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L’avis d’Aulnay Environnement sur le nouveau PLUI

Comme nous vous en avions informés dans un précédent communiqué du 30 janvier 2026, le PLUI ((Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) de notre territoire Terre d’Envol, présidé par notre maire, a été retoqué par le préfet.

Terre d’Envol a donc présenté une nouvelle version, qui prétend répondre aux insuffisances relevées par les autorités supérieures, et manifestement, le compte n’y est toujours pas.

Rappelons tout d’abord que les règles du PLUI déterminent celles du PLU de chaque commune. On peut noter qu’ici et là, les communes obtiennent des dérogations, ce qui reste choquant. Si une règle est bonne du point de vue de l’environnement, pourquoi des exceptions ? Par ailleurs, à quoi bon des règles si personne ne cherche à les faire respecter ? C’est bien le cas à Aulnay, où en zone pavillonnaire, tant de nouveaux propriétaires imperméabilisent leurs terrains, abattent les arbres de haute tige et installent des clôtures métalliques réfléchissant la chaleur en contradiction avec le règlement de l’actuel PLU. Sans parler de la liberté laissée à d’autoproclamés spécialistes de l’élagage qui sont à l’entretien des arbres ce que l’équarrissage est à l’élevage.

La sauvegarde d’une partie des parcelles en pleine terre des zones pavillonnaires, couvrant la moitié du territoire de la commune, est un enjeu crucial dans le contexte du dérèglement climatique. Cette pleine terre joue un rôle fondamental dans le processus d’infiltration des eaux de pluie, surtout dans la perspective d’une intensification des épisodes de pluies violentes que le réseau peut être incapable d’absorber instantanément. Ce pourcentage de pleine terre doit être le plus élevé possible et dépasser les 2/3, sachant qu’il s’applique à un paysage urbain où les jardins et les arbres jouent un rôle déterminant, tant patrimonial que climatique. Les insuffisances du PLUI sont à ce niveau criantes.

En ce qui concerne les grands immeubles, non seulement la partie prévue en pleine terre est insuffisante, mais rien n’est précisé quand à l’obligation de prévoir un stockage des eaux pluviales dès lors que l’on atteint les 100m2 d’emprise au sol.

Aulnay-sous-bois, aux rues étroites, a besoin d’emplacements réservés destinés à l’élargissement des voies et à la création d’aménagements cyclables. Cela est particulièrement criant le long du CD 115 qui traverse la ville, axe essentiel entre l’actuel RER B et la nouvelle gare du Grand Paris. Rien dans ce PLUI n’apparaît pour apporter une amélioration à la circulation et au bien-être des habitants, alors que plusieurs projets immobiliers prévoient de construire au ras du trottoir, avec un « effet canyon » qui tourne le dos à tout espoir de végétalisation.

a présentation de l’OAP Val Francilia présente de nombreuses insuffisances quant à l’évaluation de la pollution des sols, à la gestion future des eaux souterraines et à la fluidité des mobilités. Quelle prise en compte des risques environnementaux et sanitaires ? Cela est d’autant plus nécessaire que le projet prévoit la construction de 2800 logements, en bordure d’une zone de bruit entre deux aéroports, le Bourget et Roissy-Charles de Gaulle, qui prétend intensifier son trafic.

Enfin, on s’inquiète des conséquences de l’implantation prévue de 2 gros datacenters sur la friche PSA.

Compte-rendus

Compte-rendu de la réunion du Conseil d’Administration du mardi 8 septembre 2026

Présents: René BOUGOURD, Robert HALIFAX, Evelyne DEMONCEAUX, Christian BAUSSON, Sylvan PHILIPPE, Nadia BENDOUMA, Mme BRETON

Ordre du jour:

Le forum des associations – Avis d’Aulnay environnement sur le PLUi – Val Francilia – les data centers – bibliothèque Apollinaire – divers problèmes immobiliers

Déroulé de la réunion :

1- Le forum des associations

Beaucoup de monde mais peu de passages au stand d’Aulnay environnement – pas de nouvelles adhésions à ce jour.

