Camélinat

Compte rendu de la réunion circulation 24-5-2018

René-Augustin Bougourd et Robert Halifax ont répondu jeudi 24 mai à l’invitation de M. Soumy, Directeur des Services Techniques, faite à la demande du Maire, pour une communication sur les expérimentations liées au plan de circulation.

En préambule, nous avons déploré que ce genre de réunion ne nous soit proposée que sur des sujets certes importants pour les Aulnaysiens, mais sur lesquels ne portent pas de sérieuses controverses, et desquels il peut sortir un consensus, jamais sur les sujets (comme l ‘aménagement de l’ex-place Camélinat), où l’on pourrait chercher des compromis, ce qui est l’objectif de toute vraie concertation.

Nous n’avons pas fait d’objections aux différentes expérimentations qui vont être mises en œuvre dans le but d’apaiser la circulation. Nous avons cependant fait remarquer que les déplacements automobiles allaient être plus longs, ce qui d’un point de vue environnemental, ne constitue pas un progrès. Il est triste que les comportements incivils conduisent à ce genre de mesure.

Nous avons fait part de notre expérience de la circulation sur la rue Jean Jaurès, en particulier sur les croisements avec l’avenue de la Croix Blanche et l’avenue Vercingétorix, où la visibilité, en raison du stationnement, est sérieusement limitée. Comme pour abonder dans ce sens, deux conducteurs ont pris soin de se percuter le soir même au second de ces croisements, détruisant le miroir, plusieurs potelets et entamant le tronc d’un platane. Le choc a été si violent que tous les riverains sont sortis dans la rue.

M. Lambert, chargé de la circulation, a pris bonne note de nos remarques. Qu’en sortira-t-il ?

Nous avons demandé des nouvelles de la piscine. On en est au 3e round des négociations avec les deux entreprises candidates. Les dossiers présentant de notables divergences sur l’évaluation du coût des fluides ou de l’entretien-réparation, les dossiers doivent être présentés à nouveau. Le choix définitif devrait être fait d’ici quelques semaines. Nous avons exprimé notre scepticisme sur la probabilité de l’ouverture d’une piscine sous la mandature actuelle.

Concernant le coût du parking souterrain de l’ex-place Camélinat, contre lequel nous luttons sans que cela conduise à la moindre concertation avec le Maire, nous avons fait remarquer l’énorme décalage de coût entre ce que nous avait indiqué (avec une honnêteté que nous apprécions) M. Soumy, à savoir 5 millions d’Euros (soit le 5e des investissements annuels de la commune) et le montant indiqué par Oxygène qui s’élève seulement à 870 000€.

Il nous a été indiqué que cette somme ne correspond qu’à la première phase des dépenses engagées en 2018 et que le montant final serait bien de 5 millions. Dépense que nous désapprouvons, une autre solution moins coûteuse étant possible. Nulle part dans la communication municipale cette précision n’est donnée. La confusion est d’autant plus facile qu’à l’énumération des « actions phares » se mêlent investissements étalés sur plusieurs années et dépenses strictement annuelles, comme l’entretien de la voirie. Concernant cette communication vers les citoyens, on jugera de l’honnêteté du procédé.

[Mise a jour]  du 28 Mai 2018

A propos du projet Verrechia rue Anatole France (immeuble Eiffel), M. Martinez, Directeur des services de l’urbanisme D’Aulnay-sous-Bois, nous a donné les précisions suivantes :
L’ajout d’un étage résulte d’une modification de la hauteur de la zone de commerce au rez-de chaussée, une supérette et un magasin de première nécessité prévus dans le cahier des charges. Dans le dossier du permis de construire, il se serait avéré que l’espace nécessaire au passage des gaines techniques était surévalué. C’est en le rétrécissant qu’on a pu gagner un étage.
Dont acte. Quelqu’un a dû confondre mètre et décimètre. Faisons amende honorable : tous nos sous-entendus sur la recherche maximum du profit étaient sans fondement. Nous savons bien pourtant que la seule préoccupation du bien public est en œuvre dans ce genre de projet.

