Trottoirs
complètement envahis par des véhicules de gros calibre hier soir sur toute la
longueur de la rue de Rome et à l’angle très accidentogène de l’avenue de
Nonneville.
Importante
réunion à l’Auberge des Saints Pères ce soir là, mais on ne peut décemment pas
imaginer que des membres du Conseil Municipal soient impliqués dans cette
innommable incivilité.
(Pour
information : rien n’a changé sur les trottoirs de l’avenue Paul
Langevin.)
Mardi 5 novembre, 11h du matin. Comme chaque jour, stationnement sauvage rue Paul Langevin. Qui peut croire que ces automobilistes cesseront de squatter les trottoirs lorsque sera ouvert le parking Abrioux ? Pourquoi iraient-ils dans un parking payant alors qu’ils peuvent impunément occuper l’espace dévolu aux piétons ? Que fait la police municipale pour lutter contre ce fléau ? Craint-on de contrarier des électeurs ?
Mais les piétons sont aussi des citoyens qui paient des impôts locaux qui servent entre autres à
financer une puissante police municipale. Ils devraient en retour pouvoir
jouir du droit de circuler librement sur les trottoirs sans mettre en péril
leur sécurité parce qu’ils sont contraints de marcher sur la chaussée !
Le stationnement sauvage affecte certes bien
d’autres rues de notre commune. Mais la rue Paul Langevin est véritablement un
cas d’école. C’est le plus court chemin
pour des centaines d’élèves du collège du Parc et de l’école primaire Jean
d’Ormesson, mais aussi de la maternelle du même nom.
Pour les parents, la solution de facilité pour assurer la sécurité des enfants : les conduire en voiture !
Et
voilà comment le laxisme municipal face à l’incivisme de quelques-uns contribue à pourrir la vie des
Aulnaysiens !
Présents : René-Augustin BOUGOURD, Robert HALIFAX, Jean-Louis SOLBES, Christian BAUSSON, Chantal WOLLBERG, Évelyne BLAZA
Excusé : Daniel QUEMENER, Jean-Louis KARKIDES
Invité : Stéphane SCHURCK
Accueil et présentation de l’association et de ses combats à notre nouvel adhérent, Stéphane SCHURCK.
1 – Approbation du compte-rendu précédent
Projet Avenue de la République : rien de nouveau sur ce dossier, rien de déposé en mairie.
Fête de l’arbre : aucun retour sur la charte de l’arbre lancée il y a 6 mois. M. SOUMY, rencontré lors de la distribution du tract, a proposé que nous demandions un rendez-vous en mairie.
Tract 4 pages : confirmation de la décision d’effectuer une distribution dans les boîtes aux lettres au sud de la ville en Novembre et Décembre. Un devis sera demandé pour l’impression (René-Augustin BOUGOURD). Un second tract devra être prêt pour être distribuer en Février.
Il est rappelé la décision prise de publier tous les compte-rendus sur le site (Jean-Louis SOLBES).
Le compte-rendu du 1er octobre 2019 est adopté à l’unanimité.
2 – Questions diverses
Platanes de l’avenue Jean Jaurès : Suite à la demande de Mme France ALGALARRONDO concernant l’abattage de la totalité des platanes et leur remplacement sans concertation des riverains, il est décidé :
– René-Augustin BOUGOURD va prendre contact avec Mme LUCAS, directrice des espaces publics.
– préparation de deux articles, un sur le remplacement des platanes et le manque de concertation, un sur les transformations subies par l’avenue Jean Jaurès au fil des ans.
Tract ‘stationnement sauvage’ : publication approuvée avec le rajout de la mise en danger des enfants.
Éléments de langage utilisés par la municipalité : article(s) à écrire (René-Augustin BOUGOURD – Jean-Louis SOLBES).
Ce 22 octobre 2019 restera
dans les mémoires de tous les vrais amoureux de la place Abrioux !
L’olivier promis par le Maire dans son discours inaugural est enfin
arrivé ! Réjouissons-nous sans arrière-pensée de voir la nature réaffirmer
sa présence dans ce décor devenu entièrement minéral.
