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Les attentes d’Aulnay Environnement 7/ la vie associative

Sans vie associative, pas de démocratie. Faisons le point.

Dans divers documents, nous avons dénoncé à Aulnay une grande pénurie de locaux associatifs, dont beaucoup sont vétustes, certains dans un état lamentable (moisissures, peintures écaillées, et pour la Ferme du Vieux Pays, des trous dans la toiture), ce qui est inacceptable dans la 50e ville de France. Lors de la consultation sur le PLU, nous avons signalé l’absence d’une Maison des Associations, d’une médiathèque et d’une Salle des Fêtes. Loin de les voir émerger, nous avons connu la destruction de l’Espace Averino, que ne remplace pas, en superficie et en accessibilité, la ferme Garçelon, un bel équipement, mais aux dimensions modestes, qui aurait dû venir en complément, et non en remplacement d’Averino. De plus, les travaux se sont éternisés, et des associations ont dû patienter dans des locaux réservés à d’autres usages et parfois contraintes d’annuler une séance. Certaines associations ont ainsi connu le nomadisme, alors que la fixité des lieux est un élément essentiel de la fidélisation des adhérents.

La réservation de salle est à Aulnay une procédure bureaucratique décourageante : si l’on ne fait pas la demande deux mois à l’avance, on n’aura aucune chance, même si la salle est bien libre à la date donnée. Souvent la confirmation tarde à arriver, rendant la situation difficile pour les organisateurs. Il arrive aussi que la salle ne soit pas ouverte, et qu’il faille téléphoner pour obtenir son ouverture. Soyons bien clairs : nous ne mettons pas en cause le dévouement, réel, du personnel municipal. Celui-ci est régulièrement désorganisé par un turn-over permanent. Ce qui est en cause, c’est la gestion au plus niveau de décision.

En matière de subventions, l’opacité est grande, et prête le flanc au soupçon de clientélisme. Certaines bénéficient d’investissements importants, tandis que d’autres, comme Aulnay Environnement, sont punies par la suppression de leur subvention, toute symbolique, de 200€ ! En vérité, toutes craignent de subir le même sort et sont encouragées à supporter patiemment.

En matière de culture et de pratique artistique, l’incurie de la municipalité est flagrante. Le principal lieu d’exposition à Aulnay, la « Maison Gainville », (qu’aucun panneau indicateur ne signale) géré par l’École d’Art Claude Monet, est fermé depuis les émeutes de 2023, sans que soit annoncée une perspective de réouverture. L’École d’Art a dû se contenter d’un barnum dans un jardin retiré pour exposer les travaux de ses élèves. À l’opposé, près de la place Abrioux, une association bénéficie d’un local commercial, alors que boulevard de Strasbourg, d’autres locaux restent régulièrement vacants. La nouvelle politique d’exposition de l’Espace Prévert ne compense pas la pauvreté de lieux d’exposition et d’animation, comme en possèdent beaucoup de villes voisines plus petites, qui ouvrent de nouveaux centres culturels, comme à Drancy, ou qui disposent de beaux lieux d’exposition attenants à la mairie, comme à Livry-Gargan ou Pavillons-sous-bois. À Aulnay, la « maison commune », où se déroulaient dans le passé de belles expositions, est devenue une forteresse fermée au public.

Mais le pire, c’est la maltraitance, jusqu’à la mort provoquée d’associations utiles à la population :

  • 2016 : L’Office de Tourisme est contraint à la dissolution
  • 2017 : Le Club Canin disparaît, son terrain (attribué par un legs) converti en zone économique
  • 2017 : Le Centre de Danse du Galion est dissous
  • 2020 : « La Nouvelle ambition » est privée de locaux
  • 2021 : « Un toit pour elles », un refuge pour femmes battues, est contraint d’entreprendre 30 000€ de travaux dans un délai d’un mois, ce qui est évidemment impossible
  • 2023 : «La Nouvelle Ambition » est privée de salle municipale pour la « dictée Voltaire ».

Si des problèmes de sécurité ou de disparition des locaux pouvaient dans certains cas être légitimement invoqués, rien n’excuse qu’aucune solution de remplacement viable n’ait été proposée.

IL NOUS FAUT DE LA TRANSPARENCE, PAR LA CONVOCATION D’ ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA VIE ASSOCIATIVE.