Conseils de Quartier

UN NOUVEAU RÈGLEMENT DES CONSEILS DE QUARTIER QUI TOURNE LE DOS À LA DÉMOCRATIE DE PROXIMITÉ

La lecture du nouveau règlement des Conseils de quartier voté en Conseil Municipal le 12 décembre 2024 confirme nos craintes : pour ne plus se faire rappeler au respect d’un règlement voté en 2014 sans le comprendre, et dont tout laisse à croire que les élus ignoraient même le contenu, tant leur comportement était en contradiction avec la lettre aussi bien qu’avec l’esprit, le nouveau texte est conforme à l’objectif visé opiniâtrement par l’équipe Beschizza : vider de tout contenu la notion de « démocratie participative » et de « force de proposition ».  Elle témoigne d’une incapacité à dialoguer, d’une peur panique d’avoir à affronter la contradiction, enfin d’une insigne médiocrité intellectuelle. Car c’est un travail bâclé.

On s’est contenté de biffer un certain nombre de phrases, sans réaliser qu’on gardait la mention de procédures dont on supprimait la définition, et sans voir les contradictions.

L’article 8 du règlement de 2014 (repris de celui institué par une  municipalité précédente) prévoyait

  • 2 réunions plénières (de tous les habitants), la première afin d’élire pour un an les conseillers. Ceux-ci se réunissaient ensuite 8 fois dans l’année
  • Un comité de pilotage où figurent, entre autres, 8 conseillers et des représentants des associations pour établir le bilan des conseils, participer à l’élaboration et au suivi de l’exécution du budget communal, caler le planning des réunions, favoriser la transversalité entre les 8 quartiers.

Bien sûr, on a fait en sorte que rien de tout cela ne fonctionne, et logiquement, le nouveau règlement a supprimé les deux derniers paragraphes empreints d’un insupportable souffle démocratique. Mais sottement, l’article 5-1 du nouveau règlement conserve la participation des Adjoints de Quartier au comités de pilotage sans que l’on puisse savoir ce dont il s’agit.

La perle, c’est tout de même la transformation d’un Conseil (Définition du Larousse : réunion statutaire de personnes groupées en assemblée consultative et/ou délibérative.) en balade urbaine (2 fois par an !), prétendues « les plus en adéquation avec les attentes formulées par les habitants », alors que les tentatives faites à l’automne 2023 se sont conclues par un fiasco.

L’article 7 reprend servilement une information du précédent règlement qui devient cocasse : « Les conseils sont composés notamment de : L’Adjoint au Maire de quartier, l’élu référent de quartier, un conseiller municipal de la majorité, un conseiller municipal de l’opposition, un commerçant ou un artisan, un membre d’association, un membre du conseil d’école, un membre du conseil du quartier voisin, des volontaires qui se sont déclarés lors de la réunion plénière, de deux jeunes de 18 à 25 ans ». On imagine l’importance du cortège ! Sur son trajet, il faudra prévoir d’interrompre la circulation.

Mais l’essentiel est dans la dernière phrase : « la balade urbaine (déambulation collective au sein du quartier) s’organise à l’aide des propositions de points d’intérêts indiqués par les conseillers de quartier après que ces derniers aient été sollicités par les services en charge de l’organisation de la réunion du conseil de quartier. »

Toute l’initiative revient donc aux services municipaux. Verticalité absolue, tout est soigneusement verrouillé. Entendons-nous bien : il ne s’agit pas là d’une orientation strictement partisane. Dans des municipalités de tous bords, il y a des Conseils qui fonctionnent plus ou moins démocratiquement. Notre malheur est d’avoir à la tête de la commune une équipe qui ne conçoit les rapports avec la population qu’à travers une propagande que l’on peut s’épuiser à démentir. 

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LA SÉRÉNADE DU MÉPRIS DU CITOYEN

Quel bilan tirer de la réunion sur le PLUI organisée jeudi 5 décembre à Aulnay ?

Une soixantaine de personnes ont réussi à trouver le chemin de la réunion, organisée dans le no man’s land de l’ex usine PSA, pour entendre la présentation du PLUI faite par les responsables du territoire. Beaucoup de responsables associatifs et quelques élus, très peu de citoyens sans attache associative ou politique, faute d’un lieu central et facilement accessible. Et en l’absence d’une volonté du Président du terrtoire de faire participer les citoyens (un Conseil de quartier programmé le même soir à Aulnay).

