Nouvelles Constructions

Résidence seniors : dormez, braves gens 

8 lignes dans Oxygène, une communication bien verrouillée en Conseil de quartier, aucune image, aucun chiffre, aucun dossier, en dehors d’un powerpoint qui restera confidentiel. Inutile que les Aulnaysiens en sachent plus : dormez, braves gens, on s’occupe de tout ! Et pourtant, cette « résidence senior » de l’avenue de la Croix Blanche mérite qu’on se pose quelques questions. En l’absence de documents précis sur lesquels s’appuyer, comment ne pas se les poser ?

1/s’agit-il d’une augmentation significative de l’offre d’hébergement pour nos anciens ?

Actuellement les deux résidences seniors implantées à Aulnay offrent environ 150 places (67 places pour Les Tamaris,  84 pour Les Cèdres). Les deux établissements ont été édifiés en 1977 et 1980, à une époque où Aulnay comptait environ 76 000 habitants, soit à peu près 1 place pour 500 habitants. Vu l’évolution d’une population qui monte allègrement vers les 90 000 habitants voire les 100 000, une augmentation de 20 à 25 % de l’offre serait une anticipation raisonnable, compte tenu du veillissement de la population et de la pression des promoteurs sur les occupants âgés des zones qu’ils convoitent. Bien sûr aucun chiffre ne nous a été communiqué, mais on peut penser que l’offre ne va pas beaucoup augmenter, tout simplement en raison de la disparition programmée de l’actuel foyer des Cèdres, présenté comme trop coûteux à rénover. (Au fait, qu’en est-il des Tamaris ?) 

2/ Quel avenir pour le Foyer des Cèdres ?

Là-dessus, silence radio. Mais nous pensons que les riverains ont de quoi s’inquiéter, sachant que les rives du canal sont un emplacement hautement spéculatif, et que la municipalité, par exemple, n’hésite pas à faire disparaître un équipement de qualité comme l’Espace Averino au profit d’un projet immobilier de 180 logements. Combien de logements de standing à la place de l’ex-résidence senior ? 

3/ Quel mode de gérance pour cette nouvelle résidence ?

La pratique de l’équipe municipale est de privatiser tous les services qui peuvent l’être. Certes, la résidence seniors n’est pas un EHPAD, mais la recherche effrénée du profit au détriment des personnes âgées que ce scandale a révélé ne peut manquer de nous inquiéter.

4/Quelle intégration dans le quartier ? 

On nous a promis une intégration harmonieuse dans le quartier. Ce n’est assurément pas l’impression que les images projetées lors du conseil de quartier ont donné aux riverains. « On va avoir ce contre quoi on a justement lutté », s’exclament ceux qui ont milité dans l’association QCBE (étrangement silencieuse), mobilisée contre les projets de l’ancienne municipalité socialiste. Ce sera une barre de deux étages tout le long de l’avenue, dans un style architectural qui n’a rien à voir avec celui des pavillons environnants. Rappelons que le groupe de travail mis en place à demande des habitants par la municipalité socialiste avait opté pour un habitat intermédiaire de petites unités (QCBE militant pour des pavillons), Aulnay Environnement proposant un ensemble pluri-générationnel associant les jeunes et les anciens.

5/ Quelle concertation avec les riverains ?

Aucun projet sans concertation avec les habitants, nous avait-on promis avant les élections de 2014. En 2021, c’est aucune concertation pour quelque projet que ce soit. (concertation = prise en compte des vœux des habitants). Donc, refus catégorique de toute participation des riverains au projet. Et tous les présents du conseil de quartier peuvent avoir encore dans l’oreille les paroles lénifiantes du second adjoint : « nous avons encore quatre années devant nous pour en discuter ». Sur quoi, Oxygène annonce un début imminent des travaux. Dormez, braves gens !

Cerise sur le gâteau : notre maire souhaite un « geste architectural » au croisement avec la rue Jean Jaurès. L’architecte de s’exécuter : une jolie tour carrée bien emblématique de l’ « esprit village » !

Archives, plu

Une certaine constance.

Certains ne sont pas Aulnaysiens depuis si longtemps, ou n’étaient pas nés.

Pour connaitre ce tract, disponible en annexe, pour une mobilisation des aulnaysiens pour le Plan d’occupation des sols. 