Annexe (1) les circuits en expérimentation (Format PDF)

Circuit centre Carrefour de la ferme

Circuit centre  Edmond Poncet

Circuit sud  Nonneville

Circuit sud  Gymnase Plan d’Argent

Circuit autour de l’Ecole Perrieres

Annexe (2) Note de l’admin (jl.solbès) :

Puisqu’il est question dans ce plan de circulation de favoriser (aussi) la vie des cyclistes  je ne saurai trop vous conseiller de consulter / enrichir  ce plan en ligne participatif créer par un Aulnaysien sur les améliorations cyclables possibles sur notre ville en cliquant ICI

Actions, arbres, Camélinat

Ils vont le faire !

Les travaux du parking souterrain

de l’ex-place Camélinat commenceront au mois d’Août !

Des bruits couraient qu’ils allaient renoncer, que la raison finirait par l’emporter.

Vains espoirs ! Avant que le choix de l’entreprise ait été présenté en conseil municipal, il apparaît que les jeux sont faits. Finis les tilleuls de l’ex-place Camélinat ! Finie l’invisibilité des montées de la nappe phréatique sous la place, finie la stabilité des fondations des immeubles centenaires, bonjour les infiltrations dans les caves ! Finie la sécurité relative des déplacements des élèves du collège, des voitures vont surgir et s’engouffrer sous leurs pieds.

Un bel hiver et un beau printemps pour les riverains et les usagers de la place : à l’énorme chantier du monstrueux immeuble de 5 étages du promoteur Verrechia, va s’ajouter celui du trou voulu par le maire Beschizza, qui se creusera jusqu’au ras des immeubles! Et qui approfondira encore le trou des finances communales !

Et ce n’est pas fini ! Ensuite viendra le second immeuble Verrechia sur le sud de la place, sur le terrain légué pour des usages scolaires ! Ensuite, ce sera le tour de l’ex-Centre Le Camus (une belle hécatombe d’arbres remarquables en perspective !) Et pourquoi pas aussi celui du terrain de l’ex-perception, transformé provisoirement en parking, mais sur lequel lorgnent évidemment les promoteurs ! C’est la transformation de tout le quartier en résidences de luxe qui se profile, sans que jamais cela ait été annoncé dans les discussions sur le PLU.

Où est l’intérêt des Aulnaysiens ? Leur a-t-on demandé leur avis ? Jamais ! Il y a moyen de réhabiliter la place et le commerce d’une autre façon ! Depuis deux ans, aux demandes de concertation, à la pétition mise en ligne rassemblant plus de 750 signatures, aucune réponse !

Où en est-on du slogan électoral

« Aulnay respectueuse » ?

Citoyens, vous avez voté, maintenant,

Circulez

(si on peut dire) !

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Sauvons nos tilleuls, non au parking souterrain !

Aulnay, le 16 octobre 2017

Monsieur le Maire,

Nous connaissons l’ancienne place Camélinat depuis des années, voire des décennies, pour encore beaucoup d’entre nous, depuis notre enfance, et nous aimons cette place que la commission départementale du patrimoine a déclaré d’intérêt patrimonial.

Nous vous demandons instamment, Monsieur le Maire, de ne pas en détruire tout le charme en creusant sous cette place un parking souterrain.

Ce projet va entraîner la disparition de tilleuls centenaires qui en font  un ornement important.

Mais peut-être n’êtes-vous pas sensible à ce charme : nous souhaiterions alors que vous perceviez quel non-sens cela représente d’installer un parking sous cette petite place où circulent chaque jour les centaines d’enfants du collège, et bientôt de l’école primaire et de la maternelle que vous prévoyez d’installer à la place de l’annexe du collège.

Nous souhaiterions que vous preniez sérieusement en compte, dans un quartier où la nappe  phréatique est à faible profondeur, à quels dangers vont être exposées les constructions avoisinantes par le cuvelage de ce parking public, ajouté à celui du parking privé du nouvel immeuble de 45 logements prévu sur un côté de la place.

