Avez-vous vu la courte annonce en bas de la page 7, à côté du gros « pavé » sur l’Escape Game halloween ? (on voit quelles sont les priorités de la communication municipale)
Bilan de la concertation centre gare,
vendredi 18 octobre à 18h30, salle Dumont.
UNE OCCASION D’EXIGER DE LA MUNICIPALITÉ UNE CLARIFICATION DE SES INTENTIONS POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES DES AULNAYSIENS !
En effet, les Aulnaysiens sont en droit de se demander : pourquoi diable cette ZAC Centre gare ? Jamais la municipalité n’a dit pourquoi cette procédure avait été lancée, dont le règlement impose pourtant un processus de concertation.
Une concertation a-t-elle un sens quand on ne sait pas sur quels projets on doit se déterminer ? Ce ne peut être dans ce cas qu’une invitation à exprimer des vœux très généraux, dont on peut craindre qu’ils ne soient suivis d’aucun effet.
En même temps le PLUIde notre territoire Terre d’Envol entre dans sa phase finale avec une enquête publique qui aura lieu début décembre (inutile de chercher les dates précises sur le site de la ville, elles n’y sont pas). En revanche, on peut y trouver le chemin vers les documents du PLUI sur le site du territoire. Au chapitre 4, on trouve les OAP (= Orientations d’Aménagement et de Programmation) sectorielles (= par villes), et on retrouve page 31 notre ZAC Centre Gare, au côté de 4 autres (presque la moitié de la ville est concernée) .
Les « orientations écrites » indiquent les objectifs parmi lesquels :
Requalifier certains îlots urbains. Mais que veut dire « requalifier » ? jusqu’ici la « requalification » consiste à densifier en remplaçant pavillons et jardins par des immeubles de 6 ou 7 niveaux. Il semble que soit visé en particulier le quartier entre la gare et la rue Charcot, à la frange de la zone de risque de la gare de triage de Drancy.
Traiter l’exposition au bruit le long des voies départementales (rues Jules Princet et Charcot) par le recul de la construction et la végétalisation des marges.Or tous les permis de construire et les constructions commencées ne permettent aucun recul, aucune végétalisation, ne favorisent pas les circulations douces, avec larges trottoirs et pistes cyclables, et créent des couloirs étroits répercutant le bruit et concentrant la pollution.
Ces belles intentions risquent de n’être pas mises en œuvre avant longtemps, car ce PLUI sera probablement retoqué par la commission d’enquête, tant ses insuffisances, relevées par l’Autorité Environnementale, sont par ailleurs flagrantes.
vendredi 18 octobre à 18h30 salle Dumont,
il importe d’exiger sur les permis de construire des promoteurs un sursis à statuer jusqu’à la mise en œuvre d’un PLUI soucieux du bien-être des habitants.
Bon dernier du département, notre territoire Terres d’Envol ( Dugny, Le Bourget, Drancy, Le Blanc Mesnil, Aulnay-Sous-Bois, Sevran, Villepinte, Tremblay-en-France) est en train de finaliser son PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal). Après un processus de concertation plus que discret à Aulnay, Il entre bientôt dans sa dernière phase, l’enquête publique, avant sa mise en œuvre courant 2025, avec d’éventuelles corrections, suite aux remarques recueillies par un commissaire enquêteur.
Cette enquête publique aura lieu du 25 novembre au 26 décembre. Les citoyens pourront donner leur avis sur un registre numérique et rencontrer le commissaire enquêteur. Pour les rencontrer, celui-ci propose
UNERÉUNION PUBLIQUE (lieu encore inconnu) LE JEUDI 5 DÉCEMBRE.
Il importe que tous se sentent concernés. Le PLUi détermine les PLU municipaux, qui devront mettre leur règlement en cohérence avec lui. Cette enquête sera la dernière occasion de dénoncer et d’espérer faire corriger certaines aberrations permises aux promoteurs par le règlement actuel, et d’insister sur la nécessité de faire passer le bien-être de l’ensemble des Aulnaysiens avant des intérêts privés.
