cet item, il est répondu par la négative. C’est là l’omission la plus grave. M. le préfet , à notre demande, avait invité la municipalité à répondre à nos inquiétudes. Dans un courrier du 12 octobre 2018 adressé au seul  préfet, le Directeur des Services indique à propos  de  la nappe phréatique qu’  « au droit de la place, son niveau est compris entre

-1,60m et -2,90m de profondeur. » Il est impossible qu’un cuvelage sur près de 1600 m2 et 5 mètres de profondeur soit sans impact sur la circulation des masses d’eau souterraines. D’autant plus que ce cuvelage s’ajoute à celui d’un immeuble de 45 logements actuellement en construction en bordure de la place, et qu’un autre immeuble du même type est prévu sur le côté sud de cette place.

Item 5 : Le projet est-il susceptible d’entraîner des destructions de la biodiversité existante ?

On remarquera sur les photos 1, 2 et 3 jointes au dossier la présence de tilleuls déjà visibles sur des cartes postales du début du XXe siècle. Ils sont actuellement au nombre de 20, et jusqu’à la révision du PLU de 2015, ils figuraient dans le patrimoine arboré du  PLU 2014. Si l’état de 4 à 5 individus justifie un remplacement, il est aisé de constater que cet ensemble arboré est de qualité. Il contribue fortement à l’agrément de la place. Il offre un refuge aux oiseaux nombreux dans ce quartier (mésanges charbonnières entre autres). Ce refuge est d’autant plus précieux après la disparition d’une dizaine de marronniers sacrifiés lors de la rénovation et l’agrandissement du collège riverain de la place. Sans parler de tous les arbres proches menacés par des projets immobiliers. Or le plan indique que tous ces arbres, peut-être à l’exception  d’un seul, doivent disparaître au profit de 7 arbustes en pot.

Aucune mention n’est faite de la destruction de cet ensemble arboré remarquable.

Item 11 : le projet engendre-t-il des déplacements / des trafics ?

Il est répondu que la place était déjà un parking aérien. A l’item suivant, il est indiqué que la capacité du parc prévu est un peu supérieure au parking qu’il remplace. C’est là pour le moins un euphémisme. On passe de 42 places à 101, soit plus qu’un doublement du trafic. Par ailleurs, ce trafic actuellement moins important se déroule à l’air libre, avec les meilleures conditions de visibilité. Dans le projet, les véhicules surgiront d’une rampe à la visibilité étroite, et déboucheront à l’angle de deux voies intensément parcourues par des scolaires et leurs parents. En effet, aux 600 élèves du collège riverain de la place s’ajouteront dès la rentrée prochaine plusieurs centaines d’élèves de primaire et de maternelle, la municipalité ayant décidé de reconvertir l’annexe abandonnée par le collège rue Louis Barrault, et distante de quelques dizaines de mètres de la sortie du parking souterrain projeté. 

Item 20 : le projet est-il susceptible de porter atteinte au patrimoine architectural et paysager

Si la disparition du parking aérien est un progrès, la suppression d’arbres centenaires constitue une atteinte sévère au patrimoine paysager. Atteinte qui pourrait être évitée par la création d’un parking en silo d’une capacité équivalente à celle du parking actuel sur un terrain proche et récemment libéré au profit de la municipalité, rue des Écoles.

Mais l’atteinte la plus grave concerne le patrimoine architectural, dont les fondations et les sous-sols risquent d’être impactés par les perturbations de la circulation souterraine des eaux. 80 propriétaires ont répondu au référé préventif et manifesté leur inquiétude.

Chapitre 6.2/ Les incidences du projet sont-elles suxceptibles d’être cumulées avec d’autres projets existants ou approuvés ?

A cet item, il est encore répondu par la négative. C’est là une autre omission grave. Sur la place, un grand immeuble en construction, un autre en prévision, doivent ajouter un cuvelage globalement équivalent à celui du projet. Et un troisième projet important est annoncé sur la rue Barrault, en prolongement de l’immeuble en construction.

Dans l’espoir que ces informations vous permettront d’avoir une idée plus juste de l’impact de ce projet, veuillez recevoir, Madame, Monsieur,  nos meilleures salutations.

Pour le bureau d’Aulnay Environnement,

Le Président, René-Augustin BOUGOURD

Actions, Nouvelles Constructions, plu

La devise à Aulnay-sous-bois : Circulez, y’a rien à voir !

