Dans un précédent communiqué, nous avons dénoncé une nouvelle fois l’absence de bonne volonté de la municipalité pour informer de ses intentions les Aulnaysiens.
Le dossier de concertation n’est consultable que du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h
Il n’y a que deux permanences pour poser des questionsles mercredi 12 juin et 10 juillet de 14h à 17h
Concrètement, tous les actifs dont ce sont les horaires de travail ne pourront pas consulter le dossier. La démocratie participative est donc un privilège de retraité, ce qui est heureusement le cas de plusieurs membres du bureau d’Aulnay Environnement. Que leur ont appris les quelques pages qu’ils ont pu photographier ?
1/ l’image qui a été présentée lors des réunions n’est pas la zone d’intervention de la ZAC, mais celle de la Zone de concertation, beaucoup plus vaste. Cela n’avait jamais été précisé. Dans notre précédent communiqué, notre interrogation sur l’intégration de vastes zones pavillonnaires était donc sans objet. 2 / La préoccupation centrale du projet est en revanche bien ce que nous avons supposé : dans les zones en orange, on vise « une nouvelle offre immobilière » il s’agit de « densifier les abords de la rue Charcot ». Sur le secteur Centre Gare « de nouveaux programmes immobiliers y seront développés ». En particulier, on voit que toutes les habitations et jardins de la rue Louise Michel et Jeanne d’Arc sont condamnés, avec leurs magnifiques grands arbres.
Avec l’expérience que nous avons de l’absence de tout contrôle sur l’appétit des promoteurs, comment croire au souci « d’accorder plus de place aux modes de déplacement actifs (vélos, marche) », lorsque jamais n’est saisie l’occasion d’élargir et de désencombrer nos trottoirs étroits ? Comment croire qu’ « une attention particulière sera portée à l’amélioration des voiries et des espaces verts » ? Constatant l’état de notre commune, comment croire les promoteurs de cette ZAC ?
Deux engagements plus sérieux sont cependant pris : la construction d’une école pour le secteur Charcot (mais rien ailleurs) et la rénovation de la passerelle.
On voit aussi réapparaître un vieux serpent de mer : la mise en valeur des friches autour des voies ferrées. C’est évidemment de bon sens, mais la SNCF, qui n’a jamais voulu les céder, va-t-elle miraculeusement changer d’avis ? Pour les abords de la gare, il n’est question pour l’instant que de lancer « une étude de pôle ».
Pour nous, il est clair que la seule raison d’être de la ZAC est la poursuite du bétonnage et au passage, la destruction des jardins, sans aucun égard pour les grands arbres. Pour pouvoir imaginer autre chose, il faudrait rétablir un minimum de confiance.
Pour montrer que réellement on tient compte des vœux des habitants, il faudrait accéder à la demande formulée par Aulnay Environnement pour que tous puissent juger :
LA MISE EN LIGNE DE CE DOSSIER
L’ACCÈS NUMÉRIQUE À UN REGISTRE POUR DÉPOSER SES REMARQUES, COMME C’EST LE CAS DANS TOUTE CONCERTATION DIGNE DE CE NOM.
Nous avions invité les Aulnaysiens à réfléchir avec nous sur le projet de ZAC mardi 3 juin. Voici donc un résumé des réflexions développées au cours de cette soirée.
Préliminaire concernant la concertation :
Le Conseil de Territoire, dans sa délibération n° 179 du 12 décembre 2022 indique : « l’étude urbaine réalisée sur le devenir du Centre-Gare a abouti à la définition d’un scénario d’aménagement et de traitement de l’habitat », et plus loin, il « engage les études nécessaires (…) à l’établissement de l’étude d’impact ». La délibération du Conseil de Territoire prévoit une information auprès « des Conseils de Quartier compétents. » Or nous le savons, les Conseils de Quartier ne sont plus réunis à Aulnay.
Aucun élément de ce scénario ni de l’étude d’impact n’ayant été communiqué dès le départ du processus de concertation en décembre 2023, nous considérons que la concertation est dès le début biaisée par manque d’information des intentions concrètes de la municipalité d’Aulnay-sous-Bois.
Toutefois, à partir du 10 juin et jusqu’au 9 août, un dossier de concertation sera accessible au centre administratif d’Aulnay, du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h, et des permanences d’information organisées les mercredi 12 juin et 10 juillet de 14h à 17h (tant pis pour tous ceux dont c’est précisément les horaires de travail !).
Ce dossier sera-t-il accessible sur le site de la mairie ?Des avis pourront-ils être déposés sur un registre numérique, comme lors de tout processus de concertation digne de ce nom ?
Si ce n’est pas le cas, et que les disponibilités des citoyens ne correspondent pas aux créneaux horaires proposés, nous les invitons à envoyer leurs remarques par courrier à la Direction de la Stratégie Urbaine et Résidentielle, 14 Bd Félix Faure, 93600 Aulnay -sous-Bois.
Voici quelques axes possibles pour interroger ce projet de ZAC.
Nous avons une première interrogation sur la cohérence du périmètre retenu.
