Dans un précédent communiqué, nous avons dénoncé une nouvelle fois l’absence de bonne volonté de la municipalité pour informer de ses intentions les Aulnaysiens.
Le dossier de concertation n’est consultable que du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h
Il n’y a que deux permanences pour poser des questionsles mercredi 12 juin et 10 juillet de 14h à 17h
Concrètement, tous les actifs dont ce sont les horaires de travail ne pourront pas consulter le dossier. La démocratie participative est donc un privilège de retraité, ce qui est heureusement le cas de plusieurs membres du bureau d’Aulnay Environnement. Que leur ont appris les quelques pages qu’ils ont pu photographier ?
1/ l’image qui a été présentée lors des réunions n’est pas la zone d’intervention de la ZAC, mais celle de la Zone de concertation, beaucoup plus vaste. Cela n’avait jamais été précisé. Dans notre précédent communiqué, notre interrogation sur l’intégration de vastes zones pavillonnaires était donc sans objet. 2 / La préoccupation centrale du projet est en revanche bien ce que nous avons supposé : dans les zones en orange, on vise « une nouvelle offre immobilière » il s’agit de « densifier les abords de la rue Charcot ». Sur le secteur Centre Gare « de nouveaux programmes immobiliers y seront développés ». En particulier, on voit que toutes les habitations et jardins de la rue Louise Michel et Jeanne d’Arc sont condamnés, avec leurs magnifiques grands arbres.
Avec l’expérience que nous avons de l’absence de tout contrôle sur l’appétit des promoteurs, comment croire au souci « d’accorder plus de place aux modes de déplacement actifs (vélos, marche) », lorsque jamais n’est saisie l’occasion d’élargir et de désencombrer nos trottoirs étroits ? Comment croire qu’ « une attention particulière sera portée à l’amélioration des voiries et des espaces verts » ? Constatant l’état de notre commune, comment croire les promoteurs de cette ZAC ?
Deux engagements plus sérieux sont cependant pris : la construction d’une école pour le secteur Charcot (mais rien ailleurs) et la rénovation de la passerelle.
On voit aussi réapparaître un vieux serpent de mer : la mise en valeur des friches autour des voies ferrées. C’est évidemment de bon sens, mais la SNCF, qui n’a jamais voulu les céder, va-t-elle miraculeusement changer d’avis ? Pour les abords de la gare, il n’est question pour l’instant que de lancer « une étude de pôle ».
Pour nous, il est clair que la seule raison d’être de la ZAC est la poursuite du bétonnage et au passage, la destruction des jardins, sans aucun égard pour les grands arbres. Pour pouvoir imaginer autre chose, il faudrait rétablir un minimum de confiance.
Pour montrer que réellement on tient compte des vœux des habitants, il faudrait accéder à la demande formulée par Aulnay Environnement pour que tous puissent juger :
LA MISE EN LIGNE DE CE DOSSIER
L’ACCÈS NUMÉRIQUE À UN REGISTRE POUR DÉPOSER SES REMARQUES, COMME C’EST LE CAS DANS TOUTE CONCERTATION DIGNE DE CE NOM.
Nous avions invité les Aulnaysiens à réfléchir avec nous sur le projet de ZAC mardi 3 juin. Voici donc un résumé des réflexions développées au cours de cette soirée.
Préliminaire concernant la concertation :
Le Conseil de Territoire, dans sa délibération n° 179 du 12 décembre 2022 indique : « l’étude urbaine réalisée sur le devenir du Centre-Gare a abouti à la définition d’un scénario d’aménagement et de traitement de l’habitat », et plus loin, il « engage les études nécessaires (…) à l’établissement de l’étude d’impact ». La délibération du Conseil de Territoire prévoit une information auprès « des Conseils de Quartier compétents. » Or nous le savons, les Conseils de Quartier ne sont plus réunis à Aulnay.
Aucun élément de ce scénario ni de l’étude d’impact n’ayant été communiqué dès le départ du processus de concertation en décembre 2023, nous considérons que la concertation est dès le début biaisée par manque d’information des intentions concrètes de la municipalité d’Aulnay-sous-Bois.
Toutefois, à partir du 10 juin et jusqu’au 9 août, un dossier de concertation sera accessible au centre administratif d’Aulnay, du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h, et des permanences d’information organisées les mercredi 12 juin et 10 juillet de 14h à 17h (tant pis pour tous ceux dont c’est précisément les horaires de travail !).