Les centaines de personnes qui ont signé
la pétition contre l’abattage des tilleuls doivent reconnaître combien
ils avaient tort de s’obstiner à défendre des arbres qui avaient perdu leur
droit de cité dans notre ville. Comme notre Maire et ses adjoints avaient raison
de traiter de telles initiatives par le mépris !
En effet, dans un
contexte de réchauffement climatique et sur un site où l’on pompe
frénétiquement l’eau de la nappe, il faut reconnaître combien le choix d’un arbre adapté à la sécheresse est sage et
approprié. Et n’oublions pas que lorsqu’on aime, on ne compte pas ! Un
olivier vaut bien vingt tilleuls terriblement affectés par les maladies. (Il faudra cependant veiller à ce qu’à
chaque voyage en Italie, tous veillent à ne pas ramener la responsable du « complexe du dessèchement rapide de l’olivier », cette bactérie
qui fait rage dans la péninsule !).
Nous cherchons souvent des raisons d’être fiers
d’être Aulnaysiens. Voilà qui doit nous contenter. Après nous avoir mis sous le
patronage de L’Empereur avec le Cours
Napoléon Bonaparte, notre Maire se pose en émule d’Athéna, (justement la déesse
de la sagesse) qui offrit l’olivier à la ville qui porte son nom !
Aulnay-sous-bois,
la nouvelle Athènes !
La place Abrioux, notre acropole !
Pour ceux qui trouveront ce parallèle trop savant,
avouons tout de même notre ignorance : dans quelle mythologie y a t-il un
dieu pour le ridicule ?
Alors que la zone pavillonnaire avec ses
jardins s’étend sur plus de la moitié du territoire communal, la municipalité
fait depuis des années la sourde oreille aux demandes répétées d’Aulnay
Environnement réclamant une collecte des déchets végétaux.
Certes, nous avons une déchetterie, mais elle est à l’autre bout de la ville,et il apparaît que tous les habitants n’ont pas les moyens de s’y rendre facilement.
Les communes voisines des autres territoires ont organisées une telle collecte, avec des sacs recyclables.
Sur l’ensemble du territoire d’Aulnay, il n’y a pas besoin
de descendre de 2 niveaux de parking pour rencontrer la nappe phréatique, ce
constat est fait depuis plusieurs dizaines d’années par tous les services
compétents sur la commune et sur le département.
Aller pomper dans les sous-sols
dans l’espoir d’assécher des niveaux inférieurs construits en sous-estimation
des réalités géologiques constitue une erreur, mais en négligeant ces réalités,
cela constitue une double faute.
La première faute est bien
connue, c’est l’inondation assurée en cas de fortes précipitations.
La deuxième faute, c’est qu’il
faut prendre en compte que le fait de pomper l’eau de la nappe phréatique,
entraîne aussi l’évacuation de gypse dissous dans la nappe saturée. La nappe se
renouvelant sans cesse, d’autres poches de gypse se dissolvent dans une eau non
saturée. Il apparaît alors des excavations de terrains, plus ou moins proches
du point de pompage. Plusieurs cas ont été constatés sur Aulnay ou dans les
communes avoisinantes au cours des dernières décennies.
Rappel : ce problème de
pompage, avec les conséquences sur la dissolution des poches de gypse a été
soulevé et condamné lors de la construction de la Grande Nef, place de la gare
à Aulnay. Il y a également dans ces sous-sols un pompage permanent, donc
d’évacuation de gypse dissous.
L’immeuble situé à l’angle des
rues Aristide Briand et Jules Princet et récemment livré comporte également 2
niveaux de parking en sous-sols. La différence avec le parking Abrioux, c’est
qu’il est construit dans un espace cuvelé, donc étanche à toute infiltration.
Il n’est est pas moins dangereux, car en cas de fortes précipitations et de
débordements sur la chaussée comme cela a été maintes fois constaté dans ce
secteur, l’inondation arrivera tel un entonnoir par l’entrée du parking.
