Nouvelles Constructions

AULNAY ENVIRONNEMENT ET LE PROJET DE RÉSIDENCE SENIOR

Nous pensons de notre responsabilité d’informer les Aulnaysiens qui s’inquiètent du retard pris par le projet de résidence senior sur le terrain de la Croix Blanche.

Une solution de facilité pour les élus est d’en faire porter la responsabilité à Aulnay Environnement et Q.C.B.E. (Défense de L’environnement du Quartier Croix Blanche d’Aulnay Sous Bois et des Environs)qui ont mené une action en justice administrative si bien fondée que la municipalité a  décidé de retirer son permis.

La responsabilité de cet espoir déçu incombe totalement à la municipalité, pour deux raisons fondamentales :

  • Le refus obstiné de dialoguer avec les associations et les riverains, fortement impactés par le projet
  • La contradiction totale du projet avec l’engagement répété de défense de la zone pavillonnaire

Pour bien comprendre que ces affirmations ne sont ni gratuites, ni partiales, il est utile de revenir en arrière.

Un peu d’histoire :

  • 1999 : le site de l’Hôtel des Impôts est disponible pour une autre affectation. Les équipes municipales de Jean-Claude Abrioux jusqu’en 2003, puis de Gérard Gaudron jusqu’en 2008, tergiversent, et laissent le prix du foncier s’envoler, ce qui décourage les promoteurs.
  • L’EPFIF (Établissement Public Foncier d’Ile de France) acquiert finalement le terrain, charge à la municipalité d’Aulnay sous Bois de présenter un projet.
  • 2012 : l’équipe Gérard Ségura présente aux riverains  un projet de petits immeubles d’habitation qui provoque un violent rejet. La municipalité décide alors de créer un Comité de Pilotage largement ouvert, où figurent des habitants, Aulnay Environnement et Q.C.B.E.
  • A l’issue des débats, la municipalité présente un projet de petites unités représentant 45 logements d’une hauteur maximale de 11 mètres, compatible avec les caractéristiques d’un quartier pavillonaire.
  • 2014 : sitôt élue, l’équipe Bruno Beschizza enterre le projet, met fin au Comité de Pilotage, et laisse le terrain en friche durant toute une mandature. 
  • Le terrain devient un dépôt de matériaux pour les travaux d’assainissement entrepris dans le quartier, sans aucune des précautions définies par un rapport établi lors de la démolition de l’Hôtel des Impôts : sous des tonnes de matériaux, le tassement des terres au pied des chênes centenaires favorise leur dépérissement, prétexte pour qu’ils soient un à un abattus de 2021 à 2023, à l’exception d’un seul.  
  • 2021 : le Conseil de Quartier découvre le projet d’une résidence senior, un immeuble de 80 mètres de long sans aucun rapport avec les caractères du quartier pavillonnaire. Les riverains s’indignent : « on va avoir ce contre quoi on a lutté sous Ségura ! », « pas de ça chez nous ! ». On demande que les riverains soient associés à une concertation, refus absolu des élus. Première occasion de débloquer la situation rejetée.
  •  2022 : durant les vacances d’été, des riverains découvrent, avenue Jean Jaurès (et non avenue de la Croix Blanche, principalement impactée), derrière une camionnette-ventouse,  un affichage annonçant les travaux. Affichage non conforme, puisqu’il n’indique pas la hauteur des bâtiments. Les associations sont contraintes d’avoir recours à un huissier pour faire changer l’affichage. Il apparaît alors que la hauteur prévue n’est pas conforme au PLU, en dépassant les hauteurs permises en quartier pavillonnaire.
  • Les associations, en toute légalité,  demandent la communication du Permis de construire, on leur répond d’abord qu’il est égaré. À force d’insistance, on obtient le minimum, c’est-à-dire le plan masse où il apparaît une occupation massive du terrain, avec des zones de parkings et d’espace verts notoirement insuffisants.
  • Les associations déposent un recours gracieux auprès du Maire, auquel il n’est pas répondu. Deuxième occasion de débloquer la situation rejetée. Le seul recours qui reste aux associations est de consentir à des frais importants, de prendre un avocat et de saisir le Tribunal Administratif.
  • L’avocate peut alors avoir accès à l’ensemble du permis, et découvre, outre les contradictions avec le PLU, de nombreuses insuffisances du projet, eu égard à sa destination :
  • Les avis de services d’incendie et de secours, des responsables des réseaux d’eau et d’électricité, de Veolia, des Directions Départementales des Territoires (logement), de la Direction Régionale et Interrégionale de l’Aménagement  et du Transport n’ont pas été sollicités
  • Pas de schéma de gestion des eaux pluviales
  • Une surface insuffisante et un emplacement inadéquat pour les locaux d’ordures ménagères, aussi bien pour leur dépôt par les résidents que pour leur enlèvement
  • Vue sur le cœur d’ilot complètement obstruée sur 80 m, alors qu’elle doit être préservée au-delà de 20 mètres de façade.
  • Hauteur de 16 mètres non conforme au règlement
  • Une volumétrie, des matériaux et des teintes sombres en totale rupture avec le bâti environnant, portant atteinte à l’intérêt du quartier
  • Un nombre de places de stationnement insuffisant, un local vélo et deux roues motorisées non conforme

