Motions

Lettre aux candidats

5 février 2026

Nous avons, dans une suite de communiqués sur les blogs et sur notre site, rappelé nos attentes en 2020, et fait le bilan de la mandature, qui s’est avéré très décevant. Nous souhaiterions connaître les engagements des différentes listes sur des points essentiels concernant le cadre de vie et la vie démocratique.

Conseils de Quartier, Nos Actions

Les attentes d’Aulnay Environnement 6/ La Démocratie

En matière de démocratie, non seulement nos attentes ont été déçues, mais la situation a été dégradée au point que l’on peut dire que peu de communes connaissent un tel déni de la démocratie participative. Nous demandions (entre autres) en 2020 :

  • Que tous nouveaux projets, soient non seulement clairement présentés dans tous leurs aspects à la population, mais co-construits avec elle, au contraire de la façon dont il a été procédé, tant pour le Centre nautique ou la place Abrioux que pour le Parc Ballanger.
  • Que la consultation des permis de construire soit rendue plus facile et leur publicité réelle.
  • Que le Conseil Économique, Social et Environnemental soit restauré dans son vrai rôle, qui est d’être saisi de tous les projets pour donner un avis, et non pas d’être relégué à un simple rôle de relais de la propagande municipale.
  • Que l’esprit et le fonctionnement des conseils de quartier soient restaurés, avec un président et un bureau constitué de simples citoyens, qu’ils soient maîtres de leur ordre du jour, et qu’ils disposent d’un budget participatif pour améliorer le cadre de vie du quartier.

Il est clair que la co-construction n’entre pas dans le système de valeurs de cette municipalité.Par exemple, aucune concertation pour la réfection de la Ferme Garcelon, qui au moins nous aurait peut-être fait comprendre l’incroyable lenteur de travaux étalés sur de longues années. Pour ce site, un projet de « tiers lieu » a été monté par des habitants, mais sans doute ne convenait-il pas au pouvoir municipal.

Au lieu de faciliter la consultation des permis de construire, leur publication (qui pourrait être faite par voie électronique) a été reléguée dans un couloir incommode et la consultation limitée à quelques jours dans la semaine.

Le Conseil Économique Social et Environnemental a été purement et simplement dissous après que les quelques obstinés à vouloir remplir leur mission aient protesté avec trop de vigueur à une convocation pendant les congés scolaires, décidée unilatéralement, comme il a toujours été procédé.

Les Conseils de Quartier ont également disparu, après une tentative de les remplacer par des balades urbaines, les notions de « Conseil », d’ « échange » et de « dialogue » ne faisant pas non plus partie du système de pensée et de gouvernement de la municipalité. Il s’agit là d’une entrave au droit des citoyens, en contradiction avec la loi qui impose aux villes de plus de 50 000 habitants de faire vivre ces structures de la démocratie participative. En cette matière, la municipalité est donc hors-la-loi.

Lorsqu’elle y est contrainte, par exemple par la procédure imposée lors d’une enquête publique, le procédé est toujours le même : il faut d’abord endurer de longs « tunnels »d’exposés successifs parfois durant 1h30 avant de pouvoir poser des questions, de sorte à désamorcer la réactivité des auditeurs.

On a même proposé à une assemblée d’une trentaine de personnes, quand les uns et les autres étaient à quelques mètres, de poser les questions par téléphone en flashant un QR code ! Voilà où mène la peur pathologique de la confrontation ! Pour cette municipalité, qui ne souscrit pas à ses litanies d’autosatisfaction est une mauvaise personne, un véritable ennemi .Car pour justifier le refus du dialogue, il faut polariser au maximum.

Dans les instances de démocratie participative et dans les forums de la Métropole du Grand Paris, on entend des responsables municipaux dire : « Rien ne peut se faire sans les habitants ». À Aulnay, tout se fait sans les habitants

IL EST TEMPS DE RÉTABLIR LE DIALOGUE ENTRE LES HABITANTS ET LES ÉLUS !

