Il y a deux ans, le département ouvrait un budget participatif pour financer des initiatives citoyennes. La contrainte était que cela ne pouvait concerner que le foncier départemental, dont fait partie la PMI de l’avenue Jean Jaurès. Grâce au département et à son personnel, Aulnay Environnement a donc pu concrétiser un peu son projet de sensibiliser les Aulnaysiens à la protection des arbres du parc privé.
Reste à convaincre les promoteurs, et surtout nos élus !
À quand une Charte de l’Arbre assortie d’une commission mixte dotée d’un budget pour sensibiliser tous les propriétaireset les aider à entretenir un patrimoine qui profite à tous ?
Le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, https://plui.paristerresdenvol.fr/un-projet-pour-le-territoire), qui, comme le PLU, mais à l’échelle du Territoire Terres d’Envol, traduit un projet global d’aménagement et d’urbanisme et fixe en conséquence les règles d’aménagement et d’utilisation des sols, entre dans sa dernière phase : celle des réunions publiques de clôture de la concertation. Le PLUI détermine évidemment le PLU de chaque ville du territoire. Que cette « concertation » ne soit qu’une parodie de co-construction, nous le savons déjà, mais dans cette dernière phase, l’équipe au pouvoir à Aulnay y va vraiment très fort.
Terres d’Envol (366 000) comprend Aulnay-sous-Bois, Drancy, Dugny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Sevran, Tremblay-en-France, Villepinte. La population la plus importante (plus d’1/4) est celle d’Aulnay, qui occupe une place centrale, et Bruno Beschizza, notre maire, en est le Président.
Alors que dans d’autres territoires du 93, comme Grand Paris-Grand Est, il y aura eu au total 42 réunions, soit 3 par communes, il y en aura eu une seule à Aulnay, dans un coin de Chanteloup, sans publicité ni vidéoprojecteur (5 participants, dont 3 d’Aulnay Environnement), au cours de la phase de consultation.
Pour la phase de conclusion, 2 réunions publiques sont prévues :
Mercredi 31 janvier à 18h30, École de la Pépinière à Villepinte – Boulevard de la Pépinière, 93420 Villepinte
Jeudi 1er février à 18h30, Espace Eiffel au Blanc-Mesnil – 156 Avenue Charles Floquet, 93150 Le Blanc-Mesnil
Et une « réunion » en visio-conférence le mercredi 7 février à 18h30 (lien à venir)
Attention : il faut s’inscrire, (http://tinyurl.com/PLUiPTdE) et vous n’avez droit d’assister qu’à une seule réunion !
À Aulnay, pas de réunion, pas d’information sur Oxygène, et le site renvoie à celui du Territoire.
COMMENT MIEUX SIGNIFIER LE MÉPRIS DE NOS ÉLUS POUR L’INFORMATION ET LA PARTICIPATION DES HABITANTS
Dans le dernier numéro d’Oxygène, on peut lire, page 10, que la population d’Aulnay « évolue deux fois moins que tout le département ». Sous les mandatures Beschizza, c’est tout simplement faux.
Déjà, on peut se poser des questions sur le sérieux de la publication, quand on lit que 11% et 1%, c’est comparable ! Il y a quelqu’un qui n’a pas bien relu sa copie. Ensuite, tout est dans le choix des dates. L’honnêteté intellectuelle, concernant la défense de la politique municipale, qui est le fond du propos de ce dossier, aurait été de choisir des dates correspondant aux deux mandatures Beschizza, soit depuis 2014. Pour cette période, que dit l’INSEE ?
