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Le sort de la piscine, un problème de démocratie

20 juin 2016 : Aulnay Environnement, dont la préoccupation majeure est l’organisation de l’espace communal au service de la population, a pointé dans sa réflexion sur le PLU l’absence à Aulnay d’équipements fondamentaux, comme une médiathèque, ou la rareté de lieux dévolus au développement des activités associatives (salles d’exposition, de spectacle, de réunion). Jamais dans les réunions publiques la municipalité n’a exprimé la volonté de remédier à ce manque d’équipements.

À cela s’est ajouté la fermeture de la piscine, d’abord temporaire pour raison de sécurité, puis, bien plus tard, définitive. Enfin on a découvert sur le zonage du PLU que le terrain de la piscine était disponible pour une opération immobilière. Un document « miroir aux alouettes » a été publié en juin 2015, promettant le remplacement du stade de Coursaille par un « complexe de loisirs », dans le cadre d’une « délégation de service public », c’est-à-dire géré par une société privée. A quel coût pour les usagers? Et surtout où et quand? Mystère.

Devant le refus de la municipalité de communiquer sérieusement sur ses choix, Aulnay Environnement a décidé de s’emparer du dossier et a demandé la communication des documents motivant la décision de fermeture. De toute évidence, le dossier qui nous a été communiqué n’est pas complet. A moins que cela ait été délibérément ignoré, aucune étude sur l’impact économique et social pour les différentes catégories de la population de la présence ou non d’un centre nautique ne nous a été communiquée. Nous savons seulement, par une étude de janvier 2015 quels dégâts sont apparus sur la structure en bois, motivant une fermeture avant travaux de réfection. Mais la note conclusive des services techniques proposait d’autres choix que la fermeture définitive.

Cette note est en contraction avec les affirmations du document diffusé en juin 2015 à la population:

Note des services techniques (avril 2015)

Lettre du maire ( juin 2015)

Reprise de l’ensemble des éléments défaillants et mise aux normes: 9 M€

« Les premières estimations montrent un coût de plus de 10M€ de travaux »

Durée de vie « prolongée sans travaux d’importance pendant une vingtaine d’années. »

Durée de vie après travaux: « une dizaine d’années au maximum ».

De plus, cette note propose une solution provisoire : « couvrir d’une structure modulaire le bassin extérieur avec chauffage et déshumidificateur » estimée « à près de 780 000€ » (sans compter l’ éclairage et les aménagements d’accessibilité). En revanche, la mise en œuvre de transports pour les scolaires et le club vers d’autres communes « est d’un coût minimum par an de 220 000€ ». Il en ressort que cette solution provisoire pouvait être amortie en environ 5 ans. Au total, le fonctionnement de cette structure avec le personnel est évalué à environ 2M€ par an.

Certes, c’est un coût. Le coût de la continuité du service public et du maintien de l’emploi. Et une prise en compte de cette réalité: faute d’équipements, la moitié des enfants du 93 entrant en 6e ne sait pas nager!

Pour justifier son choix, la lettre du Maire invoque la durée des travaux. La note des services techniques estime la durée d’une totale reconstruction à deux ans et demie. Donc, beaucoup moins pour la mise en place d’une structure provisoire. Si bien que si ce choix avait été fait dans l’été 2015 les aulnaysiens auraient pu bénéficier d’un bassin de 50 mètres au plus tard début 2017. Pour le fastueux « centre nautique à vocation sportive, ludique et de bien-être » (avec sauna, hammam, spa, salles de fitness, etc.) seules les études sont engagées « sur un espace vierge ». Lequel? Les terrains PSA, dont l’avenir est si obscur? Des espaces de loisir dont l’usage ne coûte pour l’instant rien aux utilisateurs, comme les terrains au sud du vélodrome?

En tout étant de cause, tout est reporté bien au-delà de 2017, pour ne pas dire aux calendes grecques!

En vendant le matériel de la piscine, la municipalité a tout fait pour rendre les choses irréversibles. Mais la solution provisoire est encore possible. Certes, elle a un coût auquel devraient consentir les Aulnaysiens. Ce doit être l’objet d’un débat public que la municipalité aurait dû proposer il y a un an déjà. Démocratiquement, c’était la moindre des choses. Nous allons demander au Maire qu’il organise enfin ce débat.

Archives, plu

PLU recours gracieux Le 3 février 2016

À M. Bruno BESCHIZZA

Maire d’Aulnay-sous-bois

Le 3 février 2016

Monsieur le Maire,

Par la présente, nous déposons auprès de vous un recours gracieux contre le nouveau PLU voté par le Conseil Municipal le mercredi 16 décembre 2015.

En effet, ce projet ne nous semble pas satisfaire correctement aux besoins de la commune, corriger ses déséquilibres, et respecter suffisamment l’environnement architectural et naturel.