Actions, Motions

Les attentes d’Aulnay Environnement 5/ déchets et énergie

Nous poursuivons notre appréciation du bilan de l’équipe municipale en réponse à nos attentes exprimées en 2020, concernant à présent les déchets et l’énergie.

  • Un plan de valorisation des déchets ménagers et des déchets verts
  • Une prise en compte dans toutes les demandes de permis de construire de la recherche d’économies d’énergie, en particulier la fin de la dépense d’énergie causée par les pompages dans les parkings souterrains
  • La relance de l’exploitation de la géothermie pour le chauffage collectif

La valorisation des déchets, c’est une actualité dans beaucoup de communes qui s’inscrivent dans des problématiques du XXIe siècle, avec l’objectif « Zéro déchet » en agissant sur plusieurs leviers :

réduire ce qu’on consomme- Réutiliser ce qu’on possède- Réparer plutôt que jeter- Recycler en dernier recours – Composter les biodéchets. La réflexion dans ce domaine est totalement absente. La municipalité se revendiquant de l’ « esprit village », nous en sommes encore au début du XIXe siècle, à l’époque où Aulnay était effectivement un village. Le problème n’est pas la valorisation, mais tout bonnement la collecte.

Les petites poubelles ne sont plus vidées, les poubelles enterrées dans les quartiers nord débordent faute de passages réguliers pour les vider, avec des sacs entassés à côté des containers. Dans les zones pavillonnaires, la période de collecte des déchets verts est trop tardive. Manifestement, la privatisation du service des ordures n’apporte aucune amélioration.

L’économie d’énergie ne semble pas être le souci des promoteurs avec la multiplication des parkings souterrains à plusieurs niveaux : le pompage n’est pas près de s’arrêter !

En ce qui concerne la géothermie, on peut constater des travaux, mais où est l’information ? Le site de la ville n’indique que l’existence d’une exposition qui s’est déroulée en 2023 !

NOUS RÉCLAMONS UNE POLITIQUE MUNICIPALE QUI REGARDE EN FACE LES PROBLÈMES D’AUJOURD’HUI, ET QUI ASSOCIE LES HABITANTS À UNE RÉFLEXION QUI DOIT ÊTRE COLLECTIVE !

plu

LE PLUI DE TERRES D’ENVOL RETOQUÉ

Il y a quelques jours, nous avons reçu une lettre recommandée provenant de l’Établissement Public Territorial (EPT) Terres d’Envol ( Aulnay-sous-Bois, Drancy, Dugny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Sevran, Tremblay-en-France, Villepinte). En termes choisis, on nous faisait part d’une réalité élégamment habillée : le préfet avait rejeté le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal), l’EPT devait revoir sa copie.

De ce rejet, nous ne sommes pas surpris, car malgré de petites améliorations comme le retrait obligatoire pour éviter que des fenêtres d’appartements donnent directement sur la rue (une aberration permise par un PLU communal bâclé en 2014), nous avons fait plusieurs communiqués indiquant les insuffisances notoires du PLUI en nous concentrant sur le cas d’Aulnay, en particulier le 24 mars 2022, à l’occasion de la première concertation, et le 23 mars 2024, nous avons relayé l’avis défavorable de l’Autorité Environnementale, avant d’appeler le 27 novembre 2024 les Aulnaysiens à participer à l’enquête publique.

Sur notre site, on pourra consulter l’avis déposé sur le site de l’enquête publique par Aulnay Environnement le 8 janvier 2025. Rappelons que du PLUI dépend notre PLU, et donc, l’aménagement de la ville, en particulier dans le contexte du dérèglement climatique, largement ignoré par le document.

