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La concertation sur l’avenir du Centre-Gare Janvier 2018

La forme du questionnaire écarte d’emblée la possibilité d’une réflexion globale, à l’échelle de la ville, le problème majeur de notre commune, ceci depuis plus d’un siècle, étant celui de la présence de plusieurs centralités qui s’ignorent. Il y est d’ailleurs fait discrètement allusion (p9) dans le dossier de concertation disponible sur le site de la mairie. Le défi de l’aménagement reste celui de lutter contre les coupures urbaines et la ségrégation sociale qu’elles entretiennent. Au XIXe siècle, celle qui séparait d’une part la société paysanne de la séculaire Aulnay-les-Bondis et d’autre part, les nouveaux venus, principalement bourgeois, du quartier du Parc. Une réponse avait été l’ouverture de l’avenue Anatole France qui reliait les deux centres. Aujourd’hui, l’opposition nord-sud demeure, le sud restant identifié comme « bourgeois » par les gens du nord, et le nord « zone de non-droit » par les gens du sud.

Aucune réflexion sur l’aménagement de la ville ne peut faire l’économie de ce problème d’ensemble. Manque donc dans ce questionnaire la question de savoir comment un aménagement du centre-gare peut remédier à cette coupure spatiale et sociale.

Le terme même de « Centre gare » devrait être interrogé. Une autre gare, celle du Grand Paris, va produire une nouvelle centralité dans le nord. Les grands programmes immobiliers le long du CD 115 vont modifier l’équilibre démographique : le développement d’une nouvelle centralité autour du carrefour du Soleil Levant se profile sans qu’une réflexion sur les services nécessaires semble émerger. Et que dire du quartier de 3500 logements projeté sur les terrains PSA ? La carte du début du XXe siècle (p6) du dossier de concertation est à présent totalement obsolète. Le « Centre gare » n’est absolument plus au centre géographique de la commune, et bientôt, il n’aura plus le monopole de la gare.

Les mots ont leur importance : en pérennisant cette expression, on contribue à marginaliser les autres espaces de la ville, à privilégier un quartier et sa population au détriment des autres. Une réflexion devrait donc être engagée sur la terminologie.

Cependant, il reste vrai que la gare RER représente pour les 40000 voyageurs quotidiens une entrée de ville essentielle, dont il faut préserver et développer la « qualité urbaine » (p4). Le bon sens commanderait d’abord d’en préserver le patrimoine bâti.

La question sur le patrimoine bâti vient en dernier dans le questionnaire : c’est dire la place que l’équipe municipale attribue au patrimoine. Deux indices permettent de nourrir les plus vives inquiétudes : la disparition des pavillons jumeaux de la rue du 14 juillet et de la rue Gatouillat, derniers témoins du passé cheminot de la ville, l’absence totale de réflexion patrimoniale sur la transformation de l’ex-place Camélinat. Remarquons au passage que cette dénomination ancienne et toujours familière aux habitants du quartier a totalement disparu du dossier, au profit de la « Place des écoles », encore plus ancienne (p9). Ce détail est bien conforme à un procédé langagier de notre premier édile. Plus inquiétant, le dossier relève la présence d’ « un tissu urbain mixte présentant des entités urbaines contrastées et peu de continuité : ilots mixtes, pavillonnaire moyennement dense, peu bâti, habitat collectif ancien, dents creuses », au début d’un paragraphe intitulé « un quartier(…) qui mérite un embellissement. »

Or c’est cette mixité qui confère son charme au quartier, ces « dents creuses » et ces jardins du «pavillonnaire moyennement dense » qui apportent des espaces verts et de la lumière à nos rues, c’est ce « habitat collectif ancien » affichant des ornementations d’époques révolues qui rehausse sa qualité patrimoniale. Loin de nous l’idée qu’il ne faudrait toucher à rien : le manque de logement est criant. On ne peut nier qu’il faille densifier les centre-ville. Reste à savoir par quel type de logement. Mais l’à-priori que ce type de paysage urbain est en contradiction avec « l’embellissement » est évidemment sous-entendu par les rédacteurs et les commanditaires du dossier. Ce qu’il faudrait, c’est une réflexion sur ce que l’on veut faire de chaque rue, à partir de sa qualité patrimoniale, et procéder de manière chirurgicale, au coup par coup. Ce qui se profile au contraire, c’est la brutale mise à l’alignement d’ilôts entiers avec des immeubles collectifs de 4 étages. Le refus d’imposer dans le PLU de 2015 la construction en retrait est un signe suffisamment éloquent. Puis viendra le temps où, par modification du PLU et du zonage, de nouveaux ilôts pavillonnaires proches du centre seront ouverts à la construction de grands immeubles.

