Actions

« Quand j’entends Le mot Culture » : l’adjoint au maire menace Aulnay Environnement

Il y a quelques jours, vous avez pu lire un communiqué dénonçant la situation des équipements culturels et associatifs dans une « île grande comme la 50e ville de France ».

Le contenu de cette fable a paru si pertinent qu’il a fait mouche, et son humour a fortement déplu à M. Paulo Marques, 12e adjoint de la municipalité d’Aulnay-sous-Bois.

Il prétend que faire partie d’une association prive les citoyens du droit d’exprimer une opinion et d’avoir des convictions politiques. Que n’applique-t-il à lui-même cette règle !

Pour M. Marques, le fait que des membres d’Aulnay Environnement aient figuré dans une liste d’opposition, de droite comme de gauche, que l’actuel président ait exprimé une opinion défavorable, et strictement personnelle, hors du sceau de l’association, sur la stratégie des partis de gauche en 2020 disqualifierait notre association.

M. Paulo Marques prouve ici qu’il ignore la nature même de la démocratie, qui est fondée sur la liberté individuelle et la confrontation pacifique d’opinions opposées. Mais il peut encore progresser. En tant que responsable de la Vie associative, il vient tout de même d’apprendre qu’il ne lui est pas permis de demander à une association de lui communiquer la liste de ses membres et leur domiciliation.

Il nous reproche de « critiquer de façon systématique la majorité municipale ». Rafraichissons-lui la mémoire avec le cas de la ZAC Valfrancilia. Sans le dire, la municipalité dont il fait partie a fini par se rallier à nos contre-propositions qui consistaient à reporter le projet, non sur la construction d’immeubles sur le parc Ballanger, comme elle l’envisageait, mais sur l’aménagement des zones d’activités limitrophes. S’il avait accepté le dialogue avec nous, nous aurions peut-être économisé des années et beaucoup d’argent de la collectivité. Malheureusement, pour la première fois qu’il adresse un courrier, c’est pour nous menacer.

Ce que nous critiquons le plus souvent, c’est l’opacité entretenue sur les transformations de la ville et le refus de tout dialogue avec une association aussi représentative que la nôtre, dialogue qui est le fondement de la démocratie. M. Marques pense-t-il que les critiques que nous portons, la multiplication des constructions sans plan d’ensemble, la disparition de tant de jardins et des grands arbres, l’étroitesse des trottoirs ne soient pas partagés par beaucoup d’Aulnaysiens ? Nous sommes leur porte-parole. Et nous pensons que tous les équipements publics, qu’ils soient même culturels, font partie de notre environnement.

Dans quels type de régime politique menace-t-on ceux qui expriment des opinions critiques ?

M. Marques considère que tout communiqué d’Aulnay Environnement qui ne se bornerait pas à la question du fleurissement et du sort des petits oiseaux « peut être  assimilé à une dépense électorale de soutien à une liste d’opposition, et donc constituer un financement illégal de campagne. » et il nous menace de nous dénoncer à « la Commission nationale des comptes de campagne et à toute juridiction compétente ». Non, M. Marques, nous ne considérons pas que tout passe par un financement quelconque. Nous ne demandons d’argent à personne pour nos communiqués.

Monsieur Marques, dans quel pays s’efforce-t-on ainsi de museler toute parole critique ?

Ce genre de pays n’est pas notre modèle, et nous ne céderons pas à votre menace.

ValFrancilia/Ballanger

Avis d’Aulnay Environnement sur la ZAC Val Francilia

1/La concertation

Si les balades urbaines se sont bien déroulées, la réunion de lancement, sous le contrôle des élus, a été menée de façon lamentable, en monopolisant la parole durant une longue suite d’exposés qui suscitaient de nombreuses interrogations impossibles à exprimer, avant de proposer à la vingtaine de participants de poser leurs questions par flashcode !

2/ les limites de la ZAC

Il manque à la présentation une caractérisation de l’ensemble de cet espace périphérique reposant sur une analyse historique : le passage tardif et plus ou moins bien contrôlé du statut d’espace agricole à espace urbain, essentiellement commercial ou voué à la logistique, et parfois dégradé.

