Bon dernier du département, notre territoire Terres d’Envol ( Dugny, Le Bourget, Drancy, Le Blanc Mesnil, Aulnay-Sous-Bois, Sevran, Villepinte, Tremblay-en-France) est en train de finaliser son PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal). Après un processus de concertation plus que discret à Aulnay, Il entre bientôt dans sa dernière phase, l’enquête publique, avant sa mise en œuvre courant 2025, avec d’éventuelles corrections, suite aux remarques recueillies par un commissaire enquêteur.
Cette enquête publique aura lieu du 25 novembre au 26 décembre. Les citoyens pourront donner leur avis sur un registre numérique et rencontrer le commissaire enquêteur. Pour les rencontrer, celui-ci propose
UNERÉUNION PUBLIQUE (lieu encore inconnu) LE JEUDI 5 DÉCEMBRE.
Il importe que tous se sentent concernés. Le PLUi détermine les PLU municipaux, qui devront mettre leur règlement en cohérence avec lui. Cette enquête sera la dernière occasion de dénoncer et d’espérer faire corriger certaines aberrations permises aux promoteurs par le règlement actuel, et d’insister sur la nécessité de faire passer le bien-être de l’ensemble des Aulnaysiens avant des intérêts privés.
Le PLUi permet d’apprendre que sont prévues à Aulnay 5 grandes Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP)
Val Francilia, des terrains de l’ex-usine Citroën jusqu’au centre aquatique
Gros-Saule -Mitry Ambourget – Savigny, avec disparition de l’espace vert au sud du vélodrome
Vieux Pays, avec densification intensive le long de la rue Jules Princet
ZAC Centre Gare, avec densification dans la zone Charcot
Chanteloup, avec « requalification de certains îlots urbains » ( ?)
Toutes ces OAP sont assorties d’intentions vertueuses, mais on n’y voit pas clairement la préoccupation pour le bien être des habitants, autant sur les nuisances (bruit et pollution) liées à la circulation routière que sur le développement d’espaces publics arborés.
Il est enfin vivement conseillé d’être particulièrement en éveil pour l’annonce de l’enquête publique et de la réunion d’information, dont on peut craindre qu’elle ne se fasse que par quelques discrètes lignes en bas de page dans Oxygène, comme pour le
Bilan du la concertation centre gare, vendredi 18 octobre à 18h30, salle Dumont.
UNE OCCASION D’EXIGER DE LA MUNICIPALITÉ UNE CLARIFICATION DE SES INTENTIONS POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES DES AULNAYSIENS !
Vous êtes déjà adhérent d’Aulnay Environnement ou vous êtes intéressé par l’association et avez laissé vos coordonnées lors du Forum.
Nous vous invitons à participer à notre réunion de bureau du 8 octobre au premier étage de la salle Dumont à 20:00 (Foyer des Anciens).
Aulnay Environnement est une association qui milite « pour la défense du paysage urbain ». Par « paysage », nous entendons un milieu de vie aussi agréable possible pour les habitants. Cela suppose :
Une protection du patrimoine architectural, ainsi que de la diversité du bâti, où coexistent depuis des décennies jusqu’en centre-ville, immeubles collectifs et pavillons, avec leurs jardins
Une défense du patrimoine arboré du domaine privé autant que public, et une sensibilisation des propriétaires et des promoteurs à tout ce que les grands arbres apportent à tous
Une défense des intérêts des piétons, par l’élargissement des trottoirs, l’interdiction des constructions « à l’alignement », des balcons débordants, et des poubelles sur des trottoirs étroits, ainsi que l’exigence d’une lutte significative contre le stationnement systématique sur certains trottoirs.
Un aménagement des voie « structurantes » comme la rue Jules Princet pour permettre les circulations douces et la végétalisation
Une réflexion sur l’adaptation de la ville au dérèglement climatique.
De meilleurs équipements pour la vie associative et culturelle et le rétablissement des Conseils de Quartier qui doivent être d’abord un lieu de dialogue entre les habitants pour élaborer des propositions propres à améliorer le cadre de vie.
Force est de constater que ces aspects ne sont pas à l’ordre du jour dans notre commune. Cependant il ne s’agit pas là d’un constat partisan. Nous ne sommes inféodés à aucun parti, car une politique de bon sens n’est ni de droite ne de gauche. Nous savons que tout n’est pas possible et nous ne sommes pas contre la nécessité de construire, mais pas n’importe comment, avec toute liberté pour les promoteurs. Nous souhaitons avant tout le dialogue sans « langue de bois », et cela a été possible durant des décennies.