Ce dossier sera-t-il accessible sur le site de la mairie ?Des avis pourront-ils être déposés sur un registre numérique, comme lors de tout processus de concertation digne de ce nom ?
Si ce n’est pas le cas, et que les disponibilités des citoyens ne correspondent pas aux créneaux horaires proposés, nous les invitons à envoyer leurs remarques par courrier à la Direction de la Stratégie Urbaine et Résidentielle, 14 Bd Félix Faure, 93600 Aulnay -sous-Bois.
Voici quelques axes possibles pour interroger ce projet de ZAC.
Nous avons une première interrogation sur la cohérence du périmètre retenu.
Outre les zones de centralité, ce qui est attendu, il comprend sur près de la moitié de la surface des zones pavillonnaires, qui en principe, ne devraient pas obéir aux mêmes logiques, en particulier de densification. Rappelons l’affichage municipal de protection de la zone pavillonnaire Dans quel but des zones pavillonnaires figurent elles dans la ZAC ?
Il ne correspond pas à des bassins de vie : en particulier, il n’englobe qu’une petite minorité des groupes correspondant à des zones où le bâti va se densifier, et la population scolaire fortement augmenter. Quelle réflexion sur les équipements scolaires et les crèches ?
SUR L’ESPACE PUBLIC :
Sur le périmètre, en dehors des rues, le manque d’espace public est criant, avec deux seuls lieux de permettant des rassemblements :
Le parc Dumont
La place Abrioux
Le parc Dumont est sujet à une exploitation intensive, qui ne peut qu’être nuisible à la végétation, par tassement des sols autour d’arbres patrimoniaux.
La place Abrioux, en revanche, est sous-exploitée : une partie des manifestations organisées au Parc Dumont devrait y être reportée.
On remarque par ailleurs dans cette ZAC l’absence d’espace verts conséquents, à l’exception des parcs Dumont et Bigottini, avec seulement deux aires de jeux, parc Dumont, et à la lisière, place Johnny Halliday.
Quelle place sera faite aux enfants dans cette ZAC ?
Nous pensons que la Zac doit être l’occasion d’ouvrir de nouveaux espaces publics, par acquisitions de propriétés, comme celle du 1 rue Jeanne d’Arc, en situation centrale face à la poste, monument classé, dont nous savons qu’elle sera convertie en services municipaux.
Face à cette pénurie de places, l’essentiel de l’espace public est celui de la rue, dont le partage est de plus en plus problématique, en raison de la particulière étroitesse des trottoirs à Aulnay :
Empiètement par les terrasses des restaurants, sans passage prévu pour les PMR
Encombrement des trottoirs par le stationnement sauvage
Encombrement par les poubelles des immeubles : il est impératif qu’un renfoncement soit prévu pour le stockage des containers en attente d’être vidés par les collecteurs d’ordures.
Débordement des balcons au-dessus de trottoirs étroits : il est impératif que les nouveaux immeubles soient construits en retrait, ce qui est une demande constante des habitants depuis près d’une décennie, et qui n’a jusqu’ici reçu aucun écho de la part de la municipalité.
Hauteur des immeubles : il faut mettre fin à l’alignement au ras du trottoir d’immeubles de très grande hauteur en bordure de rues étroites. Les rues d’Aulnay ne sont pas les boulevards parisiens : avec 6 niveaux face à face, nos rues sont privées d’ensoleillement.
Quelle place sera faite aux piétons dans cette ZAC ?
SUR LES ÉQUIPEMENTS PUBLICS :
Quelles ouvertures de classes seront prévues, compte tenu du processus de densification qui sous-tend ce projet de ZAC ?
La ville manque cruellement de salles à disposition des associations, si nombreuses à Aulnay. Les locaux qui existent sont souvent d’une vétusté qui fait honte à une ville de plus de 86 000 habitants. Les seuls locaux modernes, ceux de l’espace Averino, sont en cours de démolition au profit d’un ensemble immobilier. La Ferme Garcelon, qui prétend le remplacer est beaucoup plus petite et les lourds travaux d’aménagement qu’elle nécessite y sont arrêtés depuis des mois. Le foyer Dumont , à la fois restaurant et salle de réunion pose des problèmes d’hygiène. Nous avons besoin d’une véritable Maison des Associations.
Quelle place pour les associations dans cette ZAC ?