Ainsi, la question posée sur la « mise en valeur du patrimoine bâti » est complètement biaisée. Scindée en « points forts et points faibles », elle n’offre à ceux qui suivent ce schéma logique aucune possibilité de développer une réflexion d’ensemble.

Il en est de même avec les questions sur les déplacements, la mise en valeur des espaces publics et paysagers, les services publics et les commerces. Le questionnement choisi vise à faire exprimer des vœux pieux sur des aspects partiels, certes importants à l’échelle des individus, mais sans qu’une vision d’ensemble soit suscitée. Rien n‘est fait pour inciter le citoyen à surmonter sa myopie.

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La concertation sur l’avenir du Centre-Gare 1/ la notion de « Centre Gare »

 

La forme du questionnaire écarte d’emblée la possibilité d’une réflexion globale, à l’échelle de la ville, le problème majeur de notre commune, ceci depuis plus d’un siècle, étant celui de la présence de plusieurs centralités qui s’ignorent. Il y est d’ailleurs fait discrètement allusion (p9) dans le dossier de concertation disponible sur le site de la mairie. Le défi de l’aménagement reste celui de lutter contre les coupures urbaines et la ségrégation sociale qu’elles entretiennent. Au XIXe siècle, celle qui séparait d’une part la société paysanne de la séculaire Aulnay-les-Bondis et d’autre part, les nouveaux venus, principalement bourgeois, du quartier du Parc. Une réponse avait été l’ouverture de l’avenue Anatole France qui reliait les deux centres. Aujourd’hui, l’opposition nord-sud demeure, le sud restant identifié comme « bourgeois » par les gens du nord, et le nord « zone de non-droit » par les gens du sud. Aucune réflexion sur l’aménagement de la ville ne peut faire l’économie de ce problème d’ensemble.

Manque donc dans ce questionnaire la question de savoir comment un aménagement du centre-gare peut remédier à cette coupure spatiale et sociale, pour faire émerger une identité aulnaysienne commune.

Le terme même de « Centre gare » devrait être interrogé. Une autre gare, celle du Grand Paris, va produire une nouvelle centralité dans le nord. Les grands programmes immobiliers le long du CD 115 vont modifier l’équilibre démographique : le développement d’une nouvelle centralité autour du carrefour du Soleil Levant se profile sans qu’une réflexion sur les services nécessaires semble émerger. Et que dire du quartier de 3500 logements projeté sur les terrains PSA ? La carte du début du XXe siècle (p6) du dossier de concertation est à présent totalement obsolète. Le « Centre gare » n’est absolument plus au centre géographique de la commune, et bientôt, il n’aura plus le monopole de la gare.

Les mots ont leur importance : en pérennisant cette expression, on contribue à marginaliser les autres espaces de la ville, à privilégier un quartier et sa population au détriment des autres. Une réflexion devrait donc être engagée sur la terminologie. Puisqu’il s’agit de se tourner vers l’avenir, pourquoi ne pas parler dès aujourd’hui des quartiers « Gare sud » et « Gare nord » ?

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La concertation sur l’avenir du Centre-Gare 2/ le patrimoine bâti

La question sur le patrimoine bâti vient en dernier dans le questionnaire : c’est dire la place que l’équipe municipale attribue au patrimoine. Deux indices permettent de nourrir les plus vives inquiétudes : la disparition des pavillons jumeaux de la rue du 14 juillet et de la rue Gatouillat, derniers témoins du passé cheminot de la ville, l’absence totale de réflexion patrimoniale concertée sur la transformation de l’ex-place Camélinat. Remarquons au passage que cette dénomination ancienne et toujours familière aux habitants du quartier a totalement disparu du dossier, au profit de la « Place des écoles », encore plus ancienne (p9). Ce détail est bien conforme à un procédé langagier de notre premier édile.

