Le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, https://plui.paristerresdenvol.fr/un-projet-pour-le-territoire), qui, comme le PLU, mais à l’échelle du Territoire Terres d’Envol, traduit un projet global d’aménagement et d’urbanisme et fixe en conséquence les règles d’aménagement et d’utilisation des sols, entre dans sa dernière phase : celle des réunions publiques de clôture de la concertation. Le PLUI détermine évidemment le PLU de chaque ville du territoire. Que cette « concertation » ne soit qu’une parodie de co-construction, nous le savons déjà, mais dans cette dernière phase, l’équipe au pouvoir à Aulnay y va vraiment très fort.
Terres d’Envol (366 000) comprend Aulnay-sous-Bois, Drancy, Dugny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Sevran, Tremblay-en-France, Villepinte. La population la plus importante (plus d’1/4) est celle d’Aulnay, qui occupe une place centrale, et Bruno Beschizza, notre maire, en est le Président.
Alors que dans d’autres territoires du 93, comme Grand Paris-Grand Est, il y aura eu au total 42 réunions, soit 3 par communes, il y en aura eu une seule à Aulnay, dans un coin de Chanteloup, sans publicité ni vidéoprojecteur (5 participants, dont 3 d’Aulnay Environnement), au cours de la phase de consultation.
Pour la phase de conclusion, 2 réunions publiques sont prévues :
Mercredi 31 janvier à 18h30, École de la Pépinière à Villepinte – Boulevard de la Pépinière, 93420 Villepinte
Jeudi 1er février à 18h30, Espace Eiffel au Blanc-Mesnil – 156 Avenue Charles Floquet, 93150 Le Blanc-Mesnil
Et une « réunion » en visio-conférence le mercredi 7 février à 18h30 (lien à venir)
Attention : il faut s’inscrire, (http://tinyurl.com/PLUiPTdE) et vous n’avez droit d’assister qu’à une seule réunion !
À Aulnay, pas de réunion, pas d’information sur Oxygène, et le site renvoie à celui du Territoire.
COMMENT MIEUX SIGNIFIER LE MÉPRIS DE NOS ÉLUS POUR L’INFORMATION ET LA PARTICIPATION DES HABITANTS
Présents : René-Augustin BOUGOURD, Lynda BOUTHEON, Christian BAUSSON, Robert HALIFAX, Jean-Louis KARKIDES
Excusés : Christian SCHAAL, Stéphane SCHURK, Jean-Louis SOLBES,Daniel QUEMENER,Michel MORARD
Ordre du jour :
Projet Croix Blanche
L’échange avec des riverains de l’avenue Émile Zola
Les réunions Adaptaville et FNE sur le SDRIF-E
Les contacts avec les jeunes
Les rencontres-débat sur le dérèglement climatique
Questions diverses
Le projet Croix Blanche :
Le 18 décembre 2023, une délégation du bureau a rencontré le commissaire-enquêteur chargé l’enquête publique concernant la 4e modification du PLU d’Aulnay-sous-bois. Un bon contact avec le commissaire enquêteur, qui nous a confié que le choix par la municipalité du statut de CINASPIC (Constructions et Installations Nécessaires Aux Services Publics ou d’Intérêt Collectif) pour le projet Croix Blanche lui avait fait immédiatement soupçonner quelque choses de louche. En effet, ce statut, très vague, laisse les plus grandes libertés aux porteurs de projet. On risque bien de voir le projet revenir sans grande modification. Toute l’argumentation que nous avons développée tombe à plat, car elle ne concerne le permis de construire, qui n’est pas précisément le sujet de la modification. Notre seule requête ne pouvait porter que sur l’affirmation qu’un CINASPIC n’avait pas sa place dans une zone pavillonnaire, ce que nous avons aussitôt déposé sur le registre.
Par ailleurs, l’injonction du Tribunal Administratif de Bobigny faite aux responsables du permis de construire défectueux et finalement retiré à payer 1000€ à Aulnay Environnement et à QCBE pour couvrir (partiellement) nos frais de recours n’a été que partiellement suivie d’effet. Le promoteur a payé, mais pas la municipalité. Un recours à un huissier doit être envisagé avec notre avocate.