Outre les zones de centralité, ce qui est attendu, il comprend sur près de la moitié de la surface des zones pavillonnaires, qui en principe, ne devraient pas obéir aux mêmes logiques, en particulier de densification. Rappelons l’affichage municipal de protection de la zone pavillonnaire Dans quel but des zones pavillonnaires figurent elles dans la ZAC ?
Il ne correspond pas à des bassins de vie : en particulier, il n’englobe qu’une petite minorité des groupes correspondant à des zones où le bâti va se densifier, et la population scolaire fortement augmenter. Quelle réflexion sur les équipements scolaires et les crèches ?
SUR L’ESPACE PUBLIC :
Sur le périmètre, en dehors des rues, le manque d’espace public est criant, avec deux seuls lieux de permettant des rassemblements :
Le parc Dumont
La place Abrioux
Le parc Dumont est sujet à une exploitation intensive, qui ne peut qu’être nuisible à la végétation, par tassement des sols autour d’arbres patrimoniaux.
La place Abrioux, en revanche, est sous-exploitée : une partie des manifestations organisées au Parc Dumont devrait y être reportée.
On remarque par ailleurs dans cette ZAC l’absence d’espace verts conséquents, à l’exception des parcs Dumont et Bigottini, avec seulement deux aires de jeux, parc Dumont, et à la lisière, place Johnny Halliday.
Quelle place sera faite aux enfants dans cette ZAC ?
Nous pensons que la Zac doit être l’occasion d’ouvrir de nouveaux espaces publics, par acquisitions de propriétés, comme celle du 1 rue Jeanne d’Arc, en situation centrale face à la poste, monument classé, dont nous savons qu’elle sera convertie en services municipaux.
Face à cette pénurie de places, l’essentiel de l’espace public est celui de la rue, dont le partage est de plus en plus problématique, en raison de la particulière étroitesse des trottoirs à Aulnay :
Empiètement par les terrasses des restaurants, sans passage prévu pour les PMR
Encombrement des trottoirs par le stationnement sauvage
Encombrement par les poubelles des immeubles : il est impératif qu’un renfoncement soit prévu pour le stockage des containers en attente d’être vidés par les collecteurs d’ordures.
Débordement des balcons au-dessus de trottoirs étroits : il est impératif que les nouveaux immeubles soient construits en retrait, ce qui est une demande constante des habitants depuis près d’une décennie, et qui n’a jusqu’ici reçu aucun écho de la part de la municipalité.
Hauteur des immeubles : il faut mettre fin à l’alignement au ras du trottoir d’immeubles de très grande hauteur en bordure de rues étroites. Les rues d’Aulnay ne sont pas les boulevards parisiens : avec 6 niveaux face à face, nos rues sont privées d’ensoleillement.
Quelle place sera faite aux piétons dans cette ZAC ?
SUR LES ÉQUIPEMENTS PUBLICS :
Quelles ouvertures de classes seront prévues, compte tenu du processus de densification qui sous-tend ce projet de ZAC ?
La ville manque cruellement de salles à disposition des associations, si nombreuses à Aulnay. Les locaux qui existent sont souvent d’une vétusté qui fait honte à une ville de plus de 86 000 habitants. Les seuls locaux modernes, ceux de l’espace Averino, sont en cours de démolition au profit d’un ensemble immobilier. La Ferme Garcelon, qui prétend le remplacer est beaucoup plus petite et les lourds travaux d’aménagement qu’elle nécessite y sont arrêtés depuis des mois. Le foyer Dumont , à la fois restaurant et salle de réunion pose des problèmes d’hygiène. Nous avons besoin d’une véritable Maison des Associations.
Quelle place pour les associations dans cette ZAC ?
SUR LES AXES DE CIRCULATION :
Avenue Jean Charcot : lors de la première réunion de concertation, qui n’offrait qu’un état des lieux, la communication municipale a insisté sur la médiocrité du bâti dans le périmètre de la ZAC. De toute évidence, les projets immobiliers vont s’y multiplier. Or il s’agit d’un axe structurant du PLU, où la circulation est intense et souvent embouteillée. Plus que nulle part ailleurs, un élargissement de la voie s’impose, tant pour les automobilistes que pour les futurs résidents, avec des constructions en retrait pour atténuer les nuisances.
Avenue Arthur Chevalier : le nouveau plan de circulation a conduit à une situation accidentogène (sans parler des embouteillages avenue Eugène Schueller) avenue Antoine Bourdelle, avec une sortie du parking Intermarché sans visibilité et au bout, un rond-point exigu et peu commode pour les bus. La densification de ce quartier aurait réclamé une réflexion et des aménagements qui n’ont pas étés conduits à temps.
Avenue du 14 Juillet : l’articulation avec l’avenue Coullemont reste un point noir pour les bus, en raison du stationnement sauvage et du trafic des ambulances autour de l’Hôpital de l’Est Parisien.
Quelles améliorations envisagées pour la circulation sur ces axes ?
Quelle place pour les circulations douces, en particulier les vélos ?