AULNAY
1990
1999
2009
2014
2020
% 20142020
Dépt93
2009 (en millions d’hab)
2014
2020
% 20142020
Population
82314
80021
82525
82 314
86 485
+5%
1, 515
1,571
1,655
+5%
(hab/km²)
5081
4939
5094
5081
5339
Mandatures ABRIOUX, GAUDRON, SEGURA
MandaturesBESCHIZZA
L’augmentation de la populationest la même à Aulnay et dans le 93
La date retenue par Oxygène englobe donc une période où la croissance de la population d’Aulnay était nulle, avec, certaines années, un recul. Or, garder une population stable, cela n’est pas bon pour une ville, parce que cette stabilité repose sur l’exil des jeunes actifs, et le poids croissant des personnes âgées :
AULNAY
2009
2014
2020
15 à 29 ans
21,6
20,6
20,6
30 à 44 ans
20,4
19,3
20,1
45 à 59 ans
19,0
19,1
18,3
60 à 74 ans
10,5
11,4
12,1
75 ans ou plus
5,0
6,3
5,6
C’est que pendant des années, on n’a presque rien construit à Aulnay ! Il fallait donc absolument construire, pour conserver et attirer les jeunes actifs, et c’est ce qu’a compris l’équipe SEGURA, qui a voulu jouer les bons élèves, et suivre les injonctions gouvernementales. Un choc pour les Aulnaysiens, peu soucieux du déclin de leur ville, ce que l’équipe Beschizza a su exploiter, en faisant campagne contre le bétonnage, avant de s’y lancer à corps perdu.
Mais la majorité des villes ne parvient pas à construire autant que le voudrait le gouvernement, parce que c’est impossible. L’équipe Beschizza n’a donc aucun mérite à être en dessous des attentes officielles.
FIDÈLE À SA POLITIQUE DE COMMUNICATION, L’ÉQUIPE MUNICIPALE RÉPOND À CÔTÉ : LE PROBLÈME N’EST PAS COMBIEN ON CONSTRUIT, MAIS QUOI, COMMENT, ET OÙ ! LE PROBLÈME, C’EST QU’IL N’Y A PAS À AULNAY DE PLAN CONCERTÉ D’URBANISME, MAIS UN TERRAIN DE JEU SANS CONTRAINTES POUR LES PROMOTEURS !
Comme nous l’avions indiqué, la mise en place d’une concertation sur le centre gare n’est en rien le signe d’une conversion soudaine de la municipalité aux vertus de la démocratie. C’est une obligation légale lorsqu’on met en place une ZAC (Zone d’Aménagement Concerté). Le but d’une ZAC est de pouvoir se retrancher derrière un prétendu intérêt général et d’avoir toutes facilités pour faire céder les propriétaires récalcitrants et associer les agents économiques à la transformation de la ville.
Une chose qui aurait pu nous inciter à voir dans cette soirée le début d’une véritable démarche démocratique aurait été de fournir à toute l’assistance un document papier avec au moins le périmètre du territoire concerné. Comme d’habitude, nous avons eu droit à un powerpoint à peine lisible.
Aulnay Environnement, une fois de plus supplée à la carence de la municipalité en matière d’information, en présentant ici ce périmètre. Nous attendons que le powerpoint soit consultable sur le site de la ville. Et qu’on réponde à nos questions sur la 2e tranche de l’énorme immeuble place de la gare, sur les arbres du boulevard de Strasbourg ou le devenir du parc Dumont qu’on veut rendre « plus visible ».
Nous avons vu en scène les principaux acteurs du théâtre d’ombre qu’est une concertation légale et toute formelle :
Les élus
Les techniciens de la Mairie et du Territoire Terre d’Envol
Les bureaux et agences extérieures, principalement une représentante de « La Belle Friche », chargée d’organiser la concertation et d’en faire la synthèse.
L’élu a fait une introduction conforme à la tradition : tout ce que la municipalité accomplit est admirable, comme la destruction de l’Espace Averino dédié à la vie Associative au profit d’une opération immobilière et son remplacement par les locaux de la ferme Garcelon, beaucoup plus petits, les services étant « regroupés » en les dispersant sur l’ensemble du territoire (sic).
Le technicien de la ville a consciencieusement présenté le travail dont on l’a chargé, l’état des lieux, évidemment consternant : circulation et stationnement difficiles, cheminements piétons et vélos peu aisés, ensembles immobiliers parfois dégradés éloignés des nouvelles normes énergétiques et des normes d’accessibilité, des espaces verts vieillissants et peu visibles, des commerces parfois inadaptés et peu accessibles.