SUR LES AXES DE CIRCULATION :
Avenue Jean Charcot : lors de la première réunion de concertation, qui n’offrait qu’un état des lieux, la communication municipale a insisté sur la médiocrité du bâti dans le périmètre de la ZAC. De toute évidence, les projets immobiliers vont s’y multiplier. Or il s’agit d’un axe structurant du PLU, où la circulation est intense et souvent embouteillée. Plus que nulle part ailleurs, un élargissement de la voie s’impose, tant pour les automobilistes que pour les futurs résidents, avec des constructions en retrait pour atténuer les nuisances.
Avenue Arthur Chevalier : le nouveau plan de circulation a conduit à une situation accidentogène (sans parler des embouteillages avenue Eugène Schueller) avenue Antoine Bourdelle, avec une sortie du parking Intermarché sans visibilité et au bout, un rond-point exigu et peu commode pour les bus. La densification de ce quartier aurait réclamé une réflexion et des aménagements qui n’ont pas étés conduits à temps.
Avenue du 14 Juillet : l’articulation avec l’avenue Coullemont reste un point noir pour les bus, en raison du stationnement sauvage et du trafic des ambulances autour de l’Hôpital de l’Est Parisien.
Quelles améliorations envisagées pour la circulation sur ces axes ?
Quelle place pour les circulations douces, en particulier les vélos ?
SUR LA BIODIVERSITÉ ET LE PATRIMOINE ARBORÉ :
Notre ville doit son nom à une ancienne forêt, et la présence de grands arbres participe à l’identité des quartiers de la ZAC, à leur agrément ainsi qu’à la lutte contre le réchauffement climatique. Il est essentiel que les vestiges de cette forêt soient préservés, en complétant la liste des arbres remarquables du PLU : rue du 14 Juillet, avenue Jeanne d’Arc, avenue de Mun, etc. il est important que certains beaux jardins soient préservés, car ils concourent également à la lutte contre le réchauffement climatique.
Quelle politique de protection et de développement de la végétation dans la ZAC ?
SUR LE PATRIMOINE ARCHITECTURAL :
La proximité de la gare a entraîné dès la fin du XIXe siècle la construction de belles propriétés en meulière qui contribuent au charme du quartier. Beaucoup ont déjà disparu, certaines très récemment route de Bondy, avec leurs jardins. Il est urgent de préserver celles qui restent, rue Tournadour ou Coullemont.
NB : concernant la hauteur des immeubles en zone UG portée à 15 mètres, ce que nous avions indiqué dans nos précédents communiqués, nous devons préciser que cela n’est permis qu’en cas de CINASPIC Constructions et Installations Nécessaires Aux Services Publics ou d’Intérêt Collectif et assimilés). Il reste que cette catégorie de construction est assez floue et que tout habitant de la zone UG peut craindre de voir pousser dans son environnement un immeuble démesuré, sous prétexte, par exemple, de foyer pour senior, comme sur le terrain de la Croix Blanche.
(ZAC : Zone d’Aménagement Concerté, à l’intérieur de laquelle une collectivité publique intervient pour aménager et équiper des terrains, notamment ceux qu’elle acquiert pour les céder ensuite à d’autres opérateurs, publics ou privés.)
Vous habitez dans cette ZAC. Grâce à cette procédure, la zone pourra être plus facilement modifiée dans les années à venir. Aimeriez-vous connaître les projets de la municipalité ?
En rose sur la carte :
Zone UA, hauteur d’immeubles autorisée : 20 mètres (RC + 6 étages) Zone UD, hauteur d’immeubles autorisée : 15 mètres (RC + 4 étages) Zone UG, hauteur d’immeubles autorisée : 15 mètres (modification n°4, juillet 2023)
En jaune :
Que souhaitez-vous pour cette partie de la ville ?
au niveau d’éventuelles constructions ? (hauteur, style, retrait par rapport au trottoir…)
comment mieux aménager les espaces de vie ? (jeux pour les enfants, bancs, arbres…)
comment revégétaliser certains espaces (Place Abrioux ? Cours d’école ? …)
comment améliorer la circulation, les espaces de stationnement, l’état des rues et des trottoirs ?
avez-vous des propositions pour les commerces de cette zone, les écoles ? sur des espaces actuellement vides comme le terrain jouxtant le collège Le Parc ou le parking rue des écoles ?
Quels arbres et jardins faut-il particulièrement protéger ? (1 rue Jeanne d’Arc, etc.)