SUR LA BIODIVERSITÉ ET LE PATRIMOINE ARBORÉ :
Notre ville doit son nom à une ancienne forêt, et la présence de grands arbres participe à l’identité des quartiers de la ZAC, à leur agrément ainsi qu’à la lutte contre le réchauffement climatique. Il est essentiel que les vestiges de cette forêt soient préservés, en complétant la liste des arbres remarquables du PLU : rue du 14 Juillet, avenue Jeanne d’Arc, avenue de Mun, etc. il est important que certains beaux jardins soient préservés, car ils concourent également à la lutte contre le réchauffement climatique.
Quelle politique de protection et de développement de la végétation dans la ZAC ?
SUR LE PATRIMOINE ARCHITECTURAL :
La proximité de la gare a entraîné dès la fin du XIXe siècle la construction de belles propriétés en meulière qui contribuent au charme du quartier. Beaucoup ont déjà disparu, certaines très récemment route de Bondy, avec leurs jardins. Il est urgent de préserver celles qui restent, rue Tournadour ou Coullemont.
NB : concernant la hauteur des immeubles en zone UG portée à 15 mètres, ce que nous avions indiqué dans nos précédents communiqués, nous devons préciser que cela n’est permis qu’en cas de CINASPIC Constructions et Installations Nécessaires Aux Services Publics ou d’Intérêt Collectif et assimilés). Il reste que cette catégorie de construction est assez floue et que tout habitant de la zone UG peut craindre de voir pousser dans son environnement un immeuble démesuré, sous prétexte, par exemple, de foyer pour senior, comme sur le terrain de la Croix Blanche.
(ZAC : Zone d’Aménagement Concerté, à l’intérieur de laquelle une collectivité publique intervient pour aménager et équiper des terrains, notamment ceux qu’elle acquiert pour les céder ensuite à d’autres opérateurs, publics ou privés.)
Vous habitez dans cette ZAC. Grâce à cette procédure, la zone pourra être plus facilement modifiée dans les années à venir. Aimeriez-vous connaître les projets de la municipalité ?
En rose sur la carte :
Zone UA, hauteur d’immeubles autorisée : 20 mètres (RC + 6 étages) Zone UD, hauteur d’immeubles autorisée : 15 mètres (RC + 4 étages) Zone UG, hauteur d’immeubles autorisée : 15 mètres (modification n°4, juillet 2023)
En jaune :
Que souhaitez-vous pour cette partie de la ville ?
au niveau d’éventuelles constructions ? (hauteur, style, retrait par rapport au trottoir…)
comment mieux aménager les espaces de vie ? (jeux pour les enfants, bancs, arbres…)
comment revégétaliser certains espaces (Place Abrioux ? Cours d’école ? …)
comment améliorer la circulation, les espaces de stationnement, l’état des rues et des trottoirs ?
avez-vous des propositions pour les commerces de cette zone, les écoles ? sur des espaces actuellement vides comme le terrain jouxtant le collège Le Parc ou le parking rue des écoles ?
Quels arbres et jardins faut-il particulièrement protéger ? (1 rue Jeanne d’Arc, etc.)
Quel traitement pour les rues « sensibles » : RD 115, Av. Dumont, route de Bondy, Av. de Nonneville, Bd de Strasbourg, Av. Jean Jaurès, etc. ?
REJOIGNEZ NOUS POUR DÉFINIR UN PROJET ALTERNATIF
le 4 juin à 20h30, salle du 1er étage, foyer Dumont
(ZAC : Zone d’Aménagement Concerté, à l’intérieur de laquelle une collectivité publique intervient pour aménager et équiper des terrains, notamment ceux qu’elle acquiert pour les céder ensuite à d’autres opérateurs, publics ou privés.)
Rien n’est clair dans ce projet :
Pas d’annonce précise des intentions de la municipalité
Pas de compte-rendu des réunions de concertation passées, ni de calendrier des prochaines
Des « ateliers » sur place, où l’on peut voir une seule personne proposer un questionnaire (sur le site de la ville : « ateliers participatifs permettant une expression la plus large possible » !)
Des opérations essentielles (constructions place de la Gare, aménagement du Boulevard de Strasbourg), en pleine zone ZAC, entreprises sans information, à fortiori sans concertation
BEAUCOUP D’AULNAYSIENS SONT CONCERNÉS PARMI CEUX QUI VIVENT EN PAVILLON
Zone UA, hauteur d’immeubles autorisée : 20 mètres (RC + 6 étages) Zone UD, hauteur d’immeubles autorisée : 15 mètres (RC + 4 étages) Zone UG, hauteur d’immeubles autorisée : 15 mètres (modification n°4, juillet 2023)
TOUT LAISSE CRAINDRE QU’IL S’AGISSE D’UNE OPÉRATION DESTINÉE À FACILITER LES PROJETS DES PROMOTEURS
Or il n’y a aucune volonté réelle de préserver la zone pavillonnaire (aucun contrôle efficace des constructions).
NOUS NE POUVONS LAISSER LA MUNICIPALITÉ CONTINUER AVEC DES PROCÉDURES COMPLÈTEMENT OPAQUES, NOUS DEVONS FAIRE CONNAÎTRE NOS SOUHAITS POUR CETTE ZONE DANS UN DOCUMENT CONSULTABLE PAR TOUS.