Plus inquiétant, le dossier relève la présence d’ « un tissu urbain mixte présentant des entités urbaines contrastées et peu de continuité : ilots mixtes, pavillonnaire moyennement dense, peu bâti, habitat collectif ancien, dents creuses », au début d’un paragraphe intitulé « un quartier(…) qui mérite un embellissement. »

Or c’est cette mixité qui confère son charme au quartier, ces « dents creuses » et ces jardins du «pavillonnaire moyennement dense » qui apportent des espaces verts et de la lumière à nos rues, c’est ce « habitat collectif ancien » affichant des ornementations d’époques révolues qui rehausse sa qualité patrimoniale. Loin de nous l’idée qu’il ne faudrait toucher à rien : le manque de logement est criant. On ne peut nier qu’il faille densifier les centre-ville. Reste à savoir par quel type de logement. Mais l’à-priori que ce type de paysage urbain est en contradiction avec « l’embellissement » est évidemment sous-entendu par les rédacteurs et les commanditaires du dossier. Ce qu’il faudrait, c’est une réflexion sur ce que l’on veut faire de chaque rue, à partir de sa qualité patrimoniale, et procéder de manière chirurgicale, au coup par coup. Ce qui se profile au contraire, c’est la brutale mise à l’alignement d’ilôts entiers avec des immeubles collectifs de 4 étages. Le refus d’imposer dans le PLU de 2015 la construction en retrait est un signe suffisamment éloquent. Puis viendra le temps où, par modification du PLU et du zonage, de nouveaux ilôts pavillonnaires proches du centre seront ouverts à la construction de grands immeubles.

Ainsi, la question posée sur la « mise en valeur du patrimoine bâti » est complètement biaisée. Scindée en « points forts et points faibles », elle n’offre à ceux qui suivent ce schéma logique aucune possibilité de développer une réflexion d’ensemble.

Il en est de même avec les questions sur les déplacements, la mise en valeur des espaces publics et paysagers, les services publics et les commerces. Le questionnement choisi vise à faire exprimer des vœux pieux sur des aspects partiels, certes importants à l’échelle des individus, mais sans qu’une vision d’ensemble soit suscitée. Rien n‘est fait pour inciter le citoyen à surmonter sa myopie.

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La concertation sur l’avenir du Centre-Gare 3/ les commerces et la circulation

La réflexion sur le commerce ne peut être séparée de celle sur la circulation et le stationnement, ce qui est pourtant le cas dans le questionnaire. Malheureusement, on ne peut imposer par décret municipal l’implantation d’un commerce. On peut en revanche tuer un commerce en laissant un promoteur démolir l’immeuble où il est installé. (Voir le café de l’ex place Camélinat : la clientèle s’est reportée ailleurs). Ne nous voilons pas la face : si le petit commerce périclite, c’est parce que nos habitudes de consommation ont évolué. Il faut une politique active d’intervention sur le marché des baux commerciaux pour avoir une chance de sauver ce qui peut l’être encore.

Nos habitudes de déplacement privilégiant l’automobile rendent la fréquentation des commerces entièrement dépendante des facilités de stationnement. Nous ne pensons pas qu’il faille multiplier les parkings et s’engager dans la course sans fin du plus de parking et toujours plus de voitures. Nous pensons que l’effort doit être porté sur la fluidité du stationnement. Une période de gratuité ou de faible coût le temps nécessaire aux achats (une heure maximum), puis un coût et des amendes dissuasives lorsqu’on dépasse ce délai. Et surtout, une politique fermement répressive contre tous les abus, comme le stationnement en double file (souvent à hauteur d’une place libre !). Les lourds investissements de télésurveillance serviront-ils à lutter contre ce fléau quotidien du stationnement sauvage au mépris des autres usagers de la rue ? En général, les voies principales devraient être aménagées afin que les véhicules ne puissent s’installer sur le trottoir de sorte à obliger les piétons à marcher sur la chaussée, à leurs risques et périls (voir la rue du Gros Peuplier). Et les rues empruntées par les bus ne doivent plus faire l’objet d’un stationnement alterné, source de désordre lors du changement de côté.

Le plan de circulation fait l’objet d’une réflexion spécifique. Le projet du cabinet Egis, à la demande de la municipalité, vise à faire diminuer la circulation de transit en complexifiant la circulation sur les voies municipales par une multiplication des sens unique. Cela se tient. Le problème risque en effet de s’aggraver avec la future réduction de la capacité de la N3, une voie étant dévolue à un bus en site propre. Un autre sujet d’inquiétude est l’ouverture d’une nouvelle voie vers la zone d’activité des Pavillons-sous-bois depuis la rue Saint-Anne. Et que dire du trafic généré par le futur centre commercial pavillonnais près du canal ?