D’autres constructions en cours
ou en projets doivent faire preuve d’une étude toute particulière dans le cas
de constructions en sous-sol. En règle générale, il est prudent d’éviter
d’enfoncer tout type de construction au sein de la nappe phréatique. Ces
recommandations ne sont pas nouvelles, elles sont apparues sur le territoire aulnaysien
dès les premiers constats d’inondations dans les années 1970 par l’association
des aulnaysiens victimes des dégâts des eaux.
SI RIEN N’EST FAIT,TOUS NOS GRANDS ARBRES SONT CONDAMNÉS !
Jusqu’aux élections municipales, les constructions en centre gare sont suspendues par un « Périmètre d’Étude » donnant sursis à statuer.
Dès les élections passées, les promoteurs pourront s’en donner à cœur-joie :
– Route de Bondy – Avenue Coullemont – Avenue du 14 Juillet
– Avenue Louis Barrault (ancien centre Le Camus) – Avenue de la République – Avenue de la Croix Blanche, etc.
Chaque fois des pavillons anciens
vont disparaître, avec leurs jardins et leurs grands arbres, cèdres, chênes ou
marronniers, et les survivants seront condamnés, à plus ou moins long terme,
puisqu’ils ne pourront plus se nourrir :
La
multiplication des dalles de béton assèche le sol profond
La
multiplication des parkings souterrains multiplie aussi les batteries de pompes
qui luttent contre les infiltrations et rejettent l’eau de la nappe dans le
réseau des eaux pluviales, le surchargeant inutilement.
(Comment fera-t-il face
aux prochaines grosses pluies ?)
Nos grands arbres du domaine privé disparaissent,et nous regardons ailleurs !
NOUS AVONS
BESOIN D’UNE POLITIQUE À LONG TERME DE
PRÉSERVATION DE CES ARBRES
Il y a quelques semaines, Aulnay Environnement s’était ici même inquiété de la présence de grandes mares au fond du chantier du futur parking Abrioux, et s’était demandé si par hasard, cela ne serait pas dû à la présence de la nappe phréatique. Du haut de sa superbe, la première adjointe nous avait renvoyé à nos chères études : laissez donc faire les experts !
La présence de cette eau s’expliquait tout simplement par l’activité des foreuses qui ne pouvaient fonctionner à sec !
Nous aurions pu alors parler du bruit des pompes fonctionnant jour et nuit, mais à quoi bon contrarier l’autorité de ceux qui ne ratent jamais l’occasion de s’affirmer professionnels ? Et maintenant que le parking est presque entièrement recouvert par une dalle de béton, la place Abrioux est comme une métaphore de la politique de la municipalité : tout est caché.
Mais écoutons l’avis d’un professionnel, d’un vrai :
« Il y a en permanence 6 à 8 pompes qui fonctionnent à plein régime.On n’a jamais vu une telle pression de la nappe phréatique ! »
Dont acte. On nous rétorquera que le Tribunal Administratif a retoqué la
plainte d’Aulnay Environnement contre ce parking. C’est que la loi est faite
ainsi : s’il y a bien un délit d’offense à l’autorité, il n’y en a pas
pour l’offense au bon sens.
Dans une partie de la ville depuis des siècles abandonnée à la forêt parce que le sol était trop humide pour le mettre en culture, dans un quartier marqué depuis des décennies par des inondations à répétition, creuser un parking souterrain à deux niveaux était de toute évidence une aberration. Pour quelqu’un qui connaissait bien la ville, pour n’importe quel habitant des quartiers sud, qui avait l’expertise de l’expérience ou du moins entendu parler de ces inondations, la prudence s’imposait. Nos ancêtres ne construisaient pas dans le lit majeur des fleuves, il a fallu attendre l’aveuglement du XXe siècle pour déclarer constructibles des zones inondables.
En
ce début du XXIe siècle, nos édiles ont un siècle de retard !
On nous dira que, grâce au département, le réseau d’assainissement est
en train d’être recalibré. Mais les professionnels, les vrais, savent bien que
même ainsi amélioré, il ne sera jamais capable de faire face à des crues
centennales. Alors pourquoi le surcharger d’emblée en y rejetant les eaux de la
nappe, en privant les grands arbres proches d’une bonne partie de l’eau qui
leur est nécessaire ? Sans oublier qu’il a fallu creuser un réservoir
supplémentaire devant le collège, non prévu à l’origine. Aux frais de
qui ?
