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La couverture d’Oxygène : Provocation ou incompétence ?

Nombreux ont été les Aulnaysiens à être choqués autant par la couverture que par le contenu d’Oxygène.

La couverture présente une situation proprement scandaleuse : un automobiliste a garé son véhicule sur le trottoir et force donc une personne en fauteuil roulant à descendre sur la chaussée. Mais nous n’avons là qu’une situation extrême : en raison de l’incivilité de nombreux automobilistes, dans beaucoup de nos rues, PMR ou pas, tous les piétons sont obligés de descendre sur la chaussée. C’est un premier scandale.

Mais il y en a un second : la proclamation qu’Aulnay (entendons : la municipalité, car il n’y a qu’elle qui parle dans ce bulletin) se mobiliserait contre ces incivilités ! OR RIEN À L’INTÉRIEUR D’OXYGÈNE NE VISE À METTRE FIN À CETTE INCIVILITÉ DONT NOUS SOUFFRONS TOUS.  Nulle part, le piéton n’est pris en compte, on dirait qu’il n’y a à Aulnay que des automobilistes : p17, il n’est question que des infractions de conduite, pas de stationnement. Soyons juste : p16, on trouve bien la liste des amendes encourues par ceux qui commettent des incivilités en-dehors d’un véhicule. Mais rien sur le stationnement sur les trottoirs !

Tant pis pour les bons citoyens, comme les flatte le second Adjoint au Maire, qui abandonnent la voiture pour les transports en commun, bus ou RER, tant pis pour les personnes qui tirent leur chariot pour aller faire leur marché, tant pis pour les jeunes parents et leur tout-petit en poussette, tant pis pour tous les enfants qui reviennent de l’école ou du collège, et tant pis  pour toutes les Personnes à Mobilité Réduite !

À quoi servent donc les effectifs si nombreux de la police municipale ? À quoi servent les si coûteuses caméras de surveillance ?  Un seul exemple : quand se décidera-t-on à verbaliser systématiquement  le stationnement sur les trottoirs de la rue Paul Langevin qui conduit au collège Du Parc, à l’école Jean d’Ormesson et aux commerces de la place Abrioux, dont notre Maire est si fier, et dont le parking souterrain est souvent à moitié vide ?

Mais n’y a-t-il pas aussi une INCIVILITÉ DE L’URBANISME ? Supporterons-nous longtemps le laisser-faire de la Municipalité qui, sans même se préoccuper d’imposer des aménagements appropriés, laisse construire d’énormes immeubles au ras de trottoirs étroits qui se retrouvent plusieurs jours par semaine encombrés par les poubelles collectives ? Le PLU a bon dos, que cette municipalité a conçu elle-même, sans souci des piétons ! La civilité des circulations douces, notre municipalité l’ignore !

PROVOCATION OU INCOMPÉTENCE ? LES LECTEURS CHOISIRONT !

Jamais la moindre réflexion n’a été engagée pour le confort et la sécurité des piétons.

Et pourtant, les remèdes existent : mobilisation de la police municipale pour verbaliser systématiquement ces infractions, établissement d’un stationnement payant, ou simplement mise en zone bleue de toutes les zones proches de la centralité. 

QUAND NOS ÉLUS PENSERONT-ILS DAVANTAGE À LA PIÉTAILLE DE LEURS ADMINISTRÉS QU’AUX PROFITS DE L’ARISTOCRATIE DES PROMOTEURS ET DES QUELQUES BÉNÉFICIAIRES DES COÛTEUX TRAVAUX D’EMBELLISSEMENT DU BOULEVARD DE STRASBOURG ?

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SE FORMER À LA CULTURE DU RISQUE

Quel enseignement peut-on tirer de la catastrophe survenue dans la région de Valence ?

  • Que les termes de « réchauffement climatique » doivent être abandonnés au profit de ceux de « dérèglement climatique » : nous devons nous attendre à des événements sans précédent, beaucoup plus destructeurs et meurtriers.
  • Qu’il va falloir s’y adapter, et changer nos comportements face à des risques toujours plus forts.

Bien sûr, Aulnay n’est pas dans la zone méditerranéenne, exposée aux « épisodes cévenols », nous n’avons pas de fortes pentes et de risques de voir des torrents dévaler des montagnes, mais à Aulnay comme ailleurs, il y a une géographie avec des risques spécifiques en cas de précipitations exceptionnelles.

