Place Abrioux

Réponse à la Lettre de Monsieur SOUMY 07/02/2020

M. SOUMY

Direction des Services Techniques

Mairie d’Aulnay-sous-Bois

Monsieur le Directeur,

Nous avons bien reçu votre lettre du 23 janvier, et nous sommes au regret de vous dire que sans doute délibérément, vous ignorez le sens des mots. Vous prétendez que nous apportons « une nouvelle fois » de la « désinformation auprès des Aulnaysiens ».

Relisez, je vous prie,  le texte publié sur les blogs aulnaysiens. Nous avons bien pris soin d’user de la plus grande prudence : « il n’est pas sûr », « des bruits courent » « on est très tenté de prêter foi à ces rumeurs ». Et dans le 6e paragraphe, nous attendons qu’on nous fournisse une explication.

Sans doute allez-vous nous répondre qu’avant de poser la question sur les blogs, nous aurions dû vous écrire  pour demander une explication. Mais pas du tout, M. Soumy ! C’était à vous de prendre les devants. Par vous, j’entends l’équipe municipale et son chef, car nous le savons, rien ne se fait à Aulnay qui ne découle directement de la volonté du Maire. C’était à vous d’aller au-devant des inquiétudes et des questionnements de la population. Car les responsables de l’action municipale et leurs exécutants ne sont pas de droit divin : ils sont au service de la population. Être au service, cela signifie être à son écoute, tout simplement la respecter.

Vous devez savoir que l’inondation est une hantise pour les Aulnaysiens, véritablement traumatisés par des décennies d’irruption des eaux dans leurs sous-sols. Vous me direz peut-être que vous savez ce qu’est une inondation, mais dans ce cas vous n’en seriez que plus coupable d’absence d’empathie. Vous devez pouvoir comprendre que pour nous, toucher à la nappe phréatique est hautement anxiogène. Aulnay Environnement étant l’héritière d’une « Association des inondés », nous sommes parfaitement dans notre rôle, nous aurions dû être dès le début des interlocuteurs privilégiés.

Le problème, c’est que tout le projet de l’ex-place Camélinat a été un acte de violence continue contre les habitants. Sans consulter personne, on a débaptisé la place,  on a lancé le projet de parking souterrain sans jamais prendre au sérieux une proposition alternative qui n’aurait pas risqué de perturber les équilibres du sous-sol, on a arraché des arbres centenaires en dépit d’une pétition qui a recueilli des centaines de signatures, et pour toute information (je ne parle pas de la propagande sur le bulletin municipal), on a organisé une réunion dans un restaurant, sur invitation ! Mais comment pouvez-vous protester contre ce que vous appelez de la « désinformation » quand le mépris des habitants a été si constant ?

Nous prenons acte des informations que donnent votre lettre, mais qui viennent bien tard. Nous sommes soulagés d’apprendre que la nappe ne pénétrera pas dans ce parking grâce au cuvelage,  mais cela n’apaise pas nos craintes sur les effets de la nappe ainsi contrainte dans les sous-sols des immeubles non cuvelés. Et nous formons le vœu, en cas de très grosses précipitations comme nous en avons déjà connu, que l’eau ait la sagesse de se diriger vers le petit bassin de 76m3 sans céder à la tentation de se déverser le long de la pente d’accès. 

Nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur, en l’expression de nos salutations distinguées.