Si ce rejet est sans surprise, une phrase de la lettre signé de Bruno Beschizza, président de Terres d’Envol, nous surprend franchement :

« Dès le lancement des études et de la concertation, je ne manquerai pas de vous en informer afin de vous associer pleinement à l’évolution du PLUi. »

Associer pleinement une association dès le lancement des études, voilà qui ne ressemble guère à la pratique habituelle à Aulnay, où rien n’est fait pour permettre de connaître l’avis des habitants, puisqu’en violation de la loi, les Conseils de Quartier ne sont plus réunis depuis longtemps. Non seulement Terres d’Envol est le dernier des 4 territoires de Seine Saint Denis à avoir entrepris son PLUI, ce qui a permis aux promoteurs d’abuser le plus longtemps possible du laxisme du PLU aulnaysien, mais en matière de concertation, notre territoire arrive encore bon dernier, avec une participation aux réunions de 74 personnes, soit 0,02 %de la population, alors que dans d’autres territoires on compte des centaines, voire des milliers de participants. Pour la phase de concertation, les autre communes de l’EPT ont organisé 42 réunions, contre une seule à Aulnay, dans un coin de Chanteloup, sans publicité ni vidéoprojecteur (5 participants, dont 3 d’Aulnay Environnement). Pour l’enquête publique, une seule réunion, à Aulnay.

LA MUNICIPALITÉ ÉLUE EN MARS VA-T-ELLE ENFIN SE DONNER LES MOYENS DE FAIRE PARTICIPER LES HABITANTS À L’AMÉNAGEMENT DE LA COMMUNE ?

Actions

Les attentes d’Aulnay Environnement 2/ La circulation

En 2020, concernant la circulation, nous demandions :

  • Une nouvelle réflexion d’ensemble basée sur la circulation douce, avec un réseau continu de pistes cyclables
  • Une reconquête de la chaussée et des trottoirs : chasse au stationnement illicite, stationnement résidentiel payant ou en zone bleue
  • Création de zones piétonnes
  • Amélioration de l’éclairage des trottoirs et des passages piétons dangereux

En résumé , nous demandions que l’on parte du principe que les Aulnaysiens sont d’abord des piétons.

  • Aucune nouvelle concertation n’a été mise en place concernant les piétons
  • Aucun progrès dans la lutte contre le stationnement sur les trottoirs, entre autres autour des écoles. A quoi sert notre police municipale si nombreuse, et toutes ces caméras ?
  • De plus, les poubelles des nouveaux immeubles entravent de plus en plus les trottoirs, car on n’impose pas aux promoteurs de prévoir un emplacement spécifique
  • Au lieu d’une zone piétonne, on assiste boulevard de Strasbourg, à l’envahissement des trottoirs par les terrasses de restaurant, un défi pour les personnes à mobilité réduite
  • L’état des chaussées s’est progressivement détérioré, en particulier sur les voies où le plan de circulation a fait se reporter la circulation « de transit », comme l’avenue Jean Jaurès. De nombreux trous se sont creusés, et nous avons connu des années de raccommodage, à l’efficacité toujours éphémère. Les incidents pour tous les usagers se sont multipliés, pneumatiques endommagés ou carrément détruits pour les automobilistes, perte d’équilibre, chute ou écarts trop brusques pour les cyclistes. Enfin la période préélectorale a provoqué  la réfection de quelques rues, surtout dans le sud de la commune, mais en bien des endroits, en particulier dans le nord, combien de trous encore dans la chaussée ?
  • Quant au réseau de pistes cyclables et aux emplacements de stationnement pour les vélos, avec très peu d’aménagements, aucune perspective sérieuse ne s’ouvre, surtout lorsque les constructions se font sans contrainte, et sans souci d’élargir les voies. La piste cyclable du pont de la Croix Blanche, extrêmement étroite, reste un défi pour la sécurité des cyclistes.

FORCE EST DE CONSTATER QUE POUR LES PIÉTONS ET POUR LES CYCLISTES,EN 10 ANS, LES CHOSES NE SE SONT PAS AMÉLIORÉES.