  • Concernant les équipements culturels et de loisir, aucune mention n’est faite de carences graves, surtout dans une commune de 85000 habitants: absence de médiathèque, de salle des fêtes, de maison des associations, et rien sur la reconstruction de la piscine par exemple sur les terrains de PSA.

  • Rien n’est prévu pour atténuer le déséquilibre social nord-sud, pourtant pointé dans l’avis de l’État, et précédemment, dans le PLH (qui n’a d’ailleurs été communiqué qu’à certaines associations et au Conseil municipal, et seulement sous la forme d’un PowerPoint). Une offre de logements sociaux PLS (plafond de ressources 54 015€ pour un jeune ménage) doit être présente dans le sud pour les jeunes issus de ces classes moyennes qui quittent la commune (cf PLH) parce qu’ils n’ont pas les moyens d’un accès à la propriété.

  • Les mesures règlementaires permettant de limiter la hauteur des immeubles collectifs sont insuffisantes, et il en est de même pour la division des terrains.

  • Un recul très net est constaté pour la protection du patrimoine arboré

  • Nous renouvelons également notre opposition à l’édification prévue par le PLU d’un quartier d’habitation sur les terrains de PSA, avec la possibilité de construire des immeubles de grande hauteur dans une zone d’exposition au bruit, excentrée et survolée par un intense trafic aérien.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre haute considération,

Pour le bureau d’Aulnay Environnement,

Le Président, R-A BOUGOURD

Copie à Monsieur le Préfet

plu

PLU lettre au commissaire-enquêteur

 Aulnay, le 5/11/2105

Monsieur le commissaire-enquêteur,

Nous avons déjà, par un document déposé il y a quelques semaines, exprimé et motivé notre avis négatif sur le projet de PLU. Nous revenons vers vous pour attirer encore une fois votre attention sur certains points forts qui motivent cet avis:

  1. Des vices de procédure dans la concertation:

  • L’affichage concernant l’enquête publique n’a pas été fait sur l’ensemble des panneaux municipaux

  • L’information sur l’enquête publique n’a été publiée dans le bulletin municipal que quelques jours avant sa clôture

  • Certains documents communiqués dans les réunions destinées aux personnes publiques associées n’étaient pas conformes à la version définitive, principalement concernant des espaces verts devenus zone UH constructibles (zone de Mitry)

  • Le règlement et le zonage n’ont fait l’objet d’aucune concertation

  • Le PLH, document fondamental, n’a été communiqué, et seulement sous la forme d’un Powerpoint que quelques jours avant le conseil municipal qui a voté le projet de PLU, et seulement à une petite partie des personnes publiques associées.

  1. Des aberrations dans le règlement

  • La règle L(largeur de la voie)+3m, qui s’applique à la zone de centralité UA, n’est pas appliquée dans la zone UD intermédiaire. De sorte que dans les rues étroites (8m) qui servent de délimitation aux deux zones, les constructions seront ramenées à 11 mètres côté UA, et pourront monter à 13 mètres à l’alignement côté UD, en contradiction avec la volonté affichée de réaliser des transitions harmonieuses entre les zones, avec une diminution progressive des hauteurs des bâtiments. Cette aberration doit être corrigée.

  1. Des choix de zonage qui ouvrent la voie à la destruction d’équipements fondamentaux.

  • Dans la nouvelle zone UH se trouvent les serres municipales et le centre nautique, d’ores et déjà condamné en raison d’une estimation très élevée des coûts de réparation. Nous observons que le département déplore le déclassement de ce centre nautique, d’une qualité architecturale réelle, et qui comprend un équipement exceptionnel, un bassin extérieur de 50m, équipement de loisir cher aux Aulnaysiens. Le choix assez rapide de la destruction au détriment d’une restauration fait peu de cas de la préservation du patrimoine. L’information des habitants sur cette décision a été des plus sommaire. A-t-on veillé à confronter plusieurs devis? Cette décision très grave n’aurait-elle pas dû être soumise aux Aulnaysiens qui auraient peut-être admis qu’un effort devait être consenti pour préserver cet équipement indispensable aux scolaires, aux clubs et aux loisirs en général?

  • On peut de ce fait formuler les pires craintes pour les serres municipales. Le fleurissement est une des fiertés de la commune. Cela aussi est-il remis en cause?

  1. L’absence de dispositifs réglementaires permettant de lutter efficacement:

  • Contre la division des terrains

  • Contre les risques d’inondation: la proportion imposée d’espace verts faible (40%) qui ne seront pas obligatoirement en pleine terre et donc inefficaces pour limiter le ruissellement, la liberté laissée de construire des parkings sur 2 niveaux de sous-sol nécessitant un cuvelage et augmentant les risques pour les propriétés limitrophes, pour ne citer que les lacunes les plus évidentes.