Le souhait d’un accès à l’autoroute vers la province au niveau de Bondy nord reste une illusion, le département ayant fait le choix, lorsqu’il en aura les moyens, d’une bretelle depuis la N3 pour délester le pont de Bondy.

Il reste que les problèmes de circulation relèvent tout autant de la responsabilité des citoyens que de celle des autorités. Sans effort individuel des habitants pour consacrer un peu de temps à se garer correctement et utiliser leur garage lorsqu’ils en ont un, pas d’amélioration possible.

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La concertation sur l’avenir du Centre-Gare 4/ les services

En matière de services, les habitants ont pointé lors des réunions de quartier l’offre insuffisante de locaux disponibles pour les associations. Après une période très tendue en début de mandat qui a visé entre autres à décourager les associations qui ne paraissaient pas suffisamment liées aux besoins locaux (ex : Environnement 93), ce qui a affaibli le rayonnement de la commune, les tracasseries administratives sont moindres, mais l’offre reste très insuffisante. Dans une ville qui dépasse largement les 82000 habitants et compte environ 600 associations, aucun grand espace ne leur est spécifiquement dédié, et très peu de lieux d’exposition sont disponibles pour l’activité artistique associative.

Plusieurs terrains ou constructions semblent pourtant disponibles : sur l’avenue de la Croix Blanche, le terrain de l’ancien Hôtel des Impôts, gelé depuis la dernière campagne électorale, parait voué à accueillir des services municipaux et des logements. Mais à la Mairie, il semble surtout urgent d’attendre au-delà du prochain scrutin. La ferme Frottié, acquise récemment par la municipalité, avec sa cour et ses diverses constructions, pourrait peut-être offrir un espace propice à des synergies entre associations artistiques, artistes en résidence, annexe de l’École Claude Monet. Un tel projet devrait être mis en réseau avec la concentration culturelle de la ville au Vieux Pays, et proposer à la fois un ancrage local et une spécialisation artistique. Prolongement du parc Bigottini, il donnerait un peu de vie à un quartier peu animé.

Enfin l’esplanade Dumont faisant office de parking est comme une friche au milieu du quartier. Un pôle de services administratifs, associatifs et culturels, tout en conservant un niveau de parking, devrait s’y trouver. C’est également un lieu possible pour la médiathèque qui nous manque cruellement, avec l’inconvénient d’être loin des populations du centre et du nord de la commune.

Évidemment, voeux pieux que tout cela : il faudrait d’abord qu’une politique culturelle soit élaborée et discutée avec les habitants. Dans la liste des 20 adjoints au maire, la délégation à la culture arrive au 17e rang. C’est tout dire

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Nos propositions pour le PLU (1/2)

I/ LE PADD

Quelle croissance?

L’avenir des terrains de PSA et la création d’une gare du Grand Paris Express justifieraient à eux seuls la révision du PLU. Mais ces dossiers doivent s’intégrer à une réflexion d’ensemble sur l’avenir que nous souhaitons pour notre commune. Or il nous manque un document essentiel, qui définisse les besoins réels en habitat (PLH).

Dans un pays dont la population continue de croître, il serait illusoire d’imaginer que la population aulnaysienne puisse rester toujours au même niveau. On ne peut chercher à attirer des entreprises, à développer l’emploi de la commune et croire que cela se ferait sans accroissement démographique, sachant qu’une grande partie des emplois proposés à Aulnay sont assurés par des personnes étrangères à la commune, qui souhaitent légitimement dès que possible rapprocher leur domicile de leur emploi. D’autre part, qui peut se féliciter de voir les jeunes quitter la commune par manque de logements à leur portée?

Il n’en reste pas moins qu’on ne peut souhaiter non plus que la population aulnaysienne augmente rapidement, ce qui impliquerait d’augmenter tout aussi vite l’offre de services publics. Cela semble très difficile dans le contexte actuel. Il faut opter pour une croissance mesurée, donc contrôlée. Ce contrôle de la croissance devrait être l’une des données de base du PLU.

La densification des centres est une nécessité. Le temps de la ville mangeuse d’espace est révolu. Non seulement parce qu’il faut préserver les espaces agricoles, mais surtout parce que l’étalement urbain multiplie et allonge les déplacements, facteurs de stress, de gaspillage et de pollution. Mais cette densification doit être limitée, pour ne pas dégrader les conditions de vie des habitants.

