Actions, Nouvelles Constructions

Largeur des trottoirs / Lettre au Maire

M. Bruno Beschizza

maire d’Aulnay –sous-bois

Aulnay, le 16 octobre 2018

Monsieur le Maire

Nous souhaiterions attirer votre attention sur les sujets suivants concernant l’urbanisme à Aulnay .

Nous assistons à une urbanisation massive, notamment dans les quartiers sud de la ville et donc à une densification de l’espace urbain incompatible avec la structure historiquement pavillonnaire du secteur. Il nous semble évident que l’augmentation de la population d’une ville doit se faire en augmentant proportionnellement l’espace urbain dans tous les domaines ; de la circulation des piétons, des cyclistes et des voitures aux réseaux d’évacuation.

Or aujourd’hui nous constatons que le minimum prescrit par la loi concernant la largeur des trottoirs n’est jamais respecté : « 1.40 m libre de mobilier ou tout autre obstacle éventuel : loi du 11 février 2005 article 45 décret n° 2006-1658 du 21 décembre 2006″

Camille-Pelletan

Malheureusement cet exemple se répète à chaque nouvelle construction.

Route de Bondy un retrait significatif commencé au numéro 32 de la rue et jamais poursuivi aurait pu rendre cette rue attractive, commerçante, et accessible aux piétons, cyclistes et au stationnement. Au contraire aucune des constructions récentes ne respecte ce minimum de largeur de trottoirs.

Les jours de ramassage de poubelles les piétons notamment les « Personnes à Mobilité Réduite » doivent rester chez eux à moins que ce soit les jeunes arbres nouvellement plantés qui trinquent.

Route-De-Bondy

La rue Tournadour doit détenir le record absolu d’étroitesse de trottoir à Aulnay avec 36cm de largeur à certains endroits. Peut-on espérer qu’à l’occasion de la vente du terrain à l’angle de la rue de Bondy un élargissement conséquent de ce trottoir sera réalisé en bordure de cette parcelle ?

Rue Tournadour

Il est choquant également de constater, notamment dans cette rue, que le mobilier urbain tel que poteaux électriques et de téléphone encombre la voie publique déjà saturée alors qu’ils devraient complètement disparaître du paysage et surtout du passage des piétions.

Rue Julien Mira, un échafaudage apparemment posé au frais de la municipalité depuis 2016 encombre ce trottoir déjà étroit, sujet à de nombreux passages piétons vers la gare. Cet échafaudage créant également une zone très insalubre ne peut pas rester éternellement.

Pourrait-t-on obtenir des informations sur le devenir de cet immeuble sinistré ?

Gare-Immeuble

Avenue Eugène Schueller, un immeuble en construction est déjà bien avancé, sur un trottoir trop étroit (1.20m de largeur utile donc en infraction avec la loi). Le promoteur a réussi l’exploit de placer des balcons entre deux candélabres (au moins les habitants auront l’éclairage gratuit sur leur terrasse) un comble pour une rue déjà étroite et sans trottoir coté de l’usine L’Oréal.

Rue Eugène Shueller

 

Ceci pose le problème général des balcons qui débordent sur des trottoirs, d’aspect inesthétique et qui obstruent la perspective de rue déjà étroite. Le comble, c’est l’évacuation des eaux de pluies de ces balcons sur le trottoir comme sur la rue Jean Charcot et bien d’autres.

Rue Eugène Shueller-2

Les piétons apprécieront ces douches inopinées à leur juste valeur.

Tous ces éléments concourent à une asphyxie générale de la ville d’Aulnay dont la population augmente de façon considérable dans sa partie sud sans aucune augmentation proportionnelle de l’espace urbain. C’est à l’opposé de toute logique et contraire à ce qui ce fait par exemple à Paris où toute construction d’immeuble au droit des rues se fait pratiquement par un recul du trottoir de plusieurs mètres. Cela permet soit d’augmenter la largeur du trottoir, soit d’aménager des espaces de parking qui libèrent complètement la chaussée des véhicules en stationnement. S’il était fait, ce choix faciliterait la circulation automobile fortement perturbée à Aulnay.

Globalement cet état de fait ne contribue pas à l’attractivité d’une ville pourtant pleine de ressources et conduit les habitants à fuir vers les grands centres commerciaux où la circulation piétonne et automobile est fluide. Cela encourage les promoteurs à monter encore plus de projets de ce genre auquel nous savons que vous-même, Monsieur le Maire, vous vous opposez.

Souhaitant que ces remarques attirent l’attention de vos services d’urbanisme, nous vous adressons nos salutations les plus respectueuses. 