C’est ainsi un espace de relégation sociale, où se trouvent deux hôtels sociaux regroupant des personnes en situation précaire, pour lesquelles l’accès aux écoles, en particulier, est problématique.

Or il apparaît que les limites de la ZAC Val Francilia ne vont pas jusqu’aux frontières de la commune, au-delà de l’autoroute A1, où se trouvent les 2 hôtels sociaux, rue Copernic et rue Robert Bremond. Cette extrême périphérie est-elle donc vouée à être abandonnée à elle-même ?

Même dans la zone de la ZAC, les problèmes sociaux sont largement ignorés. Plusieurs commerces importants y sont présents, dont la gamme de produits est destinée à une population aux revenus modestes, avec des attentes spécifiques (BUT, Hmarket, etc. ) , la zone de chalandise s’étendant sur la Rose des Vents. C’est aussi un site de distribution et de stockage des Restos du cœur. Comment est envisagé le maintien de ces activités ou services qui ne risquent pas de devenir inutiles ? Comment est envisagée la circulation, souvent faite à pied, depuis la Rose des Vents, et jusqu’au centre O’parinor, où se trouve l’enseigne discount ATACADAO, qui se revendique adapté aux « zones populaires » ?

3/ Les équipements

Le dossier parle de nouveaux logements, mais quid des écoles, crèches, maisons médicales ?

Une telle ZAC pourrait être l’occasion d’étudier la possibilité d’équipements culturels modernes, qui est l’une des grandes carences de la commune, alors que d’autres villes du territoire (Drancy, Tremblay) , pourtant moins peuplées, se dotent de grands équipements culturels. Le seul équipement culturel moderne de toute la commune, l’espace Jules Verne, de dimensions au demeurant modestes, juste à la mesure du quartier Balagny, se trouve à l’extrême sud de cette vaste zone.

Quels équipements spécifiques de loisirs et de culture pour la jeunesse ? pourquoi ne pas saisir l’occasion pour implanter une micro-folie ? À noter qu’autrefois dans la zone des Mardelles, il y avait un Centre d’Art Contemporain. Sur son emplacement, vient d’être déposé un projet de construction consacrée à des activités industrielles et de stockage.

4/ les déplacements

Débouché d’un nœud autoroutier, et traversé par un flux de camions appelé à s‘intensifier vers les zones d’activité, le carrefour de l’Europe est déjà un « point noir ». La situation ne peut que s’aggraver avec la mise en service de la gare du Grand Paris et la création annoncée dans le PLUI de 2400 logements. On prône les « circulations douces », alors qu’aucun parking de délestage n’est prévu à la sortie des autoroutes. C’est un problème de première grandeur, concernant tous les Aulnaysiens, qui mériterait de voir la population associée à la réflexion. Or les demandes de création d’un groupe de travail ouvert aux Aulnaysiens ont été obstinément repoussées par les responsables. Une fois de plus à Aulnay se manifeste le refus absolu des élus à associer les citoyens à la transformation de l’espace où ils vivent, là où d’autres élus, dans d’autres communes de la Métropole, quelle que soit leur appartenance politique, sont convaincus que « rien ne peut se faire sans la population ». Par ailleurs, on ne peut que se réjouir du projet de nouvelle voie de désenclavement, de la Fosse à la Barbière jusqu’à Balagny.

5/ Le stade du PSG

On doit déplorer l’obstination des élus à contraindre les maitres d’œuvre à prendre en compte l’implantation d’un stade du PSG, une lourde hypothèque pour la réflexion d’ensemble sur le site, alors que cette hypothèse est hautement improbable. Elle divise la population. Là aussi, une consultation serait opportune.

Actions

QUAND J’ENTENDS LE MOT « CULTURE »…

Ce n’est rien qu’une histoire triste, car si c’était vrai, ce serait à pleurer.

Imaginez une île, grande comme la 50e ville de France. C’est une île pauvre, très pauvre.

Elle porte des (re)vêtements pleins de trous, que l’on raccommode comme on peut. Ici les trous sont vraiment vicieux, ils reviennent tout le temps.

L’île n’est pas bien propre, car il n’y a pas d’argent.