Déjà en 1990 . Depuis le plan d’occupation des sols est devenu plan local d’urbanisme, mais la mobilisation est toujours, voire plus qu’hier, nécessaire.



Tract déjà, aussi pour la sauvegarde de notre patrimoine, là, la villa Louvel

Mais ce texte, issu de la première mouture de notre association, montre indéniablement, une certaine constance dans notre action, ainsi qu’une persévérance pour prévenir les Aulnaysiens.

On peut dire que nous sommes des lanceurs d’alerte.

Là, c’est historique.

Récemment notre étude du premier projet Val Francilia, décidé encore une fois par un cabinet extérieur à la ville, et la prise de conscience locale qui s’en est suivie, a permis de sauver de la casse le Parc Ballanger,  et surtout d’envisager la mise en œuvre d’un projet plus logique, après des retours critiques des administrés.

Les années défilent, et le plan local d’urbanisme est toujours un sujet d’actualité.

Il semble, qu’encore une fois, un aiguillon ait piqué l’équipe municipale, puisqu’une révision du catastrophique PLU précédent, est annoncée par l’équipe municipale. Pour sauver ce qui peut encore l’être ?

Comme hier nous réitérons notre slogan :

« AULNAYSIENS, AULNAYSIENNES MOBILISEZ VOUS POUR LE PLU ! »

Nous espérons que cette révision sera vraiment démocratique et interactive avec la population et pas un saupoudrage sur quelques rues pour plaire à quelques amis d’Aulnay pour pouvoir dire :

« On a corrigé le PLU ! »

Aurons-nous comme il fut un temps, un bulletin municipal spécial PLU ?
Avec fiche de retour pour l’enquêteur associée, explication claire des zonages et un plan général de la ville associé ?

Ou mieux, pour une ville numérique, en plus un site internet dédié, pour dématérialiser les demandes et remarques ?

On peut espérer que cette fois les Aulnaysiens vont s’emparer de cette concertation, exiger des immeubles en retrait des trottoirs, des rues avec de vrais trottoirs, une charte de la sauvegarde des arbres remarquables, une harmonie architecturale incluse dans le PLU. Bref presque tout revoir !

Pour terminer sur notre constance, puisque le passé rejoint le présent, nous terminerons en vous demandant comme il y a 30 ans de vous impliquer dans cette concertation : plus nous serons nombreux, plus notre ville gardera son charme.

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Défense de la zone pavillonnaire : Les bonnes résolutions de la municipalité

Ces jours-ci, les Aulnaysiens ont pu découvrir dans leur boîte aux lettres un document très prometteur :

Les alertes lancées par des collectifs de riverains et par Aulnay Environnement semblent porter leurs fruits : la municipalité se souvient de ses promesses de protéger la zone pavillonaire !

Grâce à ces alertes, elle prend conscience qu’un peu partout, les règles du règlement qu’elle a voté sont allégrement bafouées par des constructeurs qui semblent penser que tout leur est permis.

  • Il faut donc croire qu’elle va s’en donner les moyens, et augmenter les effectifs de sa « police de l’urbanisme ». À notre connaissance, ce service comprend deux personnes : un chef multicasquettes et un employé municipal.
  • Elle va donc se saisir des nouveaux pouvoirs de police conférés aux maires par le nouvel article L.481 du code de l’urbanisme qui a déjà deux ans ( 27 décembre 2019 !) :

Procès-verbal d’infraction (à transmettre sans délai au parquet)
• Procédure contradictoire avant mise en demeure
• Mise en demeure avec délai adapté à la situation
• En cas de non-exécution à l’issue de ce délai, nouveau contradictoire
Arrêté motivé prononçant l’astreinte, d’un montant adapté à la situation et ne dépassant pas 500 euros par jour et 25 000 euros au total

CEUX QUI PRÉTENDAIENT QUE LA MUNICIPALITÉ NE POUVAIT RIEN FAIRE EN SERONT POUR LEURS FRAIS :

POURVU QUE CETTE BELLE INTENTION NE SUBISSE PAS LE SORT DE TROP DE RÉSOLUTIONS DE DÉBUT D’ANNÉE !

(On remarquera que la participation des Aulnaysiens est sollicitée. Faut-il croire que logiquement, cela s’étendra aussi aux Conseils de quartier, où l’initiative et la force de proposition sera accordée aux habitants, comme le prévoit le règlement voté en Conseil Municipal ?)