La conclusion logique semble de raser le centre gare pour tout reconstruire. Mais nous le savons, cela a bien commencé : le powerpoint met en valeur les opérations des promoteurs Boulevard de Strasbourg, angle Tournadour /route de Bondy, ou encore rue du docteur Roux, dont on ne voit pas en quoi elles tiennent compte de la nécessité d’améliorer la circulation et les cheminements doux puisqu’elles sont toutes construites au ras de trottoirs notoirement trop étroits. Mais il s’agit là « d’opérations de qualité », en faveur « des jeunes actifs » ! Les propriétaires des petits pavillons peu « qualitatifs » de la rue Jules Princet doivent s’attendre au pire.
Soyons clairs : la commune n’a pas les moyens de remédier aux problèmes comme la coupure nord-sud, ni la volonté d’améliorer le déplacement des piétons et des vélos, ce qu’elle aurait pu faire depuis longtemps, en commençant par ne pas décider seule en 2015 d’un PLU permettant de construire à l’alignement, en dépit de nos demandes.
LE SEUL RÉSULTAT DE CETTE ZAC SERA DE FACILITER ENCORE LES ENTREPRISES DE CERTAINS PROMOTEURS.
La zone d’aménagement concerté (ZAC) est une zone à l’intérieur de laquelle une collectivité publique (ou un établissement public) intervient pour aménager et équiper des terrains, notamment ceux qu’elle acquiert pour les céder ensuite à d’autres opérateurs, publics ou privés. Cette opération permet l’édiction de règles d’urbanisme particulières à la zone et fait participer les aménageurs aux dépenses liées à la réalisation des équipements publics. La concertation préalable prévue à l’article L. 300-2 doit être engagée dès le début du projet par une délibération qui précise les objectifs poursuivis et les modalités de concertation.
Ce que nous en pensons :
La municipalité n’a aucun mérite à organiser une concertation, c’est obligatoire
L’attente des habitants : une concertation a eu lieu en 2017, qui a donné lieu à 476 contributions (source : conseil de territoire), mais comme aucune synthèse n’a été publiée, nous ne pouvons pas savoir si le projet tient réellement compte des vœux des habitants, ou simplement des appétits des promoteurs
Les abords de la gare RER sont déjà lourdement impactés par le projet « Villa Levanto » lancé en 2021 et dont une première tranche est en construction sur la rue du docteur Roux, projet immobilier qui ne s’intègre à aucune réflexion d’ensemble sur « l’amélioration du cadre de vie ». Comment justifier maintenant la prétention à une vue d’ensemble du quartier ?
Ou est-ce que tout simplement la mise en place d’une ZAC ne serait pas surtout faite pour faciliter l’expropriation de commerces récalcitrants ?
Nous demanderons :
L’accès aisé aux documents plans, (cartes) permettant d’apprécier l’étendue du projet et leur publication sur le site de la ville
Quelle réflexion en commun avec la SNCF, détentrice d’une emprise considérable dans le secteur ?
Quel est l’avenir des platanes qui sont un ornement essentiel du boulevard de Strasbourg ?
Nous exigerons que la facilitation des mobilités soit le principe fondamental de la ZAC :
mobilité des piétons et élargissement des trottoirs, (en contradiction avec le projet Villa Levanto) et donc construction en retrait
Accueil des usagers des transports collectifs (Abribus, gare routière digne de ce nom)
Reconstruction du Parking d’Intérêt régional, en partie en souterrain
Que soient prises en compte toutes les attentes des habitants, en particulier celles des parents qui voient disparaître les aires de jeux pour les enfants, élément essentiel pour l’attractivité d’un « centre ville », les aires du parc Dumont étant insuffisantes.
Que le développement des « commerces de bouche » ne soit plus le souci primordial de la municipalité, mais qu’une attention particulière soit apportée au maintien ou au développement des « commerces rares » : librairie, presse ou mercerie.
UNE ZAC POUR LES HABITANTS, OU POUR LES PROMOTEURS ?
Apprécier un tel projet n’est pas aisé, tant les aspects à prendre en compte sont nombreux. Relevons en un parmi d’autres : la place et la gestion de l’eau dans la ville. La CLE (Commission Locale de l’Eau) vient de rendre un avis favorable, mais avec de sérieuses réserves.
Elle considère en particulier que la surface permettant l’infiltration des eaux de pluie est trop modeste.