Les services sociaux, il vaut mieux oublier, car il n’y a pas d’argent.

Pas non plus d’ « exception culturelle » : pas d’argent pour les bibliothèques, elles ont déjà bien assez de livres de CD et de DVD. La bibliothèque principale, hébergée dans la maison d’un curé bienfaiteur, est fermée la moitié du temps. On est trop pauvre pour même imaginer la construction d’une médiathèque.

Pas de salle des fêtes, on se retrouve dans un gymnase des années 30, et pas de maison des associations. Les salles où elles se réunissent donnent l’impression d’avoir le même âge, la peinture s’écaille et les traces de moisi s’obstinent.

Vraiment, l’île est bien triste, au point que l’on s’est dit que le syndicat d’initiative, peut-être trop dynamique, était superflu.

Et pourtant, autrefois, c’était différent. On avait agrandi la bibliothèque, construit un centre culturel, un conservatoire, une école d’art, et une salle de concert dans le nord de l’île. Mais il n’y plus d’argent. Une année, on  donne un coup de peinture, l’année suivante, on remplace quelques fauteuils.

Il y avait un bel équipement moderne le long du chemin de fer, avec un joli nom en « o », mais tout a été complètement rasé car comme dans toute île, il y a des cyclones, très nombreux, qui mettent par terre les belles vieilles maisons et leurs inutiles jardins.

Parfois, on en trouve, de l’argent, en vendant ce qu’on peut. Il y avait un beau terrain dédié à une association canine qui n’avait que 400 adhérents. On le récupère pour faire une « zone  d’activités », et avec l’argent, on construit pour la cacher un bel équipement, torride en été, c’est normal pour une île. Ou on récupère une vieille ferme dans le sud, mais on fait les choses sérieusement : on mène des études qui durent des années pour se rendre compte qu’il faut abattre la plus grande partie des bâtiments, et on fait  alterner les périodes de travaux avec des pauses de plusieurs mois pour être sûr que ça tient bien. L’important c’est que ce soit prêt pour les prochaines élections.

Il y a une autre grosse ferme plus au nord, aménagée il y a bien longtemps pour les associations. Dans la grange la plus grande, il y a une dizaine d’années, on a fait une exposition sur la guerre 14-18. Les murs lépreux et les charpentes poussiéreuses collaient bien avec le thème, mais depuis, on est toujours en 14-18.

Dans l’île, il y a des artistes, mais l’île est trop pauvre pour leur offrir un lieu d’exposition. Il y avait une demeure historique, déjà bien modeste pour une si grande île, au point qu’il n’y a jamais eu de panneau pour guider vers elle les visiteurs, mais elle a en partie brûlé, il y deux ans. Pas d’argent pour la réparer. Plus de lieu d’exposition pour l’école d’art. Qu’à cela ne tienne,  on va leur monter un barnum, dans un coin près du centre culturel.

Dans d’autres îles, on a proposé aux artistes d’exposer dans des locaux commerciaux vacants. Un pouvoir qui pense qu’il a une responsabilité envers les enseignants de l’école d’art, les citoyens et leurs enfants qui s’initient aux arts aurait agi ainsi, dignement, avec respect.  Mais la population est affamée, et c’est cela la priorité : la nourrir, en ouvrant le maximum de commerces de bouche, et se faire côtoyer les « coffee shop » et les marchands de champignons. La culture, c’est du luxe pour les snobs.

Autrefois, il y avait un festival de musique au centre culturel, de grandes expositions et même des concerts classiques dans la mairie. Maintenant, la « maison  commune » est bouclée, question de sécurité. Et c’était vraiment ridicule de dépenser tant d’argent pour des futilités. Il vaut bien mieux mettre le peu qu’on a dans l’aménagement du « Boulevard des commerces de bouche ».

On s’étonnera peut être de voir Aulnay Environnement s’amuser à raconter des fables, mais comme on dit,

MIEUX VAUT EN RIRE QU’EN PLEURER.