Vous êtes effrayés par la prolifération des constructions sous une municipalité qui a promis tout le contraire ? Vous voulez consulter et étudier les permis de construire ?

Sachez que tout sera fait pour vous décourager !

Exemple : le secrétaire général d’Aulnay Environnement et le permis de construire du parking Abrioux.

17 décembre : le permis est signé. L’association dispose de deux mois pour déposer un recours,  à partir du moment où ce permis est affiché.

27 décembre : demande de copie du permis.

4 janvier : sans réponse, nouvelle demande, par mail et par téléphone.

9 janvier : nouvelle relance.

10 janvier :  lettre du service juridique donnant les conditions pour la copie. Elle est payante, on doit préciser combien de copies on veut, en noir ou en couleur. La ville établira alors un « décompte des sommes dont le règlement sera effectué par chèque. Une fois que ce paiement sera effectué, l’exemplaire sera communiqué. »

C’est ce qui s’appelle de la simplification administrative. On peut compter sur le zèle du bureau des permis pour faire durer les choses encore quelques semaines, le temps que le délai pour le recours soit dépassé.

On nous dira : pourquoi ne pas se contenter de consulter sur place ?

Sous les précéntes municipalités, le service des permis n’était fermé que 2 demi-journées par semaine. À présent, c’est l’inverse : il n’est plus accessible au public que 2 demi-journées. Autrefois, on était reçu dans le bureau même. À présent, on doit prendre un ticket à l’accueil et attendre le bon vouloir des responsables. L’attente peut être interminable pour l’associatif ou le riverain. Le promoteur, lui, prendra rendez-vous.

Voilà comment on peut vider de son contenu l’obligation de publicité.

Autre exemple : l’affichage du permis de démolir de l’ancienne piscine.

Le permis a été signé le 18 octobre. L’affichage sur les lieux n’a été effectif qu’en janvier, pour une démolition qui doit commencer le 21 janvier. Aucune autre annonce nulle part. Cette fois, l’obligation de publicité a été clairement ignorée.

Restreindre au  maximum l’accès à l’information au profit de la communication la plus biaisée possible est devenu une pratique si systématique qu’on parvient à créer des problèmes qui n’auraient pas lieu d’être.

Si la population du quartier avait été correctement informée, aurait-on laissé s’entasser les sacs de déchets d’amiante à proximité de l’école Paul Eluard ? N’aurait-il pas été préférable de veiller à ne pas nourrir l’angoisse légitime des parents, et à ne pas réveiller le traumatisme du l’usine CMMP, avec un écho jusque dans les colonnes du Parisien ? Comprendra-t-on enfin combien ces pratiques si peu démocratiques sont finalement contre-productives?

Cette pratique du pouvoir fondée sur le mépris des citoyens n’est plus supportable !

Aulnay bouge, mais pas pour vous !

Compte-rendus

Compte-rendu de la réunion du Conseil d’Administration du 8 janvier 2019

Présents : René-Augustin BOUGOURD, Robert HALIFAX, Jean-Louis KARKIDES, Jean-Louis SOLBES, Évelyne BLAZA

Excusés : Chantal WOLLBERG, Christian BAUSSON, Daniel QUEMENER

Problème lié au désamiantage du Galion

Nous recevons une délégation de mamans du quartier, représentantes des parents d’élèves du Groupe scolaire Paul Eluard et membres du conseil de quartier autour de la problématique du stockage des déchets amiantés en périphérie du groupe scolaire et de l’église.

Rappel des faits :

  • Début des travaux de désamiantage en Novembre 2018
  • Conseil de quartier le 4 décembre 2018 avec à l’ordre du jour la présentation des travaux et le projet ; en raison d’un manque d’information sur la tenue de cette réunion (encart dans Oxygène et convocation des seuls membres du conseil de quartier), seulement 2 personnes du quartier du Galion étaient présentes, les autres membres venant du quartier voisin moins concerné.
  • Les riverains s’aperçoivent que les sacs contenant les déchets amiantés sont stockés contre le mur d’enceinte de l’école, mur dégradé par lequel des enfants peuvent s’introduire dans le terrain. Ces sacs qui doivent en principe être rapidement et régulièrement évacués ne le sont pas et plus de 200 sacs sont dénombrés. Les parents alertent la municipalité mais ce n’est qu’après la médiatisation des faits que les sacs sont déplacés à l’intérieur d’un des bâtiments et que des mesures sont faites.