2- Avis sur le PLUi

Analyse de Francis Redon ( FNE Environnement 93) et article de René , parution dans les blogs

Pour rappel, le PLUi a été retoqué par le Préfet en janvier 2026.

La nouvelle version ne répond pas vraiment aux insuffisances signalées par les autorités supérieures.

– le PLUi prévoit que les communes obtiennent des dérogations, ce qui n’est pas normal

-en zone pavillonnaire, il faudrait garder au moins les 2/3 des parcelles en pleine terre pour lutter contre le dérèglement climatique et favoriser les infiltrations des eaux de pluie. Pourcentage imprécis sur le PLUi.

-les grands immeubles : pas de précisions sur la partie laissée en pleine terre, rien sur le stockage des eaux pluviales dès lors que l’on atteint 100 m² au sol.

-rien n’apparaît dans le PLUi sur l’amélioration de la circulation. Problème de la CD115 qui devrait être élargie pour permettre la liaison entre la gare RER et la gare du Grand Paris (bus double sur voie réservée) .

Rien sur l’aménagement de pistes cyclables.

-constructions au ras du trottoir, « effet canyon », sans végétalisation

-les règles sont établies mais depuis des années le PLU n’est pas respecté : arbres absents ou abattus, parcelle bétonnée, clôtures métalliques trop hautes

– Val Francilia : nombreuses insuffisances dans le PLUi signalées par la MRAE sur la pollution des sols, pollution sonore, la gestion des eaux souterraines, la fluidité des mobilités.

3- Point sur Val Francilia

Le dossier établi par la Sequano, maître d’ouvrage pour l’aménagement du secteur Val Francilia présente le projet et précise les impacts environnementaux.

Le projet a largement muté ! Val Francilia , 339 hectares au total, prévoit l’aménagement de l’ancien site PSA et la création progressive de quartiers mixtes (logements, activités économiques, commerces, espaces publics …)Val Francilia comprend plusieurs parties  dont l’ancien site PSA rebaptisé InnoVal et « Abords Gare » ( zones des Mardelles, Gare, Braque et Fosse à la Barbière) soit 237 hectares.

Ces zones constituent la phase 1 de l’aménagement de Val Francilia.

– InnovVal : Il n’y aura pas de constructions de logements sur l’ancien site PSA. Projet d’installation de 2 data centers (1 data center Fifty – 1 data center Hills) + centre technique mutualisé avec déchetterie + entretien du matériel du métro Grand Paris Express + autres activités industrielles et logistiques

27,6 hectares d’espaces verts, 21 000 arbres dans la continuité des parcs Ballanger et du Sausset

– « Abords Gare », quartiers mixtes dont 3 800 logements (source : la Sequano) et équipements

-la Fosse à la Barbière, un pôle santé , un groupe scolaire et autre équipements à définir

-le secteur Mardelles, 1 collège, un gymnase, un lieu culturel (conservatoire Citroën ?)

-secteur Gare GP, 400 m² d’équipements

4- Point sur les data-centers :

Il y a au moins 300 data-centers en France dont 170 en Île de France

La FNE Ile de France met en évidence les risques

-forte augmentation de la consommation d’électricité par ces data-centers, sans flexibilité car constamment alimentés, d’où un risque de manque d’électricité pour les populations.

-pollution sonore et création d’un îlot de chaleur lorsque les data-centers sont à proximité de logements.

-problème des déchets lorsqu’ils doivent être rénovés

-problèmes environnementaux et exploitation des travailleurs (exploitations minières de terres rares à travers le monde)

-risque de pollution atmosphérique causée par le fonctionnement permanent des générateurs

-augmentation de la consommation d’eau pour le refroidissement

-ils augmentent le réchauffement planétaire car les groupes électrogènes au fuel émettent des gaz à effet de serre parfois autant que la commune d’implantation.