Nouvelles Constructions

Le grand n’importe quoi des permis de construire

Jusqu’ici, Aulnay Environnement, à l’écoute des Aulnaysiens, s’est surtout inquiété de la multiplication des projets immobiliers, qui la plupart du temps :

  • Sont dotés de balcons débordants et dressés en bordure des trottoirs (dont les largeurs sont déjà souvent en deçà de la largeur réglementaire) sans que l’on saisisse l’occasion de les élargir, d’où encombrement par les poubelles et augmentation des difficultés de circulation pour les jeunes parents et leurs poussettes, les personnes âgées et leurs chariot de courses et toutes les personnes à mobilité réduite
  • Sont surdimensionnés pour rentabiliser au maximum la surface, ce qui augmente sans contrôle le nombre d’habitants, de véhicules et donc de difficulté de la circulation  automobile, et d’augmentation du danger pour les piétons et les cyclistes
  • Sont dotés de parkings souterrains qui s’étendent sur toute la surface de la parcelle, et donc ne respectent pas l’obligation de 40% de la surface en pleine terre, la mince couche destinée à une pelouse posée sur la dalle couvrant le parking n’assurant évidemment pas une fonction d’infiltration des eaux de pluie vers la nappe, tandis cette même nappe, contrainte par les cuvellements étanches des parking, va se répandre vers les constructions plus anciennes.

Nous dénonçons depuis longtemps cette dérive qui témoigne d’une absence totale de réflexion d’ensemble sur l’urbanisme et les conditions de vie des habitants.

Au moins le programme municipal se targuait-il de « protéger la zone pavillonnaire ». À leur grand dam, les habitants découvrent enfin que ce n’est qu’une promesse dépourvue de tout moyen de la faire respecter.

Chaque semaine, on découvre au milieu des pavillons des travaux engagés sans respect des règles d’urbanisme, qui privatisent sans vergogne l’espace public, mettent en danger les constructions environnantes ou des projets qui implantent des immeubles collectifs changeant radicalement la nature d’un quartier.

Aulnay Environnement souhaite deux changements profonds concernant l’urbanisme : 

  • L’accès facilité aux permis de construire. Pour les consulter, on doit se rendre en Mairie, aux heures d’ouverture, ce qui est une contrainte, surtout en temps de pandémie. IL FAUT DONC D’URGENCE QUE L’OBLIGATION LÉGALE DE PUBLICITÉ DES PERMIS DE CONSTRUIRE SOIT ASSURÉE SYSTÉMATIQUEMENT PAR VOIE ÉLECTRONIQUE, ET QU’ILS SOIENT CONSULTABLES SUR INTERNET. C’est très facile : tous les documents sont obligatoirement envoyés en Mairie sous forme électronique.
  • une véritable police de l’urbanisme, dotée des moyens d’arrêter des travaux non conformes aux règles.

CE N’EST PAS AUX RIVERAINS D’ASSURER SEULS LA SURVEILLANCE !

LA VILLE DOIT SE DOTER DES MOYENS DE SURVEILLER LES TRAVAUX

ET DE LES ARRÊTER LORSQU’ILS NE RESPECTENT PAS LES RÈGLES D’URBANISME !

Rue Blanqui, la totale :
affichage lacunaire,
détournement du règlement et du permis de construire,
nombreux empiètements sans autorisation sur le domaine public.
(pour plus de détails, voir autres articles sur ce blog)
Motions

Assemblée Générale d’Aulnay Environnement

L’association Aulnay Environnement vous informe que son Assemblée Générale Ordinaire 2021 se tiendra :

MARDI 23 Novembre 2021 de 19H00 à 22H  Salle DUMONT à Aulnay-sous-Bois.

L’assemblée sera ouverte à toute personne désireuse de s’informer sur les objectifs et les actions de l’association, après vérification du PASS sanitaire. Le port du  masque sera exigé.

Les buts de l’association (extrait des statuts):

  • préserver le caractère pavillonnaire dominant de la commune d’Aulnay-sous-Bois et la qualité de vie quotidienne de sa population contre les agressions de toute nature, spécialement contre les conséquences susceptibles de résulter de certains aménagements fonciers.