Aulnay Environnement, forte d’une centaine d’adhérents est une association représentative qui doit être entendue, car ses propositions sont de bon sens. Nous formulons toujours des contre-propositions lorsqu’un projet nous paraît aberrant, comme ce fut le cas pour le projet initial Val Francilia, qui prévoyait de construire sur le parc Ballanger, et que nous avons victorieusement combattu. Le nouveau Val Francilia se borne à des installations industrielles sur le site PSA et des logements en bordure du boulevard Maurice Ravel, et c’est précisément ce que nous avion préconisé publiquement (voir sur notre site notre cahier d’acteur du 15 avril 2019).
Association née dans le sud, Aulnay Environnement montre par cet exemple qu’elle est sensible à l’évolution de tous les quartiers de notre très vaste commune, mais l’opacité qui règne à Aulnay ne nous permet pas de bien connaître tous les problèmes. C’est pourquoi nous avons besoin d’informations sur la vie de chaque quartier.
C’est bien là le rôle de notre association, dans le contexte actuel : recueillir des informations et les transmettre à tous, par l’intermédiaire de notre site, des blogs et de nos réunions. Nous sommes présents dans plusieurs instances qui nous permettent de mieux savoir ce qui se passe dans le département et dans la métropole. Se rapprocher d’Aulnay Environnement est un bon moyen d’être un citoyen, sinon actif, du moins conscient, parce qu’informé.
Avec la ferme Garcelon, la farce continue. Comme on a fait disparaître les Conseils de Quartier, pas de suivi des travaux par les citoyens, pas de risque de devoir justifier qu’il ne se passe rien durant des mois, mais tous les ans, un coûteux tract de propagande sur papier glacé.
L’acquisition date de 2017.
Début 2022, un tract nous informe que« depuis 3 ans, les services de la ville travaillaient à faire revivre ce lieux symbolique ». On nous promet la livraison des lieux pour l’automne 2024.
Mais voilà qu’on a découvert « des fragilités dans les fondations ». Il a fallu tout ce temps (5 ans !) pour s’en rendre compte, alors qu’en février 2020, juste en face de la ferme, et d’un âge aussi vénérable, la « maison Utrillo » aux mains de « rénovateurs » s’effondrait. De qui se moque-t-on ?
À présent, on parle de la fin 2025, avec une démolition partielle. On ne s’étonnera pas si elle touche le pavillon lui-même, avec ses fenêtres ouvertes à tous les vents. L’un des rares domaines d’expertise de notre municipalité, c’est son aisance à faciliter la dégradation de bâtiments mémoriaux, comme le « café des pailleux », au Soleil Levant.
Peut-on au moins espérer une ouverture en 2026 ? En voilà une bonne idée : juste avant les élections !
N’OUBLIONS PAS QUE CET ESPACE, BIEN PLUS PETIT, EST CENSÉ REMPLACER LE BEL ESPACE AVERINO. MAIS LÀ, ON N’A PAS PERDU DE TEMPS.
Le mercredi 12 juin, nous avons rencontré une personne chargée de la concertation qui a recueilli nos remarques et nous a transmis un compte-rendu de cette rencontre consultable sur notre site. De même, nous avons pu prendre quelques photos du projet également visibles sur notre site. Pour l’écrasante majorité des Aulnaysiens qui ne sont pas disponibles dans les horaires imposés (du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h) et qui ne pourront venir à la seconde et dernière permanence le 10 juillet de 14h à 17h, seul le site d’Aulnay Environnement leur permettra de se faire une idée de ce qui les attend.
En effet, la personne qui nous a reçu ayant transmis notre demande de mise en ligne du dossier, il lui a été répondu que c’était impossible. Manifestement les services municipaux ont besoin d’une formation spécifique en informatique, comme les élus en démocratie.
Après avoir présenté nos premières impressions dans un précédent communiqué, nous avons invité nos adhérents à une étude plus détaillée du projet, au demeurant très peu précis et rempli de phrases creuses sur « la modernisation » et l’ « attractivité ».
Voici le résumé de nos analyses.
A/ REMARQUES PRÉLIMINAIRES
1/ Une ignorance totale de la nécessité d’adapter la ville au dérèglement climatique.
Nulle part cette problématique, pourtant présente aujourd’hui à l’esprit de tous les responsables, n’est évoquée.
N’importe quel citoyen est conscient de l’importance de la végétation dans la lutte contre les canicules, et Aulnay possède un riche patrimoine de jardins parsemés de grands arbres dont il faut tenir compte. Or le projet de ZAC vise à construire dans des espaces où les jardins et les arbres sont nombreux, et absolument rien n’est envisagé pour en préserver le maximum. Il est possible de construire autour des grands arbres et de préserver des zones végétalisées en pleine terre. Il suffit de le vouloir pour l’imposer aux promoteurs. Nous sommes là en présence d’un projet qui n’est absolument pas en cohérence avec les défis de notre époque.