Merci de bien vouloir prendre en compte toutes ces objections à l’approbation du PLU.

Pour le bureau d’Aulnay Environnement

le Président René-Augustin BOUGOURD

Etudes, plu

Notre avis sur le PLU

14 octobre 2015 : Les évolutions récentes justifiaient la révision du PLU de 2008 modifié en 2009. Lors de la campagne municipale de 2013, l’association Aulnay Environnement avait demandé aux différents candidats d’inscrire cette révision dans leur programme.

Elle avait fait cette démarche en constatant les dérives rendues possibles par les modifications de 2009 et qui avaient inquiété la population. A lire le document soumis à notre appréciation, force est de constater que dans l’ensemble, l’association et les habitants n’ont pas été entendus.

LE RAPPORT DE PRÉSENTATION

Sur l’habitat, les principaux défis qui se présentent sont correctement pointés.

  • Une certaine stagnation démographique accompagnée d’un léger vieillissement; la commune peine à retenir ses jeunes

  • Des lacunes dans le parcours résidentiel, en particulier pour les petits logements recherchés par les jeunes Aulnaysiens qui souhaitent mettre fin à la cohabitation avec leurs parents

  • Un fort contraste social et géographique, les logements sociaux étant regroupés dans le nord, le sud offrant très peu de logements accessibles aux jeunes ménages

  • « Le développement des marchands de sommeil et des formes d’habitat précaires et indignes. »

Une situation « conduisant les jeunes ménages aux revenus intermédiaires, nombreux sur le territoire, et les jeunes, à se loger ailleurs. »

Il n’est cependant rien dit d’un autre phénomène particulièrement préoccupant: la division des terrains dans la zone pavillonnaire, dont nous avons largement développé toutes les conséquences négatives.

Sur le développement économique et social, l’accent est mis avec pertinence sur le taux de chômage supérieur à la moyenne départementale, le recul du nombre d’emplois, la fragilisation du tissu commercial et des zones d’activité économique dont on souligne la médiocre attractivité.

Sur les équipements publics et services, l’accent est mis sur une offre qui risque de devenir insuffisante pour les places de maternelle, en particulier dans le sud, et qui est très faible en ce qui concerne les personnes âgées. Pour les équipements sportifs, rien n’est dit sur l’avenir de la piscine, dont le terrain est devenu zone constructible.

En ce qui concerne les équipements culturels, l’offre est qualifiée de « riche et diversifiée », avec ses trois grands équipements: le Conservatoire, l’École d’Art Claude Monet, l’Espace Jacques Prévert.

Or une lacune majeure n’est pas pointée: l’absence d’une Médiathèque, outil culturel fondamental dont disposent la plupart des communes voisines, souvent plus petites. Cette omission correspond au silence du diagnostic concernant la vie associative, essentielle pour le tissu social, particulièrement dynamique à Aulnay, mais qui manque cruellement de structures d’accueil: peu de salles disponibles pour les réunions, pas de salle des fêtes, pas d’espaces d’exposition dignes de ce nom. Les personnels d’une bibliothèque centrale trop petite, aux horaires d’ouverture trop restreints et d’un Office de Tourisme de moins de 20m2 font ce qu’ils peuvent, mais ce n’est pas à la mesure d’une ville de 82000 habitants. Les institutions de prestige tournées vers des pratique professionnelles sont bien présentes, mais pas les structures permettant la mise en valeur et l’épanouissement d’une pratique culturelle et artistique des amateurs, et qui pourraient être en partie offertes par la construction d’une Médiathèque.

Sur l’état de l’environnement et les risques

Sont bien pointés:

  • L’exposition aux risques d’inondation, jugé fort

  • Les risques de mouvements de terrain

  • Les nuisances sonores, en particulier celles liées au transport aérien, essentiellement dans le nord de la commune

On verra que sur bien des points, le PADD et le Règlement ne donnent pas de réponse satisfaisante.

LE PADD

  • La protection et la redynamisation des quartiers pavillonnaires

L’objectif répété est de « préserver et redynamiser ». Préserver en limitant la division des terrains et en luttant contre l’habitat indigne et les « marchands de sommeil », d’accord. Mais qu’entend-on par « redynamiser » ? Faut-il comprendre qu’il s’agit de construire sur les terrains disponibles de nouveaux pavillons ? Il ne s’agirait là que d’influer sur le dynamisme de l’offre immobilière destinée aux familles. Ce n’est pas ce que nous entendons par « dynamiser ». La tendance du secteur pavillonnaire, sa nature même, est de segmenter au maximum l’espace en petites unités d’habitation soigneusement clôturées où chacun peut s’abandonner à la tentation du repli sur soi (tout dépend bien sûr des individus, qui peuvent aussi développer de bonnes relations de voisinage). Mais la tendance est là: dynamiser, pour nous, c’est aller contre cette logique, et développer du lien social en créant des lieux de rencontre qui existaient jusqu’à la disparition quasi-totale du petit commerce dans ces quartiers. C’est aussi poursuivre dans la voie de la diversification du bâti qui est une autre caractéristique de notre zone pavillonnaire.