L’échange avec des riverains de l’avenue Émile Zola :
Nous avons répondu à des riverains qui s’inquiétaient de voir un voisin construire contre leur pignon. L’étude du permis de construire et du cadastre nous a conduit à conclure que le projet était malheureusement conforme au PLU de 2016. On peut déplorer une nouvelle fois que cette consultation et ces échanges n’ont pas été accompagnés par une adhésion de soutien à notre association.
La réunion Adaptaville :
Organisée par l’Agence parisienne du Climat, cette rencontre entre chefs de services municipaux, universitaires, associatifs et industriels, propose « Un écosystème de solutions d’adaptation au changement climatique pour la ville ». Un détour par le site adaptaville.fr est des plus précieux dans une ville où citoyens et probablement aussi élus, sont maintenus dans l’ignorance.
La réunion SDRIF-E :
Cette réunion organisée par France Nature Environnement a apporté de nombreux éclairages sur le SDIF-E, le Schéma Directeur de la Région Ile de France qui est le document sur lequel doivent s’appuyer tous les projets d’aménagement, en particulier les PLU. Il a été voté par l’assemblée régionale en 2023 et est soumis à enquête publique du 1er février au 16 mars. Tous les habitants de la Région sont invités à y participer sur le site www.registre-numerique.fr/sdrif-e.Les associations écologistes sont en désaccord avec certains choix retenus, en particulier France Nature Environnement, à laquelle Aulnay Environnement est affilié. Ces critiques sont consultables à l’adresse fne-idf.fr/system/files/2023-06/livre-blanc-sdrif_0.pdf
À notre niveau, nous pouvons relayer les critiques suivantes :
Production annuelle de 70 000 logements (augmentation annuelle de la région : 50 000 nouveaux habitants). A Aulnay, nous sommes directement impactés par cette politique de construction qui défigure notre commune et détruit de nombreux arbres et jardins. A noter que la responsabilité de cette exigence, qui est à longueur de page attribuée par nos élus locaux à l’État et aux écologistes, est tout d’abord celle d’une région dirigée par leurs amis politiques !
Aulnay Environnement souscrit entièrement au principe énoncé par FNE : que la construction de logements soit corrélée à création d’emploi, ce qui serait parfaitement cohérent avec l’affirmation de la municipalité qu’Aulnay ne soit pas une ville dortoir.
Dérogation à l’objectif de ZAN (Zéro Artificialisation Nette) décidée par l’État pour 2050. La région se prépare à ne ralentir que modérément les constructions sur les espaces naturels en pleine terre. Dans une ville comme Aulnay, en dehors des parcs municipaux et départementaux, ces espaces sont devenus rarissimes, et la municipalité actuelle les artificialise sans état d’âme : ce fut le cas du vaste terrain du club canin transformé, sans en informer les habitants, en zone d’activité ; ce sera le cas du terrain attenant au stade du Moulin Neuf pour le nouveau commissariat, préféré au projet avancé par l’équipe municipale précédente du côté de Savigny. Et que se prépare-t-il sur le terrain près du vélodrome, si important pour tous les habitants du secteur ? Nous souhaitons que soit appliqué à Aulnay sans délai le principe ZAB, Zéro Artificialisation « Brute », et non pas « Nette », qui permet de compenser l’artificialisation à un endroit par une renaturation ailleurs, ce qui est globalement un miroir aux alouettes)
Polycentrisme mal pensé : Aulnay, 4e ville du 93, est absente du schéma polycentrique, absorbée dans un pôle « Roissy » qui n’a aucune réalité politique et citoyenne.
Tels seront les principaux éléments de notre contribution à l’enquête publique. Nous appelons les adhérents à se documenter et à apporter leur contribution. Nous devrons en informer les habitants, car nous ne pouvons espérer que change la politique municipale consistant à maintenir les citoyens dans l’ignorance.
Rencontre avec des jeunes lycéens
Sollicités par des élèves de seconde pour un entretien en vue d’un exposé, nous n’avons pas encore décidé d’un lieu de réunion.