Malgré les pannes de micro et d’écran témoignant de l’efficacité aulnaysienne, le débat par ailleurs bien maîtrisé a laissé suffisamment de temps pour aborder la plupart des sujets traités par le PLUI : le cadre de vie, la construction, la circulation, etc.

Les responsables associatifs et les élus de quelques-unes des 8 communes ont fait leur travail en faisant remonter les attentes des citoyens, en dénonçant des situations aberrantes et nuisibles, en particulier à Drancy et au Tremblay.

Les responsables chargés de la rédaction du PLUI ont rempli leur rôle en expliquant courtoisement que le PLUI ne peut concerner que les opérations à venir, ou que le PLUI n’est pas compétent sur un certain nombre de problèmes. Ils se sont cependant engagés à étudier certaines incohérences ou omissions, et à recevoir ceux qui ont à exposer un cas particulier.  

Dans cette comédie de la concertation, chacun a donc maîtrisé correctement sa partition. Le public sait parfaitement qu’il n’y a pas grand-chose à attendre d’une telle réunion, mais tous les responsables associatifs se disent qu’à force de répéter les mêmes choses, de répercuter les attentes et les insatisfactions, voire les souffrances des citoyens, il finira bien un jour par en sortir quelque chose, en tous cas que l’on pourra faire comprendre aux décideurs qu’ils ne peuvent pas aller trop loin, au mieux que l’on pourra obtenir des améliorations à la marge. Mais personne n’est dupe de l’efficacité de la concertation. La seule satisfaction immédiate, c’est d’avoir fait entendre la voix des citoyens.

Certains cependant n’ont rien compris à cette réalité. M. Cannarozzo, second adjoint au Maire d’Aulnay, comme dans toutes les réunions publiques, s’est encore cru investi de la mission de fermer le ban, en nous expliquant qu’il fallait comprendre que les choses prennent beaucoup de temps, que les décideurs sont en proie à des injonctions contradictoires, et qu’il faut d’abord penser à nos enfants. En substance, que tout ce que nous avions exposé était nul et non avenu, puisqu’il fallait nous rappeler des évidences que nous ignorions. Et sous-entendu,  avec toute la hauteur d’un vieux politicien, on nous faisait comprendre ceci : « vous n’êtes que des enfants, laissez faire ceux qui savent. »  

Voilà comment pensent et parlent nos élus à Aulnay, un discours de plus en plus insupportable.

Nouvelles Constructions

Datacenters : le lobbying à la mode Aulnaysienne

Outre ses qualités revendiquées de gestionnaire « bon père de famille », notre maire est un excellent pédagogue. Pour ceux qui n’ont pas une vision très claire de la notion de lobbying, il vient de nous en donner un exemple tout à fait sensationnel. Pour rappel , « Le lobbying est une activité d’influence ou de pression sur le pouvoir politiqueIl consiste à intervenir auprès des décideurs publics pour qu’ils prennent en compte des intérêts spécifiques. » Dans l’exemple ci-dessous, les intérêts spécifiques sont ceux de la société Airbus Helicopters, qui à l’occasion de l’enquête publique sur l’implantation d’un datacenter à Dugny, exprime son vif intérêt pour le projet. 

Un exemple très précieux, lorsque l’on sait que la construction d’un datacenter est aussi prévue dans le nord d’Aulnay.

Mise à part la première phrase, la contribution de la société Airbus Helicopters datée du 14 novembre est un « copié-collé » intégral du texte daté du 8 octobre de Terres d’Envol, dont notre Maire est le président.  Une si troublante répétition des  arguments (fresques murales retraçant l’histoire de l’aviation, hébergement des données des sociétés, récupération de la chaleur produite par le datacenter ) montre combien est profonde l’entente entre les deux parties.

En regard, et reprenant l’avis de l’Autorité Environnementale, la contribution d’Environnement 93 (dont Aulnay Environnement est adhérente) pointe, entre autres :

  • L’absence de prise en compte d’une crèche située à 100 mètres du projet qui sera lourdement impactée par des travaux de construction étalés sur 6 ans (150 camions/jour en période critique) et en général, une étude d’impact qui ne permet pas d’évaluer l’impact de la circulation des poids lourds dans une zone qui comprend un lycée, deux écoles primaires et deux crèches.
  • Une émission de gaz à effet  de serre produits par les groupes électrogènes du datacenter équivalente à la totalité des émissions annuelles de la ville de Dugny
  • Aucun engagement précis sur la récupération de la « chaleur fatale » produite par le datacenter. 