 

Nous suggérons donc de développer un habitat collectif doté d’une volumétrie modeste, ce qu’on appelle l’habitat intermédiaire1, en majorité locatif, avec les espaces de réunion qui manquent aux associations aulnaysiennes. Ce serait une excellente façon de combler une lacune d’offre de logement à Aulnay, celle qui concerne nos jeunes en début de « parcours résidentiel », et à l’autre bout du parcours, nos aînés pour lesquels l’entretien d’un pavillon devient trop lourd, les uns et les autres ne souhaitant pas s’éloigner d’un quartier qu’ils aiment. Or rien de tel n’apparaît dans le PLU.

  • Les OAP DU PADD

Un objectif fondamental d’un aménagement de l’espace à Aulnay doit être de remédier aux fractures territoriales qui coupent notre commune en 3 : le Sud, le Vieux Pays, les Cités-Nord. 3 espaces avec des populations socialement assez différentes qu’il faut faire vivre ensemble. A cet égard, l’avenir des terrains PSA aurait dû venir en premier dans la liste des OAP.

Création d’un nouveau quartier sur le terrain PSA

Le texte qui nous est soumis reste très vague et ne parle pas explicitement de constructions de logements. Or c’est l’option qui manifestement est choisie aujourd’hui, en contradiction avec les promesses (voir l’interview de M. Beschizza dans le journal de 20h sur la 2 le 21 septembre 2015)

Construire des logements sur les terrains Citroën conduit à installer une 4ème ville, séparée des Cités-Nord par les parcs et des voies à grande circulation. Comment intégrer ce nouvel ensemble? Est-ce vraiment une bonne idée d’ajouter les problèmes aux problèmes?

Car on peut craindre une paupérisation à terme de ces logements qui ne pourront pas bénéficier de conditions satisfaisantes en raison du bruit et des risques générés par l’activité de l’aéroport du Bourget. Les 200 hectares de Citroën sont en partie dans la zone de PEB (où l’on ne doit pas construire de logements) et intégralement dans la zone PGS (plan de gêne sonore) : or c’est dans cette zone que l’on prévoit de construire. Au bruit s’ajoute le risque d’accident pour un espace qui se trouve dans l’axe de la zone d’approche de cet aéroport.

Ce projet ne répond pas aux préoccupations découlant du diagnostic.

D’autre part il prévoit la percée d’une voie à travers le parc Ballanger pour accéder à ce nouveau quartier. Cela constitue une grave atteinte à ce patrimoine vert. Nous y sommes évidemment hostiles.

Nous pensons donc qu’il ne faut pas construire de logements sur les terrains de Citroën.

Requalification et restructuration des ZAE (Garenne, Mardelles, Barbière) et du quartier Balagny

On ne peut qu’approuver cette intention, cependant il faut qu’elle ait pour base le déplacement des activités vers les terrains PSA afin de faire évoluer cette zone vers une zone majoritaire d’habitat, en y élevant les constructions qu’on envisage d’édifier sur les terrains PSA.

 

Renouvellement des quartiers Mitry-Ambourget, Savigny et Gros Saule

Au nom du désenclavement, une voie est prévue à travers Mitry-Ambourget.

Or une forte opposition des habitants se manifeste contre la création de cette voie Nord-Sud. Elle est liée à un projet de densification sur les terrains placés en UH. Or ces terrains sont actuellement des zones de loisir. Le « désenclavement » a bon dos. Le quartier n’est pas très éloigné du Vieux-Pays et peut avoir une bonne desserte de transports en commun grâce à la gare des Beaudottes qui elle-même sera une gare du Grand Paris. La reconquête du CD115 avec un TZEN est prioritaire. Le quartier a surtout besoin de rénovation (bâtiments, chaussées, espaces verts…), de services publics et de commerces…

Pour le Gros Saule, il y a des difficultés particulières et des atouts. Le quartier est tourné vers la gare des Beaudottes et le quartier de Sevran de même nom, lui aussi loin des centres. C’est sans doute avec Sevran qu’il faut créer une vraie ville. Il y a déjà la gare, l’hôpital, les « grands commerces » (qui font coupure) et le parc du Sausset.