Pour le Bureau,

Le Président d’Aulnay Environnement

ANNEXE : lettre de monsieur SOUMY

Place Abrioux

AU CAPRICE DU ROI

Samedi matin, on festoyait place Abrioux. C’était le triomphe d’un parti. Un parti qui fêtait la défaite du parti vaincu. C’était la défaite de tous ceux qui pensaient qu’on pouvait supprimer le parking sans arracher les tilleuls, ceux qui par centaines, avaient signé une pétition pour les défendre. La défaite de tous ceux qui prêtaient foi à la lecture du rapport de la commission patrimoniale du département, considérant la place comme de qualité patrimoniale, à préserver. C’était la victoire de l’urbanisme brutal, qui se moque de l’histoire et fait table rase du passé. La victoire d’un parti qui confond démocratie représentative et monarchie de droit divin, et considère tous ceux qui ne partagent pas ses vues comme des grincheux, des nyaqu’à, des fautqu’on, des déclinologues, bref, le parti du mépris de l’avis des autres, ou tout simplement du mépris des autres. Le parti du rouleau-compresseur et du tapis rouge déroulé pour le promoteur. Un parti qui porte au pinacle la trouvaille de son chef : poser des oliviers en pot sur une place, comme symbole de paix. C’est la paix des cimetières. Le cimetière des promesses électorales : « Après diverses études menées en concertation avec la population, je mettrai au suffrage des habitants différents projets qui respecteront le cadre de vie existant ». On nous dira qu’il s’agissait là du terrain de l’hôtel des Impôts, avenue de la Croix Blanche. C’est surtout qu’on était en mars 2014, et qu’il s’agissait de gagner les élections. Il est vrai que la place Abrioux, c’est autre chose. Bruno Beschizza, qui a tout décidé, du nom jusqu’aux plantations, sans rien vouloir entendre, a voulu en faire la vitrine de sa mandature. De ce point de vue, parachuter des arbres poussés à quelques milliers de kilomètres est sans doute une bonne idée.

Nouvelles Constructions

La coupe est pleine !

Certains se sont étonnés qu’Aulnay Environnement n’ait pas publié immédiatement de communiqué après la publication par panneau d’un projet de parking rue du docteur Roux.

C’est que nous sommes las d’être à chaque fois confrontés à un double discours et à une politique d’enfumage systématique. Après l’annonce  tonitruante dans le bulletin municipal d’un projet de Charte de l’arbre,  il a fallu attendre 6 mois pour que soit convoquée la première réunion. Si l’on ne compte pas l’élu et les responsables administratifs, elle ne rassemblait qu’une demi-douzaine d’Aulnaysiens. Le powerpoint qu’on nous a présenté indiquait dès l’introduction que l’esprit du projet était prioritairement d’associer les Aulnaysiens à la politique d’abattage des arbres du patrimoine communal. Nous avons claqué la porte, trop conscients d’être en présence d’une manœuvre électorale, à 3 mois des élections. Il paraît que d’autres sujets ont été abordés. Mais comme la pratique est de ne jamais communiquer par avance de documents écrits détaillant l’ordre du jour pour permettre aux participants à une réunion de préparer les travaux, nous n’en savons rien. Il est évident que le projet de parking, qui suppose l’abattage d’un certain nombre d’arbres, même sans valeur patrimoniale, et qui va aboutir à une imperméabilisation partielle de cette parcelle, aurait dû être soumis prioritairement à la réflexion de ce groupe de travail.

Nous sommes las de constater que tant de choses à Aulnay se font non dans l’intérêt des habitants actuels, mais au profit des promoteurs. Ainsi ce parking est de l’aveu même de la première adjointe conçu pour les riverains. Or il s’agit là d’un quartier encore majoritairement pavillonnaire, où la plupart des maisons sont dotées d’un garage. Et dans la rue, une partie des places de stationnement reste vacante une bonne partie du temps. Il n’est que trop évident que ce parking sera d’abord un argument de vente pour séduire les futurs habitants du projet immobilier prévu juste en face, un projet énorme qui va entraîner la disparition d’un beau et grand pavillon et de quelques arbres magnifiques : sans doute 2 gros immeubles de 5 étages, représentant 3000 m2 de logements.