LE SORT DES PIÉTONS CONTINUE D’ÊTRE IGNORÉ !

arbres

La canicule à Aulnay : y a-t-il un pilote dans l’avion ? (2) encore un méfait des élagueurs fous


Les riverains de l’avenue Paul Langevin et de la rue du Gros peuplier ont dû se plaindre : on avait à peine la place de passer et on devait se baisser pour marcher sous les arbres, à cause « des drageons et des jeunes rameaux présents au plus près des troncs des arbres » (lettre de M. SANOGO, Adjoint au Maire Environnement- Espaces verts – Voirie). Il a donc annoncé « une taille d’entretien » ! Voici le résultat :

Plus aucune ombre pour les piétons. Comment les arbres vont-ils survivre à une taille « à blanc » en pleine canicule ?

Normalement, on peut penser qu’une personne chargée des espaces verts n’ignore pas que la météo, ça compte pour la végétation, (surtout à la veille de l’été et en phase de réchauffement climatique), et qu’elle consulte les prévisions avant de déclencher des travaux en début de canicule. Pas à Aulnay.

Entre un élagage des drageons et des branches basses et une taille sévère, on sait faire la différence. Pas à Aulnay.

Plus gênant : la lettre de M. Sanogo parle de « rideaux de platanes». Ou les élagueurs se sont trompé de rues, ou M. Sanogo ne sait pas faire la différence entre tilleuls et platanes. Complétons donc la formation initiale de notre « responsable des espaces verts » :

L’avantage des platanes, outre la différence absolue des écorces et des feuilles, c’est qu’ils ne « drageonnent » pas. M. Sanogo ne semble pas le savoir, ni se souvenir qu’avec les tilleuls, c’est chaque année le même problème.

On est tenté par 3 réponses :

Réponse a : la colère

Réponse b : l’incompétence de nos élus est suffisamment établie pour que ça ne vaille plus la peine de réagir

Réponse c : expliquez-nous ce qui a pu conduire à une telle aberration et discutons d’une « Charte de l’arbre »

En bons démocrates, on serait tentés par la réponse c. Mais quel sera le retour de la municipalité ?

Réponse : silence méprisant

Réponse b : les gens ont demandé un élagage, ils n’ont plus qu’à la boucler !

Réponse c (qui suppose un certain sens de l’humour) : OK, on a fait une erreur, discutons-en !

Quelle sera la réponse ? On parie ?

Actions

« Quand j’entends Le mot Culture » : l’adjoint au maire menace Aulnay Environnement

Il y a quelques jours, vous avez pu lire un communiqué dénonçant la situation des équipements culturels et associatifs dans une « île grande comme la 50e ville de France ».

Le contenu de cette fable a paru si pertinent qu’il a fait mouche, et son humour a fortement déplu à M. Paulo Marques, 12e adjoint de la municipalité d’Aulnay-sous-Bois.

Il prétend que faire partie d’une association prive les citoyens du droit d’exprimer une opinion et d’avoir des convictions politiques. Que n’applique-t-il à lui-même cette règle !

Pour M. Marques, le fait que des membres d’Aulnay Environnement aient figuré dans une liste d’opposition, de droite comme de gauche, que l’actuel président ait exprimé une opinion défavorable, et strictement personnelle, hors du sceau de l’association, sur la stratégie des partis de gauche en 2020 disqualifierait notre association.

M. Paulo Marques prouve ici qu’il ignore la nature même de la démocratie, qui est fondée sur la liberté individuelle et la confrontation pacifique d’opinions opposées. Mais il peut encore progresser. En tant que responsable de la Vie associative, il vient tout de même d’apprendre qu’il ne lui est pas permis de demander à une association de lui communiquer la liste de ses membres et leur domiciliation.

Il nous reproche de « critiquer de façon systématique la majorité municipale ». Rafraichissons-lui la mémoire avec le cas de la ZAC Valfrancilia. Sans le dire, la municipalité dont il fait partie a fini par se rallier à nos contre-propositions qui consistaient à reporter le projet, non sur la construction d’immeubles sur le parc Ballanger, comme elle l’envisageait, mais sur l’aménagement des zones d’activités limitrophes. S’il avait accepté le dialogue avec nous, nous aurions peut-être économisé des années et beaucoup d’argent de la collectivité. Malheureusement, pour la première fois qu’il adresse un courrier, c’est pour nous menacer.