REJOIGNEZ NOUS POUR DÉFINIR UN PROJET ALTERNATIFle 4 juin à 20h30, salle du 1er étage, foyer Dumont
Nous sommes une association regroupant plus d’une centaine de membres, très attachée à un vrai dialogue entre le tissu associatif et les décisionnaires municipaux. Par la présente, nous souhaitons vous informer des irrégularités qui dégradent la qualité de la concertation sur la ZAC Centre Ville lancée par la municipalité d’Aulnay-sous-bois. Cela concerne autant les vecteurs d’information utilisés : site internet de la ville, du Territoire Terres d’Envol et bulletin municipal Oxygène que les procédures utilisées.
Le « lancement de la démarche », pour reprendre les termes de la communication, a été effectué par une réunion publique le mardi 21 novembre 2023 à 18h30 à la salle Dumontet a réuni environ une soixantaine de personnes. Une autre réunion a suivi le 5 décembre à 18h30 salle Chateloup.
À aucune de ces réunions nous n’avons eu le moindre éclaircissement sur ce qu’annonçaient les différents vecteurs de communication :
« Les études ont fait émerger plusieurs pistes pour l’amélioration du cadre de vie, des mobilités, du bâti et de l’aménagement de l’espace public en général sur le quartier de la gare. Afin de présenter ces hypothèses, et approfondir des pistes concrètes avec les habitants, la Ville et Paris Terres d’Envol organisent une période de concertation avant la création d’une ZAC (zone d’aménagement concerté), qui permettra de mettre en œuvre le projet. »
Le site de la ville a annoncé ensuite :
Des ateliers mobiles se dérouleront sur les parvis de la gare routière sud (place du Général de Gaulle) et de la gare routière nord (rue du 11 Novembre) : Mercredi 13 mars de 15h à 20h et Jeudi 14 mars de 9h à 16h Les animateurs interrogeront les usagers de la gare sur des questions liées aux mobilités et aux usages pratiqués dans le quartier. »
L’un de nos adhérents témoigne de la façon dont s’est déroulé ce premier atelier :
« Mercredi 13 mars à partir de 15 heures, (avec deux autres associatifs) nous cherchons les enquêteurs. Enfin sur le rond point de la gare nous trouvons un homme qui interroge avec un questionnaire un passant. Du côté rue du 11 novembre (côté nord de la gare), personne. Je me présente à cet homme qui n’a pas de badge. Il se prénomme « Benjamin » et travaille pour « Belle Friche ». Il me dit qu’une collègue arrivera plus tard et pourra se positionner rue du 11 novembre. J’en profite pour lui raconter mes observations en commençant par regretter le nombre dérisoire d’enquêteurs et le manque de badge. Je lui dis aussi que je n’ai pas vu d’élus municipaux.
Jeudi 14 mars en faisant mon marché de 10 heures à 11 heures je n’ai pas rencontré de « Benjamin » ni de « Benjamine » sur la place. »
Il nous semble évident que cette procédure, en l’état actuel des choses, est une opération bâclée et ne correspond pas à une procédure correcte d’information et de concertation. Ajoutons que l’annonce de ces « ateliers mobiles » a été faite par le biais du bulletin municipal souvent distribué après les dates annoncées, c’est le cas pour notre adhérent. Par ailleurs, aucune date de fin de cette procédure n’a été annoncée.
Nous vous serions donc reconnaissants de bien vouloir signifier à la municipalité d’Aulnay-sous bois de respecter tant l’esprit que la lettre d’une authentique procédure de concertation.
Veuillez croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de notre haute considération.
Que retenir du gros dossier d’Oxygène intitulé : Environnement : beaucoup en parlent, Aulnay agit ?
« Aulnay » agit ? C’est d’abord une belle carte qui fait l’inventaire d’un patrimoine déjà ancien (dont une partie du parc du Sausset, qui est un parc départemental). En dix ans, la municipalité se vante de l’avoir accru d’environ 2%. « Aulnay » a agi, bel exploit ! Encore faut-il se souvenir :
que le fameux parc Jules Verne, invivable car en bordure de l’autoroute, jouxte la zone d’espaces verts que représentait le vaste terrain du club canin (400 adhérents) et le stade Balagny qui ont été transformés en zone d’entrepôts, sans qu’Oxygène en parle jamais ! « Aulnay » a agi : combien d’hectares d’espaces verts ont été perdus ?
que l’espace pompeusement nommé « Cours Napoléon » n’est qu’une zone de passage généralement déserte, sans bancs ni jeux d’enfants (surtout un crottodrome !). Mais « Aulnay » agit !
que les tilleuls centenaires de la place Camélinat ont tous été arrachés pour la construction d’un parking souterrain ruineux, au mieux à moitié vide, puis remplacés par des oliviers en pot dont la valeur en termes de biodiversité est proche de zéro ! « Aulnay » a agi : qui entend encore les oiseaux chanter sur la place ?
que le parc Ballanger, le plus grand parc aulnaysien que la municipalité voulait privatiser en y construisant une partie de « Val Francilia » n’a été sauvé que grâce à la mobilisation des associations VME et Aulnay Environnement. Ouf! « Aulnay » n’a pas agi ! Mais des Aulnaysiens, oui !