Le PLUi permet d’apprendre que sont prévues à Aulnay 5 grandes Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP)
Val Francilia, des terrains de l’ex-usine Citroën jusqu’au centre aquatique
Gros-Saule -Mitry Ambourget – Savigny, avec disparition de l’espace vert au sud du vélodrome
Vieux Pays, avec densification intensive le long de la rue Jules Princet
ZAC Centre Gare, avec densification dans la zone Charcot
Chanteloup, avec « requalification de certains îlots urbains » ( ?)
Toutes ces OAP sont assorties d’intentions vertueuses, mais on n’y voit pas clairement la préoccupation pour le bien être des habitants, autant sur les nuisances (bruit et pollution) liées à la circulation routière que sur le développement d’espaces publics arborés.
Il est enfin vivement conseillé d’être particulièrement en éveil pour l’annonce de l’enquête publique et de la réunion d’information, dont on peut craindre qu’elle ne se fasse que par quelques discrètes lignes en bas de page dans Oxygène, comme pour le
Bilan du la concertation centre gare, vendredi 18 octobre à 18h30, salle Dumont.
UNE OCCASION D’EXIGER DE LA MUNICIPALITÉ UNE CLARIFICATION DE SES INTENTIONS POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES DES AULNAYSIENS !
Vous êtes déjà adhérent d’Aulnay Environnement ou vous êtes intéressé par l’association et avez laissé vos coordonnées lors du Forum.
Nous vous invitons à participer à notre réunion de bureau du 8 octobre au premier étage de la salle Dumont à 20:00 (Foyer des Anciens).
Aulnay Environnement est une association qui milite « pour la défense du paysage urbain ». Par « paysage », nous entendons un milieu de vie aussi agréable possible pour les habitants. Cela suppose :
Une protection du patrimoine architectural, ainsi que de la diversité du bâti, où coexistent depuis des décennies jusqu’en centre-ville, immeubles collectifs et pavillons, avec leurs jardins
Une défense du patrimoine arboré du domaine privé autant que public, et une sensibilisation des propriétaires et des promoteurs à tout ce que les grands arbres apportent à tous
Une défense des intérêts des piétons, par l’élargissement des trottoirs, l’interdiction des constructions « à l’alignement », des balcons débordants, et des poubelles sur des trottoirs étroits, ainsi que l’exigence d’une lutte significative contre le stationnement systématique sur certains trottoirs.
Un aménagement des voie « structurantes » comme la rue Jules Princet pour permettre les circulations douces et la végétalisation
Une réflexion sur l’adaptation de la ville au dérèglement climatique.
De meilleurs équipements pour la vie associative et culturelle et le rétablissement des Conseils de Quartier qui doivent être d’abord un lieu de dialogue entre les habitants pour élaborer des propositions propres à améliorer le cadre de vie.
Force est de constater que ces aspects ne sont pas à l’ordre du jour dans notre commune. Cependant il ne s’agit pas là d’un constat partisan. Nous ne sommes inféodés à aucun parti, car une politique de bon sens n’est ni de droite ne de gauche. Nous savons que tout n’est pas possible et nous ne sommes pas contre la nécessité de construire, mais pas n’importe comment, avec toute liberté pour les promoteurs. Nous souhaitons avant tout le dialogue sans « langue de bois », et cela a été possible durant des décennies.
Aulnay Environnement, forte d’une centaine d’adhérents est une association représentative qui doit être entendue, car ses propositions sont de bon sens. Nous formulons toujours des contre-propositions lorsqu’un projet nous paraît aberrant, comme ce fut le cas pour le projet initial Val Francilia, qui prévoyait de construire sur le parc Ballanger, et que nous avons victorieusement combattu. Le nouveau Val Francilia se borne à des installations industrielles sur le site PSA et des logements en bordure du boulevard Maurice Ravel, et c’est précisément ce que nous avion préconisé publiquement (voir sur notre site notre cahier d’acteur du 15 avril 2019).
Association née dans le sud, Aulnay Environnement montre par cet exemple qu’elle est sensible à l’évolution de tous les quartiers de notre très vaste commune, mais l’opacité qui règne à Aulnay ne nous permet pas de bien connaître tous les problèmes. C’est pourquoi nous avons besoin d’informations sur la vie de chaque quartier.