– représenter et défendre les intérêts moraux et matériels, tant individuels que collectifs, des habitants victimes de telles agressions,

– permettre aux Aulnaysiens concernés d’agir avec le maximum d’efficacité de façon à se défendre contre les préjudices occasionnés ou pouvant survenir par le débordement des eaux,

  • défendre les Aulnaysiens contre les projets d’urbanisme et d’aménagement du territoire qui augmentent la pollution (air, eau, sol), les nuisances de toutes sortes comme le bruit, les menaces sur la santé publique et le bien être des Aulnaysiens
  • développer les actions visant à améliorer l’environnement des aulnaysiens
  • développer les actions de conseil aux habitants sur les démarches environnementales.

L’association inscrit son action dans le cadre des recommandations de la conférence de Rio de 1992 sur le développement durable.

Elle est indépendante de tout parti politique et de toute confession religieuse.

Elle est adhérente de France Nature Environnement.

Avec plus d’une centaine d’adhérents, elle est la plus importante association environnementale du département.

Mais n’étant pas un service public, elle dépend entièrement de la volonté d’agir de ses adhérents. Les réunions de bureau, en général le premier mardi de chaque mois salle Dumont, sont ouvertes au public.

Dans un contexte local difficile, les membres du bureau ne peuvent pas tout : ils ont besoin des propositions et du dynamisme des adhérents pour n’être  pas seulement des lanceurs d’alerte, comme nous l’avons été pour le projet Val Francilia et l’urbanisation du parc Ballanger ou l’implantation de l’usine Chimirec.

arbres

À Aulnay, comment aux arbres, on leur fait leur fête !

Au terme des deux jours de « Fête de l’arbre », Aulnay Environnement a pu constater combien les Aulnaysiens étaient sensibles au rôle des grands arbres à leur qualité de vie et réceptifs au tract demandant à la municipalité une véritable politique de protection des arbres du domaine privé.

Il faut rappeler quelle suite a été donnée à notre pétition qui a recueilli en peu de jours plus de 500 signatures demandant respectueusement au Maire d’agir pour protéger les arbres du Centre Le Camus : 

Beaucoup d’Aulnaysiens sont révoltés pas ce mépris du patrimoine naturel.

Monsieur le Maire, quand comprendrez-vous le désir des Aulnaysiens de voir préservé leur cadre de vie ?

arbres

Que devient la Charte de l’arbre ?

En décembre 2020, un groupe de travail était invité à réfléchir sur une Charte de l’Arbre. En considérant le sort réservé aux tilleuls centenaires de la défunte place Camélinat et surtout la proximité de l’échéance électorale, nous étions des plus circonspects en venant à une réunion que nous avons rapidement quittée, en constatant que dans l’esprit de nos interlocuteurs de la municipalité, il s’agissait surtout de nous convaincre du bien-fondé des opérations d’abattage d’arbres du domaine public, à croire que la vocation première de ces végétaux est de contracter des maladies et  derechef, d’être éliminés.

Difficile de décider quel événement fut décisif pour la suspension des travaux du groupe de travail : est-ce bien le Covid, ou tout simplement la réélection de la municipalité dans un fauteuil d’abstentionnisme ? En revanche, nous souhaitons évidemment que le groupe de travail reprenne ses travaux, mais dans une optique qui vise effectivement à la préservation dans son ensemble du patrimoine naturel arboré. Car contrairement à ce qu’un élu affirme dans Oxygène, la Charte de l’Arbre n’existe toujours pas : il n’y a à Aulnay aucun texte visant à préserver les arbres !

La position d’Aulnay Environnement définie lors de la première réunion n’a pas changé. Nous demandions :