2/ Un flou total sur les espaces publics rénovés
Sur le secteur Charcot, on nous annonce le développement de 13000m2 d’espaces publics, mais où, lorsqu’il n’est question que de « nouvelle offre immobilière » ?
3/ Rien sur le patrimoine architectural
Le charme d’Aulnay (son « esprit village » ?) repose sur la présence de quelques très beaux pavillons fin XIXe siècle en meulière. Beaucoup ont déjà disparus, il faudrait en garder quelques-uns avec leurs jardins situés dans les « zones potentiellement mutables ». Cela repose sur une politique de préemption intelligente. Ce souci est totalement absent du projet.
4/ Rien sur les équipements culturels et associatifs : une conception de l’attractivité qui ne repose que sur l’offre commerciale.
L’objectif d’une ZAC est de permettre une participation des promoteurs au financement des équipements collectifs. Or rien ne semble prévu dans ce sens, sauf une école secteur Charcot. C’est très insuffisant, vue l’augmentation prévisible de la population d’Aulnay, aussi rapide que dans le reste du 93 (+5% DE 2014 à 2020).
4/ Et les nuisances ?
Le souci de limiter les nuisances, en particulier sonores est également absent, alors que la densification dont nous ne contestons pas la nécessité, exige une réflexion sur ce sujet.
B/ LES ZONES POTENTIELLEMENT MUTABLES
① Secteur Charcot, partie nord-est.
Entre le carrefour Anatole France et avant le délestage à droite dans la rue Marcel Sembat vers le Blanc-Mesnil, c’est un « point noir » en matière de circulation, qu’il importe avant tout d’élargir. L’intensité de la circulation aux heures de pointe avec toute la pollution et les nuisances sonores rend en outre peu souhaitable ici une densification « au ras du trottoir ». D’éventuels nouveaux immeubles doivent être au maximum éloignés de la voie de circulation.
② Secteur Charcot, partie sud-ouest.
Ce secteur est majoritairement composé de pavillons de qualité, avec des jardins. On ne peut densifier ce secteur sans veiller à conserver au maximum le patrimoine architectural et végétal. Et densifier en bordure des voies, c’est exposer davantage d’habitants au bruit et aux risques liés au transport de produits dangereux : nous sommes ici dans la zone d’exposition aux risques de la gare de Drancy.
③ et ④ Secteur Gare nord
C’est une zone centrale qui logiquement doit accueillir le plus de services publics : le CIO, chassé de ses locaux, doit être réintégré dans cette zone, et la crèche maintenue. L’ ensemble des pavillons détenus par la commune dans la zone ④ mérite assurément d’être remplacé par un bâtiment dévolu aux services et à la vie associative. Ce projet avait été proposé par la précédent municipalité socialiste et combattu par l’actuelle majorité. Cette ZAC doit permettre de revenir à ce projet de bon sens.
Le projet prévoit de réhabiliter les friches SNCF ⑤ mais ne dit pas quelles possibilités de négociation se seraient ouvertes avec l’entreprise propriétaire des terrains. Pour quoi faire ? Du logement en bordure des voies ? Un développement de la gare routière et des circulations douces devraient être à l’ordre du jour. Et quel avenir pour le Parking d’Intérêt Régional ?
⑥ Le long de la rue Louise Michel, s’oriente-t-on vers un alignement continu d’immeubles ? Les espaces verts sont nombreux ici, dont il faut préserver une partie, et pas seulement « en cœur d’ilot », mais aussi en bordure, pour que tous puissent en profiter. Une parcelle occupe une place particulièrement remarquable, au 1 rue Jeanne d’Arc, avec plusieurs très grands arbres. Il faut y maintenir un ilot de verdure, un square ouvert au public face au bâtiment de la poste destiné à accueillir des services de la ville.
La place Abrioux ⑦ avec l’abattage de tous les tilleuls est devenu un puits de chaleur avec un revêtement éblouissant en été. Il faut étudier les moyens de la revégétaliser et de la rendre plus accueillante (bancs, ombrières). Au sud de la place, l’utilisation de la parcelle léguée par M. Pecoroni doit être aménagée conformément au legs, avec des équipements destiné aux enfants : un petit citystade, des jeux pour les tout-petits, et des plantations compensant la disparition des grands arbres. En ⑧, beaucoup de pavillons de belle qualité architecturale ont disparu. Il importe de conserver ceux qui restent et contribuent à l’identité de la commune, comme celui au coin des rues Tournadour et de Bondy
( Agence d’Urbanisme : Retour de nos observations suite à notre visite en Mairie sur le dossier de concertation)
Observations sur le dossier de concertation
– Les orientations générales du projet de ZAC cités dans la délibération du 12 décembre 2022 sont très générales et floues. Nous voulons connaitre les orientations précises en termes de commerces, d’équipements de bureaux et d’habitat. Quelle est la priorité globale qui sera définie, et dans quels secteurs les implantations sont-elles prévues ?