ValFrancilia/Ballanger

UN PEU DE LUMIÈRE SUR LES DATAS CENTERS D’AULNAY


Ouvrant l’enquête publique sur le projet de Data Center sur l’emprise PSA, la réunion publique du 28 mai a été exemplaire dans son déroulé, en permettant d’avoir une vue d’ensemble et des points de vue contradictoires qui peuvent alimenter une contribution au registre numérique de l’enquête :
www.registre-numerique.fr/projet-datahills-aulnay-sous-bois
ouvert jusqu’au 17 juin. On peut consulter aussi à cette adresse l’ensemble du dossier

Les promoteurs du Data Center « Data Hills » (Compagnie de Phalsbourg) ont défendu leur projet avec éloquence, en se présentant comme des sauveurs du territoire, alors qu’il s’agit surtout de saisir une belle opportunité. Concernant le choix du lieu d’implantation (à l’extrémité sud-est du site PSA), des arguments imparables : une friche industrielle déjà artificialisée, éloignée des habitations, bénéficiant d’un fort potentiel d’alimentation électrique (pylone n°20), avec une connexion par une ligne enterrée traversant le parc du Sausset (!). Une partie du terrain, revégétalisée, permettra le maintien des espèces protégées qui ont déjà recolonisé le site. Autre progrès : la disparition de bâtiments fortement amiantés. L’argument le plus discutable : la nécessité de répondre aux besoins d’un société en digitalisation galopante. (Le site ne servirait qu’à l’archivage de données, pas à l’intelligence artificielle.)

On rétorquera que c’est ici l’offre qui crée le besoin. Les détracteurs du projet n’ont pas manqué de dénoncer l’influence néfaste des écrans et des réseaux sociaux, en particulier sur la jeunesse, jusqu’à l’ambition de remplacer le rapport humain dans l’enseignement. Certains sont allés encore plus loin, en envisageant l’ensemble de la filière, gourmande en métaux et en terres rares, souvent produits dans des régions du monde où sont ignorés souci de l’écologie et droits humains des travailleurs.

On peut évidemment regretter le remplacement d’une activité apportant du travail à des milliers de travailleurs par une activité peu dispensatrice d’emplois (100 ? 200 ?). Les promoteurs du projet ont beau jeu de répondre que le projet ne concerne qu’une dizaine d’hectares sur un site originel quinze fois plus vaste. Il faudrait connaître combien d’emplois seront mobilisés lorsque sera achevé la reconversion de l’ensemble du site.

L’un des problèmes soulevés par Aulnay Environnement est la récupération de la « chaleur fatale » dégagée par les installations. Quel réseau de chaleur pourra la recueillir ? Et pour quelles zones d’habitation ? Or nous ne sommes en rien informés de l’avancement du projet municipal d’un réseau de chaleur alimenté par l’énergie géothermique, dont la température devrait être très supérieure à celle venue d’un Data Center (70 à 80° contre 35°). Le promoteur s’offre généreusement à financer des pompes à chaleur pour augmenter la température, mais la promesse est vaine, si le projet géothermique n’avance pas en même temps. Or les représentants présents de la municipalité se sont bien gardés d’intervenir pour nous renseigner et nous dire pourquoi il n’est pas prévu que le site « Val Francilia » bénéficie de ce réseau. On voit ici la vanité d’une telle procédure d’enquête publique, fondée sur un principe de transparence (toute relative), portant sur des équipements liés à d’autres aménagements dépendant d’autorités locales plus portées à la propagande qu’à l’information.

Pire : dans son analyse, l’Autorité Environnementale (MRAE) déplore que seuls 2,2% du potentiel thermique des installations pourront être exploités. Dans sa réponse, le porteur de projet indique que jamais, en raison des phases de maintenance et d’un fonctionnement qui ne sera jamais maximal, la production de chaleur sera très inférieure à celle calculée par la MRAE, et que le potentiel thermique exploitable sera porté à 43 %. Il reste que plus de la moitié de la chaleur sera évacuée vers l’atmosphère, dans un contexte de réchauffement climatique. Le prix de nos habitudes de consommation ?

L’étude du porteur de projet juge l’impact climatique négligeable ( + 0,38% dans une hypothèse de chaleur extérieure montée à 40%) Au final, la difficulté d’évaluer l’impact à terme est que les travaux s’étaleront jusqu’en 2040, et qu’on ne peut prévoir quelles évolutions connaîtront d’ici là les machines, et donc la production de chaleur.