Quel traitement pour les rues « sensibles » : RD 115, Av. Dumont, route de Bondy, Av. de Nonneville, Bd de Strasbourg, Av. Jean Jaurès, etc. ?
REJOIGNEZ NOUS POUR DÉFINIR UN PROJET ALTERNATIF
le 4 juin à 20h30, salle du 1er étage, foyer Dumont
(ZAC : Zone d’Aménagement Concerté, à l’intérieur de laquelle une collectivité publique intervient pour aménager et équiper des terrains, notamment ceux qu’elle acquiert pour les céder ensuite à d’autres opérateurs, publics ou privés.)
Rien n’est clair dans ce projet :
Pas d’annonce précise des intentions de la municipalité
Pas de compte-rendu des réunions de concertation passées, ni de calendrier des prochaines
Des « ateliers » sur place, où l’on peut voir une seule personne proposer un questionnaire (sur le site de la ville : « ateliers participatifs permettant une expression la plus large possible » !)
Des opérations essentielles (constructions place de la Gare, aménagement du Boulevard de Strasbourg), en pleine zone ZAC, entreprises sans information, à fortiori sans concertation
BEAUCOUP D’AULNAYSIENS SONT CONCERNÉS PARMI CEUX QUI VIVENT EN PAVILLON
Zone UA, hauteur d’immeubles autorisée : 20 mètres (RC + 6 étages) Zone UD, hauteur d’immeubles autorisée : 15 mètres (RC + 4 étages) Zone UG, hauteur d’immeubles autorisée : 15 mètres (modification n°4, juillet 2023)
TOUT LAISSE CRAINDRE QU’IL S’AGISSE D’UNE OPÉRATION DESTINÉE À FACILITER LES PROJETS DES PROMOTEURS
Or il n’y a aucune volonté réelle de préserver la zone pavillonnaire (aucun contrôle efficace des constructions).
NOUS NE POUVONS LAISSER LA MUNICIPALITÉ CONTINUER AVEC DES PROCÉDURES COMPLÈTEMENT OPAQUES, NOUS DEVONS FAIRE CONNAÎTRE NOS SOUHAITS POUR CETTE ZONE DANS UN DOCUMENT CONSULTABLE PAR TOUS.
REJOIGNEZ NOUS POUR DÉFINIR UN PROJET ALTERNATIFle 4 juin à 20h30, salle du 1er étage, foyer Dumont
Depuis plusieurs années, nous demandons au Maire d’Aulnay-sous-bois de mettre le fonctionnement des Conseils de Quartier en conformité avec le règlement voté le 25 juin 2014 et déposé en préfecture le 7 septembre 2014, et jamais modifié à ce jour. (document joint)
Le 10 mai 2023, un groupe d’Aulnaysiens a adressé par lettre recommandée le courrier ci-joint en Mairie, auquel il n’a jamais été répondu.
Depuis la situation s’est encore aggravée, puisqu’aucune réunion n’a été organisée, après qu’en novembre 2023, une tentative de remplacer les Conseils par de balades urbaines se soit soldé par un échec, la première tentative dans un quartier ayant conduit à l’annulation de toutes les autres.
Une autre institution prévue par la loi, et obligatoire dans les villes de plus de 80 000 habitants, le CESE, a été dissous sine die. La dernière réunion a eu lieu le 15 mars 2021.
A ces items : dates des Conseils de quartier et CESE, sur le site de la ville on tombe sur la mention : « rien trouvé ».
Nous vous serions donc reconnaissants de bien vouloir signifier à la municipalité d’Aulnay-sous bois qu’elle est tenue d’appliquer la loi du 27 juillet 2002, en conformité avec le règlement voté en mairie.
Veuillez croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de notre haute considération.
Pour le bureau, le président d’Aulnay Environnement
Nous sommes une association regroupant plus d’une centaine de membres, très attachée à un vrai dialogue entre le tissu associatif et les décisionnaires municipaux. Par la présente, nous souhaitons vous informer des irrégularités qui dégradent la qualité de la concertation sur la ZAC Centre Ville lancée par la municipalité d’Aulnay-sous-bois. Cela concerne autant les vecteurs d’information utilisés : site internet de la ville, du Territoire Terres d’Envol et bulletin municipal Oxygène que les procédures utilisées.