C’est bien là le rôle de notre association, dans le contexte actuel : recueillir des informations et les transmettre à tous, par l’intermédiaire de notre site, des blogs et de nos réunions. Nous sommes présents dans plusieurs instances qui nous permettent de mieux savoir ce qui se passe dans le département et dans la métropole. Se rapprocher d’Aulnay Environnement est un bon moyen d’être un citoyen, sinon actif, du moins conscient, parce qu’informé.
Avec la ferme Garcelon, la farce continue. Comme on a fait disparaître les Conseils de Quartier, pas de suivi des travaux par les citoyens, pas de risque de devoir justifier qu’il ne se passe rien durant des mois, mais tous les ans, un coûteux tract de propagande sur papier glacé.
L’acquisition date de 2017.
Début 2022, un tract nous informe que« depuis 3 ans, les services de la ville travaillaient à faire revivre ce lieux symbolique ». On nous promet la livraison des lieux pour l’automne 2024.
Mais voilà qu’on a découvert « des fragilités dans les fondations ». Il a fallu tout ce temps (5 ans !) pour s’en rendre compte, alors qu’en février 2020, juste en face de la ferme, et d’un âge aussi vénérable, la « maison Utrillo » aux mains de « rénovateurs » s’effondrait. De qui se moque-t-on ?
À présent, on parle de la fin 2025, avec une démolition partielle. On ne s’étonnera pas si elle touche le pavillon lui-même, avec ses fenêtres ouvertes à tous les vents. L’un des rares domaines d’expertise de notre municipalité, c’est son aisance à faciliter la dégradation de bâtiments mémoriaux, comme le « café des pailleux », au Soleil Levant.
Peut-on au moins espérer une ouverture en 2026 ? En voilà une bonne idée : juste avant les élections !
N’OUBLIONS PAS QUE CET ESPACE, BIEN PLUS PETIT, EST CENSÉ REMPLACER LE BEL ESPACE AVERINO. MAIS LÀ, ON N’A PAS PERDU DE TEMPS.
Clichy-sous-bois, Coubron, Villepinte, Le Bourget, La Courneuve, Saint Denis … La Seine Saint-Denis est à l’honneur ; sur toute la France et au-delà, ces noms retentissent de bravos et de Marseillaise, de plaisir, et même de bonheur. Et Aulnay, dans tout cela ? Inconnue au bataillon. Juste la chance de posséder un petit bout du canal pour voir passer rapidement un bateau abritant la flamme, tandis que dans nombre de villes du département elle parcourait les rues. Pas même un écran géant pour vibrer de concert. Si notre ville fait la « une » du Parisien, c’est rubrique des « faits divers », à propos d’une cité infestée par les rats.
Mais c’est normal : la seule ambition de la 3e ville du département, c’est l’ « Esprit Village » !
Soyons juste : il semblerait que notre somptueuse piscine, ce gouffre financier, ait hébergé des champions (paraît-il, 12 médaillés d’or et 143 délégations, aux dires du personnel) mais pour l’heure, aucune information propre à consoler d’en avoir été privés, une bonne partie de l’été, les Aulnaysiens assez fortunés pour fréquenter la piscine la plus chère des environs.
Et c’est vrai aussi, nous pouvons nous enorgueillir d’avoir servi de parking (grande spécialité aulnaysienne) aux cars de service des Jeux, au prix de la coupure d’un axe important, le boulevard André Citroën.
Mais c’est étrange, cette absence d’information, pour une municipalité si prompte à couvrir les rues de banderoles « Aulnay est fière de supporter les Jeux » (c’est vrai que supporter, même l’intolérable, les Aulnaysiens ont l’habitude) ! Auxquelles s’ajoutent de somptueux panneaux vantant ses grands travaux : le boulevard de Strasbourg et la Ferme Garcelon.
Pour le boulevard de Strasbourg, seuls les naïfs s’étonneront que ce grand projet ait été soigneusement passé sous silence lors de la réunion publique (légalement obligatoire) sur la Zac Centre Ville, dont le boulevard de Strasbourg est l’épine dorsale.