Nouvelles Constructions

Immeuble Eiffel : Achetez cinq le sixième est bonus

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Un nouveau panneau sur le chantier de l’immeuble SCCV Villa Eiffel rue Anatole France.
AFFICHAGE le 25.04.2018 il semble qu’il a été mis vers le 17.05.2018.
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On découvre une augmentation du nombre de logements (89 au lieu de 79 au départ)
et un sixième étage ! Tout ceci sans augmentation de la hauteur, ni de la superficie du terrain.

Il semble que le promoteur Monsieur VERRECHIA soit un spécialiste du sixième étage caché, après l’immeuble de la place Jean-Claude Abrioux ex-Camélinat, voici que l’immeuble Eiffel prend une strate !
La première fois cela pouvait passer pour un loupé, la seconde c’est plus sûrement une technique de vente.

On peut faire cette hypothèse : au départ on appâte le client avec un cinquième étage aux grandes baies vitrées. Très standing loft parisien, à deux pas de la gare. On met un beau dessin d’architecte en trois par quatre.

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Même si l’immeuble fait vingt mètres de haut, il semble respecter une certaine cohérence architecturale. On peut penser que le projet est présenté aux futurs acheteurs sous cet angle.

Une fois que la rentabilité est assurée après les premières signatures, on modifie le permis de construire,  pour rajouter un étage, et donc la marge bénéficiaire. Tout ceci avec la bénédiction de la municipalité. Qu’a-t-elle à y gagner ? Et les Aulnaysiens ?

En final on affiche en retrait dans un coin assez haut, le permis modifié.

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Auteur de la construction Inchangée.
Superficie du terrain Inchangée.

À votre avis qu’est ce qui va diminuer ? Les grandes baies vitrées ? Les commerces ?
En tout état de cause, la joie des premiers acheteurs, certainement !

Et hop ça roule ! Tout ceci dans la plus grande légalité.

Pour AE :  jl.Solbès

Etudes, plu

Quelle protection du patrimoine à Aulnay-sous-bois ? Désintox ! (1/3)

« Un maire doit d’abord être à l’écoute de ses citoyens. L’intérêt général d’une ville, c’est d’abord l’intérêt de ses habitants. De plus, en matière d’habitat nous devons absolument éviter les ruptures urbaines qui fragilisent tant de quartiers en France. »

Bruno Beschizza, 2 oct. 2013

Il semble que la campagne électorale ait commencé à Aulnay. La municipalité redouble d’efforts pour vanter son respect du patrimoine. Précédant le dossier d’Oxygène où elle s’attribue le mérite d’acquis dus surtout aux municipalités précédentes, un prospectus très partisan, sous couvert de dénoncer des « intox », a présenté des faits une version tronquée et contenant certaines contrevérités.

L’assemblée générale  d’Aulnay Environnement du 22 mars 2018 a voté un crédit exceptionnel pour informer les Aulnaysiens de la vérité des faits.

Le frein mis au « bétonnage »  DÉSINTOX !

Désintox2 p1b.aAllée des Charmilles   

Chaque Aulnaysien peut juger de la pertinence de cette affirmation. Ce mot, fondement de la campagne électorale de 2014, nous ne l’utilisons que pour le retourner contre ses promoteurs, car la réalité est plus complexe. Construire des logements est une nécessité dans un pays où la population augmente sans cesse, avec une région Île-de-France qui reste parmi les plus attractives. La solution d’étendre à l’infini les zones urbaines n’est pas tenable, il faut inévitablement densifier les centres-villes. Mais pas n’importe comment.

Que construire, où et comment construire, là sont nos points de désaccord avec la politique municipale.

La population d’Aulnay a diminué dans les années 90: 82000 habitants en 90, 80000 en 99. Dans les années 80 et 90, sous les mandatures Abrioux et Gaudron jusqu’au début des années 2010, on a très peu construit. L’occasion a été manquée de doter la ville d’équipements que possèdent toutes les communes limitrophes : salle de fêtes (peut-on croire que la salle Scohy soit digne d’une ville de 85000 habitants ?) et médiathèque centrale. En même temps, on a doté la piscine d’un système de récupération de chaleur qui a asséché sa voûte en bois et justifié sa fermeture en 2015. Tout le monde peut faire des erreurs, le tout est de les reconnaître !
Les pressions de l’État se sont donc faites de plus en plus fortes pour la création de nouveaux logements : L’équipe Gaudron a lancé un nouveau PLU pour encourager la construction, l’équipe Ségura l’a encore assoupli, et le PLU de l’équipe Beschizza, encouragée par les facilités permises par le gouvernement Hollande (suppression du Coefficient d’Occupation des Sols)  a ouvert largement les vannes.