– La ZAC est une opportunité rare de permettre un élargissement des axes les plus embouteillés du quartier, notamment la RD115 et l’avenue du 14 Juillet. Ces solutions devraient être envisagés là où cela est possible grâce à l’acquisition de foncier, afin de faciliter la coexistence des mobilités et la fluidité. Ces élargissements rendraient également plus supportables la densification prévue dans le projet.
– Les terrains appartement à la SNCF sont stratégiques dans ce projet de ZAC. Seront-ils cédés ? Quels projets sont envisagés dessus : commerces, habitation, bureau ? Il serait bon d’éviter de trop densifier ces terrains pour permettre le développement des espaces publics.
– Les conseils de quartier ont apparemment été associés à la concertation préalable. Cependant, leur fonctionnement est marqué depuis plusieurs années par une absence totale d’indépendance, en violation du règlement. Un contrôle du fonctionnement des conseils, de la sincérité de leur action, et du rôle qu’ils peuvent jouer dans les procédures de concertation devrait être mis en place. En l’état actuel, ils ne jouent absolument pas leur rôle d’organes de démocratie locale au service des habitants.
– Le dossier de concertation présente un certain nombre d’îlots mutables au sein du périmètre de la ZAC. Comment ces ilots mutables ont-ils été sélectionnés, et selon quels critères ? Quels niveaux de densification sont envisagés ?
– La population du secteur Centre-Gare devrait s’accroitre fortement avec la densification, or seulement deux groupes scolaires sont inclus dans le périmètre indicatif de la ZAC. La construction de nouveaux établissements scolaires est-elle envisagée, ou bien des agrandissements des établissements existants ?
– Les immeubles en construction rue du Dr Roux sont trop imposants et nuisent au caractère du secteur Centre-Gare. Ils représentent un exemple parfait du risque posé par une densification anarchique. Quels dispositifs juridiques et critères d’urbanismes sont-ils prévus pour éviter que de tels erreurs ne se reproduisent ?
– Le Parc Dumont accueille actuellement trop d’événements, notamment avec des barnums et équipements qui menacent ses arbres. Quelles orientations sont prévues sur le parc pour préserver ses fonctions de loisirs et son environnement ? Le projet de ZAC doit également prévoir de nouveaux espaces publics structurants de qualité, qui permettront la tenue d’évènements citoyens, associatifs ou municipaux dans des espaces plus appropriés que le parc.
– Les espaces verts publics de la ville sont actuellement très mal entretenus. En plus des problèmes évidents d’esthétique, le manque d’entretiens des pelouses et des massifs situés sur la voirie encourage le dépôt sauvage des déchets. Un dispositif d’entretien bien plus performant est nécessaire, surtout avec l’accroissement annoncé de la végétalisation.
– Les tubes végétalisés installés par la mairie ne sont pas un substitut à une véritable végétalisation. Ils sont couteux, peu esthétiques, ne génèrent pas d’ombre et ne remplacent pas la biodiversité que supporte des vrais arbres. Pourquoi la mairie a-t-elle choisi l’installation de ces dispositifs, et continueront-ils d’être installés ?
– La ville d’Aulnay manque d’équipements publics de qualité, par exemple de médiathèques ou d’espaces de réunions pour les associations et collectifs. Quelles sont les ambitions de la ZAC en termes d’équipements publics pour combler ce manque, et sur quel foncier des implantations sont-elles possibles ?
– La Laiterie Garcelon est présentée comme un nouvel espace associatif qui doit être inaugurée à la rentrée. Mais les travaux avancent visiblement très peu, et il semble improbable que les travaux soient terminés à cette échéance. Nous émettons donc des craintes sur la capacité de la mairie à assurer la continuité de l’accueil des associations pendant ce temps. Nous souhaitons plus d’informations sur l’avancement des travaux et la date de mise en service de l’équipement, ainsi que sur son insertion dans le projet d’équipements publics de la ZAC.
– La conception du projet de ZAC doit inclure des études de circulation approfondies, qui prennent en compte les différents scénarios de modification du plan de circulation. La mise à sens unique de certaines rues provoque aujourd’hui des embouteillages conséquents dans le centre, ce qui démontre un manque d’études préalables.
– La voirie de toute la ville est particulièrement dégradée, avec de nombreux nids de poules qui peuvent être dangereux. Si le projet de ZAC prévoit la réfection d’un certain nombre d’axes, quelles modalités d’entretien sont prévues après ces travaux afin d’assurer le maintien de la voirie dans un état correct ?