Il faut donc mettre des limites à la construction. C’est dans le règlement du PLU que ces limites doivent être bien définies: nombre d’étages, recul par rapport à la chaussée, surface minimum ne permettant pas la division à l’extrême des parcelles, etc.

L’attractivité

Le maître mot du Plan d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) devrait être « attractivité ». Entendons par là le caractère d’une commune qui attire mais surtout où l’on souhaite rester. Cela suppose d’offrir à des personnes de classes d’âge et de niveau de revenu différents des logements, des emplois, des services ( commerce, transport, santé, éducation, loisirs, culture) avec un cadre de vie agréable (convivialité et sécurité). Cela passe par la correction des faiblesses et la mise en valeur des atouts.

En matière de logements, la principale lacune est le déséquilibre qualitatif et spatial de l’offre, aux deux extrémités du parcours résidentiel. Notre commune manque de logements pour jeunes et foyers monoparentaux, mais aussi de logements de standing pour les cadres des entreprises du secteur ou adaptés aux besoins des personnes âgées. De plus, actuellement, ces différents types de logement sont implantés géographiquement de façon très inégalitaire. Il faut prévoir l’implantation de logements d’un standing plus élevé dans le nord, et dans le sud, des logements locatifs accessibles aux enfants de ceux qui y habitent déjà.

L’état du CD 115, vitrine de notre commune pour tous ceux qui la traversent est alarmant: il commence par un goulet d’étranglement, avec des verrues architecturales, et continue avec une succession de friches et deux cimetières. Il faut un projet ambitieux pour réhabiliter cette voie essentielle.

Il nous faut d’urgence un plan de prévention des risques et impérativement prendre en compte la vulnérabilité de notre territoire aux risques naturels. Outre les risques de dissolution des gypses et de contraction des argiles, la faible pente, la proximité de la nappe phréatique, la présence aujourd’hui masquée de deux rivières, font que le risque d’inondation est partout présent. C’est pourquoi il faut éviter la création de garages en sous-sol pour les pavillons, de même que de parkings enterrés sur deux niveaux pour tous les immeubles collectifs, sans oublier les bassins de rétention à aménager dans les quartiers les plus exposés.

Les mobilités doivent être facilitées, mais l’étroitesse des rues et le bâti existant laissent peu de place à des améliorations autres que pour les piétons (souterrains de la gare, trottoirs…), le développement des transports collectifs et une meilleure répartition des activités culturelles ou sportives sur tout le territoire. L’accentuation du rôle de centralité sous-régionale de la commune demandera des capacités supplémentaires pour le bus et le rail, ainsi que la création d’un parking souterrain (PIR) coté Gare-Nord Mairie. Les parkings publics de 2 roues devront être systématiques, et les constructions privées avoir des parkings 2 roues et poussettes au niveau du sol. Enfin, la recherche de remèdes aux discontinuités de l’espace créées par la Nationale 2 et le réseau ferré doit rester une préoccupation fondamentale.

Les atouts de la commune doivent être préservés et mis en valeur. Les espaces verts doivent être mis en relation pour que l’on puisse parcourir une trame verte. La zone pavillonnaire doit être préservée, aussi bien les espaces végétaux que le patrimoine architectural : dans ce but il est impératif de mettre un terme à la division des terrains. L’offre commerciale, qui a été un atout de la commune, doit voir son déclin enrayé et trouver un nouveau dynamisme. Le pôle culturel du Vieux Pays, avec des institutions de grande qualité, doit être plus visible. Il faut aussi mieux valoriser la centralité régionale apportée par la gare RER en implantant à proximité équipements culturels (autre lieu d’implantation possible pour la médiathèque : voir plus loin), salles pour les grandes réunions et expositions, activités communes aux villes dans le cadre de l’intercommunalité. Par ailleurs, en raison des dimensions de la commune, à l’échelle des quartiers, il faut que chacun dispose d’antennes décentralisées pour les services et des salles de réunion pour les associations.

Où construire?

Où sont les réserves foncières? La tentation de construire autour des « axes structurants » pose problème. Le terme convient historiquement bien à l’axe Anatole France-route de Bondy, aujourd’hui, dans sa partie nord surtout, en déprise commerciale. Il est profondément affecté par la coupure du réseau ferré. Les constructions nouvelles, en particulier sur les terrains libérables par la SNCF doivent s’intégrer à une réflexion d’ensemble sur l’amélioration des échanges de part et d’autre des voies. L’étroitesse des rues de ce quartier est une contrainte dont il faut également tenir compte. L’aménagement envisagé pour le quartier Mairie ne doit pas être abandonné, mais revu à la baisse. Ce quartier Centre Gare-Mairie revêt une importance essentielle et doit servir à développer la mixité sociale, avec le pourcentage de logements sociaux prévu dans la convention avec la région (EPFIF).