  • Le nord d’Aulnay est traversé par deux rivières, le Sausset et la Morée. La plupart des Aunaysiens l’ont oublié, car ces cours d’eau ont été souterrainement canalisés, et donc invisibles. Comme partout, on a oublié qu’une rivière est un espace vivant, soumis à une alternance de périodes de basses eaux (étiage) et de crues , avec un lit mineur et un lit majeur, une zone d’inondation quand surviennent de fortes pluies. Tous ceux qui dans le nord de la France ont été inondés cet hiver l’ont découvert à leurs dépens, comme d’ailleurs les Aulnaysiens résidant dans certaines rues juste au nord des lignes du RER, car ce réseau souterrain s’est trouvé une fois de plus saturé.
  • Tout le sud d’Aulnay est historiquement une zone humide, où de grandes mares ont longtemps été visibles au milieu de la forêt qui couvrait toute cette zone. Si la forêt a ici été présente jusqu’au XIXe siècle, si les seigneurs du Moyen Âge ne l’ont pas fait défricher, c’est pour de bonnes raisons. Durant une bonne partie du siècle passé, les habitants du sud d’Aulnay ont ainsi été exposés aux inondations : c’est alors qu’a été crée une association des Inondés, dont Aulnay Environnement est l’héritière.

À Aulnay comme ailleurs, l’oubli de l’histoire et de la sagesse de nos aînés, qui savaient composer avec les contraintes de la nature nous expose aujourd’hui aux plus grands risques. Il y a quelques décennies encore, les règles de construction exigeaient que les pavillons soient surhaussés, et les caves ne pouvaient dépasser une certaine profondeur, pour ne pas frôler la nappe phréatique.

Certes, aujourd’hui, le réseau d’évacuation des eaux pluviales a connu de grands progrès, avec une série de bassins de rétention et de « dalots », mais en même temps, on a multiplié les parkings souterrains et les cuvelages qui interdisent l’infiltration des eaux, on laisse partout imperméabiliser les sols. Ce qu’on a gagné d’un côté, ne l’a-t-on par annulé d’un autre ? Le réchauffement climatique, avec l’intensification des précipitations ne rend-il pas plus présent le risque des pluies centennales (dont la probabilité chaque année est de 1/100), ou même décennale (1/10) ? Qui a oublié les inondations de 2014 à Aulnay ? Qui a oublié que certaines rues étaient soudain devenues des rivières ?

Comment doit-on modifier nos comportements ? Par une réflexion commune. En se souvenant qu’il y a quelques années, à Nice, des gens sont morts noyés parce qu’ils ont voulu sortir leurs véhicules des parkings souterrains. Les Conseils de Quartier, s’ils existaient encore à Aulnay, conformément à la loi, pourraient être le lieu de cette réflexion. Les conseillers pourraient porter le message que la végétation permet de capter une partie de l’eau, et qu’un maximum de « pleine terre » doit être préservé.

Et il faudrait aussi avoir à la tête de notre cité, des gens qui pensent à l’avenir et à la sécurité de leurs administrés, et contiennent l’appétit des promoteurs.

plu

ECHANGEONS SUR LE PLUI !

Pour préparer la réunion publique sur le PLUI du 5 décembre salle St Exupéry, nous vous convions 

le mardi 5 novembre, salle Dumont au 1er étage, à 20h

Pour ceux (sans doute très nombreux) qui ne pourront se rendre dans cette zone excentrée et inhospitalière de la ville, cette réunion sera utile pour nourrir l’avis à déposer sur le registre numérique du site de Terre d’Envol, du 25 novembre au 26 décembre. Beaucoup s’interrogent sans doute : à quoi bon ? Or connaître le PLUI (https://plui.paristerresdenvol.fr/, puis : médiathèque), c’est comprendre ce qui se joue à Aulnay, entre urbanistes et politiques.

Les réunions de concertation sur la Zac Centre Gare ont été très éclairantes. Les urbanistes (le Directeur de la Stratégie Urbaine d’Aulnay-sous-Bois et la représentante du bureau d’Études Arcadis) sont des professionnels qui ont une vision d’ensemble de la ville, mais singulièrement abstraite. Les politiques n’ont pas de vision du tout, et parlent le langage des promoteurs. On a bien pu percevoir cette divergence à propos de deux constructions.

1/L’immeuble de la Rue Jules Princet, qui condamne par rétrécissement tout aménagement (bus en site propre, piste cyclable et végétalisation) de cet axe structurant, et qui en raison de ses vices de construction, restera longtemps inachevé avant démolition partielle, une énorme verrue dans notre paysage urbain :

  • à la première réunion de concertation sur la ZAC Centre Gare, le Directeur de la Stratégie Urbaine déplore sa construction, évidemment en contradiction avec tout projet urbanistique cohérent
  • les politiques gardent un silence éloquent. On voit bien là qui décide, au coup par coup.  