– Le stationnement sauvage sur les trottoirs est très répandu dans le quartier, nuisant notamment à la circulation des poussettes et des PMR. La municipalité a précédemment refusé d’installer des potelets en grand nombre, sous prétexte de couts trop élevés. Ces dispositifs doivent être généralisés dans les nouveaux espaces publics de la ZAC, afin d’éviter ce phénomène qui dégrade fortement la qualité des espaces publics.
– L’attractivité et le confort des parkings souterrains doit impérativement être améliorés afin de garantir leur utilisation et de réduire le stationnement (sauvage ou non) en surface. Par exemple, le parking de la place Abrioux est largement sous utilisé. Le parking souterrain du marché est aussi très peu accessible et confortable, ce qui réduit son usage. Quelle prise est compte des parkings en ouvrage est-elle prévue dans le projet de ZAC ?
– Le réaménagement de la place Abrioux pose un certain nombre de problèmes. L’abattage des arbres n’est absolument pas compensé par l’installation d’arbres en pots dont le bilan écologique est très mauvais et qui n’apportent aucune ombre. La place étant incluse dans la ZAC, du mobilier de qualité et des installations générant de l’ombre doivent être installés afin de donner une vraie fonction à cette place.
– Le développement des terrasses de bars et cafés dans le centre nuit aux cheminements des PMR. Il ne faut pas que les bénéfices des élargissements de trottoirs soient contrebalancés par les terrasses. – Quelle articulation est prévue entre la ZAC et les travaux qui vont bientôt commencer sur le boulevard de Strasbourg ? Il est étrange que le réaménagement du boulevard soit entamé avant que le plan-guide ni même les grandes orientations de la ZAC ne soit fixées.
Information sur les hauteurs des immeubles par zone tenant compte de la dernière modification du PLU sur les hauteurs d’immeubles
En zone UA, en centre-ville dense
hauteur des immeubles autorisée 20 m (RC + 6 étages)
En zone UD, en bordure des espaces de centralité et les principaux axes de la ville (axes structurants) :
hauteur des immeubles autorisée 15 m (RC + 4 étages)
En zone UG, le tissu pavillonnaire hauteur maximale autorisée 9 m
Le maire avait le projet de reconstruire le foyer des Cèdres sur le terrain de la Croix Blanche et de le classer en CINASPIC (Construction et Installation Nécessaire Aux Services Publics ou d’Intérêt Collectif ), ce qui permettait de monter à 16 m.
Ce projet a fait l’objet de la modification n° 4 du PLU mais le texte final voté au Territoire a changé, le maire ayant fait volte-face.
Texte voté au conseil de Territoire le lundi 5 avril, modification 4 du PLU :
Zone UD, tissu pavillonnaire : hauteur maximale des bâtiments 9 m .
Stationnement modifié: 1 place pour 250 m2 au lieu de 200 dans toutes les zones.
Pourles CINASPIC, hauteur autorisée 16 m, mais en zone UI (espace d’activités) et non en zone UG.
Pour le moment, le projet de foyer remplaçant Les Cèdres semble gelé, pas de projet CINASPIC sur la zone pavillonnaire, on reste à 9 m hauteur maximale.
Rien n’étant publié en ligne voici les documents en notre possession sur l’étude de la ZAC centre gare. Cliquer sur la miniature de l’image pour la visualiser.
Nous nous excusons de la qualité des images, c’est la seule source, qui provient de captures d’écrans du Powerpoint peu lisible en présentation de la Mairie.
Dans un précédent communiqué, nous avons dénoncé une nouvelle fois l’absence de bonne volonté de la municipalité pour informer de ses intentions les Aulnaysiens.
Le dossier de concertation n’est consultable que du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h
Il n’y a que deux permanences pour poser des questionsles mercredi 12 juin et 10 juillet de 14h à 17h
Concrètement, tous les actifs dont ce sont les horaires de travail ne pourront pas consulter le dossier. La démocratie participative est donc un privilège de retraité, ce qui est heureusement le cas de plusieurs membres du bureau d’Aulnay Environnement. Que leur ont appris les quelques pages qu’ils ont pu photographier ?
1/ l’image qui a été présentée lors des réunions n’est pas la zone d’intervention de la ZAC, mais celle de la Zone de concertation, beaucoup plus vaste. Cela n’avait jamais été précisé. Dans notre précédent communiqué, notre interrogation sur l’intégration de vastes zones pavillonnaires était donc sans objet. 2 / La préoccupation centrale du projet est en revanche bien ce que nous avons supposé : dans les zones en orange, on vise « une nouvelle offre immobilière » il s’agit de « densifier les abords de la rue Charcot ». Sur le secteur Centre Gare « de nouveaux programmes immobiliers y seront développés ». En particulier, on voit que toutes les habitations et jardins de la rue Louise Michel et Jeanne d’Arc sont condamnés, avec leurs magnifiques grands arbres.