Une bonne partie de l’article parle de choses qui n’existent pas encore, mais « Aulnay » agira : tout ce qui concerne le canal de l’Ourcq est écrit au futur, alors qu’on nous en parle depuis deux ans ! C’est pareil pour la ferme Garcelon : depuis la destruction des annexes, il ne s’y passe pratiquement rien depuis des mois, et le pavillon en façade est ouvert à tous les vents ! Quant à la fameuse « coulée verte », c’est un serpent de mer qui va bientôt fêter son 20e anniversaire, alors que partout dans la zone fleurissent de nouveaux projets immobiliers. Pour l’entretien des cimetières, il a fallu que des citoyens, ceux qui sont Aulnay, s’émeuvent pour que l’on envisage de faire quelque chose, toujours au futur !
On nous vante la maison de l’Environnement, mais qui a agi ? Elle a été crée en 2008 ! On doit rendre hommage au travail assuré par l’équipe de la Maison, mais dans quel état se trouve l’extérieur du bâtiment ?
On se vante de planter de jeunes végétaux, mais combien de grands arbres ont disparu ? Il est vrai qu’il s’agit souvent du domaine privé, dont la municipalité se désintéresse totalement, sauf à le préempter pour le remettre aux promoteurs ! Là, c’est certain, « Aulnay » agit !
Il faudrait pour remédier à cela une Charte de l’arbre, appuyée sur une action citoyenne pour sensibiliser les propriétaires. Aulnay Environnement, grâce au budget participatif lancé par le département, a pu faire poser un panneau d’information. Pour pouvoir agir, il faut qu’une autorité nous en donne les moyens !
Il faudrait surtout associer LES HABITANTS, CEUX QUI SONT AULNAY, par l’intermédiaire des structures de démocratie participative : Conseils de quartier ou Conseil Économique, Social et Environnemental, autant de structures démocratiques prévues par la loi que la municipalité a mis en sommeil, car elle ne veut pas leur laisser le loisir de prendre des initiatives et d’agir, sauf à demander un « permis de végétaliser ».
AGIR ET INCARNER AULNAY, EST-CE LE PRIVILÈGE DE L’ÉQUIPE MUNICIPALE ?
Une correction : il apparaît que la parcelle sur laquelle se trouve ce magnifique chêne n’a pas encore changé de propriétaire.
Mais cela ne rend pas notre démarche inutile. Justement, c’est bien en amont qu’il faut agir, tout en considérant que cet arbre est d’abord un symbole, parce qu’il est visible de tous, et qu’il s’agit aussi de la sauvegarde de tous les autres grands arbres de notre commune !
Quelles sont les pistes d’action ?
Cette parcelle est en plein dans la Zone d’Aménagement Concerté lancée par la commune ! Elle occupe une position exceptionnelle, à la descente de la passerelle piéton qui traverse les voies du RER. Il faut exiger un plan d’aménagement prévoyant la sauvegarde de cet espace richement arboré, ainsi que d’autres signalés par les habitants.
Cet arbre n’est pas répertorié dans la liste des arbres remarquables relevés par le PLU et n’est donc pas protégé. Cette liste doit être complétée. Nous invitons les Aulnaysiens à consulter cette liste sur le site de la commune (onglet Ma ville / PLU en vigueur/4 Les annexes au règlement p73 à 92) et à relever les arbres remarquables oubliés et qui leur tiennent à coeur. Nous demanderons ensuite une révision de cette liste.
Demandons un atelier avec les habitants pour rédiger la Charte de l’Arbre qu’on nous avait promis (juste avant les élections !)
Il faut que le massacre cesse : combien d’arbres ont été abattus ou défigurés par un élagage aberrant ces derniers temps ? Un règlement existe : Si l’arbre a des tiges hautes et un tronc mesurant 70 cm ou plus de circonférence et 1,50 m minimum de hauteur, une autorisation de la commune est nécessaire. (articles L.414-4 du Code de l’environnement et L.642-6 du Code du patrimoine, article 1422-1 du code de l’urbanisme ) Sans autorisation, on s’expose à une amende de 1500 €.
Si tant d’arbres ont été coupés, c’est que la commune l’a bien voulu, ou qu’elle a laissé faire !
Pour que cela change, rejoignez nous en laissant un commentaire sur cette article.Et en participant : à notre prochaine réunion le mardi 2 avril à 20h Foyer Dumont 1 étage, ou encore à notre Assemblée Générale le vendredi 19 avril salle Dumont, 19-22h.
Ces derniers jours, peu après qu’Aulnay Environnement, grâce au budget participatif du département de Seine Saint Denis, ait pu faire accrocher avenue Jean Jaurès un grand panneau appelant à la sauvegarde de nos rescapés de la forêt de Bondy, une belle exposition de dessins des enfants des écoles est apparue sur les grilles de la Mairie. Nos élus ont-ils subitement acquis une sensibilité écologique ? Ont-ils enfin compris l’intérêt de nos grands arbres du point de vue du paysage, de l’équilibre climatique et de la biodiversité ?