  • Un engagement  que ce groupe de travail préludera à la mise en place d’une commission bénéficiant d’une longévité et de compétences lui permettant de participer dans le long terme à la gestion du patrimoine arboré et que sa vocation ne se bornera pas à participer à la rédaction d’un texte sans portée réelle.
  • Le projet d’un examen approfondi de l’état des lieux : la première attribution de ce groupe de travail doit être de travailler sur l’inventaire de ce patrimoine, tel qu’il apparaît sur l’annexe C du PLU 2015. Il importe que soit revu un classement des arbres afin qu’un maximum d’arbres patrimoniaux puissent bénéficier des articles correspondants du PLU au titre « d’arbres isolés ». On relève en effet des lacunes dans cet inventaire, par exemple, aucun arbre remarquable n’est signalé rue Louis Barrault sur le terrain de l’ancien Centre Le Camus, (parcelle cadastrale 207) alors qu’il comprend un magnifique cèdre et plusieurs grands chênes, l’un d’eux, en raison du diamètre de son tronc, est sans doute actuellement le plus ancien de tous les survivants de la forêt du Bondy, et à ce titre particulièrement remarquable et à préserver. On sait ce qu’il en a été : absence de réponse à nos lettres et à une pétition de plusieurs centaines de signatures, et nettoyage par le vide de la parcelle en plein été.
  • Le réexamen de décisions radicales qui pèsent lourdement sur l’avenir du patrimoine public, comme celle de remplacer tous les platanes d’alignement de la commune, ce qui conduit à une diminution du nombre d’arbres, comme le prouvent les exemples récents de la rue Ordener et du boulevard Lefèvre : à chaque fois, 16 platanes remplacés par 8  jeunes arbres.
  • La précision sur le périmètre pris en compte : il doit ainsi englober non seulement le domaine public, mais aussi le domaine privé. Sur ce domaine, le patrimoine arboré est en effet particulièrement vulnérable, en raison de la multiplication des mutations, en particulier au profit de promoteurs soucieux de dégager le maximum de surface pour de nouvelles constructions. 
  • La promesse d’une réelle protection du patrimoine : Il importe donc que soit admis dès le départ que cette Charte de l’arbre impose des contraintes dans les permis de construire, comme dans les projets communaux, et que ne soit pas négligée la protection des arbres sur des terrains du patrimoine public (chênes de l’ancien Centre des Impôts, avenue de la Croix Blanche) en contradiction avec les décisions arbitraires de  retrait de la liste des arbres à préserver (tilleuls centenaires de l’ex-place Camélinat).

Il faut une action forte de sensibilisation des propriétaires au patrimoine arboré en leur possession,

assortie d’une aide à l’entretien de ces arbres, qui est coûteuse et suscite parfois des problèmes de voisinage.

Sans une prise en compte de tous ces paramètres,

il est difficile de croire à la sincérité d’une campagne vantant les bienfaits des arbres.

FÊTER LES ARBRES, C’EST BIEN JOLI,

LES PROTÉGER, CE SERAIT BIEN MIEUX !

Nouvelles Constructions

Sous le masque du « Bon père de famille »

Cette fois, avec les annonces du dernier Conseil Municipal et la vente programmée de l’espace Averino, les yeux des Aulnaysiens vont-ils enfin s’ouvrir ?

Il y a 3 ans seulement, le Maire inaugurait cet « espace multiservice » joliment bariolé, destiné aux associations et à la démocratie de proximité, et vantait son action : « on m’avait dit que ce n’était pas possible, je l’ai fait ! » (il parlait aussi du « nouveau pont de la Croix Blanche », autre fierté municipale). Les associations (mais pas Aulnay Environnement)  bénéficiaient enfin d’un espace digne d’une ville de 86000 habitants, encore insuffisant pour les 600 associations, mais moderne et en bon état. Bravo au « bon père de famille » !

Hélas, dans son besoin effréné de construire, le Maire va allégrement sacrifier l’Espace Averino au profit d’un programme immobilier de 120 logements ! On promet de reloger les bénéficiaires, au prix d’un complexe jeu de chaises musicales, un service chassant l’autre, dans des locaux dispersés, chaque fois plus petits et plus incommodes. Fini les facilités de parking Espace Averino (Le Parisien, 3 juin 2018)!

Voici, allée Circulaire, le nouvel espace associatif de remplacement : un baraquement qui a déjà quelques décennies (qualifié alors de locaux « vétustes ») et que l’École d’Art Claude Monet avait certainement été bien heureuse de quitter.  

Exit « le bon père de famille ». On se croirait chez Jules Renard, dans la peau de « Poil de carotte », face à la redoutable madame Lepic. Ou chez Victor Hugo, avec les Thénardier. 

Quant à la « démocratie de proximité », cette coquille soigneusement vidée a-t-elle vraiment besoin de locaux ? Il suffit de rappeler que la semaine précédente a eu lieu le conseil du quartier concerné, et que ce projet immobilier qui allait le chambouler a été passé sous silence, au profit d’un long exposé de Veolia destiné à nous apprendre que l’eau du robinet était cent fois moins chère que l’eau en bouteille et « très peu calcaire » (sic !).