Autre information : on parle de l’implantation d’un second Data Center sur PSA. Nous savons grâce à cette réunion qu’il s’agit d’un autre projet, avancé par la société FIFTY, que nous avions déjà rencontrée il y a quelques années lors de l’implantation de l’entreprise CHIMIREC sur PSA. Il s’agissait alors de construire un vaste complexe logistique. Apparemment un Data Center serait une bien meilleure affaire. Nous aurons donc probablement droit à une autre enquête publique.

L’argument ultime des promoteurs du projet, c’est l’apport de taxe foncière pour la commune : 6 à 7 millions. Cela contribuera-t-il à rétablir un budget d’investissement communal notoirement insuffisant ?

Il reste que la municipalité et son agence « La Belle Friche » ont tout à apprendre du secteur privé en matière de « concertation ». Mercredi soir, au lieu de refuser à l’assemblée tout questionnement avant la fin d’un interminable tunnel d’exposés cumulatifs lassants et au terme duquel on a oublié la moitié des questions, on nous a offert une respiration dès la fin du premier exposé pour laisser la parole à l’assistance, ce qui a permis des échanges cordiaux, bien que contradictoires. Au lieu de nous répéter qu’il fallait boucler dans les temps et de bloquer les interventions, on a dépassé l’horaire prévu d’une demi-heure. Au lieu de la frustration imposée, le respect et la courtoisie.


À AULNAY ET SUR TERRE D’ENVOL, IL Y A DES GENS QUI ONT BESOIN D’UNE SÉRIEUSE REMISE À NIVEAU.

élagueur fou
arbres

QUI METTRA FIN AUX MÉFAITS DES ÉLAGUEURS FOUS ?

Notre ville a pour nom Aulnay-sous-bois parce qu’au XIXe siècle, tout le sud de la commune était une forêt. Les quelques grands chênes que l’on peut voir ici et là ne sont pas seulement un témoignage du passé et un véritable patrimoine. Ce sont aussi des acteurs de la biodiversité comme de la lutte contre la pollution et le réchauffement climatique. Sans eux, plus d’oiseaux, plus d’ombre dans les jardins. Les détruire ou les faire mourir est une offense à l’intelligence et à l’intérêt général.

Or la mode de nouveaux propriétaires d’un certain nombre de parcelles est de les faire tailler sur le mode « balayette de WC ». Des « professionnels » totalement incompétents acceptent de tailler des arbres au mépris de toutes les règles de l’arboriculture.

Et on les laisse faire ! A la question posée dans le titre ci-dessus, on peut répondre : certainement pas la municipalité, car les arbres patrimoniaux, elle s’en moque ! Elle a prouvé déjà son mépris absolu de ce patrimoine avec la destruction du plus vieux chêne d’Aulnay, situé sur la parcelle du Centre le Camus, face à l’école Jean d’Ormesson.

Nous avions initié une pétition qui a rapidement recueilli 500 signatures pour demander au Maire de faire en sorte que le promoteur Verrechia préserve ce précieux patrimoine. Nous n’avons jamais eu de réponse, mais dans la semaine, la demi-douzaine d’arbres plus que centenaires ont été rasés, et la parcelle laissée nue durant un an ! Combien d’autres exemples pourrions-nous citer ?

Imagine-t-on que cette municipalité puisse mettre en œuvre, comme nous l’avons demandé avec insistance (et comme elle l’avait promis avant les précédentes élections ! ), un « Charte de l’arbre » pour sensibiliser les propriétaires et les aider à entretenir les arbres en faisant appel à des élagueurs compétents ?

Nous sommes malheureusement impuissants face à ce massacre imbécile.

Aulnay Environnement, avec l’aide du budget participatif du département, a fait ce qui était en son pouvoir : un grand panneau d’information pour un entretien raisonné de nos arbres, visible à l’arrêt Vercingétorix du bus 637

Notre ville, à grande vitesse, perd ce qui faisait son charme, son patrimoine naturel comme son patrimoine architectural, les pavillons anciens.