Avec l’expérience que nous avons de l’absence de tout contrôle sur l’appétit des promoteurs, comment croire au souci « d’accorder plus de place aux modes de déplacement actifs (vélos, marche) », lorsque jamais n’est saisie l’occasion d’élargir et de désencombrer nos trottoirs étroits ? Comment croire qu’ « une attention particulière sera portée à l’amélioration des voiries et des espaces verts » ? Constatant l’état de notre commune, comment croire les promoteurs de cette ZAC ?
Deux engagements plus sérieux sont cependant pris : la construction d’une école pour le secteur Charcot (mais rien ailleurs) et la rénovation de la passerelle.
On voit aussi réapparaître un vieux serpent de mer : la mise en valeur des friches autour des voies ferrées. C’est évidemment de bon sens, mais la SNCF, qui n’a jamais voulu les céder, va-t-elle miraculeusement changer d’avis ? Pour les abords de la gare, il n’est question pour l’instant que de lancer « une étude de pôle ».
Pour nous, il est clair que la seule raison d’être de la ZAC est la poursuite du bétonnage et au passage, la destruction des jardins, sans aucun égard pour les grands arbres. Pour pouvoir imaginer autre chose, il faudrait rétablir un minimum de confiance.
Pour montrer que réellement on tient compte des vœux des habitants, il faudrait accéder à la demande formulée par Aulnay Environnement pour que tous puissent juger :
LA MISE EN LIGNE DE CE DOSSIER
L’ACCÈS NUMÉRIQUE À UN REGISTRE POUR DÉPOSER SES REMARQUES, COMME C’EST LE CAS DANS TOUTE CONCERTATION DIGNE DE CE NOM.
Nous avions invité les Aulnaysiens à réfléchir avec nous sur le projet de ZAC mardi 3 juin. Voici donc un résumé des réflexions développées au cours de cette soirée.
Préliminaire concernant la concertation :
Le Conseil de Territoire, dans sa délibération n° 179 du 12 décembre 2022 indique : « l’étude urbaine réalisée sur le devenir du Centre-Gare a abouti à la définition d’un scénario d’aménagement et de traitement de l’habitat », et plus loin, il « engage les études nécessaires (…) à l’établissement de l’étude d’impact ». La délibération du Conseil de Territoire prévoit une information auprès « des Conseils de Quartier compétents. » Or nous le savons, les Conseils de Quartier ne sont plus réunis à Aulnay.
Aucun élément de ce scénario ni de l’étude d’impact n’ayant été communiqué dès le départ du processus de concertation en décembre 2023, nous considérons que la concertation est dès le début biaisée par manque d’information des intentions concrètes de la municipalité d’Aulnay-sous-Bois.
Toutefois, à partir du 10 juin et jusqu’au 9 août, un dossier de concertation sera accessible au centre administratif d’Aulnay, du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h, et des permanences d’information organisées les mercredi 12 juin et 10 juillet de 14h à 17h (tant pis pour tous ceux dont c’est précisément les horaires de travail !).
Ce dossier sera-t-il accessible sur le site de la mairie ?Des avis pourront-ils être déposés sur un registre numérique, comme lors de tout processus de concertation digne de ce nom ?
Si ce n’est pas le cas, et que les disponibilités des citoyens ne correspondent pas aux créneaux horaires proposés, nous les invitons à envoyer leurs remarques par courrier à la Direction de la Stratégie Urbaine et Résidentielle, 14 Bd Félix Faure, 93600 Aulnay -sous-Bois.
Voici quelques axes possibles pour interroger ce projet de ZAC.
Nous avons une première interrogation sur la cohérence du périmètre retenu.
Outre les zones de centralité, ce qui est attendu, il comprend sur près de la moitié de la surface des zones pavillonnaires, qui en principe, ne devraient pas obéir aux mêmes logiques, en particulier de densification. Rappelons l’affichage municipal de protection de la zone pavillonnaire Dans quel but des zones pavillonnaires figurent elles dans la ZAC ?
Il ne correspond pas à des bassins de vie : en particulier, il n’englobe qu’une petite minorité des groupes correspondant à des zones où le bâti va se densifier, et la population scolaire fortement augmenter. Quelle réflexion sur les équipements scolaires et les crèches ?
SUR L’ESPACE PUBLIC :
Sur le périmètre, en dehors des rues, le manque d’espace public est criant, avec deux seuls lieux de permettant des rassemblements :
Le parc Dumont
La place Abrioux
Le parc Dumont est sujet à une exploitation intensive, qui ne peut qu’être nuisible à la végétation, par tassement des sols autour d’arbres patrimoniaux.