 Le PLU de 2015, conduit à la hussarde alors que nos voisins sont encore en pleine concertation avec les habitants, fait fi des attentes des Aulnaysiens qui demandaient entre autres qu’on continue comme par le passé à construire en retrait, sans balcons débordants: les promoteurs ont à présent toute liberté de construire au ras du trottoir, et les façades continues (comme à Paris !) sont le but ultime.

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Rue du 14 Juillet 2015 et 2018

Ce à quoi nous assistons, c’est à l’accélération brutale d’un mouvement de rattrapage dans la construction qui ne pouvait que choquer les Aulnaysiens, confortés dans l’immobilisme : en 30 ans, il s’est probablement moins construit de logements que dans les 3 dernières années ! La continuité entre les mandatures Ségura et Beschizza est évidente, la première ayant fait « le sale boulot ». Mais on comprendra que la formulation « ce que voulait Ségura » est à remplacer par « ce que voulait l’État ». La volonté de résistance aux pressions de l’État des deux équipes est difficile à mesurer : on ne sait ce qu’aurait fait au final l’ancienne municipalité, et c’est à elle de se défendre. On prétend que sous l’équipe actuelle, 210 permis ont été refusés. Combien en vérité, lesquels, et sur quels critères, on n’en aura jamais la preuve. Et derrière cette affirmation de résistance aux pressions de l’État se profile le projet aberrant de construire 2500 logements sur PSA, en contradiction avec les promesses électorales. Où est la résistance ?

Pas de logements sociaux dans  un quartier pour les hauts revenus !

On joue ici sur les peurs. Il y a 3 niveaux de logements sociaux: PLAI, PLUS, PLS : le plafond de ressources pour un PLS n’est pas atteint par un couple d’enseignants avec un enfant et dix ans d’ancienneté ! Or la commune, surtout le sud, manque de logements pour cette couche de population, le bilan du Projet Local d’Habitat pointe du doigt la fuite vers d’autres communes des jeunes des couches moyennes inférieures. Ces logements manquent dans le sud, où nos enfants sans apport personnel ne peuvent plus se loger. Cette situation a été dénoncée par le Préfet dans son appréciation du PLU. L’équipe Ségura y avait veillé. A-t-on remarqué que les logements sociaux  inclus dans l’immeuble de la rue Jean Jaurès ou dans celui, rénové, de l’ex-place Camélinat, aient été source de troubles à l’ordre public ?

  

Les logements sociaux de la Place ex-Camélinat

   

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Au contraire, le projet autour de l’ex-place Camélinat vise à implanter tout un ensemble d’immeubles de rapport en pierre de taille, de grande hauteur et de grand luxe pour attirer une nouvelle population. Après le café « Le Narval », viendra le tour de l’ex-Centre Le Camus, du legs Pecoroni (légué pour un usage scolaire) et de l’ancienne perception, et de  toutes les maisons dont les propriétaires céderont aux avances des promoteurs.

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L’ex-place Camélinat dans quelques années        (sans les arbres, bien sûr !)

C’est une transformation profonde du quartier qui est prévue, sans que cela soit jamais annoncé dans le PLU. C’est dans le règlement de cette zone UDa, jamais présenté en réunion publique, que la hauteur a été portée à 5 étages. Il n’y aura eu aucun dialogue avec des habitants attachés au charme d’une place dont le caractère patrimonial a été relevé par les services spécialisés du département. C’est ce que nous appelons de « l’urbanisme brutal » digne de ce qui s’est passé autrefois avec la « Cité arc-en ciel ».

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Toute la zone prévue pour 5 étages                                                         

Etudes, plu

Quelle protection du patrimoine à Aulnay-sous-bois ? Désintox ! (2/3)

Quelle défense  de la zone pavillonnaire ?

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Le terme n’a pas le même sens pour l’usager de la rue et pour les élus. Pour eux, présence de pavillons ne signifie en aucun cas zone pavillonnaire. Les pavillons les plus anciens et les plus beaux, ceux devant lesquels nous passons pour aller à la gare ou au marché sont pour une grande part en zone de centralité (UA),  là où le PLU prévoit la densification, avec des façades continues et la chasse aux « dents creuses» crées par l’édification à côté des pavillons d’immeubles de grande hauteur. Ces pavillons-là, qui ont souvent plus d’un siècle, donnent son charme à notre ville et de la lumière à nos rues. Il faut pour les préserver une politique volontariste de préservation du patrimoine, au prix d’une pratique certes coûteuse de préemption. Qu’adviendra-t-il des beaux pavillons de la route de Bondy récemment vendus ? Ils survivront certes encore deux ans, jusqu’aux prochaines élections, quand sera écoulé le temps de la concertation sur le Centre Gare, mais après le bétonnage reprendra de plus belle, à l’alignement sur 6 étages !