Avec la nouvelle gare du GPE, le CD 44, surtout la rue Jacques Duclos va voir renforcée sa fonction d’axe structurant. Le développement d’un bâti de meilleur standing peut être opportun, à condition qu’il ne dégrade pas le cadre de vie des zones pavillonnaires limitrophes.

Le CD 115, qui contourne les pôles historiques de développement, n’a jamais été un axe structurant. C’est bien au contraire un axe à structurer. Affecté par des nuisances significatives dues à une importante circulation de transit, il n’est pas souhaitable d’y implanter des immeubles de grande hauteur qui nuiraient également aux zones pavillonnaires limitrophes. Cet axe serait plus adapté à l’implantation d’équipements, par exemple la médiathèque qui manque à notre commune. Édifiée dans la zone du carrefour du Soleil Levant, à la pointe du pôle culturel, elle pourrait à la fois être ici, par un geste architectural fort, un emblème de notre ville et le point de départ d’un cheminement piéton vers les autres grandes institutions culturelles.

On ne devra pas considérer comme réserve foncière des espaces appropriés par la population comme espaces de loisirs, tels que les terrains au sud du vélodrome, essentiels pour les habitants du quartier Savigny. Les espaces libérés dans la partie sud doivent s’intégrer à un paysage urbain extrêmement divers, qui permet d’envisager des formes d’habitat intermédiaire, collectif et locatif, répondant aux lacunes du parcours résidentiel, mais dont les formes ne seraient pas en rupture avec l’environnement, et permettant une protection efficace du patrimoine arboré.

Il faudrait repartir du PLU 2008 pour la réflexion et permettre l’adaptation fine des permis, en fonction des modifications et des problèmes connus depuis.

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Nos propositions pour le PLU (2/2)

II/ LE ZONAGE

On peut définir des sous-zones pour s’adapter au mieux (sur mesure) au parcellaire. Avant 2008 existait une zone UE intermédiaire : maisons de ville (R + 2). Pourquoi pas des zones UD (franges du centre ville) différenciées : R + 3 ou R + 4 ? Et en zone UA (centre ville), des zones R+5 R+6? Éventuellement sur des parcelles précises (parking Dumont, terrains SNCF) des hauteurs plus élevées pour des repères urbains et architecturaux animant le centre-ville.

A l’inverse dans les rues étroites ou avec trottoirs insuffisants il faut se limiter à des maisons de villes (type UE R + 2). Les zones patrimoniales sont à définir. (café du Soleil Levant, pavillon Rapaud). La zone UC (grands ensembles collectifs) doit être rénovée et équipée en priorité. Les zones vertes (UV) doivent le rester, les sols doivent être protégés : on peut réfléchir à des usages différents au cours de l’année qui ne mettent pas en cause les sols. Par exemple une zone de camping et de rassemblements festifs, de plage d’été…

III/ LE RÈGLEMENT

Le retrait doit être la norme. A cause des voies étroites, de l’augmentation des circulations, de la place à réserver aux piétons et aux bus, la route des petits ponts, par exemple, accueillera difficilement des sites propres pour les bus avec des constructions à l’alignement ! En zone commerciale (boulevard de Strasbourg) seuls les commerces peuvent être à l’alignement. Il faut un plan de reconquête des trottoirs pour l’accessibilité qui à ce jour n’existe pas : il faudrait partout 2 mètres minimum.

La profondeur de la zone de constructibilité doit revenir à 14 mètres (au lieu de 19 mètres depuis 2009) en zone UD (franges du centre ville) pour préserver le cadre de vie des riverains (vue, ensoleillement etc.).

Les surfaces minimum : elles doivent être spécifiées pour toutes les zones. En zone UG (pavillonnaire) il faut limiter à 200 ou 250 m2, aussi bien pour la préservation de la biodiversité des espaces verts et boisés, que pour restreindre la largeur en façade. Le règlement doit également trouver une parade à la suppression du COS. Le multi-logement qui se développe (souvent des « marchands de sommeil ») doit être limité ou empêché.