2/L’énorme immeuble de la rue du Docteur Roux, bientôt complété par son jumeau place de la Gare :

  • le Directeur de la Stratégie Urbaine dit que la présence d’immeubles de grande hauteur lui paraît logique à cet endroit. Il n’a pas tort, il y en a déjà place de la gare. Mais il méconnait complètement l’exaspération des Aulnaysiens, qui déplorent l’accumulation au long de trottoirs étroits de grands immeubles et leur effet de couloir, avec l’obscurcissement et l’accumulation du bruit et de la pollution, et surtout l’agression que ce mastodonte d’une hauteur inégalée représente sur l’horizon de la ville.
  • Le politique (le second adjoint) expose les contraintes de la théorie du « cœur d’ilot », où il faut préserver un espace vert, en pratique une pelouse séparant de quelques mètres les fenêtres de bâtiments identiques. Et de nous expliquer que si l’on construit en retrait, il n’y a plus de « cœur d’ilot », montrant par là son indifférence au sort des piétons et à la circulation dans la ville. Il est clairement du côté des promoteurs : maximiser le profit sur le maximum d’espace. Et d’ajouter : c’est la faute à Madame Duflot, dont la loi de 2013 imposait de construire, en passant sous silence que le même objectif vient d’être adopté dans son Schéma Directeur par la Région présidée par Madame Pécresse, sa camarade de parti. Les organisations environnementales, comme FNE dont Aulnay Environnement est adhérente, se sont opposées à cet objectif de 70 000 logements par an. Construire, mais pas autant, et pas n’importe comment.

Le PLUI, préparé par les services de l’Urbanisme, ne permet plus certaines aberrations dues à l’appétit des promoteurs et au laisser-faire des politiques aulnaysiens, comme les rez-de-chaussée au ras du trottoir (ex rue Charcot), ou les constructions sans la moindre surface en « terre pleine ». Certes, il est rempli de défauts dénoncés par la MRAE (cf. Avis rendus sur plans et programmes de la MRAe Île-de-France en 2024 ) et connaîtra probablement un avis défavorable du commissaire-enquêteur, mais il est aussi rempli de bonnes intentions que les politiques auraient dû mettre en œuvre depuis longtemps. Avoir un avis sur le PLUI, c’est pouvoir avoir des arguments pour démontrer aux politiques qu’ils ne respectent dans leur aménagement « au coup par coup » aucune logique urbanistique décente.

Pour mettre fin à ces aberrations permises par le PLU votés par la première équipe Beschizza, il faut obtenir du Maire, en attendant d’avoir un PLU conforme au nouveau PLUI, UN SURSIS À STATUER SUR LES PROCHAINS PERMIS DE CONSTRUIRE, qui, s’ils poursuivent sur la même lancée, vont créer un fait accompli qui rendra impossible un aménagement de la ville cohérent et conforme à l’ intérêt général.

plu

La municipalité continue à se moquer de la démocratie

Lors de la réunion concluant la concertation sur la ZAC centre gare, vendredi 18 octobre à 18h30, salle Dumont, la municipalité a été mise au défi d’organiser pour l’enquête publique sur le PLUI une information digne de ce nom. Entendons par là : avec le souci de toucher le maximum de citoyens pour qu’ils donnent leur avis.

La réponse ne s’est pas fait attendre sur le site de la ville. L’information se trouve au bout du cheminement : onglet « ma ville », puis « urbanisme », puis « PLUI », puis « En savoir plus ». Il faut donc le vouloir, pour trouver en bas de page

Réunion publique le 5 décembre 2024 à 19h30.

Déjà l’heure est problématique : clairement, pour les participants, le dîner est reporté à « pas d’heure » ! apportez vos sandwichs !

Mais c’est surtout le lieu qui révèle la mauvaise volonté de la ville :

Espace Antoine de Saint-Exupéry , 25 bd André Citroën , 93600 Aulnay-sous-Bois

Soit l’extrême nord de la ville, dans la zone désertique de l’ex-usine Citroën.

Si l’on choisit la solution vertueuse, les transports en commun, à partir de la gare RER , quel que soit le bus que l’on prendra, après 30 ou 40mn de transport selon les encombrements, il faudra encore marcher une dizaine de minutes, à travers une zone inhabitée, à la nuit tombée. Cela exclut évidemment les femmes et toutes les personnes âgées. Combien de caméras et de patrouilles de police municipale le long de cet axe entièrement dédié à la circulation des voitures et des camions ?

