
( Agence d’Urbanisme : Retour de nos observations suite à notre visite en Mairie sur le dossier de concertation)
Observations sur le dossier de concertation
– Les orientations générales du projet de ZAC cités dans la délibération du 12 décembre 2022 sont très générales et floues. Nous voulons connaitre les orientations précises en termes de commerces, d’équipements de bureaux et d’habitat. Quelle est la priorité globale qui sera définie, et dans quels secteurs les implantations sont-elles prévues ?
– La ZAC est une opportunité rare de permettre un élargissement des axes les plus embouteillés du quartier, notamment la RD115 et l’avenue du 14 Juillet. Ces solutions devraient être envisagés là où cela est possible grâce à l’acquisition de foncier, afin de faciliter la coexistence des mobilités et la fluidité. Ces élargissements rendraient également plus supportables la densification prévue dans le projet.
– Les terrains appartement à la SNCF sont stratégiques dans ce projet de ZAC. Seront-ils cédés ? Quels projets sont envisagés dessus : commerces, habitation, bureau ? Il serait bon d’éviter de trop densifier ces terrains pour permettre le développement des espaces publics.
– Les conseils de quartier ont apparemment été associés à la concertation préalable. Cependant, leur fonctionnement est marqué depuis plusieurs années par une absence totale d’indépendance, en violation du règlement. Un contrôle du fonctionnement des conseils, de la sincérité de leur action, et du rôle qu’ils peuvent jouer dans les procédures de concertation devrait être mis en place. En l’état actuel, ils ne jouent absolument pas leur rôle d’organes de démocratie locale au service des habitants.
– Le dossier de concertation présente un certain nombre d’îlots mutables au sein du périmètre de la ZAC. Comment ces ilots mutables ont-ils été sélectionnés, et selon quels critères ? Quels niveaux de densification sont envisagés ?
– La population du secteur Centre-Gare devrait s’accroitre fortement avec la densification, or seulement deux groupes scolaires sont inclus dans le périmètre indicatif de la ZAC. La construction de nouveaux établissements scolaires est-elle envisagée, ou bien des agrandissements des établissements existants ?
– Les immeubles en construction rue du Dr Roux sont trop imposants et nuisent au caractère du secteur Centre-Gare. Ils représentent un exemple parfait du risque posé par une densification anarchique. Quels dispositifs juridiques et critères d’urbanismes sont-ils prévus pour éviter que de tels erreurs ne se reproduisent ?
– Le Parc Dumont accueille actuellement trop d’événements, notamment avec des barnums et équipements qui menacent ses arbres. Quelles orientations sont prévues sur le parc pour préserver ses fonctions de loisirs et son environnement ? Le projet de ZAC doit également prévoir de nouveaux espaces publics structurants de qualité, qui permettront la tenue d’évènements citoyens, associatifs ou municipaux dans des espaces plus appropriés que le parc.
– Les espaces verts publics de la ville sont actuellement très mal entretenus. En plus des problèmes évidents d’esthétique, le manque d’entretiens des pelouses et des massifs situés sur la voirie encourage le dépôt sauvage des déchets. Un dispositif d’entretien bien plus performant est nécessaire, surtout avec l’accroissement annoncé de la végétalisation.
– Les tubes végétalisés installés par la mairie ne sont pas un substitut à une véritable végétalisation. Ils sont couteux, peu esthétiques, ne génèrent pas d’ombre et ne remplacent pas la biodiversité que supporte des vrais arbres. Pourquoi la mairie a-t-elle choisi l’installation de ces dispositifs, et continueront-ils d’être installés ?
– La ville d’Aulnay manque d’équipements publics de qualité, par exemple de médiathèques ou d’espaces de réunions pour les associations et collectifs. Quelles sont les ambitions de la ZAC en termes d’équipements publics pour combler ce manque, et sur quel foncier des implantations sont-elles possibles ?