Enfin les travaux de ce parking vont asphyxier un quartier dans lequel la circulation est déjà difficile, en particulier aux heures de sortie des classes, et fera à coup sûr disparaître quelques-uns des  derniers commerces, en particulier la boulangerie. Sa baisse de fréquentation est déjà sensible après la disparition du café voisin dont l’immeuble a été racheté pour être détruit par le promoteur de l’immeuble de 45 logements.

NOUS NE SOMMES PAS PASSÉISTES : nous pensons que faire disparaître le parking en surface qui encombre la place serait une bonne chose, de même que les aménagements promis : nouveau revêtement, fontaine, etc.

MAIS IL Y A BEAUCOUP MIEUX À FAIRE QU’UN PARKING SOUTERRAIN : la libération, rue des Écoles, à quelques dizaines de mètres de la place, du terrain de l’ancienne perception permettrait d’y édifier un parking à 3 niveaux (en silo) avec la même capacité que l’actuel parking sur la place.

 Ce projet serait moins préjudiciable pour les finances communales, car il coûterait bien moins que les 5 millions d’Euros prévus pour le parking souterrain.

NOUS VOUS DEMANDONS DE SUSPENDRE LE PROJET DE PARKING SOUTERRAIN ET D’ÉTUDIER SÉRIEUSEMENT LA POSSIBILITÉ D’UN PARKING EN SILO RUE DES ÉCOLES.

 NOUS VOUS DEMANDONS D’ENTENDRE ENFIN LA VOIX DES HABITANTS ET D’ENTREPRENDRE UNE VÉRITABLE CONCERTATION.

L’URBANISME BRUTAL QUE VOUS METTEZ EN ŒUVRE N’EST PAS CONFORME À VOTRE PROMESSE ÉLECTORALE D’UN « AULNAY RESPECTUEUSE » !

Lien vers la pétition en ligne

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Sur l’ex-place Camélinat, le promoteur est roi !

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Il bénéficie :

  • D’une révision du PLU qui lui permet de construire un étage de plus !

  • D’un vote du conseil municipal qui s’engage à lui vendre à moitié prix un legs fait à la commune pour des usages scolaires

  • D’un parking souterrain pour la 2e voiture et les invités de ses clients

Tout cela au détriment des Aulnaysiens !

  • qui voient une place pleine de charme défigurée par un bâtiment (en pierre de taille, s’il vous plaît !) hors de proportion avec les autres immeubles

  • qui vont assister à l’abattage de tilleuls centenaires

  • dont la sécurité des enfants (maternelles, primaires, collégiens) sera mis en péril car ils devront circuler devant une entrée et sortie de parking

  • qui vont devoir endurer de longs mois de travaux, de bruit et de désagréments de toutes sortes

  • qui vont voir la disparition des derniers commerces de moins en moins rentables en raison de toutes ces perturbations 

  • qui vont voir les voitures-ventouse de la place encombrer encore plus les rues adjacentes pour éviter un parking devenu payant

  • qui vont enfin voir disparaître des services à la population pour pouvoir dégager les 5 millions d’Euros que va coûter ce parking entièrement à la charge de la commune !

Cela suffit !

Que la Municipalité entende les vœux des Aulnaysiens !

Respectez votre promesse électorale de mettre fin au bétonnage !

Oui à la suppression du parking en surface !

Non au parking souterrain !

Oui à un parking à 3 niveaux à la place de l’ancienne perception,

beaucoup moins onéreux !

Écoutez enfin les Aulnaysiens, pas les promoteurs !

Aulnay, le 6 octobre 2017

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Discours des Journées du Patrimoine : 16 septembre 2017

Chers Aulnaysiennes, chers Aulnaysiens, chers concitoyens

Il nous a semblé particulièrement pertinent d’organiser cette manifestation à l’occasion des Journées du Patrimoine. Car c’est bien pour le patrimoine que nous sommes mobilisés aujourd’hui, un patrimoine vivant, cette place que nous fréquentons les uns comme moi depuis 10 ou 20 ans, les autres depuis leur enfance. Certains d’entre vous ont fait leurs études dans ce collège, beaucoup sont venus ou viennent encore quotidiennement chez les commerçants de la place, autrefois à la charcuterie, au pressing, à la maison de la presse, ou encore au café. Vous reconnaissez là la liste des commerces disparus. Ne restent aujourd’hui qu’une boulangerie, un restaurant italien (un peu plus loin, un restaurant japonais) un kebab, une épicerie et un chauffagiste. Il est clair que cette place est en train de mourir à petit feu et qu’il est légitime de chercher à y remédier.