C’est que pour l’équipe municipale, il n’est pas question de se confronter aux citoyens, de répondre à leur questions, et surtout pas à celle-ci : pourquoi ? Tant il semble évident que les inconvénients (diminution des places de parking et circulation bloquée en cas de livraison) ne sont balancés que par un avantage : l’élargissement des terrasses pour les restaurants.
Nous le savons, l’une des politiques prioritaires du Maire (en dehors du bétonnage intensif contre lequel il a été élu), ce n’est pas le rayonnement culturel, la protection du patrimoine arboré ou l’aménagement des circulations douces et des accès PMR, mais le développement des « commerces de bouche ». L’ambition, c’est de faire d’Aulnay la cantine des environs.
POURQUOI CETTE OPÉRATION QUI NE PROFITE QU’À QUELQUES-UNS,LORSQUE TOUS SOUFFRENT DE LA DÉGRADATION ACCÉLÉRÉE DE L’ÉTAT DE NOS RUES ? OÙ EST L’INTÉRÊT GÉNÉRAL ?
Il y a un an, nous demandions une modification du projet de construction au carrefour Rues de Sevran / Route de Mitry, voies départementales à fort trafic, pour permettre un aménagement destiné à faciliter la circulation, et non à la rendre plus difficile après la suppression du « tourne à droite » de la rue de la Croix Verte. Le projet a été retoqué, car il nécessitait le dépôt préalable d’un « Projet d’Aménagement » en raison de la cession d’une voie publique au promoteur. Le nouveau projet est un peu différent, mais il continue à se moquer du problème de circulation, et même, il l’aggrave. Faut-il s’étonner d’un tel mépris de l’intérêt général ?
Soyons clair : construire au ras du trottoir sur le carrefour de deux axes structurants de la ville est une hérésie. Mais il est impossible à un promoteur de ne pas maximiser son profit, autant qu’à l’équipe municipale de faire prévaloir l’intérêt général.
Pour les habitants de l’immeuble dont les appartements donnent sur le carrefour, il faudra vivre une partie de la journée et de la nuit fenêtres fermées, avec la pollution des moteurs tournant au ralenti, puis le bruit des démarrages au feu. Il faudrait évidemment ici construite en retrait, d’autant qu’un arrêt de bus est prévu, et utiliser cet espace pour des dispositifs fluidifiant la circulation, par exemple un rond-point.
Du point de vue de la circulation, le défaut fondamental de ce projet, outre la disparition de la rue de la Croix Verte, est le risque de voir le trafic de transit se détourner (merci Waze !) vers la voie nouvelle qui desservira les entrées et sorties de parking du nouveau lotissement, sans parler des usagers de la crèche. La sortie vers la rue Jules Princet étant prévue en sens interdit, tous ces véhicules seront détournés vers la rue Edmond Poncet et la rue Aristide Briand, détériorant les conditions de vie de tout un quartier pavillonnaire. En matière de circulation, nous ne pouvons que constater l’incurie de nos élus, incapables d’anticiper un plan global de circulation, comme l’a déjà montré l’approbation d’un immeuble rétrécissant la rue Jules Princet.
Enfin ce projet tourne le dos au patrimoine, avec la disparition de la maison des Pailleux, l’un des très rares vestiges du passé agricole de la commune, jadis défendu par le CAHRA, et qu’on a sciemment laissé se dégrader irrémédiablement. Quant à l’environnement, avec la disparition des jardins et de quelques très grands arbres, la surface en espaces verts va se trouver divisée par 2, avec un parking souterrain de 200 places sur dalle qui mettra fin à l’infiltration des eaux de pluie. De tout cela, on se moque éperdument. Et quelles places supplémentaires prévues dans les crèches et dans les écoles, déjà surchargées ?
La municipalité fait don au promoteur de biens communaux (rue de la Croix Verte, ancien commissariat), mais avec quelles contreparties ? S’il y en a , ce ne sera visiblement pas au profit des citoyens qui verront leur qualité de vie se dégrader.
On a failli oublier : une douzaine de pavillons rasés ! Pour la défense de la zone pavillonnaire, zéro pointé !