AURONS-NOUS UN JOUR DES ÉLUS PRÊTS À DÉFENDRE CE PATRIMOINE D’AULNAY-SOUS-BOIS ?

ValFrancilia/Ballanger, ZAC

ZAC Val Francilia: retour au bon sens mais refus constant d’un réel dialogue

Le Val Francilia nouveau est arrivé, avec une bonne nouvelle : le projet dit « Richez », qui serait mieux nommé « Beschizza 1 » car c’est toujours le Maire qui dicte les orientations, est définitivement abandonné. « Beschizza 2 » renonce à construire des logements sur le Parc Ballanger. La victoire de la lutte citoyenne menée en 2019-2020 par les associations Vivre Mieux à Aulnay et Aulnay Environnement est confirmée. La municipalité, sans évidemment l’avouer, se rallie à nos contre-propositions d’alors :

concentrer le projet sur les abords du boulevard Georges Braque, la friche PSA et les zones d’activités : le tiers sud-ouest de la friche PSA rebaptisée Innoval (tout le reste est déjà aux mains de diverses entreprises), la Fosse à la Barbière et Les Mardelles, avec au cœur la future gare.

Restons cependant vigilants concernant le parc Ballanger : le projet de faire traverser le parc par une voie (provisoirement) « douce » n’a jamais été officiellement abandonné. Son intégration au projet est passée sous silence et la fin annoncée de son rôle de « lisière conclusive » interroge.

Les modalités de la réunion du 28 avril à l’espace Jules Verne montrent en revanche que rien n’a changé dans la politique antidémocratique de la municipalité.

  • Verrouillage du débat, avec un long tunnel d’exposés techniques, les orateurs et les thèmes se succédant, en repoussant les questions (on en aura oublié la moitié) en fin de réunion, dont il est rappelé avec insistance que la durée est limitée. On invite les présents à poser leur question par QR code ! Surtout entendre le moins possible la voix des habitants ! Comment s’étonner que la frustration tourne à l’agressivité ? évidemment, le but n’est pas d’établir les conditions d’un échange serein, mais de réduire au minimum la petite fenêtre démocratique imposée par la loi. En face des habitants, des gens qui craignent de devoir lâcher la moindre parcelle du pouvoir et n’ont pas compris l’intérêt d’un échange apaisé.
  • Restriction de l’aire géographique de la « concertation », en situant la réunion dans un lieu excentré, où de surplus il est très difficile de se garer. Comme si l’accès à Parinor et à la future gare ne concernait pas les gens du Vieux pays et du Sud ! Évidemment, une autre réunion dans un lieu central est nécessaire ! Mais l’objectif, qui est de ne rien faire qui puisse favoriser la participation citoyenne était atteint : seulement une vingtaine d’habitants était présents. Et cela va continuer : 2 « balades » urbaines limitées à la contenance d’un autocar, une réunion de synthèse en juillet, un seul « atelier » proposé aux habitants. Selon les habitudes de « La Belle Friche » chargée de la concertation, une procédure imposée qui n’est qu’une parodie.

Un aspect essentiel est resté particulièrement nébuleux : la construction de logements sur cette ZAC. Terres d’Envol dans sa réponse à la MRAE concernant le PLUI, annonce page 9, un projet de 2800 logements sur Val Francilia entre 2025 et 2040. La réunion nous a laissé dans le flou total, en particulier sur le destin du boulevard George Braque : rétrécissement d’une voie départementale actuellement parking pour poids lourds ? Construction de logements sur l’espace ainsi gagné ?

Même flou sur le Carrefour de l’Europe, point noir des communications dans cette zone. Dès 2019, nous demandions un atelier avec les habitants pour y réfléchir, la question est revenue, alors qu’avec la nouvelle gare, les problèmes ne peuvent que s’aggraver. La solution avancée : tout le monde prend les transports en commun ! Et pour la partie du trajet que l’on fait en voiture, où sont prévus les parkings de délestage ? Rappelons que pour les habitants du sud qui voudront monter jusqu’à la future gare, l’anarchie des constructions le long de la rue Jules Princet rend impossible la mise en place d’un bus rapide à haut niveau de service, pourtant prévue depuis des décennies. La réflexion d’un aménagement à l’échelle de la ville brille toujours par son absence.