Ne rêvons pas : cette exposition relèverait de la seule initiative du Conseil Municipal des Enfants. Pour les adultes, le chemin est probablement encore long pour ceux qui
ont décidé l’arrachage des tilleuls centenaires de l’ex-place Camélinat, dont la plupart étaient sains
n’ont rien fait pour empêcher la disparition de tant de grands arbres, comme le grand marronnier de la rue du docteur Roux.
n’ont rien fait pour éviter le massacre de tous les arbres de l’ex-centre Le Camus, après le dépôt sur le bureau du Maire d’une pétition de 500 signatures pour lui demander d’intervenir auprès du promoteur pour qu’il conserve le plus possible de grands arbres. La seule réponse a été que tous les arbres, dans la semaine, ont été abattus ! Il y avait là un énorme cèdre, et parmi la demi-douzaine de très vieux chênes survivants de la forêt de Bondy, celui qui était sans doute le plus bel arbre de notre commune !
La réponse qui consisterait à dire que la municipalité ne peut rien faire sur les terrains privés ne tient pas !
le Maire a les moyens d’inciter les promoteurs à respecter les arbres, c’est la volonté qui manque !
L’argument qui consiste à se vanter de replanter des arbres a lui-même peu de valeur :
Comment 10 jeunes arbres portant chacun 300 feuilles remplaceraient-ils un hêtre de 80 ans qui en porte 800 000, avec l’oxygène ( = les besoins de 10 personnes), la biodiversité, l’ombre et les degrés en moins que cela implique ? (Peter A. Thomas, Trees. Their Natural History, Cambridge University Press, 2014. Voir Wikipedia, article « feuille »)
Devons-nous nous résigner ?
Aulnay Environnement propose aux Aulnaysiens de se mobiliser pour défendre un grand et bel arbre qui pourrait être bientôt sur la liste : celui de la rue Jeanne d’Arc, sur une propriété aujourd’hui vendue. Face à la Poste, c’est un magnifique ornement de notre ville. Il peut devenir l’emblème du refus de la minéralisation de notre ville
pour la sauvegardede cet arbre là et de tous les autres qui vous tiennent à cœur, et nous programmerons une réunion publique pour organiser cette mobilisation.
SAUVONS NOS ARBRES, C’EST NOTRE PATRIMOINE À TOUS !
Nous pensons de notre responsabilité d’informer les Aulnaysiens qui s’inquiètent du retard pris par le projet de résidence senior sur le terrain de la Croix Blanche.
Une solution de facilité pour les élus est d’en faire porter la responsabilité à Aulnay Environnement et Q.C.B.E. (Défense de L’environnement du Quartier Croix Blanche d’Aulnay Sous Bois et des Environs)qui ont mené une action en justice administrative si bien fondée que la municipalité a décidé de retirer son permis.
La responsabilité de cet espoir déçu incombe totalement à la municipalité, pour deux raisons fondamentales :
Le refus obstiné de dialoguer avec les associations et les riverains, fortement impactés par le projet
La contradiction totale du projet avec l’engagement répété de défense de la zone pavillonnaire
Pour bien comprendre que ces affirmations ne sont ni gratuites, ni partiales, il est utile de revenir en arrière.
Un peu d’histoire :
1999 : le site de l’Hôtel des Impôts est disponible pour une autre affectation. Les équipes municipales de Jean-Claude Abrioux jusqu’en 2003, puis de Gérard Gaudron jusqu’en 2008, tergiversent, et laissent le prix du foncier s’envoler, ce qui décourage les promoteurs.
L’EPFIF (Établissement Public Foncier d’Ile de France) acquiert finalement le terrain, charge à la municipalité d’Aulnay sous Bois de présenter un projet.
2012 : l’équipe Gérard Ségura présente aux riverains un projet de petits immeubles d’habitation qui provoque un violent rejet. La municipalité décide alors de créer un Comité de Pilotage largement ouvert, où figurent des habitants, Aulnay Environnement et Q.C.B.E.
A l’issue des débats, la municipalité présente un projet de petites unités représentant 45 logements d’une hauteur maximale de 11 mètres, compatible avec les caractéristiques d’un quartier pavillonaire.
2014 : sitôt élue, l’équipe Bruno Beschizza enterre le projet, met fin au Comité de Pilotage, et laisse le terrain en friche durant toute une mandature.
Le terrain devient un dépôt de matériaux pour les travaux d’assainissement entrepris dans le quartier, sans aucune des précautions définies par un rapport établi lors de la démolition de l’Hôtel des Impôts : sous des tonnes de matériaux, le tassement des terres au pied des chênes centenaires favorise leur dépérissement, prétexte pour qu’ils soient un à un abattus de 2021 à 2023, à l’exception d’un seul.
2021 : le Conseil de Quartier découvre le projet d’une résidence senior, un immeuble de 80 mètres de long sans aucun rapport avec les caractères du quartier pavillonnaire. Les riverains s’indignent : « on va avoir ce contre quoi on a lutté sous Ségura ! », « pas de ça chez nous ! ». On demande que les riverains soient associés à une concertation, refus absolu des élus. Première occasion de débloquer la situation rejetée.