Un effort d’intercommunalité doit être impulsé pour penser le développement de ce quartier avec la commune limitrophe de Sevran. Un autre sujet est complètement occulté : celui des foyers de travailleurs immigrés (au Gros Saule, route de Mitry ou aux 3.000) et surtout de leurs habitants. La sur-occupation des foyers est une réalité qu’il faut mettre sur la table pour y trouver des solutions humaines.

Requalification du secteur RN2 Est-Vélodrome

Il est à remarquer que le schéma de développement proposé inclut dans les espaces verts à réaménager la zone au sud de Mitry, qui passe d’UV (sports, loisirs, plein air) en UH (Habitat et activités économiques) Or il s’agit d’un espace de loisirs essentiel pour les habitants du quartier, avec des facilités d’accès et d’utilisation incomparables avec ceux du parc du Sausset.

Nous sommes opposés à la déqualification de cette zone et à cette présentation mensongère de l’OPA dans ce schéma.

Renforcer le pôle culturel du Vieux Pays

Affirmer la présence et la lisibilités des équipements culturels du Vieux Pays ne peut se faire qu’en les articulant clairement sur l’axe structurant CD 115 autour duquel va se faire le développement du centre géographique de la Commune. La construction d’une Médiathèque aux alentours du carrefour du Soleil Levant permettrait cette articulation, en créant un pôle d’attraction qui faciliterait la redynamisation du Vieux Pays. Les perspectives de cheminement vert, assurément séduisantes, ne semblent pas pouvoir être réalisées dans un avenir proche. Le carrefour du Soleil Levant mériterait une attention particulière, avec la préservation de l’ancienne auberge, autrefois limite du vieux village sur la route de Paris, et qui date peut-être du XVIIIe siècle, assurément l’un des bâtiments les plus anciens de la commune. Or il n’est pas prévu de le conserver. Ceci témoigne d’un réel mépris pour notre patrimoine.

Cet objectif n’est servi par aucun projet concret. On voit ici le manque d’ambition du PLU.

LE ZONAGE ET LE RÈGLEMENT

  • La zone UH

La création d’une nouvelle zone UH, qui prend pour prétexte la requalification nécessaire des terrains PSA, suscite toutes les inquiétudes. A Mitry, elle autorise la construction sur des zones vertes. A Balagny, elle permet d’élever des immeubles à la place de la piscine et de son bassin de 50 mètres que tant de communes nous envient! Le règlement prévoit que sur PSA, en zone de bruit et sur le trajet des avions, la requalification en zone UHa permettra de monter jusqu’à 46 mètres, sur le RN2 à 30m, ailleurs à 20 mètres. C’est le retour des tours! Rien de tout cela n’est apparu au moment de la concertation.

Nous sommes totalement en désaccord avec le zonage et le règlement de cette zone UH.

  • Les zone UD et UA

Nous avions demandé la remise à plat du PLU pour revenir entre autres sur les modifications de 2009 qui portaient en particulier sur l’élargissement de la zone constructible. Or ces modifications sont maintenues.

Nous avions relayé le souhait de la population de voir les nouvelles constructions édifiées en retrait. Le choix laissé au constructeurs de construire à l’alignement du trottoir ne favorise évidemment pas ce retrait.

L’objectif affirmé de permettre la création de façades urbaines continues nous inquiète. Dans des voies étroites, sans recul, l’ensoleillement ne sera pas préservé.

Concernant les risques d’inondation, rien n’est fait pour décourager les promoteurs d’édifier deux niveaux de parking en sous-sol. La multiplication de ces sous-sol profonds en cuvelage au niveau de la nappe risque d’avoir des conséquences catastrophiques lors des très fortes pluies. Rien de sérieux n’est fait dans le règlement pour mettre les Aulnaysiens à l’abri de ces risques.

  • La zone UG

Rien dans le règlement ne permet de lutter contre la division des terrains et la protection des espaces verts privés.

En résumé, nous considérons que ce PLU, et surtout le règlement ne répond pas à nos attentes les plus importantes concernant l’exposition aux risques et la préservation des paysages urbains. Il ne répond pas à plusieurs des orientations qui découlaient logiquement du diagnostic.

La concertation

Le document qui nous est soumis est dans la droite ligne de l’esprit qui a présidé à la « concertation ».

Les réunions PLU n’ont été que des réunions d’information, voir de communication, pas de concertation. « Concertation » suppose que l’on parte du travail fait avec les habitants. Il fallait correctement recenser les besoins avec la population de chaque quartier et les faire apparaître dans le PADD. Les réunions auraient dues être précédées de visites avec compte-rendu.

Avec les autres associations intéressées au développement de la ville, nous avons demandé que soient constitués des groupes de travail thématiques (besoins et création de logements, besoins d’équipements, plan général d’urbanisme, vitalité et maillage du commerce local, circulation, lutte contre les inondations …) A cette demande, il n’y a jamais eu de réponse.