On se tournera donc vers la voiture, et chacun sait comme la circulation est aisée dans notre ville à cette heure.

On rira jaune en se souvenant qu’à la réunion ZAC, un adjoint au Maire nous a expliqué que pour résoudre les problèmes de circulation, il invitait l’Aulnaysien modèle à renoncer à la possession d’une voiture.

Clairement, placer cette réunion à cette heure et dans ce lieu, c’est faire en sorte qu’il n’y ait personne d’autre que la poignée de militants associatifs dévoués à l’intérêt général et ulcérés qu’on se moque du monde à ce point.

C’est vrai que l’extrême misère de notre commune en équipements publics fait que nous n’avons, depuis la destruction de l’Espace Averino, (par la volonté de qui ?), aucun lieu décent pour une réunion de ce genre.

Mais si, il y en a un : la salle du Conseil Municipal, dans la Mairie. Il fut un temps où l’on nous parlait de la « Maison Commune », avant que le bâtiment ne devienne aussi ouvert qu’un château des temps féodaux. C’est là, lorsque la municipalité respectait la loi et qu’il y avait encore des Conseils de Quartier et un Conseil Économique Social et Environnemental, que l’on réunissait les citoyens, en particulier pour discuter du PLU. Mais c’était un autre temps, celui où l’on jouait encore plus ou moins sincèrement le jeu de la démocratie.

P.S : cette réunion n’est pas à l’initiative de la municipalité, c’est le commissaire enquêteur qui l’a proposée.

ZAC

La ZAC Centre Gare, pour quoi faire ?

Avez-vous vu la courte annonce en bas de la page 7, à côté du gros « pavé » sur l’Escape Game halloween ? (on voit quelles sont les priorités de la communication municipale)

Bilan de la concertation centre gare,

vendredi 18 octobre à 18h30, salle Dumont.

UNE OCCASION D’EXIGER DE LA MUNICIPALITÉ UNE CLARIFICATION DE SES INTENTIONS POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES DES AULNAYSIENS !

En effet, les Aulnaysiens sont en droit de se demander : pourquoi diable cette ZAC Centre gare ? Jamais la municipalité n’a dit pourquoi cette procédure avait été lancée, dont le règlement impose pourtant un processus de concertation.

Une concertation a-t-elle un sens quand on ne sait pas sur quels projets on doit se déterminer ? Ce ne peut être dans ce cas qu’une invitation à exprimer des vœux très généraux, dont on peut craindre qu’ils ne soient suivis d’aucun effet.

En même temps le PLUI de notre territoire Terre d’Envol entre dans sa phase finale avec une enquête publique qui aura lieu début décembre (inutile de chercher les dates précises sur le site de la ville, elles n’y sont pas). En revanche, on peut y trouver le chemin vers les documents du PLUI sur le site du territoire. Au chapitre 4, on trouve les OAP (= Orientations d’Aménagement et de Programmation) sectorielles (= par villes), et on retrouve page 31 notre ZAC Centre Gare, au côté de 4 autres (presque la moitié de la ville est concernée) .

Les « orientations écrites » indiquent les objectifs parmi lesquels :

  • Requalifier certains îlots urbains.  Mais que veut dire « requalifier » ? jusqu’ici la « requalification » consiste à densifier en remplaçant pavillons et jardins par des immeubles de 6 ou 7 niveaux. Il semble que soit visé en particulier le quartier entre la gare et la rue Charcot, à la frange de la zone de risque de la gare de triage de Drancy.
  • Traiter l’exposition au bruit le long des voies départementales (rues Jules Princet et Charcot) par le recul de la construction et la végétalisation des marges. Or tous les permis de construire et les constructions commencées ne permettent aucun recul, aucune végétalisation, ne favorisent pas les circulations douces, avec larges trottoirs et pistes cyclables, et créent des couloirs étroits répercutant le bruit et concentrant la pollution.

Ces belles intentions risquent de n’être pas mises en œuvre avant longtemps, car ce PLUI sera probablement retoqué par la commission d’enquête, tant ses insuffisances, relevées par l’Autorité Environnementale, sont par ailleurs flagrantes.

vendredi 18 octobre à 18h30 salle Dumont,

il importe d’exiger sur les permis de construire des promoteurs un sursis à statuer jusqu’à la mise en œuvre d’un PLUI soucieux du bien-être des habitants.