2022 : durant les vacances d’été, des riverains découvrent, avenue Jean Jaurès (et non avenue de la Croix Blanche, principalement impactée), derrière une camionnette-ventouse, un affichage annonçant les travaux. Affichage non conforme, puisqu’il n’indique pas la hauteur des bâtiments. Les associations sont contraintes d’avoir recours à un huissier pour faire changer l’affichage. Il apparaît alors que la hauteur prévue n’est pas conforme au PLU, en dépassant les hauteurs permises en quartier pavillonnaire.
Les associations, en toute légalité, demandent la communication du Permis de construire, on leur répond d’abord qu’il est égaré. À force d’insistance, on obtient le minimum, c’est-à-dire le plan masse où il apparaît une occupation massive du terrain, avec des zones de parkings et d’espace verts notoirement insuffisants.
Les associations déposent un recours gracieux auprès du Maire, auquel il n’est pas répondu. Deuxième occasion de débloquer la situation rejetée. Le seul recours qui reste aux associations est de consentir à des frais importants, de prendre un avocat et de saisir le Tribunal Administratif.
L’avocate peut alors avoir accès à l’ensemble du permis, et découvre, outre les contradictions avec le PLU, de nombreuses insuffisances du projet, eu égard à sa destination :
Les avis de services d’incendie et de secours, des responsables des réseaux d’eau et d’électricité, de Veolia, des Directions Départementales des Territoires (logement), de la Direction Régionale et Interrégionale de l’Aménagement et du Transport n’ont pas été sollicités
Pas de schéma de gestion des eaux pluviales
Une surface insuffisante et un emplacement inadéquat pour les locaux d’ordures ménagères, aussi bien pour leur dépôt par les résidents que pour leur enlèvement
Vue sur le cœur d’ilot complètement obstruée sur 80 m, alors qu’elle doit être préservée au-delà de 20 mètres de façade.
Hauteur de 16 mètres non conforme au règlement
Une volumétrie, des matériaux et des teintes sombres en totale rupture avec le bâti environnant, portant atteinte à l’intérêt du quartier
Un nombre de places de stationnement insuffisant, un local vélo et deux roues motorisées non conforme
Il apparaît donc clairement que le permis de construire, accordé tacitement, n’a pas été correctement conçu par l’architecte, ni correctement examiné par les services municipaux.
Août 2023 : La solidité de la requête présentée par notre avocate conduit la municipalité à comprendre qu’elle n’aura pas gain de cause devant le Tribunal, si bien qu’elle retire son permis. Le Tribunal impose au promoteur et à la municipalité de dédommager les associations pour un montant de 1000€ chacune, ce qui représente à peine un tiers des frais engagés. Le promoteur paie ce dédommagement, nous attendons toujours le versement de la municipalité.
Juillet 2023 : la municipalité a changé de méthode pour passer en force : modifier le PLU et assimiler le projet à une CINASPIC (Construction ou Installation Nécessaire à un Service Public ou d’Intérêt Collectif) et en assouplir les règles, particulièrement en matière de places de stationnement, de hauteur de construction et de retrait par rapport aux limites séparatives. Lors de l’enquête publique, nous avons exprimé notre désaccord : un CINASPIC n’a pas sa place dans une zone pavillonnaire. Nous attendons l’avis du commissaire-enquêteur et la décision du Préfet.
Le fond du problème :
en l’absence de toute information, il ne s’agit pas d’un service public, mais d’une opération immobilière.
Il ne s’agit pas d’un établissement supplémentaire, mais du remplacement de la Résidence des Cèdres, un établissement public dépendant du Centre Communal d’Action Sociale, par une structure privée ouverte au libre marché. Les résidents actuels des Cèdres et les nouveaux postulants ne doivent donc pas s’attendre au maintien dans la durée des conditions financières de l’actuelle résidence.
Nous ne sommes pas opposés à une construction destinée aux seniors sur le terrain de la Croix Blanche, mais nous demandons :
Qu’un dialogue avec les riverains et les associations soit établi, avec une information sincère et précise
Que le projet s’intègre harmonieusement dans le tissu pavillonnaire, avec 40% de la surface en espaces verts en pleine terre et compensation pour les arbres détruits
Que tout soit fait, en matière de stationnement, pour ne pas aggraver l’encombrement du quartier
Que l’établissement reste de statut public et soumis aux règles de l’Action Sociale
Que le Foyer des Cèdres situé sur la rive du canal soit rénové et non promis à une juteuse opération immobilière au profit d’opérateurs privés.
Notre participation aux institutions qui permettent l’expression et l’information des citoyens (CODEV de la métropole du Grand Paris, journées Adaptaville) nous font découvrir qu’à Vincennes, qui engage une limitation des places de stationnement au profit de plantation d’arbres, ou à Villeneuve la Garenne, qui assure un suivi de chantier aux habitants, deux villes dirigées par des équipes situées dans la même zone de l’échiquier politique que notre municipalité, on a compris, et on répète que « rien ne peut être fait sans l’accord des habitants ».
Certes, la vie démocratique n’est jamais de tout repos, mais Aulnay doit-elle rester une ville qui lui tourne le dos ?