Les parkings : En zone UG (pavillonnaire) il faut interdire les parkings souterrains et imposer 1, 2 ou 3 places au sol perméable en fonction de la SDP (surface de plancher). Il faut des puisards pour les eaux de pluies en plus des 40% d’espaces verts et limiter au maximum les rejets à la rue. Les parkings souterrains, très coûteux, doivent être limités aux zones les plus denses. En zone UD (franges centre ville) : un seul niveau maximum et une place minimum par logement  (un mode de calcul en % de la SDP est souhaitable). On doit encourager les parkings en rez-de-chaussée qui diminueraient le coût des logements.

Une nécessaire ambition

Un PLU n’est pas un document circonstanciel. C’est un projet à long terme pour la ville. Il doit offrir des perspectives séduisantes, l’expression d’un dynamisme, et non pas se recroqueviller sur des positions défensives. Mais s’il doit donner aux responsables communaux les moyens d’orienter le développement, il doit aussi leur donner tous les moyens de le maîtriser sur des bases parfaitement claires pour tous les habitants. C’est là que le règlement jouera un rôle fondamental, car il est vrai aussi que les belles intentions des PADD qui font souvent consensus ne pèsent pas lourd face aux réalités sonnantes et trébuchantes qui sont fonction des droits à construire définis par les règlements.

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Communiqué Abattage

Aulnay, le 19 décembre 2017

Aulnay Environnement a été ces derniers jours contacté à propos de l’abattage imminent ou déjà en cours de platanes sur le boulevard Lefèvre, route de Bondy et avenue Jean Jaurès.

Il faut bien distinguer le cas de ces platanes de celui des tilleuls de l’ex-place Camélinat. Si trois arbres y sont en effet mal en point, tous les autres sont en bonne santé. Lorsque nous protestons contre l’abattage de ces arbres, c’est qu’il est imposé par un projet de parking souterrain dont nous avons dénoncé tous les aspects négatifs en proposant une solution alternative, critique et proposition qui n’ont à ce jour reçu aucune réponse si ce n’est la dérision et une forme de mépris.

Beaucoup d’autres arbres seront abattus le long de l’ex-nationale 2. Mais il s’agit là d’un projet bénéfique à terme pour tous les Aulnaysiens, la réalisation de la ligne 16 du métro. Chaque fois que l’intérêt général est en jeu, nous sommes conscients qu’il faut se résigner à des décisions douloureuses.

Il en est ainsi des abattages en cours. Le responsable des services municipaux nous a indiqué que les arbres concernés sont atteints par un parasite contre lequel il n’y a pas de remède, qu’ils peuvent présenter un danger, et qu’ils seront remplacés dès le printemps prochain par des essences moins vulnérables, charmes ou prunus.

Une page d’Oxygène a certes été consacrée à ce problème dans le numéro de septembre, mais sans calendrier précis. Rien sur le site de la ville. Il faut aller sur Facebook. Des courriers ont étés distribués, mais l’impossibilité d’atteindre les boîtes à lettres de beaucoup de résidences rend ce mode de communication peu efficace dans certains quartiers.

Certes, trop d’Aulnaysiens sont peu curieux de l’actualité de la commune, et perçoivent le magazine municipal comme un outil de propagande. On ne peut toujours leur donner tort.

Il reste que la politique de communication sur ce genre de problème est à revoir. Il faut comprendre que ces abattages, ajoutés à tous les bouleversements du paysage liés aux opérations immobilières qui se multiplient, ont un effet désastreux sur les habitants, qui sont très attachés à leurs arbres. Un sentiment et une émotion qu’il faut traiter avec respect. Un courrier postal adressés aux riverains, un affichage conséquent pour tous les usagers de la rue, avec l’annonce d’un calendrier aussi précis que possible pour la reconstitution des alignements, voilà ce qu’il faudrait envisager. Certes, cela a un prix. Le prix d’un slogan électoral : « Aulnay respectueuse ».

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Une fresque décorative en mémoire d’un patrimoine, la municipalité n’en veut pas !