4- Bibliothèque :

Dans son programme électoral, le Maire avait promis d’étendre les horaires d’ouverture de 2 bibliothèques. Or, il vient de fermer définitivement la bibliothèque de quartier, Apollinaire.

Bibliothèque Dumont : manque de crédits pour faire de nouvelles acquisitions.

Un communiqué est prévu, après complément d’information

5- Problèmes d’urbanisme

Problèmes en lien avec les évacuations d’eau de pluie rendues difficiles par les énormes cuvelages des immeubles sur l’ensemble de leur parcelle. Problèmes de fissures dans les maisons, d’inondations des sous-sols, risque de dissolution du gypse …. Il y aurait une centaine de pavillons concernés.

Rue Anatole France, problème d’inondation dans les immeubles n° 20 ,22,24 …34. Dans la boulangerie, le sol s’effondre. Affaire à suivre, communiqué futur.

Rue Tournadour : énorme immeuble, problème de dissolution du gypse

Rue du Colonel Moll , rue Jules Princet, pavillons fermés. Projet en cours ? Voir communiqué du 23 juinAu 15 rue Cornefert : projet d’agrandissement de la maison avec la tourelle, maison classée. Agrandissement R+1, moderne, industriel, non compatible avec le style de la maison. Permis de construire accepté dans un 1er temps mais il y a un recours. 2ème projet : hauteur réduite, 1 seul niveau mais refus de permis à cause du style industriel du projet.

Affaire en cours , rien n’est réglé et le 1er permis est toujours valable. Communiqué en projet.

Prochaine réunion Mardi 3 novembre, Salle Dumont 20h à 22h

ValFrancilia/Ballanger

UN PEU DE LUMIÈRE SUR LES DATAS CENTERS D’AULNAY


Ouvrant l’enquête publique sur le projet de Data Center sur l’emprise PSA, la réunion publique du 28 mai a été exemplaire dans son déroulé, en permettant d’avoir une vue d’ensemble et des points de vue contradictoires qui peuvent alimenter une contribution au registre numérique de l’enquête :
www.registre-numerique.fr/projet-datahills-aulnay-sous-bois
ouvert jusqu’au 17 juin. On peut consulter aussi à cette adresse l’ensemble du dossier

Les promoteurs du Data Center « Data Hills » (Compagnie de Phalsbourg) ont défendu leur projet avec éloquence, en se présentant comme des sauveurs du territoire, alors qu’il s’agit surtout de saisir une belle opportunité. Concernant le choix du lieu d’implantation (à l’extrémité sud-est du site PSA), des arguments imparables : une friche industrielle déjà artificialisée, éloignée des habitations, bénéficiant d’un fort potentiel d’alimentation électrique (pylone n°20), avec une connexion par une ligne enterrée traversant le parc du Sausset (!). Une partie du terrain, revégétalisée, permettra le maintien des espèces protégées qui ont déjà recolonisé le site. Autre progrès : la disparition de bâtiments fortement amiantés. L’argument le plus discutable : la nécessité de répondre aux besoins d’un société en digitalisation galopante. (Le site ne servirait qu’à l’archivage de données, pas à l’intelligence artificielle.)

On rétorquera que c’est ici l’offre qui crée le besoin. Les détracteurs du projet n’ont pas manqué de dénoncer l’influence néfaste des écrans et des réseaux sociaux, en particulier sur la jeunesse, jusqu’à l’ambition de remplacer le rapport humain dans l’enseignement. Certains sont allés encore plus loin, en envisageant l’ensemble de la filière, gourmande en métaux et en terres rares, souvent produits dans des régions du monde où sont ignorés souci de l’écologie et droits humains des travailleurs.