Les rencontres-débat sur le dérèglement climatique
Il semble que certaines objections longuement exprimées lors des deux réunions à ce sujet soient finalement levées, le patron de la librairie « Folies d’Encre » s’y montrant favorable. On peut donc envisager à terme une rencontre autour du livre (présenté à chaque réunion) de Franck LIRZIN « Paris face au changement climatique », Éditions de l’Aube, 180 pages. Mais à moins que l’on n’y voie qu’une opération ponctuelle et non la première étape d’un cycle, il faut un investissement concerté des équipes des différentes associations concernées, qui n’est pas encore manifeste et donc avec la présence de plusieurs membres de VME. Quant au CADA, à chaque réunion, ses représentants n’ont pas manifesté d’intérêt pour le projet.
Questions diverses : l’aménagement du boulevard de Strasbourg
Un projet d’aménagement est projeté sur le boulevard : la suppression d’une voie de circulation, qui rendrait impossible le stationnement en double file, avec la mise en place d’un stationnement en épis sur les deux côtés de la voie. On ne sait si d’autres aménagements sont prévus. Seuls les commerçants ont été consultés, et leur réaction ne serait pas très favorable. On voit ici une nouvelle fois le procédé favori des la municipalité : l’individualisation et le morcellement d’une information réduite au minimum. On ne s’adresse toujours qu’à un groupe réduit, les professionnels ou à la rigueur les riverains. Mais pas à l’ensemble des usagers, qui comme lorsqu’ils sont piétons, ont une attache territoriale très large. Ainsi pour le commissariat, on va informer les gens du quartier, mais pas tous ceux qui sont impactés par l’artificialisation d’un terrain de sport, à savoir les sportifs, les personnels et les familles des élèves du lycée Jean Zay et du collège Gérard Philipe, qui seront également lourdement impactés en matière de parking et de circulation automobile.
Dans le dernier numéro d’Oxygène, on peut lire, page 10, que la population d’Aulnay « évolue deux fois moins que tout le département ». Sous les mandatures Beschizza, c’est tout simplement faux.
Déjà, on peut se poser des questions sur le sérieux de la publication, quand on lit que 11% et 1%, c’est comparable ! Il y a quelqu’un qui n’a pas bien relu sa copie. Ensuite, tout est dans le choix des dates. L’honnêteté intellectuelle, concernant la défense de la politique municipale, qui est le fond du propos de ce dossier, aurait été de choisir des dates correspondant aux deux mandatures Beschizza, soit depuis 2014. Pour cette période, que dit l’INSEE ?
AULNAY
1990
1999
2009
2014
2020
% 20142020
Dépt93
2009 (en millions d’hab)
2014
2020
% 20142020
Population
82314
80021
82525
82 314
86 485
+5%
1, 515
1,571
1,655
+5%
(hab/km²)
5081
4939
5094
5081
5339
Mandatures ABRIOUX, GAUDRON, SEGURA
MandaturesBESCHIZZA
L’augmentation de la populationest la même à Aulnay et dans le 93
La date retenue par Oxygène englobe donc une période où la croissance de la population d’Aulnay était nulle, avec, certaines années, un recul. Or, garder une population stable, cela n’est pas bon pour une ville, parce que cette stabilité repose sur l’exil des jeunes actifs, et le poids croissant des personnes âgées :
AULNAY
2009
2014
2020
15 à 29 ans
21,6
20,6
20,6
30 à 44 ans
20,4
19,3
20,1
45 à 59 ans
19,0
19,1
18,3
60 à 74 ans
10,5
11,4
12,1
75 ans ou plus
5,0
6,3
5,6
C’est que pendant des années, on n’a presque rien construit à Aulnay ! Il fallait donc absolument construire, pour conserver et attirer les jeunes actifs, et c’est ce qu’a compris l’équipe SEGURA, qui a voulu jouer les bons élèves, et suivre les injonctions gouvernementales. Un choc pour les Aulnaysiens, peu soucieux du déclin de leur ville, ce que l’équipe Beschizza a su exploiter, en faisant campagne contre le bétonnage, avant de s’y lancer à corps perdu.
Mais la majorité des villes ne parvient pas à construire autant que le voudrait le gouvernement, parce que c’est impossible. L’équipe Beschizza n’a donc aucun mérite à être en dessous des attentes officielles.