Surtout le diagnostic du Projet Local d’Habitat, document qui doit fonder la réflexion sur l’avenir de la ville, et dont seuls quelques éléments apparaissent dans le diagnostic du PLU, ne nous a été présenté, et seulement par la projection d’un Powerpoint, qu’une semaine avant le vote du projet par le conseil municipal.

1 L’équivalent de la zone UE du POS d’avant 2008, qui pourrait faire une transition entre zone UD et UG ou éventuellement concerner un pâté entre 4 rues en limite de zone industrielle par exemple ou en zone mixte (cf. ci-dessus Balagny)

Etudes

Une proposition pour le terrain de croix blanche

En 2011, dans une réunion publique l’ancienne municipalité a présenté un projet pour des constructions sur le terrain dit « de la Croix Blanche ». Face à la réaction hostile des riverains, un « comité de pilotage » a été mis en place.

Dès 2012, un climat de pré-campagne municipale a rendu tout débat constructif impossible, et le comité de pilotage s’est séparé début 2014 sans que lui ait été communiqué de nouvelles propositions. Les projets rendus publics par la suite n’ont pas été mis en œuvre avant les nouvelles élections.

Ce que demandaient les riverains dans leur ensemble (voir les CR des réunions):

  • le maintien de la mairie annexe

  • la présence d’équipements collectifs, dont une salle de réunion

  • le rejet absolu d’une volumétrie qui ne soit pas en harmonie avec celle d’un quartier pavillonnaire

  • un nombre de logements inférieur aux préconisations de l’équipe municipale (34 à 52)

  • la préservation des chênes centenaires

  • l’étude de la faisabilité d’un bassin de rétention, le quartier étant particulièrement exposé aux inondations

Ce que l’on peut retirer des différentes réunions ( principalement celle du 24/04/2013):

  • quel que soit le projet retenu, l’équilibre financier ne peut être atteint, le projet évoqué de création de 8 à 10 pavillons nécessitant l’ouverture d’une nouvelle voie s’avérant sans doute le plus coûteux.

  • tout autre projet vient sur un point ou un autre, en contradiction avec le règlement du PLU de 2008-2009. Par exemple, en cas de logement collectif un consensus s’est dégagé pour la limitation à un seul niveau de sous-sol, soit une seule place par logement.

Ce que l’on peut envisager:

  • Le terrain de la Croix Blanche peut être l’occasion d’une opération visant à répondre à l’une des lacunes de l’offre de logement à Aulnay, le déficit en logements de type T1-T2, pour des jeunes en début de parcours résidentiel et pour des personnes âgées qui ne sont plus en mesure d’entretenir un pavillon. Cette offre répondrait en particulier au désir des jeunes et des seniors qui ne souhaitent pas quitter un quartier qu’ils apprécient.

  • Cette dimension sociétale pourrait seule justifier l’effort financier imposé à l’ensemble de la collectivité.

  • Ce genre de logement, partie locatif, partie en accession à la propriété, pourrait facilement s’adapter à la volumétrie du quartier, sous la forme de « maisons de ville » ou « habitat intermédiaire », avec des projets soumis à concours et présentés aux riverains.

  • Un bassin de rétention souterrain pourrait être aménagé sous les zones de stationnement

  • Il serait souhaitable de ne construire que le long de la rue de la Croix Blanche et dans la parcelle avenue Jean Jaurès: une grande partie de l’espace, aménagé en espace vert restant collectif, ce qui serait la seule garantie sérieuse que les chênes soient préservés et maintiendrait les capacités d’absorption des eaux pluviales.

  • Sur cet espace collectif, pourraient être prévus des « jardins partagés ».

  • On peut insister sur le caractère intergénérationnel du projet en proposant aux habitants une charte d’entraide intergénérationnelle, d’autant plus qu’une association d’entraide et de formation permanente a son siège dans cet îlot et qu’une salle de réunion serait présente.

Ce projet devrait ainsi apparaître comme un projet « pilote » dont la commune pourrait à juste titre s’enorgueillir.

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Archives

Projet Croix Blanche 30 mai 2013

Nous rappelons que depuis le début (printemps 2011) nous pensons qu’une liberté réglementaire permettrait de concevoir et réaliser le meilleur projet, le meilleur rapport qualité/prix/coûts/environnement.

Nous avions à l’époque envisagé une zone de type intermédiaire comme dans le PLU d’avant 2008 : zone UH.

A l’évidence ce projet qui a des aspects économiques, environnementaux, sociaux et fiscaux ne peut reposer que sur un compromis.

Pour nous le nombre de logements ne peut excéder 45, sauf à poser des problèmes insurmontables pour le stationnement, les arbres et l’environnement en général.