Le mercredi 12 juin, nous avons rencontré une personne chargée de la concertation qui a recueilli nos remarques et nous a transmis un compte-rendu de cette rencontre consultable sur notre site. De même, nous avons pu prendre quelques photos du projet également visibles sur notre site. Pour l’écrasante majorité des Aulnaysiens qui ne sont pas disponibles dans les horaires imposés (du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h) et qui ne pourront venir à la seconde et dernière permanence le 10 juillet de 14h à 17h, seul le site d’Aulnay Environnement leur permettra de se faire une idée de ce qui les attend.
En effet, la personne qui nous a reçu ayant transmis notre demande de mise en ligne du dossier, il lui a été répondu que c’était impossible. Manifestement les services municipaux ont besoin d’une formation spécifique en informatique, comme les élus en démocratie.
Après avoir présenté nos premières impressions dans un précédent communiqué, nous avons invité nos adhérents à une étude plus détaillée du projet, au demeurant très peu précis et rempli de phrases creuses sur « la modernisation » et l’ « attractivité ».
Voici le résumé de nos analyses.
A/ REMARQUES PRÉLIMINAIRES
1/ Une ignorance totale de la nécessité d’adapter la ville au dérèglement climatique.
Nulle part cette problématique, pourtant présente aujourd’hui à l’esprit de tous les responsables, n’est évoquée.
N’importe quel citoyen est conscient de l’importance de la végétation dans la lutte contre les canicules, et Aulnay possède un riche patrimoine de jardins parsemés de grands arbres dont il faut tenir compte. Or le projet de ZAC vise à construire dans des espaces où les jardins et les arbres sont nombreux, et absolument rien n’est envisagé pour en préserver le maximum. Il est possible de construire autour des grands arbres et de préserver des zones végétalisées en pleine terre. Il suffit de le vouloir pour l’imposer aux promoteurs. Nous sommes là en présence d’un projet qui n’est absolument pas en cohérence avec les défis de notre époque.
2/ Un flou total sur les espaces publics rénovés
Sur le secteur Charcot, on nous annonce le développement de 13000m2 d’espaces publics, mais où, lorsqu’il n’est question que de « nouvelle offre immobilière » ?
3/ Rien sur le patrimoine architectural
Le charme d’Aulnay (son « esprit village » ?) repose sur la présence de quelques très beaux pavillons fin XIXe siècle en meulière. Beaucoup ont déjà disparus, il faudrait en garder quelques-uns avec leurs jardins situés dans les « zones potentiellement mutables ». Cela repose sur une politique de préemption intelligente. Ce souci est totalement absent du projet.
4/ Rien sur les équipements culturels et associatifs : une conception de l’attractivité qui ne repose que sur l’offre commerciale.
L’objectif d’une ZAC est de permettre une participation des promoteurs au financement des équipements collectifs. Or rien ne semble prévu dans ce sens, sauf une école secteur Charcot. C’est très insuffisant, vue l’augmentation prévisible de la population d’Aulnay, aussi rapide que dans le reste du 93 (+5% DE 2014 à 2020).
4/ Et les nuisances ?
Le souci de limiter les nuisances, en particulier sonores est également absent, alors que la densification dont nous ne contestons pas la nécessité, exige une réflexion sur ce sujet.
B/ LES ZONES POTENTIELLEMENT MUTABLES
① Secteur Charcot, partie nord-est.
Entre le carrefour Anatole France et avant le délestage à droite dans la rue Marcel Sembat vers le Blanc-Mesnil, c’est un « point noir » en matière de circulation, qu’il importe avant tout d’élargir. L’intensité de la circulation aux heures de pointe avec toute la pollution et les nuisances sonores rend en outre peu souhaitable ici une densification « au ras du trottoir ». D’éventuels nouveaux immeubles doivent être au maximum éloignés de la voie de circulation.
② Secteur Charcot, partie sud-ouest.
Ce secteur est majoritairement composé de pavillons de qualité, avec des jardins. On ne peut densifier ce secteur sans veiller à conserver au maximum le patrimoine architectural et végétal. Et densifier en bordure des voies, c’est exposer davantage d’habitants au bruit et aux risques liés au transport de produits dangereux : nous sommes ici dans la zone d’exposition aux risques de la gare de Drancy.