FIDÈLE À SA POLITIQUE DE COMMUNICATION, L’ÉQUIPE MUNICIPALE RÉPOND À CÔTÉ : LE PROBLÈME N’EST PAS COMBIEN ON CONSTRUIT, MAIS QUOI, COMMENT, ET OÙ ! LE PROBLÈME, C’EST QU’IL N’Y A PAS À AULNAY DE PLAN CONCERTÉ D’URBANISME, MAIS UN TERRAIN DE JEU SANS CONTRAINTES POUR LES PROMOTEURS !
Dans le souci d’apporter à la réunion du 5 décembre 2023 toutes les garanties d’un débat réellement démocratique, nous vous prions de bien vouloir donner à tous les participants les moyens de préparer correctement cette réunion :
La publication sur le site de la ville du dossier de concertation (comme cela avait été le cas pour la concertation de 2017-2018) permettant une réflexion préliminaire sur les « hypothèses ambitieuses pour l’amélioration du cadre de vie, des mobilités, du bâti et de l’aménagement de l’espace public », en particulier la communication de la carte indiquant le périmètre concerné. L’expérience de la première réunion, avec un powerpoint peu lisible, projeté sur un écran de taille insuffisante et ébloui par l’éclairage ambiant ne permettait pas une bonne lecture. L’idéal serait évidemment d’offrir à chacun à l’entrée de la salle, un dossier imprimé.
Une restitution convenable de la concertation de 2017. Les archives d’Oxygène nous ont permis de retrouver une référence à cette concertation sur le bas de la page 12 du n°247 de juillet-août 2018. Les 476 contributions sont résumées en 7 lignes et demie : « Les participants se sont exprimés sur la place des piétons et des modes doux, la place de la voiture, la valorisation des parcs existants. Ils ont aussi émis le souhait de développer davantage de commerce de proximité et d’avoir des équipements publics pour tous les âges. Enfin, ils ont noté leur préoccupation sur la qualité résidentielle et la préservation du patrimoine bâti. » Rien d’autre. Nous pensons que ce résumé très vague ne peut être considéré comme une restitution convenable, nous vous demandons donc de faire connaître précisément les préconisations avancées alors par les Aulnaysiens. Celles d’Aulnay Environnement sont consultables sur notre site, rubrique « Études » (5 pages)
Pour nous donner confiance en la promesse de « co-construction » sur laquelle s’achève l’article cité d’Oxygène, nous vous serions obligés de bien vouloir nous indiquer quelles mesures ont été prises depuis 2018 en réponses aux préoccupations des Aulnaysiens concernant « la place des piétons et des modes doux, la place de la voiture, les équipements publics et la préservation du patrimoine bâti » dans le quartier Centre-Gare.
Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir nous donner une réponse avant la réunion du 5 décembre. Nous sommes conscients que le délai est très court, mais nous n’avons eu l’annonce de cette réunion qu’hier mardi 28 novembre, délai tout aussi court pour que les Aulnaysiens qui veulent participer à cette réunion aient toutes facilités pour s’organiser. Il serait bon de proposer à la fin de chaque réunion la date de la suivante, et d’en décider en commun avec l’assemblée, un opportun préambule démocratique.
Veuillez croire, Monsieur l’Adjoint au Maire, à l’expression de notre haute considération.
L’ensemble des membres du Bureau d’Aulnay Environnement
Comme nous l’avions indiqué, la mise en place d’une concertation sur le centre gare n’est en rien le signe d’une conversion soudaine de la municipalité aux vertus de la démocratie. C’est une obligation légale lorsqu’on met en place une ZAC (Zone d’Aménagement Concerté). Le but d’une ZAC est de pouvoir se retrancher derrière un prétendu intérêt général et d’avoir toutes facilités pour faire céder les propriétaires récalcitrants et associer les agents économiques à la transformation de la ville.
Une chose qui aurait pu nous inciter à voir dans cette soirée le début d’une véritable démarche démocratique aurait été de fournir à toute l’assistance un document papier avec au moins le périmètre du territoire concerné. Comme d’habitude, nous avons eu droit à un powerpoint à peine lisible.
Aulnay Environnement, une fois de plus supplée à la carence de la municipalité en matière d’information, en présentant ici ce périmètre. Nous attendons que le powerpoint soit consultable sur le site de la ville. Et qu’on réponde à nos questions sur la 2e tranche de l’énorme immeuble place de la gare, sur les arbres du boulevard de Strasbourg ou le devenir du parc Dumont qu’on veut rendre « plus visible ».