Ce que nous critiquons le plus souvent, c’est l’opacité entretenue sur les transformations de la ville et le refus de tout dialogue avec une association aussi représentative que la nôtre, dialogue qui est le fondement de la démocratie. M. Marques pense-t-il que les critiques que nous portons, la multiplication des constructions sans plan d’ensemble, la disparition de tant de jardins et des grands arbres, l’étroitesse des trottoirs ne soient pas partagés par beaucoup d’Aulnaysiens ? Nous sommes leur porte-parole. Et nous pensons que tous les équipements publics, qu’ils soient même culturels, font partie de notre environnement.

Dans quels type de régime politique menace-t-on ceux qui expriment des opinions critiques ?

M. Marques considère que tout communiqué d’Aulnay Environnement qui ne se bornerait pas à la question du fleurissement et du sort des petits oiseaux « peut être  assimilé à une dépense électorale de soutien à une liste d’opposition, et donc constituer un financement illégal de campagne. » et il nous menace de nous dénoncer à « la Commission nationale des comptes de campagne et à toute juridiction compétente ». Non, M. Marques, nous ne considérons pas que tout passe par un financement quelconque. Nous ne demandons d’argent à personne pour nos communiqués.

Monsieur Marques, dans quel pays s’efforce-t-on ainsi de museler toute parole critique ?

Ce genre de pays n’est pas notre modèle, et nous ne céderons pas à votre menace.

ValFrancilia/Ballanger

UN PEU DE LUMIÈRE SUR LES DATAS CENTERS D’AULNAY


Ouvrant l’enquête publique sur le projet de Data Center sur l’emprise PSA, la réunion publique du 28 mai a été exemplaire dans son déroulé, en permettant d’avoir une vue d’ensemble et des points de vue contradictoires qui peuvent alimenter une contribution au registre numérique de l’enquête :
www.registre-numerique.fr/projet-datahills-aulnay-sous-bois
ouvert jusqu’au 17 juin. On peut consulter aussi à cette adresse l’ensemble du dossier

Les promoteurs du Data Center « Data Hills » (Compagnie de Phalsbourg) ont défendu leur projet avec éloquence, en se présentant comme des sauveurs du territoire, alors qu’il s’agit surtout de saisir une belle opportunité. Concernant le choix du lieu d’implantation (à l’extrémité sud-est du site PSA), des arguments imparables : une friche industrielle déjà artificialisée, éloignée des habitations, bénéficiant d’un fort potentiel d’alimentation électrique (pylone n°20), avec une connexion par une ligne enterrée traversant le parc du Sausset (!). Une partie du terrain, revégétalisée, permettra le maintien des espèces protégées qui ont déjà recolonisé le site. Autre progrès : la disparition de bâtiments fortement amiantés. L’argument le plus discutable : la nécessité de répondre aux besoins d’un société en digitalisation galopante. (Le site ne servirait qu’à l’archivage de données, pas à l’intelligence artificielle.)

On rétorquera que c’est ici l’offre qui crée le besoin. Les détracteurs du projet n’ont pas manqué de dénoncer l’influence néfaste des écrans et des réseaux sociaux, en particulier sur la jeunesse, jusqu’à l’ambition de remplacer le rapport humain dans l’enseignement. Certains sont allés encore plus loin, en envisageant l’ensemble de la filière, gourmande en métaux et en terres rares, souvent produits dans des régions du monde où sont ignorés souci de l’écologie et droits humains des travailleurs.

On peut évidemment regretter le remplacement d’une activité apportant du travail à des milliers de travailleurs par une activité peu dispensatrice d’emplois (100 ? 200 ?). Les promoteurs du projet ont beau jeu de répondre que le projet ne concerne qu’une dizaine d’hectares sur un site originel quinze fois plus vaste. Il faudrait connaître combien d’emplois seront mobilisés lorsque sera achevé la reconversion de l’ensemble du site.