Le tout assorti d’une contre-vérité : alors que les deux textes laissent entendre une « acceptation des populations locales », l’enquête publique témoigne à Dugny du rejet du projet par les habitants

NAÏVEMENT, ON S’ATTENDRAIT À CE QUE L’AVIS D’UN ÉLU REPOSE SUR L’INTÉRÊT GÉNÉRAL, MAIS IL SEMBLE QUE POUR NOTRE MAIRE, PRÉSIDENT DU TERRITOIRE, SEUL COMPTE L’INTÉRÊT D’UNE ENTREPRISE PRIVÉE.

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ECHANGEONS SUR LE PLUI !

Pour préparer la réunion publique sur le PLUI du 5 décembre salle St Exupéry, nous vous convions 

le mardi 5 novembre, salle Dumont au 1er étage, à 20h

Pour ceux (sans doute très nombreux) qui ne pourront se rendre dans cette zone excentrée et inhospitalière de la ville, cette réunion sera utile pour nourrir l’avis à déposer sur le registre numérique du site de Terre d’Envol, du 25 novembre au 26 décembre. Beaucoup s’interrogent sans doute : à quoi bon ? Or connaître le PLUI (https://plui.paristerresdenvol.fr/, puis : médiathèque), c’est comprendre ce qui se joue à Aulnay, entre urbanistes et politiques.

Les réunions de concertation sur la Zac Centre Gare ont été très éclairantes. Les urbanistes (le Directeur de la Stratégie Urbaine d’Aulnay-sous-Bois et la représentante du bureau d’Études Arcadis) sont des professionnels qui ont une vision d’ensemble de la ville, mais singulièrement abstraite. Les politiques n’ont pas de vision du tout, et parlent le langage des promoteurs. On a bien pu percevoir cette divergence à propos de deux constructions.

1/L’immeuble de la Rue Jules Princet, qui condamne par rétrécissement tout aménagement (bus en site propre, piste cyclable et végétalisation) de cet axe structurant, et qui en raison de ses vices de construction, restera longtemps inachevé avant démolition partielle, une énorme verrue dans notre paysage urbain :

  • à la première réunion de concertation sur la ZAC Centre Gare, le Directeur de la Stratégie Urbaine déplore sa construction, évidemment en contradiction avec tout projet urbanistique cohérent
  • les politiques gardent un silence éloquent. On voit bien là qui décide, au coup par coup.  

2/L’énorme immeuble de la rue du Docteur Roux, bientôt complété par son jumeau place de la Gare :

  • le Directeur de la Stratégie Urbaine dit que la présence d’immeubles de grande hauteur lui paraît logique à cet endroit. Il n’a pas tort, il y en a déjà place de la gare. Mais il méconnait complètement l’exaspération des Aulnaysiens, qui déplorent l’accumulation au long de trottoirs étroits de grands immeubles et leur effet de couloir, avec l’obscurcissement et l’accumulation du bruit et de la pollution, et surtout l’agression que ce mastodonte d’une hauteur inégalée représente sur l’horizon de la ville.
  • Le politique (le second adjoint) expose les contraintes de la théorie du « cœur d’ilot », où il faut préserver un espace vert, en pratique une pelouse séparant de quelques mètres les fenêtres de bâtiments identiques. Et de nous expliquer que si l’on construit en retrait, il n’y a plus de « cœur d’ilot », montrant par là son indifférence au sort des piétons et à la circulation dans la ville. Il est clairement du côté des promoteurs : maximiser le profit sur le maximum d’espace. Et d’ajouter : c’est la faute à Madame Duflot, dont la loi de 2013 imposait de construire, en passant sous silence que le même objectif vient d’être adopté dans son Schéma Directeur par la Région présidée par Madame Pécresse, sa camarade de parti. Les organisations environnementales, comme FNE dont Aulnay Environnement est adhérente, se sont opposées à cet objectif de 70 000 logements par an. Construire, mais pas autant, et pas n’importe comment.