Le stationnement doit être prévu en sous-sol mais limité à un seul niveau et environ 1,5 parking par logement. Le terrain à proximité peut donner des places de parking supplémentaires au sol (qui doit rester perméable) pour les visiteurs y compris ceux de l’annexe Mairie.

La nappe phréatique affleurant partout à Aulnay il est nécessaire de pomper de toutes façons. Un référé préventif est absolument indispensable pour donner des assurances aux riverains que les risques seront limités au maximum et qu’ils n’auront pas à payer les frais des dégâts éventuels dus aux eaux souterraines.

Accepter une hauteur qui pourrait aller jusqu’à 11 mètres (R + 2) permettrait de mieux respecter d’autres contraintes : nous l’avons écrit depuis juin 2011.

Nous avions contesté le principe de l’équilibre financier de l’opération dès 2011 : il est logique que la construction d’un équipement communal soit financé par la commune.

Cependant il faut limiter au maximum la charge imposable aux aulnaysiens: 1 million paraît un maximum.

Les estimations de charges doivent être le plus juste possible.

Pour orienter le projet nous nous sommes déterminés en faveur du scénario « habitat intermédiaire », à condition de

  • limiter le nombre de logements (45 maximum) pour satisfaire à toutes les contraintes liées au respect des espaces verts, des arbres, des surfaces perméables (40% à respecter),

  • limiter l’impact sur l’environnement : l’augmentation de la densité et le parking dans les rues avoisinantes, la vue et l’ensoleillement pour le voisinage.

  • Ceci doit être compatible avec un déficit global d’opération maximum de 1 million d’euros assimilable au coût global de l’équipement communal. Cette annexe mairie doit par ailleurs comporter une salle de réunion pour les habitants et les associations.

Nous sommes favorables à une consultation bien entendu, mais la difficulté est d’en définir le cadre : le quartier (mais dans quelles limites ?) ou bien la commune, si l’impact sur les finances communales est élevé. Dans ce cas la consultation de tous les Aulnaysiens est légitime, mais cela reste-il pertinent si le déficit correspond au coût de la construction d’un équipement communal ?

Les avis motivés du comité de pilotage et du conseil de quartier sont à prendre en compte par la municipalité, à laquelle il revient de définir un choix financier, un montant maximum du coût pour la commune, à partir duquel seront définis les projets soumis à la consultation.

La consultation porterait alors sur 2 ou 3 projets différents respectant les mêmes équilibres financiers sur des choix architecturaux ou paysagers différents.

Elle n’interviendrait donc que dans une étape ultérieure.

Archives

Projet Croix Blanche Notre intervention du 28 juin 2012

Aulnay Environnement a rappelé que les problèmes de gouvernance sont importantes dans le débat public.

Nous avons demandé des comptes-rendus de réunion (le premier est distribué en séance) avec des possibilités pour les participants et les acteurs de compléments (sous forme de cahiers d’acteurs) : nous allons joindre un complément.

Les problèmes de présidence, d’ordre du jour, de calendrier, de dossier de référence sont importants : il faut des garanties citoyennes. Mais nous sommes une vingtaine et nous devons être capables d’autogérer ces réunions.
Si nécessaire, si la municipalité veut passer en force nous pourrons toujours nous y opposer.

Aulnay Environnement a rappelé ses premières propositions de la réunion du 11 juillet 2012.

Nous avons précisé certains propositions.

Nous demandons une étude pour vérifier la possibilité d’avoir 30 logements dans le cadre du règlement de la zone UG existante, tout en respectant les arbres existants.
Cela nous paraît impossible, c’est pour cette raison que nous n’avons jamais demandé le maintien du règlement actuel : à l’évidence le règlement de la zone UE qui existait jusqu’en 2008 aurait bien correspondu : nous souhaitons des maisons de ville avec deux étages maximum (une hauteur de l’ordre de 11 mètres).

Nous sommes favorables à un seul emplacement de parking par logement, pour éviter de nuire aux racines des arbres en particulier.
Par contre il faudrait des parkings extérieurs (un terrain municipal est tout proche) tant pour la mairie-annexe que pour les visiteurs.

Il faut également des locaux adaptés (de plein pied si possible) pour le garage des vélos et des poussettes d’enfant).

Nous ne sommes pas opposés à 30% de logements dits « sociaux » : cela donne un choix supplémentaire aux personnes du quartier (jeune ou retraités par exemple) pour l’accès au logement.

Nous avons demandé le coût moyen de construction.

On nous évoqué un ordre de 1.500 euros le mètre carré.

En fonction de la charge foncière il serait bon d’avoir une fourchette de SHON globale pour l’équilibre de l’opération.