Cette place, ce n’est pas seulement des commerces, c’est aussi un décor. Un décor qui a son charme. Certes ce n’est ni la place des Vosges de Paris, ni la place Navone de Rome. Mais c’est chez nous. C’est notre paysage urbain, nous l’aimons, et nous avons de bonnes raison pour cela. S’il lui fallait un label de qualité, nous avons celui du bureau de l’inventaire et de la recherche urbaine du département de Seine-Saint Denis, qui en 2008 a classé la place comme « ensemble urbain d’intérêt patrimonial ». Certes, l’annexe du collège n’est pas vraiment une réussite, mais jusqu’à ce jour, le reste de la place « est resté dans son jus », avec ce collège qui fleure bon sa 3e république, et quelques beaux exemples de l’architecture vernaculaire du tournant du XIXe au XXe siècle, du côté nord de la place. Notons la belle réalisation de la municipalité précédente qui a réhabilité le plus petit de ces immeubles. Et puis, rue Paul Langevin, un bel immeuble « art nouveau » dont le pignon est l’un des plus beaux ornements de la place. Enfin, les tilleuls, diversement épanouis contribuent évidemment à l’agrément de la place, en nous faisant penser à Rimbaud

« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans.

Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade. »

Nul ne contestera qu’avoir laissé cette jolie place devenir un parking  fut regrettable et que vouloir la rendre intégralement aux piétons soit une bonne idée. Mais la bouleverser et abattre les tilleuls pour installer un parking souterrain à deux niveaux est une mauvaise idée.

Une mauvaise idée car tout le monde sait que les parkings souterrains coûtent très cher et sont ensuite sous-utilisés, en particulier à Aulnay, ou le parking de la Grande Nef est toujours à moitié vide, même les jours de marché.

Une mauvaise idée tout particulièrement dans des terrains où la nappe est très proche de la surface : il est clair que le 2e sous-sol de ce parking sera régulièrement inondé, comme tous ceux des immeubles qui en ont été dotés. Il est clair que cette nappe, en partie détournée par un énorme cuvelage, se déversera dans le sous-sol des constructions voisines et affectera les fondations, pour autant que ces immeubles en aient. A terme, c’est tout le quartier qui sera affecté : nous avons affaire à des apprentis-sorciers.

Une mauvaise idée encore car ce projet implique la disparition des tilleuls.

Une mauvaise idée enfin parce que le premier nom de cette place était « Place des écoles ». Des années durant, près de 1200 élèves ont parcouru la place. Ils sont moins aujourd’hui, mais d’ici 2 ou 3 ans, l’annexe Barrault accueillera une école primaire et peut-être une maternelle : ce sera près d’un millier d’enfants qui se répandront ici aux heures de sortie. Et au milieu de ce flux, on va créer une descente de parking ! Comment peut-on fermer les yeux sur cette aberration ?

On a l’habitude de dénoncer un gouvernement des technocrates qui prennent des décisions sans aucune connaissance des réalités du terrain. Mais quel aveuglement faut-il pour ignorer la réalité, quand on l’a sous les yeux ?

En vérité, c’est la façon de gouverner la commune qui ne va pas. On nous avait promis « une Aulnay respectueuse ». Où est le respect, quand on fait le choix d’un urbanisme brutal, où jamais les riverains et les usagers de la place n’ont étés consultés, où lorsqu’enfin le sujet est évoqué en réunion de quartier, les adjoints au Maire tournent en ridicule un projet alternatif, où l’on se permet de dire d’un contradicteur : « ce monsieur fait son cirque » ? Où est le respect du citoyen dans ces réunions qui ne sont que des sortes de conférences de presse, où l’on ne fait qu’informer de ce qui a été décidé ? Où est le respect du patrimoine arboré et du paysage urbain ?