Conseils de Quartier, ValFrancilia/Ballanger

LE PLUi NOUVEAU ARRIVE !

Bon dernier du département, notre territoire Terres  d’Envol ( Dugny, Le Bourget, Drancy, Le Blanc Mesnil, Aulnay-Sous-Bois, Sevran, Villepinte, Tremblay-en-France) est en train de finaliser son PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal). Après un processus de concertation plus que discret à Aulnay, Il entre bientôt dans sa dernière phase, l’enquête publique, avant sa mise en œuvre courant 2025, avec d’éventuelles corrections, suite aux remarques recueillies par un commissaire enquêteur.

Cette enquête publique aura lieu du 25 novembre au 26 décembre. Les citoyens pourront donner leur avis sur un registre numérique et rencontrer le commissaire enquêteur. Pour les rencontrer, celui-ci propose

UNE RÉUNION PUBLIQUE (lieu encore inconnu) LE JEUDI 5 DÉCEMBRE.

Il importe que tous se sentent concernés. Le PLUi détermine les PLU municipaux, qui devront mettre leur règlement  en cohérence avec lui. Cette enquête sera la dernière occasion de dénoncer et d’espérer faire corriger certaines aberrations permises aux promoteurs par le règlement actuel, et d’insister sur la nécessité de faire passer le bien-être de l’ensemble des Aulnaysiens avant des intérêts privés.

Le PLUi permet d’apprendre que sont prévues à Aulnay 5 grandes Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP)

  • Val Francilia, des terrains de l’ex-usine Citroën  jusqu’au centre aquatique
  • Gros-Saule -Mitry Ambourget – Savigny, avec disparition de l’espace vert au sud du vélodrome
  • Vieux Pays, avec densification intensive le long de la rue Jules Princet
  • ZAC Centre Gare, avec densification dans la zone Charcot
  • Chanteloup, avec « requalification de certains îlots urbains » ( ?)

Toutes ces OAP sont assorties d’intentions vertueuses, mais on n’y voit pas clairement la préoccupation pour le bien être des habitants, autant sur les nuisances (bruit et pollution) liées à la circulation routière que sur le développement d’espaces publics arborés.

 Pour plus d’information :  https://plui.paristerresdenvol.fr/,  puis : médiathèque

Il est conseillé de consulter d’abord l’avis très sévère de la Mission Régionale d’Autorité Environnementale (MRAe)

Avis rendus sur plans et programmes de la MRAe Île-de-France en 2024 | Missions régionales d’autorité environnementale (MRAe) (developpement-durable.gouv.fr) 

Il est enfin vivement conseillé d’être particulièrement en éveil pour l’annonce de l’enquête publique et de la réunion d’information, dont on peut craindre qu’elle ne se fasse que par quelques discrètes lignes en bas de page dans Oxygène, comme pour le

Bilan du la concertation centre gare, vendredi 18 octobre à 18h30, salle Dumont.

UNE OCCASION D’EXIGER DE LA MUNICIPALITÉ UNE CLARIFICATION DE SES INTENTIONS POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES DES AULNAYSIENS !

Nouvelles Constructions

FERME GARCELON : LA FARCE CONTINUE !

Avec la ferme Garcelon, la farce continue. Comme on a fait disparaître les Conseils de Quartier, pas de suivi des travaux par les citoyens, pas de risque de devoir justifier qu’il ne se passe rien durant des mois, mais tous les ans, un coûteux tract de propagande sur papier glacé.

L’acquisition date de 2017.

Début 2022, un tract nous informe que« depuis 3 ans, les services de la ville travaillaient à faire revivre ce lieux symbolique ». On  nous promet la livraison des lieux pour l’automne 2024.

Mais voilà qu’on a découvert « des fragilités dans les fondations ». Il a fallu tout ce temps (5 ans !) pour s’en rendre compte, alors qu’en février 2020, juste en face de la ferme, et d’un âge  aussi vénérable, la « maison Utrillo » aux mains de « rénovateurs » s’effondrait. De qui se moque-t-on ?

À présent, on parle de la fin 2025, avec une démolition partielle. On ne s’étonnera pas si elle touche le pavillon lui-même, avec ses fenêtres ouvertes à tous les vents. L’un des rares domaines d’expertise de notre municipalité, c’est son aisance à faciliter la dégradation de bâtiments mémoriaux, comme le « café des pailleux », au Soleil Levant. 

Peut-on au moins espérer une ouverture en 2026 ? En voilà une bonne idée : juste avant les élections !