On ne peut imputer l’énorme opération immobilière à la pression des promoteurs ; c’est bien notre élu qui leur offre notre ville sur un plateau. C’est l’EPFIF (Établissement Foncier de l’Ile de France) qui rachète les pavillons du quartier autour de l’Espace Averino, EPFIF dont notre maire est vice-président !

La destruction de notre paysage urbain et de notre qualité de vie, voilà le prix à payer contre la promesse de ne pas augmenter les impôts locaux. La corrélation est évidente : on déroule un tapis rouge aux promoteurs, mais on les invite aussi à contribuer un peu plus au financement de la ville, en doublant la taxe d’aménagement. Ce qui n’empêche pas de contracter de nouveaux prêts.

Le béton s’étend, le trou budgétaire se creuse.

C’est donc cela : « une gestion de père de famille » ?

ValFrancilia/Ballanger

Le show des grands projets…

Mercredi et jeudi soir, à l’Espace Peugeot, (pour les Aulnaysiens, au Diable Vauvert) show à l’américaine pour la présentation des Grands Projets de la municipalité. Pour qui ? Par pour les habitants, pas pour les contribuables, pas davantage pour les représentants des assemblées de la « démocratie de proximité » (Conseil économique, Social et Environnemental, Conseil consultatif des Aulnaysiens Retraités, Conseil de quartier, Conseil Citoyen, Conseil municipal de Jeunes), et encore moins pour les élus municipaux qui ont le tort de ne pas faire partie de la majorité, et surtout pas pour les associations qui s’intéressent au devenir de la commune. C’était juste pour les « Agents économiques » ! On reste entre « professionnels ». Dormez, bonnes gens, on s’occupe de tout !

Que pouvait-on y apprendre, qui concerne directement les Aulnaysiens ? À vrai dire, peu de choses :

  • Le projet d’un commissariat avenue du Maréchal Juin, après avoir promptement enterré le projet de la précédente municipalité de gauche : 5 ans de perdus, au bas mot. Espérons qu’on veillera à préserver la « villa Chansonia »  abritant l’actuel commissariat.
  • Sur le terrain de l’Hôtel des Impôts, avenue de la Croix Blanche, une résidence senior, dont on parle depuis des années, mais qui se heurte à d’énormes problèmes de coût.

    Quant à Val Francilia, cheval de bataille de la précédente mandature, voilà ce qu’ont pu voir les « agents économiques (nous attendons que cette image soit publiée sur le site de la ville) :

Côté positif : le projet ressemble de façon troublante à la synthèse des contre-propositions faites en 2019 par les associations ABC et Aulnay Environnement. Au lieu d’urbaniser 1/5e du parc Ballanger, on réaménage ses abords et rénove les zones industrielles proches. Notre mobilisation aurait payé ? Notre maire reviendrait-il à la raison ?

Mais à y regarder de près, la zone du projet (en bleu) déborde toujours sur le parc, (zone apparaissant en vert) avec ce « quartier hybride » ! Le projet aberrant de construire des logements à proximité d’industries potentiellement dangereuses avec un fort trafic de poids lourds (Chimirec, logistique), en bordure d’autoroutes et dans l’axe des pistes des aéroports n’est pas encore abandonné. Restons vigilants !

Sur Aulnaycap, le Maire ne dit mot de tout cela, ni des promesses électorales (salle des fêtes, médiathèque) ni du bétonnage galopant (qui va redoubler sous cette mandature), ni du massacre des arbres par les promoteurs. Mais ce dont il est particulièrement fier, au même titre que de son centre aqualudique hors de prix, c’est de la place Abrioux « revégétalisée » ! Non, Monsieur le Maire, remplacer des tilleuls centenaires dispensateurs d’ombre et de fraîcheur en été, et coupant les vents glaciaux en hiver pour les  remplacer par des oliviers en pots, des colonnes métalliques et de chênes-lièges malingres, ce n’est pas de la «revégétalisation » ! 

Et de quel centre de santé est-il question, quand le CMES a été privé d’un nombre important de ses services ?

PROCÉDÉ CLASSIQUE DE LA « NOVLANGUE » : AFFIRMER LE CONTRAIRE DE CE QUE L’ON FAIT !