Nous avons vu en scène les principaux acteurs du théâtre d’ombre qu’est une concertation légale et toute formelle :
Les élus
Les techniciens de la Mairie et du Territoire Terre d’Envol
Les bureaux et agences extérieures, principalement une représentante de « La Belle Friche », chargée d’organiser la concertation et d’en faire la synthèse.
L’élu a fait une introduction conforme à la tradition : tout ce que la municipalité accomplit est admirable, comme la destruction de l’Espace Averino dédié à la vie Associative au profit d’une opération immobilière et son remplacement par les locaux de la ferme Garcelon, beaucoup plus petits, les services étant « regroupés » en les dispersant sur l’ensemble du territoire (sic).
Le technicien de la ville a consciencieusement présenté le travail dont on l’a chargé, l’état des lieux, évidemment consternant : circulation et stationnement difficiles, cheminements piétons et vélos peu aisés, ensembles immobiliers parfois dégradés éloignés des nouvelles normes énergétiques et des normes d’accessibilité, des espaces verts vieillissants et peu visibles, des commerces parfois inadaptés et peu accessibles.
La conclusion logique semble de raser le centre gare pour tout reconstruire. Mais nous le savons, cela a bien commencé : le powerpoint met en valeur les opérations des promoteurs Boulevard de Strasbourg, angle Tournadour /route de Bondy, ou encore rue du docteur Roux, dont on ne voit pas en quoi elles tiennent compte de la nécessité d’améliorer la circulation et les cheminements doux puisqu’elles sont toutes construites au ras de trottoirs notoirement trop étroits. Mais il s’agit là « d’opérations de qualité », en faveur « des jeunes actifs » ! Les propriétaires des petits pavillons peu « qualitatifs » de la rue Jules Princet doivent s’attendre au pire.
Soyons clairs : la commune n’a pas les moyens de remédier aux problèmes comme la coupure nord-sud, ni la volonté d’améliorer le déplacement des piétons et des vélos, ce qu’elle aurait pu faire depuis longtemps, en commençant par ne pas décider seule en 2015 d’un PLU permettant de construire à l’alignement, en dépit de nos demandes.
LE SEUL RÉSULTAT DE CETTE ZAC SERA DE FACILITER ENCORE LES ENTREPRISES DE CERTAINS PROMOTEURS.
La zone d’aménagement concerté (ZAC) est une zone à l’intérieur de laquelle une collectivité publique (ou un établissement public) intervient pour aménager et équiper des terrains, notamment ceux qu’elle acquiert pour les céder ensuite à d’autres opérateurs, publics ou privés. Cette opération permet l’édiction de règles d’urbanisme particulières à la zone et fait participer les aménageurs aux dépenses liées à la réalisation des équipements publics. La concertation préalable prévue à l’article L. 300-2 doit être engagée dès le début du projet par une délibération qui précise les objectifs poursuivis et les modalités de concertation.
Ce que nous en pensons :
La municipalité n’a aucun mérite à organiser une concertation, c’est obligatoire
L’attente des habitants : une concertation a eu lieu en 2017, qui a donné lieu à 476 contributions (source : conseil de territoire), mais comme aucune synthèse n’a été publiée, nous ne pouvons pas savoir si le projet tient réellement compte des vœux des habitants, ou simplement des appétits des promoteurs
Les abords de la gare RER sont déjà lourdement impactés par le projet « Villa Levanto » lancé en 2021 et dont une première tranche est en construction sur la rue du docteur Roux, projet immobilier qui ne s’intègre à aucune réflexion d’ensemble sur « l’amélioration du cadre de vie ». Comment justifier maintenant la prétention à une vue d’ensemble du quartier ?
Ou est-ce que tout simplement la mise en place d’une ZAC ne serait pas surtout faite pour faciliter l’expropriation de commerces récalcitrants ?
Nous demanderons :
L’accès aisé aux documents plans, (cartes) permettant d’apprécier l’étendue du projet et leur publication sur le site de la ville
Quelle réflexion en commun avec la SNCF, détentrice d’une emprise considérable dans le secteur ?