N’OUBLIONS PAS QUE CET ESPACE, BIEN PLUS PETIT, EST CENSÉ REMPLACER LE BEL ESPACE AVERINO. MAIS LÀ, ON N’A PAS PERDU DE TEMPS.

CAR LORSQU’IL S’AGIT DE DÉMOLIR

POUR UNE OPÉRATION IMMOBILIÈRE, AULNAY AGIT !

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AULNAY-SOUS-BOIS, JO 2024 : UNE VITRINE VIDE

Clichy-sous-bois, Coubron, Villepinte, Le Bourget, La Courneuve, Saint Denis … La Seine Saint-Denis est à l’honneur ; sur toute la France et au-delà, ces noms retentissent de bravos et de Marseillaise, de plaisir, et même de bonheur. Et Aulnay, dans tout cela ? Inconnue au bataillon. Juste la chance de posséder un petit bout du canal pour voir passer rapidement un bateau abritant la flamme, tandis que dans nombre de villes du département elle parcourait les rues. Pas même un écran géant pour vibrer de concert. Si notre ville fait la « une » du Parisien, c’est rubrique des « faits divers », à propos d’une cité infestée par les rats.

Mais c’est normal : la seule ambition de la 3e ville du département, c’est l’ « Esprit Village » !

Soyons juste : il semblerait que notre somptueuse piscine, ce gouffre  financier, ait hébergé des champions (paraît-il, 12 médaillés d’or et 143 délégations, aux dires du personnel)  mais pour l’heure, aucune information propre à consoler d’en avoir été privés, une bonne partie de l’été, les Aulnaysiens assez fortunés pour fréquenter la piscine la plus chère des environs.

Et c’est vrai aussi, nous pouvons nous enorgueillir d’avoir  servi de parking (grande spécialité aulnaysienne) aux cars de service des Jeux, au prix de la coupure d’un axe  important, le boulevard André Citroën.

Mais c’est étrange, cette absence d’information, pour une municipalité si prompte à couvrir les rues de banderoles « Aulnay est fière de supporter les Jeux » (c’est vrai que supporter, même l’intolérable, les Aulnaysiens ont l’habitude) ! Auxquelles s’ajoutent de somptueux panneaux vantant ses grands travaux : le boulevard de Strasbourg et la Ferme Garcelon.

Pour le  boulevard de Strasbourg, seuls les naïfs s’étonneront que ce grand projet ait été soigneusement passé sous silence lors de la réunion publique (légalement obligatoire) sur la Zac Centre Ville, dont le boulevard de Strasbourg est l’épine dorsale.

C’est que pour l’équipe municipale, il n’est pas question de se confronter aux citoyens, de répondre à leur questions, et surtout pas à celle-ci : pourquoi ? Tant il semble évident que les inconvénients (diminution des places de parking et circulation bloquée en cas de livraison) ne sont balancés que par un avantage : l’élargissement des terrasses pour les restaurants.

Nous le savons, l’une des politiques prioritaires du Maire (en dehors du bétonnage intensif contre lequel il a été élu), ce n’est pas le rayonnement culturel, la protection du patrimoine arboré ou l’aménagement des circulations douces et des accès PMR, mais le développement des « commerces de bouche ». L’ambition, c’est de faire d’Aulnay la cantine des environs.

POURQUOI CETTE OPÉRATION QUI NE PROFITE QU’À QUELQUES-UNS,LORSQUE TOUS SOUFFRENT DE LA DÉGRADATION ACCÉLÉRÉE DE L’ÉTAT DE NOS RUES ? OÙ EST L’INTÉRÊT GÉNÉRAL ?

Nouvelles Constructions

SOLEIL LEVANT : SOUTIEN DE LA MUNICIPALITÉ AU PROMOTEUR TOUJOURS AU ZÉNITH, INTÉRÊT GÉNÉRAL ENCORE ÉCLIPSÉ

Il y a un an, nous demandions une modification du projet de construction au carrefour Rues de Sevran / Route de Mitry, voies départementales à fort trafic,  pour permettre un aménagement destiné à faciliter la circulation, et non à la rendre plus difficile après la suppression du « tourne à droite » de la rue de la Croix Verte. Le projet a été retoqué, car il nécessitait le dépôt préalable d’un « Projet d’Aménagement » en raison de la cession d’une voie publique au promoteur. Le nouveau projet est un peu différent, mais il continue à se moquer du problème de circulation, et même, il l’aggrave. Faut-il s’étonner d’un tel mépris de l’intérêt général ?