On nous répète que le nouveau PLU a étendu la zone pavillonnaire. Il faut savoir que cette extension s’élève à environ 0,3% ! En revanche, toute la zone autour de la place Jeanne d’Arc où les pavillons sont encore nombreux est en vérité en zone UD, « les frange de centralité ». La mutation en zone de façade continue d’immeubles de grande hauteur est bien entamée. Et d’ici quelques années, pourquoi ne pas modifier les limites du zonage, dans une révision du PLU ?

La protection des « bâtisses historiques »  DÉSINTOX !

Avenue Louis BarraultDésintox2 p3a.b

Nous nous réjouissons de l’acquisition de la Villa Pascarel, de la laiterie Garcelon, du pavillon Dordain et de celui du boulevard Félix Faure. Mais la sauvegarde du pavillon du rond-point Henri Dunant et de celui du boulevard de l’Hôtel de Ville  est à mettre au crédit de l’ancienne municipalité qui les a acquis dans le cadre d’une politique de préemption dénoncée par l’opposition d’alors. Le seul mérite de l’actuelle équipe est d’avoir trouvé des acquéreurs prêts à assurer les frais de rénovation. Mais d’autres pavillons n’ont rien perdu pour attendre !

Surtout, pendant ce temps là, les pavillons remarquables de la rue Gatouillat et de la rue du 14 juillet ont été remplacés sans état d’âme, malgré notre intervention, par un programme immobilier d’une faible qualité architecturale qui transforme les deux rues en goulets. Cerise sur le gâteau : la municipalité s’oppose à la convention légalement conclue entre notre association et le promoteur et prévoyant sur un pignon aveugle la réalisation d’une fresque où figurent l’arbre et les pavillons disparus ! 

Où est le respect du patrimoine quand on veut en effacer jusqu’au souvenir 

Gatouillat

Actions, arbres, Nos Actions

Il faut sauver ce chêne !

Aulnay, le 26 février 2018

Avec un tronc de trois mètres de circonférence, c’est peut-être le plus beau chêne d’Aulnay-sous-bois. Il est tricentenaire, en parfaite santé, et il est prévu de le faire disparaître. Situé sur le terrain de l’ancien Centre Le Camus, il va être victime du projet immobilier projeté sur ce site, qui condamne d’office deux autres chênes et un cèdre, tous magnifiques. Encore un énorme ensemble qui, de l’avenue Louis Barrault à la rue d’Alsace, va mettre un sérieux bémol au refrain que nous serinent les élus sur la défense de la zone pavillonnaire. La zone pavillonnaire, comme nos arbres, est rongée au cœur, là où se trouvent à la fois les pavillons patrimoniaux et les plus vieux arbres. Laisserons-nous les promoteurs détruire à loisir le charme de notre commune, avec la complicité des élus ?

Il faut sauver ce chêne !

R-A Bougourd,

Président d’Aulnay Environnement

Chenes Camus II

 

Etudes

Nos propositions pour le PLU (1/2)

I/ LE PADD

Quelle croissance?

L’avenir des terrains de PSA et la création d’une gare du Grand Paris Express justifieraient à eux seuls la révision du PLU. Mais ces dossiers doivent s’intégrer à une réflexion d’ensemble sur l’avenir que nous souhaitons pour notre commune. Or il nous manque un document essentiel, qui définisse les besoins réels en habitat (PLH).

Dans un pays dont la population continue de croître, il serait illusoire d’imaginer que la population aulnaysienne puisse rester toujours au même niveau. On ne peut chercher à attirer des entreprises, à développer l’emploi de la commune et croire que cela se ferait sans accroissement démographique, sachant qu’une grande partie des emplois proposés à Aulnay sont assurés par des personnes étrangères à la commune, qui souhaitent légitimement dès que possible rapprocher leur domicile de leur emploi. D’autre part, qui peut se féliciter de voir les jeunes quitter la commune par manque de logements à leur portée?

Il n’en reste pas moins qu’on ne peut souhaiter non plus que la population aulnaysienne augmente rapidement, ce qui impliquerait d’augmenter tout aussi vite l’offre de services publics. Cela semble très difficile dans le contexte actuel. Il faut opter pour une croissance mesurée, donc contrôlée. Ce contrôle de la croissance devrait être l’une des données de base du PLU.

La densification des centres est une nécessité. Le temps de la ville mangeuse d’espace est révolu. Non seulement parce qu’il faut préserver les espaces agricoles, mais surtout parce que l’étalement urbain multiplie et allonge les déplacements, facteurs de stress, de gaspillage et de pollution. Mais cette densification doit être limitée, pour ne pas dégrader les conditions de vie des habitants.