Un seul point positif à ce sujet : la volonté de détourner une partie du trafic de poids lourds à travers la Fosse à la Barbière par la rue Benoit Frachon. Est-il prévu de la prolonger à travers les Mardelles ? Ce n’était pas clair, et pourtant on nous a parlé, vers le sud, de la desserte de l’Oréal. Dans ce cas, quel franchissement de l’ex N2 ? Un débat réellement ouvert aurait pu permettre d’y voir plus clair. Et ce n’est pas le dossier sur le site de la ville, simple prospectus publicitaire (idem pour les panneaux d’exposition à Jules Verne), qui pourra nous éclairer.

Un point noir qui grève la réflexion sur l’évolution de tout cet espace : l’obstination de la municipalité à faire travailler les équipes sur l’implantation du futur stade du PSG face à Parinor. Tout le monde sait que cela ne se fera pas, et que les problèmes de gestion des accès seraient énormes. L’aubaine est trop belle d’enfumer les habitants avec une coûteuse campagne d’affichage, pour masquer l’absence de perspective d’amélioration de la vie quotidienne des Aulnaysiens.

Une question, venue de responsables du Secours Populaire a fait apparaître une évidence en fin de réunion : l’absence de prise en compte de la vie sociale et de ses problèmes. Pour la municipalité, il n’est question que des entreprises. Pour qui les nouveaux logements ? De standing ou sociaux ? Quels locaux pour les associations, en particulier caritatives, dans une ville où ils sont notoirement insuffisants, et souvent dégradés ? Et quelle place pour la culture ? On nous « balade » avec un stade, mais dans ce projet où sont les équipements culturels ?

Pour nous consoler, il apparaît que la zone d’activités lnnoval sera un vrai paradis pour les écologistes : verdissement intensif avec la plantation de 21 000 arbres (sic), « verdissement » des consommations d’énergie, et larges trottoirs dans la fosse à la Barbière. Si seulement ces magnifiques équipes pouvaient se pencher sur l’aménagement du centre et du sud de la ville, où l’on coupe les arbres et détruit les jardins avec une froide détermination, et où l’on construit des blocs de 5 étages en bordure de trottoirs de 50 centimètres, de quelle ville merveilleuse ne nous feraient-elles pas rêver ?

ValFrancilia/Ballanger

Réunion Publique d’informations ZAC val francilia

Le territoire de Paris terre d’envol et la ville d’Aulnay-sous-Bois lancent une concertation pour mener l’aménagement d’ensemble sur le secteur Val Francilia et permettre la création d’une ZAC, zone d’aménagement concertée.

Nous vous invitons à vous rendre à la réunion publique de présentation qui se déroulera lundi 28 Avril de 18:30 à 20:00 à l’espace jules Verne au 5 rue clément Ader Aulnay-sous-bois (Quartier de Balagny)

Vous pourrez aussi remplir au centre administratif (*) un registre de concertation avec vous remarques et souhaits, ou à l’EPT Paris Terres d’Envol (**)

Il y aura aussi, toujours au centre jules Verne, une exposition du projet du 28 Avril au 14 juin, ainsi que deux ballades urbaines sur inscription

(*) 16 boulevard Félix Faure Aulnay-sous bois
Tél. : 01 48 79 63 63
Direction de stratégie urbaine et résidentielle

(**) 50 allée des Impressionnistes , ZA Paris Nord 2, 93420 Villepinte
Tél. : 01 48 17 02 80

Autres associations

REUNION SUR LA DEPOLLUTION DU CMPP :

Chers Adhérents  et Adhérentes et Amis De l’Association D’ AULNAY ENVIRONNEMENT Jeudi soir 20 Mars 2025 Salle Dumont 2025 à 19H à 22H 

Venez avec les associations qui ont oeuvrés à la mise en place d’une dépollution sous bulles de l’ancienne USINE D’AMIANTE à Aulnay sous Bois qui a mis en danger la vie et le décès d’Aulnaysiens et Aulnaysiennes.       