Enfin, où est le respect d’un légateur qui donne son terrain à la commune, pour un usage scolaire et sportif ? Où est le respect lorsqu’on promet ce terrain à un promoteur qui n’a cure de l’urbanisme, qui ne vise qu’à maximiser son profit en exploitant le terrain au maximum et en construisant le plus haut possible, au passage grâce à une municipalité qui vote un nouveau PLU permettant de construire ici des immeubles d’un étage de plus qu’auparavant.

Où est le respect du commerce, lorsqu’on ferme les yeux sur la disparition du café ? En vérité, c’est le dépérissement programmé du commerce qui est en route. Déjà la boulangerie connaît une perte de chiffre d’affaire, car les anciens clients du café vont ailleurs. Et qu’en sera-t-il lorsque les travaux auront commencé ? Qui aura envie de venir chercher son pain au milieu des machines et des camions, dans le bruit des pelleteuses et des marteau-piqueur ? Et l’on prétend vouloir faire revivre le commerce ? Mais ce petit commerce, il est bien plus facile de le tuer que de le faire revivre ! Cela ne se décrète pas par un arrêté municipal.

Et qu’en est-il du respect du confort de vie des riverains, lorsqu’on lance ce chantier en même temps que les travaux d’assainissement certes nécessaires rue Jean-Jacques Rousseau, à deux pas de la place, et qui vont durer un an ? Quel enfer va devenir la circulation dans le quartier ! Et lorsque l’on croira enfin pouvoir respirer, ce sera la construction de l’immeuble « Trevi » qui commencera ! Puis celui de son jumeau, sur le terrain qui aurait dû être consacré à l’amélioration des locaux du collège, en particulier de la cantine en sous-sol. Et qui en hiver privera la place de soleil.

Et croit-on que les propriétaires des véhicules qui encombrent la place, dont certains sont des « voitures-ventouses » utiliseront tous un parking payant, habitués qu’ils sont à la gratuité sur la place ? Croit-on que le personnel féminin de l’hôpital aura envie de s’aventurer dans un sous-sol aux heures tardives qu’impose parfois leur planning ? Ce sera encore plus de voitures sur les trottoirs, encore moins de place pour les piétons, et encore plus de dangerosité.

Ce quartier vit sur des équilibres précaires. Il fallait du doigté, de la prudence pour agir sur ce paysage urbain. Certes, il peut changer, car il faut bien de nouveaux logements. Selon le diagnostic délivré par un organisme indépendant, la ville perd des habitants des catégories à revenu moyen. C’est pour eux qu’il faut construire, et pas seulement le long de la rue Jules Princet, dont nul n’ignore qu’il s’agit d’un axe de circulation intense. Ces ménages ont aussi le droit de choisir le sud. Or ce qui va se faire ici, c’est du logement pour les hauts revenus. Et pour lesquels une seule place de parking est prévue ! Et où mettront-ils leur deuxième voiture, je vous le demande ? Où viendront se garer leurs amis et invités ? En vérité, c’est pour cette clientèle-là qu’est construit ce parking, pour offrir un argument de plus au promoteur !

C’est tout un projet de ségrégation sociale qui est en route : au nord les pauvres, au centre les revenus moyens, au sud les riches, bien plus riches que nous ne le sommes aujourd’hui!

On comprend ainsi pourquoi on refuse absolument d’étudier une autre possibilité de rendre la place aux piétons. Certes, on ne savait pas, lorsque le projet de parking souterrain a été lancé, peu après les élections, que le terrain de la perception serait libéré, que la possibilité d’un parking en silo, à 3 niveaux permettrait de remplacer avantageusement les 42 places du parking actuel. Mais saisir cette opportunité bien mois coûteuse, faire preuve de souplesse intellectuelle et changer de cap, cela ne peut pas être envisagé par nos dirigeants ! Sont-ils psychorigides ou aveuglés par l’ivresse du pouvoir ? Ou la raison est-elle ailleurs ?