Quel est l’avenir des platanes qui sont un ornement essentiel du boulevard de Strasbourg ?
Nous exigerons que la facilitation des mobilités soit le principe fondamental de la ZAC :
mobilité des piétons et élargissement des trottoirs, (en contradiction avec le projet Villa Levanto) et donc construction en retrait
Accueil des usagers des transports collectifs (Abribus, gare routière digne de ce nom)
Reconstruction du Parking d’Intérêt régional, en partie en souterrain
Que soient prises en compte toutes les attentes des habitants, en particulier celles des parents qui voient disparaître les aires de jeux pour les enfants, élément essentiel pour l’attractivité d’un « centre ville », les aires du parc Dumont étant insuffisantes.
Que le développement des « commerces de bouche » ne soit plus le souci primordial de la municipalité, mais qu’une attention particulière soit apportée au maintien ou au développement des « commerces rares » : librairie, presse ou mercerie.
UNE ZAC POUR LES HABITANTS, OU POUR LES PROMOTEURS ?
Apprécier un tel projet n’est pas aisé, tant les aspects à prendre en compte sont nombreux. Relevons en un parmi d’autres : la place et la gestion de l’eau dans la ville. La CLE (Commission Locale de l’Eau) vient de rendre un avis favorable, mais avec de sérieuses réserves.
Elle considère en particulier que la surface permettant l’infiltration des eaux de pluie est trop modeste.
Les espaces de « pleine terre » (16%) sont insuffisants, de nombreux espaces verts étant prévus « sur dalle », les cheminements piétons sont imperméabilisés
Absence de dispositifs visant à réduire la consommation en eau potable, ni de réseau permettant la réutilisation des eaux pluviales
Le projet se trouve sur le tracé du ru du Sausset aujourd’hui canalisé et enterré. Les autorités environnementales prônent, autant que possible, le retour des cours d’eau en surface. Il faut pour cela respecter une zone non constructible de 15 mètres de part et d’autre des cours d’eau, qu’ils soient en surface ou enterrés. Or le projet prévoit d’implanter des bâtiments sur cette zone qui pourrait être une trame bleue. Entre la rue Utrillo et la Nationale 2, dans le prolongement du parc du Sausset, on aurait la possibilité de conduire une opération de renaturation ambitieuse, sans renoncer à construire, mais en respectant certaines limites.
Les conseils des spécialistes de l’environnement seront-ils entendus ? L’adaptation de la ville au dérèglement climatique par la restauration d’espaces naturels qui atténuent l’effet des canicules et des inondations sera-t-elle sérieusement prise en compte ?
À Aulnay-Sous-Bois, nous sommes face à une équipe municipale :
QUI MÉCONNAÎT DÉLIBÉRÉMENT LE SENS DES MOTS : du Conseil Constitutionnel au Conseil Municipal, un Conseil est une assemblée de personnes qui débattent et votent, cela n’a rien à voir avec une visite touristique ;
QUI DÉNATURE LA LOI instaurant la démocratie de proximité, qui avait pour but de permettre aux habitants de participer concrètement au devenir de leur quartier, pas de subir des conférences de presse comme c’est le cas depuis des années ;
QUI A PEUR : peur de la démocratie, peur de la conséquence de ses actes, une politique de densification faite en dépit du bon sens, au mépris de l’intérêt des générations futures, et qui soulève l’hostilité grandissante de la population. Cette hostilité qui s’est exprimée dans les réunions publiques précédentes, elle ne peut plus y faire face. Après avoir été élue contre la « bétonisation » elle « balade » depuis dix ans les Aulnaysiens au sens figuré, à présent elle imagine de le faire au sens propre ;
QUI SE MOQUE DU MONDE : proposer une balade urbaine la nuit bien tombée, dans une ville où rien n’est fait contre le stationnement sur les trottoirs, n’est-ce pas se moquer de la sécurité des Aulnaysiens ? Envisage-t-on une distribution de combien de « gilets jaunes » ?
NOUS APPELLONS AU BOYCOTT DE CETTE PANTALONNADE !