Le « lancement de la démarche », pour reprendre les termes de la communication, a été effectué par une réunion publique le mardi 21 novembre 2023 à 18h30 à la salle Dumontet a réuni environ une soixantaine de personnes. Une autre réunion a suivi le 5 décembre à 18h30 salle Chateloup.
À aucune de ces réunions nous n’avons eu le moindre éclaircissement sur ce qu’annonçaient les différents vecteurs de communication :
« Les études ont fait émerger plusieurs pistes pour l’amélioration du cadre de vie, des mobilités, du bâti et de l’aménagement de l’espace public en général sur le quartier de la gare. Afin de présenter ces hypothèses, et approfondir des pistes concrètes avec les habitants, la Ville et Paris Terres d’Envol organisent une période de concertation avant la création d’une ZAC (zone d’aménagement concerté), qui permettra de mettre en œuvre le projet. »
Le site de la ville a annoncé ensuite :
Des ateliers mobiles se dérouleront sur les parvis de la gare routière sud (place du Général de Gaulle) et de la gare routière nord (rue du 11 Novembre) : Mercredi 13 mars de 15h à 20h et Jeudi 14 mars de 9h à 16h Les animateurs interrogeront les usagers de la gare sur des questions liées aux mobilités et aux usages pratiqués dans le quartier. »
L’un de nos adhérents témoigne de la façon dont s’est déroulé ce premier atelier :
« Mercredi 13 mars à partir de 15 heures, (avec deux autres associatifs) nous cherchons les enquêteurs. Enfin sur le rond point de la gare nous trouvons un homme qui interroge avec un questionnaire un passant. Du côté rue du 11 novembre (côté nord de la gare), personne. Je me présente à cet homme qui n’a pas de badge. Il se prénomme « Benjamin » et travaille pour « Belle Friche ». Il me dit qu’une collègue arrivera plus tard et pourra se positionner rue du 11 novembre. J’en profite pour lui raconter mes observations en commençant par regretter le nombre dérisoire d’enquêteurs et le manque de badge. Je lui dis aussi que je n’ai pas vu d’élus municipaux.
Jeudi 14 mars en faisant mon marché de 10 heures à 11 heures je n’ai pas rencontré de « Benjamin » ni de « Benjamine » sur la place. »
Il nous semble évident que cette procédure, en l’état actuel des choses, est une opération bâclée et ne correspond pas à une procédure correcte d’information et de concertation. Ajoutons que l’annonce de ces « ateliers mobiles » a été faite par le biais du bulletin municipal souvent distribué après les dates annoncées, c’est le cas pour notre adhérent. Par ailleurs, aucune date de fin de cette procédure n’a été annoncée.
Nous vous serions donc reconnaissants de bien vouloir signifier à la municipalité d’Aulnay-sous bois de respecter tant l’esprit que la lettre d’une authentique procédure de concertation.
Veuillez croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de notre haute considération.
Que retenir du gros dossier d’Oxygène intitulé : Environnement : beaucoup en parlent, Aulnay agit ?
« Aulnay » agit ? C’est d’abord une belle carte qui fait l’inventaire d’un patrimoine déjà ancien (dont une partie du parc du Sausset, qui est un parc départemental). En dix ans, la municipalité se vante de l’avoir accru d’environ 2%. « Aulnay » a agi, bel exploit ! Encore faut-il se souvenir :
que le fameux parc Jules Verne, invivable car en bordure de l’autoroute, jouxte la zone d’espaces verts que représentait le vaste terrain du club canin (400 adhérents) et le stade Balagny qui ont été transformés en zone d’entrepôts, sans qu’Oxygène en parle jamais ! « Aulnay » a agi : combien d’hectares d’espaces verts ont été perdus ?
que l’espace pompeusement nommé « Cours Napoléon » n’est qu’une zone de passage généralement déserte, sans bancs ni jeux d’enfants (surtout un crottodrome !). Mais « Aulnay » agit !
que les tilleuls centenaires de la place Camélinat ont tous été arrachés pour la construction d’un parking souterrain ruineux, au mieux à moitié vide, puis remplacés par des oliviers en pot dont la valeur en termes de biodiversité est proche de zéro ! « Aulnay » a agi : qui entend encore les oiseaux chanter sur la place ?
que le parc Ballanger, le plus grand parc aulnaysien que la municipalité voulait privatiser en y construisant une partie de « Val Francilia » n’a été sauvé que grâce à la mobilisation des associations VME et Aulnay Environnement. Ouf! « Aulnay » n’a pas agi ! Mais des Aulnaysiens, oui !