Il apparaît donc clairement que le permis de construire, accordé tacitement, n’a pas été correctement conçu par l’architecte, ni correctement examiné par les services municipaux.

  • Août 2023 : La solidité de la requête présentée par notre avocate conduit la municipalité à comprendre qu’elle n’aura pas gain de cause devant le Tribunal, si bien qu’elle retire son permis. Le Tribunal impose au promoteur et à la municipalité de dédommager les associations pour un montant de 1000€ chacune, ce qui représente à peine un tiers des frais engagés. Le promoteur paie ce dédommagement, nous attendons toujours le versement de la municipalité.
  • Juillet 2023 : la municipalité a changé de méthode pour passer en force : modifier le PLU et  assimiler le projet à une CINASPIC (Construction ou Installation Nécessaire à un Service Public ou d’Intérêt Collectif) et en assouplir les règles, particulièrement en matière de places de stationnement, de hauteur de construction et de retrait par rapport aux limites séparatives. Lors de l’enquête publique, nous avons exprimé notre désaccord : un CINASPIC n’a pas sa place dans une zone pavillonnaire. Nous attendons l’avis du commissaire-enquêteur et la décision du Préfet.

Le fond du problème :

  • en l’absence de toute information, il ne s’agit pas d’un service public, mais d’une opération immobilière.
  • Il ne s’agit pas d’un établissement supplémentaire, mais du remplacement de la Résidence des Cèdres, un établissement public dépendant du Centre Communal d’Action Sociale, par une structure privée ouverte au libre marché. Les résidents actuels des Cèdres et les nouveaux postulants ne doivent donc pas s’attendre au maintien dans la durée des conditions financières de l’actuelle résidence.

Nous ne sommes pas opposés à une construction destinée aux seniors sur le terrain de la Croix Blanche, mais nous demandons :

  • Qu’un dialogue avec les riverains et les associations soit établi, avec une information sincère et précise
  • Que le projet s’intègre harmonieusement dans le tissu pavillonnaire, avec 40% de la surface en espaces verts en pleine terre et compensation pour les arbres détruits
  • Que tout soit fait, en matière de stationnement, pour ne pas aggraver l’encombrement du quartier
  • Que l’établissement reste de statut public et soumis aux règles de l’Action Sociale
  • Que le Foyer des Cèdres situé sur la rive du canal  soit rénové et non promis à une juteuse opération immobilière au profit d’opérateurs privés.

Notre participation aux institutions qui permettent l’expression et l’information des citoyens (CODEV de la métropole du Grand Paris, journées Adaptaville) nous font découvrir qu’à Vincennes, qui engage une limitation des places de stationnement au profit de plantation d’arbres, ou à Villeneuve la Garenne, qui assure un suivi de chantier aux habitants, deux villes dirigées par des équipes situées dans la même zone de l’échiquier politique que notre municipalité, on a compris, et on répète que « rien ne peut être fait sans l’accord des habitants ».

Certes, la vie démocratique n’est jamais de tout repos, mais Aulnay doit-elle rester une ville qui lui tourne le dos ?

Nos Actions

Avis d’Aulnay Environnement sur le SDRIF-E

Le SDRIF-E entre dans sa phase ultime, celui où les habitants peuvent donner leur avis avant que le texte ne soit définitivement adopté. Un collège de commissaires-enquêteurs en fera la synthèse et émettra un avis. En principe, la Région doit en tenir compte. Il est important que tous les habitants s’expriment, car ce texte conditionne tous les autres situés en aval, comme le PLUI et le PLU.