Le SDRIF-E entre dans sa phase ultime, celui où les habitants peuvent donner leur avis avant que le texte ne soit définitivement adopté. Un collège de commissaires-enquêteurs en fera la synthèse et émettra un avis. En principe, la Région doit en tenir compte. Il est important que tous les habitants s’expriment, car ce texte conditionne tous les autres situés en aval, comme le PLUI et le PLU.
Nous vous invitons à donner votre avis, soit en vous inspirant ou reprenant celui d’Aulnay Environnement, soit avec des remarques personnelles.
Rejet de l’objectif d’une production annuelle de 70 000 logements, alors que l’augmentation annuelle de la région est de 50 000 nouveaux habitants. À Aulnay, nous sommes directement impactés par cette politique de construction qui défigure notre commune et détruit de nombreux arbres et jardins. Aulnay Environnement souscrit entièrement au principe énoncé par FNE : que la construction de logements soit corrélée à la création d’emplois, ce qui serait parfaitement cohérent avec l’ambition de la municipalité qu’Aulnay ne soit pas une ville dortoir.
Même dans une commune comme Aulnay où le taux dépasse les 30%, nous souhaitons qui soit inscrit un encouragement au développement de l’habitat social, 75% des franciliens étant éligibles à ce type de logement. Nous souhaitons que ce développement soit en lien avec une lutte contre la ségrégation géographique, très sensible à Aulnay par une opposition nord-sud.
Revoir un polycentrisme mal pensé : Aulnay, 4e ville du 93, est absente du schéma polycentrique, absorbée dans un pôle « Roissy » qui n’a aucune réalité politique et citoyenne. Aucune structure de concertation et de co-construction n’est en place à ce niveau, et inexistante dans le territoire principal, Terres d’Envol, alors qu’un conseil citoyen (CODEV) est prévu par la loi dans tous les établissement territoriaux.
Interdire sur la friche PSA la création de zone logistique sans desserte effective par voie ferroviaire, les voies de circulation étant déjà saturées dans le nord d’Aulnay, alors qu’une voie ferrée desservait l’ex-site PSA.
l’hypothèse ayant été envisagée sur Aulnay, une implantation éventuelle de Data Center répondant aux critèresidentifiés par l’Institut Paris Région (Adapter le bâti au tissu existant, privilégier des constructions en hauteur, définir au préalable les limites d’extension possible, favoriser la mixité programmatique (restauration, bureaux, coworking, etc.), adapter l’offre en accessibilité (parking vélos/voitures, transports en commun, etc.), limiter au maximum l’imperméabilisation des sols, intégrer des systèmes de refroidissement performants et écologiques, favoriser les mutualisations énergétiques (récupération de chaleur, stockage d’électricité, etc.) et renforcement nécessaire en infrastructure électrique (poste source)
Rejet de la dérogation à l’objectif de ZAN (Zéro Artificialisation Nette) décidée par l’État pour 2050. La région se prépare à ne ralentir que modérément les constructions sur les espaces naturels en pleine terre. Dans une ville comme Aulnay, en dehors des parcs municipaux et départementaux, ces espaces sont devenus rarissimes, et la municipalité actuelle les artificialise sans état d’âme : ce fut le cas du vaste terrain du club canin transformé, sans en informer les habitants, en zone d’activité ; ce sera le cas du terrain attenant au stade du Moulin Neuf pour le nouveau commissariat, préféré au projet avancé par l’équipe municipale précédente du côté de Savigny. Et que se prépare-t-il sur le terrain près du vélodrome, si important pour tous les habitants du secteur ? Nous souhaitons que soit appliqué sans délai à Aulnay comme dans toute la Région le principe ZAB, Zéro Artificialisation « Brute», et non pas « Nette », qui permet de compenser l’artificialisation à un endroit par une renaturation ailleurs, ce qui est globalement un miroir aux alouettes.
Aulnay sous-bois est une ville exposée aux inondations en cas de précipitations exceptionnelles (la dernière en date remontant à 2013) Des travaux d’amélioration du réseau d’évacuation des eaux pluviales ont été entrepris, mais nous craignons que l’intensification de l’imperméabilisation des sols causée par une politique aveugle de construction sur dalle où la pleine terre n’existe pas, annule ces améliorations du réseau. Nous demandons donc qu’un zonage pluvial soit établi et qu’il soit intégré aux documents réglementaires.
Nous demandons que soit inscrit dans le SDRIFun objectif de 50% d’espaces perméables, non par commune, mais par quartier. Les grands parcs au nord d’Aulnay (Sausset, Ballanger) faussent en effet la moyenne, d’autant que la déclivité du terrain expose davantage certains quartiers.
Une protection du patrimoine végétal de la zone pavillonnaire reposant sur l’utilisation de données à haute précision, comme l’outil Cartovégétation. Dans la brochure distribuée au public (IDF objectif 2040, p7 & 9), nous déplorons que les illustrations schématiques évoquant la densification des zones d’habitat individuel ne fassent pas apparaître les jardins entourant chaque maison, et laissent croire que subitement, avec l’habitat collectif, vont surgir ex nihilo les espaces verts, introduisant un biais interprétatif extrêmement trompeur quand à l’évolution de la qualité de l’espace, autant paysagère qu’écologique.