La place Abrioux, en revanche, est sous-exploitée : une partie des manifestations organisées au Parc Dumont devrait y être reportée.
On remarque par ailleurs dans cette ZAC l’absence d’espace verts conséquents, à l’exception des parcs Dumont et Bigottini, avec seulement deux aires de jeux, parc Dumont, et à la lisière, place Johnny Halliday.
Quelle place sera faite aux enfants dans cette ZAC ?
Nous pensons que la Zac doit être l’occasion d’ouvrir de nouveaux espaces publics, par acquisitions de propriétés, comme celle du 1 rue Jeanne d’Arc, en situation centrale face à la poste, monument classé, dont nous savons qu’elle sera convertie en services municipaux.
Face à cette pénurie de places, l’essentiel de l’espace public est celui de la rue, dont le partage est de plus en plus problématique, en raison de la particulière étroitesse des trottoirs à Aulnay :
Empiètement par les terrasses des restaurants, sans passage prévu pour les PMR
Encombrement des trottoirs par le stationnement sauvage
Encombrement par les poubelles des immeubles : il est impératif qu’un renfoncement soit prévu pour le stockage des containers en attente d’être vidés par les collecteurs d’ordures.
Débordement des balcons au-dessus de trottoirs étroits : il est impératif que les nouveaux immeubles soient construits en retrait, ce qui est une demande constante des habitants depuis près d’une décennie, et qui n’a jusqu’ici reçu aucun écho de la part de la municipalité.
Hauteur des immeubles : il faut mettre fin à l’alignement au ras du trottoir d’immeubles de très grande hauteur en bordure de rues étroites. Les rues d’Aulnay ne sont pas les boulevards parisiens : avec 6 niveaux face à face, nos rues sont privées d’ensoleillement.
Quelle place sera faite aux piétons dans cette ZAC ?
SUR LES ÉQUIPEMENTS PUBLICS :
Quelles ouvertures de classes seront prévues, compte tenu du processus de densification qui sous-tend ce projet de ZAC ?
La ville manque cruellement de salles à disposition des associations, si nombreuses à Aulnay. Les locaux qui existent sont souvent d’une vétusté qui fait honte à une ville de plus de 86 000 habitants. Les seuls locaux modernes, ceux de l’espace Averino, sont en cours de démolition au profit d’un ensemble immobilier. La Ferme Garcelon, qui prétend le remplacer est beaucoup plus petite et les lourds travaux d’aménagement qu’elle nécessite y sont arrêtés depuis des mois. Le foyer Dumont , à la fois restaurant et salle de réunion pose des problèmes d’hygiène. Nous avons besoin d’une véritable Maison des Associations.
Quelle place pour les associations dans cette ZAC ?
SUR LES AXES DE CIRCULATION :
Avenue Jean Charcot : lors de la première réunion de concertation, qui n’offrait qu’un état des lieux, la communication municipale a insisté sur la médiocrité du bâti dans le périmètre de la ZAC. De toute évidence, les projets immobiliers vont s’y multiplier. Or il s’agit d’un axe structurant du PLU, où la circulation est intense et souvent embouteillée. Plus que nulle part ailleurs, un élargissement de la voie s’impose, tant pour les automobilistes que pour les futurs résidents, avec des constructions en retrait pour atténuer les nuisances.
Avenue Arthur Chevalier : le nouveau plan de circulation a conduit à une situation accidentogène (sans parler des embouteillages avenue Eugène Schueller) avenue Antoine Bourdelle, avec une sortie du parking Intermarché sans visibilité et au bout, un rond-point exigu et peu commode pour les bus. La densification de ce quartier aurait réclamé une réflexion et des aménagements qui n’ont pas étés conduits à temps.
Avenue du 14 Juillet : l’articulation avec l’avenue Coullemont reste un point noir pour les bus, en raison du stationnement sauvage et du trafic des ambulances autour de l’Hôpital de l’Est Parisien.
Quelles améliorations envisagées pour la circulation sur ces axes ?
Quelle place pour les circulations douces, en particulier les vélos ?
SUR LA BIODIVERSITÉ ET LE PATRIMOINE ARBORÉ :
Notre ville doit son nom à une ancienne forêt, et la présence de grands arbres participe à l’identité des quartiers de la ZAC, à leur agrément ainsi qu’à la lutte contre le réchauffement climatique. Il est essentiel que les vestiges de cette forêt soient préservés, en complétant la liste des arbres remarquables du PLU : rue du 14 Juillet, avenue Jeanne d’Arc, avenue de Mun, etc. il est important que certains beaux jardins soient préservés, car ils concourent également à la lutte contre le réchauffement climatique.
Quelle politique de protection et de développement de la végétation dans la ZAC ?