③ et ④ Secteur Gare nord
C’est une zone centrale qui logiquement doit accueillir le plus de services publics : le CIO, chassé de ses locaux, doit être réintégré dans cette zone, et la crèche maintenue. L’ ensemble des pavillons détenus par la commune dans la zone ④ mérite assurément d’être remplacé par un bâtiment dévolu aux services et à la vie associative. Ce projet avait été proposé par la précédent municipalité socialiste et combattu par l’actuelle majorité. Cette ZAC doit permettre de revenir à ce projet de bon sens.
Le projet prévoit de réhabiliter les friches SNCF ⑤ mais ne dit pas quelles possibilités de négociation se seraient ouvertes avec l’entreprise propriétaire des terrains. Pour quoi faire ? Du logement en bordure des voies ? Un développement de la gare routière et des circulations douces devraient être à l’ordre du jour. Et quel avenir pour le Parking d’Intérêt Régional ?
⑥ Le long de la rue Louise Michel, s’oriente-t-on vers un alignement continu d’immeubles ? Les espaces verts sont nombreux ici, dont il faut préserver une partie, et pas seulement « en cœur d’ilot », mais aussi en bordure, pour que tous puissent en profiter. Une parcelle occupe une place particulièrement remarquable, au 1 rue Jeanne d’Arc, avec plusieurs très grands arbres. Il faut y maintenir un ilot de verdure, un square ouvert au public face au bâtiment de la poste destiné à accueillir des services de la ville.
La place Abrioux ⑦ avec l’abattage de tous les tilleuls est devenu un puits de chaleur avec un revêtement éblouissant en été. Il faut étudier les moyens de la revégétaliser et de la rendre plus accueillante (bancs, ombrières). Au sud de la place, l’utilisation de la parcelle léguée par M. Pecoroni doit être aménagée conformément au legs, avec des équipements destiné aux enfants : un petit citystade, des jeux pour les tout-petits, et des plantations compensant la disparition des grands arbres. En ⑧, beaucoup de pavillons de belle qualité architecturale ont disparu. Il importe de conserver ceux qui restent et contribuent à l’identité de la commune, comme celui au coin des rues Tournadour et de Bondy
( Agence d’Urbanisme : Retour de nos observations suite à notre visite en Mairie sur le dossier de concertation)
Observations sur le dossier de concertation
– Les orientations générales du projet de ZAC cités dans la délibération du 12 décembre 2022 sont très générales et floues. Nous voulons connaitre les orientations précises en termes de commerces, d’équipements de bureaux et d’habitat. Quelle est la priorité globale qui sera définie, et dans quels secteurs les implantations sont-elles prévues ?
– La ZAC est une opportunité rare de permettre un élargissement des axes les plus embouteillés du quartier, notamment la RD115 et l’avenue du 14 Juillet. Ces solutions devraient être envisagés là où cela est possible grâce à l’acquisition de foncier, afin de faciliter la coexistence des mobilités et la fluidité. Ces élargissements rendraient également plus supportables la densification prévue dans le projet.
– Les terrains appartement à la SNCF sont stratégiques dans ce projet de ZAC. Seront-ils cédés ? Quels projets sont envisagés dessus : commerces, habitation, bureau ? Il serait bon d’éviter de trop densifier ces terrains pour permettre le développement des espaces publics.
– Les conseils de quartier ont apparemment été associés à la concertation préalable. Cependant, leur fonctionnement est marqué depuis plusieurs années par une absence totale d’indépendance, en violation du règlement. Un contrôle du fonctionnement des conseils, de la sincérité de leur action, et du rôle qu’ils peuvent jouer dans les procédures de concertation devrait être mis en place. En l’état actuel, ils ne jouent absolument pas leur rôle d’organes de démocratie locale au service des habitants.
– Le dossier de concertation présente un certain nombre d’îlots mutables au sein du périmètre de la ZAC. Comment ces ilots mutables ont-ils été sélectionnés, et selon quels critères ? Quels niveaux de densification sont envisagés ?
– La population du secteur Centre-Gare devrait s’accroitre fortement avec la densification, or seulement deux groupes scolaires sont inclus dans le périmètre indicatif de la ZAC. La construction de nouveaux établissements scolaires est-elle envisagée, ou bien des agrandissements des établissements existants ?