En vue d’un rendez-vous avec le maire, l’appui et l’expertise d’Aulnay environnement est requis par les personnes présentes. Les propositions suivantes sont faites :

  • demander la délocalisation des écoles avec arrêt des travaux tant que cela n’est pas fait,
  • mettre en avant la responsabilité du maire en ce qui concerne les risques sanitaires encourus (environ 400 enfants fréquentent le groupe scolaire sans compter les paroissiens de l’église)
  • mettre en avant le fait qu’il est inadmissible que le côté économique (stocker pour limiter les coûts de transports) prévale sur la santé des enfants et des riverains.

R.-A. BOUGOURD préparera un courrier dans ce sens et le transmettra aux parents d’élèves.

Validation du CR de la réunion du CA du 4 décembre 2018 et point sur les actions

R.-A. BOUGOURD doit encore transmettre le dossier à Jean-Louis KARKIDES en vue d’une prise de contact avec Emeline HEYDON (enseignante qui souhaiterait une intervention dans sa classe sur le thème de l’engagement associatif .

Le CR est approuvé à l’unanimité.

Assemblée générale

L’assemblée générale aura lieu le 12 mars 2019.

Projet Val Francilia

Publication à préparer par R.-A. BOUGOURD pour dénoncer la privatisation du Parc Robert Ballanger.

Modification du PLU

DOSSIER A PREPARER TRES SERIEUSEMENT POUR FEVRIER.

Questions diverses

R.A. BOUGOURD fait un retour sur l’Assemblée Générale d’Environnement 93.

Fin de la réunion : 22 h

Prochaine réunion du bureau

Mardi  5 février 2019

Actions, Autres associations

Communiqué de presse

CHANTIER DU GALLION (Aulnay-sous-Bois)
  DES MESURES D’URGENCE S’IMPOSENT

La présence de plusieurs centaines de sacs de déchets « amiante » issus des travaux de démolition du Gallion inquiète à juste titre les riverains.
Les pouvoirs publics ont été alertés.
Nos associations, engagées depuis deux décennies dans un combat contre l’amiante à Aulnay-sous-bois, tiennent à faire connaître publiquement leur position : il s’agit d’une situation anormale et dangereuse.


1) Le choix d’une aire de stockage des déchets amiantés à quelques mètres de l’école Paul Eluard, qui se trouve en surplomb, est tout à fait déraisonnable.
En admettant même que tous ces déchets sans exception soient emballés sous double enveloppe dans des sacs hermétiquement clos – ce qui reste à vérifier – la possibilité de pollutions accidentelles issues de sacs éventrés (suite à des aléas de chantier ou des actes de malveillance) ne saurait être exclue et justifie, à elle seule, le choix d’une autre localisation.


2) L’article R. 4412-122 (alinéa 3) du code du travail spécifie les déchets doivent être « évacués après décontamination hors du chantier aussitôt que possible dès que le volume le justifie ».

Cette disposition réglementaire n’a manifestement pas été respectée. Le séjour prolongé de plusieurs centaines de sacs de déchets amianté est une anomalie. Le volume stocké sur place avant enlèvement devrait être réduit au strict minimum.
Nous rappelons que les fibres d’amiante tuent et que leurs effets cancérogènes peuvent se manifester à très faibles doses. 
Les Aulnaysiens qui ont respiré les fibres d’amiante du CMMP ont déjà payé un lourd tribut de maladies et de décès. Toutes les mesures de prévention nécessaires doivent être prises d’urgence sur le chantier du Gallion pour ne pas allonger la liste.

Pour l’Addeva 93 : Alain Bobbio  (06 89 36 09 55)
Pour le Collectif des riverains et victimes du CMMP : Gérard Voide 
(01 48 53 31 45)
Pour Ban Asbestos : Nicole Voide (01 48 53 31 45)
Pour Aulnay Environnement : Robert Halifax (01.48.68.43.34) 


Place Abrioux

À la mairie d’Aulnay, opacité à tous les étages

Rendre publics des documents légalement accessibles à tous,
cela fait mal, très mal, du côté de la Mairie.

Nous venons d’apprendre par Aulnaycap que Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision de refus de communication opposé par la Mairie d’Aulnay-sous-Bois à Hervé Suaudeau concernant des pièces relatives au financement municipal de certaines associations confessionnelles.