En vérité, je pense qu’ils n’ont jamais aimé ce que nous aimons, ce paysage fait d’un subtil mélange entre maisons individuelles et immeubles collectifs, où les jardins des premiers apportent la lumière qu’occultent les seconds. C’est cela Aulnay, c’est cela que les promoteurs vendent à leurs clients.

Avant de tout transformer en couloirs étroits et sombres entre deux parois de béton.

Au fait, qui avait fait campagne contre le bétonnage ?

En attendant, admirons nos tilleuls. C’est leur dernier automne.

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Lettre ouverte à M. Bruno BESCHIZZA, Maire d’Aulnay-sous-bois

Aulnay, le 20 juillet 2017 8

Monsieur le Maire,

Vous avez pour projet de « réhabiliter » l’ex place Camélinat que vous avez rebaptisée « Jean-Claude Abrioux » et la rendre aux piétons en y interdisant le stationnement des automobiles. C’est une bonne idée.

Vous voulez creuser sous la place pour y installer un parking souterrain. C’est une très mauvaise idée.

  • Cela perturbera l’écoulement d’une nappe phréatique très peu profonde dans cette partie de la commune et affectera toutes les constructions environnantes.

  • Cela entraînera la destruction des tilleuls qui ont encore devant eux plusieurs siècles d’espérance de vie, qui sont un des ornements de la place et une source de fraîcheur en période de chaleur.

  • Cela coûtera très cher : 5 millions d’Euros sur le budget de la commune.

Or vous le savez, le nouveau gouvernement va demander de nouveaux efforts financiers aux collectivités, 11 milliards d’euros sur les 50 milliards d’économies publiques prévues sur 2015-2017, sous la forme d’une baisse des concours financiers que leur verse l’État.

L’association des maires de France vient d’alarmer le gouvernement qui va leur imposer de faire des « arbitrages douloureux entre les services rendus aux populations, y compris les plus fragiles, et une diminution massive de leurs investissements. »

Nous vous prions instamment de faire le bon choix : renoncer à un investissement inutilement coûteux plutôt qu’aux services rendus à la population.

On peut renoncer au parking souterrain sans abandonner l’idée de libérer de la place.

  • Un investissement moins coûteux est possible : la transformation de l’ancienne perception de la Rue des Écoles en parking à trois niveaux, qui pourra contenir autant de véhicules, sinon plus, que la place. Ce parking peut être construit sans détruire une façade typique des années 30 et sans défigurer le quartier. Les architectes ont démontré qu’ils sont capables de reconstruire en conservant une façade.

  • Ce choix aurait l’immense avantage de faire entrer et sortir les véhicules loin du passage des enfants du collège et des écoles maternelles et élémentaires qui vont être installées dans l’ancienne annexe Barrault. Aménager les accès d’un parking souterrain en pleine zone de passage de centaines d’enfants est une aberration.

Choisir cette solution alternative aura donc de multiples avantages : elle contribuera à préserver l’équilibre financier de la commune et la sécurité de nos enfants.

Il faudrait saisir l’occasion de ces nouvelles contraintes budgétaires pour consulter la population du quartier, riverains et parents d’élèves, ce qui n’a jamais été fait, malgré la pétition que nous vous avons présentée. Les conseils de quartier doivent fonctionner comme une institution démocratique, et non plus comme une sorte de conférence de presse où les représentants de la municipalité sont seuls maîtres du débat, refusent le micro aux contradicteurs et tournent en ridicule les défenseurs d’un projet alternatif.

Ainsi vous pourrez faire de l’aménagement de la place J-C Abrioux une vitrine positive de votre mandature.

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Le parking souterrain de la place Abrioux, les Aulnaysiens n’en veulent pas !