Nous sommes las qu’on nous chante sur tous les tons l’« Esprit village » alors qu’on laisse partout disparaître les jardins au profit du béton. Nous sommes las d’entendre la propagande municipale nous seriner   qu’ « Aulnay est une ville où il fait bon vivre » alors que les déplacements des piétons sont de plus en plus difficiles et la circulation automobile de plus en plus intense, parce que l’ordre des priorités dans l’aménagement de la ville a été : faire d’abord un PLU donnant toute liberté aux promoteurs, avant de lancer une réflexion sur la circulation automobile avec l’idée aberrante de décourager la circulation de transit, ce qui a abouti à complexifier et à rallonger les parcours sans faire diminuer le nombre de véhicules, pour entamer finalement 3 mois avant les élections une réflexion sur la « circulation douce », alors que les aménagements comme celui du pont de la Croix Blanche ont conduit à en rendre la traversée encore plus dangereuse pour les cyclistes. Qui peut croire que le sort des piétons sera un jour sérieusement pris en compte par cette équipe ?

Nous sommes las de ne recevoir sur des projets essentiels de transformation du paysage urbain que des messages de propagande, sans que jamais les habitants soient associés en amont à leur conception et qu’ils puissent faire part de leur « expertise d’usage ». Nous sommes las de constater que les dirigeants de cette ville soient prioritairement soucieux d’honorer, non un citoyen qui soit l’honneur de la ville mais, trahissant ainsi leur idéal de gouvernance, un personnage de l’histoire de France exemple achevé du pouvoir personnel qui a étouffé la démocratie et la liberté d’expression. Et qui a rétabli l’esclavage !

 Nous sommes las du mépris, de la propagande et du mensonge par omission.

Place Abrioux

Que se passe-t-il sous la place Abrioux ?

Ce qui se passe sur la place Abrioux, nous le savons : une « végétalisation » hors sol qui n’a rien à voir avec les espèces locales, ni avec les façades du début du siècle dernier qui ornent le côté nord de la place ; ce qu’on pourra un jour nommer le « style Beschizza ». Tout étant affaire de goût (nous sommes tentés de dire : de bon goût) et comme les avis sont partagés, inutile de nous étendre sur ce qui nous apparaît comme une belle illustration de l’urbanisme brutal qui à grande vitesse défigure notre ville.

Certains diront que c’est toujours mieux que le parking aérien précédent. Nous leur répéterons qu’une autre solution était possible, celle d’un parking en silo avec façade végétalisée rue des Écoles, à la place de l’ancienne perception. Sa contenance aurait été moins grande, mais il n’est pas du tout sûr que ce parking souterrain soit utilisable au-delà de la moitié de sa capacité, soit l’équivalent du parking d’autrefois. Pourquoi ?

Des bruits courent : le deuxième niveau du parking serait inondé, de même que celui du nouvel immeuble Trevi .

On est très tenté de prêter foi à ces rumeurs : elles sont nourries par les riverains, qui entendent jour et nuit le bruit du pompage.

Venez place Abrioux écouter le doux chant des pompes !

Nul n’ignore que d’autres parkings souterrains sont régulièrement inondés. Ce n’est pas faute d’avoir averti la municipalité que l’affleurement de la nappe phréatique justifiait que l’on y réfléchisse à deux fois.

Mais nous avons affaire à une équipe municipale qui ne peut concevoir qu’on soit d’un avis différent du sien, et que les habitants, qui sont sur place depuis bien plus longtemps que notre maire actuel, puissent avoir une expertise. Il n’a donc jamais été question de leur demander leur avis, puisque la loi permet d’aller contre le bon sens. Nous pouvons faire confiance à l’imagination de la première adjointe pour nous fournir une explication et nous divertir encore : la dernière fois, toute l’eau venait de foreuses ! Avec la fin des travaux, il faudra trouver autre chose.

Autre question : où va toute cette eau ? Dans le réseau des eaux pluviales ! Financés par la Région, des réservoirs ont été crées pour pallier les crues qui affectent depuis des décennies tout le sud d’Aulnay. La surcharge du réseau causée par ce pompage ne va-t-elle pas annuler l’amélioration que l’on pouvait attendre de ces équipements ?  Sans parler de la dissolution du gypse qui va s’intensifier. N’oublions pas que la situation ne fera que s’aggraver : d’autres immeubles vont encore surgir en remplacement du centre Le Camus, et sur le dernier côté de la place, le maire a déjà pré-vendu au promoteur de Trevi le terrain du legs Pecoroni, donné pour des usages scolaires. Et l’eau qui ne parviendra pas à s’infiltrer dans tous ces parkings souterrains se reportera évidemment vers les sous-sols des pavillons et des immeubles anciens. Sans parler de la consommation débridée d’énergie de toutes ces pompes.