Ce qui est particulièrement révélateur d’une attitude systématique, c’est ce détail : « À l’audience, la défense du Maire jurait finalement qu’ils allaient envoyer au juge les documents manquants. Le juge a fait cette cinglante réponse : « ce n’est pas à moi qu’il faudrait envoyer ces documents, mais à M. Suaudeau ».  

À nous,on a joué à peu près la même comédie. Aulnay Environnement écrit au Préfet pour qu’il impose au Maire de dissiper toute l’obscurité entourant depuis deux ans le projet de parking Abrioux, et réponde à nos questions. Le Préfet appuie notre demande, et le Maire répond au Préfet, sans rien communiquer à Aulnay Environnement ! On nous dit alors : « mais c’est au Préfet de vous écrire !». Le Préfet n’ayant pas fait son travail de petit télégraphiste, la Mairie s’en lave les mains. Mais comme on est magnanime, on nous remet de la main à la main, le 10 décembre, lors d’une réunion organisée par la société Bouygues, une copie de la lettre au Préfet datée du 12 octobre !

  Un comportement digne de cour de récréation. 

Que retenir de la réponse au Préfet ? Loin d’être une réponse à nos demandes, c’est une mise en cause de notre démarche, reprenant le contenu polémique de l’article paru début octobre dans le blog AulnayLibre, (fondé par l’actuel adjoint au budget) avec son lot d’affirmations gratuites (parking en silo de 6 niveaux que nous n’avons jamais demandé) et fausses (nous n’avons jamais prétendu que la place était classée, mais reconnue d’intérêt patrimonial), etc

Seule nouveauté : nous avons enfin une information sur les sondages effectués sous la place. Le niveau de la nappe phréatique sous la place est compris entre 1,60 et 2,90 mètre de profondeur. Lors de la réunion organisée à Bouygues pour les commerçants, l’architecte a prétendu que la nappe était sous le niveau du parking. A moins qu’il s’agisse d’un parking pour Dinky Toys, il est bien clair que la nappe, contrainte par le cuvelage du parking, va devoir se répandre tout autour, vers les propriétés voisines. Notre première objection contre ce parking n’est donc en rien invalidée, les piézomètres étant bien incapables de retenir les inondations de sous-sols. 

Quant à la sécurité des scolaires :le parking souterrain serait une garantie de sécurité. On ne voit pas comment une voiture lancée pour monter une rampe de sortie d’un parking serait moins dangereuse qu’une voiture circulant sur un parking aérien, avec une bien plus grande visibilité. D’autant que la sortie du parking reste au même endroit, face à un croisement que traversent les centaines d’enfants se rendant non seulement au collège, mais aussi prochainement à l’école élémentaire. Amélioration de la sécurité, zéro !

A quand la mise en œuvre du slogan : Aulnay respectueuse ?

piscine

Une piscine pour les riches ? Que c’est dur à entendre !

Mercredi 12 décembre, réunion à l’École Fontaine des Prés sur le Centre Nautique, avec une quarantaine d’Aulnaysiens du quartier.

Le sujet : le calendrier des travaux et leurs nuisances. Mais bien sûr, les questions de l’assistance ont permis d’aborder beaucoup d’autres sujets, qui auraient intéressé tous les Aulnaysiens.

D’abord parce que les responsables de la construction (SPIE Batignolles) et ceux de l’exploitation (une filiale de SPIE Batignolles) ont tenu à présenter leur travail et leur fonctionnement. De ces professionnels, on apprend toujours plus que des élus. Ce sont des gens qui ont compris que communiquer objectivement vaut toujours mieux que de laisser la voie libre à toutes les interrogations. Et qui respectent les intéressés.

Notre rôle n’est pas de répercuter tout ce que nous ont dit les professionnels.

C’est à la municipalité d’offrir une information qui ne soit pas verrouillée par la propagande, dans des réunions où la parole et donc le questionnement, sont libres.

   Sur les aspects qui nous interrogent, nous pouvons retenir :

·      Que le financement du projet incombe à SPIE Batignolles, et que toutes les subventions de l’Etat, de la Région et du Département serviront à alléger la charge de cette entreprise privée.

·      Que la filiale exploitante, selon la logique de la Délégation de Service Public, percevra les droits d’entrée, la commune participant aux frais d’exploitation, dont une location pour les scolaires.