Il faut donc mettre des limites à la construction. C’est dans le règlement du PLU que ces limites doivent être bien définies: nombre d’étages, recul par rapport à la chaussée, surface minimum ne permettant pas la division à l’extrême des parcelles, etc.

L’attractivité

Le maître mot du Plan d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) devrait être « attractivité ». Entendons par là le caractère d’une commune qui attire mais surtout où l’on souhaite rester. Cela suppose d’offrir à des personnes de classes d’âge et de niveau de revenu différents des logements, des emplois, des services ( commerce, transport, santé, éducation, loisirs, culture) avec un cadre de vie agréable (convivialité et sécurité). Cela passe par la correction des faiblesses et la mise en valeur des atouts.

En matière de logements, la principale lacune est le déséquilibre qualitatif et spatial de l’offre, aux deux extrémités du parcours résidentiel. Notre commune manque de logements pour jeunes et foyers monoparentaux, mais aussi de logements de standing pour les cadres des entreprises du secteur ou adaptés aux besoins des personnes âgées. De plus, actuellement, ces différents types de logement sont implantés géographiquement de façon très inégalitaire. Il faut prévoir l’implantation de logements d’un standing plus élevé dans le nord, et dans le sud, des logements locatifs accessibles aux enfants de ceux qui y habitent déjà.

L’état du CD 115, vitrine de notre commune pour tous ceux qui la traversent est alarmant: il commence par un goulet d’étranglement, avec des verrues architecturales, et continue avec une succession de friches et deux cimetières. Il faut un projet ambitieux pour réhabiliter cette voie essentielle.

Il nous faut d’urgence un plan de prévention des risques et impérativement prendre en compte la vulnérabilité de notre territoire aux risques naturels. Outre les risques de dissolution des gypses et de contraction des argiles, la faible pente, la proximité de la nappe phréatique, la présence aujourd’hui masquée de deux rivières, font que le risque d’inondation est partout présent. C’est pourquoi il faut éviter la création de garages en sous-sol pour les pavillons, de même que de parkings enterrés sur deux niveaux pour tous les immeubles collectifs, sans oublier les bassins de rétention à aménager dans les quartiers les plus exposés.

Les mobilités doivent être facilitées, mais l’étroitesse des rues et le bâti existant laissent peu de place à des améliorations autres que pour les piétons (souterrains de la gare, trottoirs…), le développement des transports collectifs et une meilleure répartition des activités culturelles ou sportives sur tout le territoire. L’accentuation du rôle de centralité sous-régionale de la commune demandera des capacités supplémentaires pour le bus et le rail, ainsi que la création d’un parking souterrain (PIR) coté Gare-Nord Mairie. Les parkings publics de 2 roues devront être systématiques, et les constructions privées avoir des parkings 2 roues et poussettes au niveau du sol. Enfin, la recherche de remèdes aux discontinuités de l’espace créées par la Nationale 2 et le réseau ferré doit rester une préoccupation fondamentale.

Les atouts de la commune doivent être préservés et mis en valeur. Les espaces verts doivent être mis en relation pour que l’on puisse parcourir une trame verte. La zone pavillonnaire doit être préservée, aussi bien les espaces végétaux que le patrimoine architectural : dans ce but il est impératif de mettre un terme à la division des terrains. L’offre commerciale, qui a été un atout de la commune, doit voir son déclin enrayé et trouver un nouveau dynamisme. Le pôle culturel du Vieux Pays, avec des institutions de grande qualité, doit être plus visible. Il faut aussi mieux valoriser la centralité régionale apportée par la gare RER en implantant à proximité équipements culturels (autre lieu d’implantation possible pour la médiathèque : voir plus loin), salles pour les grandes réunions et expositions, activités communes aux villes dans le cadre de l’intercommunalité. Par ailleurs, en raison des dimensions de la commune, à l’échelle des quartiers, il faut que chacun dispose d’antennes décentralisées pour les services et des salles de réunion pour les associations.

Où construire?

Où sont les réserves foncières? La tentation de construire autour des « axes structurants » pose problème. Le terme convient historiquement bien à l’axe Anatole France-route de Bondy, aujourd’hui, dans sa partie nord surtout, en déprise commerciale. Il est profondément affecté par la coupure du réseau ferré. Les constructions nouvelles, en particulier sur les terrains libérables par la SNCF doivent s’intégrer à une réflexion d’ensemble sur l’amélioration des échanges de part et d’autre des voies. L’étroitesse des rues de ce quartier est une contrainte dont il faut également tenir compte. L’aménagement envisagé pour le quartier Mairie ne doit pas être abandonné, mais revu à la baisse. Ce quartier Centre Gare-Mairie revêt une importance essentielle et doit servir à développer la mixité sociale, avec le pourcentage de logements sociaux prévu dans la convention avec la région (EPFIF).