On peut évidemment regretter le remplacement d’une activité apportant du travail à des milliers de travailleurs par une activité peu dispensatrice d’emplois (100 ? 200 ?). Les promoteurs du projet ont beau jeu de répondre que le projet ne concerne qu’une dizaine d’hectares sur un site originel quinze fois plus vaste. Il faudrait connaître combien d’emplois seront mobilisés lorsque sera achevé la reconversion de l’ensemble du site.

L’un des problèmes soulevés par Aulnay Environnement est la récupération de la « chaleur fatale » dégagée par les installations. Quel réseau de chaleur pourra la recueillir ? Et pour quelles zones d’habitation ? Or nous ne sommes en rien informés de l’avancement du projet municipal d’un réseau de chaleur alimenté par l’énergie géothermique, dont la température devrait être très supérieure à celle venue d’un Data Center (70 à 80° contre 35°). Le promoteur s’offre généreusement à financer des pompes à chaleur pour augmenter la température, mais la promesse est vaine, si le projet géothermique n’avance pas en même temps. Or les représentants présents de la municipalité se sont bien gardés d’intervenir pour nous renseigner et nous dire pourquoi il n’est pas prévu que le site « Val Francilia » bénéficie de ce réseau. On voit ici la vanité d’une telle procédure d’enquête publique, fondée sur un principe de transparence (toute relative), portant sur des équipements liés à d’autres aménagements dépendant d’autorités locales plus portées à la propagande qu’à l’information.

Pire : dans son analyse, l’Autorité Environnementale (MRAE) déplore que seuls 2,2% du potentiel thermique des installations pourront être exploités. Dans sa réponse, le porteur de projet indique que jamais, en raison des phases de maintenance et d’un fonctionnement qui ne sera jamais maximal, la production de chaleur sera très inférieure à celle calculée par la MRAE, et que le potentiel thermique exploitable sera porté à 43 %. Il reste que plus de la moitié de la chaleur sera évacuée vers l’atmosphère, dans un contexte de réchauffement climatique. Le prix de nos habitudes de consommation ?

L’étude du porteur de projet juge l’impact climatique négligeable ( + 0,38% dans une hypothèse de chaleur extérieure montée à 40%) Au final, la difficulté d’évaluer l’impact à terme est que les travaux s’étaleront jusqu’en 2040, et qu’on ne peut prévoir quelles évolutions connaîtront d’ici là les machines, et donc la production de chaleur.

Autre information : on parle de l’implantation d’un second Data Center sur PSA. Nous savons grâce à cette réunion qu’il s’agit d’un autre projet, avancé par la société FIFTY, que nous avions déjà rencontrée il y a quelques années lors de l’implantation de l’entreprise CHIMIREC sur PSA. Il s’agissait alors de construire un vaste complexe logistique. Apparemment un Data Center serait une bien meilleure affaire. Nous aurons donc probablement droit à une autre enquête publique.

L’argument ultime des promoteurs du projet, c’est l’apport de taxe foncière pour la commune : 6 à 7 millions. Cela contribuera-t-il à rétablir un budget d’investissement communal notoirement insuffisant ?

Il reste que la municipalité et son agence « La Belle Friche » ont tout à apprendre du secteur privé en matière de « concertation ». Mercredi soir, au lieu de refuser à l’assemblée tout questionnement avant la fin d’un interminable tunnel d’exposés cumulatifs lassants et au terme duquel on a oublié la moitié des questions, on nous a offert une respiration dès la fin du premier exposé pour laisser la parole à l’assistance, ce qui a permis des échanges cordiaux, bien que contradictoires. Au lieu de nous répéter qu’il fallait boucler dans les temps et de bloquer les interventions, on a dépassé l’horaire prévu d’une demi-heure. Au lieu de la frustration imposée, le respect et la courtoisie.


À AULNAY ET SUR TERRE D’ENVOL, IL Y A DES GENS QUI ONT BESOIN D’UNE SÉRIEUSE REMISE À NIVEAU.