·      Le montant de ces droits (les plus élevés de tous les environs) est fixé par la municipalité, selon la logique suivante : cela correspond aux services proposés, ceux d’un vaste centre « aqualudique ».  Peu importe que l’on ne soit intéressé que par le bassin de nage, on paie aussi l’accès aux installations de loisir (mais pas au fitness !).

·      Une partie de l’assistance insiste sur le fait que ces prix sont trop élevés pour beaucoup de familles avec plusieurs enfants. Il est répondu qu’il faut comparer ce coût à celui d’une place de cinéma ou d’un abonnement téléphonique. La qualité du produit, cela se paie. En d’autres termes, si l’on se veut bons parents, et que le budget est serré, il faudra choisir !  On n’est pas là pour faire du social, que diable !

·      Pour les élus, entendre dire (en substance) qu’il s’agit là d’une piscine pour les riches « cela fait mal » !

Eh oui ! Il paraît qu’il n’y a que la vérité qui blesse…

En résumé, ce sera un très bel équipement, très bien conçu, qui permettra le retour de clubs de haut niveau, attirera des compétitions et redorera le blason de notre ville,

mais dans une commune comme la nôtre, dans un département comme le nôtre, la dimension sociale d’un tel équipement ne peut être ainsi ignorée.

Place Abrioux

MIC-MAC ET PATAQUÈS Ou l’information à la mode de chez nous

Rappel des épisodes précédents : transformer profondément le quartier de l’ex-place Camélinat au profit d’un immobilier collectif de standing, autour d’un parking souterrain de cent places, tel est l’un des grands projets de la municipalité. Inquiétude des riverains en voyant partout travaux,  palissades et rues barrées. Contrairement aux promesses faites lors de la campagne électorale, aucune consultation des habitants n’a été organisée. Les visuels de la future place publiés dans le bulletin municipal ne correspondent pas à ceux des permis de construire validés en Mairie.  Depuis deux ans, Aulnay Environnement réclame en vain que les habitants soient consultés. Le Maire reste sourd à une pétition de plus de mille signatures demandant d’épargner les tilleuls de la place. Nous avons fini par écrire au Préfet pour dénoncer l’opacité et les divers dangers du projet de parking souterrain. Celui-ci a demandé au Maire de répondre enfin à nos demandes d’éclaircissement, et brusquement, les choses semblent se précipiter.

Episode 1. jeudi 6 décembre, 14h43 : le Président d’Aulnay Environnement reçoit un appel des services du développement économique pour le convier à une réunion lundi 10 décembre, salle Averino, où Bouygues doit présenter son projet de parking. On lui annonce l’envoi d’un mail d’invitation qui n’est jamais venu. Le lendemain, il appelle pour demander une confirmation, demande qui reste sans suite.

Episode 2 : vendredi 7 décembre, 11h33 : Appel d’une représentante de Bouygues pour inviter le président à ce qui paraît être la même réunion. Mais on ne sait encore rien du lieu, l’envoi de l’invitation incombant à la mairie d’Aulnay. En revanche, la réunion ne portera que sur les sujets relevant de la compétence de l’entreprise. A la demande du Président, il est répondu qu’il peut venir avec quelques membres du bureau de l’association.

Episode 3 : vendredi 7 décembre, dans l’après-midi. Considérant que cette réunion ne peut faire office de réponse de la municipalité à la lettre du Préfet, Aulnay Environnement adresse aux blogs un premier message contenant cette lettre et annonce la date de la réunion qu’il imagine être publique, et le lieu qu’il croit être Averino. Rappelons qu’aucune invitation écrite ne lui a été communiquée.

Episode 4, vendredi 7 décembre, 15h10. Appel du Directeur Général des Services techniques : la réunion se doit se faire en réalité au restaurant La Bottega, place Abrioux. L’appel des services techniques est probablement dû à une confusion avec une réunion à Averino destinée aux seuls commerçants. Le Directeur Général se fait l’intermédiaire de Bouygues pour me demander les noms des personnes de l’association qui comptent venir. Le Président donne quatre noms de membres du bureau, dont le sien.

Episode 5, même jour, 19h41. SMS du Directeur Général des Services techniques. Selon l’entreprise, «pour des raisons organisationnelles et du nombre de personnes invitées,  il est souhaitable qu’une seule personne représente votre association ».