Pour notre part l’opération doit coûter à la commune (par exemple la reconstruction de la mairie-annexe) et donc nous voulons des scénarii avec des paliers financiers (moins 10, 20 % etc).
Concernant la mairie annexe nous avons évoqué le besoin d’une salle utilisable en salle de réunion pour les associations ou les gens du quartier.

Un débat a eu lieu pour aller vers l’appel d’offre concernant l’A.M.O. (assistance à maîtrise d’ouvrage).
Nous considérons que le débat est à peine engagé ce soir, qu’il faut que tous les membres du comité de pilotage puissent faire des propositions et il faudra à la rentrée les confronter.

Ceci avant d’imaginer un appel d’offres éventuels.
Il serait utile qu’un calendrier global de référence soit envisagé pour que nous puissions réfléchir au rythme des réunions nécessaires.
Cela doit être à l’ordre du jour de la réunion prochaine.

Annexe :

Compte rendu du Comité de pilotage du 28 juin 2012

Archives

Concertation exemplaire pour le projet IMPOTS ?

Mars 2012

Rappelons les faits.

Débat sur la révision du PLU en 2007.
la question des besoins de logements est peu évoquée.
Le terrain « impots » n’est pas prévu en « emplacement réservé » pour un futur équipement collectif. Il reste en zone UG pavillonnaire.

Ce terrain important reste du domaine privé et des promoteurs.

Nos associations (Aulnay Environnement et Environnement 93) rendent publics la lettre du préfet qui trouve insuffisant les prévisions en habitants (80.000) et en logements le projet de PLU.

Par ailleurs le préfet rappelle l’obligation au bout de trois ans de faire le bilan, ce qui n’a pas été fait depuis.

Ce PLU et son PADD n’ont pas réellement été l’objet d’un débat public.

Depuis 2008, la nouvelle municipalité n’a pas revisé ce PLU malgré nos demandes.
Par contre elle a fait quatre modifications du PLU.
Des modifications majeures.
La première a revu les réglements des zones UD et UG de toute la ville et le zonage de Balagny.

La seconde avait pour but une opération importante dans le quartier Mairie ;
La troisième concernait les projets proches du vélodrome.
La quatrième concernant le nouveau collège modifie le règlement de toute la zone US « zone de service équipements publics » pour limiter à rien du tout (10%) les surfaces en pleine terre.

Cela peut avoir des conséquences sur le projet Mairie ou sur celui des Impôts.

Nous sommes en recours gracieux et juridiques sur ces modifications générales alors que depuis 25 ans il n’ a y pas eu un vrai débat sur l’avenir de la ville.

Sur le projet « Impots », notre association participe à toutes les réunions et intervient .

La concertation est invraisemblable.

Pas vraiment d’ordre du jour, jamais de compte-rendu écrit, malgré la présence des services et d’intervenants extérieurs.

Les règles ou les intervenants changent tout le temps.

Nous avions nous publié un communiqué début juin 2011.

Lors de la réunion de juillet aux prévoyants, la conclusion était la mise-en-place d’un comité de pilotage : nous en sommes encore là aujourd’hui.

Cela pousse les habitants et les associations à bloquer les projets.

Pour notre part nous souhaitons vraiment un débat public sérieux : nous avons l’habitude de ces débats dans le cadre de la CNDP.

Il est clair pour nous que ce projet concerne les proches riverains, également le grand quartier mais pas seulement.

Sur le plan financier cela concerne tout les aulnaysiens : c’est pour cette raison que un emplacement réservé pour un équipement aurait du être dans le PLU et discuté avec la population.
Combien de crèches et où ? Sur ce point il y a la nouvelle crèche de la rue de Toulouse, celle aussi de la rue des écoles, il y a aussi des rumeurs sur une fermeture de celle de la grande Nef ?

La démocratie locale cela ne doit pas être des rumeurs, il faut des dossiers, des ordre du jour et au minima des compte-rendu de réunions à approuver par le comité suivant : à la réunion de décembre il était question de 30 à 40 logements aujourd’hui de 30 à 65 : pourquoi ?

La lettre du maire du 9 mars est un premier cahier des charges, non-concerté. Il est envoyé à une seule association.

La concertation qui privilégie ses interlocuteurs c’est une concertation bidon.

Nous regrettons à ce sujet que l’association de défense du quartier de la Croix Blanche refuse de nous rencontrer malgré nos demandes.

Pour notre part il faut en urgence un comité de pilotage, qui puisse discuter de la suite des débats.

Il ne s’agit pas seulement d’un problème d’architecte il s’agit de l’urbanisme d’un quartier qui doit tenir compte des besoins des habitants et des moyens.
Si nous étions riches, si il n’y avait pas de besoins de logements si le parc Faure (que nous avons revendiqué et obtenu) n’existait pas un jardin public dans ce bout de forêt de Bondy plairait à tout le monde !

André Cuzon Aulnay environnement