Nous vous invitons à donner votre avis, soit en vous inspirant ou reprenant celui d’Aulnay Environnement, soit avec des remarques personnelles.

L’ensemble des documents est accessible à l’adresse https://www.registre-numerique.fr/sdrif-e/documents#collapse93963

Aulnay Environnement étant adhérent de France Nature Environnement, nous vous invitons à consulter la synthèse de l’avis de FNE à l’adresse https://fne-idf.fr/publications/pour-un-sdrif-veritablement-environnemental

  • Rejet de l’objectif d’une production annuelle de 70 000 logements, alors que l’augmentation annuelle de la région est de 50 000 nouveaux habitants. À Aulnay, nous sommes directement impactés par cette politique de construction qui défigure notre commune et détruit de nombreux arbres et jardins. Aulnay Environnement souscrit entièrement au principe énoncé par FNE : que la construction de logements soit corrélée à la création d’emplois, ce qui serait parfaitement cohérent avec l’ambition de la municipalité qu’Aulnay ne soit pas une ville dortoir. 
  • Même dans une commune comme Aulnay où le taux dépasse les 30%, nous souhaitons qui soit inscrit un encouragement au développement de l’habitat social, 75% des franciliens étant éligibles à ce type de logement. Nous souhaitons que ce développement soit en lien avec une lutte contre la ségrégation géographique, très sensible à Aulnay par une opposition nord-sud.
  • Revoir un polycentrisme mal pensé : Aulnay, 4e ville du 93, est absente du schéma polycentrique, absorbée dans un pôle « Roissy » qui n’a aucune réalité politique et citoyenne. Aucune structure de concertation et de co-construction n’est en place à ce niveau, et inexistante dans le territoire principal, Terres d’Envol, alors qu’un conseil citoyen (CODEV) est prévu par la loi dans tous les établissement territoriaux.
  • Interdire sur la friche PSA la création de zone logistique sans desserte effective par voie ferroviaire, les voies de circulation étant déjà saturées dans le nord d’Aulnay, alors qu’une voie ferrée desservait l’ex-site PSA.
  • l’hypothèse ayant été envisagée sur Aulnay, une implantation éventuelle de Data Center répondant aux critères identifiés par l’Institut Paris Région (Adapter le bâti au tissu existant, privilégier des constructions en hauteur, définir au préalable les limites d’extension possible, favoriser la mixité programmatique (restauration, bureaux, coworking, etc.), adapter l’offre en accessibilité (parking vélos/voitures, transports en commun, etc.), limiter au maximum l’imperméabilisation des sols, intégrer des systèmes de refroidissement performants et écologiques, favoriser les mutualisations énergétiques (récupération de chaleur, stockage d’électricité, etc.) et renforcement nécessaire en infrastructure électrique (poste source)
  •  Rejet de la dérogation à l’objectif de ZAN (Zéro Artificialisation Nette) décidée par l’État pour 2050. La région se prépare à ne ralentir que modérément les constructions sur les espaces naturels en pleine terre. Dans une ville comme Aulnay, en dehors des parcs municipaux et départementaux, ces espaces sont devenus rarissimes, et la municipalité actuelle les artificialise sans état d’âme : ce fut le cas du vaste terrain du club canin transformé, sans en informer les habitants, en zone d’activité ; ce sera le cas du terrain attenant au stade du Moulin Neuf pour le nouveau commissariat, préféré au projet avancé par l’équipe municipale précédente du côté de Savigny. Et que se prépare-t-il sur le terrain près du vélodrome, si important pour tous les habitants du secteur ? Nous souhaitons que soit appliqué sans délai à Aulnay comme dans toute la Région le principe ZAB, Zéro Artificialisation « Brute », et non pas « Nette », qui permet de compenser l’artificialisation à un endroit par une renaturation ailleurs, ce qui est globalement un miroir aux alouettes.
  • Aulnay sous-bois est une ville exposée aux inondations en cas de précipitations exceptionnelles (la dernière en date remontant à 2013) Des travaux d’amélioration du réseau d’évacuation des eaux pluviales ont été entrepris, mais nous craignons que l’intensification de l’imperméabilisation des sols causée par une politique aveugle de construction sur dalle où la pleine terre n’existe pas, annule ces améliorations du réseau. Nous demandons donc qu’un zonage pluvial soit établi et qu’il soit intégré aux documents réglementaires. 
  • Nous demandons que soit inscrit dans le SDRIF un objectif de 50% d’espaces perméables, non par commune, mais par quartier. Les grands parcs au nord d’Aulnay (Sausset, Ballanger) faussent en effet la moyenne, d’autant que la déclivité du terrain expose davantage certains quartiers. 
  • Une protection du patrimoine végétal de la zone pavillonnaire reposant sur l’utilisation de données à haute précision, comme l’outil Cartovégétation. Dans la brochure distribuée au public (IDF objectif 2040, p7 & 9), nous déplorons que les illustrations schématiques évoquant la densification des zones d’habitat individuel ne fassent pas apparaître les jardins entourant chaque maison, et laissent croire que subitement, avec l’habitat collectif, vont surgir ex nihilo les espaces verts, introduisant un biais interprétatif extrêmement trompeur quand à l’évolution de la qualité de l’espace, autant paysagère qu’écologique.
arbres