Les espaces de « pleine terre » (16%) sont insuffisants, de nombreux espaces verts étant prévus « sur dalle », les cheminements piétons sont imperméabilisés
Absence de dispositifs visant à réduire la consommation en eau potable, ni de réseau permettant la réutilisation des eaux pluviales
Le projet se trouve sur le tracé du ru du Sausset aujourd’hui canalisé et enterré. Les autorités environnementales prônent, autant que possible, le retour des cours d’eau en surface. Il faut pour cela respecter une zone non constructible de 15 mètres de part et d’autre des cours d’eau, qu’ils soient en surface ou enterrés. Or le projet prévoit d’implanter des bâtiments sur cette zone qui pourrait être une trame bleue. Entre la rue Utrillo et la Nationale 2, dans le prolongement du parc du Sausset, on aurait la possibilité de conduire une opération de renaturation ambitieuse, sans renoncer à construire, mais en respectant certaines limites.
Les conseils des spécialistes de l’environnement seront-ils entendus ? L’adaptation de la ville au dérèglement climatique par la restauration d’espaces naturels qui atténuent l’effet des canicules et des inondations sera-t-elle sérieusement prise en compte ?
Que faire lorsqu’on a approuvé un permis de construire dont on n’a même pas vu qu’il ne respectait pas le règlement du PLU, de sorte qu’Aulnay Environnement et Q.C.B.E. ont attaqué le projet et qu’on a été obligé de le retirer ?
Qu’à cela ne tienne, il suffit le changer le règlement ! La 4e modification du PLU d’Aulnay-sous-bois, déjà approuvé par le Conseil de Territoire, permet de calibrer précisément le règlement sur le projet du promoteur !
imposer rue Jean Jaurès « ce signe architectural ponctuel » :
« il sera possible de créer un élément architectural marquant dans un plafond de hauteur de 16 mètres » (p6/11)
Ainsi on se dispense des règles auxquelles le règlement contraint le simple citoyen, qui dans la zone UG ne peut élever de nouvelle construction au-delà de 11m. Mais ne boudons pas notre plaisir de pouvoir bénéficier d’un si bel embellissement de notre paysage urbain ! Cela valait bien une modification du PLU !
Mettre les places de parking à la portion congrue :
La modification du PLU indique que pour une « résidence senior » d’une centaine de logements, avec des services spécifiques pour cette tranche d’âge, « le nombre d’employés (est) éventuellement inconnu lors du dépôt de la demande d’autorisation» (p 7/11). Il suffit de consulter sur le net les effectifs dans certaines résidences senior : une vingtaine de personnes! Alors que nous avions relevé l’insuffisance du nombre de places de parking, il est encore réduit au minimum : au lieu de « 1 place pour 3 employés + 1 place pour 200m2 de SDP (Surface De Plancher) », on exigera juste « 1 place pour 250 m2 de SDP ». Soit pour l’ancien projet de 5000m2 : 25 places + places employés. On tomberait à 20 places ! Les employés imprévisibles, les résidents et les visiteurs n’auront qu’à se garer dans une rue déjà saturée. Ou sur les trottoirs, comme c’est la coutume de laisser-faire à Aulnay !
Cependant, quelques articles n’ont pas pu être changés :
«Toutes les façades doivent être conçues de sorte à ne pas porter une atteinte excessive à l’unité architecturale de leur environnement bâti ». (article 11/2.3). Les participants au Conseil de Quartier s’étaient précisément scandalisés de l’aspect d’un projet dont la volumétrie, les matériaux et les teintes sombres étaient en rupture complète avec le bâti environnant.
« La vue sur les cœurs d’ilots doit être conservée pour les façades (…) présentant un linéaire supérieur à 20 mètres ». Or le projet qu’Aulnay Environnement et Q.C.B.E. ont combattu avait une façade de 80 mètres !
Le nouveau projet tiendra-t-il compte du refus des riverains de voir implanter en plein quartier pavillonnaire un ensemble digne des casernes qui ont fleuri dans toutes les villes des l’Est de la France à la fin du XIXe siècle ?
Est-ce cela, l’intention affichée de « défendre la zone pavillonnaire » ?