Le PLUI, préparé par les services de l’Urbanisme, ne permet plus certaines aberrations dues à l’appétit des promoteurs et au laisser-faire des politiques aulnaysiens, comme les rez-de-chaussée au ras du trottoir (ex rue Charcot), ou les constructions sans la moindre surface en « terre pleine ». Certes, il est rempli de défauts dénoncés par la MRAE (cf. Avis rendus sur plans et programmes de la MRAe Île-de-France en 2024 ) et connaîtra probablement un avis défavorable du commissaire-enquêteur, mais il est aussi rempli de bonnes intentions que les politiques auraient dû mettre en œuvre depuis longtemps. Avoir un avis sur le PLUI, c’est pouvoir avoir des arguments pour démontrer aux politiques qu’ils ne respectent dans leur aménagement « au coup par coup » aucune logique urbanistique décente.

Pour mettre fin à ces aberrations permises par le PLU votés par la première équipe Beschizza, il faut obtenir du Maire, en attendant d’avoir un PLU conforme au nouveau PLUI, UN SURSIS À STATUER SUR LES PROCHAINS PERMIS DE CONSTRUIRE, qui, s’ils poursuivent sur la même lancée, vont créer un fait accompli qui rendra impossible un aménagement de la ville cohérent et conforme à l’ intérêt général.

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La municipalité continue à se moquer de la démocratie

Lors de la réunion concluant la concertation sur la ZAC centre gare, vendredi 18 octobre à 18h30, salle Dumont, la municipalité a été mise au défi d’organiser pour l’enquête publique sur le PLUI une information digne de ce nom. Entendons par là : avec le souci de toucher le maximum de citoyens pour qu’ils donnent leur avis.

La réponse ne s’est pas fait attendre sur le site de la ville. L’information se trouve au bout du cheminement : onglet « ma ville », puis « urbanisme », puis « PLUI », puis « En savoir plus ». Il faut donc le vouloir, pour trouver en bas de page

Réunion publique le 5 décembre 2024 à 19h30.

Déjà l’heure est problématique : clairement, pour les participants, le dîner est reporté à « pas d’heure » ! apportez vos sandwichs !

Mais c’est surtout le lieu qui révèle la mauvaise volonté de la ville :

Espace Antoine de Saint-Exupéry , 25 bd André Citroën , 93600 Aulnay-sous-Bois

Soit l’extrême nord de la ville, dans la zone désertique de l’ex-usine Citroën.

Si l’on choisit la solution vertueuse, les transports en commun, à partir de la gare RER , quel que soit le bus que l’on prendra, après 30 ou 40mn de transport selon les encombrements, il faudra encore marcher une dizaine de minutes, à travers une zone inhabitée, à la nuit tombée. Cela exclut évidemment les femmes et toutes les personnes âgées. Combien de caméras et de patrouilles de police municipale le long de cet axe entièrement dédié à la circulation des voitures et des camions ?

On se tournera donc vers la voiture, et chacun sait comme la circulation est aisée dans notre ville à cette heure.

On rira jaune en se souvenant qu’à la réunion ZAC, un adjoint au Maire nous a expliqué que pour résoudre les problèmes de circulation, il invitait l’Aulnaysien modèle à renoncer à la possession d’une voiture.

Clairement, placer cette réunion à cette heure et dans ce lieu, c’est faire en sorte qu’il n’y ait personne d’autre que la poignée de militants associatifs dévoués à l’intérêt général et ulcérés qu’on se moque du monde à ce point.

C’est vrai que l’extrême misère de notre commune en équipements publics fait que nous n’avons, depuis la destruction de l’Espace Averino, (par la volonté de qui ?), aucun lieu décent pour une réunion de ce genre.

Mais si, il y en a un : la salle du Conseil Municipal, dans la Mairie. Il fut un temps où l’on nous parlait de la « Maison Commune », avant que le bâtiment ne devienne aussi ouvert qu’un château des temps féodaux. C’est là, lorsque la municipalité respectait la loi et qu’il y avait encore des Conseils de Quartier et un Conseil Économique Social et Environnemental, que l’on réunissait les citoyens, en particulier pour discuter du PLU. Mais c’était un autre temps, celui où l’on jouait encore plus ou moins sincèrement le jeu de la démocratie.

P.S : cette réunion n’est pas à l’initiative de la municipalité, c’est le commissaire enquêteur qui l’a proposée.

ZAC

La ZAC Centre Gare, pour quoi faire ?

Avez-vous vu la courte annonce en bas de la page 7, à côté du gros « pavé » sur l’Escape Game halloween ? (on voit quelles sont les priorités de la communication municipale)

Bilan de la concertation centre gare,

vendredi 18 octobre à 18h30, salle Dumont.