NOS ARBRES SONT UN TRÉSOR !

Il y a deux ans, le département ouvrait un budget participatif pour financer des initiatives citoyennes. La contrainte était que cela ne pouvait concerner que le foncier départemental, dont fait partie la PMI de l’avenue Jean Jaurès. Grâce au département et à son personnel, Aulnay Environnement a donc pu concrétiser un peu son projet de sensibiliser les Aulnaysiens à la protection des arbres du parc privé.

Reste à convaincre les promoteurs, et surtout nos élus !

À quand une Charte de l’Arbre assortie d’une commission mixte dotée d’un budget pour sensibiliser tous les propriétaires et les aider à entretenir un patrimoine qui profite à tous ?

Actions, plu

LA CONCERTATION SUR LE PLUI ET LE MÉPRIS DE NOS ÉLUS POUR LA DÉMOCRATIE

Le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, https://plui.paristerresdenvol.fr/un-projet-pour-le-territoire), qui, comme le PLU, mais à l’échelle du Territoire Terres d’Envol, traduit un projet global d’aménagement et d’urbanisme et fixe en conséquence les règles d’aménagement et d’utilisation des sols, entre dans sa dernière phase : celle des réunions publiques de clôture de la concertation. Le PLUI détermine évidemment le PLU de chaque ville du territoire. Que cette « concertation » ne soit qu’une parodie de co-construction, nous le savons déjà, mais dans cette dernière phase, l’équipe au pouvoir à Aulnay y va vraiment très fort.

Terres d’Envol (366 000) comprend Aulnay-sous-Bois, Drancy, Dugny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Sevran, Tremblay-en-France, Villepinte. La population la plus importante (plus d’1/4) est celle d’Aulnay, qui occupe une place centrale, et Bruno Beschizza, notre maire, en est le Président.

Alors que dans d’autres territoires du 93, comme Grand Paris-Grand Est, il y aura eu au total 42 réunions, soit 3 par communes, il y en aura eu une seule à Aulnay, dans un coin de Chanteloup, sans publicité ni vidéoprojecteur (5 participants, dont 3 d’Aulnay Environnement), au cours de la phase de consultation.

Pour la phase de conclusion, 2 réunions publiques sont prévues :

Mercredi 31 janvier à 18h30, École de la Pépinière à Villepinte – Boulevard de la Pépinière, 93420 Villepinte

Jeudi 1er février à 18h30, Espace Eiffel au Blanc-Mesnil – 156 Avenue Charles Floquet, 93150 Le Blanc-Mesnil

Et une « réunion » en visio-conférence le mercredi 7 février à 18h30 (lien à venir)

Attention : il faut s’inscrire, (http://tinyurl.com/PLUiPTdE) et vous n’avez droit d’assister qu’à une seule réunion !

À Aulnay, pas de réunion, pas d’information sur Oxygène, et le site renvoie à celui du Territoire.

COMMENT MIEUX SIGNIFIER LE MÉPRIS DE NOS ÉLUS POUR L’INFORMATION ET LA PARTICIPATION DES HABITANTS

Nouvelles Constructions

LES CONTRE-VÉRITÉS D’OXYGÈNE

Dans le dernier numéro d’Oxygène, on peut lire, page 10, que la population d’Aulnay « évolue deux fois moins que tout le département ». Sous les mandatures Beschizza, c’est tout simplement faux.