– Les immeubles en construction rue du Dr Roux sont trop imposants et nuisent au caractère du secteur Centre-Gare. Ils représentent un exemple parfait du risque posé par une densification anarchique. Quels dispositifs juridiques et critères d’urbanismes sont-ils prévus pour éviter que de tels erreurs ne se reproduisent ?
– Le Parc Dumont accueille actuellement trop d’événements, notamment avec des barnums et équipements qui menacent ses arbres. Quelles orientations sont prévues sur le parc pour préserver ses fonctions de loisirs et son environnement ? Le projet de ZAC doit également prévoir de nouveaux espaces publics structurants de qualité, qui permettront la tenue d’évènements citoyens, associatifs ou municipaux dans des espaces plus appropriés que le parc.
– Les espaces verts publics de la ville sont actuellement très mal entretenus. En plus des problèmes évidents d’esthétique, le manque d’entretiens des pelouses et des massifs situés sur la voirie encourage le dépôt sauvage des déchets. Un dispositif d’entretien bien plus performant est nécessaire, surtout avec l’accroissement annoncé de la végétalisation.
– Les tubes végétalisés installés par la mairie ne sont pas un substitut à une véritable végétalisation. Ils sont couteux, peu esthétiques, ne génèrent pas d’ombre et ne remplacent pas la biodiversité que supporte des vrais arbres. Pourquoi la mairie a-t-elle choisi l’installation de ces dispositifs, et continueront-ils d’être installés ?
– La ville d’Aulnay manque d’équipements publics de qualité, par exemple de médiathèques ou d’espaces de réunions pour les associations et collectifs. Quelles sont les ambitions de la ZAC en termes d’équipements publics pour combler ce manque, et sur quel foncier des implantations sont-elles possibles ?
– La Laiterie Garcelon est présentée comme un nouvel espace associatif qui doit être inaugurée à la rentrée. Mais les travaux avancent visiblement très peu, et il semble improbable que les travaux soient terminés à cette échéance. Nous émettons donc des craintes sur la capacité de la mairie à assurer la continuité de l’accueil des associations pendant ce temps. Nous souhaitons plus d’informations sur l’avancement des travaux et la date de mise en service de l’équipement, ainsi que sur son insertion dans le projet d’équipements publics de la ZAC.
– La conception du projet de ZAC doit inclure des études de circulation approfondies, qui prennent en compte les différents scénarios de modification du plan de circulation. La mise à sens unique de certaines rues provoque aujourd’hui des embouteillages conséquents dans le centre, ce qui démontre un manque d’études préalables.
– La voirie de toute la ville est particulièrement dégradée, avec de nombreux nids de poules qui peuvent être dangereux. Si le projet de ZAC prévoit la réfection d’un certain nombre d’axes, quelles modalités d’entretien sont prévues après ces travaux afin d’assurer le maintien de la voirie dans un état correct ?
– Le stationnement sauvage sur les trottoirs est très répandu dans le quartier, nuisant notamment à la circulation des poussettes et des PMR. La municipalité a précédemment refusé d’installer des potelets en grand nombre, sous prétexte de couts trop élevés. Ces dispositifs doivent être généralisés dans les nouveaux espaces publics de la ZAC, afin d’éviter ce phénomène qui dégrade fortement la qualité des espaces publics.
– L’attractivité et le confort des parkings souterrains doit impérativement être améliorés afin de garantir leur utilisation et de réduire le stationnement (sauvage ou non) en surface. Par exemple, le parking de la place Abrioux est largement sous utilisé. Le parking souterrain du marché est aussi très peu accessible et confortable, ce qui réduit son usage. Quelle prise est compte des parkings en ouvrage est-elle prévue dans le projet de ZAC ?
– Le réaménagement de la place Abrioux pose un certain nombre de problèmes. L’abattage des arbres n’est absolument pas compensé par l’installation d’arbres en pots dont le bilan écologique est très mauvais et qui n’apportent aucune ombre. La place étant incluse dans la ZAC, du mobilier de qualité et des installations générant de l’ombre doivent être installés afin de donner une vraie fonction à cette place.