UNE OCCASION D’EXIGER DE LA MUNICIPALITÉ UNE CLARIFICATION DE SES INTENTIONS POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES DES AULNAYSIENS !

En effet, les Aulnaysiens sont en droit de se demander : pourquoi diable cette ZAC Centre gare ? Jamais la municipalité n’a dit pourquoi cette procédure avait été lancée, dont le règlement impose pourtant un processus de concertation.

Une concertation a-t-elle un sens quand on ne sait pas sur quels projets on doit se déterminer ? Ce ne peut être dans ce cas qu’une invitation à exprimer des vœux très généraux, dont on peut craindre qu’ils ne soient suivis d’aucun effet.

En même temps le PLUI de notre territoire Terre d’Envol entre dans sa phase finale avec une enquête publique qui aura lieu début décembre (inutile de chercher les dates précises sur le site de la ville, elles n’y sont pas). En revanche, on peut y trouver le chemin vers les documents du PLUI sur le site du territoire. Au chapitre 4, on trouve les OAP (= Orientations d’Aménagement et de Programmation) sectorielles (= par villes), et on retrouve page 31 notre ZAC Centre Gare, au côté de 4 autres (presque la moitié de la ville est concernée) .

Les « orientations écrites » indiquent les objectifs parmi lesquels :

  • Requalifier certains îlots urbains.  Mais que veut dire « requalifier » ? jusqu’ici la « requalification » consiste à densifier en remplaçant pavillons et jardins par des immeubles de 6 ou 7 niveaux. Il semble que soit visé en particulier le quartier entre la gare et la rue Charcot, à la frange de la zone de risque de la gare de triage de Drancy.
  • Traiter l’exposition au bruit le long des voies départementales (rues Jules Princet et Charcot) par le recul de la construction et la végétalisation des marges. Or tous les permis de construire et les constructions commencées ne permettent aucun recul, aucune végétalisation, ne favorisent pas les circulations douces, avec larges trottoirs et pistes cyclables, et créent des couloirs étroits répercutant le bruit et concentrant la pollution.

Ces belles intentions risquent de n’être pas mises en œuvre avant longtemps, car ce PLUI sera probablement retoqué par la commission d’enquête, tant ses insuffisances, relevées par l’Autorité Environnementale, sont par ailleurs flagrantes.

vendredi 18 octobre à 18h30 salle Dumont,

il importe d’exiger sur les permis de construire des promoteurs un sursis à statuer jusqu’à la mise en œuvre d’un PLUI soucieux du bien-être des habitants.

Conseils de Quartier, ValFrancilia/Ballanger

LE PLUi NOUVEAU ARRIVE !

Bon dernier du département, notre territoire Terres  d’Envol ( Dugny, Le Bourget, Drancy, Le Blanc Mesnil, Aulnay-Sous-Bois, Sevran, Villepinte, Tremblay-en-France) est en train de finaliser son PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal). Après un processus de concertation plus que discret à Aulnay, Il entre bientôt dans sa dernière phase, l’enquête publique, avant sa mise en œuvre courant 2025, avec d’éventuelles corrections, suite aux remarques recueillies par un commissaire enquêteur.

Cette enquête publique aura lieu du 25 novembre au 26 décembre. Les citoyens pourront donner leur avis sur un registre numérique et rencontrer le commissaire enquêteur. Pour les rencontrer, celui-ci propose

UNE RÉUNION PUBLIQUE (lieu encore inconnu) LE JEUDI 5 DÉCEMBRE.

Il importe que tous se sentent concernés. Le PLUi détermine les PLU municipaux, qui devront mettre leur règlement  en cohérence avec lui. Cette enquête sera la dernière occasion de dénoncer et d’espérer faire corriger certaines aberrations permises aux promoteurs par le règlement actuel, et d’insister sur la nécessité de faire passer le bien-être de l’ensemble des Aulnaysiens avant des intérêts privés.

Le PLUi permet d’apprendre que sont prévues à Aulnay 5 grandes Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP)

  • Val Francilia, des terrains de l’ex-usine Citroën  jusqu’au centre aquatique
  • Gros-Saule -Mitry Ambourget – Savigny, avec disparition de l’espace vert au sud du vélodrome
  • Vieux Pays, avec densification intensive le long de la rue Jules Princet
  • ZAC Centre Gare, avec densification dans la zone Charcot
  • Chanteloup, avec « requalification de certains îlots urbains » ( ?)