La démonstration que cette municipalité piétine ses promesses de consulter les habitants pour tout nouveau
projet n’est plus à faire : malgré notre insistance, aucune consultation
n’a jamais été entreprise sur ce parking qui représente le quart des
investissements annuels de la commune.
Mais que penser de tous les abus de langage, lorsqu’on nous présente comme le cœur d’un « écoquartier » un projet qui gaspille ainsi l’énergie et la ressource, qui ouvre une sortie de parking à quelques pas d’une école primaire, dans des rues ponctuellement saturées par l’automobile alors que rien n’est prévu pour encourager l’usage du vélo ?
Que penser d’un discours d’inauguration où l’on prétend « revégétaliser » la place alors qu’on remplace 20 tilleuls centenaires par 9 arbres en pot, et qui met la future dalle-puits de chaleur couvrant le parking sous le patronage de Marcel Pagnol,
Ces dernières semaines, nos
boîtes aux lettres ont débordé de publications vantant le bilan de la
municipalité (en s’appropriant souvent ce qui a été réalisé ou préparé par les
équipes précédentes, comme le passage souterrain de la gare). Qu’en penser pour
les domaines sur lesquels Aulnay Environnement porte sa réflexion, dans une
optique de défense de l’intérêt général ?
La construction : une promesse non tenue.
Le programme de campagne de 2014
annonçait page 7: « nous nous engageons à mettre fin au
bétonnage qui défigure la ville ». Chacun peut juger du respect de
cette promesse. Nous laissons à cette équipe la responsabilité du terme
« bétonnage ». Si cela signifie « construire », cette
promesse était un leurre, car il fallait bien construire, Aulnay commençant à
perdre des habitants après des décennies de quasi-immobilisme. C’est sur la
promesse de ne pas
« défigurer » la ville que le manquement est le plus grave. De
nombreuses constructions nouvelles en zone UD (zone de centralité et axes
structurants) font fi de l’un des premiers articles du règlement du nouveau
PLU : « Les constructions doivent être compatibles, notamment dans leur
volumétrie, leurs matériaux et la composition des ouvertures et de l’accroche
aux constructions limitrophes » (UD, 11/2).
L’urbanisme : une doctrine insensible à la qualité du paysage urbain
Si l’on promet de ne pas
défigurer la ville, c’est qu’on a une conception de la « figure » de
la ville. Celle-ci est au moins double : au nord, une dominance d’habitat
collectif, tandis qu’au sud, c’est le pavillonnaire qui l’emporte. Mais les
choses ne sont pas si tranchées, en particulier dans les « zones de
centralité ». Là, le legs du passé, c’est une coexistence de pavillons et
d’immeubles souvent anciens. Les ouvertures crées par les jardins des pavillons
apportent verdure et lumière à nos rues souvent étroites, et c’est bien là le
paysage qui fait la spécificité et le charme de notre ville. Or cette
sensibilité au paysage n’existe pas : la
doctrine officielle, c’est l’alignement, « la chasse aux dents creuses et
la priorité donnée au cœur d’ilots ».
La grande liberté laissée aux
promoteurs s’accompagne d’une indifférence à l’agrément, au confort et même à
la sécurité des passants. Les Aulnaysiens souhaitent la construction en
retrait : le règlement l’institue en règle. Ils refusent les balcons
surplombant : le nouveau règlement les autorise (UA 6/1). Ils se plaignent
de l’étroitesse de trottoirs non conformes à la réglementation nationale :
jamais l’opportunité n’est saisie pour
les élargir, comme cela se voit dans les communes voisines.
Un bel exemple de bétonnage :
la place Abrioux
Supprimer le parking était
souhaitable, mais cette grande surface claire et bétonnée sera un redoutable
réverbérateur de chaleur que l’ombre de 9 petits arbres en pot ne saura compenser. Le
parking souterrain qui a nécessité d’énormes travaux et perturbe la circulation
de la nappe phréatique est d’abord un atout pour les promoteurs qui peuvent
construire des immeubles sur des petites parcelles sans parking, alors qu’était
promis en 2014 d’ « imposer la création de deux places de
parking pour chaque nouveau logement » (page 17 du programme).