L’un des problèmes soulevés par Aulnay Environnement est la récupération de la « chaleur fatale » dégagée par les installations. Quel réseau de chaleur pourra la recueillir ? Et pour quelles zones d’habitation ? Or nous ne sommes en rien informés de l’avancement du projet municipal d’un réseau de chaleur alimenté par l’énergie géothermique, dont la température devrait être très supérieure à celle venue d’un Data Center (70 à 80° contre 35°). Le promoteur s’offre généreusement à financer des pompes à chaleur pour augmenter la température, mais la promesse est vaine, si le projet géothermique n’avance pas en même temps. Or les représentants présents de la municipalité se sont bien gardés d’intervenir pour nous renseigner et nous dire pourquoi il n’est pas prévu que le site « Val Francilia » bénéficie de ce réseau. On voit ici la vanité d’une telle procédure d’enquête publique, fondée sur un principe de transparence (toute relative), portant sur des équipements liés à d’autres aménagements dépendant d’autorités locales plus portées à la propagande qu’à l’information.

Pire : dans son analyse, l’Autorité Environnementale (MRAE) déplore que seuls 2,2% du potentiel thermique des installations pourront être exploités. Dans sa réponse, le porteur de projet indique que jamais, en raison des phases de maintenance et d’un fonctionnement qui ne sera jamais maximal, la production de chaleur sera très inférieure à celle calculée par la MRAE, et que le potentiel thermique exploitable sera porté à 43 %. Il reste que plus de la moitié de la chaleur sera évacuée vers l’atmosphère, dans un contexte de réchauffement climatique. Le prix de nos habitudes de consommation ?

L’étude du porteur de projet juge l’impact climatique négligeable ( + 0,38% dans une hypothèse de chaleur extérieure montée à 40%) Au final, la difficulté d’évaluer l’impact à terme est que les travaux s’étaleront jusqu’en 2040, et qu’on ne peut prévoir quelles évolutions connaîtront d’ici là les machines, et donc la production de chaleur.

Autre information : on parle de l’implantation d’un second Data Center sur PSA. Nous savons grâce à cette réunion qu’il s’agit d’un autre projet, avancé par la société FIFTY, que nous avions déjà rencontrée il y a quelques années lors de l’implantation de l’entreprise CHIMIREC sur PSA. Il s’agissait alors de construire un vaste complexe logistique. Apparemment un Data Center serait une bien meilleure affaire. Nous aurons donc probablement droit à une autre enquête publique.

L’argument ultime des promoteurs du projet, c’est l’apport de taxe foncière pour la commune : 6 à 7 millions. Cela contribuera-t-il à rétablir un budget d’investissement communal notoirement insuffisant ?

Il reste que la municipalité et son agence « La Belle Friche » ont tout à apprendre du secteur privé en matière de « concertation ». Mercredi soir, au lieu de refuser à l’assemblée tout questionnement avant la fin d’un interminable tunnel d’exposés cumulatifs lassants et au terme duquel on a oublié la moitié des questions, on nous a offert une respiration dès la fin du premier exposé pour laisser la parole à l’assistance, ce qui a permis des échanges cordiaux, bien que contradictoires. Au lieu de nous répéter qu’il fallait boucler dans les temps et de bloquer les interventions, on a dépassé l’horaire prévu d’une demi-heure. Au lieu de la frustration imposée, le respect et la courtoisie.


À AULNAY ET SUR TERRE D’ENVOL, IL Y A DES GENS QUI ONT BESOIN D’UNE SÉRIEUSE REMISE À NIVEAU.