Toutes ces OAP sont assorties d’intentions vertueuses, mais on n’y voit pas clairement la préoccupation pour le bien être des habitants, autant sur les nuisances (bruit et pollution) liées à la circulation routière que sur le développement d’espaces publics arborés.

 Pour plus d’information :  https://plui.paristerresdenvol.fr/,  puis : médiathèque

Il est conseillé de consulter d’abord l’avis très sévère de la Mission Régionale d’Autorité Environnementale (MRAe)

Avis rendus sur plans et programmes de la MRAe Île-de-France en 2024 | Missions régionales d’autorité environnementale (MRAe) (developpement-durable.gouv.fr) 

Il est enfin vivement conseillé d’être particulièrement en éveil pour l’annonce de l’enquête publique et de la réunion d’information, dont on peut craindre qu’elle ne se fasse que par quelques discrètes lignes en bas de page dans Oxygène, comme pour le

Bilan du la concertation centre gare, vendredi 18 octobre à 18h30, salle Dumont.

UNE OCCASION D’EXIGER DE LA MUNICIPALITÉ UNE CLARIFICATION DE SES INTENTIONS POUR RÉPONDRE AUX ATTENTES DES AULNAYSIENS !

Compte-rendus

Participez à la défense du paysage urbain à Aulnay

Vous êtes déjà adhérent d’Aulnay Environnement ou vous êtes intéressé par l’association et avez laissé vos coordonnées lors du Forum.

Nous vous invitons à participer à notre réunion de bureau du 8 octobre au premier étage de la salle Dumont à 20:00 (Foyer des Anciens).

Aulnay Environnement est une association qui milite « pour la défense du paysage urbain ». Par « paysage », nous entendons un milieu de vie aussi agréable possible pour les habitants. Cela suppose :

  • Une protection du patrimoine architectural, ainsi que de la diversité du bâti, où coexistent depuis des décennies jusqu’en centre-ville, immeubles collectifs et pavillons, avec leurs jardins
  • Une défense du patrimoine arboré du domaine privé autant que public, et une sensibilisation des propriétaires et des promoteurs à tout ce que les grands arbres apportent à tous
  • Une défense des intérêts des piétons, par l’élargissement des trottoirs, l’interdiction des constructions « à l’alignement », des balcons débordants, et des poubelles sur des trottoirs étroits, ainsi que l’exigence d’une lutte significative contre le stationnement systématique sur certains trottoirs.
  • Un  aménagement des voie « structurantes » comme la rue Jules Princet pour permettre les circulations douces et la végétalisation
  • Une réflexion sur l’adaptation de la ville au dérèglement climatique.
  • De meilleurs équipements pour la vie associative et culturelle et le rétablissement des Conseils de Quartier qui doivent être d’abord un lieu de dialogue  entre les habitants pour élaborer des propositions propres à améliorer le cadre de vie.

Force est de constater que ces aspects ne sont pas à l’ordre du jour dans notre commune. Cependant il ne s’agit pas là d’un constat partisan. Nous ne sommes inféodés à aucun parti, car une politique de bon sens n’est ni de droite ne de gauche. Nous savons que tout n’est pas possible et nous ne sommes pas contre la nécessité de construire, mais pas n’importe comment, avec toute liberté pour les promoteurs. Nous souhaitons avant tout le dialogue sans « langue de bois », et cela a été possible durant des décennies.

Aulnay Environnement, forte d’une centaine d’adhérents est une association représentative qui doit être entendue, car ses propositions sont de bon sens. Nous formulons toujours des contre-propositions lorsqu’un projet nous paraît aberrant, comme ce fut le cas pour le projet initial Val Francilia, qui prévoyait de construire sur le parc Ballanger, et que nous avons victorieusement combattu.  Le nouveau Val Francilia se borne à des installations industrielles sur le site PSA et des logements en bordure du boulevard Maurice Ravel, et c’est précisément ce que nous avion préconisé publiquement (voir sur notre site notre cahier d’acteur du 15 avril 2019).

Association née dans le sud, Aulnay Environnement montre par cet exemple qu’elle est sensible à l’évolution de tous les quartiers de notre très vaste commune, mais l’opacité qui règne à Aulnay ne nous permet pas de bien connaître tous les problèmes. C’est pourquoi nous avons besoin d’informations sur la vie de chaque quartier.