Avec la nouvelle gare du GPE, le CD 44, surtout la rue Jacques Duclos va voir renforcée sa fonction d’axe structurant. Le développement d’un bâti de meilleur standing peut être opportun, à condition qu’il ne dégrade pas le cadre de vie des zones pavillonnaires limitrophes.

Le CD 115, qui contourne les pôles historiques de développement, n’a jamais été un axe structurant. C’est bien au contraire un axe à structurer. Affecté par des nuisances significatives dues à une importante circulation de transit, il n’est pas souhaitable d’y implanter des immeubles de grande hauteur qui nuiraient également aux zones pavillonnaires limitrophes. Cet axe serait plus adapté à l’implantation d’équipements, par exemple la médiathèque qui manque à notre commune. Édifiée dans la zone du carrefour du Soleil Levant, à la pointe du pôle culturel, elle pourrait à la fois être ici, par un geste architectural fort, un emblème de notre ville et le point de départ d’un cheminement piéton vers les autres grandes institutions culturelles.

On ne devra pas considérer comme réserve foncière des espaces appropriés par la population comme espaces de loisirs, tels que les terrains au sud du vélodrome, essentiels pour les habitants du quartier Savigny. Les espaces libérés dans la partie sud doivent s’intégrer à un paysage urbain extrêmement divers, qui permet d’envisager des formes d’habitat intermédiaire, collectif et locatif, répondant aux lacunes du parcours résidentiel, mais dont les formes ne seraient pas en rupture avec l’environnement, et permettant une protection efficace du patrimoine arboré.

Il faudrait repartir du PLU 2008 pour la réflexion et permettre l’adaptation fine des permis, en fonction des modifications et des problèmes connus depuis.

Etudes

Nos propositions pour le PLU (2/2)

II/ LE ZONAGE

On peut définir des sous-zones pour s’adapter au mieux (sur mesure) au parcellaire. Avant 2008 existait une zone UE intermédiaire : maisons de ville (R + 2). Pourquoi pas des zones UD (franges du centre ville) différenciées : R + 3 ou R + 4 ? Et en zone UA (centre ville), des zones R+5 R+6? Éventuellement sur des parcelles précises (parking Dumont, terrains SNCF) des hauteurs plus élevées pour des repères urbains et architecturaux animant le centre-ville.

A l’inverse dans les rues étroites ou avec trottoirs insuffisants il faut se limiter à des maisons de villes (type UE R + 2). Les zones patrimoniales sont à définir. (café du Soleil Levant, pavillon Rapaud). La zone UC (grands ensembles collectifs) doit être rénovée et équipée en priorité. Les zones vertes (UV) doivent le rester, les sols doivent être protégés : on peut réfléchir à des usages différents au cours de l’année qui ne mettent pas en cause les sols. Par exemple une zone de camping et de rassemblements festifs, de plage d’été…

III/ LE RÈGLEMENT

Le retrait doit être la norme. A cause des voies étroites, de l’augmentation des circulations, de la place à réserver aux piétons et aux bus, la route des petits ponts, par exemple, accueillera difficilement des sites propres pour les bus avec des constructions à l’alignement ! En zone commerciale (boulevard de Strasbourg) seuls les commerces peuvent être à l’alignement. Il faut un plan de reconquête des trottoirs pour l’accessibilité qui à ce jour n’existe pas : il faudrait partout 2 mètres minimum.

La profondeur de la zone de constructibilité doit revenir à 14 mètres (au lieu de 19 mètres depuis 2009) en zone UD (franges du centre ville) pour préserver le cadre de vie des riverains (vue, ensoleillement etc.).

Les surfaces minimum : elles doivent être spécifiées pour toutes les zones. En zone UG (pavillonnaire) il faut limiter à 200 ou 250 m2, aussi bien pour la préservation de la biodiversité des espaces verts et boisés, que pour restreindre la largeur en façade. Le règlement doit également trouver une parade à la suppression du COS. Le multi-logement qui se développe (souvent des « marchands de sommeil ») doit être limité ou empêché.

Les parkings : En zone UG (pavillonnaire) il faut interdire les parkings souterrains et imposer 1, 2 ou 3 places au sol perméable en fonction de la SDP (surface de plancher). Il faut des puisards pour les eaux de pluies en plus des 40% d’espaces verts et limiter au maximum les rejets à la rue. Les parkings souterrains, très coûteux, doivent être limités aux zones les plus denses. En zone UD (franges centre ville) : un seul niveau maximum et une place minimum par logement  (un mode de calcul en % de la SDP est souhaitable). On doit encourager les parkings en rez-de-chaussée qui diminueraient le coût des logements.