  • 19 H à 19 H 30  – apéritif, et visite de l’exposition avec Anne (auteur) et Virginie
  • 19 H 30 à 20 H  –  interventions avec l’ordre historique des logos : Nicole, puis tout de suite après François Lafforgue sur le juridique présent et futur, Annie et Virginie, Alain, Séval, Robert (environ 5 minutes chaque)
  • 20 H à 20 H 45 –  débat sur le dossier CMMP depuis 30 ans
  • 20 H 45 à 21 H –  intervention des chercheuses et chercheurs du Giscop 93 sur le projet de site internet dédié

Merci d’avance de votre présence.  

Robert HALIFAX 

Aulnay ENVIRONNEMENT

Invitation à la réunion CMPP
Nouvelles Constructions

FIÈVRE DE CONSTRUCTION ET EAUX SOUTERRAINES À AULNAY

  Les problèmes d’infiltration semblant se multiplier dans notre ville, il serait bon d’avoir à l’esprit une carte qui figurait dans les documents du PLU de 2008, mais que nous n’avons pas repéré dans celui de 2014. Il y est indiqué le niveau de la nappe phréatique à Aulnay :   en vert, les zones où la nappe affleure entre 1m et 2men blanc, les zones où elle affleure entre 2 et 3m.   Nous y avons ajouté (d’après une carte ancienne) le réseau des rivières :     En bleu clair ce qu’on peut appeler le lit mineur, aujourd’hui invisibilisé dans des conduites souterrainesEn bleu foncé, ce qui était autrefois le lit majeur, dans lequel les rivières allaient se répandre en période de crue. Aujourd’hui, il est probable qu’une partie de cette eau s’écoule autour des canalisations et dissout le gypse.

On peut constater que sous la plus grande partie de notre ville, l’eau est proche de la surface, ce qui justifie des précautions en matière de construction. Pendant longtemps, la réglementation interdisait les sous-sols enterrés à plus d’un mètre.

À présent que se multiplient les constructions de gros immeubles avec 2 ou 3 niveaux de parking, se multiplient en même temps sur toute la surface des parcelles les cuvelages (plus ou moins étanches) de ces sous-sols qui détournent la circulation souterraine des eaux vers les constructions voisines.

Nous vous invitons donc à nous signaler, sur notre site aulnayenvironnement.fr les cas d’infiltration, et nous demandons en même temps à la municipalité d’organiser

UNE RÉUNION D’INFORMATION SUR CES PROBLÈMES

(Ce qui devrait évidemment se faire dans le cadre des Conseils de Quartier S’ils fonctionnaient dans l’esprit de la Loi)

Conseils de Quartier

VENEZ DÉBATTRE AVEC NOUS DE LA DÉMOCRATIE DE PROXIMITÉ

Dans quelque mois commencera la campagne pour les élections municipales. Les partis préparent leur programme, quand ils ne travaillent pas déjà à valoriser leur bilan.

Il est temps de travailler à l’élaboration d’un projet écrit sur lequel nous demanderons aux candidats de se prononcer.

Trois sujets nous préoccupent particulièrement :

  • Comment faire participer les habitants à la construction de la ville ?

C’est tout le problème de la vitalité de la démocratie de proximité, entre autres, le fonctionnement des Conseils de Quartier, mais aussi la restauration du Conseil Économique, Social et environnemental.

  • Quelle ville voulons-nous ?

C’est tout le problème d’un urbanisme maîtrisé, non seulement dans le type de construction et la densification, mais aussi dans l’aménagement des « axes structurants » et la maîtrise des modes de déplacement. Une réflexion qu’il faudra mener quartier par quartier.

  • Comment faire face au dérèglement climatique ?

C’est aussi bien le problème de l’imperméabilisation des sols que celui de la renaturation de nos cours d’eau et de la mise en œuvre d’une Charte de l’arbre, dans le cadre d’une lutte contre la multiplication des îlots de chaleur.

Voici de quoi occuper facilement toute une année.

Nous vous proposons donc de vous joindre à nous mardi

4 Mars à partir de 20h

Foyer Dumont, 1er étage

THÈME :  LA DÉMOCRATIE DE PROXIMITÉ