De cette équipe d’écologistes de la dernière heure avant les élections, il n’y a qu’une chose à dire : un stage de mise à niveau s’impose !

arbres

Charte de l’arbre : « Green washing » et contrefeu

Lundi 16 décembre, ouverture de la première réunion « Charte de l’arbre » : sur 15 Aulnaysiens invités, 7 présents. En période de grève des transports, maintenir  une telle réunion à 18h30 en dit long sur le souci de s’assurer de la présence des citoyens. Et dès la première image du Powerpoint (dont nous n’avons eu aucune version papier, à la différence du Maire-Adjoint et des personnels administratifs), tout est dit : un montage d’arbres abattus dans les parcs municipaux et d’arbres d’alignement malades. Nous ne sommes pas là pour construire un dispositif de gestion de l’ensemble du patrimoine arboré, public et privé, mais pour nous associer à une politique d’abattage.

Soyons clairs : nous ne contestons pas la réalité des maladies (encore faudrait-il qu’on nous communique les diagnostics précis, sans nous demander de tout croire sur parole), mais si comme on nous le dit, on ne peut rien faire, à quoi sert notre participation ?

Car les maladies naturelles ne sont pas les seuls ennemis des arbres. Il y en a bien d’autres : les nouveaux propriétaires des terrains, en particulier les promoteurs, dont le but est évidemment de rentabiliser au maximum l’espace. Sans oublier l’équipe municipale, qui envisage sans état d’âme de transformer en logements le 1/5e du parc Ballanger et qui est restée sourde à l’appel des 850 pétitionnaires qui demandaient d’épargner les tilleuls de l’ex place Camélinat !

Nous avons posé les conditions à notre  participation à l’élaboration d’un « Charte de l’arbre » :

  • La mise en place d’une commission permanente pour la gestion du patrimoine arboré, compétente dans l’attribution des permis de construire et les projets d’aménagement municipaux.
  • La mise à jour d’un état des lieux
  • Le réexamen du plan d’abattage systématique
  • L’inclusion du patrimoine privé dans la réflexion

Ces préconisations se retrouvent dans les documents mis en application dans un certains nombre de communes. On en trouvera un bon exemple sur le site de la ville de Bondy.

Ces textes relèvent d’une volonté politique affichée dès le départ. Il n’y a rien de tel à Aulnay.

Nous ne doutons pas de la bonne volonté des employés de la ville chargés de l’Espace public, mais leur domaine de compétence reste limité à la gestion du domaine public, à l’exclusion de projets comme celui de la place Abrioux ou du parc Ballanger. La politique globale relève des élus. Sans que cette volonté d’engagement global soit affichée clairement, les travaux du groupe de travail ne peuvent être que l’expression de vœux pieux. On nous accuse de procès d’intention, alors que nous nous contentons de tirer les leçons de l’expérience. Nous avons demandé il y a près de deux ans une telle « Charte de l’arbre ».  Aucune réponse, malgré une lettre de rappel, rien d’autre qu’une réponse verbale d’un maire-adjoint en séance de comité de pilotage de conseils de quartier : « il y a assez de réunions comme ça ! ». Comment faire confiance à une équipe municipale qui nous a traités avec un tel mépris ?

La vérité, c’est que le lancement de cette « Charte de l’arbre » n’est qu’un contrefeu. La municipalité sent combien est traumatisante pour les habitants l’abattage de nombreux arbres. Il s’agit de se donner un vernis écologique à 3 mois des élections municipales.

Aulnay Environnement ne se prêtera pas à cette opération de « Green washing ».

Notre participation ne pourra être effective qu’après les élections, à la condition qu’il s’agisse d’une véritable Charte contraignante pour tous les projets privés ou municipaux.