Une nécessaire ambition

Un PLU n’est pas un document circonstanciel. C’est un projet à long terme pour la ville. Il doit offrir des perspectives séduisantes, l’expression d’un dynamisme, et non pas se recroqueviller sur des positions défensives. Mais s’il doit donner aux responsables communaux les moyens d’orienter le développement, il doit aussi leur donner tous les moyens de le maîtriser sur des bases parfaitement claires pour tous les habitants. C’est là que le règlement jouera un rôle fondamental, car il est vrai aussi que les belles intentions des PADD qui font souvent consensus ne pèsent pas lourd face aux réalités sonnantes et trébuchantes qui sont fonction des droits à construire définis par les règlements.

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lettre au maire Fresque « Coté Parc » 01/10/2017

Aulnay, le 1er octobre 2017

Monsieur le Maire,

Par l’intermédiaire de Maître Ramain, notre avocat dans le dossier du programme immobilier « Côté parc » du groupe Nafilyan, je viens de prendre connaissance du projet de fresque destiné au pignon aveugle de l’immeuble donnant route de Bondy.

Par un protocole transactionnel signé le 6/11/2015 par Aulnay Environnement et les sociétés engagées dans le programme, il était bien spécifié que la fresque devait représenter « l’immeuble en brique qui serait détruit et l’acacia qui serait abattu » (page 4 du protocole). Or le projet communiqué à notre avocat n’est en rien conforme avec ce protocole.

Aux dires de l’avocat de la partie adverse, il semblerait que vos services aient validé ce projet. J’entends bien que n’étant pas au courant du protocole, vous ne pouviez juger de sa non-conformité.

Je vous serais en revanche reconnaissant de bien vouloir faire savoir au promoteur que votre accord sur le projet présenté ne peut être invoqué comme validation effective, le contenu du protocole ne vous ayant pas été communiqué.

Vous trouverez ci-joint le projet que j’ai remis lors de la signature du protocole en mains propres à M. Nafilyan qui a clairement indiqué qu’il l’appréciait, d’où mon étonnement et ma vive contrariété, car le protocole précisait : «  Le projet définitif sera soumis 6 mois avant sa réalisation à l’Association Aulnay Environnement qui devra le valider ».

Vous conviendrez, je l’espère, que le projet présenté par Aulnay Environnement mérite d’être réalisé, en raison de sa dimension de mémoire d’un patrimoine architectural et de son ambition décorative et attractive.

Comptant sur votre compréhension et votre soutien dans cette affaire, je vous prie, Monsieur le Maire, de croire à ma haute considération.

René-Augustin BOUGOURD

Président d’Aulnay Environnement

P.J. 2 projets de fresque

FresqueII

 

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Des édiles, des chiens et le diable

09 juin 2017 Lorsque M. Durand, le président du Club Canin, au désespoir de voir tiré un trait sur quarante ans de dévouement, a enfin été reçu en Mairie, il s’est entendu dire : la reprise du terrain par la Municipalité, c’est dans le PLU ! (sous-entendu : vous n’aviez qu’à faire attention !)

Il eût été certes bienvenu que quelques-uns des 340 membres du club se déplacent pour assister aux réunions de communication sur le PLU organisées par la municipalité en mai-juin 2015. Ne serait-ce que pour voir à quoi ressemble une belle opération de communication et en quoi elle se distingue d’une vraie concertation. Mais il est encore temps pour eux de consulter le dossier du PLU sur le site de la Mairie (Habitat → Urbanisme →, Révision du PLU → 3/ Orientations d’aménagement et de programmation → Requalification et restructuration des zones d’activités et du quartier de Balagny, p. 4 à 7)

D’abord ils pourront y lire que le terrain bien visible de l’autoroute A3 dont ils avaient la jouissance n’était considéré par la Municipalité que comme « une vitrine imprenable sur la zone d’activités » industrielles et commerciales. Visibilité indiscutable : c’est ce qui a attiré l’attention de nombreux propriétaires de chiens et les a amenés à adhérer au club canin. Mais la visibilité de ce genre d’activité d’éducation et de loisir ne compte évidemment pas pour nos édiles. Pas un mot sur ce genre d’activité !

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Ensuite ils pourront examiner un beau schéma et constater que ce qui est indiscutablement un espace vert et sportif (en vert sur la légende), devenait pour les planificateurs du PLU un espace indéterminé, blanc et hachuré voué à « développer une nouvelle offre d’immobilier d’entreprise ».

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Un détail sur un schéma, et quarante ans d’investissement associatif rayés de la carte ! Le diable est bien dans les détails ! Comment désigner un document qui tourne ainsi le dos à la réalité ? Quelle possibilité de concertation quand l’information est ainsi biaisée ? Et lors des réunions, qui pouvait repérer ce détail et dénoncer une omission délibérée ?