C’est bien là le rôle de notre association, dans le contexte actuel : recueillir des informations et les transmettre à tous, par l’intermédiaire de notre site, des blogs et de nos réunions. Nous sommes présents dans plusieurs instances qui nous permettent de mieux savoir ce qui se passe dans le département et dans la métropole. Se rapprocher d’Aulnay Environnement est un bon moyen d’être un citoyen, sinon actif, du moins conscient, parce qu’informé.

Nouvelles Constructions

FERME GARCELON : LA FARCE CONTINUE !

Avec la ferme Garcelon, la farce continue. Comme on a fait disparaître les Conseils de Quartier, pas de suivi des travaux par les citoyens, pas de risque de devoir justifier qu’il ne se passe rien durant des mois, mais tous les ans, un coûteux tract de propagande sur papier glacé.

L’acquisition date de 2017.

Début 2022, un tract nous informe que« depuis 3 ans, les services de la ville travaillaient à faire revivre ce lieux symbolique ». On  nous promet la livraison des lieux pour l’automne 2024.

Mais voilà qu’on a découvert « des fragilités dans les fondations ». Il a fallu tout ce temps (5 ans !) pour s’en rendre compte, alors qu’en février 2020, juste en face de la ferme, et d’un âge  aussi vénérable, la « maison Utrillo » aux mains de « rénovateurs » s’effondrait. De qui se moque-t-on ?

À présent, on parle de la fin 2025, avec une démolition partielle. On ne s’étonnera pas si elle touche le pavillon lui-même, avec ses fenêtres ouvertes à tous les vents. L’un des rares domaines d’expertise de notre municipalité, c’est son aisance à faciliter la dégradation de bâtiments mémoriaux, comme le « café des pailleux », au Soleil Levant. 

Peut-on au moins espérer une ouverture en 2026 ? En voilà une bonne idée : juste avant les élections !

N’OUBLIONS PAS QUE CET ESPACE, BIEN PLUS PETIT, EST CENSÉ REMPLACER LE BEL ESPACE AVERINO. MAIS LÀ, ON N’A PAS PERDU DE TEMPS.

CAR LORSQU’IL S’AGIT DE DÉMOLIR

POUR UNE OPÉRATION IMMOBILIÈRE, AULNAY AGIT !

ZAC

La ZAC Centre Gare : l’environnement et les services VS le bétonnage

Le mercredi 12 juin, nous avons rencontré une personne chargée de la concertation qui a recueilli nos remarques et nous a transmis un compte-rendu de cette rencontre consultable sur notre site. De même, nous avons pu prendre quelques photos du projet également visibles sur notre site. Pour l’écrasante majorité des Aulnaysiens qui ne sont pas disponibles dans les horaires imposés (du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h) et qui ne pourront venir à la seconde et dernière permanence le 10 juillet de 14h à 17h, seul le site d’Aulnay Environnement leur permettra de se faire une idée de ce qui les attend.   

En effet, la personne qui nous a reçu ayant transmis notre demande de mise en ligne du dossier, il lui a été répondu que c’était impossible. Manifestement les services municipaux ont besoin d’une formation spécifique en informatique, comme les élus en démocratie.

Mais on peut toujours leur écrire à l’adresse 

centregare@aulnay-sous-bois.com

Après avoir présenté nos premières impressions dans un précédent communiqué, nous avons invité nos adhérents à une étude plus détaillée du projet, au demeurant très peu précis et rempli de phrases creuses sur « la modernisation » et l’ « attractivité ».

Voici le résumé de nos analyses.

A/ REMARQUES PRÉLIMINAIRES

1/ Une ignorance totale de la nécessité d’adapter la ville au dérèglement climatique.

Nulle part cette problématique, pourtant présente aujourd’hui à l’esprit de tous les responsables, n’est évoquée.

N’importe quel citoyen est conscient de l’importance de la végétation dans la lutte contre les canicules, et Aulnay possède un riche patrimoine de jardins parsemés de grands arbres dont il faut tenir compte. Or le projet de ZAC vise à construire dans des espaces où les jardins et les arbres sont nombreux, et absolument rien n’est envisagé pour en préserver le maximum. Il est possible de construire autour des grands arbres et de préserver des zones végétalisées en pleine terre. Il suffit de le vouloir pour l’imposer aux promoteurs. Nous sommes là en présence d’un projet qui n’est absolument pas en cohérence avec les défis de notre époque.