ValFrancilia/Ballanger, ZAC

ZAC Val Francilia: retour au bon sens mais refus constant d’un réel dialogue

Le Val Francilia nouveau est arrivé, avec une bonne nouvelle : le projet dit « Richez », qui serait mieux nommé « Beschizza 1 » car c’est toujours le Maire qui dicte les orientations, est définitivement abandonné. « Beschizza 2 » renonce à construire des logements sur le Parc Ballanger. La victoire de la lutte citoyenne menée en 2019-2020 par les associations Vivre Mieux à Aulnay et Aulnay Environnement est confirmée. La municipalité, sans évidemment l’avouer, se rallie à nos contre-propositions d’alors :

concentrer le projet sur les abords du boulevard Georges Braque, la friche PSA et les zones d’activités : le tiers sud-ouest de la friche PSA rebaptisée Innoval (tout le reste est déjà aux mains de diverses entreprises), la Fosse à la Barbière et Les Mardelles, avec au cœur la future gare.

Restons cependant vigilants concernant le parc Ballanger : le projet de faire traverser le parc par une voie (provisoirement) « douce » n’a jamais été officiellement abandonné. Son intégration au projet est passée sous silence et la fin annoncée de son rôle de « lisière conclusive » interroge.

Les modalités de la réunion du 28 avril à l’espace Jules Verne montrent en revanche que rien n’a changé dans la politique antidémocratique de la municipalité.

  • Verrouillage du débat, avec un long tunnel d’exposés techniques, les orateurs et les thèmes se succédant, en repoussant les questions (on en aura oublié la moitié) en fin de réunion, dont il est rappelé avec insistance que la durée est limitée. On invite les présents à poser leur question par QR code ! Surtout entendre le moins possible la voix des habitants ! Comment s’étonner que la frustration tourne à l’agressivité ? évidemment, le but n’est pas d’établir les conditions d’un échange serein, mais de réduire au minimum la petite fenêtre démocratique imposée par la loi. En face des habitants, des gens qui craignent de devoir lâcher la moindre parcelle du pouvoir et n’ont pas compris l’intérêt d’un échange apaisé.
  • Restriction de l’aire géographique de la « concertation », en situant la réunion dans un lieu excentré, où de surplus il est très difficile de se garer. Comme si l’accès à Parinor et à la future gare ne concernait pas les gens du Vieux pays et du Sud ! Évidemment, une autre réunion dans un lieu central est nécessaire ! Mais l’objectif, qui est de ne rien faire qui puisse favoriser la participation citoyenne était atteint : seulement une vingtaine d’habitants était présents. Et cela va continuer : 2 « balades » urbaines limitées à la contenance d’un autocar, une réunion de synthèse en juillet, un seul « atelier » proposé aux habitants. Selon les habitudes de « La Belle Friche » chargée de la concertation, une procédure imposée qui n’est qu’une parodie.

Un aspect essentiel est resté particulièrement nébuleux : la construction de logements sur cette ZAC. Terres d’Envol dans sa réponse à la MRAE concernant le PLUI, annonce page 9, un projet de 2800 logements sur Val Francilia entre 2025 et 2040. La réunion nous a laissé dans le flou total, en particulier sur le destin du boulevard George Braque : rétrécissement d’une voie départementale actuellement parking pour poids lourds ? Construction de logements sur l’espace ainsi gagné ?

Même flou sur le Carrefour de l’Europe, point noir des communications dans cette zone. Dès 2019, nous demandions un atelier avec les habitants pour y réfléchir, la question est revenue, alors qu’avec la nouvelle gare, les problèmes ne peuvent que s’aggraver. La solution avancée : tout le monde prend les transports en commun ! Et pour la partie du trajet que l’on fait en voiture, où sont prévus les parkings de délestage ? Rappelons que pour les habitants du sud qui voudront monter jusqu’à la future gare, l’anarchie des constructions le long de la rue Jules Princet rend impossible la mise en place d’un bus rapide à haut niveau de service, pourtant prévue depuis des décennies. La réflexion d’un aménagement à l’échelle de la ville brille toujours par son absence.