Soyons clair : construire au ras du trottoir sur le carrefour de deux axes structurants de la ville est une hérésie. Mais il est impossible à un promoteur de ne pas maximiser son profit, autant qu’à l’équipe municipale de faire prévaloir l’intérêt général.

Pour les habitants de l’immeuble dont les appartements donnent sur le carrefour, il faudra vivre une partie de la journée et de la nuit fenêtres fermées, avec la pollution des moteurs tournant au ralenti, puis le bruit des démarrages au feu. Il faudrait évidemment ici construite en retrait, d’autant qu’un arrêt de bus est prévu, et utiliser cet espace pour des dispositifs fluidifiant la circulation, par exemple un rond-point.

Du point de vue de la circulation, le défaut fondamental de ce projet, outre la disparition de la rue de la Croix Verte, est le risque de voir le trafic de transit se détourner (merci Waze !) vers la voie nouvelle qui desservira les entrées et sorties de parking du nouveau lotissement, sans parler des usagers de la crèche. La sortie vers la rue Jules Princet étant prévue en sens interdit, tous ces véhicules seront détournés vers la rue Edmond Poncet et la rue Aristide Briand, détériorant les conditions de vie de tout un quartier pavillonnaire. En matière de circulation, nous ne pouvons que constater l’incurie de nos élus, incapables d’anticiper un plan global de circulation, comme l’a déjà montré l’approbation d’un immeuble rétrécissant la rue Jules Princet.

Enfin ce projet tourne le dos au patrimoine, avec la disparition de la maison des Pailleux, l’un des très rares vestiges du passé agricole de la commune, jadis défendu par le CAHRA, et qu’on a sciemment laissé se dégrader irrémédiablement. Quant à l’environnement, avec la disparition des jardins et de quelques très grands arbres, la surface en espaces verts va se trouver divisée par 2, avec un parking souterrain de 200 places sur dalle qui mettra fin à l’infiltration des eaux de pluie. De tout cela, on se moque éperdument. Et quelles places supplémentaires prévues dans les crèches et dans les écoles, déjà surchargées ?

La municipalité fait don au promoteur de biens communaux (rue de la Croix Verte, ancien commissariat), mais avec quelles contreparties ? S’il y en a , ce ne sera visiblement pas au profit des citoyens qui verront leur qualité de vie se dégrader.

On a failli oublier : une douzaine de  pavillons rasés ! Pour la défense de la zone pavillonnaire, zéro pointé !

CONSTRUIRE, OUI, MAIS PAS N’IMPORTE COMMENT !

ZAC

La ZAC Centre Gare : l’environnement et les services VS le bétonnage

Le mercredi 12 juin, nous avons rencontré une personne chargée de la concertation qui a recueilli nos remarques et nous a transmis un compte-rendu de cette rencontre consultable sur notre site. De même, nous avons pu prendre quelques photos du projet également visibles sur notre site. Pour l’écrasante majorité des Aulnaysiens qui ne sont pas disponibles dans les horaires imposés (du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h) et qui ne pourront venir à la seconde et dernière permanence le 10 juillet de 14h à 17h, seul le site d’Aulnay Environnement leur permettra de se faire une idée de ce qui les attend.   

En effet, la personne qui nous a reçu ayant transmis notre demande de mise en ligne du dossier, il lui a été répondu que c’était impossible. Manifestement les services municipaux ont besoin d’une formation spécifique en informatique, comme les élus en démocratie.

Mais on peut toujours leur écrire à l’adresse 

centregare@aulnay-sous-bois.com

Après avoir présenté nos premières impressions dans un précédent communiqué, nous avons invité nos adhérents à une étude plus détaillée du projet, au demeurant très peu précis et rempli de phrases creuses sur « la modernisation » et l’ « attractivité ».

Voici le résumé de nos analyses.

A/ REMARQUES PRÉLIMINAIRES

1/ Une ignorance totale de la nécessité d’adapter la ville au dérèglement climatique.

Nulle part cette problématique, pourtant présente aujourd’hui à l’esprit de tous les responsables, n’est évoquée.

N’importe quel citoyen est conscient de l’importance de la végétation dans la lutte contre les canicules, et Aulnay possède un riche patrimoine de jardins parsemés de grands arbres dont il faut tenir compte. Or le projet de ZAC vise à construire dans des espaces où les jardins et les arbres sont nombreux, et absolument rien n’est envisagé pour en préserver le maximum. Il est possible de construire autour des grands arbres et de préserver des zones végétalisées en pleine terre. Il suffit de le vouloir pour l’imposer aux promoteurs. Nous sommes là en présence d’un projet qui n’est absolument pas en cohérence avec les défis de notre époque.