Une bonne partie de l’article parle de choses qui n’existent pas encore, mais « Aulnay » agira : tout ce qui concerne le canal de l’Ourcq est écrit au futur, alors qu’on nous en parle depuis deux ans ! C’est pareil pour la ferme Garcelon : depuis la destruction des annexes, il ne s’y passe pratiquement rien depuis des mois, et le pavillon en façade est ouvert à tous les vents ! Quant à la fameuse « coulée verte », c’est un serpent de mer qui va bientôt fêter son 20e anniversaire, alors que partout dans la zone fleurissent de nouveaux projets immobiliers. Pour l’entretien des cimetières, il a fallu que des citoyens, ceux qui sont Aulnay, s’émeuvent pour que l’on envisage de faire quelque chose, toujours au futur !
On nous vante la maison de l’Environnement, mais qui a agi ? Elle a été crée en 2008 ! On doit rendre hommage au travail assuré par l’équipe de la Maison, mais dans quel état se trouve l’extérieur du bâtiment ?
On se vante de planter de jeunes végétaux, mais combien de grands arbres ont disparu ? Il est vrai qu’il s’agit souvent du domaine privé, dont la municipalité se désintéresse totalement, sauf à le préempter pour le remettre aux promoteurs ! Là, c’est certain, « Aulnay » agit !
Il faudrait pour remédier à cela une Charte de l’arbre, appuyée sur une action citoyenne pour sensibiliser les propriétaires. Aulnay Environnement, grâce au budget participatif lancé par le département, a pu faire poser un panneau d’information. Pour pouvoir agir, il faut qu’une autorité nous en donne les moyens !
Il faudrait surtout associer LES HABITANTS, CEUX QUI SONT AULNAY, par l’intermédiaire des structures de démocratie participative : Conseils de quartier ou Conseil Économique, Social et Environnemental, autant de structures démocratiques prévues par la loi que la municipalité a mis en sommeil, car elle ne veut pas leur laisser le loisir de prendre des initiatives et d’agir, sauf à demander un « permis de végétaliser ».
AGIR ET INCARNER AULNAY, EST-CE LE PRIVILÈGE DE L’ÉQUIPE MUNICIPALE ?
Réglementairement sollicitée par l’Établissement Public Territorial (EPT) Terres d’Envol dont notre Maire est président, La MRAe (Mission Régionale d’autorité Environnementale) relève un certain nombre de faiblesses dans le Plan Local d’urbanisme Intercommunal en cours de finalisation.
L’absence d’Orientation d’Aménagement et de Programmation sur le thème de la Santé« pour répondre aux attendus d’un urbanisme favorable à la santé. » Chacun jugera.
3 projets de Data Center sont prévus sur le territoire, qui devraient consommer une énergie considérable : 105 MW pour le projet de Tremblay-en-France, 200 MW pour celui de Dugny, 240 pour celui d’Aunay-sous-bois. La chaleur produite par ces trois équipements « pourrait s’approcher de 25 MW/th, ce qui permettrait de chauffer entre 200 000 et 250 000 logements ». Or rien ne semble envisagé par le PLUI pour récupérer cette chaleur, l’accent étant mis sur la géothermie, sans que l’EPT donne d’informations « montrant un meilleur coût pour un système d’énergie géothermique ».
Rien non plus sur des contraintes posées à l’implantation des Data Centers, alors que les documents d’ubanisme ont toute latitude pour préciser des règles spécifiques à ce genre de projet. Rappelons quelques-uns des critères identifiés par l’Institut Paris Région : favoriser la mixité programmatique (restauration, bureaux, coworking, etc.), adapter l’offre en accessibilité (parking vélos/voitures, transports en commun, etc.), limiter au maximum l’imperméabilisation des sols, intégrer des systèmes de refroidissement performants et écologiques, favoriser les mutualisations énergétiques (récupération de chaleur, stockage d’électricité, etc.).
Les pollutions sonores : la MRAe rappelle que le PLUI doit indiquer comment il doit limiter les impacts du bruit, nuisible à la santé. Les mesures faites pour un projet « doivent tenir compte des nuisances générées à l’intérieur des locaux fenêtres ouvertes et dans les espaces de vie extérieurs. » (Selon l’OMS, inférieurs pour le trafic routier à 54 dBL en journée). On pense évidemment ici aux différents projets aulnaysiens sur la rue Jules Princet.