C’est la commune qui paie : plus de 6M d’Euros ! La libération du
terrain de l’ancienne perception offrait pourtant la solution bien moins
onéreuse d’un parking en silo avec façade et toit végétalisés (comme à
Paris !) de capacité équivalente à celui de la place. Et que dire de l’accès automobile dans un
espace parcouru pas les centaines d’enfants de trois établissements
scolaires !
La piscine : le choix du prestige au détriment des habitants
Alors qu’il était possible d’aménager
le bassin extérieur pour permettre une continuité de l’apprentissage de la
natation, le choix a été fait de tout raser pour construire un ensemble de
loisirs concurrent de celui du Mesnil-Amelot. Après 5 années sans piscine, on
nous annonce des tarifs supérieurs à celui de tous les bassins des alentours. Ce que demandaient les
Aulnaysiens, c’est une piscine pour apprendre à nager ! Les a-t-on
consultés ? Et que dire aussi du
poids à venir sur les finances communales alors qu’on a échappé de justesse à
la mise sous tutelle, au prix d’un contrat léonin avec le gouvernement !
Les espaces verts : le petit jardin qui cache la grande zone
industrielle
Beaucoup de battage autour des
nouveaux parcs, parfois minuscules (parc Félix Fessart). Quand au parc du
quartier Balagny, il donne directement
sur l’autoroute avec toutes ses nuisances sonores et est collé à un strockage
en plein air de montagnes d’échafaudages. Surtout il sert d’alibi à une
mutation dont on ne nous dit rien : celle d’un vaste espace vert « à
vocation sportive » et autrefois en partie légué spécifiquement pour les
activités de plain air du club canin. Le club a disparu (400 adhérents) avec
l’espace vert, au profit d’une zone industrielle qui ne demande qu’à s’étendre.
Où est ici le verdissement de la
ville ?
Val Francilia : l’opacité et la désinformation
Pour une fois, mais
sans avoir jamais publié les images du projet, la municipalité a consulté
les habitants, (150 volontaires maximum) et leur verdict a été sans
appel : le projet qui prévoit de construire sur 5 hectares du parc
Ballanger et de rayer de la carte I’IME Toulouse-Lautrec est rejeté par les
Aulnaysiens. A quelques mois des municipales, la volte-face s’imposait. Le
cabinet d’étude serait le seul coupable
de n’avoir pas perçu l’attachement des habitants à leur parc et doit revoir son
projet. Le Maire ne l’avait donc pas
prévenu ?
La « Charte de l’arbre » : une année de perdue
Par une lettre au Maire datée du3 avril 2018, Aulnay
Environnement demandait la création d’une commission chargée d’élaborer une
Charte de l’arbre. Nous n’avons jamais eu de réponse. Voilà maintenant que la
municipalité invite les Aulnaysiens à participer à un tel document. Mais notre
demande reposait sur la création d’une commission mixte pérenne
associant durablement les habitants à la gestion du patrimoine arboré. Cette
demande sera-t-elle entendue ? Cette
poussée de fièvre écologique sera-t-elle autre chose qu’une manœuvre
électoraliste ?
La démocratie locale :
un grave déficit
En 2014, la promesse était de « consulter
les riverains avant tout projet de modification de leur quartier »
(p7). Force est de constater qu’on n’a jamais demandé aux habitants des
quartiers sud, autour de l’ex-place Camélinat, s’ils étaient d’accord pour
son total bouleversement. Jamais aucune proposition alternative n’a été
étudiée. C’est le « fait du prince ».
Aucune consultation des habitants sur le choix
de construire un centre nautique qui pèsera très lourdement sur les budgets
futurs, en privant durant 5 ans les Aulnaysiens d’une piscine.
Jamais la propagande municipale, si abondante,
n’a publié de plan du projet Val Francilia.
Les conseils de quartier servent surtout de tribune
aux membres de la municipalité.