Episode 6, 19h54. Réponse par SMS du Président d’Aulnay Environnement : « C’est bien pour ça qu’il est absurde de faire cette réunion dans un restaurant ! Une information digne de ce nom doit être autrement ouverte ! »

Episode 7, 19h55. SMS du Directeur Général des Services techniques. Il fait part de son « étonnement et de son incompréhension » Il ne comprend pas « pourquoi il est fait mention dans le blog de Monaulnay d’une réunion privée organisée par une entreprise dans un lieu privé. » Le Président d’Aulnay Environnement tombe des nues. Jamais il n’avait imaginé que cette réunion qui concerne des milliers d’Aulnaysiens devait se dérouler à huis clos ! D’où un nouvel envoi aux blogs, avec correctif.

Episode 8, 20h06. SMS du Président d’Aulnay Environnement : « Je ne veux pas être désagréable avec vous, mais vous avez vu ce qui se passe dans le pays, cette insistante attente de vraie démocratie ? »  

Place Abrioux

Le préfet de Seine-Saint-Denis répond à notre lettre concernant le parking Abrioux

Le préfet de Seine-Saint Denis semble avoir été sensible à notre lettre du 12 octobre exposant tous les dangers présentés par le projet de parking Abrioux (risque de dissolution du gypse, proximité de la nappe phréatique, intense circulation de scolaires, inadaptation du réseau viaire, abattage de tilleuls centenaires) et les manquements aux règles démocratiques qui entachent ce projet (absence de consultation des habitants, opacité complète du projet).

Il est demandé au Maire de répondre enfin à toutes nos demandes d’information, incessantes depuis deux ans.

Par courtoisie, nous avons laissé un délai à la municipalité pour répondre à cette demande.

Mais à ce jour rien n’est venu.
lettre
Coïncidence : nous venons de recevoir une invitation à assister à une réunion d’information organisée par le groupe Bouygues qui a remporté l’appel d’offre,

lundi 10 décembre 2018, à 19h30, à La Bottega (en somme, dans l’intimité !)

Il va de soi que cette réunion ne saurait faire office de réponse de la municipalité à la demande du Préfet. En effet, nos demandes d’explication qui portaient, au stade du projet, sur le respect du patrimoine et la prise en compte d’une solution alternative, puis une fois les travaux achevés, sur la mise en péril de la sécurité des personnes et des biens, ne relèvent pas de la compétence de l’entreprise, mais du seul Maire.

Nous attendons donc que la municipalité donne les réponses que nous attendons légitimement, dans un esprit conforme à une vie démocratique communale normale.

Nouvelles Constructions, Place Abrioux

COMMENT FAIRE PAYER LES AULNAYSIENS À LA PLACE DES PROMOTEURS

Une farce  en cinq actes

Acte I :  faire une promesse électorale. 

« Imposer la création de deux places de stationnement minimum pour chaque nouveau logement construit ». ( Notre projet pour faire Aulnay respectueuse Aulnay gagnante avec Bruno Beschizza, p17 ).

 Acte II : réviser le PLU.

« Norme de stationnement : un minimum de 1 place par logement »

(Règlement du PLU 2015 , p13)

Acte III : Utiliser les facilités de la loi

L’autorité chargée de délivrer le permis de construire peut déroger aux obligations en matière de création d’aires de stationnement en cas de construction de logements situés à moins de 500 mètres d’une station de transport public. (Ordonnance n° 2013-889 du 3 octobre 2013)

Acte IV : Mobiliser le budget communal

Construction d’un parking de 6M d’euros aux frais des Aulnaysiens pour permettre aux promoteurs de dire à leurs clients : « Certes, cet appartement est livré sans place de parking, mais du coup c’est moins cher (-8% en moyenne) et vous pouvez vous garer au parking Abrioux ! »

Acte V : Densifier à outrance

Multiplication autour de l’ex-place Camélinat de projets immobiliers sur de petites surfaces

ne permettant pas la création de parkings privés, en plus des grosses opérations

 (Avenue de la République ou du 14 Juillet pour commencer)

 

Moralité :

Les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient.

Remarque : La municipalité, qui ne manque pas d’humour, a changé de slogan. A la place de :

 Aulnay respectueuse,  Aulnay gagnante

Nous avons maintenant

Pour vous, Aulnay bouge !

(Mais sans vous demander votre avis !) Les habitants  du quartier apprécieront  de contribuer financièrement à l’augmentation des véhicules et de la circulation dans un quartier aux rues étroites, avec un stationnement déjà envahissant.