Place Abrioux

De la place Camélinat à Abrioux Amère et dérisoire victoire

Dans la mesure de ses faibles moyens (notre pétition a tout de même recueilli 850 signatures), Aulnay Environnement a lutté contre le projet jamais soumis à concertation, transformant la place Camélinat en place Abrioux au-dessus d’un parking souterrain. Nous avons fait la proposition d’un parking en silo (avec façade végétalisée) sur l’emplacement de l’ancienne perception, et critiqué le projet de remplacer une vingtaine d’arbres de haute tige par une dizaine d’arbres en pot, à nos yeux bien incapables d’apporter les mêmes avantages en matière d’ombre et de régulation thermique. Sans jamais avoir été écoutés, il semble que nous ayons été entendus sur un point : des végétaux de pleine terre ont été plantés ! Il nous faut vite crier victoire avant qu’on nous accuse, comme pour Val Francilia, d’avoir colporté des « fake news ».

Comme on le voit, la revégétalisation va bon train !

Le projet « ficelé » présenté aux riverains.
Nous avons écrit au maire pour nous inquiéter
de l’effet thermique de cette surface minérale claire en période de canicule,
mais on nous a répondu comme d’habitude,
en « langue de bois », à côté du sujet

Place Camélinat, mi-février 2019Place Abrioux, début décembre 2019

Novembre 2016 :

Des tilleuls centenaires qui respirent la santé

Novembre 2019 :
Un fier olivier bicentenaire
taillé en caniche et acheminé
à prix d’or depuis l’Espagne.
Qui ne voit pas ici le progrès ?

Actions

Stationnement sauvage : Que fait la police municipale?

Mardi 5 novembre, 11h du matin. Comme chaque jour, stationnement sauvage rue Paul Langevin. Qui peut croire que ces automobilistes cesseront de squatter les trottoirs lorsque sera ouvert le parking Abrioux ? Pourquoi iraient-ils dans un parking payant alors qu’ils peuvent impunément occuper l’espace dévolu aux piétons ?  Que fait la police municipale pour lutter contre ce fléau ? Craint-on de contrarier des électeurs ?

Mais les piétons sont aussi des citoyens qui paient des impôts locaux qui servent entre autres à financer une puissante police municipale. Ils devraient en retour pouvoir jouir du droit de circuler librement sur les trottoirs sans mettre en péril leur sécurité parce qu’ils sont contraints de marcher sur la chaussée !

Le stationnement sauvage affecte certes bien d’autres rues de notre commune. Mais la rue Paul Langevin est véritablement un cas d’école. C’est le plus court chemin pour des centaines d’élèves du collège du Parc et de l’école primaire Jean d’Ormesson, mais aussi de la maternelle du même nom.

Pour les parents, la solution de facilité pour assurer la sécurité des enfants : les conduire en voiture !

Et voilà comment le laxisme municipal face à l’incivisme de quelques-uns contribue à pourrir la vie des Aulnaysiens !

arbres, Place Abrioux

LA PLACE ABRIOUX ENFIN REVÉGÉTALISÉE !

Ce 22 octobre 2019 restera dans les mémoires de tous les vrais amoureux de la place Abrioux ! L’olivier promis par le Maire dans son discours inaugural est enfin arrivé ! Réjouissons-nous sans arrière-pensée de voir la nature réaffirmer sa présence dans ce décor devenu entièrement minéral.

Les centaines de personnes qui ont signé  la pétition contre l’abattage des tilleuls doivent reconnaître combien ils avaient tort de s’obstiner à défendre des arbres qui avaient perdu leur droit de cité dans notre ville. Comme notre Maire et ses adjoints avaient raison de traiter de telles initiatives par le mépris !

En effet, dans un contexte de réchauffement climatique et sur un site où l’on pompe frénétiquement l’eau de la nappe, il faut reconnaître combien le choix d’un arbre adapté à la sécheresse est sage et approprié. Et n’oublions pas que lorsqu’on aime, on ne compte pas ! Un olivier vaut bien vingt tilleuls terriblement affectés par les maladies. (Il faudra cependant veiller à ce qu’à chaque voyage en Italie, tous veillent à ne pas ramener  la responsable du « complexe du dessèchement rapide de l’olivier », cette bactérie qui fait rage dans la péninsule !).