Le Comité de pilotage des Conseils de
quartier, dont on pourrait penser qu’il doit recevoir les remontées des
travaux et des demandes des Conseils, n’est que l’occasion donnée aux
services municipaux de présenter un bilan positif de leur action.
Le Conseil économique, Social et
Environnemental est vite devenu une institution fantôme vouée à servir de vecteur
à l’information municipale.
Les associations trop indépendantes de la
municipalité sont sabordées lorsque c’est possible : ainsi l’association
de l’Office de Tourisme, dont la présidente n’a été prévenue de la
dissolution que le matin même du conseil municipal décisif. Celles qui
disposent de terrains libres de toute construction subissent le même sort,
comme le club canin.
Sur tous les sujets évoqués ici, Aulnay Environnement a tenté de faire entendre la voix de l’intérêt général, par des articles dans les blogs, des pétitions, des tracts, des réunions publiques et des actions en justice. Elle a rarement été entendue.
Mais, grâce à la mobilisation très active d’autres associations (VME,
CADA, ABC), le projet Val Francilia destructeur du parc Ballanger a été
ajourné.
Dans
l’avenir, nous pouvons craindre d’autres graves atteintes à notre
patrimoine :
La construction sur le
centre gare, suspendue jusqu’aux élections par un « Périmètre
d’étude » pourra reprendre de plus belle, avec la disparition probable
de beaux pavillons patrimoniaux. Un nouvel immeuble pourra
s’élever sur le côté sud de la place Abrioux, sur un terrain léguépour
des usages scolaires, la privant de soleil en hiver.La compagnie d’arc pourra subir
le même sort que le club canin. Le projet « Val Francilia » pourra renaître de ses cendres.
etc.
En adhérant, renforcez Aulnay Environnement pour la défense de notre paysage urbain !
Merci
de cette invitation à laquelle nous ne pouvons que répondre positivement.
Concernant
la Charte de l’arbre, elle correspond en effet à une demande conforme à une
motion de notre assemblée générale du 22 mars 2018, et que nous avons formulée par
une lettre au Maire du 3 avril 2018, suivie d’une relance le 26 juillet de la
même année. Deux courriers restés sans réponse. Nous sommes heureux de
constater que l’administration municipale sait prendre en compte les réalités
du terrain associatif, et que son service du courrier est plus performant que
celui des élus.
Conformément
à notre demande initiale, nous souhaitons que le groupe de travail qui va être
réuni ne voit pas sa mission bornée à la rédaction d’une charte. Nous pensons
qu’il doit bénéficier d’une pérennité
lui permettant avant tout de vérifier le respect effectif de cette charte, ce
qui passe par l’accès aux documents permettant de comprendre et d’apprécier la
gestion de notre patrimoine arboré autant que par une nouvelle recension des
arbres remarquables. Ceci dans une dynamique consultative, sans empiéter sur le
nécessaire pouvoir décisionnel des responsables. Ces dispositions seraient
analogues à celles retenues dans la Charte de l’Arbre de Bondy, page 29.
Quel
que soit le nom qu’on donnera à cette structure, Commission Arboricole ou
Comité de Suivi, nous pensons qu’elle doit aussi jouer un rôle auprès des
propriétaires privés, sur les terrains desquels se trouvent nombre d’arbres à
forte valeur patrimoniale. De pair avec la Maison de l’Environnement, son
action devrait contribuer à sensibiliser et à mobiliser les Aulnaysiens au rôle
que jouent les arbres dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Nous
sommes convaincus que sans une association des citoyens dans la durée, cette
charte risque de n’être qu’un gadget de campagne électorale. Nous souhaitons
donc comme préliminaire la mise au point en commun d’un règlement intérieur qui
assure à ce groupe de travail une autonomie suffisante à l’égard des élus
autant qu’une durabilité qui aille bien au-delà du mois de mars prochain.
Tous
ces présupposés nous semblent tout aussi bien concerner le Groupe de travail
Modes Doux.
Dans
ces deux groupes de travail, nous souhaitons donc qu’Aulnay Environnement soit
représentée avec le même poids que chacun des quartiers (2 membres) , sans que
cela soit impérativement nominatif.