 Question : Qui sont les dindons de la farce ?

piscine

Un Centre Nautique pour qui ?

Depuis quelques jours, les Aulnaysiens ont pu prendre connaissance d’une séduisante plaquette intitulée :

POUR VOUS AULNAY BOUGE : DÉCOUVREZ VOTRE FUTUR CENTRE NAUTIQUE

« AULNAY BOUGE » : là pas de doute, le « bétonnage » avance à grand pas. « POUR VOUS » : le doute est permis, comme pour l’affirmation : « VOTRE FUTUR CENTRE NAUTIQUE ». Ce « VOTRE » mérite d’être interrogé.

Tout autant que le titre page 2 : « AULNAY FAIT LE GRAND SAUT » Mais dans quoi ?

Les Aun aysiens qui sont parvenus jusqu’à notre stand du Forum de associations ont pu consulter un tableau intitulé :

LA PISCINE LA PLUS CHÈRE DES ENVIRONS

On y voit que sur 13 villes (Bobigny, Bondy, Clichy-sous-bois, Drancy, Le Blanc Mesnil, Le Raincy, Livry Gargan, Noisy –le-Sec, Rosny-sous-bois, Sevran, Tremblay, Villemomble, Villepinte) c’est à Aulnay que pour les habitants de la commune, l’entrée à la piscine municipale coûtera le plus cher (entre 1 et 2€ de plus pour une simple entrée). Si l’on prend le tarif le plus intéressant, le carnet de 10 entrées (43€), il restera plus avantageux pour un Aulnaysien de payer le prix fort chez les voisins, où le tarif pour les non-résidents ne dépasse les 43€ qu’au Raincy et à Rosny. Ailleurs, il s’établit généralement aux alentours de 30€.

Dans ces conditions, l’attractivité de la piscine est plus que douteuse : les habitudes de la plupart des nageurs sont prises, ils continueront à aller voir ailleurs, vers des équipement plus proches et moins chers. On voit mal la pratique de la natation, déjà très insuffisante pour les populations les moins favorisées, se développer massivement, ou même rattraper le retard pris par toutes ces années sans piscine. Il est clair que cet équipement ne leur est pas destiné. Une piscine, c’est aussi un choix social.

Les images en disent plus que le plus long discours. De toute évidence, les graphistes qui ont réalisé ce dépliant publicitaire n’ont pas intégré le souci de ce qu’on appelle pudiquement « la représentation des minorités ». Regardez bien : ce n’est qu’un type de population qui est visible ici. Précisément ceux

qui ont les moyens de payer le prix fort pour jouir d’ « un espace dédié au bien être », mais « entre soi ».

Mais ce sont tous les Aulnaysiens qui paieront pour cette piscine encore moins rentable que toutes les autres, car aucune piscine n’est rentable. Sauf qu’à Aulnay, le déficit risque de peser très lourd dans le budget communal.

Cela ajoutera au poids de la dette. Car, pour ne rien changer à l’opacité habituelle, on ne nous dit rien du financement. Et comment croire qu’il puisse être assuré majoritairement par un gouvernement qui restreint toujours les dotations aux collectivités, par un département, une région ou une organisation des Jeux Olympiques condamnés à serrer au maximum les cordons de la bourse ? Ce Centre Nautique, c’est une bombe à retardement pour les finances communales. A propos de l’aveuglement d’une équipe qui sans souci du passé et de l’avenir fait creuser à tout-va dans des terrains où affleure la nappe phréatique et sévit la dissolution du gypse, nous avons parlé d’apprentis-sorciers. Apprentis-sorciers, l’expression vaut aussi pour les finances communales.

Voilà où se fera le « grand saut » : dans des trous, des trous, et encore des trous !

Le comble du ridicule est atteint avec la comparaison entre le coût de l’ancien centre et du futur. Le « Nouveau Centre Aquatique » devrait coûter moins cher que l’ancien ! Sur quelles bases les Francs des années 1960 ont-ils été convertis en Euros des années 2010-2020 ? Peut-on mettre en parallèle un investissement réalisé dans le contexte économique de l’apogée des Trente Glorieuses et notre réalité où l’austérité fait loi ?

Et rappelons que l’estimation du coût était de 20 Millions en 2015.

Presque 36 Millions en 2018 ! Combien en 2020 ?

La piscine la plus chère