Déjà, on peut se poser des questions sur le sérieux de la publication, quand on lit que 11% et 1%, c’est comparable ! Il y a quelqu’un qui n’a pas bien relu sa copie. Ensuite, tout est dans le choix des dates. L’honnêteté intellectuelle, concernant la défense de la politique municipale, qui est le fond du propos de ce dossier, aurait été de choisir des dates correspondant aux deux mandatures Beschizza, soit depuis 2014. Pour cette période, que dit l’INSEE ?

AULNAY19901999200920142020% 2014 2020Dépt 932009 (en millions d’hab)20142020% 2014 2020
Population82314800218252582 31486 485+5% 1, 5151,5711,655+5%
(hab/km²) 5081 49395094 50815339      
Mandatures ABRIOUX, GAUDRON, SEGURAMandatures BESCHIZZAL’augmentation de la population est la même à Aulnay et dans le 93

La date retenue par Oxygène englobe donc une période où la croissance de la population d’Aulnay était nulle, avec, certaines années, un recul. Or, garder une population stable, cela n’est pas bon pour une ville, parce que cette stabilité repose sur l’exil des jeunes actifs, et le poids croissant des personnes âgées :

AULNAY200920142020
15 à 29 ans21,620,620,6
30 à 44 ans20,419,320,1
45 à 59 ans19,019,118,3
60 à 74 ans10,511,412,1
75 ans ou plus5,06,35,6

C’est que pendant des années, on n’a presque rien construit à Aulnay ! Il fallait donc absolument construire, pour conserver et attirer les jeunes actifs, et c’est ce qu’a compris l’équipe SEGURA, qui a voulu jouer les bons élèves, et suivre les injonctions gouvernementales. Un choc pour les Aulnaysiens, peu soucieux du déclin de leur ville, ce que l’équipe Beschizza a su exploiter, en faisant campagne contre le bétonnage, avant de s’y lancer à corps perdu.

Mais la majorité des villes ne parvient pas à construire autant que le voudrait le gouvernement, parce que c’est impossible. L’équipe Beschizza n’a donc aucun mérite à être en dessous des attentes officielles.

FIDÈLE À SA POLITIQUE DE COMMUNICATION, L’ÉQUIPE MUNICIPALE RÉPOND À CÔTÉ : LE PROBLÈME N’EST PAS COMBIEN ON CONSTRUIT, MAIS QUOI, COMMENT, ET OÙ !
LE PROBLÈME, C’EST QU’IL N’Y A PAS À AULNAY  DE PLAN CONCERTÉ D’URBANISME, MAIS UN TERRAIN DE JEU SANS CONTRAINTES POUR LES PROMOTEURS !

Nouvelles Constructions

Que penser de la ZAC Centre gare et de la réunion de concertation du 21 novembre salle Dumont ?

POURQUOI UNE ZAC ?

La zone d’aménagement concerté (ZAC) est une zone à l’intérieur de laquelle une collectivité publique (ou un établissement public) intervient pour aménager et équiper des terrains, notamment ceux qu’elle acquiert pour les céder ensuite à d’autres opérateurs, publics ou privés. Cette opération permet l’édiction de règles d’urbanisme particulières à la zone et fait participer les aménageurs aux dépenses liées à la réalisation des équipements publics. La concertation préalable prévue à l’article L. 300-2 doit être engagée dès le début du projet par une délibération qui précise les objectifs poursuivis et les modalités de concertation.

Ce que nous en pensons :

  • La municipalité n’a aucun mérite à organiser une concertation,  c’est obligatoire
  • L’attente des habitants : une concertation a eu lieu en 2017, qui a donné lieu à 476 contributions (source : conseil de territoire), mais comme aucune synthèse n’a été publiée, nous ne pouvons pas savoir si le projet tient réellement compte des vœux des habitants, ou simplement des appétits des promoteurs
  • Les abords de la gare RER sont déjà lourdement impactés par le projet « Villa Levanto » lancé en 2021 et dont une première tranche est en construction sur la rue du docteur Roux, projet immobilier qui ne s’intègre à aucune réflexion d’ensemble sur « l’amélioration du cadre de vie ». Comment justifier maintenant la prétention à une vue d’ensemble du quartier ? 

Ou est-ce que tout simplement la mise en place d’une ZAC ne serait pas surtout faite pour faciliter l’expropriation de commerces récalcitrants ?

Nous demanderons :

  • L’accès aisé aux documents plans, (cartes) permettant d’apprécier l’étendue du projet et leur publication sur le site de la ville
  • Quelle réflexion en commun avec la SNCF, détentrice d’une emprise considérable  dans le secteur ?
  • Quel est l’avenir des platanes qui sont un ornement essentiel du boulevard de Strasbourg ?