– Le développement des terrasses de bars et cafés dans le centre nuit aux cheminements des PMR. Il ne faut pas que les bénéfices des élargissements de trottoirs soient contrebalancés par les terrasses. – Quelle articulation est prévue entre la ZAC et les travaux qui vont bientôt commencer sur le boulevard de Strasbourg ? Il est étrange que le réaménagement du boulevard soit entamé avant que le plan-guide ni même les grandes orientations de la ZAC ne soit fixées.
Information sur les hauteurs des immeubles par zone tenant compte de la dernière modification du PLU sur les hauteurs d’immeubles
En zone UA, en centre-ville dense
hauteur des immeubles autorisée 20 m (RC + 6 étages)
En zone UD, en bordure des espaces de centralité et les principaux axes de la ville (axes structurants) :
hauteur des immeubles autorisée 15 m (RC + 4 étages)
En zone UG, le tissu pavillonnaire hauteur maximale autorisée 9 m
Le maire avait le projet de reconstruire le foyer des Cèdres sur le terrain de la Croix Blanche et de le classer en CINASPIC (Construction et Installation Nécessaire Aux Services Publics ou d’Intérêt Collectif ), ce qui permettait de monter à 16 m.
Ce projet a fait l’objet de la modification n° 4 du PLU mais le texte final voté au Territoire a changé, le maire ayant fait volte-face.
Texte voté au conseil de Territoire le lundi 5 avril, modification 4 du PLU :
Zone UD, tissu pavillonnaire : hauteur maximale des bâtiments 9 m .
Stationnement modifié: 1 place pour 250 m2 au lieu de 200 dans toutes les zones.
Pourles CINASPIC, hauteur autorisée 16 m, mais en zone UI (espace d’activités) et non en zone UG.
Pour le moment, le projet de foyer remplaçant Les Cèdres semble gelé, pas de projet CINASPIC sur la zone pavillonnaire, on reste à 9 m hauteur maximale.
Rien n’étant publié en ligne voici les documents en notre possession sur l’étude de la ZAC centre gare. Cliquer sur la miniature de l’image pour la visualiser.
Nous nous excusons de la qualité des images, c’est la seule source, qui provient de captures d’écrans du Powerpoint peu lisible en présentation de la Mairie.
Depuis quelques temps, nous percevons des inquiétudes de la part des riverains du boulevard Émile Zola. Une grande propriété richement arborée venant de changer de main, son propriétaire a manifesté l’intention de la lotir et de suivre la mode locale en sacrifiant les grands arbres. Un entrepreneur proche du Maire a déjà défrayé la chronique en entamant la construction de deux pavillons sur une petite parcelle, avec des caractéristiques contraires au règlement du PLU, et, face à l’opposition des riverains, s’est vu contraint de détruire une partie de ce qui avait été construit.
Pour cette nouvelle affaire, notre Maire a réagi, et a fait distribuer un courrier (il y a déjà quelques mois, mais nous n’en prenons connaissance que maintenant) qui fait notre ravissement : on y lit que les inquiétudes sont « légitimes » et que les arbres en question « font l’objet d’une vigilance particulière pour les préserver ». Il n’hésitera pas à invoquer le Code de l’Urbanisme et « les éléments paysagers à protéger ».
On peut se demander pourquoi quelques riverains du boulevard Émile Zola, comme naguère ceux de la rue de Belfort, ont obtenu gain de cause, alors que les 500 signatures de la pétition demandant une protection pour le plus vieux chêne de la ville, sur l’ancien Centre le Camus, n’ont reçu aucune autre réponse que l’abattage immédiat de tous les arbres de la parcelle.
La réponse s’impose : c’est un miracle, Alléluia ! Le temps des grands abattages, Place Abrioux, Centre le Camus, terrain de la Croix Blanche et ailleurs, c’est fini ! Nous avons enfin à la tête de la commune un protecteur des arbres. Nous le savons les plus zélés sont les nouveaux convertis. Il lui reste cependant encore un petit pas à faire : reprendre avec les Aunaysiens l’élaboration de la Charte de l’Arbre promise juste avant les précédentes élections.
Et puis surtout, il reste à notre maire à faire publiquement son « coming out » environnemental : MONSIEUR BESCHIZZA AIME ET PROTÈGE NOS ARBRES !