2/ Un flou total sur les espaces publics rénovés

Sur le secteur Charcot, on nous annonce le développement de 13000m2 d’espaces publics, mais où, lorsqu’il n’est question que de « nouvelle offre immobilière » ?

3/ Rien sur le patrimoine architectural

Le charme d’Aulnay (son « esprit village » ?) repose sur la présence de quelques très beaux pavillons fin XIXe siècle en meulière. Beaucoup ont déjà disparus, il faudrait en garder quelques-uns avec leurs jardins situés dans les « zones potentiellement mutables ». Cela repose sur une politique de préemption intelligente. Ce souci est totalement absent du projet.

4/ Rien sur les équipements culturels et associatifs : une conception de l’attractivité qui ne repose que sur l’offre commerciale.

L’objectif d’une ZAC est de permettre une participation des promoteurs au financement des équipements collectifs. Or rien ne semble prévu dans ce sens, sauf une école secteur Charcot. C’est très insuffisant, vue l’augmentation prévisible de la population d’Aulnay, aussi rapide que dans le reste du 93 (+5% DE 2014 à 2020).

4/ Et les nuisances ?

Le souci de limiter les nuisances, en particulier sonores est également absent, alors que la densification dont nous ne contestons pas la nécessité, exige une réflexion sur ce sujet.

B/ LES ZONES POTENTIELLEMENT MUTABLES

① Secteur Charcot, partie nord-est.

Entre le carrefour Anatole France et avant le délestage à droite dans la rue Marcel Sembat vers le Blanc-Mesnil, c’est un « point noir » en matière de circulation, qu’il importe avant tout d’élargir. L’intensité de la circulation aux heures de pointe avec toute la pollution et les nuisances sonores rend en outre peu souhaitable ici une densification  « au ras du trottoir ». D’éventuels nouveaux immeubles doivent être au maximum éloignés de la voie de circulation.

② Secteur Charcot, partie sud-ouest. 

Ce secteur est majoritairement composé de pavillons de qualité, avec des jardins. On ne peut densifier ce secteur sans veiller à conserver au maximum le patrimoine architectural et végétal. Et densifier en bordure des voies, c’est exposer davantage d’habitants au bruit et aux risques liés au transport de produits dangereux : nous sommes ici dans  la zone d’exposition aux risques de la gare de Drancy.

③ et ④ Secteur Gare nord

C’est une zone centrale qui logiquement doit accueillir le plus de services publics : le CIO, chassé de ses locaux, doit être réintégré dans cette zone, et la crèche maintenue. L’ ensemble des pavillons détenus par la commune dans la zone mérite assurément d’être remplacé par un bâtiment dévolu aux services et à la vie associative. Ce projet avait été proposé par la précédent municipalité socialiste et combattu par l’actuelle majorité. Cette ZAC doit permettre de revenir à ce projet de bon sens.

Le projet prévoit de réhabiliter les friches SNCF mais ne dit pas quelles possibilités de négociation se seraient ouvertes avec l’entreprise propriétaire des terrains. Pour quoi faire ? Du logement en bordure des voies ? Un développement de la gare routière et des circulations douces devraient être à l’ordre du jour. Et quel avenir pour le Parking d’Intérêt Régional ?

Le long de la rue Louise Michel, s’oriente-t-on vers un alignement continu d’immeubles ? Les espaces verts sont nombreux ici, dont il faut préserver une partie, et pas seulement « en cœur d’ilot », mais aussi en bordure, pour que tous puissent en profiter. Une parcelle occupe une place particulièrement remarquable, au 1 rue Jeanne d’Arc, avec plusieurs très grands arbres. Il faut y maintenir un ilot de verdure, un square ouvert au public face au bâtiment de la poste destiné à accueillir des services de la ville. 

La place Abrioux avec l’abattage de tous les tilleuls est devenu un puits de chaleur avec un revêtement éblouissant en été. Il faut étudier les moyens de la revégétaliser et de la rendre plus accueillante (bancs, ombrières). Au sud de la place, l’utilisation de la parcelle léguée par M. Pecoroni doit être aménagée conformément au legs, avec  des équipements destiné aux enfants : un petit citystade, des jeux pour les tout-petits, et des plantations compensant la disparition des grands arbres. En , beaucoup de pavillons de belle qualité architecturale ont disparu. Il importe de conserver ceux qui restent et contribuent à l’identité de la commune, comme celui au coin des rues Tournadour et de Bondy