Absence d’un OAP climat, avec « incitation à l’utilisation de matériaux bio-sourcés, recyclés ou bas carbone » afin que les maîtres d’ouvrage exposent comment ils ont veillé à favoriser une conception optimale de leurs bâtiments afin de limiter les recours à des système de ventilation, de climatisation et de chauffage ». La bibliothèque Jules Verne, l’un des rares nouveaux équipements dont peut s’enorgueillir notre municipalité, répondrait-elle à ces préconisations ?
Concernant la mobilité, la MRAe attend de voir « analysée la circulation vers les gares les plus proches, actuelles ou futures liées au Grand Paris Express ». On voit comme à Aulnay, ce problème est pris à bras-le-corps sur l’axe Jacques-Duclos/ Jules Princet / Anatole France. Et que dire du Carrefour de L’Europe !
Sur la biodiversité, la MRAe attend du maître d’ouvrage, en particulier sur les ZAC (Zone d’Aménagement Concerté, comme celui actuellement en concertation sur le Centre Gare d’Aulnay) qu’ « un examen rigoureux des conditions de protection et de recréation de la biodiversité et des conditions de son épanouissement soit présentées. » Dans cette perspective, le sort des arbres face à la poste, rue Jeanne d’Arc doit impérativement être pris en compte.
Pour le paysage : Le PLU doit nécessairement examiner les enjeux d’intégration paysagère des projets à une échelle multiscalaire ( = différentes échelles)Le dossier devrait expliciter et montrer le parti d’aménagement du point de vue de l’impact sur le paysage. Ainsi, lorsque des secteurs sont appelés à muter, une évaluation des volumes autorisés et de leur insertion dans le paysage environnant, non seulement par des perspectives et des photomontages, mais aussi par des coupes, des coupes perspectives et des axonométries, avant/après, intégrant le contexte a un intérêt pour déterminer si le projet vient en rupture ou non avec le paysage initial, ce qui peut être justifié.
C’EST LA COMMUNICATION DE CES DOCUMENTS À TOUS LES CITOYENS QU’AULNAY ENVIRONNEMENT RÉCLAME!
Une correction : il apparaît que la parcelle sur laquelle se trouve ce magnifique chêne n’a pas encore changé de propriétaire.
Mais cela ne rend pas notre démarche inutile. Justement, c’est bien en amont qu’il faut agir, tout en considérant que cet arbre est d’abord un symbole, parce qu’il est visible de tous, et qu’il s’agit aussi de la sauvegarde de tous les autres grands arbres de notre commune !
Quelles sont les pistes d’action ?
Cette parcelle est en plein dans la Zone d’Aménagement Concerté lancée par la commune ! Elle occupe une position exceptionnelle, à la descente de la passerelle piéton qui traverse les voies du RER. Il faut exiger un plan d’aménagement prévoyant la sauvegarde de cet espace richement arboré, ainsi que d’autres signalés par les habitants.
Cet arbre n’est pas répertorié dans la liste des arbres remarquables relevés par le PLU et n’est donc pas protégé. Cette liste doit être complétée. Nous invitons les Aulnaysiens à consulter cette liste sur le site de la commune (onglet Ma ville / PLU en vigueur/4 Les annexes au règlement p73 à 92) et à relever les arbres remarquables oubliés et qui leur tiennent à coeur. Nous demanderons ensuite une révision de cette liste.
Demandons un atelier avec les habitants pour rédiger la Charte de l’Arbre qu’on nous avait promis (juste avant les élections !)
Il faut que le massacre cesse : combien d’arbres ont été abattus ou défigurés par un élagage aberrant ces derniers temps ? Un règlement existe : Si l’arbre a des tiges hautes et un tronc mesurant 70 cm ou plus de circonférence et 1,50 m minimum de hauteur, une autorisation de la commune est nécessaire. (articles L.414-4 du Code de l’environnement et L.642-6 du Code du patrimoine, article 1422-1 du code de l’urbanisme ) Sans autorisation, on s’expose à une amende de 1500 €.
Si tant d’arbres ont été coupés, c’est que la commune l’a bien voulu, ou qu’elle a laissé faire !
Pour que cela change, rejoignez nous en laissant un commentaire sur cette article.Et en participant : à notre prochaine réunion le mardi 2 avril à 20h Foyer Dumont 1 étage, ou encore à notre Assemblée Générale le vendredi 19 avril salle Dumont, 19-22h.