17 juin 2017
Décidé sans aucune concertation avec les habitants, ce projet est nuisible à de nombreux titres :
  • Il coûte très cher à la commune (5 millions d’Euros), alors que des économies drastiques sont réalisées sur les services à la population 

  • il est anti-économique : on peut douter que sa gestion dans le cadre de la délégation de service public soit rentable, les deux autres parkings souterrains de la ville étant toujours en partie vides. Le déficit d’exploitation sera à la charge de la ville. (revoir les reportages de la télévision !)

  • il est anti-environnemental : un énorme cuvelage va s’ajouter à ceux des parkings souterrains des nouveaux immeubles qui poussent un peu partout. Les risques d’inondation en seront augmentés. La plupart de ces sous-sol sont inondés et nécessitent un pompage continu.

  • il est anti-patrimoine arboré : ce projet commencera par l’abattage des tilleuls centenaires, qui font l’agrément de la place.

  • Il est contraire à la recherche de sécurité sur la place : les rampes d’accès et de sortie empièteront sur l’espace piétonnier et leur sortie se fera sur un espace parcouru par des centaines d’enfants lors des débuts et des fins des cours.

Et que dire de la discrétion offerte à tous les trafics ?

Certes, rendre la place aux piétons paraîtra une intention louable. Mais en quoi ce parking souterrain peut-il revivifier le commerce, alors que l’arrêt-minute sera devenu beaucoup plus difficile, à cause des voitures-ventouse qui ne manqueront pas de bloquer les rares places en surface ?

Une solution alternative est possible :

un parking-silo à plusieurs étages sur l’emplacement de la perception qui va être démolie.

On peut imaginer que les architectes d’aujourd’hui sauront concevoir un bâtiment esthétiquement satisfaisant.

Cette solution présente de nombreux avantages :

Moins coûteuse, sans conséquence sur la circulation des eaux souterraines et sur le patrimoine de la place, elle n’injurie pas l’avenir. Si d’aventure nos descendants parviennent à se détacher de la dépendance à l’automobile, il sera bien plus aisé de reconvertir ce type de bâtiment que de reboucher un énorme trou.

Et ne soyons pas dupes !

Ce parking n’est pas fait pour les Aulnaysiens d’aujourd’hui !

il s’intègre à un programme spéculatif destiné à satisfaire

un promoteur spécialisé dans l’immobilier de luxe !

Il permettra surtout aux nouveaux habitants de garer leur 2e voiture !

N’imaginons pas non plus que ce parking soit fait pour le personnel de l’hôpital : aucun contact n’a été pris avec les représentants du personnel, majoritairement féminin.

Et qui voudra y descendre à toute heure du jour ou de la nuit ?

 

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Quel renouveau pour la place ?

Camelinat

L’évolution de l’ancienne place Camélinat (plus anciennement place des Écoles) inquiète depuis longtemps : devenue un parking, elle a perdu nombre de ses commerçants (derniers en date : le pressing, le traiteur et la librairie-papeterie). La municipalité a le projet de la « revitaliser » en lui imposant un véritable « remède de cheval » en la transformant en îlot tourné vers une nouvelle population d’immeubles de standing.

3 nouveaux immeubles doivent sortir de terre dans les prochains mois :

  • 1 à la place de la perception et de l’ancienne boucherie devenue fast-food

  • 1 à la place du café

  • 1 ensemble encore plus important sur les terrains légués par la famille Pecoroni en 2005 dans le but de les voir consacrés à des fonctions d’éducation, auquel s’ajoute un pavillon acquis fort cher dans le même but. Est-il acceptable que l’ensemble soit revendu à un promoteur pour y édifier des logements de standing ?

Doit-on accepter de voir ainsi bafouées les volontés d’un légateur ?

Doit-on accepter la disparition d’un café qui reste le seul lieu de convivialité de la place (avec le restaurant italien, mais avec une offre très différente) ?

Si l’on peut se réjouir de la disparition du parking, faut-il le remplacer par un parking souterrain nécessitant un énorme cuvelage qui s’ajoutera à celui des nouveaux immeubles ? Quelles conséquences sur la circulation souterraine des eaux de ruissellement et sur la fragilisation des propriétés limitrophes ?

Exigeons un débat public sur l’avenir de la place et du quartier !