Nous cherchons souvent des raisons d’être fiers d’être Aulnaysiens. Voilà qui doit nous contenter. Après nous avoir mis sous le patronage de L’Empereur avec le Cours Napoléon Bonaparte, notre Maire se pose en émule d’Athéna, (justement la déesse de la sagesse) qui offrit l’olivier à la ville qui porte son nom !

Aulnay-sous-bois, la nouvelle Athènes !

La place Abrioux, notre acropole ! Pour ceux qui trouveront ce parallèle trop savant, avouons tout de même notre ignorance : dans quelle mythologie y a t-il un dieu pour le ridicule ?

Actions

NOUS AVONS BESOIN D’UNE COLLECTE DES DÉCHETS VÉGÉTAUX !

Alors que la zone pavillonnaire avec ses jardins s’étend sur plus de la moitié du territoire communal, la municipalité fait depuis des années la sourde oreille aux demandes répétées d’Aulnay Environnement réclamant une collecte des déchets végétaux.

Certes, nous avons une déchetterie, mais elle est à l’autre bout de la ville, et il apparaît que tous les habitants n’ont pas les moyens de s’y rendre facilement.

Les communes voisines des autres territoires ont organisées une telle collecte, avec des sacs recyclables.

Pourquoi pas Aulnay (sous-bois) ? 

Place Abrioux

Quelques compléments à la lettre « Parole d’expert » du 2 octobre :

Alain ORLANDI                                                                                         le 7 octobre 2019

à : AULNAY ENVIRONNEMENT

Sur l’ensemble du territoire d’Aulnay, il n’y a pas besoin de descendre de 2 niveaux de parking pour rencontrer la nappe phréatique, ce constat est fait depuis plusieurs dizaines d’années par tous les services compétents sur la commune et sur le département.

Aller pomper dans les sous-sols dans l’espoir d’assécher des niveaux inférieurs construits en sous-estimation des réalités géologiques constitue une erreur, mais en négligeant ces réalités, cela constitue une double faute.

La première faute est bien connue, c’est l’inondation assurée en cas de fortes précipitations.

La deuxième faute, c’est qu’il faut prendre en compte que le fait de pomper l’eau de la nappe phréatique, entraîne aussi l’évacuation de gypse dissous dans la nappe saturée. La nappe se renouvelant sans cesse, d’autres poches de gypse se dissolvent dans une eau non saturée. Il apparaît alors des excavations de terrains, plus ou moins proches du point de pompage. Plusieurs cas ont été constatés sur Aulnay ou dans les communes avoisinantes au cours des dernières décennies.

Rappel : ce problème de pompage, avec les conséquences sur la dissolution des poches de gypse a été soulevé et condamné lors de la construction de la Grande Nef, place de la gare à Aulnay. Il y a également dans ces sous-sols un pompage permanent, donc d’évacuation de gypse dissous.

L’immeuble situé à l’angle des rues Aristide Briand et Jules Princet et récemment livré comporte également 2 niveaux de parking en sous-sols. La différence avec le parking Abrioux, c’est qu’il est construit dans un espace cuvelé, donc étanche à toute infiltration. Il n’est est pas moins dangereux, car en cas de fortes précipitations et de débordements sur la chaussée comme cela a été maintes fois constaté dans ce secteur, l’inondation arrivera tel un entonnoir par l’entrée du parking.

D’autres constructions en cours ou en projets doivent faire preuve d’une étude toute particulière dans le cas de constructions en sous-sol. En règle générale, il est prudent d’éviter d’enfoncer tout type de construction au sein de la nappe phréatique. Ces recommandations ne sont pas nouvelles, elles sont apparues sur le territoire aulnaysien dès les premiers constats d’inondations dans les années 1970 par l’association des aulnaysiens victimes des dégâts des eaux.