Il reste un point essentiel : cette « résidence senior » qui n’est pour l’instant qu’une opération immobilière privée remplaçant un établissement public dépendant du Centre Communal d’Action Sociale (Les Cèdres) peut-elle être vraiment assimilée à un CINASPIC (Construction ou Installation Nécessaire à un Service Public ou d’Intérêt Collectif) ? C’est en effet sur cette dénomination que repose la justification de ces modifications.
Nous serons très vigilants sur le nouveau permis de construire dont nous espérons, lorsqu’on en demandera la communication, qu’on ne nous dira pas, comme pour le précédent : « on ne sait pas où il est !»
QUAND LES ÉLUS VOUDRONT-ILS BIEN ASSOCIER LES AULNAYSIENS À LA TRANSFORMATION DE LEUR VILLE ?
Le Tribunal Administratif de MONTREUIL, par son ordonnance du 19 novembre 2023, condamne la Commune d’Aulnay-sous-Bois et la société bénéficiaire de l’autorisation de construire (le promoteur) à verser la somme de 1.000 € à chacune des deux associations, Aulnay Environnement et Q.C.B.E, soit 2.000 €.
Cette somme est loin de couvrir nos frais, mais elle contribue à légitimer notre bon droit. Il est malheureux que le budget communal soit amené ainsi à financer une action en justice à la suite du dépôt d’un permis de construire indéfendable en droit et surtout contraire aux vœux que les riverains ont exprimé en Conseil de Quartier.
Que les Aulnaysiens se rassurent : cette somme servira à financer notre action, qui consiste entre autres à les informer de tout ce que la municipalité ne veut pas que l’on sache, et à porter leurs aspirations au développement d’une ville conçue avec eux, et non contre eux.
Il ne faut pas rêver : la municipalité n’en tire pas la conclusion qu’il faut dialoguer.
Seul le rapport de force compte pour elle, et elle a tous les moyens d’imposer sa volonté, tout simplement en changeant le règlement du PLU pour rendre son projet inattaquable.
Dans leur principe, les Conseils de Quartier sont des assemblées délibératives qui proposent des améliorations pour la vie quotidienne de chaque quartier.
Cela, l’équipe Beschizza ne l’a jamais accepté. La démocratie, le débat contradictoire, c’est insupportable pour nos élus. Ils ont donc fait des Conseils de Quartier un lieu où les élus contrôlent tout et remplacent la concertation par la propagande.
Mais leur système, qui s’apparentait à la conférence de pressea commencé à se gripper, et M. Cahenzli s’est trouvé face à des assemblées devenues hostiles, exaspérées de constater jour après jour l’émergence de projets contraires aux aspirations des habitants.
Il fallait donc trouver autre chose qui permette l’éclatement du groupe et empêche le développement d’une dynamique de contestation dans un lieu fermé.
C’est fait : on va « balader » les Aulnaysiens. La « balade » présente de nombreux avantages :
Éclatement du groupe : chacun marchant à son rythme, plus de « dynamique de groupe »
Plus de risque de scandale : à l’extérieur, ce serait une atteinte à l’ordre public.
Plus de séances interminables : dès qu’on s’arrêtera un peu longtemps, les gens se fatigueront vite et pourront s’éclipser discrètement
Plus de prise de parole critique des opposants, on ne les entendra pas, et dès que le sujet dépassera leur pas de porte, les gens s’en iront
Sélection des participants : seuls les bons marcheurs viendront
Et en cas de mauvais temps, un bon prétexte pour reporter « sine die ».
Le non-dit de ce projet : c’est qu’il n’y ait personne ou presque, pour pouvoir dire que les Aulnaysiens sont satisfaits, puisqu’ils restent tranquillement chez eux. La forme actuelle des Conseils de Propagande ayant déjà dégoûté bon nombre d’Aulnaysiens, c’est le coup de grâce pour la « démocratie de proximité ».
Ne nous y trompons pas : la circulaire de la Direction de la Démocratie de Proximité présente hypocritement ces balades comme «le prolongement de la série des conseils de quartier », mais la lettre jointe du maire parle d’une « évolution du format de nos rencontres ».
IL S’AGIT TOUT SIMPLEMENT DE SUPPRIMER LES RÉUNIONSDES CONSEILS DE QUARTIER, ET D’EMPÊCHER TOUTEFORME AUTHENTIQUE DE « DÉMOCRATIE DE PROXIMITÉ » !