Aulnay, le 19 octobre 2017
OBJET : PC9300514C0098
Lorsqu’a été lancé le projet immobilier « côté parc » 14 Juillet-Gatouillat, Aulnay Environnement a tenté une action devant le tribunal administratif pour sauver les pavillons de la Rue Gatouillat.
Ces pavillons de la fin du XIXe siècle avaient probablement été construits par la Compagnie du Nord pour ses employés et leur décor leur avait valu d’être reconnus d’intérêt patrimonial par le département.
En position de faiblesse, nous avons dû accepter un compromis avec le promoteur aux termes duquel une fresque devait être réalisée sur le pignon aveugle côté rue de Bondy « représentant l’immeuble en briques qui sera détruit et l’acacia qui sera abattu » (art. 4 de la convention signée en présence des avocats).
La municipalité « n’en veut pas » ! (sic) et exige du promoteur la réalisation d’un tout autre projet, la reproduction en très grand du plan d’architecte de la façade, au motif que le projet inclus dans la convention « ne serait pas beau. »
On jugera ici des goûts esthétiques de nos élus. Mais nous ne sommes pas dupes : ce dont on ne veut pas, c’est de l’évocation d’un patrimoine disparu.
Non seulement on détruit le patrimoine, mais on veut en effacer jusqu’au souvenir !
Aulnay Environnement n’en restera pas là, mais a besoin du soutien des habitants.
Exprimez votre rejet de cet autoritarisme en Conseil de quartier ainsi qu’aux élus, envoyez en Mairie ce tract en barrant le projet qu’on veut nous imposer.
Nous en avons assez que les habitants et leurs associations soient ainsi méprisés !
Où est la promesse électorale d’une « Aulnay respectueuse » ?

 

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Sauvons nos tilleuls, non au parking souterrain !

Aulnay, le 16 octobre 2017

Monsieur le Maire,

Nous connaissons l’ancienne place Camélinat depuis des années, voire des décennies, pour encore beaucoup d’entre nous, depuis notre enfance, et nous aimons cette place que la commission départementale du patrimoine a déclaré d’intérêt patrimonial.

Nous vous demandons instamment, Monsieur le Maire, de ne pas en détruire tout le charme en creusant sous cette place un parking souterrain.

Ce projet va entraîner la disparition de tilleuls centenaires qui en font  un ornement important.

Mais peut-être n’êtes-vous pas sensible à ce charme : nous souhaiterions alors que vous perceviez quel non-sens cela représente d’installer un parking sous cette petite place où circulent chaque jour les centaines d’enfants du collège, et bientôt de l’école primaire et de la maternelle que vous prévoyez d’installer à la place de l’annexe du collège.

Nous souhaiterions que vous preniez sérieusement en compte, dans un quartier où la nappe  phréatique est à faible profondeur, à quels dangers vont être exposées les constructions avoisinantes par le cuvelage de ce parking public, ajouté à celui du parking privé du nouvel immeuble de 45 logements prévu sur un côté de la place.

Enfin les travaux de ce parking vont asphyxier un quartier dans lequel la circulation est déjà difficile, en particulier aux heures de sortie des classes, et fera à coup sûr disparaître quelques-uns des  derniers commerces, en particulier la boulangerie. Sa baisse de fréquentation est déjà sensible après la disparition du café voisin dont l’immeuble a été racheté pour être détruit par le promoteur de l’immeuble de 45 logements.

NOUS NE SOMMES PAS PASSÉISTES : nous pensons que faire disparaître le parking en surface qui encombre la place serait une bonne chose, de même que les aménagements promis : nouveau revêtement, fontaine, etc.

MAIS IL Y A BEAUCOUP MIEUX À FAIRE QU’UN PARKING SOUTERRAIN : la libération, rue des Écoles, à quelques dizaines de mètres de la place, du terrain de l’ancienne perception permettrait d’y édifier un parking à 3 niveaux (en silo) avec la même capacité que l’actuel parking sur la place.

 Ce projet serait moins préjudiciable pour les finances communales, car il coûterait bien moins que les 5 millions d’Euros prévus pour le parking souterrain.

NOUS VOUS DEMANDONS DE SUSPENDRE LE PROJET DE PARKING SOUTERRAIN ET D’ÉTUDIER SÉRIEUSEMENT LA POSSIBILITÉ D’UN PARKING EN SILO RUE DES ÉCOLES.

 NOUS VOUS DEMANDONS D’ENTENDRE ENFIN LA VOIX DES HABITANTS ET D’ENTREPRENDRE UNE VÉRITABLE CONCERTATION.

L’URBANISME BRUTAL QUE VOUS METTEZ EN ŒUVRE N’EST PAS CONFORME À VOTRE PROMESSE ÉLECTORALE D’UN « AULNAY RESPECTUEUSE » !

Lien vers la pétition en ligne

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