– La Laiterie Garcelon est présentée comme un nouvel espace associatif qui doit être inaugurée à la rentrée. Mais les travaux avancent visiblement très peu, et il semble improbable que les travaux soient terminés à cette échéance. Nous émettons donc des craintes sur la capacité de la mairie à assurer la continuité de l’accueil des associations pendant ce temps. Nous souhaitons plus d’informations sur l’avancement des travaux et la date de mise en service de l’équipement, ainsi que sur son insertion dans le projet d’équipements publics de la ZAC.
– La conception du projet de ZAC doit inclure des études de circulation approfondies, qui prennent en compte les différents scénarios de modification du plan de circulation. La mise à sens unique de certaines rues provoque aujourd’hui des embouteillages conséquents dans le centre, ce qui démontre un manque d’études préalables.
– La voirie de toute la ville est particulièrement dégradée, avec de nombreux nids de poules qui peuvent être dangereux. Si le projet de ZAC prévoit la réfection d’un certain nombre d’axes, quelles modalités d’entretien sont prévues après ces travaux afin d’assurer le maintien de la voirie dans un état correct ?
– Le stationnement sauvage sur les trottoirs est très répandu dans le quartier, nuisant notamment à la circulation des poussettes et des PMR. La municipalité a précédemment refusé d’installer des potelets en grand nombre, sous prétexte de couts trop élevés. Ces dispositifs doivent être généralisés dans les nouveaux espaces publics de la ZAC, afin d’éviter ce phénomène qui dégrade fortement la qualité des espaces publics.
– L’attractivité et le confort des parkings souterrains doit impérativement être améliorés afin de garantir leur utilisation et de réduire le stationnement (sauvage ou non) en surface. Par exemple, le parking de la place Abrioux est largement sous utilisé. Le parking souterrain du marché est aussi très peu accessible et confortable, ce qui réduit son usage. Quelle prise est compte des parkings en ouvrage est-elle prévue dans le projet de ZAC ?
– Le réaménagement de la place Abrioux pose un certain nombre de problèmes. L’abattage des arbres n’est absolument pas compensé par l’installation d’arbres en pots dont le bilan écologique est très mauvais et qui n’apportent aucune ombre. La place étant incluse dans la ZAC, du mobilier de qualité et des installations générant de l’ombre doivent être installés afin de donner une vraie fonction à cette place.
– Le développement des terrasses de bars et cafés dans le centre nuit aux cheminements des PMR. Il ne faut pas que les bénéfices des élargissements de trottoirs soient contrebalancés par les terrasses. – Quelle articulation est prévue entre la ZAC et les travaux qui vont bientôt commencer sur le boulevard de Strasbourg ? Il est étrange que le réaménagement du boulevard soit entamé avant que le plan-guide ni même les grandes orientations de la ZAC ne soit fixées.
Information sur les hauteurs des immeubles par zone tenant compte de la dernière modification du PLU sur les hauteurs d’immeubles
- En zone UA, en centre-ville dense
hauteur des immeubles autorisée 20 m (RC + 6 étages)
- En zone UD, en bordure des espaces de centralité et les principaux axes de la ville (axes structurants) :
hauteur des immeubles autorisée 15 m (RC + 4 étages)
- En zone UG, le tissu pavillonnaire hauteur maximale autorisée 9 m
Le maire avait le projet de reconstruire le foyer des Cèdres sur le terrain de la Croix Blanche et de le classer en CINASPIC (Construction et Installation Nécessaire Aux Services Publics ou d’Intérêt Collectif ), ce qui permettait de monter à 16 m.
Ce projet a fait l’objet de la modification n° 4 du PLU mais le texte final voté au Territoire a changé, le maire ayant fait volte-face.
Texte voté au conseil de Territoire le lundi 5 avril, modification 4 du PLU :
Zone UD, tissu pavillonnaire : hauteur maximale des bâtiments 9 m .
Stationnement modifié: 1 place pour 250 m2 au lieu de 200 dans toutes les zones.
Pour les CINASPIC, hauteur autorisée 16 m, mais en zone UI (espace d’activités) et non en zone UG.
Pour le moment, le projet de foyer remplaçant Les Cèdres semble gelé, pas de projet CINASPIC sur la zone pavillonnaire, on reste à 9 m hauteur maximale.