NOUS EXIGEONS QUE SOIT ANNONCÉE LA DATE DES SÉANCES PLÉNIÈRES INSTAURANT LES CONSEILS DE QUARTIER. ELLES AURAIENT DÛ SE TENIR DÈS SEPTEMBRE, AVEC UN CALENDRIER DE RÉUNIONS MENSUELLES.
C’EST LE SENS DU RÈGLEMENT VOTÉ LORS DE LA PREMIÈRE MANDATURE BESCHIZZA, SUR LEQUEL L’ÉQUIPE MUNICIPALE S’EST SCANDALEUSEMENT ASSISE !
Que faire lorsqu’on a approuvé un permis de construire dont on n’a même pas vu qu’il ne respectait pas le règlement du PLU, de sorte qu’Aulnay Environnement et Q.C.B.E. ont attaqué le projet et qu’on a été obligé de le retirer ?
Qu’à cela ne tienne, il suffit le changer le règlement ! La 4e modification du PLU d’Aulnay-sous-bois, déjà approuvé par le Conseil de Territoire, permet de calibrer précisément le règlement sur le projet du promoteur !
imposer rue Jean Jaurès « ce signe architectural ponctuel » :
« il sera possible de créer un élément architectural marquant dans un plafond de hauteur de 16 mètres » (p6/11)
Ainsi on se dispense des règles auxquelles le règlement contraint le simple citoyen, qui dans la zone UG ne peut élever de nouvelle construction au-delà de 11m. Mais ne boudons pas notre plaisir de pouvoir bénéficier d’un si bel embellissement de notre paysage urbain ! Cela valait bien une modification du PLU !
Mettre les places de parking à la portion congrue :
La modification du PLU indique que pour une « résidence senior » d’une centaine de logements, avec des services spécifiques pour cette tranche d’âge, « le nombre d’employés (est) éventuellement inconnu lors du dépôt de la demande d’autorisation» (p 7/11). Il suffit de consulter sur le net les effectifs dans certaines résidences senior : une vingtaine de personnes! Alors que nous avions relevé l’insuffisance du nombre de places de parking, il est encore réduit au minimum : au lieu de « 1 place pour 3 employés + 1 place pour 200m2 de SDP (Surface De Plancher) », on exigera juste « 1 place pour 250 m2 de SDP ». Soit pour l’ancien projet de 5000m2 : 25 places + places employés. On tomberait à 20 places ! Les employés imprévisibles, les résidents et les visiteurs n’auront qu’à se garer dans une rue déjà saturée. Ou sur les trottoirs, comme c’est la coutume de laisser-faire à Aulnay !
Cependant, quelques articles n’ont pas pu être changés :
«Toutes les façades doivent être conçues de sorte à ne pas porter une atteinte excessive à l’unité architecturale de leur environnement bâti ». (article 11/2.3). Les participants au Conseil de Quartier s’étaient précisément scandalisés de l’aspect d’un projet dont la volumétrie, les matériaux et les teintes sombres étaient en rupture complète avec le bâti environnant.
« La vue sur les cœurs d’ilots doit être conservée pour les façades (…) présentant un linéaire supérieur à 20 mètres ». Or le projet qu’Aulnay Environnement et Q.C.B.E. ont combattu avait une façade de 80 mètres !
Le nouveau projet tiendra-t-il compte du refus des riverains de voir implanter en plein quartier pavillonnaire un ensemble digne des casernes qui ont fleuri dans toutes les villes des l’Est de la France à la fin du XIXe siècle ?
Est-ce cela, l’intention affichée de « défendre la zone pavillonnaire » ?
Il reste un point essentiel : cette « résidence senior » qui n’est pour l’instant qu’une opération immobilière privée remplaçant un établissement public dépendant du Centre Communal d’Action Sociale (Les Cèdres) peut-elle être vraiment assimilée à un CINASPIC (Construction ou Installation Nécessaire à un Service Public ou d’Intérêt Collectif) ? C’est en effet sur cette dénomination que repose la justification de ces modifications.
Nous serons très vigilants sur le nouveau permis de construire dont nous espérons, lorsqu’on en demandera la communication, qu’on ne nous dira pas, comme pour le précédent : « on ne sait pas où il est !»
QUAND LES ÉLUS VOUDRONT-ILS BIEN ASSOCIER LES AULNAYSIENS À LA TRANSFORMATION DE LEUR VILLE ?