Un seul point positif à ce sujet : la volonté de détourner une partie du trafic de poids lourds à travers la Fosse à la Barbière par la rue Benoit Frachon. Est-il prévu de la prolonger à travers les Mardelles ? Ce n’était pas clair, et pourtant on nous a parlé, vers le sud, de la desserte de l’Oréal. Dans ce cas, quel franchissement de l’ex N2 ? Un débat réellement ouvert aurait pu permettre d’y voir plus clair. Et ce n’est pas le dossier sur le site de la ville, simple prospectus publicitaire (idem pour les panneaux d’exposition à Jules Verne), qui pourra nous éclairer.

Un point noir qui grève la réflexion sur l’évolution de tout cet espace : l’obstination de la municipalité à faire travailler les équipes sur l’implantation du futur stade du PSG face à Parinor. Tout le monde sait que cela ne se fera pas, et que les problèmes de gestion des accès seraient énormes. L’aubaine est trop belle d’enfumer les habitants avec une coûteuse campagne d’affichage, pour masquer l’absence de perspective d’amélioration de la vie quotidienne des Aulnaysiens.

Une question, venue de responsables du Secours Populaire a fait apparaître une évidence en fin de réunion : l’absence de prise en compte de la vie sociale et de ses problèmes. Pour la municipalité, il n’est question que des entreprises. Pour qui les nouveaux logements ? De standing ou sociaux ? Quels locaux pour les associations, en particulier caritatives, dans une ville où ils sont notoirement insuffisants, et souvent dégradés ? Et quelle place pour la culture ? On nous « balade » avec un stade, mais dans ce projet où sont les équipements culturels ?

Pour nous consoler, il apparaît que la zone d’activités lnnoval sera un vrai paradis pour les écologistes : verdissement intensif avec la plantation de 21 000 arbres (sic), « verdissement » des consommations d’énergie, et larges trottoirs dans la fosse à la Barbière. Si seulement ces magnifiques équipes pouvaient se pencher sur l’aménagement du centre et du sud de la ville, où l’on coupe les arbres et détruit les jardins avec une froide détermination, et où l’on construit des blocs de 5 étages en bordure de trottoirs de 50 centimètres, de quelle ville merveilleuse ne nous feraient-elles pas rêver ?

Nouvelles Constructions

FIÈVRE DE CONSTRUCTION ET EAUX SOUTERRAINES À AULNAY

  Les problèmes d’infiltration semblant se multiplier dans notre ville, il serait bon d’avoir à l’esprit une carte qui figurait dans les documents du PLU de 2008, mais que nous n’avons pas repéré dans celui de 2014. Il y est indiqué le niveau de la nappe phréatique à Aulnay :   en vert, les zones où la nappe affleure entre 1m et 2men blanc, les zones où elle affleure entre 2 et 3m.   Nous y avons ajouté (d’après une carte ancienne) le réseau des rivières :     En bleu clair ce qu’on peut appeler le lit mineur, aujourd’hui invisibilisé dans des conduites souterrainesEn bleu foncé, ce qui était autrefois le lit majeur, dans lequel les rivières allaient se répandre en période de crue. Aujourd’hui, il est probable qu’une partie de cette eau s’écoule autour des canalisations et dissout le gypse.

On peut constater que sous la plus grande partie de notre ville, l’eau est proche de la surface, ce qui justifie des précautions en matière de construction. Pendant longtemps, la réglementation interdisait les sous-sols enterrés à plus d’un mètre.

À présent que se multiplient les constructions de gros immeubles avec 2 ou 3 niveaux de parking, se multiplient en même temps sur toute la surface des parcelles les cuvelages (plus ou moins étanches) de ces sous-sols qui détournent la circulation souterraine des eaux vers les constructions voisines.

Nous vous invitons donc à nous signaler, sur notre site aulnayenvironnement.fr les cas d’infiltration, et nous demandons en même temps à la municipalité d’organiser

UNE RÉUNION D’INFORMATION SUR CES PROBLÈMES

(Ce qui devrait évidemment se faire dans le cadre des Conseils de Quartier S’ils fonctionnaient dans l’esprit de la Loi)