SUR LE PATRIMOINE ARCHITECTURAL :
La proximité de la gare a entraîné dès la fin du XIXe siècle la construction de belles propriétés en meulière qui contribuent au charme du quartier. Beaucoup ont déjà disparu, certaines très récemment route de Bondy, avec leurs jardins. Il est urgent de préserver celles qui restent, rue Tournadour ou Coullemont.
NB : concernant la hauteur des immeubles en zone UG portée à 15 mètres, ce que nous avions indiqué dans nos précédents communiqués, nous devons préciser que cela n’est permis qu’en cas de CINASPIC Constructions et Installations Nécessaires Aux Services Publics ou d’Intérêt Collectif et assimilés). Il reste que cette catégorie de construction est assez floue et que tout habitant de la zone UG peut craindre de voir pousser dans son environnement un immeuble démesuré, sous prétexte, par exemple, de foyer pour senior, comme sur le terrain de la Croix Blanche.
(ZAC : Zone d’Aménagement Concerté, à l’intérieur de laquelle une collectivité publique intervient pour aménager et équiper des terrains, notamment ceux qu’elle acquiert pour les céder ensuite à d’autres opérateurs, publics ou privés.)
Vous habitez dans cette ZAC. Grâce à cette procédure, la zone pourra être plus facilement modifiée dans les années à venir. Aimeriez-vous connaître les projets de la municipalité ?
En rose sur la carte :
Zone UA, hauteur d’immeubles autorisée : 20 mètres (RC + 6 étages) Zone UD, hauteur d’immeubles autorisée : 15 mètres (RC + 4 étages) Zone UG, hauteur d’immeubles autorisée : 15 mètres (modification n°4, juillet 2023)
En jaune :
Que souhaitez-vous pour cette partie de la ville ?
au niveau d’éventuelles constructions ? (hauteur, style, retrait par rapport au trottoir…)
comment mieux aménager les espaces de vie ? (jeux pour les enfants, bancs, arbres…)
comment revégétaliser certains espaces (Place Abrioux ? Cours d’école ? …)
comment améliorer la circulation, les espaces de stationnement, l’état des rues et des trottoirs ?
avez-vous des propositions pour les commerces de cette zone, les écoles ? sur des espaces actuellement vides comme le terrain jouxtant le collège Le Parc ou le parking rue des écoles ?
Quels arbres et jardins faut-il particulièrement protéger ? (1 rue Jeanne d’Arc, etc.)
Quel traitement pour les rues « sensibles » : RD 115, Av. Dumont, route de Bondy, Av. de Nonneville, Bd de Strasbourg, Av. Jean Jaurès, etc. ?
REJOIGNEZ NOUS POUR DÉFINIR UN PROJET ALTERNATIF
le 4 juin à 20h30, salle du 1er étage, foyer Dumont
(ZAC : Zone d’Aménagement Concerté, à l’intérieur de laquelle une collectivité publique intervient pour aménager et équiper des terrains, notamment ceux qu’elle acquiert pour les céder ensuite à d’autres opérateurs, publics ou privés.)
Rien n’est clair dans ce projet :
Pas d’annonce précise des intentions de la municipalité
Pas de compte-rendu des réunions de concertation passées, ni de calendrier des prochaines
Des « ateliers » sur place, où l’on peut voir une seule personne proposer un questionnaire (sur le site de la ville : « ateliers participatifs permettant une expression la plus large possible » !)
Des opérations essentielles (constructions place de la Gare, aménagement du Boulevard de Strasbourg), en pleine zone ZAC, entreprises sans information, à fortiori sans concertation
BEAUCOUP D’AULNAYSIENS SONT CONCERNÉS PARMI CEUX QUI VIVENT EN PAVILLON
Zone UA, hauteur d’immeubles autorisée : 20 mètres (RC + 6 étages) Zone UD, hauteur d’immeubles autorisée : 15 mètres (RC + 4 étages) Zone UG, hauteur d’immeubles autorisée : 15 mètres (modification n°4, juillet 2023)
TOUT LAISSE CRAINDRE QU’IL S’AGISSE D’UNE OPÉRATION DESTINÉE À FACILITER LES PROJETS DES PROMOTEURS
Or il n’y a aucune volonté réelle de préserver la zone pavillonnaire (aucun contrôle efficace des constructions).
NOUS NE POUVONS LAISSER LA MUNICIPALITÉ CONTINUER AVEC DES PROCÉDURES COMPLÈTEMENT OPAQUES, NOUS DEVONS FAIRE CONNAÎTRE NOS SOUHAITS POUR CETTE ZONE DANS UN DOCUMENT CONSULTABLE PAR TOUS.
REJOIGNEZ NOUS POUR DÉFINIR UN PROJET ALTERNATIFle 4 juin à 20h30, salle du 1er étage, foyer Dumont