Nous exigerons que la facilitation des mobilités soit le principe fondamental de la ZAC :

  •  mobilité des piétons et élargissement des trottoirs, (en contradiction avec le projet Villa Levanto) et donc construction en retrait
  • Accueil des usagers des transports collectifs (Abribus, gare routière digne de ce nom)
  • Reconstruction du Parking d’Intérêt régional, en partie en souterrain
  • Que soient prises en compte toutes les attentes des habitants, en particulier celles des parents qui voient disparaître les aires de jeux pour les enfants, élément essentiel pour l’attractivité d’un « centre ville », les aires du parc Dumont étant insuffisantes.
  • Que le développement des « commerces de bouche » ne soit plus le souci primordial de la municipalité, mais qu’une attention particulière soit apportée au maintien ou au développement des « commerces rares » : librairie, presse ou mercerie.

UNE ZAC POUR LES HABITANTS, OU POUR LES PROMOTEURS ?

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Que penser du projet au carrefour Jean Monnet ?

Apprécier un tel projet n’est pas aisé, tant les aspects à prendre en compte sont nombreux. Relevons en un parmi d’autres : la place et la gestion de l’eau dans la ville. La CLE  (Commission Locale de l’Eau) vient de rendre un avis favorable, mais avec de sérieuses réserves.

Elle considère en particulier que la surface permettant l’infiltration des eaux de pluie est trop modeste.

  • Les espaces de « pleine terre » (16%) sont insuffisants, de nombreux espaces verts étant prévus « sur dalle », les cheminements piétons sont imperméabilisés
  • Absence de dispositifs visant à réduire la consommation en eau potable, ni de réseau permettant la réutilisation des eaux pluviales

Le projet se trouve sur le tracé du ru du Sausset aujourd’hui canalisé et enterré. Les autorités environnementales prônent, autant que possible, le retour des cours d’eau en surface. Il faut pour cela respecter une zone non constructible de 15 mètres de part et d’autre des cours d’eau, qu’ils soient en surface ou enterrés.  Or le projet prévoit d’implanter des bâtiments sur cette zone  qui pourrait être une trame bleue. Entre la rue Utrillo et la Nationale 2, dans le prolongement du parc du Sausset, on aurait la possibilité de conduire une opération de renaturation ambitieuse, sans renoncer à construire, mais en respectant certaines limites.

Les conseils des spécialistes de l’environnement seront-ils entendus ?
L’adaptation de la ville au dérèglement climatique par la restauration d’espaces naturels qui atténuent l’effet des canicules et des inondations sera-t-elle sérieusement prise en compte ?

Conseils de Quartier

Aulnay Environnement dit non au remplacement des Conseils de Quartier par des balades urbaines !

À Aulnay-Sous-Bois,  nous sommes face à une équipe municipale :

  • QUI MÉCONNAÎT DÉLIBÉRÉMENT LE SENS DES MOTS : du Conseil Constitutionnel au Conseil Municipal, un Conseil est une assemblée de personnes qui débattent et votent, cela n’a rien à voir avec une visite touristique ;
  • QUI DÉNATURE LA LOI instaurant la démocratie de proximité, qui avait pour but de permettre aux habitants de participer concrètement au devenir de leur quartier, pas de subir des conférences de presse comme c’est le cas depuis des années ;
  • QUI A PEUR : peur de la démocratie, peur de la conséquence de ses actes, une politique de densification faite en dépit du bon sens, au mépris de l’intérêt des générations futures, et qui soulève l’hostilité grandissante de la population. Cette hostilité qui s’est exprimée dans les réunions publiques précédentes, elle ne peut plus y faire face. Après avoir été élue contre la « bétonisation » elle « balade » depuis dix ans les Aulnaysiens au sens figuré, à présent elle imagine de le faire au sens propre ; 
  • QUI SE MOQUE DU MONDE : proposer une balade urbaine la nuit bien tombée, dans une ville où rien n’est fait contre le stationnement sur les trottoirs, n’est-ce pas se moquer de la sécurité des Aulnaysiens ? Envisage-t-on une distribution de combien de « gilets jaunes » ?

NOUS APPELLONS AU BOYCOTT DE CETTE PANTALONNADE !