La Municipalité rétorque : « en 2016, nous avons fait trois propositions ». Deux ne méritent pas qu’on s’y attarde, tant elles étaient ridicules. Une autre était plus sérieuse : un terrain aux abords du gymnase Jacques Anquetil. Mais contre les 9000m2 actuels, seulement 5000m2. M. Durand a répondu aussitôt par un courrier sérieusement documenté demandant s’il n’était pas possible d’obtenir un agrandissement, les abords paraissant disponibles. Aucune réponse, malgré les nombreuses relances ! Doit-on comprendre qu’avec cette municipalité, aucun dialogue n’est possible ? Qu’il fallait accepter tout de suite, et que devant tant de générosité, la réponse du président du club canin était une insupportable offense ? Or c’est là que réside la frontière entre concertation et autoritarisme : la possibilité de discuter pour dégager un compromis.

Nos édiles ont encore beaucoup de progrès à faire en matière de démocratie !

Autres associations, Nos Actions

Une histoire de chiens et d’hommes, de vie associative et de paysage

Il y a quelques mois, le Conseil Municipal a validé un nouveau Plan Local d’Urbanisme. Un énorme document technocratique où jamais le bien-être des habitants n’est réellement pris en compte. Beaucoup de généralités et de belles paroles dans les réunions d’information, mais le diable se cache toujours dans les détails : quelques lignes dans le règlement, et l’on peut construire des bâtiments démesurés sur l’ex-place Camélinat, quelques hachures sur une carte, et les espaces verts prêtés au club canin sont supprimés !

Aujourd‘hui apparaît le vice profond ce PLU : l’indifférence aux attentes des aulnaysiens d’aujourd’hui. Seul compte le désir de satisfaire les promoteurs pour attirer de nouveaux habitants. (N’a-t-on pas assez entendu des membres de la municipalité actuelle vitupérer il n’y a pas si longtemps contre l’ambition prêtée à l’ancien maire de vouloir porter la population de notre commune à 100 000 habitants ?) Aujourd’hui, le mot d’ordre, c’est : Il faut construire partout où il reste de la place !

Nous avions pointé l’indifférence du PLU à une dimension essentielle de notre ville, faite autant d’hommes et de femmes que de béton ou de brique : la richesse de la vie associative. Plus de 600 ! Nous avions rappelé que notre ville ne possède aucune des structures dont a besoin la vie associative: ni maison des associations, ni médiathèque, ni salle des fêtes digne de ce nom, alors que tant de communes plus petites en possèdent. Seule une poignée d’associations sur le site de la ville, et que de difficultés pour avoir une salle !

Pire : il y a des associations qui ont besoin d’espace pour exercer leur activité : à l’ouest, le club canin, au sud, le club de tir à l’arc. Quels beaux espaces ! Vite, il faut construire ! Qu’importe que le club canin joue un rôle important dans le « vivre ensemble » en éduquant aussi bien les maîtres que les chiens, un exemple essentiel pour améliorer le comportement parfois gênant de certains propriétaires d’animaux.

Ces espaces aux limites du territoire communal jouent aussi un rôle important dans le paysage, en nous faisant un instant échapper à l’impression d’étouffement au milieu de constructions de plus en plus hautes, avec un bâti qui se densifie à vue d’œil. Le beau terrain de loisirs libres au nord des « mille-mille » est un autre poumon pour tout un quartier : lui aussi est menacé !

Quelle prise en compte du rôle éducatif et des besoins de telles associations ? – Aucune ! Les présidents sont avertis par lettre recommandée qu’ils doivent déguerpir au plus vite avec leurs adhérents et leur matériel (40000€ d’investissement pour le club canin, à la poubelle ?) Aucune solution de remplacement sérieuse n’est discutée. Aucune concertation, évidemment, puisque nos édiles en ignorent le sens, celui d’une construction en commun. L’année dernière, l’exemple de l’association qui animait avec beaucoup d’enthousiasme l’Office du Tourisme était assez éclairant : la présidente a été prévenue le matin même du Conseil Municipal qui enterrait l’association. Aucune demande de rencontrer le maire n’a été suivie d’effet. Veut-on décourager l’engagement au service de la ville ?

Il faut que la municipalité entende les Aulnaysiens !

Ils en ont assez des décisions autoritaires suivies de réunions d’information où l’on se contente de répéter ce qui a été décidé sans aucun compromis possible. Il faut respecter notre cadre de vie, nos aspirations, et le dévouement de ceux qui œuvrent au « vivre ensemble » et à la promotion de notre commune.

Si la ville doit se développer, que cela ne soit pas au détriment des habitants !