2/ Un flou total sur les espaces publics rénovés

Sur le secteur Charcot, on nous annonce le développement de 13000m2 d’espaces publics, mais où, lorsqu’il n’est question que de « nouvelle offre immobilière » ?

3/ Rien sur le patrimoine architectural

Le charme d’Aulnay (son « esprit village » ?) repose sur la présence de quelques très beaux pavillons fin XIXe siècle en meulière. Beaucoup ont déjà disparus, il faudrait en garder quelques-uns avec leurs jardins situés dans les « zones potentiellement mutables ». Cela repose sur une politique de préemption intelligente. Ce souci est totalement absent du projet.

4/ Rien sur les équipements culturels et associatifs : une conception de l’attractivité qui ne repose que sur l’offre commerciale.

L’objectif d’une ZAC est de permettre une participation des promoteurs au financement des équipements collectifs. Or rien ne semble prévu dans ce sens, sauf une école secteur Charcot. C’est très insuffisant, vue l’augmentation prévisible de la population d’Aulnay, aussi rapide que dans le reste du 93 (+5% DE 2014 à 2020).

4/ Et les nuisances ?

Le souci de limiter les nuisances, en particulier sonores est également absent, alors que la densification dont nous ne contestons pas la nécessité, exige une réflexion sur ce sujet.

B/ LES ZONES POTENTIELLEMENT MUTABLES

① Secteur Charcot, partie nord-est.

Entre le carrefour Anatole France et avant le délestage à droite dans la rue Marcel Sembat vers le Blanc-Mesnil, c’est un « point noir » en matière de circulation, qu’il importe avant tout d’élargir. L’intensité de la circulation aux heures de pointe avec toute la pollution et les nuisances sonores rend en outre peu souhaitable ici une densification  « au ras du trottoir ». D’éventuels nouveaux immeubles doivent être au maximum éloignés de la voie de circulation.

② Secteur Charcot, partie sud-ouest. 

Ce secteur est majoritairement composé de pavillons de qualité, avec des jardins. On ne peut densifier ce secteur sans veiller à conserver au maximum le patrimoine architectural et végétal. Et densifier en bordure des voies, c’est exposer davantage d’habitants au bruit et aux risques liés au transport de produits dangereux : nous sommes ici dans  la zone d’exposition aux risques de la gare de Drancy.

③ et ④ Secteur Gare nord

C’est une zone centrale qui logiquement doit accueillir le plus de services publics : le CIO, chassé de ses locaux, doit être réintégré dans cette zone, et la crèche maintenue. L’ ensemble des pavillons détenus par la commune dans la zone mérite assurément d’être remplacé par un bâtiment dévolu aux services et à la vie associative. Ce projet avait été proposé par la précédent municipalité socialiste et combattu par l’actuelle majorité. Cette ZAC doit permettre de revenir à ce projet de bon sens.

Le projet prévoit de réhabiliter les friches SNCF mais ne dit pas quelles possibilités de négociation se seraient ouvertes avec l’entreprise propriétaire des terrains. Pour quoi faire ? Du logement en bordure des voies ? Un développement de la gare routière et des circulations douces devraient être à l’ordre du jour. Et quel avenir pour le Parking d’Intérêt Régional ?

Le long de la rue Louise Michel, s’oriente-t-on vers un alignement continu d’immeubles ? Les espaces verts sont nombreux ici, dont il faut préserver une partie, et pas seulement « en cœur d’ilot », mais aussi en bordure, pour que tous puissent en profiter. Une parcelle occupe une place particulièrement remarquable, au 1 rue Jeanne d’Arc, avec plusieurs très grands arbres. Il faut y maintenir un ilot de verdure, un square ouvert au public face au bâtiment de la poste destiné à accueillir des services de la ville. 

La place Abrioux avec l’abattage de tous les tilleuls est devenu un puits de chaleur avec un revêtement éblouissant en été. Il faut étudier les moyens de la revégétaliser et de la rendre plus accueillante (bancs, ombrières). Au sud de la place, l’utilisation de la parcelle léguée par M. Pecoroni doit être aménagée conformément au legs, avec  des équipements destiné aux enfants : un petit citystade, des jeux pour les tout-petits, et des plantations compensant la disparition des grands arbres. En , beaucoup de pavillons de belle qualité architecturale ont disparu. Il importe de conserver ceux qui restent et contribuent à l’identité de la commune, comme celui au coin des rues Tournadour et de Bondy