NOUS EXIGEONS QUE SOIT ANNONCÉE LA DATE DES SÉANCES PLÉNIÈRES INSTAURANT LES CONSEILS DE QUARTIER. ELLES AURAIENT DÛ SE TENIR DÈS SEPTEMBRE, AVEC UN CALENDRIER DE RÉUNIONS MENSUELLES.

C’EST LE SENS DU RÈGLEMENT VOTÉ LORS DE LA PREMIÈRE MANDATURE BESCHIZZA, SUR LEQUEL L’ÉQUIPE MUNICIPALE S’EST SCANDALEUSEMENT ASSISE !

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Résidence senior Croix Blanche : On change les règles !

Que faire lorsqu’on a approuvé un permis de construire dont on n’a même pas vu qu’il ne respectait pas le règlement du PLU, de sorte qu’Aulnay Environnement et Q.C.B.E. ont attaqué le projet et qu’on a été obligé de le retirer ?

Qu’à cela ne tienne, il suffit le changer le règlement ! La 4e modification du PLU d’Aulnay-sous-bois, déjà approuvé par le Conseil de Territoire,  permet de calibrer précisément le règlement sur le projet du promoteur !

    • imposer rue Jean Jaurès « ce signe architectural ponctuel » :

     « il sera possible de créer un élément architectural marquant dans un plafond de hauteur de 16 mètres » (p6/11)

    Ainsi on se dispense des règles auxquelles le règlement contraint le simple citoyen, qui dans la zone UG  ne peut élever de nouvelle construction au-delà de 11m. Mais ne boudons pas notre plaisir de pouvoir bénéficier d’un si bel embellissement de notre paysage urbain ! Cela valait bien une modification du PLU !

    • Mettre les places de parking à la portion congrue :

    La modification du PLU indique que pour une « résidence senior » d’une centaine de logements, avec des services spécifiques pour cette tranche d’âge, « le nombre d’employés (est) éventuellement inconnu lors du dépôt de la demande d’autorisation» (p 7/11). Il suffit de consulter sur le net les effectifs dans certaines résidences senior : une vingtaine de personnes! Alors que nous avions relevé l’insuffisance du nombre de places de parking, il est encore réduit au minimum : au lieu de « 1 place pour 3 employés + 1 place pour 200m2 de SDP (Surface De Plancher) », on exigera juste « 1 place pour 250 m2 de SDP ». Soit pour l’ancien projet  de 5000m2 : 25 places + places employés. On tomberait  à 20 places ! Les employés imprévisibles, les résidents et les visiteurs n’auront qu’à se garer dans une rue déjà saturée. Ou sur les trottoirs, comme c’est la coutume de laisser-faire à Aulnay !

    Cependant, quelques articles n’ont pas pu être changés :

    • « Toutes les façades doivent être conçues de sorte à ne pas porter une atteinte excessive à l’unité architecturale de leur environnement bâti ». (article 11/2.3). Les participants au Conseil de Quartier s’étaient précisément scandalisés de l’aspect d’un projet dont la volumétrie, les matériaux et les teintes sombres étaient en rupture complète avec le bâti environnant.
    • « La vue sur les cœurs d’ilots doit être conservée pour les façades (…) présentant un linéaire supérieur à 20 mètres ». Or le projet qu’Aulnay Environnement et Q.C.B.E. ont combattu avait une façade  de 80 mètres ! 

    Le nouveau projet tiendra-t-il compte du refus des riverains de voir implanter en plein quartier pavillonnaire un ensemble digne des casernes  qui ont fleuri dans toutes les villes des l’Est de la France à la fin du XIXe siècle ?

    Est-ce cela, l’intention affichée de « défendre la zone pavillonnaire » ?

    Il reste un point essentiel : cette « résidence senior » qui n’est pour l’instant qu’une opération immobilière privée remplaçant un établissement public dépendant du Centre Communal d’Action Sociale (Les Cèdres) peut-elle être vraiment assimilée à un CINASPIC (Construction ou Installation Nécessaire à un Service Public ou d’Intérêt Collectif) ? C’est en effet sur cette dénomination que repose la justification de ces modifications.

    Nous serons très vigilants sur le nouveau permis de construire dont nous espérons, lorsqu’on en demandera la communication, qu’on ne nous dira pas, comme pour le précédent : « on ne sait pas où il est !»

    QUAND LES ÉLUS VOUDRONT-ILS BIEN ASSOCIER LES AULNAYSIENS À LA TRANSFORMATION DE LEUR VILLE ?